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Santé animale




L'influenza aviaire est avant tout une question sanitaire de maladie animale. La plupart des médias ont souligné le risque de contamination de l'homme, puis de transmission interhumaine, ce qui déclencherait une pandémie. La nature de la maladie chez les oiseaux et le défi vétérinaire épidémiologique et virologique que la maladie pose à la communauté scientifique internationale - éléments au cour de la mission de la FAO - constituent toutefois les véritables enjeux de la crise.

Depuis 1901, la grippe aviaire est reconnue comme une maladie virale hautement létale pour la volaille. En 1955, un type spécifique de virus de la grippe a été identifié comme agent causal de ce que l'on a alors appelé la peste aviaire. On sait depuis lors que les virus de l'influenza aviaire se manifestent par des symptômes très variés chez les volailles, allant d'une forme bénigne à une maladie parfois mortelle.

Les volailles domestiques, les canards, les oies, les dindons, les pintades, les cailles et les faisans sont sensibles à la grippe aviaire, la maladie touchant plus fréquemment les espèces domestiques et les dindes. La source immédiate d'infection chez la volaille domestique est souvent difficile à identifier, mais l'on pense que la maladie se déclare en général lorsque la volaille domestique entre en contact, direct ou indirect, avec des oiseaux sauvages aquatiques. Un grand nombre des souches circulant chez les oiseaux sauvages ne sont pas pathogènes pour la volaille, ou le sont légèrement. Une souche virulente peut toutefois émerger en raison d'une mutation génétique ou par réassortiment de souches moins virulentes.

Une fois que le virus pénètre dans un élevage de volaille, la grippe aviaire est hautement contagieuse et la maladie se propage d'elle-même, indépendamment de toute transmission par oiseaux sauvages. Les matières fécales ainsi que les sécrétions nasales et oculaires des oiseaux contaminés contiennent une forte concentration de particules infectieuses. Après son introduction dans un troupeau, le virus se propage d'un troupeau à un autre à l'occasion des déplacements d'oiseaux infectés, de matériels contaminés, de plaques d'oufs, de véhicules transportant des aliments pour animaux et d'équipes d'entretien, pour ne citer que quelques exemples. La maladie se propage en général rapidement dans un troupeau par contact direct, mais peut parfois être imprévisible. Elle peut être véhiculée par l'air si les oiseaux sont au contact étroit les uns avec les autres et si le mouvement de l'air s'y prête.

Le fait que l'influenza aviaire se soit manifestée par vagues depuis si longtemps prouve sa résistance aux mesures d'éradication, de lutte, de contrôle et de prévention. La FAO, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et d'autres partenaires internationaux, s'attache plus particulièrement à comprendre la maladie, son mode de transmission et de mutation, et fournit des conseils sur les principales mesures à prendre aussi bien dans les pays touchés et menacés par la maladie que dans ceux qui en sont indemnes. Au-delà de la mise en place d'une stratégie mondiale de lutte contre la grippe aviaire, la FAO souscrit pleinement à la promotion de la santé animale, condition indispensable pour protéger les êtres humains contre le risque d'épizooties.