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Questions & réponses


La maladie

 1 Qu'est-ce que la grippe aviaire?
 2 La grippe aviaire est-elle identique à la grippe humaine classique?
 3 Quelle est la différence entre l'IAHP, l'IAFP et le H5N1?
 4 Pourquoi le sous-type du virus aviaire H5N1 suscite-t-il tant d'inquiétude?
 5 Quelle est l'origine de l'épizootie de grippe aviaire?
 6 Pour quelles raisons les problèmes de santé animale/humaine semblent-ils se reproduire si rapidement ?
 7 Comment se transmet la grippe aviaire?
 8 Y a-t-il une différence entre la transmission et la propagation de la grippe aviaire?
 9 Quel est le rôle des mouvements de la volaille?
10  Les déjections de volaille présentent-elles un danger?
11  Combien de temps le virus survit-il dans les déjections de la volaille / des animaux?
12  L'influenza aviaire hautement pathogène de souche H5N1 représente-t-elle un danger pour les pays qui ne sont pas touchés à l'heure actuelle?
13  La grippe aviaire est-elle une menace pour l'homme?
14  Comment l'homme est-il infecté?
15  Y a-t-il un risque de pandémie?
16  Quelle conduite tenir en présence d'un foyer d'infection?
17  Quelles précautions prendre dans un pays touché par la grippe aviaire?

1. Qu'est-ce que la grippe aviaire?
La grippe aviaire est une maladie provoquée par un virus ayant de multiples souches ou types, dont certains sont plus dangereux que d'autres. La grippe est due à trois groupes de virus: A, B et C. La grippe de type A inclut la quasi-totalité des virus humains et tous les virus aviaires. Les virus de la grippe de type A infectent les humains et les oiseaux.

Les virus de l'influenza aviaire se divisent en souches hautement pathogènes (IAHP) et faiblement pathogènes (IALP), selon la gravité de la maladie qu'ils provoquent chez la volaille. L'influenza aviaire faiblement pathogène est une infection naturelle chez les oiseaux sauvages (le plus souvent aquatiques) qui se traduit par des symptômes légers ou inexistants et ne représente pas un grave danger. L'influenza aviaire hautement pathogène atteint rarement les oiseaux sauvages, mais entraîne une pathologie grave chez les oiseaux domestiques.

Les virus de la grippe sont répartis en sous-types en fonction de deux protéines, l'hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N), qui se trouvent à leur surface. On a détecté 16 sous-types H et 9 sous-types N que l'on sait se présenter sous un certain nombre de combinaisons - le H5N1 étant aujourd'hui le plus inquiétant. Deux types de virus de l'influenza aviaire, le H5 et le H7, comportent des souches très pathogènes. Tous les virus de la grippe H5 et H7 ne sont pas hautement pathogènes, mais le H5N1 l'est. La souche H5N1 de la grippe aviaire touche les volailles d'élevage et certaines autres espèces aviaires; elle affecte plusieurs organes internes et se traduit par un taux de mortalité élevée qui peut avoisiner les 100 pour cent, en l'espace souvent de 48 heures.

Le virus H5N1 est la souche de grippe aviaire à l'origine de l'infection d'un grand nombre d'espèces aviaires en Asie, en Europe et en Afrique depuis fin 2003. Il n'a été pas détecté chez les oiseaux en Amérique du Nord ni en Amérique du Sud, en incluant les Caraïbes.


2. La grippe aviaire est-elle identique à la grippe humaine classique?
Non. L'influenza,, communément appelée 'grippe', est une maladie respiratoire contagieuse qui touche les humains et se traduit par de la fièvre, des maux de tête, un mal de gorge, des courbatures et une congestion nasale; elle se produit tous les ans, généralement l'hiver. Cinq adultes et 20 enfants sur 100 en sont malades chaque année. De 250 000 à 500 000 personnes en meurent tous les ans dans le monde. Elle s'attaque surtout aux personnes âgées et aux enfants en bas âge.

L'influenza aviaire, connue sous le nom de 'grippe aviaire', est un terme général désignant une forme de maladie virale touchant les oiseaux, en particulier les volailles, et qui se présente sous deux formes: l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et l'influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP).


3. Quelle est la différence entre l'IAHP, l'IAFP et le H5N1?
L'influenza aviaire est un terme général désignant une forme de maladie virale affectant les oiseaux.

L'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est une maladie grave qui touche la volaille, le taux de mortalité pouvant atteindre 100 pour cent; l'influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP) provoque une maladie bégnine et ne se traduit que par une faible mortalité, voire aucune.

H5N1est le terme technique désignant un sous-type de virus grippal responsable de la grippe aviaire particulièrement dangereux et ce n'est que l'un des dizaines de sous-types de la maladie. Le virus H5N1 peut être transmis à l'homme, mais cela est très difficile à moins d'être en contact étroit avec des oiseaux infectés.

A la différence de la grippe saisonnière classique, qui ne provoque que des symptômes respiratoires bénins chez la plupart des sujets, l'infection par le virus H5N1 présente une évolution clinique exceptionnellement agressive, avec une aggravation rapide de l'état du patient et un taux de mortalité élevé. Elle s'accompagne souvent d'une pneumonie virale primaire et d'une défaillance polyviscérale.

Parmi les quelques virus de la grippe aviaire qui ont franchi la barrière d'espèce et infecté l'homme, le virus H5N1 est celui qui a provoqué le plus grand nombre de cas graves et mortels. Plus de la moitié des sujets infectés par le virus en Asie, en Europe et en Afrique sont décédés. La plupart des cas ont été enregistrés chez des enfants et des jeunes adultes en bonne santé. Il est possible toutefois que les cas signalés ne concernent que les sujets les plus atteints et que l'on ne connaisse pas encore toutes les formes possibles de la maladie provoquée par le virus H5N1.

Ceci étant, le virus H5N1 s'est révélé être beaucoup moins dangereux pour l'homme que la grippe habituelle (de fin 2004 à fin novembre 2006, moins de 160 personnes en sont décédées alors que de 250 000 à 500 000 personnes meurent tous les ans de la grippe classique).


4. Pourquoi le sous-type du virus aviaire H5N1 suscite-t-il tant d'inquiétude?
TLes flambées de grippe aviaire hautement pathogène les plus récentes qui se sont initialement déclarées en Asie du Sud-Est fin 2003 sont les plus graves et les plus importantes que l'on ait jamais observées. Dans l'histoire de cette maladie, jamais autant de pays n'ont été touchés. La maladie et les tentatives d'endiguer sa propagation se sont traduites par la mort ou l'abattage d'environ 250 millions d'oiseaux. On considère aujourd'hui que le virus H5N1 est endémique (c'est-à-dire qu'il persiste ou revient à des époques déterminées) dans de nombreuses régions d'Indonésie et dans certaines zones de la Chine, de l'égypte et du Nigeria. On s'attend à ne pouvoir contrôler la maladie avant plusieurs années.

La maladie provoquée par le virus H5N1 touche principalement les oiseaux. Toutefois, la persistance très répandue du virus dans les populations de volailles constitue un double risque pour la population humaine. Le premier est le risque limité d'infection directe lorsque le virus passe des volailles à l'homme en provoquant une pathologie très grave. Parmi les quelques virus de la grippe aviaire ayant infecté l'homme, le virus H5N1 est celui qui a provoqué le plus grand nombre de cas graves et mortels, mais la maladie s'est peu propagée. à la différence de la grippe saisonnière classique qui ne présente que des symptômes respiratoires bénins chez la plupart des sujets, l'infection par le virus H5N1 présente une évolution clinique inhabituellement agressive, avec une aggravation rapide de l'état du patient et un taux de mortalité élevé. Elle s'accompagne souvent d'une pneumonie virale primaire et d'une défaillance polyviscérale. Dans la présente flambée, plus de la moitié des sujets infectés par le virus sont décédés. La plupart des cas ont été enregistrés chez des enfants et des jeunes adultes en bonne santé plutôt que chez des personnes âgées ou dont les défenses immunitaires étaient faibles. On ne connaît pas le nombre d'infections bénignes ou subcliniques provoquées par le virus H5N1.

Pour le moment, le virus ne semble pas avoir une capacité de transmission interhumaine, mais il existe toutefois un deuxième risque, plus préoccupant encore: celui que le virus ne se transforme par mutation ou par réassortiment avec les virus de la grippe humaine, ou par d'autres mécanismes, en certaines circonstances, en une forme hautement infectieuse pour l'homme susceptible de se propager facilement d'un sujet à l'autre. Une telle transformation pourrait constituer le point de départ d'une pandémie (flambée mondiale chez l'homme).


5. Quelle est l'origine de l'épizootie de grippe aviaire?
D'après de nombreux travaux scientifiques, les volailles domestiques offriraient un terrain favorable à la pénétration, à la propagation et à la mutation des virus de la grippe susceptibles de devenir très virulents. Dans le passé, la maladie était en général bénigne et ne touchait que les oiseaux aquatiques. Une partie de l'explication réside dans l'augmentation spectaculaire de la production avicole.

L'épizootie actuelle de grippe aviaire s'est initialement déclarée en Asie de l'Est et du Sud-Est où l'on dénombre près de 6 millions d'oiseaux de basse-cour. Plus de la moitié des volailles sont élevées de manière intensive dans de grandes ou moyennes exploitations qui appliquent des mesures assez strictes d'hygiène, de prévention et de confinement (biosécurité); une grande partie des oiseaux domestiques sont toutefois élevée par environ 200 millions de petits aviculteurs, chacun disposant de 5 à 15 volatiles (canards, poulets, oies, dindes et cailles principalement). Les petits élevages des fermes ou des villages se composent de volailles libres de se déplacer pour rechercher leur nourriture et se servent d'enclos en plein air; les troupeaux sont donc exposés aux virus véhiculés par les oiseaux sauvages. Les oiseaux aquatiques migrateurs introduisent de nouveaux virus de la grippe dans les élevages domestiques, ce qui peut expliquer certaines des caractéristiques géospatiales de la répartition régionale du virus.

Toutefois, la propagation rapide de certains types de virus suppose des mécanismes de diffusion au sein du sous-secteur avicole lui-même (déplacements de volailles vivantes ou transport d'objets contaminés, tels que cages ou plaques d'oufs sales). Les marchés d'oiseaux vivants présentent les risques les plus évidents et on leur a attribué un rôle critique dans la transmission du virus.


6. Pour quelles raisons les problèmes de santé animale/humaine semblent-ils se reproduire si rapidement?
Les zones à forte densité de bétail sont exposées à l'introduction et à la propagation de maladies infectieuses. La présence de réserves forestières et de points d'eau naturels dans les zones de production, le mouvement des animaux, la contamination des véhicules de transport, des aliments pour animaux et d'autres matériaux ainsi que l'hygiène des élevages, de la chaîne de transformation et des marchés sont des facteurs aggravants. Les infections qui ont touché l'aviculture commerciale dans de nombreux pays asiatiques ne sont pas vraiment surprenantes. On sait que la région est un épicentre d'influenza où les oiseaux, d'autres animaux domestiques et l'homme vivent à proximité les uns des autres dans des conditions favorables à la transmission du virus d'une espèce à l'autre.

Plusieurs conditions facilitent la transmission de divers agents pathogènes à l'homme, dont l'insalubrité des étals de poulets dans les points de vente au détail, la présence de marchés proches de zones d'habitation, le manque d'abattoirs centralisés et l'habitude de tuer les poulets sur le lieu de vente sans inspection vétérinaire.

De manière plus générale, les flambées de grippe aviaire peuvent être considérées comme faisant partie du processus des changements mondiaux. La dynamique du commerce et l'expansion des réseaux commerciaux créent des conditions propices pour que des virus, des bactéries et des parasites se transmettent dans le monde entier et touchent l'homme, les animaux et les écosystèmes. Le changement climatique modifie la répartition et l'abondance des insectes vecteurs et influe sur la migration des oiseaux et sur les concentrations de bétail. L'urbanisation, la hausse des revenus et les changements d'habitudes alimentaires induisent une augmentation de la demande en produits d'origine animale.

On considère que les épidémies de grippe aviaire, de SRAS, de fièvre aphteuse, de peste porcine classique, de fièvre de la vallée du Rift reflètent toutes les instabilités de l'environnement productif, et peut-être de l'agroécologie en général.

La FAO étudie les liens entre les modifications de l'environnement et l'apparition des maladies animales et des zoonoses de fournir des conseils encore plus pertinents sur les conséquences sanitaires des changements des systèmes de production.


7. Comment se transmet la grippe aviaire?
La grippe aviaire se transmet en général par contact entre oiseaux infectés et sains. Elle peut également se propager indirectement par le contact avec des objets et des équipements contaminés. Le virus peut être excrété au niveau des narines, de la cavité buccale et des yeux ainsi que dans les matières fécales des oiseaux. La maladie se transmet très souvent par les fientes, mais aussi par les sécrétions respiratoires des animaux infectés, surtout dans les poulaillers. La grippe aviaire faiblement pathogène peut être transmise aux volailles domestiques élevées en liberté ou dans des enclos en plein air par le biais des déjections de canards sauvages.

On ne sait pas encore exactement comment l'influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP) s'introduit initialement chez les volailles. La propagation de la grippe aviaire d'une exploitation avicole à l'autre résulte pour ainsi dire toujours du mouvement de volailles infectées ou de personnes et de matériel contaminés (vêtements, bottes, véhicules, etc.). Le virus de la grippe aviaire peut également se trouver sur la surface externe des oufs (mais rarement à l'intérieur); l'échange d'oufs est donc un mode possible de transmission de la grippe aviaire. Il est peu probable que la charge virale soit transportée par l'air d'une ferme à l'autre.

Le virus H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène peut se transmettre de l'animal à l'homme lorsqu'il y a un contact direct avec les oiseaux infectés comme, par exemple, lors de l'abattage et du plumage de volailles contaminées à la ferme. Les inquiétudes concernant la santé publique proviennent de la crainte que le virus ne se modifie à la suite d'une mutation ou d'un réassortiment avec d'autres virus de la grippe en une forme susceptible de se propager d'un sujet à l'autre. Dans ce cas, le virus pourrait rapidement se répandre dans le monde entier et un très grand nombre de personnes pourraient tomber malades ou mourir (pandémie).


8. Y a-t-il une différence entre la transmission et la propagation de la grippe aviaire?
Oui. La transmission de l'influenza aviaire se réfère au passage de la maladie d'un animal à un autre (et dans quelques très rares cas, de l'animal à l'homme). La propagation de la grippe aviaire renvoie à la vaste diffusion de la maladie à un grand nombre d'animaux (dans un secteur géographique ou par le biais des systèmes de production ou de commercialisation).

Transmission
D'après ce que l'on sait aujourd'hui, le virus de la grippe aviaire se transmet par contact direct entre ou avec la volaille ainsi que par l'intermédiaire des matières fécales, des plumes, des intestins et du sang. Le plus grand risque d'infection pour l'homme semble lié à la manipulation et à l'abattage de volailles contaminées.

Propagation
À la différence de certaines maladies, la grippe aviaire n'est pas une maladie disséminée par l'air. Selon la plupart des observations actuelles, le virus se propage avant au cours des mouvements des volailles, des produits avicoles, des personnes et des véhicules utilisés pour les transporter.
9. Quel est le rôle des mouvements de la volaille?
Les flambées de grippe aviaire sont presque toutes liées aux mouvements de la volaille et des produits secondaires, aux déjections et au transfert accidentel de matériaux infectés tels que les fientes, la paille de literie ou la terre souillant les véhicules, les équipements, les cages ou les plaques d'oufs, les vêtements et les chaussures. Dans le monde entier, les déplacements de la volaille sont l'un des principaux moyens de propager la maladie.

Les marchés des oiseaux vivants ont joué également un rôle important dans la propagation du virus en Asie du Sud-Est. Ils ont été reconnus comme source de l'infection par virus H5N1 dans les élevages de volailles à Hong Kong en 1997 où l'on a découvert qu'environ 20 pour cent des poulets vendus vivants sur les marchés étaient contaminés. La même situation s'est produite au Viet Nam où l'on a détecté la présence du virus H5N1 chez les oies vendues sur les marchés à Hanoi trois ans avant que ne se produisent les flambées épidémiques de 2004 sur les élevages avicoles.

Le commerce international de la volaille, tant légal qu'illégal, est également très important. Le commerce légal concerne des millions d'oufs à couver et de volailles qui sont expédiés dans le monde entier; il existe peu de données sur l'ampleur des échanges non réglementés de la volaille. D'après les interceptions ces dernières années, les contrôles frontaliers manquent toutefois de rigueur malgré le risque. Le commerce illégal répandu des oiseaux d'ornement, des oiseaux de compétition et des oiseaux en cage a également permis de transporter des volatiles contaminés par le H5N1 sur de grandes distances. L'une des sources les plus probables d'infection des oiseaux en captivité en Asie se situe encore dans les marchés d'oiseaux vivants où les espèces domestiques et sauvages capturées sont en contact étroit, ce qui présente un risque de contamination croisée.


10. Les déjections de volaille présentent-elles un danger?
Les matières fécales de volailles infectées peuvent être dangereuses pour d'autres animaux ou pour l'homme car elles sont des sources importantes de virus H5N1 (et d'autres pathogènes potentiellement dangereux).

Il est impossible d'empêcher que des volailles saines soient exposées à un environnement contaminé par les fientes de volailles infectées dans un même troupeau, mais on peut protéger les espèces différentes en les élevant dans des enclos séparés.

Les canards sauvages introduisent souvent l'influenza aviaire faiblement pathogène dans les troupeaux d'oiseaux de basse-cour ou dans les enclos à l'air libre par contamination fécale. Ce type d'influenza est naturellement présente chez les oiseaux sauvages et peut se propager aux oiseaux domestiques. L'infection n'entraîne généralement que de légers symptômes et une maladie bégnine chez les oiseaux.

Pour protéger les volailles, on peut utiliser des écrans ou des filets pour les séparer des oiseaux sauvages et éviter qu'elles ne soient contaminées par les déjections des animaux malades. Lorsque des volailles d'élevage ont été au contact d'oiseaux sauvages, il faut les surveiller pour détecter tout signe d'influenza aviaire hautement pathogène (trouble respiratoire, diarrhée liquide, odème de la tête, du cou et des yeux, baisse du taux de ponte ou malformation des oufs). Les oiseaux peuvent également perdre l'appétit.

Le fumier avicole est aussi largement utilisé en agriculture et en aquaculture comme engrais ou aliments pour les porcs et les poissons. Lorsqu'il n'est pas traité, il peut être toutefois une voie de transmission importante. Même la collecte et le transport de déjections non traitées ou non compostées peuvent être un moyen très efficace de propager le virus.

L'homme peut être contaminé par l'intermédiaire des déjections de volaille de deux manières: directement (par la peau) ou indirectement (vêtements ou matériel utilisé). Il est très important de porter des gants, des bottes et autres vêtements de protection si l'on se rend sur les lieux où sont - ou ont récemment été - élevés des oiseaux de basse-cour (enclos, poulaillers, volières et autres bâtiments). Lorsque l'on quitte l'exploitation, il faut retirer les gants, les bottes et les vêtements de protection et laver soigneusement les mains avec du savon (ou à défaut, les frotter vigoureusement avec de la cendre), puis désinfecter, si cela est possible. Il est encore plus important de se laver et de désinfecter avec soin si l'on n'a pas porté de gants ou d'autres formes de protection.


11. Combien de temps le virus survit-il dans les déjections de la volaille / des animaux?
Cela dépend de la quantité de virus contenu dans les matières fécales, de la température et de l'humidité pondérale. En général, le virus meurt plus vite par température élevée et au* fur et à mesure que les fientes se dessèchent.


12. L'influenza aviaire hautement pathogène de souche H5N1 peut-elle représenter un danger pour les pays qui ne sont pas touchés à l'heure actuelle?
Oui. Le risque d'une épidémie de grippe aviaire déclenchée par le virus H5N1 n'a pas disparu, mais la probabilité que cela se produise varie d'un pays à l'autre. Cela dépend en grande partie des mesures de biosécurité appliquées sur les élevages familiaux et commerciaux, des moyens de protection mis en place pour surveiller la maladie dans les troupeaux de volaille et du degré de respect du contrôle des importations et des exportations.

Tout le monde, y compris les propriétaires d'animaux de compagnie, doit être sensibilisé au fait que le virus H5N1 provoquer une pathologie et être mortel. Il faut également connaître les modes de transmission. Si le virus est détecté dans votre pays, les autorités compétentes vous informeront des précautions à prendre, mais il n'y a aucune raison d'abandonner chats, chiens ou autres animaux familiers par peur qu'ils ne contractent la maladie ou la propagent.


13. La grippe aviaire est-elle une menace pour l'homme?
Le virus H5N1 peut provoquer une maladie grave chez l'homme, mais il est 'difficile à attraper'. Il se transmet encore difficilement des oiseaux à l'homme. Pour cela, il faut être longtemps en contact étroit avec les animaux infectés. Pour le moment, le virus a rarement franchi la barrière de l'espèce pour infecter l'homme. Au cours des 100 dernières années, il y a eu au moins trois grandes épidémies humaines de grippe de type A qui ont fait de nombreuses victimes dans le monde. On ne connaît toujours pas bien l'origine de ces souches de virus mortels, mais on pense qu'au moins deux résultent de la combinaison des virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine, probablement chez le porc, et d'un réassortiment de leur matériel génétique. La répétition des flambées d'H5N1 augmente le risque que cela se produise à nouveau, notamment parce que la souche actuelle H5N1 est exceptionnelle: elle peut en effet être transmise directement de la volaille à l'homme, bien que cela soit rare. Dans la quasi-totalité des cas, les personnes contaminées ont été en contact étroit avec des volailles. Le nombre de cas humains est relativement peu important compte tenu du nombre très élevé de volatiles infectés et de la répartition de la maladie chez les oiseaux domestiques et sauvages (selon les statistiques de l'OMS en date du 29 novembre 2006, 258 infections ont été confirmées et 154 personnes sont décédées), ce qui indique que le virus ne se transmet pas encore facilement des oiseaux à l'homme. Pour en savoir plus sur le nombre de cas humains, consultez les dernières statistiques de l'OMS à: http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/country/en
14. Comment l'homme est-il infecté?
On ne le sait pas encore exactement, mais l'on pense que l'infection humaine résulte principalement d'un contact direct avec des volailles infectées, ou des surfaces et des objets contaminés par leurs déjections. Jusqu'ici, la plupart des cas humains sont survenus dans des zones rurales ou périurbaines caractérisées par de nombreux élevages fermiers où les volailles sont souvent libres de se déplacer pour rechercher leur nourriture, pénètrent parfois dans les habitations ou ont accès aux aires de jeu des enfants. Comme les volailles infectées excrètent d'importantes quantités de virus, les occasions d'être exposé à des déjections infectées ou à un environnement contaminé par le virus sont nombreuses. En outre, lorsque l'on ne peut pas se permettre de gaspiller une source primordiale de revenu et de nourriture, de nombreux ménages en Asie vendent ou consomment les volailles, même si elles montrent des signes de maladie. Cette pratique entraîne un risque d'exposition au virus pendant l'abattage, la plumée, la découpe et la préparation de la viande pour les repas, mais elle est difficile à changer. Rien ne prouve que les volailles ou les oufs suffisamment cuits puissent être une source d'infection.


15. Y a-t-il un risque de pandémie?
Oui, mais bien qu'il existe une possibilité que le virus H5N1 puisse se transformer en une forme susceptible de se transmettre facilement d'un homme à un autre, rien ne prouve que cela est déjà le cas. Les épidémies de grippe sont rares et ne se sont produites que trois fois en cent ans (en 1918, en 1957 et en 1968 faisant respectivement 50 millions, environ deux millions et près d'un million de victimes).

On ne peut pas évaluer le risque d'une pandémie humaine. Le virus H5N1 de la grippe aviaire remplit deux des trois conditions requises. Il peut infecter l'homme et provoquer une grave pathologie, mais se transmet difficilement de manière durable d'une personne à l'autre. Si le virus se modifie et développe cette capacité, une pandémie pourrait survenir, mais on ne peut prédire le moment, le lieu ou la manière dont elle interviendra. On ne peut pas non plus prévoir si le virus continuera à provoquer une maladie grave. Mais l'on peut prendre des précautions pour protéger la santé publique et des mesures pour détecter la grippe aviaire chez la volaille.


16. Quelle conduite tenir en présence d'un foyer d'infection?
Les mesures spécifiques à mettre en ouvre pour contrôler les marchés, imposer des restrictions sur les mouvements ou un confinement, procéder à un abattage sanitaire et à une campagne de vaccination varient selon les pays et le contexte local. Il n'y a pas une solution unique pour toutes les situations; le défi consiste à trouver un équilibre entre diverses mesures de contrôle efficaces, réalisables et socialement acceptables pour protéger à la fois les moyens de subsistance des éleveurs à court et à long terme, et la santé publique.

Il existe toutefois plusieurs précautions élémentaires à prendre dans toutes les situations: éliminer les oiseaux malades le plus humainement possible et dans des conditions d'hygiène maximales pour éviter la propagation de la maladie, renforcer les niveaux de biosécurité (prévention et confinement) en fonction du niveau de risque, consolider et élargir la surveillance pour une détection précoce et signaler la maladie.


17. Quelles précautions prendre dans un pays touché par la grippe aviaire?
Signalez tout oiseau malade ou mort aux autorités vétérinaires (ou de santé publique) locales. Si cela n'est pas possible, avertissez les voisins ou les responsables de la communauté. Il est important de signaler aux autorités compétentes tout symptôme de la maladie ainsi que les volailles ou les oiseaux sauvages morts subitement, ou sans raison, afin qu'elles puissent prendre les mesures nécessaires et éviter la propagation du virus.

Évitez tout contact avec les oiseaux et ne les laissez pas pénétrer dans les habitations. Un contact étroit avec des volatiles infectés est un facteur de risque tant personnel que pour votre famille.

Tenez la volaille à l'écart des oiseaux sauvages et séparez les oiseaux de différentes espèces. Vous pouvez utiliser des écrans, des barrières ou des filets pour séparer les espèces et éviter la transmission du virus.

Lavez-vous souvent les mains pour éliminer et tuer le virus. Cette mesure doit obligatoirement intervenir après avoir soigné les oiseaux, lors de la préparation ou de la cuisson de produits avicoles, et avant de manger.

Tous les aliments d'origine aviaire doivent être bien cuits.

Ne consommez pas de volailles malades ou mortes et ne les vendez pas. La volaille contaminée ne doit pas être commercialisée et ne doit pas servir à nourrir d'autres animaux.

Consultez immédiatement un médecin en cas de fièvre après avoir été au contact de volailles malades ou mortes.



Sécurité publique

 1 Pourquoi les flambées actuelles inspirent-elles une telle inquiétude?
 2 J'ai entendu dire que la grippe aviaire pourrait tuer des millions de personnes. Est-ce vrai?
 3 Peut-on être vacciné contre le virus H5N1 ?
 4 Peut-on consommer de la volaille et des produits de la volaille sans danger?
 5 Peut-on ramasser ou utiliser des plumes sans danger ?
 6 Est-il dangereux de chasser?
 7 Y a-t-il un risque de contracter la grippe aviaire lors de la manipulation d'oiseaux sauvages?
 8 Que doit-on faire si l'on découvre un oiseau mort?
 9 Peut-on nourrir les oiseaux du jardin sans danger?
10  Peut-on observer les oiseaux sans danger?
11  Doit-on éviter de se rendre dans les pays touchés par l'influenza aviaire hautement pathogène ?
12  Quelles précautions doivent prendre les voyageurs pour prévenir la contamination à leur retour?

1. Pourquoi les flambées actuelles inspirent-elles une telle inquiétude?
On craint que le virus ne se transforme (par réassortiment ou mutation) et produise une nouvelle souche susceptible de se transmettre facilement de personne à personne et de provoquer une pathologie chez l'homme, les oiseaux et d'autres animaux. Les virus de la grippe de type A contaminent l'homme ainsi que de nombreuses espèces animales.

Le virus H5N1 responsable de la quasi-totalité des épidémies d'influenza aviaire hautement pathogène ces 18 derniers mois montre qu'il peut parfois franchir la barre de l'espèce et provoquer une grave pathologie, accompagnée d'un taux de mortalité élevé, chez l'homme. Rien ne prouve qu'il a une capacité de transmission interhumaine.

Les virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine peuvent échanger (c'est à dire réassortir) leur matériel génétique lorsqu'un sujet ou un autre animal susceptible d'être infecté est contaminé par ces deux types de virus simultanément. Cela pourrait aboutir à la création d'un sous-type totalement nouveau contre lequel peu de personnes, voire aucune, sont immunisées. Ce sous-type pourrait alors se transmettre d'homme à homme.


2. J'ai entendu dire que la grippe aviaire pourrait tuer des millions de personnes. Est-ce vrai?
Non. La grippe aviaire est une maladie qui touche essentiellement les oiseaux. Elle est provoquée par des virus de la grippe très proches de ceux de la grippe humaine. La maladie se transmet rarement à l'homme par contact étroit avec de la volaille ou des oiseaux et cela ne se produit qu'avec certaines souches d'influenza aviaire.

Les virus de la grippe aviaire pourraient muter et provoquer de graves pathologies chez l'homme. Il est également possible qu'un virus mortel, jusqu'alors inconnu et capable de se transmettre d'une personne à l'autre, apparaisse. Les situations de transmission interhumaine ont été rares et rien ne prouve aujourd'hui que le virus de l'influenza aviaire hautement pathogène se soit adapté pour se propager facilement dans la population humaine.


3. Peut-on être vacciné contre le virus H5N1 ?
À l'heure actuelle, cela n'est pas possible. Il n'existe aucun vaccin pour protéger contre l'infection ou la maladie provoquée par le virus H5N1. Des recherches sont toutefois en cours pour mettre au point un vaccin efficace et sûr pour l'homme. On sait toutefois que la plupart des virus H5N1, si ce n'est tous, sont sensibles aux médicaments antiviraux s'ils sont pris immédiatement ou peu de temps après le début de l'infection.


4. Peut-on consommer de la volaille et des produits de la volaille sans danger ?
Oui, mais à condition de prendre certaines conditions pour être sûr que la viande et les produits d'origine animale proviennent d'animaux sains. On ne doit pas consommer les volailles ou autres volatiles malades ou morts, ni s'en servir pour nourrir les animaux. Il ne faut consommer que la viande ou les produits provenant de volailles saines. Dans les zones exemptes de la maladie, on peut préparer et consommer les volailles et les produits qui en sont dérivés comme d'habitude (en respectant les bonnes pratiques d'hygiène et de cuisson) sans crainte d'être infecté par le virus H5N1. Dans les zones touchées par des flambées de grippe aviaire, ces produits peuvent également être consommés sans danger à condition d'être bien cuits et correctement manipulés pendant la préparation. Avant de consommer de la viande de volaille, il faut s'assurer que toutes les parties sont bien cuites (la chair ne doit plus être rose); les oufs doivent, eux aussi, être bien cuits (les jaunes ne doivent pas être liquides). Le virus H5N1, sensible à la chaleur, sera détruit tout comme d'ailleurs d'autres microbes porteurs de maladie. Dans les zones où sévit le virus H5N1, on découragera ou interdira certaines pratiques traditionnelles (boire du sang cru ou consommer des oufs crus fécondés, par exemple). Il est conseillé de laver la surface externe des oufs à l'eau et au savon pour éliminer les saletés ou les matières fécales éventuellement présentes avant de les utiliser ou de les stocker. Il ne faut pas non plus oublier que les oufs crus utilisés pour préparer des sauces, des gâteaux ou autres plats, sont toujours une source potentielle de microbes vecteurs de pathologie. Le consommateur doit être également conscient du risque de contamination croisée. Les fluides provenant de volailles ou de produits de volaille crus ne doivent jamais entrer en contact lors de la préparation, ni être mélangés avec des produits qui seront consommés crus. Lorsqu'elles manipulent des volailles ou produits de volaille crus, les personnes qui préparent les aliments doivent se laver soigneusement les mains et nettoyer et désinfecter les surfaces qui entrent en contact avec ces produits. L'emploi de savon et d'eau chaude suffit. L'influenza aviaire n'est pas transmise par les aliments cuits. Jusqu'ici rien n'indique qu'il y ait eu des cas d'infection consécutifs à la consommation de volailles ou de produits de volailles bien cuits.
5. Peut-on ramasser ou utiliser des plumes sans danger ?
Oui. Le risque que l'homme soit contaminé par la grippe aviaire directement par les oiseaux est extrêmement faible (même si des villageois en Azerbaïdjan seraient tombés malades après avoir plumé des cygnes morts de la maladie). Pour être sûr, il est conseillé d'interdire aux enfants de ramasser ou de toucher des plumes ou des oiseaux morts. Si cela se produit dans une zone exempte de la grippe aviaire, il faut toujours leur recommander de se laver soigneusement les mains.
6. Est-il dangereux de chasser?
Tous les chasseurs doivent éviter d'abattre les oiseaux sauvages sans discrimination ou de, non seulement en raison des risques liés à la grippe aviaire, mais aussi par bon sens et respect de la législation régissant la chasse. Au cours de la chasse, ils doivent respecter les bonnes pratiques d'hygiène, en particulier dans les zones touchées par l'influenza aviaire hautement pathogène.

Il existe en outre plusieurs bonnes pratiques pour éviter que le virus ne se propage:

  • les associations de chasseurs doivent informer leurs membres sur la manière de détecter la grippe aviaire tout en rappelant que la maladie est souvent asymptomatique chez les oiseaux sauvages; lorsque des oiseaux meurent en grand nombre ou dans une même zone, on peut souvent en déduire que l'on est en présence de l'influenza aviaire,
  • il ne faut pas manipuler les oiseaux morts sans protection adéquate (gants, sacs en plastique ou autre protection des mains),
  • tous les chasseurs doivent signaler les oiseaux morts de manière suspecte ou en grand nombre aux services vétérinaires (ou équivalent local) qui se chargeront de les récupérer et de procéder à des analyses de laboratoire utiles.


7. Y a-t-il un risque de contracter la grippe aviaire lors de la manipulation d'oiseaux sauvages?
Le risque de transmission d'influenza aviaire hautement ou faiblement pathogène à l'homme est faible. Toutefois, pour limiter le risque, il est conseillé de prendre des précautions d'hygiène élémentaire. Il faut, par exemple, porter des gants de protection jetables lorsque l'on ramasse ou manipule des carcasses, puis se laver les mains et les avant-bras avec de l'eau et du savon, et se brosser les ongles.
8. Que doit-on faire lorsque l'on découvre un oiseau mort?
Ne touchez aucun animal mort. Transmettez l'information au vétérinaire local ou aux services de santé publique qui prendront les mesures nécessaires pour récupérer la carcasse et procéder aux analyses de laboratoire afin de déterminer la cause de la mort.
9. Peut-on nourrir les oiseaux du jardin sans danger?
Il n'y a aucun danger à condition de respecter des règles simples de bon sens: évitez de toucher les carcasses des oiseaux sauvages et lavez-vous les mains après avoir rempli ou nettoyé les mangeoires. Ces deux mesures sont conseillées non seulement en cas de virus H5N1, mais aussi parce que les oiseaux sont vecteurs d'autres pathogènes potentiellement dangereux. En cas de doute, consultez le vétérinaire le plus proche.
10. Peut-on observer les oiseaux sans danger?
Oui. Le risque d'être contaminé par des oiseaux sauvages est infime. Il est toutefois conseillé d'éviter de se rendre dans les zones qui ont été touchés par l'influenza aviaire hautement pathogène et, comme toujours, il est important d'avoir du bon sens et de respecter les conditions d'hygiène. Il faut éviter de toucher les oiseaux sauvages, leurs déjections ou l'eau où ils s'abreuvent et se baignent. Il est indispensable de se laver les mains avant de manger ou de fumer, et après avoir touché les animaux. Ne jamais ramasser d'oiseaux morts ou malades.


11. Doit-on éviter de se rendre dans les pays touchés par l'influenza aviaire hautement pathogène?
Les séjours dans les pays concernés par la grippe aviaire ne sont pas déconseillés mais, une fois encore, il est conseillé de ne pas se rendre sur les élevages familiaux ou industriels, sur les marchés d'oiseaux ou de volailles, ou autres lieux ou se trouvent des volailles vivantes. En cas de doute, consultez votre ambassade ou le consulat du pays où vous souhaitez voyager pour vous informer des mesures de restriction éventuellement prises par les autorités locales.


12. Quelles précautions doivent prendre les voyageurs pour prévenir la contamination à leur retour?
Pendant le séjour à l'étranger:
évitez de vous rendre dans les lieux où l'on trouve des oiseaux vivants: élevages industriels et familiaux, marchés de volatiles, ou autre site de rassemblement d'oiseaux. Cela est particulièrement important dans les pays touchés par l'influenza aviaire hautement pathogène (consultez le site de l'Organisation mondiale de la santé animale pour obtenir une liste officielle actualisée des pays touchés par la grippe aviaire: http://www.oie.int/fr/fr_index.htm.

Si vous avez été au contact d'oiseaux vivants infectés, le virus peut rester infectieux sur les vêtements, les chaussures et dans les cheveux. Respectez les conseils de mesures d'hygiène personnelle: lavez-vous les mains, prenez une douche, lavez les vêtements, nettoyez et désinfectez les chaussures pour les débarrasser de la poussière et des déjections animales.

Avant de revenir
Consultez les services vétérinaires de votre pays pour savoir si les oiseaux ou les produits de la volaille que vous souhaitez ramener peuvent être importés. Déclarez-les à l'arrivée.

Lors du retour en France:
évitez de vous rendre sur des élevages avicoles lorsque vous revenez d'un pays touché par la grippe aviaire si vous ne vous êtes pas lavé ou si vous n'avez pas changé de vêtements et mis des chaussures propres.



Oiseaux sauvages

 1 Les oiseaux migrateurs propagent-ils les virus de la grippe aviaire?
 2 Les oiseaux sauvages peuvent-ils transmettre la grippe aviaire à l'homme?
 3 Si les oiseaux sauvages sont en partie responsables de la transmission du virus H5N1 de la grippe aviaire, l'abattage fait-il partie de la solution?
 4 Devrait-on drainer les zones humides pour empêcher les oiseaux sauvages de se rassembler à proximité des points d'eau?
 5 Quels sont les oiseaux sauvages vecteurs des virus de la grippe aviaire?
 6 Les oiseaux migrateurs participent-ils à la diffusion du virus d'un pays à l'autre?
 7 D'autres animaux sauvages peuvent-ils être contaminés par la grippe aviaire?
 8 Que dois-je si je découvre un oiseau sauvage malade ou mort?

1. Les oiseaux migrateurs propagent-ils les virus de la grippe aviaire?
On ne comprend pas entièrement leur rôle dans la propagation de l'influenza aviaire hautement pathogène. Les oiseaux aquatiques sauvages - canards et oies - sont considérés comme le réservoir naturel de tous les virus grippaux de type A et en sont probablement porteurs depuis des siècles, sans conséquences apparentes. On dispose de nombreux indices qui font penser que les oiseaux migrateurs peuvent introduire certains virus de la grippe aviaire dans les élevages avicoles. On ne connaît pas précisément leur rôle dans la propagation du virus H5N1, mais une surveillance active des oiseaux sauvages permettra à l'avenir de recueillir des informations plus précises.
2. Les oiseaux sauvages peuvent-ils transmettre la grippe aviaire à l'homme?
Le risque de transmission de la grippe aviaire à l'homme par les oiseaux sauvages est extrêmement faible. à l'exception de villageois en Azerbaïdjan qui seraient tombés malades après avoir plumé des cygnes morts de la maladie, aucun cas de transmission de ce type n'a été confirmé.
3. Si les oiseaux sauvages sont en partie responsables de la transmission du virus H5N1 de la grippe aviaire, l'abattage fait-il partie de la solution?
Non. Les tentatives d'endiguer la maladie par la destruction massive d'oiseaux sauvages sont déconseillées pour les raisons suivantes:

  • l'abattage est coûteux,
  • il ne sera probablement pas efficace,
  • les oiseaux infectés risquent de se disperser sur une zone plus étendue,
  • on risque de tuer ou de déstabiliser les espèces non ciblées,
  • on devra utiliser des fonds qui pourraient être affectés à des moyens plus efficaces pour lutter contre le virus (amélioration de la biosécurité ou lutte contre les mouvements illégaux ou non réglementés des volailles d'élevage)

Il n'existe aucune technique d'abattage pour éliminer un nombre suffisant d'oiseaux sauvages aussi rapidement que possible pour éviter qu'ils ne soient remplacés par de nouveaux venus qui entreraient en contact avec les poches d'infection existantes ou introduiraient eux-mêmes le virus.

La quasi-totalité des techniques sont très perturbantes (utilisation de pistolets, de pièges ou d'explosifs) et laissent suffisamment de temps à de nombreux oiseaux pour s'échapper. La surveillance et le contrôle des survivants sont difficiles. Si l'on ne dispose pas d'informations précises sur leur destination, toute forme d'abattage violent risque d'aggraver le problème.

Des méthodes moins agressives, telles que l'abattage par agents chimiques (empoisonnement), peuvent éviter de déplacer un grand nombre d'oiseaux, mais produisent souvent des effets secondaires non désirables - pollution de l'environnement ou élimination d'animaux sauvages non ciblés - en raison de leur nature non sélective.

Les oiseaux sauvages sont utiles à de nombreuses économies et sociétés car ils aident à lutter contre les ravageurs, soutiennent la chasse, le tourisme et les loisirs ornithologiques, et ont une valeur culturelle et spirituelle. La perte de ces avantages viendrait s'ajouter aux coûts élevés des tentatives d'endiguer la grippe aviaire par l'abattage sanitaire.


4. Devrait-on drainer les zones humides pour empêcher les oiseaux sauvages de se rassembler à proximité des points d'eau?
Non. Le manque d'eau forcerait tout d'abord les oiseaux à chercher d'autres lieux le long des routes migratoires et pourrait donc contribuer à introduire le virus dans de nouvelles zones. Les zones humides sont ensuite très précieuses pour les écosystèmes puisqu'ils fournissent des services vitaux: lutte contre les inondations, purification de l'eau et recyclage des éléments nutritifs. Enfin, de nombreuses communautés en sont tributaires pour assurer leur subsistance.
5. Quels sont les oiseaux sauvages vecteurs des virus de la grippe aviaire?
La plupart des virus de la grippe aviaire ont été isolés chez le gibier d'eau (canards, oies et cygnes) et les oiseaux de rivage (échassiers, mouettes et sternes). à quelques exceptions près, les milliers d'isolats de grippe détectés chez les oiseaux sauvages ont été de type faiblement pathogène et se sont rarement manifestés par des signes de maladie.
6. Les oiseaux migrateurs participent-ils à la diffusion du virus d'un pays à l'autre?
On ne connaît pas encore précisément le rôle des oiseaux migrateurs dans la propagation du virus H5N1 de l'influenza aviaire. Le schéma et la chronologie de certaines flambées ne coïncident pas avec les périodes de grands mouvements migratoires ou itinéraires de migration. Des cas de mortalité chez les oiseaux migratoires ont été toutefois signalés en liaison avec des épisodes d'influenza aviaire hautement pathogène chez la volaille. On ne sait pas si ces oiseaux sont à l'origine de l'infection ou s'ils ont été contaminés par les volailles. Néanmoins, les oiseaux, une fois infectés, pourraient représenter une source potentielle d'infection pour les volailles domestiques non protégées d'un contact avec des oiseaux sauvages.
7. D'autres animaux sauvages peuvent-ils être contaminés par la grippe aviaire?
La grippe aviaire touche en général des volailles d'élevage (poulets, dindes, cailles, pintades, etc.) ainsi que les oiseaux familiers et sauvages. Des études montrent qu'un petit nombre de mammifères, dont le porc, le phoque, la baleine, le vison et le furet, sont sensibles aux virus de la grippe aviaire. Certains carnivores, comme le tigre, le léopard et la fouine, ont été également contaminés après s'être nourris de carcasses de volailles crues.
8. Que dois-je si je découvre un oiseau sauvage malade ou mort?
Il est naturel de trouver parfois un oiseau mort en général de froid, de faim ou d'une blessure mortelle. Si vous constatez la présence de plusieurs oiseaux morts dans un périmètre restreint, alertez les autorités compétentes (services vétérinaires ou police locale) sans délai.

Animaux domestiques

 1 La grippe aviaire est-elle contagieuse pour les chats, les chiens et autres animaux familiers?
 2 Les oiseaux sont élevés pour diverses raisons (hobby, sport, pratiques religieuses, tradition culturelle, etc.). Quelles sont les mesures que doivent prendre leurs propriétaires?
 3 J'élève quelques poules dans mon jardin - dois-je prévoir de construire un abri?

1. La grippe aviaire est-elle contagieuse pour les chats, les chiens et autres animaux familiers?
Les chats peuvent être contaminés par les virus de la grippe aviaire et des recherches montrent que le virus H5N1 peut être transmis d'un chat à un autre. Ne donnez pas de volailles infectées, malades ou mortes en nourriture aux chats ou autres animaux. Des chiens ont également attrapé le virus, mais le risque d'infection des animaux familiers est faible.
2. Les oiseaux sont élevés pour diverses raisons (hobby, sport, pratiques religieuses, tradition culturelle, etc.). Quelles sont les mesures que doivent prendre leurs propriétaires?
Les personnes qui élèvent des oiseaux doivent renforcer leur vigilance par rapport au risque mondial que représente la grippe aviaire et doivent en surveiller la santé. Ils doivent également envisager d'isoler les oiseaux en cas d'urgence. Il faut consulter les services vétérinaires locaux (ou équivalent local) pour obtenir des conseils sur les mesures appropriées.
3. J'élève quelques poules dans mon jardin - dois-je prévoir de construire un abri?
Oui. Si un foyer de grippe aviaire se déclare dans une zone donnée, tous les éleveurs doivent être prêts à confiner les oiseaux. Tous les efforts possibles doivent être déployés pour enfermer ou isoler les volailles afin de les tenir à l'écart des oiseaux sauvages et pour appliquer des mesures d'hygiène et de biosécurité à chaque fois que l'on entre ou sort d'un poulailler (ou autre local d'hébergement). Les éleveurs sont responsables de la santé de leurs troupeaux. S'il vous est difficile d'aménager un lieu de protection et que la volaille est encore en bonne santé, vous pouvez envisager de l'abattre avant que la maladie ne s'introduise dans votre élevage.

Découverte d'un oiseau mort

 1 Que dois-je faire si je trouve un oiseau mort?
 2 Est-il dangereux de toucher les oiseaux morts?
 3 Peut-on être contaminé par un oiseau malade de la grippe aviaire?
 4 Que dois-je faire si je découvre plusieurs oiseaux sauvages morts parmi les volailles ou à proximité?
 5 Faut-il signaler la mort d'oiseaux dans des volières extérieures ou de gibier d'eau?
 6 Dois-je m'inquiéter lorsque les animaux domestiques pénètrent dans la maison avec des oiseaux morts?
 7 Mon chat (chien) a trouvé un oiseau mort mais ne l'a pas mangé. Risque-t-il d'être contaminé par la grippe aviaire?

1. Que dois-je faire si je trouve un oiseau mort?
S'il ne s'agit que d'un seul, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Les oiseaux meurent à tout moment de causes naturelles.

Toutefois, si vous découvrez des oiseaux morts en grand nombre, à une époque ou dans des lieux inhabituels, transmettez l'information aux services vétérinaires ou aux autorités sanitaires (ou équivalent local) qui prendront les mesures nécessaires pour les récupérer et procéder aux analyses de laboratoire qui permettront de déterminer la raison de la mort. En attendant, évitez de les toucher.


2. Est-il dangereux de toucher les oiseaux morts?
Les oiseaux sauvages sont susceptibles de transmettre toutes sortes de maladies infectieuses. Si vous manipulez des oiseaux morts, il est important de se laver les mains à l'eau et au savon aussi rapidement que possible. évitez de toucher votre visage. Il ne faut ni manger, ni fumer avant de s'être lavé les mains. Nettoyez toute tâche éventuelle sur vos vêtements à l'eau et au savon.
3. Peut-on être contaminé par un oiseau malade de la grippe aviaire?
Le risque est faible, mais les oiseaux sont susceptibles de transmettre d'autres infections qui peuvent provoquer des troubles gastro-intestinaux à l'homme, comme la Salmonella et le Campylobacter. Il est donc toujours conseillé de respecter les normes d'hygiène personnelle élémentaires. Cela est particulièrement important lorsque la volaille ou le gibier d'eau entrent dans des préparations culinaires.
4. Que dois-je faire si je découvre plusieurs oiseaux sauvages morts parmi les volailles ou à proximité?
Avertissez immédiatement les services vétérinaires locaux (ou équivalent local). Ils prendront les mesures nécessaires et vous informeront des consignes à suivre.
5. Faut-il signaler la mort d'oiseaux dans des volières extérieures ou de gibier d'eau?
Il ne faut signaler que les cas où un grand nombre d'oiseaux sont morts en peu de temps et où ils ont pu être en contact avec des oiseaux d'eau migrateurs.
6. Dois-je m'inquiéter lorsque les animaux domestiques pénètrent dans la maison avec des oiseaux morts?
Il est toujours conseillé d'empêcher les animaux domestiques de manger des oiseaux sauvages ou des animaux morts, ou de les déplacer, par crainte qu'ils n'aient été victimes d'un empoisonnement ou d'une grave infection bactérienne.
7. Mon chat (chien) a trouvé un oiseau mort mais ne l'a pas mangé. Risque-t-il d'être contaminé par la grippe aviaire?
Même au cas où l'oiseau serait mort de la grippe aviaire, le risque de contamination est extrêmement faible pour les autres animaux.

Surveillance, prévention et contrôle

 1 Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles?
 2 Les animaux peuvent-ils "excréter" le virus avant que les signes cliniques n'apparaissent?
 3 Quelles précautions peuvent prendre les éleveurs et les personnes travaillant sur les exploitations avicoles pour protéger les troupeaux de volaille?
 4 Comment les éleveurs peuvent-ils éviter que les oiseaux sauvages introduisent le virus?
 5 La grippe aviaire est-elle liée à la maladie de Newcastle?
 6 Quel est le meilleur moyen de lutter contre le virus de la grippe aviaire?
 7 Que peut-on faire pour endiguer la propagation de la maladie?
 8 Quels sont les meilleures méthodes de décontamination?
 9 Quelles sont les mesures à prendre pour protéger les travailleurs en contact avec des volailles lorsque l'on soupçonne qu'un élevage est contaminé par la grippe aviaire ou lorsque le cas est confirmé?
 10 Quelle conduite à prendre pour éviter de propager la grippe aviaire?
 11 Que dois-je faire en présence de volailles malades?
 12 Que dois-je faire de la volaille morte?
 13 Quelles sont les précautions à prendre si je dois me débarrasser moi-même d'oiseaux morts?
 14 Peut-on utiliser les fientes des oiseaux malades ou morts comme fumier?
 15 Quelle conduite tenir pour éviter d'être contaminé?
 16 étant donné les incertitudes régnant sur la grippe aviaire, puis-je continuer à acheter et/ou à vendre de la volaille?
 17 Qu'appelle-t-on système d'élevage 'par renouvellement intégral'?

1. Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles?
La gravité des symptômes dépend de la souche du virus et du type d'oiseau infecté. En cas d'influenza aviaire hautement pathogène, la mort peut être subite ou la maladie peut se traduire par plusieurs signes fonctionnels: trouble respiratoire, diarrhée, odème de la tête, apathie, chute de la production d'oufs et perte d'appétit. Les infections dues à des virus d'influenza aviaire faiblement pathogène, fréquentes chez le gibier d'eau, sont en général asymptomatiques.

Un ou plusieurs des signes suivants peuvent être indicateurs de la grippe aviaire chez les volailles d'élevage :

  • manque de coordination (y compris incapacité de tenir droit ou de marcher),
  • plumage ébouriffé,
  • troubles respiratoires,
  • perte d'appétit,
  • dépression et apathie,
  • coloration violacée de la crête et des barbillons,
  • odème et gonflement de la tête, des paupières, de la crête, des caroncules, des barbillons,
  • diarrhée liquide,
  • pétéchies (visibles surtout au niveau des pattes et des barbillons),
  • écoulement de liquide ou de sang par le bec ou le nez,
  • baisse soudaine du taux de ponte,
  • coquilles d'oufs molles ou déformées.

Un grand nombre de ces symptômes sont proches de la maladie de Newcastle. Il est donc conseillé de consulter un vétérinaire pour déterminer la pathologie exacte. Celui-ci examinera quelques volailles et prélèvera des échantillons pour procéder à des analyses en laboratoire.

Il ne faut pas vendre ou sortir les volailles du poulailler ou de leur enclos. Si vous ne respectez pas cette consigne, vous risquez une lourde amende ou pire, de propager la maladie dans d'autres zones.
2. Les animaux peuvent-ils "excréter" le virus avant que les signes cliniques n'apparaissent?
La période d'incubation correspond à l'intervalle de temps entre l'introduction dans l'organisme d'un agent infectieux et la manifestation des premiers signes de la maladie. L'"excrétion," pour un virus, consiste à rejeter des organismes pathogènes dans les sécrétions et/ou les matières fécales qui sont susceptibles d'infecter d'autres animaux ou l'homme. Chez certains animaux (comme la volaille), les signes cliniques apparaissent rapidement et s'accompagnent simultanément d'une excrétion du virus. D'autres animaux infectés, dont certaines espèces de gibier d'eau, semblent apparemment en bonne santé mais excrètent le virus. On ne connaît pas encore bien les périodes d'incubation et d'excrétion virale en cas de grippe aviaire chez de nombreuses espèces.


3. Quelles précautions peuvent prendre les éleveurs et les personnes travaillant sur les exploitations avicoles pour protéger les troupeaux de volaille?
L'une des principales failles de biosécurité dans le cas de nombreuses maladies animales transfrontières, dont l'influenza aviaire hautement pathogène, est l'introduction d'objets ou d'équipements contaminés (vêtements, chaussures, véhicules, conteneurs, plateaux, distributeurs d'aliments, cages, etc.) ou de volatiles infectés dans des zones où des animaux sont sains, ou leur transport hors des zones touchées. Les virus de la grippe aviaire peuvent s'introduire dans un élevage et en sortir de trois principales manières: par l'intermédiaire des personnes, des matériaux ou des oiseaux.

Évitez la contamination par l'intermédiaire des personnes

  • Interdisez à toute personne étrangère de pénétrer dans les bâtiments ou les enclos où sont hébergés des oiseaux ou des volailles.
  • Mettez des vêtements de protection (dont des bottes) à disposition des visiteurs.
  • Des pédiluves (désinfection des chaussures et des bottes) doivent être présents à l'entrée de chaque bâtiment (les chaussures/bottes seront passées au préalable au jet d'eau pour enlever les matières organiques) ou nettoyez les bottes après chaque utilisation; des bottes doivent être exclusivement réservées pour travailler dans les poulaillers ou les bâtiments où sont hébergés les oiseaux domestiques.
  • Idéalement, toutes les personnes travaillant sur une ferme ou travaillant dans des bâtiments d'élevage et les visiteurs autorisés à y pénétrer devraient se doucher et utiliser les vêtements fournis sur place avant de pénétrer dans les zones d'élevage; ces vêtements, une fois utilisés, seront laissés sur le site.
  • Les aviculteurs faisant appel à des travailleurs extérieurs doivent s'assurer que ces derniers n'élèvent pas eux-mêmes des oiseaux de basse-cour.
  • Les professionnels de santé animale se rendant sur des fermes ou dans des bâtiments infectés doivent savoir qu'en raison des recherches épidémiologiques ou des vaccinations auxquelles ils procèdent, ils sont susceptibles de propager l'infection et la maladie.
  • Les éleveurs doivent toujours connaître l'origine de l'eau et de la nourriture; ils doivent en vérifier la qualité régulièrement.


Évitez la contamination par le biais des matériaux

  • Avant de pénétrer dans une ferme ou des bâtiments, nettoyez et désinfectez tout l'équipement et les instruments qui seront utilisés; procédez de la même manière une fois que vous avez fini.
  • N'oubliez pas qu'il est plus difficile de désinfecter les matériaux poreux, tels que le bois et les fibres, que d'autres, comme le métal ou le plastique.


Évitez la contamination par l'intermédiaire des animaux

  • Vérifiez que tous les oiseaux ou volailles pénétrant dans la ferme ou des bâtiments d'élevage sont en bonne santé; si cela est possible, obtenez un certificat sanitaire et affichez-le.
  • Ne vaccinez que les volailles en bonne santé.
  • Créez une zone d'isolement pour héberger les nouvelles volailles; cette zone doit être aussi éloignée que possible de celle où se trouve le troupeau de la ferme
  • Chargez des personnes différentes de s'occuper des oiseaux nouvellement introduits ou ré-introduits. Si cela est impossible, s'en occuper et les nourrir d'abord.
  • Isolez les volailles nouvellement introduites pendant 15 à 30 jours.
  • Trouvez un moyen de tenir les oiseaux sauvages à l'écart de la ferme et des bâtiments d'élevage (en installant des enclos et des filets, par exemple).
  • Empêchez les chats, les chiens, les rats et autres animaux indésirables de pénétrer dans les bâtiments d'élevage ou les lieux de ponte.


4. Comment les éleveurs peuvent-ils éviter que les oiseaux sauvages introduisent le virus?
Les aviculteurs ne peuvent contrôler les populations d'oiseaux sauvages qui sont un réservoir naturel des virus de l'influenza aviaire. Il est donc impératif d'appliquer des mesures rigoureuses de biosécurité pour éviter que le virus ne s'introduise dans leurs troupeaux:

  • enfermez la volaille,
  • ne vous approchez pas des lieux de rassemblement des oiseaux sauvages,
  • n'installez pas de mangeoires ou ne créez pas d'étangs pour les canards sur votre propriété car ils attirent les oiseaux sauvages,
  • respectez scrupuleusement les normes d'hygiène.

5. La grippe aviaire est-elle liée à la maladie de Newcastle?
Non. Même si la symptomatologie est proche, l'influenza aviaire est différente et n'est pas du tout provoquée par le même virus.
6. Quel est le meilleur moyen de lutter contre le virus de la grippe aviaire?
Le meilleur moyen est de respecter les mesures de biosécurité à toutes les étapes du cycle de production et de commercialisation de la volaille et des produits dérivés. L'un des principaux éléments de la biosécurité est d'éliminer toute possibilité de contact entre les volailles d'élevage et les oiseaux sauvages afin de réduire le risque que ces derniers ne transmettent le virus aux oiseaux de basse-cour, mais aussi que le virus ne s'échappe de troupeaux infectés pour contaminer les oiseaux sauvages. Cela est particulièrement important pour éviter la genèse de souches faiblement pathogènes dans la mesure où des recherches scientifiques montrent que certaines de ces souches véhiculées par des oiseaux sauvages ont muté en souches hautement pathogènes dans des élevages.
7. Que peut-on faire pour endiguer la propagation de la maladie?
La grippe aviaire se répand généralement par l'achat ou la vente d'oiseaux vivants infectés et par les déjections souillant le matériel, les cages, les aliments, les véhicules ou les vêtements/chaussures. Il est donc extrêmement important de respecter les consignes d'hygiène (biosécurité) pour éviter que les oiseaux domestiques ne soient contaminés.

Dès que l'on découvre la présence du virus de l'influenza aviaire hautement pathogène dans l'environnement commercial ou dans un pays, toutes les personnes travaillant dans le secteur avicole doivent prendre des mesures d'hygiène supplémentaires afin d'éviter d'introduire le virus (bio-exclusion) et d'éviter de le véhiculer (bio-confinement) s'il est déjà introduit dans un élevage, dans un village ou dans une région.

Principaux risques d'introduction du virus dans un élevage:

  • introduction d'oiseaux vivants,
  • introduction de matériaux ou d'objets contaminés (cages, par exemple),
  • introduction d'aliments contaminés,
  • introduction de personnes portant des vêtements ou des chaussures sales,
  • entrée de véhicules.


Les principaux moyens de véhiculer le virus sont les suivants:

  • vente d'oiseaux malades sur les marchés,
  • passage d'oiseaux aquatiques sauvages dans des petits élevages avicoles contaminés,
  • personnes travaillant au contact de volailles infectées ou les vendant,
  • introduction sur les marchés ou dans des unités de production, de vêtements, de chaussures, de cages, etc. qui ne sont pas propres.

Le principe de base de la bio-exclusion consiste à connaître les divers modes d'introduction du virus et d'y être très attentif jusqu'à ce que le risque disparaisse.

Le principe de base du bio-confinement est de circonscrire l'infection à l'intérieur des élevages avicoles afin de réduire le risque de transmission aux volailles, aux villages, aux zones et aux régions avoisinantes, et de coopérer avec les autorités compétentes.


8. Quels sont les meilleures méthodes de décontamination?
L'eau savonneuse et les détergents sont encore la meilleure solution car le virus de la grippe aviaire est plus simple à détruire que bien d'autres. Il est très sensible aux détergents qui détruisent la graisse contenant la couche extérieure du virus indispensable pour pénétrer dans les cellules des animaux. L'eau n'est pas suffisante car le virus survit dans ce milieu; un simple lavage l'aidera à pénétrer dans des zones où d'autres oiseaux pourront le contracter.

Pour une protection supplémentaire, il est conseillé d'utiliser des désinfectants, en particulier dans les zones que l'on sait touchées par la grippe aviaire. La désinfection aide à éviter que des personnes, des objets ou des équipements ne propagent mécaniquement la maladie d'un lieu à un autre. Avant de quitter un site, détruisez le matériel non réutilisable et désinfectez les vêtements, les bottes et le matériel aussi bien que possible. Veuillez à désinfecter tous les objets qui ont été au contact de matériaux susceptibles d'être infectés (instruments chirurgicaux, vêtements, cages, dispositifs de contention ou de capture, véhicules, bottes, etc.).

Les fientes d'oiseaux sont l'une des matières organiques les plus difficiles à désinfecter et à éliminer; le virus survit très bien dans l'humidité et la saleté. Il est donc essentiel de bien nettoyer, puis de désinfecter complètement les objets (cages, chaussures, vêtements, etc.) et les surfaces qui ont été souillés par des déjections avant de travailler avec les volailles d'élevage ou de pénétrer dans un bâtiment les hébergeant.

Cliquez ici pour un tableau-guide en anglais pour vétérinaires et autres personnes en contact direct avec les volailles, concernant la sélection et application des procédures de décontamination - rappelez- vous qu'il faut toujours une adaptation aux circonstances spécifiques du pays.


9. Quelles sont les mesures à prendre pour protéger les travailleurs en contact avec des volailles lorsque l'on soupçonne qu'un élevage est contaminé par la grippe aviaire ou lorsque le cas est confirmé?
Les employeurs doivent informer le personnel qui a été en contact avec des oiseaux malades, ou qui risquent de l'être, des mesures de sécurité à prendre pour les protéger ainsi que leur famille. Il sera probablement nécessaire de hiérarchiser les mesures de prévention, parmi lesquelles:
  • limiter le temps d'exposition aux volailles infectées,
  • porter des vêtements de protection appropriés (gants, lunettes et masques),
  • jeter les vêtements et le matériel de protection utilisés à titre personnel en toute sécurité,
  • administrer un agent antiviral adéquat à toutes les personnes susceptibles d'avoir été exposées à l'infection et qui n'ont pas de contre-indication à un traitement antiviral,
  • vacciner contre la grippe humaine classique, lorsque cela est approprié, toutes les personnes susceptibles d'être contaminées et qui ne présentent pas de contre-indication à ce vaccin (en cas de doute, consultez les autorités sanitaires publiques locales),
  • surveiller l'état de santé des personnes exposées à des oiseaux malades,
  • informer les personnes à risque des mesures d'hygiène personnelle à prendre pour se protéger et éviter de propager la maladie.

Pour de plus amples informations, consultez la section de la FAO sur le présent site intitulée Protégez les oiseaux - Protégez l'homme ou les sites suivants:

Protect Yourself - Poultry Employees, US Department of Labor, Occupational Safety & Health Administration (informations concernant les états-Unis, mais applicables à tous les pays) http://www.osha.gov/OshDoc/data_AvianFlu/poultry_employees.pdf

Protecting Poultry Workers at Risk (Safety and Health Information Bulletin, 13 December 2004), US Department of Labor, Occupational Safety & Health Administration (informations utiles pour les travailleurs avicoles dans le monde entier) http://www.osha.gov/dts/shib/shib121304.html
10. Quelle conduite à prendre pour éviter de propager la grippe aviaire?
Vous pouvez aider à endiguer la grippe aviaire en respectant les consignes de sécurité suivantes lorsque vous soignez les volailles, nettoyez la ferme et les bâtiments d'élevage et prenez soin du matériel utilisé.

Soigner la volaille

  • séparez les poulets des oies et canards domestiques ainsi que des oiseaux sauvages,
  • séparez les différentes espèces élevées sur la ferme (volailles, porcs, etc.),
  • isolez les volailles qui sont ou semblent malades du reste du troupeau et des autres animaux; si le nombre d'oiseaux morts ou apparemment malades semble plus élevé que la normale, contactez les services vétérinaires locaux (ou équivalent),
  • éloignez la volaille des points d'eau susceptibles d'être souillés par les déjections d'oiseaux sauvages,
  • si possible, faites vacciner le troupeau contre d'autres maladies (comme la maladie de Newcastle)
  • lors de l'introduction de nouvelles volailles, observez une quarantaine pendant deux semaines au moins avant de les mélanger au reste du troupeau de la ferme,
  • si vous revenez du marché avec des volailles non vendues, séparez-les du reste du troupeau.


Nettoyer la ferme et les bâtiments d'élevage

  • nettoyez régulièrement les bâtiments,
  • protégez l'eau et la nourriture - ils attirent les oiseaux sauvages et les ravageurs,
  • toute personne pénétrant dans la ferme (y compris vous-même et votre famille) doit nettoyer les semelles de ses chaussures ou changer de chaussure à l'entrée de la ferme,
  • réduisez au minimum le nombre de visiteurs.


Prendre soin du matériel utilisé

  • garez tous les véhicules à l'extérieur de la ferme dans toute la mesure du possible,
  • si vous devez pénétrer dans la ferme avec un véhicule, nettoyez les roues à l'entrée.
  • nettoyez et désinfectez soigneusement les paniers, les cages et le matériel provenant de l'extérieur,
  • au retour du marché, nettoyez soigneusement les paniers, les cages et autres types de conteneurs ou d'équipements utilisés pour transporter la volaille,
  • veillez à ce que les paniers, les cages et autres formes de conteneurs, la cour de la ferme et le matériel utilisé soient propres et nettoyez-les à fond au moins une fois par semaine,
  • n'empruntez pas de matériel ou de véhicules à d'autres aviculteurs - vous ne savez s'ils prennent autant de précautions que vous.


11. Que dois-je faire en présence de volailles malades?
Séparez l'oiseau ou les oiseaux malades du reste du troupeau, puis contactez immédiatement les services vétérinaires (ou équivalent local) les plus proches. Ne les déplacez pas et suivez les instructions des autorités vétérinaires. N'oubliez de porter des gants pour manipuler la volaille malade.


12. Que dois-je faire de la volaille morte?
Ne les laissez pas sur place. Si vous avez un sac en plastique, mettez le cadavre dedans. Sinon, éloignez la carcasse du reste du troupeau et placez-la hors de portée des enfants et des autres animaux. N'oubliez pas de porter des gants. Ne jetez pas l'oiseau mort dans une rivière, un lac ou autre étendue d'eau et ne le donnez pas en nourriture aux chiens, aux chats ou à d'autres animaux.

Après vous êtes occupé des oiseaux morts, contactez immédiatement les services vétérinaires (ou équivalent local) les plus proches. Ils se chargeront de les récupérer; n'intervenez que si on vous le demande. S'il n'y a pas de services vétérinaires locaux, informez les bureaux administratifs de votre ville ou de votre village (mairie, préfecture, etc.).
Il ne faut jamais consommer de la volaille morte de la grippe aviaire ou la vendre.


13. Quelles sont les précautions à prendre si je dois me débarrasser moi-même d'oiseaux morts?
Incinérez ou enfouissez le cadavre loin de la ferme. Le trou doit être assez profond pour que les chiens, les chats et autres détritivores ne puissent le déterrer. Brûlez ou enterrez également les plumes et autres déchets (déjections).
14. Peut-on utiliser les fientes des oiseaux malades ou morts comme fumier?
Il vaut mieux l'éviter à moins qu'elles n'aient été compostées pendant plusieurs semaines avant de les épandre dans les champs.
15. Quelle conduite tenir pour éviter d'être contaminé?
La précaution la plus importante est d'éviter tout contact étroit et prolongé avec la volaille. Les oiseaux domestiques ne doivent jamais vivre à l'intérieur des habitations. A part cela, prenez toutes les mesures d'hygiène personnelle recommandées: portez, par exemple, des vêtements de protection (gants, tabliers, bottes, etc.) lorsque vous manipulez la volaille et lavez-vous soigneusement les mains ensuite.

En cas de foyer d'infection, les enfants et les femmes enceintes peuvent être plus particulièrement vulnérables que les autres. Il est donc conseillé d'interdire aux enfants de jouer avec les oiseaux ou à proximité, et de toucher ou de ramasser des plumes. Les enfants et les femmes enceintes ne doivent pas s'approcher des oiseaux de basse-cour et ramasser les oufs.

Le virus de la grippe aviaire survit bien dans l'eau. Il est ainsi recommandé de faire bouillir ou de traiter l'eau provenant d'un étang, d'un puits ou d'autres lieux où la volaille (ou les oiseaux sauvages) ont pu s'abreuver ou les souiller de leurs fientes. Il faut également, pour la même raison, éviter de se baigner dans les lacs ou les rivières utilisées par les oiseaux domestiques (ou en plein air).

Nettoyez quotidiennement le matériel utilisé sur la ferme. Lorsque vous travaillez dans la cour ou que vous la balayez, protégez-vous la bouche et le nez avec un masque. Après le travail, déchaussez-vous avant d'entrer dans la maison et nettoyez soigneusement les chaussures pour enlever la boue ou la poussière.

Si vous devez abattre des volailles malades:

  • protégez-vous la bouche et le nez avec un linge ou un masque,
  • si possible, portez des lunettes de protection contre d'éventuelles éclaboussures,
  • faites très attention à éviter de toucher les plumes, le sang, les intestins, etc.,
  • lavez-vous ensuite soigneusement les mains,
  • nettoyez complètement la zone d'abattage.


16. Étant donné les incertitudes régnant sur la grippe aviaire, puis-je continuer à acheter et/ou à vendre de la volaille?
À moins de consignes spécifiques, vous pouvez continuer à vendre de la volaille à condition de respecter les recommandations suivantes:

  • ne vendez pas la volaille dont vous ne connaissez pas l'origine (ne vendez que les oiseaux certifiés ou provenant d'une source sûre),
  • ne vendez pas de volailles qui semblent malades,
  • si vous pensez que les oiseaux d'un élevage sont malades de la grippe aviaire, informez les services vétérinaires (ou équivalent local),
  • essayez d'adopter une gestion d'élevage 'par renouvellement intégral': vendez toutes les volailles en même temps, puis achetez un nouveau lot en une seule fois; entre-temps, nettoyez les paniers et les cages,
  • respectez les interdictions imposées sur les mouvements de la volaille afin d'aider à maîtriser la maladie, ce qui conduira à lever les mesures de restriction.

Vous devez également respecter toute autre recommandation ou consigne données par les autorités vétérinaires (ou équivalent local) concernant les interdictions de vente de volaille. Il est de votre propre intérêt de coopérer avec les autorités compétentes car le commerce pourra reprendre plus rapidement. Ainsi le respect des interdictions de mouvements de volailles contribuera à maîtriser la maladie et aboutira à une levée des restrictions.


17. Qu'appelle-t-on système d'élevage 'par renouvellement intégral'?
En quelques mots, il s'agit de vendre toutes les volailles en même temps, puis d'acheter un nouveau lot en une seule fois.

Le terme 'renouvellement intégral' (all in-all ou't) est un système d'élevage consistant à introduire de nouveaux animaux et matériaux ou nourriture une fois seulement que la production a commencé afin de limiter les risques sanitaires liés à l'élevage des oiseaux de basse-cour, puis de rassembler toutes les volailles pour les envoyer au marché ou à l'abattoir lorsqu'elles sont en âge d'être vendues. Cela permet de nettoyer, d'aérer et de désinfecter les bâtiments avant d'introduire de jeunes volailles très sensibles. Ce cycle est continu et permet des points d'intervention régulièrement espacés dans le temps pour assurer les soins vétérinaires, la livraison des aliments, le transport, le travail du personnel, etc. En cas de maladie, ce système offre un cycle déjà établi d'introduction, de retrait, de nettoyage et de désinfection qui peut être rapidement appliqué, avec peu de temps d'immobilisation pour les aviculteurs ou les producteurs.

Système des Nations Unies

 1 Quelles sont les organisations des Nations Unies chargées de la lutte contre la grippe aviaire?
 2 Où peut-on obtenir de plus amples informations sur les questions touchant à la grippe aviaire tant pour l'homme que pour les animaux?

1. Quelles sont les organisations des Nations Unies chargées de la lutte contre la grippe aviaire?
Les principales organisations internationales spécialisées dans le domaine de la santé animale et humaine - la FAO, l'OIE et l'OMS - ont tous des programmes individuels pour lutter contre l'influenza aviaire et la grippe humaine. Les institutions de l'ONU ouvrent également de concert sous l'égide d'un système connu sous le nom de Coordination du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine, qui est placé sous la responsabilité d'un coordonnateur.

Ce système est supervisé par un Comité directeur, présidé par le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, qui définit les politiques et les orientations d'une réponse coordonnée du système des Nations Unies; il conseille également le Secrétaire général de l'ONU. Le Président du Groupe des Nations Unies pour le développement (UNDG) et l'administrateur du PNUD, de l'OMS, de la FAO, du DOMP, d'OCHA, de l'UNICEF ainsi que le Département de la sûreté et de la sécurité de l'ONU, le Département de la gestion des Nations Unies et le Service médical des Nations Unies sont membres de l'équipe de coordination.

Un groupe de travail technique soutient le Comité directeur et gère les efforts concertés des Nations Unies. Ce groupe est dirigé par le Coordonnateur principal du système des Nations Unies qui rend compte au Comité directeur par la Présidence de l'UNDG. Le Coordonnateur principal est également membre du Comité directeur.


2. Où peut-on obtenir de plus amples informations sur les questions touchant à la grippe aviaire tant pour l'homme que pour les animaux?
Trois grandes organisations sont chargées de la lutte contre l'influenza aviaire: l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture( FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale pour la santé (OMS). Les dernières informations et les statistiques les plus récentes concernant la grippe aviaire sont mises en lignes sur leur site respectif: L'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) coordonne les interventions internationales prises en cas de flambées d'influenza aviaire hautement pathogène: http://www.fao.org/avianflu

L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) suit la situation des maladies animales dans le monde et définit les normes régissant le contrôle des maladies animales et des zoonoses, les tests de diagnostic et les vaccins vétérinaires: http://www.oie.int/eng/avian_influenza/home.htm

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) coordonne les actions prises à l'échelle internationale pour traiter des cas humains de grippe aviaire et suit la menace d'une pandémie mondiale: http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/en/index.html