Biodiversity
 

Biodiversity @ FAO

Organes Intergouvernementaux

La FAO constitue un forum intergouvernemental où des politiques relatives à la biodiversité sont examinées, et où des accords pertinents sont négociés et adoptés. Elle favorise ainsi un dialogue permanent, qui s’est avéré utile aux secteurs alimentaire et agricole mais a également engendré des synergies et une coopération réussie entre les secteurs.

Voici quelques-unes des réalisations de la FAO dans ce domaine:

  • préparation d’évaluations de l’état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde;
  • élaboration et appui à la mise en œuvre de cadres et instruments internationaux, notamment le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et la Convention internationale pour la protection des végétaux;
  • élaboration d’activités intersectorielles sur l’accès aux ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture et le partage des avantages qui en découlent;
  • appui à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes de travail, notamment ceux établis par les gouvernements dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique;
  • promotion de l’approche écosystémique en matière d’agriculture (y compris intensification durable de la production, pêche, aquaculture et foresterie).

 

Commission des Ressources Génétiques Pour L’alimentation et l’Agriculture

La Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture (CRGAA) constitue la seule enceinte permanente où les gouvernements peuvent examiner et négocier des questions intéressant particulièrement la diversité biologique pour l’alimentation et l’agriculture. Elle a pour but de parvenir à un consensus international sur les politiques garantissant la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Depuis sa création, elle supervise des évaluations de l’état des ressources phytogénétiques et zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde et négocie des instruments internationaux de premier plan, comme le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

La Commission à trois organes subsidiaires intergouvernementaux:

  • le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture;
  • le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture;
  • le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

 

Organe Directeur du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour L’alimentation et l’Agriculture

International Treaty Logo

 Après sept ans de négociations au sein de la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, la Conférence de la FAO a adopté le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, en novembre 2001. Ce traité

21 juridiquement contraignant couvre l’ensemble des ressources phytogénétiques intéressant l’alimentation et l’agriculture. Il est en harmonie avec la Convention sur la diversité biologique.

Il a pour buts la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Aucun pays n’étant autosuffisant en ressources phytogénétiques, la coopération internationale et l’échange de ressources génétiques revêtent une importance centrale et sont nécessaires à la sécurité alimentaire.

Par le biais du Traité, les pays sont convenus de créer un système multilatéral pour faciliter l’accès aux principales ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et partager de manière juste et équitable les avantages découlant de cet accès. Le Traité reconnaît la contribution remarquable que les agriculteurs et leurs communautés ont apporté et continuent d’apporter à la conservation et à la mise en valeur des ressources phytogénétiques. Celle-ci constitue le fondement des droits des agriculteurs, qui incluent la protection des savoirs traditionnels et le droit de participer équitablement au partage des avantages ainsi qu’à la prise de décisions à l’échelle nationale, sur les questions liées aux ressources phytogénétiques. Le Traité confère aux gouvernements la responsabilité de la mise en œuvre de ces droits.

Commission des Mesures Phytosanitaires

IPPC logo

La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) est un traité multilatéral auquel 173 gouvernements avaient adhéré en juillet 2010. Elle est entrée en vigueur en 1952 et a été modifiée en 1979, puis en 1997. Elle est dirigée par la Commission des mesures phytosanitaires, créée lors de la modification de la CIPV en 1997. Les membres de la Commission sont les parties contractantes de la Convention et sont responsables de la mise en œuvre du programme de travail relatif à l’élaboration de normes, à l’échange d’informations et au renforcement des capacités.

La Convention a pour objet d’assurer une action commune et efficace afin de prévenir la dissémination et l’introduction d’organismes nuisibles aux végétaux et aux produits végétaux et de promouvoir l’adoption des mesures appropriées de lutte contre ces derniers. Seules les menaces liées à la destruction des habitats priment celles pesant sur la biodiversité, comme les espèces exotiques ou envahissantes (qu’il s’agisse de végétaux, d’animaux ou autres). Qu’elles aient été introduites délibérément ou non, beaucoup de ces espèces peuvent alors concurrencer les espèces autochtones et prendre le contrôle de leur nouvel environnement.

La Convention fournit un cadre et un forum pour la coopération, l’harmonisation et les échanges techniques à l’échelle internationale, en collaboration avec des organisations régionales et nationales de protection des végétaux. La CIPV joue un rôle vital en matière de commerce car elle est reconnue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires comme la source des normes internationales concernant les mesures phytosanitaires qui ont une incidence sur les échanges commerciaux.

Bien que la CIPV ait d’importantes répercutions sur le commerce international, elle est axée sur la coopération internationale pour la protection des végétaux. Son application ne se limite pas à la protection des plantes cultivées ou aux dommages directement imputables à des organismes nuisibles. Sa portée s’étend à la protection de la flore naturelle et cultivée ainsi que des produits végétaux, et aux dommages tant directs qu’indirects causés par des ravageurs.



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