Les connaissances sur la bioénergie

La FAO travaille sur les énergies renouvelables depuis la Conférence des Nations Unies sur les sources d'énergie nouvelles et renouvelables tenue à Nairobi en 1981. Ses travaux ont été mis en évidence au Sommet mondial de l'alimentation (SMA) de 1996 et dans les suites données au Plan d'action du Sommet Mondial de l'Alimentation en 2002 La question de la bioénergie et le fait que l'accès à l'énergie facilite l'éradication de la pauvreté a été souligné durant le Plan d'action du Sommet mondial du développement durable organisé à Johannesburg en 2002.

Depuis lors, un processus interne a commencé à évaluer les avantages comparatifs de la FAO-  vastes connaissances technologiques, présence dans les pays  et partenariats - et comment exploiter au mieux son expertise interdisciplinaire sur les questions de bioénergie, qui s'étend des domaines agronomique, climatique, d'utilisation des terres, aux problématiques hommes-femmes, aux technologies, à l'industrie et à l'environnement.

Faits et chiffres 

  • A l'heure actuelle, 1,6 milliard de personnes n'ont pas accès à l'électricité, et 2,4 milliards habitants, pour la plupart des zones rurales des pays en développement manquent d'un accès aux combustibles modernes pour cuisiner et se chauffer.
  • En Afrique subsaharienne, plus de 92% de la population rurale n'a pas l'électricité.
  • Plus de 85% de l'énergie de la biomasse est consommée sous forme de combustibles solides (bois de feu et charbon de bois) pour la cuisine, le chauffage et l'éclairage, souvent avec un faible rendement. Les combustibles ligneux dominent la consommation de bioénergie. Dans les pays en développement, jusqu'à 95% de la consommation nationale d'énergie est assurée par ces combustibles. 
  • Les biocarburants comprennent les combustibles solides, gazeux ou liquides. Ces derniers représentent moins de 2% des carburants utilisés par le transport routier dans le monde. Leur potentiel futur de développement demeurera faible, avec des prévisions actuelles d'environ 4% en 2030, soit le double d'aujourd'hui. 
  • Les biocarburants liquides sont le bioéthanol - basé sur la fermentation des plantes saccharifères et amylacées, et le biodiesel - basé sur la transestérification de l'huile végétale et des graisses animales. Les esters éthyliques ou méthyliques qui en dérivent peuvent être utilisés comme biodiesel pur ou être mélangés à du diesel conventionnel. L'huile végétale pure est également utilisée comme carburant pour les moteurs diesel.
  • En fonction du contexte agroécologique et socio-économique, les matières premières pour la production de bioéthanol sont, pour les cultures saccharifères, la betterave sucrière, la canne à sucre et le sorgho doux, et, pour les cultures amylacées, le maïs, la pomme de terre et les céréales. 
  • Dans les régions tempérées, le colza, le blé ou d'autres céréales servent de matières premières pour l'industrie. Dans les régions tropicales, la canne à sucre, l'huile de palme, et, dans une moindre mesure, le soja et le manioc sont utilisés. La betterave sucrière possède également un potentiel d'adaptation aux régions tropicales pour la production de sucre. 
  • Les principales cultures oléagineuses pour la production de biodiesel sont notamment le colza, le palmier et le soja, et quelques matières premières complémentaires issues des graisses animales et des résidus d'huiles végétales, avec, à un stade expérimental, les micro-algues.
     
  • Les biocarburants  de première génération sont dérivés du sucre, de l'amidon, de l'huile végétale ou des graisses animales à l'aide de technologies conventionnelles.  
  • Les biocarburants de deuxième génération sont fabriqués à partir de biomasse lignocellulosique à l'aide de procédés techniques avancés, et devraient être lancés au cours des 5 à 10 prochaines années.

 

dernière mise à jour: lundi 10 novembre 2008