Cadre de décision

Le cadre de décision du secteur bioénergétique est souvent façonné par les politiques de différents secteurs et particulièrement des secteurs agricole, énergétique, environnemental et commercial. L'interaction entre politiques nationales, régionales et mondiales ainsi qu'entre politiques d'entreprise et d'investissement, déterminera non seulement un «environnement propice» mais influencera également de façon significative la portée du développement du secteur bioénergétique.

L'expansion des biocombustibles est principalement déclenchée par des objectifs politiques de sécurité énergétique, d'atténuation des changements climatiques, de développement agricole et rural ainsi que, pour un nombre de pays producteurs de biocombustibles, de diversification des exportations. L'appui des gouvernements prend généralement la forme de subventions à la production et d'exonérations fiscales, de prescriptions relatives au dosage du carburant et aux tarifs. Ces instruments ont entraîné des distorsions du marché qui ont favorisé la production nationale et, souvent, la mise en place de technologies inefficaces. Les distorsions du marché ont également entravé le commerce international, privant les pays en développement de l'opportunité de mettre à profit l'avantage comparatif dans la production de matières premières.FAO/G. BizzarriFAO/G. Bizzarri

L'expansion du développement des bioénergies peut contribuer à plaider en faveur d'un soutien accru du secteur agricole de plusieurs pays à travers le renforcement de ses institutions et politiques. Plusieurs opportunités et défis associés à la production durable de bioénergies, notamment ceux qui sont associés à la production de matières premières pour les biocarburants liquides, sont également associés à l'expansion et à l'intensification agricole.
Des mesures pour garantir que la production de bioénergie contribue à réduire la pauvreté et la faim doivent inclure, parmi d'autres aspects, le soutien politique à la participation des petits exploitants agricoles et des femmes.

En outre, des réglementations environnementales sont nécessaires pour garantir une réduction des impacts de la production de bioénergie sur les terres, la biodiversité, l'eau et les sols. Dans quelques cas, il existe déjà des modèles propres à réduire les risques que présente la production de biomasse à large échelle, en particulier pour les risques relatifs aux matières premières destinées à la production de biocarburants liquides.

Des normes internationalement convenues et d'autres modèles de certification en matière de production, conversion, utilisation et commerce de systèmes bioénergétiques capables de protéger l'environnement et la société, sont également essentiels alors que l'utilisation de biomasse pour la production d'énergie augmente. Des efforts sont entrepris pour concentrer les programmes existants et formuler des critères internationalement convenus sur la biomasse pour la production d'énergie qui soient assez flexibles pour prendre en compte les différentes conditions environnementales et socioéconomiques du secteur agricole, énergétique et environnemental de chaque pays.

Le travail de la FAO

Au cours des ans, la FAO a fourni aux pays des services consultatifs à l’échelle nationale et locale en vue de concevoir et mettre en œuvre des politiques, des stratégies, des programmes et des projets bioénergétiques impliquant les agro-industries et l’énergie rurale.  


La FAO a également contribué à la publication de l’ONU sur la bioénergie intitulée «UN-Energy: Sustainable Bioenergy - A Framework for Decision Makers» (Bioénergie durable: Un cadre pour les décideurs).

 

En outre, la FAO héberge actuellement, avec l’appui du Gouvernement Italien, le Secrétariat du Partenariat mondial sur les bioénergies (Global Bioenergy Partnership (GBEP)) lancé en 2006 pour faire avancer le développement de l’énergie renouvelable. Le GBEP réuni des parties prenantes de la société publique, privée et civile qui se sont engagées à promouvoir les bioénergies pour le développement durable. Fondant ses activités sur trois piliers stratégiques – la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et le développement durable – les fonctions principales du partenariat sont les suivantes:

 

  • promouvoir un dialogue international de haut niveau sur les bioénergies et faciliter la coopération internationale;
  • soutenir l’élaboration de politiques nationales et régionales des bioénergies et le développement commercial;
  • favoriser l’utilisation efficace et durable de la biomasse et développer des activités dans le domaine des bioénergies;
  • encourager l’échange d’information, de capacités et de technologies par la collaboration bilatérale et multilatérale;
  • faciliter l’intégration des bioénergies dans les marchés de l’énergie en s’attaquant aux obstacles spécifiques de la chaîne d’approvisionnement.

 

Le Partenariat vise également à offrir une tribune pour développer des cadres réels de décision dans le but de:

  • suggérer les règles et les instruments pour promouvoir la biomasse durable et le développement des bioénergies;
  • faciliter les investissements en matière de bioénergie;
  • promouvoir le développement et la mise en œuvre de projets;
  • encourager la recherche et le développement (R & D) ainsi que les activités commerciales ayant trait aux bioénergies.

Plus récemment, le GBEP a mis en place un groupe de travail sur l’harmonisation des méthodologies pour l’analyse du cycle de vie (ACV) et le développement de normes pour le mesurer. Ils ont aussi réalisé un inventaire des initiatives actuelles en matière de développment durable de la bioénergie.

 

Pour plus d’information sur les activités du GBEP, consulter le site http://www.globalbioenergy.org/

 

 

 

dernière mise à jour: vendredi 25 septembre 2009