FAO au Cameroun

Programmes au Cameroun

Le Cadre de Programmation Pays offre à la FAO l’opportunité d’optimiser ses interventions au Cameroun, s’assurant que celles-ci (i) appuient les priorités nationales en matière de développement rural durable, (ii) sont complémentaires et en parfaite synergie avec les interventions des autres partenaires, (iii) sont complétées dans le même esprit et, (iv) permettent de mobiliser les ressources. Le Gouvernement et la FAO s’engagent à ne ménager aucun effort pour la mise en oeuvre effective de ce Cadre de Programmation Pays qui contribuera à n’en point douter au développement économique et social du Cameroun.

La FAO entend accompagner et appuyer les efforts du Gouvernement à travers les trois domaines prioritaires résumés ci-dessous :

Afin de conduire efficacement la stratégie croissance et emploi, il est envisagé dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi un taux de croissance moyen du PIB de l’ordre de 5,4%. Cette performance globale ne peut s’imaginer que si l’on considère que le secteur rural, levier majeur de l’économie nationale, améliore considérablement sa productivité, sa compétitivité et donc sa contribution propre au PIB. Cette priorité est essentielle dans l’objectif de promouvoir une croissance et un emploi rural décent et durable. Pour adresser ces défis, trois principaux produits ont été identifiés :

(i)            La productivité et la production des filières agrosylvopastorales et halieutiques sont significativement améliorées ;

(ii)           Les produits agrosylvopastoraux et halieutiques sont compétitifs et mieux commercialisés ;

(iii)          La qualité et la traçabilité des produits agrosylvopastoraux et halieutiques sont améliorées et conformes aux normes établies.

De façon générale, la gestion de l’espace rural et des ressources naturelles restent globalement peu durable. On déplore à la fois l’absence de mesures visant à assurer une gestion durable et participative de cet espace ou alors un manque de rigueur dans leurs applications lorsqu’elles existent. Les aléas liés aux changements climatiques ne sont pas maîtrisés et les adaptations potentielles insuffisamment mises en œuvre.

Pour adresser cette question, trois produits ont été identifiés :

(i)            Les ressources naturelles sont gérées de façon durable et participative ;

(ii)           Les ressources en eau et agroforestières sont mieux valorisées ;

(iii)          L’environnement est mieux protégé.

Outre les défis naturels et climatiques, le secteur rural camerounais est également affecté par une grave crise humanitaire, résultant des conséquences du conflit armé en RCA sur sa frontière Est, des exactions de la secte terroriste Boko Haram dans le bassin du lac Tchad (affectant la région de l’Extrême-Nord) et de la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les nombreux réfugiés arrivés en vagues successives se sont prioritairement établis dans les zones rurales. Fuyant les attaques, les personnes déplacées internes ont abandonné leurs localités d’origine et les ressources productives pour s’installer au sein des communautés d’accueil. Cette situation crée une plus grande pression sur la gestion des ressources productives notamment dans les zones rurales où sont installés ces personnes vulnérables.

Ainsi, trois produits ont été formulés pour adresser à cette question dans le cadre de ce CPP :

(i)            Les capacités nationales de prévention de crises sont renforcées ;

(ii)           Les populations se remettent mieux des effets des crises et catastrophes ;

(iii)          Les ménages ont accès à une alimentation diversifiée et de qualité.