Portail de la FAO pour le renforcement des capacités
Bonnes Pratiques
 

Parité hommes-femmes et équité dans les sociétés rurales

  1. Développement des capacités en matière de données non regroupées relatives au genre dans le cadre du développement rural et agricole
  2. Intégration des questions de parité hommes-femmes dans la planification agricole
  3. Mise en commun des connaissance et développement des capacités en vue de l’autonomisation des hommes et des femmes en zone rurale - le projet Dimitra
  4. Stages pratiques et école de terrain pour jeunes agriculteurs
  5. SEAGA - Analyse socio-économique selon le genre
  6. Concours de semences communautaires
  7. Yasarekomo: une expérience de la communication auprès des populations autochtones de la Bolivie sur la question du développement


Soutenir la jeunesse rurale par des programmes d’apprentissage actif touchant l’agriculture, la création de revenus et la nutrition

Quel problème est abordé, et où?

L’emploi pour les jeunes fait l’objet de fortes préoccupations dans de nombreux pays du monde. Lorsque les responsables des politiques envisagent des mesures permettant aux jeunes d’entrer dans le marché du travail et d’obtenir une occupation décente, ils doivent, non seulement pallier le manque d’informations sur leurs options, mais aussi décider ce qui convient dans des situations très diverses. Les préoccupations croissantes que suscite le chômage des jeunes ont renforcé l’engagement et les efforts de la communauté internationale du développement. Pour affronter la question, la FAO a introduit l’approche axée sur les écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage à la vie pour les jeunes. L’approche a été testée au Mozambique en 2004 et, depuis lors, adoptée au Burundi, au Cameroun, en République démocratique du Congo, au Ghana, à Gaza et en Cisjordanie, au Kenya, au Malawi, en Namibie, au Népal, au Rwanda, au Soudan, au Swaziland, en Tanzanie, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe.

Comment?

L’approche a une méthode d’apprentissage et un programme d’études très particuliers qui combinent les compétences à la fois agricoles et pratiques. Un aspect novateur de cette approche est la façon dont les jeunes sont encouragés à devenir des personnes à part entière; l’emploi du temps de l’école comprend des activités culturelles, comme le chant, la danse et le théâtre, ce qui permet aux jeunes d’acquérir de l’assurance tout en sauvegardant leurs traditions culturelles.

Des vulgarisateurs formés à dessein, des enseignants et des animateurs sociaux utilisent cette méthode participative pour transmettre des connaissances agricoles et des pratiques de vie aux jeunes garçons et aux jeunes filles. Pendant une année scolaire tout entière, une équipe multidisciplinaire de facilitateurs conduit des sessions participatives avec un groupe de jeunes de 15 à 18 ans. Ces sessions ont lieu deux ou trois fois par semaine sur le terrain et en classe après l’horaire scolaire normal. Le programme d’apprentissage d’un an suit le cycle agricole; des liens sont établis entre l’agriculture, la nutrition, la parité et l’apprentissage à la vie, si bien que les jeunes participants apprennent à produire des cultures robustes tout en prenant des décisions en connaissance de cause leur permettant de mener une vie saine. Les activités de terrain participatives comprennent l’amélioration et la production agricoles, la préparation du sol, la gestion des ravageurs, la culture de plantes médicinales et la création de revenus; le théâtre, l’art, la danse ou les chansons traditionnels font aussi partie intégrante de chaque journée du programme. Les écoles affrontent un large éventail de questions comme l’attention à la parité, la protection infantile, le soutien psychosocial, la nutrition, la santé, l’hygiène, l’assainissement, l’éducation et les compétences en matière commerciale; des modules particuliers concernant la prévention du travail des enfants et les droits à la terre et à la propriété peuvent aussi être inclus dans ce programme pour les jeunes. L’approche novatrice contribue directement à l’OMD 1 (réduire l’extrême pauvreté et la faim), à l’ODM 3 (promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes) ainsi qu’à l’ODM 8 (mettre en place un partenariat pour le développement – cible 16, en coopération avec les pays en développement, formuler et appliquer des stratégies qui permettent aux jeunes de trouver un travail décent et utile). Le programme contribue indirectement aux ODM 4 et 2 (réduire la mortalité infantile et assurer une éducation primaire pour tous).

Une innovation ultérieure de l’approche, qui a été testée pour la première fois en 2008 à Gaza et en Cisjordanie, a consisté à regrouper les stagiaires ayant terminé leur cycle en associations locales en vue de former des coopératives d’agriculteurs jeunes; en 2009, le même mécanisme a été introduit au Mozambique.

Et maintenant où?

Les écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage à la vie pour les jeunes ont fait partie des principales activités des programmes communs des Nations Unies pour «l’emploi et la migration des jeunes» réalisés au Malawi, au Mozambique et au Soudan, ainsi que du programme commun des Nations Unies pour la paix au Népal. La Division de la parité, de l’équité et de l’emploi rural (ESW) dirige aussi un certain nombre d’autres projets visant à promouvoir les occasions d’emploi et de création d’entreprises pour les jeunes ruraux, grâce aux écoles pratiques et à la formation de coopératives de jeunes agriculteurs dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, au Honduras, au Kenya et en Ouganda.

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