Portail de la FAO pour le renforcement des capacités
 

Objectif

Partant de ces acquis, et en étroite collaboration avec le projet d’Intensification de l’Agriculture et des Boutiques d’Intrants Coopératives (IARBIC), le Projet Capitalisation vise à élargir, de façon égale, les possibilités des producteurs et des productrices d’accéder aux intrants agricoles en qualité, en quantité et en lieu et temps voulus et de les utiliser de façon raisonnée et écologique. L’approche genre s’intègre totalement à cet objectif, recherchant un contrôle et un accès égal des hommes et des femmes aux moyens de production (terre, financements, intrants, information et éducation), aux responsabilités et à la prise de décision.

Démarche

Pour atteindre son objectif le projet adopte une démarche de «capitalisation», intégrant l’égalité hommes-femmes, visant à transformer des expériences sur la gestion des intrants et des connaissances pour que les productrices et producteurs puissent se les approprier. La capitalisation est une démarche complexe couvrant les domaines de la gestion de l’information et de la communication, que l’on peut résumer aux principales phases suivantes:

  • l’identification, qui consiste à repérer des pratiques innovantes, des informations et des connaissances pertinentes dans le domaine de la gestion des intrants;
  • la documentation, c’est à dire le recueil d’information permettant de décrire et d’illustrer ce qui a été identifié en faisant appel à différentes sources (une organisation paysanne, une bibliothèque, un centre de recherche, des sites web...);
  • la valorisation des expériences sur des supports pouvant atteindre le public visé (plaquette, affiche, manuel, chanson, programme radio, pièce de théâtre, film,..);
  • l’organisation systématique des informations produites sur une plateforme virtuelle (bibliothèque en ligne), sur un réseau interne ou encore dans la bibliothèque de l’institution afin de pouvoir retrouver facilement au moment voulu les informations répertoriées;
  • la diffusion et l’échange de ces supports à travers des canaux adaptés au monde rural et selon des méthodes permettant aux productrices et aux producteurs d’exploiter ces connaissances (programme d’une radio communautaire, théâtre-forum, projection, club d’écoute, bibliothèque villageoise, visite d’échange..);
  • et finalement l’appropriation qui permet de mettre en pratique ces nouvelles connaissances, de les adopter, de les adopter, de les adapter au contexte et de les enrichir (par exemple à travers les champs-écoles paysans, les écoles d’agriculture, et les formations données par des paysans relais et des animateurs endogènes).