Le changement climatique
Mission de la FAO
Sécurité alimentaire et développement rural

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été fondée en 1945 avec pour mandat le relèvement des niveaux nutritionnels, l’amélioration de la productivité agricole et des conditions de vie des populations rurales. Dans le domaine du changement climatique, l’Organisation contribue au débat en évaluant les preuves scientifiques disponibles, en participant aux systèmes d’observation et de suivi, en compilant des séries de données mondiales, en encourageant les pratiques d’adaptation et de mitigation et en servant d’instance neutre pour les négociations et les discussions techniques sur le changement climatique et l’agriculture.
Collaboration avec les Etats membres et les partenaires
Le rôle de la FAO est d’aider les Etats membres, en particulier les pays en développement plus vulnérables, à renforcer leurs capacités pour affronter les impacts négatifs de la variabilité et des changements climatiques sur l’agriculture. Afin d’exploiter au mieux les synergies, la FAO collabore sur les questions techniques avec le Secrétariat et les organes subsidiaires de la Convention cadre sur le changement climatique (UNFCCC), le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), des organisations soeurs telles que l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), les Secrétariats et organes subsidiaires de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et la Convention de lutte contre la désertification (CCD), ainsi que certaines organisations régionales. Par ailleurs, la FAO reste étroitement ancrée sur le terrain par des projets de collaboration avec les gouvernements, les associations d’agriculteurs, les ONG et le secteur privé.
La FAO, une fonction de médiateur
L’Organisation porte un intérêt de longue date, doublé d’une participation active, aux questions de climat dans tous les domaines de la planification agricole, auxquels s’ajoute la surveillance météorologique servant aux évaluations de la sécurité alimentaire. De ce fait, la FAO peut servir de médiateur neutre entre la communauté agricole et les organisations et les institutions internationales dans le processus de négociations, contribuant ainsi à la mise en oeuvre effective des accords et veillant à la participation équitable et équilibrée de toutes les nations.
Travaux intersectoriels au sein de l’Organisation
La FAO surveille de près l’état de la science du changement climatique pour élaborer la position de l’Organisation et participer aux débats internationaux, en particulier après l’adoption de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC, 1992) et du Protocole de Kyoto (1997). La formalisation du Groupe de travail interdépartemental (IDWG) sur le changement climatique et la formulation d’un Programme intégré sur le changement climatique en 2001 ont renforcé la coordination intersectorielle entre tous les départements techniques et la mise en œuvre effective des activités liées au changement climatique. L’Organisation détient une vaste expertise polyvalente en matière d’analyse des questions agricoles et environnementales. Cela lui donne la capacité, par exemple, de mener une analyse et une optimisation économique du CO2 le long de la chaîne alimentaire depuis l’utilisation des terres jusqu’à la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Parmi les activités faisant partie du programme sur le changement climatique, citons:
• la promotion de pratiques pour la mitigation du changement climatique,
• l’adaptation des systèmes agricoles au changement climatique,
• la réduction des émissions du secteur agricole en vue de garantir la sécurité alimentaire,
• la mise au point de pratiques visant à accroître la résilience des systèmes de production agricole face aux aléas et aux changements climatiques,
• des systèmes nationaux et régionaux d’observation, ainsi que la collecte et la diffusion des données et informations.
Afin de tenir compte des incertitudes liées au changement climatique, la FAO privilégie une approche "sans regrets", c’est-à-dire des mesures utiles en tout état de cause – même en l’absence de changement climatique – car elles améliorent l’efficacité des pratiques actuelles dans le secteur agricole, mais aussi dans la foresterie et les pêches. En même temps, elles permettent aux agriculteurs, aux populations des forêts ou aux pêcheurs de mieux se préparer au changement climatique.
