Sols et eaux

@FAO/Giulio Napolitano

L’adaptation au changement climatique pour les systèmes agricoles requiert une meilleure résilience à la fois à l’excès d’eau (forte pluviométrie) et au manque d’eau (longues périodes de sécheresse). Un élément fondamental pour répondre à ces problèmes est la matière organique du sol qui améliore et stabilise sa structure, de sorte que les sols peuvent absorber de plus grandes quantités d’eau sans causer de ruissellement de surface, qui pourrait entraîner l’érosion et des inondations plus en aval. La matière organique du sol améliore en outre la capacité d’absorption d’eau par le sol durant les sécheresses prolongées.

La FAO encourage un travail minimum du sol et le maintien du couvert végétal permanent pouvant accroître la matière organique et réduire les impacts des inondations, de l’érosion, de la sécheresse, des fortes pluies et des vents. Une vaste gamme de pratiques et technologies de gestion de l’eau est disponible pour disperser et tamponner les risques de production. L’amélioration de l’humidité résiduelle des sols par des techniques de conservation aide considérablement en marge des périodes sèches, tandis que les bandes riveraines, le paillage et les labours zéro contribuent à atténuer les risques d’érosion du sol dans les zones où l’intensité des précipitations augmente.

Activités de la FAO 

Mitigation

  • mise au point d’outils de modélisation (zonage agro-écologique mondial) afin d’évaluer si les cultures, notamment les agrocarburants, sont adaptées aux conditions pédologiques, climatiques et géomorphologiques.
  • mise au point de bases de données mondiales sur les statistiques d’utilisation des terres (production agricole, superficies récoltées et rendements) au niveau sous-national, utiles pour la modélisation des impacts du changement climatique sur les centres de production vivrière et les changements de systèmes d’utilisation des terres (production agricole)
  • mise au point de bases de données mondiales et nationales sur les sols, et diffusion de directives et renforcement des capacités pour l’évaluation du potentiel de fixation du carbone des sols
  • mise au point d’une base de données mondiale sur les statistiques sur l’eau, facilitant l’évaluation de l’accroissement des intensités de culture par l’irrigation (et par conséquent, de l’expansion réduite des terres agricoles vers des zones à haut potentiel de fixation du carbone, comme les zones boisées)
  • promotion de techniques d’amélioration de la productivité de la base de ressources (par une meilleure gestion durable des terres & conservation des sols et des eaux), réduisant ainsi l’expansion des terres agricoles vers les zones actuellement boisées

Adaptation

  • Promotion de technologies/pratiques de gestion pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau
  • Promotion de pratiques et technologies de gestion durable des terres/de l’agriculture (cultures, élevage, pâturages et parcours, et foresterie) afin d’accroître la séquestration du carbone
  • Développement de cadres pratiques et adaptés plus généraux d’évaluation des terres et de planification participative de l’utilisation des terres et des eaux, notamment une réforme foncière adéquate, pour permettre aux communautés de mieux affronter les impacts prévus du changement climatique

Publications


dernière mise à jour:  mercredi 5 décembre 2012