Voici le second numéro du bulletin d'information électronique de la FAO sur les changements climatiques et la sécurité alimentaire publié juste avant la 14ème Conférence des Parties à la Convention sur les changements climatiques (COP14) du Protocole de Kyoto à Poznań. Dans ce document, vous trouverez des informations relatives à la  participation de la FAO à cette importante réunion et les résultats d'événements majeurs sur le thème des changements climatiques tels que le Sommet mondial des régions sur les changements climatiques ainsi qu'un résumé de publications récemment ajoutées sur le site Internet de la FAO sur le changement climatique. 

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"Carte du mois"

 

 


Entretien avec M. Wulf Killmann, Directeur de la Division des produits et des industries forestiers de la FAO

"La FAO fera tout son possible pour que les questions portant sur la sécurité alimentaire soient prises en compte lorsque les discussions laisseront place à la négociation d'un accord sur les changements climatiques après 2012".

Lors de cette entretien, M. Wulf Killmann, Directeur de la Division des produits et des industries forestiers de la FAO et Président du Groupe de travail interdépartemental de la FAO sur les changements climatiques évoque la contribution de l'Organisation à la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Poznań, Pologne, du 1er au 12 décembre 2008.

Les émissions de gaz à effet de serre provenant des secteurs agricole et alimentaire constituent plus de 30 pour cent des émissions totales annuelles. Comment la FAO pense-t-elle faire face cette situation?

Si l'on considère que l'agriculture se situe parmi les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre, nous pouvons attribuer cet état de fait à quatre causes principales. Les émissions proviennent en majeure partie du déboisement et de la dégradation des forêts lorsque des régions boisées sont converties en zones agricoles ou en pâturages, phénomène aussi dénommé diversification de l'utilisation des terres. La deuxième source d'émissions de gaz à effet de serre est celle du méthane dégagé par les ruminants et les cultures de riz. Les processus digestifs et les bouses produites par les ruminants sont à l'origine d'un important dégagement de méthane et constituent environ 60 pour cent des émissions de méthane produites par le secteur agricole. Les autres 40 pour cent proviennent des rizières. Les autres sources d'émissions sont constituées par le dioxyde de carbone dégagé par les engins utilisés pour cultiver la terre, fonctionnant avec des combustibles fossiles, et par les émissions relevant de la production et de l'emploi d'engrais et de pesticides.

Pour limiter ces émissions associées à l'agriculture, la FAO recommande tout d'abord une meilleure gestion des forêts afin de minimiser leur dégradation, et des politiques intégrées d'utilisation des terres afin de réduire le déboisement. Pour faire face aux émissions de méthane par les ruminants, elle conseille d'améliorer la nourriture des animaux avec des aliments de qualité supérieure et plus nutritifs. La FAO accueille également favorablement l'idée d'intensifier les activités de recherche dans le but d'identifier d'autres variétés de riz et de méthodes de production afin réduire les émissions de méthane générées par la culture de cette céréale. Encourager l'agriculture de conservation à travers un travail minimum du sol adapté à la région et au type de sol peut augmenter sa teneur en matière organique, ce qui se traduit, en retour, par une augmentation de la quantité de carbone entreposée dans le sol.

Jusqu'à présent, on considérait que les changements climatiques pénalisaient fortement l'agriculture mais la FAO a souligné que l'agriculture n'était pas seulement la cause du problème mais qu'elle faisait aussi partie de la solution, entre autres en combinant les mesures d'atténuation et d'adaptation.

La FAO a a fait des contributions de qualité lors de la Conférence des Parties 13 à Bali en décembre 2007. De quelle façon participera-t-elle la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Poznań en Pologne?

Au fil des ans, la FAO a soutenu les efforts de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) et de son Secrétariat en analysant les documents et rapports techniques, en participant activement aux groupes d'experts sur le Mécanisme pour un développement propre et sur les transferts de technologie et en organisant des événements parallèles en lien avec les négociations. La FAO a aussi préparé une contribution pour cette négociation mettant en valeur les liens entre les changements climatiques et la sécurité alimentaire et rappelant le rôle important de l'agriculture dans le processus d'adaptation et d'atténuation des changements climatiques.

Dans le cadre de la Conférence qui se tiendra à Poznań, la FAO animera et co-organisera une série d'événements parallèles portant sur des questions spécifiques telles que l'atténuation des changements climatiques dans le secteur de l'agriculture en milieu rural et le renforcement de la préparation des pays pour le suivi et l'évaluation post-Kyoto.

Cette réunion fournira une bonne occasion au Partenariat de collaboration sur les forêts pour présenter une proposition concernant la réponse coordonnée du secteur des forêts au programme d'action sur les changements climatiques. Élaborer des politiques des forêts plus exhaustives pour contenir la fragmentation est une priorité. Les questions telles que les changements climatiques ne se limitent pas au niveau national. Les politiques des forêts ne peuvent concerner qu'un seul et unique secteur mais doivent être développées avec celles d'autres secteurs, en particulier, ceux de l'agriculture, de l'énergie, des infrastructures et de la météorologie. Pour accomplir ceci, l'élément fondamental est la volonté politique.

La FAO de sa part fera tout son possible pour que les questions portant sur la sécurité alimentaire soient sur prises en compte lorsque les discussions laisseront place à la négociation d'un accord sur les changements climatiques après 2012. 

Les solutions pour remédier au changement climatique nous montrent que  les forêts jouent un grand rôle. Dans quelle mesure les forêts peuvent-elles contribuer à l'atténuation du changement climatique?

Depuis longtemps, la conversion des forêts en terres agricoles a été une source importante d'émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Préserver les forêts aidera à conserver le carbone qui serait autrement libéré dans l'atmosphère en cas de déboisement. La FAO et divers experts ont estimé que la rétention totale de carbone suite à une réduction du déboisement, une meilleure croissance des forêts et davantage d'agroforesterie et de plantations pourraient compenser environ 15 pour cent des émissions de carbone générées par les combustibles fossiles au cours des prochaines 50 années.

Les forêts sont uniques pour prélever le dioxyde de carbone de l'atmosphère par le biais de la photosynthèse. Ce phénomène est défini comme fixation du carbone là où, par le truchement de la plantation d'arbres, nous absorbons le carbone de l'atmosphère et le fixons sur l'arbre. Le carbone est entreposé dans la biomasse de la forêt, dans les troncs, les branches, le feuillage, les racines des arbres et dans le sol. La gestion durable, le reboisement et la remise en état des forêts peuvent augmenter la fixation du carbone. Dans une forêt bien gérée, le stockage du carbone ne s'arrête jamais car de nouveaux arbres remplacent ceux qui ont été abattus. Même après récolte, les produits ligneux continuent à entreposer le carbone.

La substitution du carbone en revanche, peut modérer les changements climatiques et peut être accomplie en utilisant plus de bois au lieu du plastique, de l'aluminium ou des produits agglomérés, qui sont des matériaux très voraces en énergie et sources de carbone, ou encore le bois combustible à la place des combustibles fossiles. Il y a aussi l'approche du bois récolté: considérant que tous les produits ligneux renferment du carbone, il est de notre intérêt de les utiliser aussi longtemps que possible avant de les brûler afin de maintenir l'accumulation de carbone.

En tant que Président du Groupe de travail interdépartemental sur le changement climatique, quels principaux domaines de priorité recommanderiez-vous à la FAO de développer dans le cadre de ses activités futures en matière de changement climatique?

La FAO devrait continuer à travailler sur les questions d'atténuation des changements climatiques vu que beaucoup des émissions qui contribuent à ce phénomène sont produites dans le domaine qui nous concerne. En tant qu'organisation qui s'intéresse en particulier à la sécurité alimentaire, la FAO devrait également continuer à axer son travail sur l'adaptation aux changements climatiques en aidant les fermiers des pays membres à faire face aux changements climatiques extrêmes à venir et aux risques qui y sont liés. L'adaptation aux changements climatiques doit donc devenir une priorité d'action dans notre domaine d'activité. Nous devons l'intégrer dans le travail de l'organisation comme un défi majeur à relever dans les années venir.

Un effort continu visant à améliorer et augmenter la production de denrées alimentaires, en tenant compte de la nécessité de nourrir une population mondiale en expansion, devrait être aussi une priorité pour le travail du groupe de travail interdépartemental.

L'organisation ne sera pas en mesure d'accomplir cette tâche toute seule. Elle aura besoin du soutien continu et de la participation active des pays membres, des instituts de recherche internationale tels que le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) et, point important, de financements accrus.

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Prochains évènements

Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, Poznań, Pologne, du 1er au 12 décembre 2008.  

Le passage du stade des discussions à celui des négociations sera le thème principal de la 14eme  Conférence des Parties à la Convention sur le changement climatique (COP14) du Protocole de Kyoto qui se tiendra à Poznań, Pologne, du 1er au 12 décembre 2008.

Les responsables des questions d'environnement conviendront d'un plan d'action et d'un programme de travail pour la dernière année des négociations. Il est également prévu qu'ils abordent les questions clefs telles que le renforcement des capacités dans les pays en développement, la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts (REDD),  le transfert de technologie et l'adaptation aux changements climatiques.

Dans le cadre des prochaines négociations relatives aux changements climatiques en vue d'une nouvelle convention en appui au Protocole de Kyoto, la FAO animera et co-organisera une série d'événements parallèles qui concentreront leur attention sur des questions spécifiques telles que:  

  • Mitigation in agriculture and rural areas (en collaboration avec le FIDA)
    Mercredi 3 décembre 2008, 13h00 - 15h00
    Fox room
    Agenda
  • GTOS: Enhancing country preparedness for post-Kyoto monitoring and assessment (avec les partenaires du GTOS)
    Mercredi 3 décembre 2008, 18h00 - 19h30
    Swan room
    Agenda [359 kb]
    Introduction to GTOS [4 Mb]
    Terrestrial ECVs [2 Mb]
  • Strategic Framework for forests and climate change (avec le Partenariat de collaboration sur les forêts)
    Vendredi 5 décembre 2008, 13h00 - 15h00
    White-tailed eagle room
    Agenda
    Summary

Événements co-sponsorisés par la FAO

  •  UN system response to support REDD (organisé par le programme FAO/PNUD/PNUE UN-REDD en coopération avec la Banque mondiale et la CCNUCC )
    Jeudi 4 décembre 2008, 13h00 - 15h00
    Aesculapian snake room
  • Adaptation experiences across sectors and scales (organisé par le PNUD en coopération avec la FAO, le FIDA etc. )
    Jeudi 4 décembre 2008, 19h30 - 21h00
    Aesculapian snake room 
  • UN Youth: growing together in a changing climate (organisé par la CCNUCC en coopération avec la FAO, parmi d'autres)
    Vendredi 5 décembre 2008, 13h00 - 15h00
    EXTRA II room
  • Climate change and the risk of hunger: is the global food crisis a wake-up call for adaptation?  (organisé par le PAM en coopération avec la FAO et la FIDA)
    Mercredi 10 décembre 2008, 13h00 - 15h00
    Aesculapian snake room
  • Bioenergy towards a low carbon future: meeting the challenges of sustainable development and climate change (organisé par l'Italie avec le Global Bioenergy Partnership - GBEP dont le secrétariat est hébergé par la FAO)
    Jeudi 11 décembre 2008, 19h30 - 21h00
    Fox room

En parallèle à la Conférence des nations Unies sur le changement climattique de Poznan, le CIFOR organise la 2ème journée des forêts avec le Partenariat de collaboration sur les forêts dont la FAO fait partie.

Durant cette journée, la FAO organisera un événements sur : 

  • Adapting forest policies and institutions to meet climate change challenges: country experiences
    16:30 - 18:00 hrs

La FAO va aussi co-sponsoriser une série d'événements intersectoriels :

  • "The Second D"- Sustainable Forest Management Addressing Forest Degradation" 
    Organisé par ITTO, IUCN (GPFLR), FAO, CBD
    11:00 - 13:00 hrs
  • Getting Ready for REDD: Capacity Building for REDD Strategy Planning and Monitoring in Three Countries
    Organisé par la Banque Mondiale et le Programme FAO/UNDP/UNEP UN-REDD
    11:00 - 13:00 hrs 
  • Carbon storage in Harvested Wood Products: Why bother?
    Organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (UNECE)
    15:00 - 16:30 hrs

Pour télécharger le matériel de communication préparé par la FAO pour cette conférence, cliquez ici.

Télécharger aussi La réponse de la FAO au changement climatique  et Changement climatique et sécurité alimentaire 

Pour davantage d'informations sur cette conférence, veuillez consulter le site.

 

 Conférence de haut niveau sur l'eau pour l'agriculture et l'énergie en Afrique: les défis du changement climatique

 

La Conférence internationale qui se tiendra du 15 au 17 décembre à Syrte, Lybie, concentrera son attention sur l'eau pour le développement en Afrique.

Avec la société civile, les associations de paysans et le secteur privé, les États membres africains examineront les effets de la crise alimentaire en Afrique, les investissements dans le secteur rural pour assurer la sécurité alimentaire et ils analyseront les contraintes à la mise en valeur de l'eau nécessaire pour satisfaire les besoins énergétiques et alimentaires en Afrique. Les participants à la conférence proposeront des méthodes pour encourager et favoriser l'investissement dans le secteur des ressources hydriques afin de garantir la sécurité alimentaire et énergétique dans la région.

Dans le cadre de la préparation de la conférence, cinq réunions régionales ont été organisées en Afrique du Nord, en Afrique occidentale, orientale, centrale et australe fin octobre/début novembre. Une série de rapports nationaux couvrant tous les pays africains a été produite couvrant:

  • l'agriculture et la sécurité alimentaire
  • les ressources en eau et l'énergie hydroélectrique
  • le changement climatique

Pour prendre connaissance des exposés nationaux, cliquer ici.

Pour davantage d'informations sur la conférence, veuillez consulter le site.

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Nouvelles du terrain

Impact du changement climatique sur l'agriculture au Maroc

 Une étude menée par la FAO avec la Banque mondiale, le Ministère de l'agriculture et des pêches maritimes marocain et plusieurs autres institutions nationales a évalué l'impact du changement climatique sur l'agriculture marocaine vers la fin du 21ème siècle.

 L'étude détaillée couvre cinquante cultures, les principales zones agro-écologiques et plusieurs scénarios de changement climatique. Les premiers résultats de l'étude sur les prévisions de production agricole concernent surtout:

  • La capacité d'adaptation agricole
  • Les incertitudes liées à la méthodologie
  • La future disponibilité des variétés de cultures avec un meilleur rendement de l'utilisation de l'eau.

 L'approche adoptée pour l'estimation de l'impact du changement climatique sur les rendements des cultures est basée sur l'expérience de la FAO dans le domaine de l'évaluation et du fonctionnement des systèmes de prévision du rendement des cultures en temps réel dans un certain nombre de pays dans le contexte de la sécurité alimentaire. L'étude est la deuxième phase du projet mené par la Banque mondiale et le Maroc sur l'adaptation aux changements climatiques dans le secteur de l'agriculture.

 Pour télécharger la présentation sur les résultats du projet lors d'un évènement parallèle pendant la Journée mondiale de l'alimentation à Rome, cliquer ici.

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Dernières nouvelles

Résultats du forum de discussion électronique sur le changement climatique et ses liens avec la  sécurité alimentaire et la nutrition

Un large éventail de contributions a été reçu dans le cadre du Forun de discussion électronique lancé à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation en octobre sur le thème "Réponse  aux défis du changement climatique et de ses liens avec la sécurité alimentaire et la nutrition" organisé par le Forum mondial de la FAO sur les politiques et stratégies de sécurité alimentaire et de nutrition (FSN).

Le but de ce Forum était de fournir d'intéressantes informations susceptibles de faire naître de nouvelles idées et de collecter des expériences concrètes sur les meilleures pratiques pour faire face au  changement climatique et assurer la sécurité alimentaire.

Des experts originaires du Bangladesh, de Chine, d'Inde, du Nigeria, de l'Ouganda et du Sénégal ont partagé leurs expériences acquises dans divers pays sur des thèmes tels que:

  • L'expérience du Bangladesh où la pratique de l'agriculture biologique est vue comme un moyen spécifique pour réduire les émissions de dioxyde de carbone.
  • L'usage des « biochars » dans les sols, dans plusieurs pays, pour améliorer la fertilité du sol et augmenter les rendements des récoltes tout en réduisant les émissions et en stockant du carbone. L'application de « biochars » dans les sols minimise l'usage d'engrais chimiques et les besoins en eau d'irrigation.
  • Des informations concernant les consultations nationales sur "L'évaluation de la vulnérabilité et de l'adaptation et un avant-projet de plan stratégique régional pour renforcer l'adaptabilité au changement climatique" en Jamaïque

Si vous désirez consulter un résumé des discussions sur ces sujets, cliquez ici.

 

Sommet mondial des régions sur le changement climatique

Les 30 et 31 octobre, le premier Sommet mondial des régions sur "Le changement climatique: les régions en action" a été organisé par le Réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable (nrg4SD) en collaboration avec la région de Bretagne (France). La "Déclaration de Saint Malo" adoptée à la fin du Sommet a invité les dirigeants des parties signataires de la Feuille de route de Bali à "reconnaître et la fonction nécessaire, essentielle et complémentaire que doivent remplir les  gouvernements régionaux pour la promotion du développement durable et la réponse efficace face au  changement climatique", en mettant en valeur le rôle important que ce niveau de gouvernance peut jouer pour l'adaptation au changement climatique ou son atténuation, plus particulièrement en termes d'investissement dans les infrastructures, de coordination des interventions, de contacts avec les parties prenantes, d'actions de sensibilisation et dans les domaines du financement et de la coopération décentralisée en ce qui concerne les régions des pays développés.

 
Profitant du Sommet, le PNUD a lancé une nouvelle initiative destinée à aider les régions et associations de régions à développer des activités en rapport avec le changement climatique. Cette nouvelle initiative permettra aux autorités sous-nationales des pays en développement d'accéder à de nouvelles sources de financement comme par exemple la finance carbone, des produits spéciaux en matière d'assurance et de nouveaux fonds destinés aux mesures d'adaptation. Suite à cette initiative, un Protocole d'Accord a été signé pour la création par le PNUD d'un nouveau "Pôle mondial de services satellitaires aux régions pour la lutte contre le changement climatique" dénommé "ClimSat": Ce centre technique, qui sera implanté à Brest (Bretagne, France), utilisera les images satellitaires pour les activités liées au changement climatique au niveau régional.

Agriculture biologique et écologique : une solution pour faire face au changement climatique

Un Manifeste sur le changement climatique et les perspectives d'avenir de la sécurité alimentaire a été présenté à la réunion internationale "Terra Madre" à Turin, Italie, du 23 au 27 octobre 2008, en mettant l'accent sur la possibilité d'atténuer les effets du changement climatique en pratiquant une agriculture biologique et écologique.

Terra Madre est un rassemblement international qui se réunit tous les deux ans et est organisé par le Mouvement international Slow Food. Terra Madre a rassemblé plus de 7 000 personnes, parmi lesquelles des paysans, des cuisiniers, des universitaires et des délégués de la jeunesse provenant de 160 pays qui ont travaillé ensemble afin d'appuyer et d'augmenter la production artisanale, bio-diversifiée et durable de denrées alimentaires à travers le monde.

Les résultats du Manifeste seront communiqués au Sommet du G8 qui se tiendra en Sardaigne (juillet 2009) et aux négociations sur le climat dans le cadre des négociations de Copenhague - Kyoto 2 prévues également l'année prochaine.

Slow Food et la FAO mettent les petits producteurs d'Afrique occidentale en relation avec le marché international, créant et soutenant ainsi des marchés à l'intérieur et à l'extérieur de la zone. Cette collaboration a pour but de conserver la biodiversité locale en créant des filières entre les petits producteurs d'Afrique occidentale et les consommateurs en Europe, dans le respect de la production, des connaissances et de la biodiversité locales.

Pour télécharger le Manifeste sur le changement climatique et les perspectives d'avenir de la sécurité alimentaire disponible en cinq langues, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur Slow Food et Terra Madre cliquer ici.

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Publications, outils et sites Internet

Une nouvelle publication  pour faire face aux catastrophes: Évaluation rapide des catastrophes agricoles 

L'évaluation rapide des catastrophes agricoles (RADAR) propose de passer des estimations empiriques de l'impact des catastrophes sur l'agriculture à des approches basées sur un modèle par le biais d'un modèle pragmatique d'assistance en matière de décision permettant d'évaluer les régions géo-référencées affectées par des catastrophes naturelles ayant provoqué d'importants dégâts aux systèmes agricoles.

Cette publication de la FAO considère qu'un désastre est le "produit" de facteurs extrêmes et d'un système agricole vulnérable. Lorsqu'un phénomène naturel frappe une région, l'utilisateur de la procédure devrait rassembler très rapidement toutes les données géo-référencées et les données quantitatives disponibles sur l'événement et la région. Un Système informatisé de gestion des catastrophes peut évaluer l'impact de la catastrophe à court et long terme sur l'agriculture en intégrant des modèles physiques, des bases de connaissances, des bases de données et des services d'information géographiques (SIG).

La bonne mise en application de RADAR pourrait permettre d'améliorer le système de prévision des catastrophes naturelles, de faciliter les opérations de secours d'urgence en temps opportun et d'inclure la prise de conscience du risque dans la planification du développement agricole à long terme.  

 Pour importer la publication, cliquer ici.

Une solution au changement climatique par une production soutenue

Dans ce document publié par le Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes, la production durable est proposée comme une solution au changement climatique dans plusieurs systèmes agro-écologiques si elle est exécutée de concert avec les politiques, les incitations et la technologie appropriées pour encourager un usage rationnel et durable des ressources naturelles afin de garantir la sécurité alimentaire au niveau local et national.

Le document cherche à jeter les bases d'une stratégie intégrée pour le bétail, les forêts et l'eau dans le contexte de la sécurité alimentaire en Amérique latine et aux Caraïbes. Il tient compte de domaines d'activité tels que,: l'adaptation au changement climatique et l'atténuation, l'eau, les animaux nuisibles et les maladies transfrontières, la gestion des risques de catastrophe, la bioénergie, les politiques, les marchés, les perspectives mondiales, les pêches et la biodiversité.

Le document, disponible en espagnol seulement peut être importé ici.


Le portail Internet de la FAO sur le changement climatique donne accès à toute une série de  publications liées au changement climatique et à la sécurité alimentaire, à ses impacts, aux réductions des émissions de gaz à effet de serre, aux actions dans le domaine de l'adaptation aux changements climatiques et à l'atténuation de leurs effets et aux cadres politiques. Elles peuvent être consultées dans la section Publications du site.

La FAO a aussi publié d'utiles outils tels que des bases de données, des modules de formation électroniques et des manuels de formation que vous pouvez consulter ou télécharger en visitant la section du site "Données et outils."

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Carte du mois

Impacts projetés du changement climatique sur le potentiel de production céréalière pluviale - Évolution en 2050 par rapport à la moyenne 1961 - 1990

Cette carte présente les impacts du changement climatique sur le potentiel de production céréalière pluviale dans les zones de culture (données 1992-1993) ainsi que sur les toutes les terres aptes à une telle production céréalière pluviale, établis sur la base d'une moyenne des projections des conditions climatiques pour chaque pays issues de trois modèles climatiques mondiaux (ECHAM4, HADCM2, CGCM1).

Pour plus de détails, consulter le document IIASA/FAO "Global Agro-ecological Assessment for Agriculture in the 21st  Century: methodology and results", mars 2002,  pages 103 à 107 et  67 à 71. Les chiffres cartographiés correspondent à l'évolution, exprimée en pourcentage, des valeurs pour 2050 par rapport à la moyenne 1961-90 (valeur en 2050/valeur pour la moyenne 1961-90) x 100).

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dernière mise à jour:  mardi 15 décembre 2009