Voici le troisième numéro du Bulletin d'information électronique de la FAO sur le changement climatique et la sécurité alimentaire. Vous y trouverez des annonces sur de prochaines manifestations de la FAO relatives au changement climatique, des informations sur les résultats de réunions internationales telles que les négociations sur le changement climatique de Poznań, ainsi que les publications récemment ajoutées au portail en ligne de la FAO sur le changement climatique ou des nouvelles du terrain.
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Entretien avec Mme Mette Løyche Wilkie, Forestier principal au Département des forêts de la FAO
"Grâce au Programme UN-REDD, nous tenons à montrer que l'on peut mettre en place un mécanisme REDD efficace et équitable qui portera à une réduction sensible des émissions de carbone." 
Alors que les pays sont en pleins préparatifs pour la prochaine session du Comité des forêts de la FAO en mars, Mme Mette Løyche Wilkie, Forestier principal au Département des forêts de la FAO, parle de la contribution des forêts au changement climatique, de l'état d'avancement de l'Evaluation mondiale des ressources forestières 2010, avec sa nouvelle composante de télédétection, et de la participation de la FAO au Programme UN-REDD lancé récemment.
Quel est le rôle des forêts en tant que source et solution du changement climatique?
Les forêts jouent un triple rôle dans le changement climatique. A l'échelle mondiale, elles constituent actuellement une source importante d'émissions de carbone et, lorsqu'elles sont défrichées, brûlées, surexploitées ou dégradées, sont responsables de 17 pour cent environ des émissions mondiales d'origine anthropique. Par ailleurs, elles font également partie de la solution face au changement climatique car elles piègent le carbone durant leur croissance. Elles ont un potentiel d'absorption - dans leur biomasse, leurs sols et leurs produits ligneux - d'environ un dixième des émissions mondiales de carbone escomptées pour la première moitié de ce siècle. Et en dernier lieu, à condition d'être gérées dans une optique durable, elles sont en mesure de fournir une alternative aux combustibles fossiles à bilan carbone neutre: l'énergie-bois
La réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) est un volet clé de la lutte contre le réchauffement de la planète. Comment la FAO contribue-t-elle au nouveau partenariat de collaboration baptisé UN-REDD?
Le Programme UN-REDD a été créé entre la FAO, le PNUD et le PNUE afin d'aider à réduire les émissions de carbone dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. La FAO jouera non seulement un rôle capital en tant que partenaire de ce Programme, mais a mené au fil des ans toute une série d'initiatives qui viennent parfaitement compléter les travaux du Programme UN-REDD, comme notamment ses activités d'évaluation et de suivi des forêts. La FAO conduit des évaluations mondiales des ressources forestières périodiquement depuis plus de 60 ans, et elle a offert son soutien à de nombreux pays pour mener des évaluations nationales de leurs forêts et mettre en place des systèmes de suivi à long terme. Nous aidons également les pays à élaborer des politiques et programmes forestiers nationaux et avons une longue expérience dans la promotion de la participation des communautés locales à l'aménagement des forêts. Grâce aux travaux de longue date de la FAO dans le domaine de la gestion forestière durable, nous avons beaucoup à offrir.
Quelles sont les priorités du Programme UN-REDD?
En deux mots, le Programme UN-REDD a pour vocation de contribuer au renforcement des capacités pour la mise en oeuvre de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) et d'appuyer le dialogue international en vue de l'inclusion d'un mécanisme REDD dans un régime post-2012 de lutte contre les changements climatiques.
Une des priorités consiste à mettre au point un système solide de suivi, d'évaluation, de notification et de vérification des forêts qui nous permettrait de déterminer ce qui se passe actuellement ou s'est passé récemment dans les pays - et de récompenser au bout du compte les pays en développement qui sont parvenus à réduire la déforestation et la dégradation de leurs forêts. Les informations ainsi obtenues permettront la création de mécanismes de crédit carbone, domaine dont la FAO a la charge principale au sein du Programme UN-REDD.
Outre la surveillance des forêts, il faut procéder à une identification commune des causes profondes de la déforestation et de la dégradation des forêts et des solutions pouvant y être apportées. Des études et des consultations sur ces thèmes doivent être organisées dans les pays. Un processus participatif de définition de stratégies doit être lancé pour parvenir à une réduction de la déforestation. Ces stratégies devraient également inclure des mécanismes financiers en faveur des communautés qui font concrètement reculer la déforestation. Grâce au Programme UN-REDD, nous tenons à montrer que l'on peut mettre en place un mécanisme REDD efficace et équitable qui portera à une réduction sensible des émissions de carbone.
Que fait-on pour renforcer la capacité de surveillance des forêts dans les pays en développement?
La FAO collabore avec les pays du monde entier pour communiquer les stocks de carbone et leur évolution au sein des forêts dans le cadre de son rapport Evaluation mondiale des ressources forestières (FRA) à paraître en 2010. L'an dernier, nous avons organisé 10 ateliers régionaux et sous-régionaux, en examinant les formats de rapports nécessaires et en montrant aux pays comment utiliser le manuel de bonnes pratiques du GIEC sur l'évaluation et la notification des stocks de carbone en forêt.
Par ailleurs, plus de 20 pays ont reçu une aide de la FAO au cours des 5 dernières années pour la mise en place d'un système national d'évaluation et de suivi des forêts, qui mesure notamment des variables comme la biomasse et le carbone.
Un troisième aspect important est l'Enquête mondiale par télédétection que nous sommes en train de conduire avec les organismes partenaires pour FRA 2010. A l'aide de données satellitaires datant de 1975, 1990, 2000 et 2005, le couvert forestier mondial sera étudié sur quelque 13 500 parcelles, avec une intensité d'échantillonnage d'1 pour cent de la surface terrestre émergée. Cette enquête donnera des renseignements sur l'évolution des superficies boisées et les changements d'affectation intervenus au fil des ans, comme, par exemple, leur conversion à des usages agricoles, leur transformation en pâturages, en routes ou en constructions. Les pays participent à l'interprétation des données. Les informations recueillies sont valables à l'échelon mondial et régional, car la plupart des pays n'ont que de 50 à 150 parcelles avec la grille que nous utilisons, ce qui n'est pas suffisant pour valider les résultats au niveau des pays. Ces derniers peuvent toutefois utiliser les mêmes méthodologies et outils et accroître le nombre d'unités d'échantillonnage afin d'obtenir des estimations valables à l'échelon national qui puissent s'avérer utiles pour l'initiative REDD.
L'Evaluation mondiale des ressources forestières (FRA) 2010 sera à l'ordre du jour du prochain COFO en mars 2009. Quels sont les principaux thèmes et les attentes de cette session biennale du Comité de la FAO?
Lors du prochain Comité des forêts de la FAO qui aura lieu du 16 au 20 mars à Rome, la FAO présentera l'état d'avancement du rapport FRA 2010 et se penchera plus particulièrement sur les aspects liés au changement climatique, tant dans le processus de notification des pays, dans l'étude de télédétection que dans une nouvelle initiative sur la dégradation des forêts.
Cette présentation constitue seulement l'une des sessions spéciales et événements collatéraux sur les "forêts et le changement climatique", un des thèmes clés du COFO 2009 - baptisé également Semaine mondiale des forêts. Plus de 600 participants sont attendus, à commencer par les chefs des administrations forestières de la plupart des pays. L'Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies sur le changement climatique, Mme Gro Harlem Brundtland, prononcera le discours liminaire et il y aura d'autres orateurs de renom, d'où l'extrême intérêt de participer à cet événement qui, nous l'espérons, aidera à cibler l'attention sur les multiples liens entre forêts et changement climatique.
Prochains évènements
Pêches et changement climatique à l'ordre du jour du prochain Comité des pêches de la FAO

Le Comité des pêches de la FAO (COFI) tiendra sa 28ème session du 2 au 6 mars prochain. Un des points à l'ordre du jour sera notamment : « Changement climatique, pêches et aquaculture ».
Cette rencontre intergouvernementale mondiale où les grands problèmes des pêches et de l'aquaculture sont examinés par les Gouvernements, les organismes régionaux de pêches, les ONG, les travailleurs du secteur, la FAO et la communauté internationale, se penchera sur les impacts du changement climatique sur les pêches et l'aquaculture, les réponses potentielles et leurs incidences.
Les participants commenteront également les conclusions et les recommandations émises par l'Atelier d'experts sur les incidences du changement climatique pour les pêches et l'aquaculture qui s'est tenu en avril 2008, dans le cadre de la préparation de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire: les défis du changement climatique et des bioénergies.
Ce Comité émettra également des recommandations et orientations sur les activités futures du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO.
Pour plus d'informations sur la 28ème session du COFI, consulter le site.
Pour télécharger le document Changement climatique, pêches et aquaculture qui sera examiné par le COFI, cliquez ici.
Coordination des efforts pour affronter le changement climatique dans le secteur des pêches
Une réunion informelle de coordination est en train d'être organisée conjointement par la FAO, la Banque mondiale et le WorldFish Center dans le but de renforcer la coordination et d'identifier des domaines de coopération éventuelle sur les menaces du changement climatique pesant sur les pêches et l'aquaculture.
Les principaux buts de la réunion qui se tiendra au siège de la FAO à Rome du 9 au 11 mars 2009, dans le sillage du COFI, sont l'échange d'informations sur les activités actuelles et futures et l'identification de possibilités de partenariats afin d'améliorer l'efficacité des diverses initiatives à cet égard. Un des résultats de l'atelier pourrait être un cadre pour un Programme mondial sur l'adaptation et la mitigation du changement climatique dans les pêches et l'aquaculture.
Le changement climatique au coeur des débats du Comité des forêts de la FAO et de la Semaine mondiale des forêts

La gestion durable des forêts dans un contexte de changements climatiques est un des thèmes centraux qui sera examiné lors du Comité des forêts (COFO) et de la Semaine mondiale des forêts qui auront lieu du 16 au 20 mars 2009 au siège de la FAO.
L’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur le changement climatique, Mme Gro Harlem Brundtland, ouvrira la 19ème session du COFO qui réunit tous les deux ans les chefs des services forestiers et autres hauts responsables gouvernementaux, afin d’identifier les questions stratégiques et techniques émergentes, rechercher des solutions et dispenser des conseils sur les mesures appropriées.
C’est durant le COFO qu’aura lieu la présentation du rapport « Situation des forêts du monde 2009 », de même que des discussions sur la Stratégie de la FAO en matière de forêts et de foresterie et la notification sur l’état d’avancement de l’Evaluation des ressources forestières mondiales 2010.
La Semaine mondiale des forêts comprendra des présentations par les responsables du Partenariat de collaboration sur les forêts sur le cadre stratégique pour les forêts et le changement climatique, et traitera de diverses questions telles que le financement de la gestion durable des forêts, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) et l’adaptation au changement climatique basée sur l’écosystème. Elle offrira également une tribune aux pays pour échanger leurs opinions sur les forêts et le changement climatique.
Pour plus d’informations sur la session du COFO et la Semaine mondiale des forêts, consulter le site.
Nouvelles du terrain
Rapport sur l’impact du changement climatique sur l’agriculture marocaine
Le rapport final sur l’évaluation des impacts du changement climatique réalisée sous l’égide de la FAO, de la Banque mondiale et de partenaires locaux est désormais disponible. Il contient des informations sur les rendements futurs d’une cinquantaine de cultures estimés selon deux scénarios au sein de six zones agroécologiques.
La FAO a mis au point deux outils d’évaluation à haute résolution spatiale, montrant que les rendements resteront relativement stables pour la plupart des cultures jusqu’en 2030 environ. Ce après quoi, certaines cultures principales afficheront des pertes significatives: en 2080, les cultures pluviales de betterave à sucre seraient en chute de 40 pour cent dans les zones de production les plus favorables, et l’orge de 30 pour cent.
Toutefois, les principales incertitudes sur l’impact du changement climatique naissent de deux facteurs: la disponibilité future d’eau pour l’irrigation, et la "technologie”. Si la disponibilité d’eau liée au climat peut être estimée, l’efficacité des systèmes d’irrigation est difficile à déterminer. Par "technologie" on entend la mécanisation, une meilleure gestion et utilisation des informations comme les prévisions saisonnières, et au choix des variétés. Au Maroc, il y a encore lieu d’améliorer les cultures et l’utilisation de l’eau. Néanmoins, l’efficience d’utilisation de l’eau a une marge d’amélioration uniquement jusqu’à un certain point, ce après quoi les disponibilités d’eau redeviendront le principal facteur limitant.
L’étude fait partie d’un programme intégré qui couvre toute la gamme des projections de scénarios du changement climatique jusqu’aux impacts sur la production agricole et le commerce international des produits agricoles, afin de formuler des recommandations de politique sur l’adaptation au changement climatique et à ses effets.
L'adaptation à base communautaire en action: Étude de cas au Bangladesh

Le rapport final de la première phase du Projet sur l’amélioration des capacités d’adaptation au changement climatique pour des moyens d’existence durables dans le secteur agricole au Bangladesh a désormais été publié dans le cadre de la Série Environnement et ressources naturelles de la FAO.
Le rapport présente une synthèse de l’approche mise au point et testée pour promouvoir l’adaptation au niveau des communautés agricoles. Il offre les enseignements tirés du processus d’exécution ainsi que les détails de bonnes pratiques en matière de gestion des risques de sécheresse liés au changement climatique.
Le projet est opérationnel depuis 2005 dans le cadre du Programme global de gestion des risques de catastrophes (CDMP) au Bangladesh. Il est mis en oeuvre par la FAO, le Département national de la vulgarisation agricole (DAE), en collaboration avec les Départements des pêches, de l’élevage et des forêts et les instituts nationaux de recherche tels que le « Bangladesh Rice Research Institute » (BRRI) et le « Bangladesh Agricultural Research Institute » (BARI).
Télécharger le rapport intégral ici.
Dernières nouvelles
COP14: Vers un nouvel accord sur le changement climatique
La 14ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP14) du Protocole de Kyoto, qui s’est tenue à Poznań en décembre dernier, a réuni plus de 9 250 participants, afin de préparer les négociations en vue d’un accord post-Kyoto à Copenhague en 2009.
Parmi les résultats fructueux de la réunion figure l'accord des parties prenantes pour que le Fonds d'adaptation pour le financement de programmes et projets d'adaptation au changement climatique soit une entité légale assurant un accès direct pour les pays en développement. La COP14 a également adopté un programme de transfert de technologies mis au point par le FEM qui prend en compte la mise en œuvre des projets sur le long terme, la mobilisation d’investissements du secteur privé et la promotion de projets innovants.
La FAO a piloté ou co-organisé une dizaine d’événements parallèles à la réunion, ainsi que durant la deuxième Journée des forêts organisée par le Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR) et co-parrainée par le Partenariat de collaboration sur les forêts et présidée par la FAO.
Les événements, qui ont enregistré une forte participation, étaient axés sur l’importance de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, des pêches et des forêts dans les négociations post-Kyoto. Citons notamment des débats sur l’atténuation dans l’agriculture et les zones rurales, le Système mondial d’observation terrestre (SMOT) et le renforcement de la préparation des pays au suivi et à l’évaluation post-Kyoto, la réponse du système des Nations Unies pour soutenir la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD), les bioénergies vers un avenir sobre en carbone,...
La FAO, en lien avec le FIDA, a aussi préparé une contribution pour le groupe de travail sur l'action coopérative de long terme intitulée "Financer l'adaptation au changement climatique et son atténuation dans les secteurs de l'agriculture et des forêts". Les idées et propositions de cette contribution ont été reprises dans un document de synthèse des contributions ("Assembly Document") qui évoluera vers un texte pour la négociation.
Le prochain grand cycle de négociations aura lieu à Bonn (Allemagne), 29 mars-8 avril 2009
Télécharger les présentations effectuées lors des événements collatéraux de la FAO.
Pour une information complète sur les résultats de la COP14 à Poznań, consulter le site de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCC).
Lire les résultats de la deuxième Journée des forêts.
Les couleurs du changement climatique

Après le lancement du concours international de dessins sur le thème « Notre monde, notre climat, notre alimentation”, la FAO et l’Association mondiale des Guides et Éclaireuses (AMGE) ont reçu plus de 1400 dessins de 46 pays du monde entier.
La lauréate du concours est une jeune fille de 16 ans, Chan Hiu Wing, de Hong Kong (Chine). Son logo sera utilisé dans la réalisation d’un guide pour les jeunes, de badges et des documents sur des activités liées au changement climatique et la sécurité alimentaire. Le projet est financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA).
Etant donné le haut niveau des oeuvres présentées, l’équipe FAO/AMGE a tenu à afficher en ligne tous les dessins afin qu’ils puissent être admirés de tous. Consulter le classement et les dessins des jeunes ici.
Résultats de la réunion sur L’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique
En sa qualité de Président du mécanisme interinstitutions des Nations Unies “UN-Water”, la FAO a organisé du 15 au 17 décembre 2008 une Conférence ministérielle sur “L’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique” à Syrte (Libye), en étroite collaboration avec la Jamahiriya arabe libyenne, l’Union africaine, le Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW), la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l’Afrique.
Des « fiches nationales d’investissement » ont été préparées pour tous les pays africains en estimant les investissements nésessaires dans l’eau pour l’agriculture et l’énergie, sur la base d’un examen et d’une mise à jour du Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP) du NEPAD et d’autres projections d’investissement au niveau des pays et des bassins hydrographiques. La déclaration finale a invité les gouvernements et les partenaires de développement à élaborer un plan d’action et à s’engager dans des programmes d’investissement pour le développement de l’eau en faveur de l’agriculture et de l’énergie en Afrique, à court, moyen et long terme. Un mécanisme de suivi a été mis en place pour évaluer le plan d’action convenu.
Pour plus d’informations, visiter le site de la conférence.
Pour consulter les fiches nationales d’investissement, cliquer ici.
L’Union africaine s’engage à accorder la priorité aux recommandations de la Conférence sur l’agriculture écologique
La Commission de l’Union africaine participant à l’atelier sur "L’agriculture écologique: atténuer le changement climatique, assurer la sécurité alimentaire et l’autonomie pour les sources de revenus ruraux en Afrique" organisé en Ethiopie en novembre dernier, s’est engagée à donner la priorité à ses recommandations et à servir de tribune pour l’élaboration de politiques agricoles appropriées.
La conférence a rassemblé quelque 80 participants de pays africains qui ont convenu que “l’agriculture écologique peut assurer la sécurité alimentaire et améliorer les moyens d’existence des ruraux africains. Elle peut aussi atténuer les effets du changement climatique et aider les agriculteurs à s’y adapter”.
Parmi les principaux thèmes examinés durant la conférence, citons
- L’impact de l’agriculture à fort coefficient d’intrants chimiques sur les petits exploitants
- Le partage des pratiques agricoles écologiques/durables/bio
- L’élaboration de politiques et stratégies agricoles écologiques pour la sécurité alimentaire des ménages et le développement rural durable
La Conférence a été organisée par l’Union africaine, la FAO et le Ministère de l’agriculture et du développement rural d’Ethiopie, en collaboration avec l’Institut pour le développement durable (ISD) d’Ethiopie et le Réseau Tiers Monde (« Third World Network »).
Publications, outils et sites Internet
Changement climatique et sécurité alimentaire dans les pays insulaires du Pacifique

Un nouveau rapport intitulé «Climate Change and Food Security in Pacific Island Countries» a été publié récemment par la FAO, le Secrétariat du Programme régional océanien de l'environnement et l'Université du Pacifique Sud.
Le rapport présente les problèmes et les obligations auxquels sont confrontées les îles du Pacifique face aux impacts du changement climatique sur les sources d'alimentation et d'eau. Il comprend également des recommandations à l'intention des stratégies nationales liées à l'atténuation, l'adaptation et la réponse aux enjeux que constitue la variabilité du climat sur l'agriculture et la sécurité alimentaire à Vanuatu, en République des Iles Marshall et dans les Iles Cook. En guise de réponse régionale au changement climatique, la publication contient également le rapport d'un groupe d'experts régionaux des partenaires concernés qui a été formé afin de passer en revue et de régionaliser les engagements pris dans la Déclaration de Rome à l'issue de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire: les défis du changement climatique et des bioénergies.
Lire le communiqué de presse de la FAO ici.
Télécharger le document complet (en anglais) ici.
Initiatives en matière de bioénergie à petite échelle: Brève description et leçons préliminaires sur leurs impacts sur les conditions de vie en milieu rural à partir études de cas d'Asie, Amérique Latine et Afrique

Alors qu'au cours des deux dernières années, l'attention du monde se portait sur les biocarburants liquides pour le transport (essentiellement bioéthanol et biodiesel), cette étude se penche sur un autre aspect de la bioénergie : les impacts des petites initiatives de bioénergie sur les moyens d'existence des populations rurales. Elle décrit brièvement et tire des leçons préliminaires de 15 études de cas réalisées dans 12 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. L'étude a été conduite par "Practical Action Consulting" en collaboration avec le projet PISCES (Policy Innovation Systems for Clean Energy Services).
Télécharger les études de cas ici.
Le portail Internet de la FAO sur le changement climatique donne accès à toute une série de publications liées au changement climatique et à la sécurité alimentaire, à ses impacts, aux réductions des émissions de gaz à effet de serre, aux actions dans le domaine de l'adaptation aux changements climatiques et à l'atténuation de leurs effets et aux cadres politiques. Elles peuvent être consultées dans la section Publications du site.
La FAO a aussi publié d'utiles outils tels que des bases de données, des modules de formation électroniques et des manuels de formation que vous pouvez consulter ou télécharger en visitant la section du site "Données et outils."
Eau virtuelle
Combien faut-il d’eau pour produire ...

1 verre de jus d'orange 170 litres
1 pomme 70 litres
1 œuf 135 litres
1 verre de lait 200 litres
1 orange 50 litres
1 pomme de terre 25 litres
La quantité d'eau nécessaire pour produire de la nourriture varie en fonction des cultures, des sites, de la productivité locale et des conditions des disponibilités en eau par les précipitations ou l'irrigation. L'eau consommée dans le processus de production d'un produit agricole est désignée sous le terme d'« eau virtuelle ». Le service de l'eau de la FAO a réalisé une série de posters indiquant la quantité d'eau virtuelle nécessaire à la production de certains des aliments que nous consommons tous les jours.
Télécharger les posters ici.
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