FAO.org

Accueil > Country_collector > FAO en République du Congo > Actualités > Detail
FAO en République du Congo

Résilience des groupes vulnérables face aux urgences, aux crises et aux catastrophes: Une coordination intersectorielle « Une Seule Santé » s’organise en République du Congo.

Photo de famille: Participants à la réunion, Programme FAO Congo et FAOR Congo
16/05/2019

Brazzaville – Une dizaine de techniciens de haut niveau venant des secteurs de la santé animale et humaine, de l’environnement et de la faune se sont réunis à la Représentation de la FAO, pour discuter sur les modalités de l’institutionnalisation et de l’opérationnalisation de l’approche « Une Seule Santé » en République du Congo. Les participants ont unanimement reconnu la nécessité de collaborer étroitement dans le cadre de l’approche « Une Seule Santé », concept auquel les principaux acteurs des différents secteurs clés sont sensibilisés depuis une décennie tout en déplorant qu’un cadre formel de collaboration n’ait pas encore été mis en place.

« L’insuffisance des ressources humaines en quantité et en qualité et la mobilisation des fonds sont les principaux défis pour la mise en œuvre d’une collaboration efficace entre les secteurs impliqués », a déclaré Angelie Dzabatou Babeaux, Directeur exécutif du Conseil National de Lutte contre le VIH/Sida, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (CNLSE)

Pour Dieudonné Ankara, Directeur général de l’Environnement, la République du Congo est un précurseur dans la compréhension de l’approche « Une Seule Santé’ ». Cependant, « le manque de dialogue entre les différents secteurs est à l’origine de l’échec de l’institutionnalisation et de l’opérationnalisation de cette approche », a-t-il ajouté.

En effet, les conséquences conjuguées de la croissance démographique, du changement climatique, des activités anthropiques et des déplacements internationaux ont sans cesse modifié les interactions entre les humains, les animaux et leur environnement, ce qui a parfois pour conséquence la survenue d’épizooties, d’épidémies et de pandémies.

A titre d’illustration, au cours de ces deux dernières décennies, la République du Congo a, notifié auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) des foyers de la maladie à virus Ebola (2002-2003, 2005), de Chikungunya (2011, 2019), de la variole du singe (2003, 2009, 2017) et de rage (2013-2014). Il est donc nécessaire d’implémenter l’approche « Une Seule Santé » pour permettre une meilleure résilience des groupes vulnérables face aux urgences, aux crises et aux catastrophes.

Bien qu’un consensus se soit dégagé pendant cette réunion sur la nécessité de la mise en place d’une plateforme de plaidoyer, d’orientation et de coordination de toutes les interventions qui ont un lien avec l’approche « Une Seule Santé », les participants ont convenu d’éviter la multiplicité des cadres institutionnels. Ainsi, le Conseil national de lutte contre le VIH/SIDA, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies a été identifié comme cadre institutionnel existant, base de travail devant nécessiter une révision profonde à apporter au décret n° 2017-269 du 28 juillet 2017 portant création, attributions et organisation cette institution.

Dans l’attente de la mise en place d’un cadre institutionnel définitif, les participants ont recommandé qu’il soit signé un mémorandum d’entente entre les secteurs clés pour une opérationnalisation immédiate des activités « Une Seule Santé », au vu des urgences de santé publique que traverse la République du Congo.

C’est à ce titre que Tobi N’Kaya, Directeur général de l’Elevage et délégué pays pour l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), se référant à la Tripartie   FAO-OIE-OMS a renchérit qu’une réflexion sur une alliance des secteurs au niveau national doit être faite pour garantir l’institutionnalisation et l’opérationnalisation efficaces de cette approche.

Une prochaine réunion se tiendra le 7 juin 2019 prochain, pour statuer sur les propositions d’amendement du décret 2017-269 du 28 juillet 2017 et du mémorandum d’entente intersectoriel.