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FAO en République du Congo

Témoignage de Kekolo Edouard, Président du Groupement Loubi dans la ceinture maraîchère de Djeno à Pointe-Noire.

« J’ai commencé le maraichage en janvier 2005 après ma formation à l’Institut de Développement Rural (IDR) de Brazzaville et très jeune j’ai intégré la société Eco (bouturage des eucalyptus). J’ai également été formé par l’ONG Mercy Ships et l’Association Agricole pour le Développement AAD de Brazzaville avant de créer ce groupement de Loubi dont je suis le promoteur.

Constitué de 12 personnes dont 6 femmes et 6 hommes, notre groupement a à  travers le projet HUP reçu beaucoup de formations et appuis multiformes du gouvernement et de la FAO axés principalement sur la production biologique, calcul de rendement et la transformation. 
Avant il était difficile pour nous de connaitre les pertes et les gains, les dépenses et les bénéfices de la culture en trois mois. Avec les 4 cahiers à gérer (le brouillard de caisse, le journal de banque, le cahier journal, et la fiche d’inspection hebdomadaire) nous sommes aujourd'hui capable d'effectuer notre calcul trimestriel de rendement. Le calcul de rendement est donc un grand acquis pour moi que j’aimerai partager avec tous les autres maraichers de Pointe-Noire sans discrimination aucune.»

Transfert de connaissances pour améliorer les itinéraires et développer la chaine des valeurs

M Kekolo travaille en partenariat avec les autres maraichers de Nzassi, de Loango et de Hinda. Pour lui, il ne devrait pas avoir des barrières entre tous ceux qui ont en partage ce travail de la terre. Il rajoute:

« On ne se suffit pas tout seul ; on peut toujours apprendre aux autres et des autres. Notre souhait est donc de passer de la production chimique à la production biologique en supplantant de plus en plus l’utilisation des pesticides. Je suis formateur en production Bio et nous voulons que notre groupement soit un modèle dans ce sens avec nos cultures phares constituées du chou, de la tomate, de la ciboule et de l’aubergine. Nous voulons voir nos capacités renforcées sur la préparation des bios pesticides et le compostage avec l’eau oxygénée. 
Par ailleurs la dotation en triporteur nous a permis de rentabiliser substantiellement nos  gains. Au lieu de vendre sur place aux grossistes, nous vendons directement en détail sur le marché et maximisons ainsi nos revenus. En dehors du maraichage nous voulons également développer l’élevage et la pisciculture, la fabrication de la poudre de Moringa, la  transformation du sirop de gingembre et du bissap pour diversifier les sources d’apport nutritionnel.»

Il faut par ailleurs relever qu’à Pointe-Noire les maraichers ont des problèmes d’accès à la terre même si de temps en temps ils négocient  avec des propriétaires fonciers pour les contrats de bail avec possibilité d’achat.