Burkina Faso Le Burkina Faso est un pays à vocation essentiellement agricole. Seulement 20 pour cent de la population est urbaine et près de 49 pour cent des familles rurales ne parviennent pas à produire ou à se procurer une alimentation suffisante pour satisfaire leurs besoins. L'accès aux biens de production essentiels est inégalement réparti dans le pays et les inondations de 2008 ont exacerbé cette situation. La malnutrition infantile est élevée.
Les principaux programmes de la FAO dans le paysProgramme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) Le PSSA a été mis en oeuvre de 1995 à fin 2008, comprenant au total 92 sites et environ 13 500 producteurs, dont 2 650 femmes. Les principales réalisations ont été: - la maîtrise de l'eau
- l’intensification des cultures
- la diversification du petit élevage
- l’analyse des contraintes de la production
Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) L'objectif du PNSA (2008-2015) est de «contribuer à réduire d'un tiers la proportion de la population qui souffre de la faim d'ici 2015», et comprend trois sous-programmes: - l’accroissement durable de la production alimentaire nationale pour couvrir les besoins
- l’amélioration des conditions et renforcement des capacités d'accès des ménages aux approvisionnements alimentaires
- l’amélioration de l'état nutritionnel des populations
Programme régional pour la sécurité alimentaire (PRSA) La composante régionale a permis l'adoption d'une réglementation sur la sécurité alimentaire des aliments et le contrôle phyto- et zoo-sanitaire, le renforcement des capacités des agents chargés du contrôle et la mise en place d'infrastructures et d’équipements au niveau des laboratoires de contrôle. Le PRSA participe également aux efforts visant l'harmonisation des PNSA et la mise en place d'un système d'information agricole régional (SIAR). La composante santé animale d'EMPRES Le Burkina Faso a été affecté par des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Ceux-ci ont été rapidement contrôlés et aucun cas humain n’est à déplorer à ce jour. Actuellement, le Burkina Faso est bénéficiaire de 3 projets sous-régionaux et d’un projet national mis en œuvre par la FAO visant à renforcer les capacités nationales de prévention et de contrôle de l’IAHP. Une mission d’évaluation rapide multi-institutionnelle s’est déroulée en avril 2008 et des programmes d’investissement sur 5 ans sont attendus. Le Burkina Faso est membre des réseaux sous-régionaux mis en place par la FAO pour les laboratoires, pour l’épidémio-surveillance, pour les aspects socio-économiques et pour la communication, actifs essentiellement sur l’IAHP. Le Burkina Faso est régulièrement affecté par un certain nombre de maladies à notification obligatoire. La FAO a appuyé le Burkina Faso dans le cadre du programme panafricain de lutte contre les épizooties et d’un projet sous-régional sur la fièvre aphteuse. La composante Criquet Pèlerin d'EMPRES Le Burkina Faso est membre de la Commission FAO de lutte contre le Criquet pèlerin dans la région occidentale. Le ministre délégué a pris part à la récente réunion des ministres de la région occidentale (Mali, 27 mars 2009), à l’issue de laquelle a été adoptée la Déclaration de Bamako. Celle-ci promeut l’instauration de mécanismes de durabilité de la lutte préventive contre le Criquet pèlerin. Programme d’urgence et de réhabilitation
La hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant de 2008 a sérieusement affecté le pouvoir d'achat des ménages. Parmi les interventions de la FAO destinées à soutenir la production agricole, on compte: l’achat et la distribution de céréales et de semences de qualité, d’engrais et d’outils destinés à accroître la production; l'achat et la distribution de kits de semences maraîchères, d’engrais et d’arrosoirs pour soutenir la production urbaine et périurbaine; des formations aux meilleures pratiques de production vivrière et maraîchère; un soutien au renforcement des services vétérinaires; la création de jardins potagers scolaires et le renforcement de la capacité du pays à lutter contre la grippe aviaire hautement pathogène. Programme national d’investissement à moyen terme Le projet de coopération technique «Appui à la préparation d’un programme national d’investissement à moyen terme et à la formulation de projets bancables pour la mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine» a permis de formuler trois profils de projet d'investissement bancable comme suit: - projet d'aménagement hydro-agricole de 3 000 ha en aval du barrage de Bagré et intensification de l'élevage;
- projet de développement local des provinces de la Kossi et du Banwa;
- projet d'appui au développement agropastoral dans les régions de l'Est et du Sahel.
Cadre national de programmation à moyen terme Les domaines prioritaires pour l’assistance de la FAO viseront à : - promouvoir et sécuriser la production des petits exploitants agricoles par la maîtrise de l’eau et la mise en valeur des terres;
- renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des crises dues aux aléas climatiques;
- diversifier et augmenter les revenus des ménages ruraux particulièrement pour les femmes et les jeunes, notamment en matière de petite irrigation;
- assurer une gestion durable des ressources naturelles avec une participation accrue de la femme.
dernière mise à jour: 1 juillet 2011 |