Apport consolidé FAO-OMS

Urgence nucléaire au Japon et préoccupations pour la sécurité sanitaire et la salubrité des aliments

Questions fréquemment posées et leurs réponses

Mise à jour du 8 avril 2011 


Les questions-réponses ci-après, élaborées par la FAO et l'OMS, se rapportent à un certain nombre de préoccupations internationales relatives à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires produites au Japon.  

Y a-t-il des normes de radioactivité à ne pas dépasser dans les produits alimentaires dans le commerce international? 

  • Il existe des niveaux de référence -  ou limites indicatives - fixés au niveau international pour les concentrations  en radionucléides des produits alimentaires dans le commerce international à la suite d’une situation d’urgence nucléaire ou radiologique. Ces niveaux sont publiés par la Commission mixte FAO-OMS du Codex Alimentarius.   
       
  • Les limites indicatives du Codex, stipulent que « s’agissant de la protection radiologique générale des consommateurs, lorsque les niveaux de radionucléides dans les aliments ne dépassent pas les limites indicatives correspondantes, les aliments doivent être considérés comme sûrs pour la consommation humaine. Si les limites indicatives sont dépassées, c’est aux gouvernements de décider si et dans quelles circonstances les aliments doivent être distribués sur leur territoire ou sous leur autorité. Les gouvernements peuvent décider d’adopter des valeurs différentes pour utilisation interne sur leur propre territoire lorsque les hypothèses concernant la distribution des aliments qui ont été retenues pour calculer les limites indicatives peuvent ne pas s’appliquer, par exemple en cas de contamination radioactive étendue. Pour les aliments consommés en petites quantités, tels que les épices, qui représentent un petit pourcentage du total consommé et donc un faible ajout à la dose totale, les limites indicatives les concernant peuvent être augmentées d’un facteur 10 ». 

Quelles sont les mesures prises pour surveiller la sécurité sanitaire des aliments produits au Japon?

  • Suite à l’accident nucléaire au Japon, les autorités japonaises ont instauré une surveillance des produits alimentaires et ont limité la consommation et la distribution de certains produits dans certaines préfectures ou zones où l’on a trouvé des concentrations en radionucléides dépassant les valeurs réglementaires provisoires du pays.
        
    Les résultats de la surveillance des aliments au Japon et les décisions relatives à la consommation et à la distribution des produits alimentaires sont publiés régulièrement sur le site web du ministère japonais de la Santé, du travail et des affaires sociales.
      
  • De nombreux pays ont pris des mesures de contrôle des aliments semblables à celles du Japon. Certains ont indiqué qu’ils n’exigeaient pas de documentation attestant l’innocuité des produits et/ou la préfecture d’origine des aliments. D’autres ont suspendu les importations d’aliments en provenance du Japon. En outre, de nombreux pays ont intensifié la surveillance des aliments importés du Japon.
      
  • Bien que des mesures de protection de la santé du consommateur dans les pays importateurs soient compréhensibles, il convient de rappeler qu’elles doivent respecter les principes du Codex quant à leur justification scientifique. 

Les événements au Japon peuvent-ils  avoir un impact sur les denrées alimentaires produites dans d’autres pays?

  • Les centrales nucléaires japonaises endommagées ont rejeté des matières radioactives dans l’environnement. Les niveaux de radiation mesurés jusqu’à présent dans d’autres pays sont bien inférieurs aux niveaux auxquels  la plupart des populations sont exposées dans leur vie quotidienne. Il n’y a donc pas de danger pour la santé ou pour les transports, selon les organisations des Nations Unies qui surveillent attentivement la situation.
       
  • On peut trouver de très faibles quantités de césium et d’iode radioactifs à l’aide de méthode de détection très sensibles, mais elles ne devraient avoir aucun effet sur les denrées alimentaires produites dans d’autres pays, les quantités retrouvées étant bien en dessous des niveaux autorisés. Il ne devrait en résulter aucun problème de santé pour ceux qui consomment ces aliments.

  

 

dernière mise à jour:  mercredi 15 juin 2011