Directeur général  QU Dongyu

Les 100 premiers jours du Directeur général de la FAO

©FAO/Giuseppe Carotenuto

 

Qu Dongyu maintient le cap sur son engagement visant à rendre la FAO plus transparente, plus responsable, plus inclusive et plus efficace. Au cours des 100 premiers jours de son mandat, il a amélioré la gouvernance interne, lancé d'importantes initiatives et renforcé la collaboration avec les États membres, le secteur privé, les universités et la société civile.

11 novembre 2019, Rome  – Cent jours seulement après le début de son mandat, le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, a déjà accompli des progrès significatifs pour façonner la FAO conformément à sa vision d'une organisation dynamique en vue d'un monde meilleur.

Reconnaissant que les individus sont la clé de tout succès et que les employés de l'Organisation sont son plus grand atout, le Directeur général a, dès le premier jour de son entrée en fonctions, lancé des mesures visant à remonter rapidement le moral sur le lieu de travail et améliorer la gouvernance interne. Dans le même temps, il a pris des mesures décisives pour préserver l'intégrité de la FAO, en faisant preuve d'une tolérance zéro pour toutes les formes de harcèlement - y compris sexuel - et d'abus de pouvoir.

Affichant une attitude pragmatique, M. Qu s'est donné la peine d'aller à la rencontre des employés dans leurs bureaux respectifs et a pris ses repas avec eux à la cantine du siège de la FAO. Le Directeur général a également adapté le congé de maternité à la durée recommandée par l'OMS et aligné les conditions de voyage long courrier sur celles du système des Nations Unies.

Reconnaître les contributions des jeunes et de l'expérience  

Le Directeur général attache une grande attention au renforcement de l'esprit d'équipe et à l'offre de possibilités aux jeunes employés, tout en valorisant l'expérience et les connaissances accumulées par un personnel plus expérimenté. A cette fin, il a lancé l'Initiative de reconnaissance des employés, qui donnera la possibilité aux employés d'être reconnus par leurs supérieurs ou leurs pairs pour leur contribution aux travaux de la FAO. Ce sera le cas de 200 membres du personnel, dont 100 jeunes employés, chaque année.

Mettant un accent particulier sur le développement des jeunes talents à la FAO et veillant à valoriser et à promouvoir en conséquence la contribution des femmes à tous les niveaux de l'organisation, le Directeur général a mis en place un Comité pour les jeunes et un Comité pour les femmes.

 

 

©FAO/Giuseppe Carotenuto ©FAO/Giuseppe Carotenuto

 

Renforcer les relations avec les États membres et les organisations internationales

Dès le début, le Directeur général s'est employé à renforcer la collaboration et les interactions de la FAO avec les États Membres et a tout particulièrement apprécié l'invitation du Premier Ministre de l'Italie, pays hôte de la FAO, après seulement quatre jours de mandat. Le Premier Ministre Giuseppe Conte a également honoré la FAO en prononçant le discours d'ouverture de la Journée mondiale de l'alimentation le mois dernier.

A ce jour, M. Qu a tenu des rencontres bilatérales avec des chefs d’État ou de gouvernement, des ministres, des ambassadeurs et des représentants permanents de plus de 80 pays, en écoutant attentivement leurs points de vue et leurs idées et en partageant sa vision et ses priorités pour atteindre les ODD. Au cours de ces entretiens, le Directeur général a souligné son intention d'exécuter le mandat de la FAO, de renforcer la coopération avec les États Membres, et ce, de manière transparente.

Dans ce contexte, M. Qu a également lancé l'Initiative "Hand-in-Hand" de la FAO qui donne la priorité à des activités ciblées en faveur des populations des régions les plus vulnérables du monde, en particulier les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les pays en développement sans littoral.

L'Initiative a été accueillie très favorablement par les États membres, dont beaucoup ont particulièrement salué le concept de "jumelage" qui vise à rapprocher les pays donateurs et les pays bénéficiaires en vue de la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable.

 

 

©FAO/Giulio Napolitano ©FAO/Fredrik Varfjell

 

Impliquer le secteur privé

Le Directeur général de la FAO mise sur un nouveau modèle d'activité axé sur les résultats et fondé sur des partenariats solides où le secteur privé joue un rôle essentiel. C'est pour cette raison qu'il s'est attaché en priorité à nouer des liens étroits avec ce secteur. Cela s'inscrit pleinement dans le droit fil des appels lancés récemment par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, afin que les chefs d'entreprise s'engagent à relever le défi du financement des objectifs du développement durable (ODD).

En marge de la 74ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, M. Qu a rencontré des représentants de grandes multinationales pour présenter l'Initiative "Hand-in-Hand", en soulignant que la réussite de l'Initiative dépend aussi du renforcement des partenariats à tous les niveaux, y compris avec les acteurs du secteur privé.

Le Directeur général a également tenu une réunion bilatérale très fructueuse avec Bill Gates au Bureau de la FAO à New York. L'investisseur en technologies et philanthrope a exprimé son ferme soutien et la volonté de sa fondation de s'associer à la FAO, en particulier autour des données et de l'innovation, faisant remarquer qu'il croyait en la capacité de la FAO à devenir le leader mondial des solutions agricoles fondées sur la science.

Toujours à New York, M. Qu a rencontré le PDG de Danone, Emmanuel Faber, avec lequel il a signé un Protocole d'accord pour améliorer ensemble les connaissances mondiales sur la nutrition et la sécurité sanitaire des aliments et promouvoir des chaînes de valeur agricoles responsables au service de systèmes alimentaires plus durables. Plus récemment, la FAO a signé un Protocole d'accord avec la Banque néerlandaise de développement des entreprises (FMO).

De retour à Rome, il s'est également entretenu avec les membres du Mécanisme du secteur privé (PSM), en marge de la récente 46ème session plénière du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) afin d'examiner des propositions concrètes en mesure de traduire l'Initiative Hand-in-Hand en actions.

Sur les 20 entreprises qui ont participé à la réunion, plus de la moitié ont été en mesure de présenter des propositions concrètes, et toutes les parties ont convenu d'aller de l'avant avec des partenariats et des plans d'action solides. Les sociétés ont également souligné les actions déjà en cours, telles que les travaux d'Unilever sur les chaînes d'approvisionnement en thé durables, et l'engagement de Bayer à autonomiser 100 millions de petits exploitants agricoles en leur fournissant des semences sur mesure, des produits phytosanitaires, des outils numériques et des partenariats.

 

 

Impliquer la société civile et le milieu universitaire

Dans le cadre de la mise en place de partenariats solides et inclusifs entre les secteurs, le Directeur général a rencontré des figures centrales de la société civile et des peuples autochtones représentant les petits producteurs vivriers et les agriculteurs familiaux dans le cadre du Forum du Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones qui comprenait la Marche mondiale des femmes, La Via Campesina, l'Alliance internationale des femmes et ROPPA - des organisations représentant un large éventail de régions du monde. M. Qu a souligné l'importance de l'apprentissage et de la collaboration et a exposé sa vision de l'importance des solutions numériques pour l'agriculture, lesquelles peuvent contribuer grandement à améliorer les moyens de subsistance des petits producteurs vivriers vulnérables, en particulier pour ce qui est des impacts du changement climatique.

Conformément à son objectif de resserrer les liens entre la FAO et les institutions universitaires et de recherche, le Directeur général a invité le Professeur Jeffrey Sachs de l'Université de Columbia à donner une conférence à la FAO à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation cette année. Il s'agissait du premier d'une série d'événements spéciaux organisés à la FAO avec la participation d'éminents experts internationaux.  Le Directeur général a également eu un excellent échange avec M. Klaus Schwab, président exécutif du Forum économique mondial le mois dernier à Genève, où ils ont discuté de la collaboration future, et un entretien fructueux avec M. Robert Bertram, responsable scientifique de l'USAID.

 

 

 

Améliorer la visibilité et la réputation de la FAO dans le monde

Accroître la visibilité de la FAO en tant que centre de connaissances et promouvoir ses travaux normatifs sur l'alimentation et l'agriculture - notamment le CODEX - tout en renforçant la position de l'Organisation pour répondre aux crises alimentaires mondiales, font également partie des priorités du Directeur général.

Dans le cadre de ses efforts pour y parvenir, M. Qu a participé à un certain nombre d'événements de haut niveau, notamment en dirigeant la délégation de la FAO à la 74ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, où il a également signé un accord de financement de 28 millions de dollars avec les Pays-Bas pour accroître la résilience des systèmes alimentaires durant les crises prolongées.

Durant sa visite aux États-Unis, il a eu des entretiens très fructueux avec le Secrétaire à l'agriculture des États-Unis, avec l'Administrateur de l'USAID et d'autres hauts fonctionnaires américains.

A Washington DC, le Directeur général de la FAO a tenu une série de réunions avec le Groupe de la Banque mondiale et d'autres institutions financières internationales afin d'élargir leur collaboration avec la FAO. Il s'agit notamment du FMI, de la Société financière internationale (IFC), du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et de la Banque inter-américaine de développement (BID).

Le Directeur général s'est également rendu à Yokohama (Japon) à l'occasion de la 7ème Conférence Internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique, où il a rencontré de hauts responsables japonais et plusieurs chefs d'État africains, leur assurant le soutien de la FAO et explorant de nouveaux domaines de collaboration. Le Directeur général a profité de l'occasion pour exprimer la haute appréciation de la FAO pour l'appui à long terme du Japon à l'Afrique.

M. Qu a également participé à un événement organisé à l'occasion de la première Journée mondiale du coton au siège de l'Organisation mondiale du commerce, conjointement avec la FAO à Genève. Ce fut l'occasion de discuter des voies et moyens de soutenir ensemble les producteurs africains de coton et d'autres produits de base.

Toujours à Genève, le Directeur général a examiné avec les chefs de plusieurs organisations des Nations Unies qui y ont leur siège -notamment l'UIT, l'ONUG, l'OMS et l'OMC- comment optimiser la collaboration interinstitutions dans l'intérêt des États Membres, en particulier par des initiatives conjointes et une coopération triangulaire.

Lors d'une visite à Moscou, le Directeur général s'est entretenu avec le Premier Ministre de la Fédération de Russie et d'autres hauts fonctionnaires. Il leur a présenté les réflexions de la FAO sur l'agriculture verte lors du Forum agro-industriel international de haut niveau, en marge de la 21ème Foire agricole "Golden Autumn".

Lors de sa visite à Belgrade, la première d'un Directeur général de la FAO, M. Qu a rencontré le Premier ministre de la Serbie et les ministres des affaires étrangères, de l'agriculture et de la protection de l'environnement. Au cours de la visite, le Directeur général a été très impressionné par la diversité alimentaire disponible sur les marchés.

M. Qu a également participé à la Conférence "Notre Océan" à Oslo, où il s'est entretenu avec le Premier ministre norvégien et les ministres des affaires étrangères, de l'aide internationale, des pêches et d'autres membres du gouvernement norvégien. Le Directeur général a également assisté à la signature d'un  programme quinquennal de 40 millions d'euros entre l'UE et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique dans le cadre duquel la FAO s'emploiera à renforcer le développement des pêches.

 

 

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