SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE DE LA FAO
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

RAPPORT SPECIAL

MISSION FAO/PAM D'EVALUATION DES RECOLTES ET DES DISPONIBILITES ALIMENTAIRES AU SRI LANKA

9 avril 1997




1. VUE D'ENSEMBLE


En 1995/96, le Sri Lanka a connu une grave sécheresse qui a entraîné une baisse importante de la production, que ce soit pour la récolte de riz principale "Maha" ou pour la récolte secondaire "Yala". Les populations du nord du pays ont été particulièrement touchées par la sécheresse et par les troubles civils persistants, qui ont accentué les difficultés d'approvisionnements alimentaires. A la lumière de ces faits, et à la demande du gouvernement srilankais, la FAO et le PAM ont dépêché une mission conjointe d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires pour faire le point sur la production de riz pour la campagne 1996/97 et sur les perspectives d'ensemble des disponibilités alimentaires. Outre les discussions qui ont eu lieu avec les représentants du gouvernement, des institutions des Nations Unies et des ONG, au niveau central et au niveau des districts, des visites de terrain ont été effectuées dans les principales régions rizicoles de Kurunegala, Anuradhapura, Polonnaruwa, Moneragala, Hambantota et Ratnapura. Si la mission s'est rendue à Vavuniya, où est situé le bureau de coordination pour les districts de Vavuniya (nord), Mannar, Kilinochchi et Mullaittivu, encore interdits d'accès, la partie septentrionale du pays n'a pas fait l'objet de visites de terrain en raison de l'insécurité qui y règne.

Le riz est la denrée de base du régime alimentaire. Il est produit dans la plupart des régions du pays, les principaux districts producteurs étant Kurunegala, dans la province du nord-ouest, Ampara dans la province de l'est, Polonnaruwa et Anuradhapura dans la province du centre-nord et la zone "H" de Mahaweli qui, pris ensemble, représentent 55 pour cent de la production totale. Le riz est cultivé au cours de deux saisons: la saison principale (Maha, d'octobre à mars) qui représente habituellement 65 pour cent environ de la production annuelle, les 35 pour cent restants provenant de la deuxième récolte (Yala, avril à septembre). Bien que près des deux tiers de la production rizicole proviennent d'une culture irriguée, cette production est fortement tributaire des précipitations pendant la mousson du nord-est et, à un degré moindre, de la mousson du sud-ouest.

Au cours de la campagne 1996/97, les précipitations ont été faibles et irrégulières au cours de la campagne Maha. Si les pluies ont été favorables en septembre 1996, ce qui a encouragé les préparatifs pour la plantation de la récolte Maha, une forte baisse en octobre a durement affecté la préparation de la terre et l'ensemencement. La superficie ensemencée au cours de la saison Maha est donc demeurée similaire à celle de 1995, qui avait été durement touchée par la sécheresse. Il y a eu toutefois, par la suite, une certaine amélioration des précipitations par rapport à l'année précédente. Malgré la sécheresse dans les régions septentrionales et une pluviométrie irrégulière dans d'autres régions productrices, la mission estime que la superficie récoltée totale de la campagne Maha de 1996/97 se situe à 477 000 hectares, 9 pour cent environ de plus qu'au cours de la campagne 1995/96. Les rendements moyens ont également été supérieurs: 3,3 tonnes/ha, contre 3,1 tonnes/ha en 1995.

De façon générale, les précipitations n'ont toutefois pas été suffisantes pour alimenter les retenues d'eau et les citernes, ce qui affectera l'ensemencement de la récolte Yala de 1997, même si les pluies de la mousson d'été sont normales. La mission prévoit que quelque 257 000 hectares seront cultivés au cours de la campagne Yala, soit 8 pour cent environ de plus qu'en 1996, mais 33 pour cent de moins que lors de la récolte exceptionnelle de 1995. Le rendement du paddy de Yala est estimé à 3,3 tonnes/ha, un rendement comparable à celui de la récolte Maha.

La mission évalue la production totale de la récolte Maha 1996/97 à 1,602 million de tonnes et la production de la récolte Yala 1997 à 855 000 tonnes. La production totale de paddy disponible en 1997 est donc estimée à 2 457 000 tonnes, soit 22 pour cent de plus que l'année précédente, mais 4 pour cent de moins que la moyenne des cinq années précédentes.

Les disponibilités totales de riz usiné pour 1997 sont estimées à 1 682 000 tonnes, en fonction d'un taux de conversion de 66 pour cent et de stocks de report de 60 000 tonnes. Le pays oppose à ces disponibilités des besoins d'utilisation totaux de 2 170 000 tonnes, comprenant la consommation, les semences, l'alimentation animale et les stocks d'urgence, ce qui implique que 488 000 tonnes devront être importées en 1997, en majeure partie des importations commerciales. En outre, le gouvernement devrait en principe importer quelque 900 000 tonnes de blé.

En temps normal, les riziculteurs conservent des quantités suffisantes de riz au moment de la récolte pour couvrir leurs besoins personnels, tout excédent étant ensuite commercialisé. Toutefois, compte tenu de la récolte Yala plus faible prévue cette année, les quantités de riz qui seront vendues devraient être inférieures. Les flux d'importations joueront donc un rôle important dans l'établissement des prix et des retards dans ces importations pourraient entraîner une hausse des prix, comme ce fut le cas en 1996.

Une partie de la population du nord n'a pu se livrer à des activités agricoles normales au cours de la campagne 1996/97 en raison des troubles civils et de la sécheresse et ne semble pas bénéficier de rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Bien que la situation soit constamment suivie, dans la mesure du possible, par la FAO et le PAM, une aide alimentaire éventuelle ne sera possible que si la sécurité s'améliore.




2. L'AGRICULTURE DANS UN CONTEXTE ECONOMIQUE ELARGI


Vers la fin des années 70, le Sri Lanka s'est orienté plus résolument vers une économie de marché en adoptant un ensemble de mesures d'ajustement structurel. Les grands axes de cette nouvelle orientation consistaient à: a) éliminer l'intervention directe de l'Etat dans les transactions économiques ainsi que les distorsions de prix résultant de cette intervention; b) permettre au secteur privé de jouer un rôle plus important; et c) passer d'une économie repliée sur elle-même vers une économie tournée vers l'extérieur. Par la suite, la croissance réelle au Sri Lanka a été en moyenne de 5 à 6 pour cent au cours des deux dernières décennies et les revenus réels par habitant ont augmenté pendant pratiquement toute cette période. Toutefois, depuis 1985, la croissance économique a subi le contrecoup des troubles civils dans les parties nord et est du pays, qui ont contribué à une diminution marquée de l'investissement privé.

L'économie, traditionnellement dominée par l'agriculture, donne depuis quelque temps des signes d'une plus grande diversification. La contribution du secteur agricole (agriculture, forêts et pêches) au PIB est passée de 40 pour cent environ dans les années 60 à 23 pour cent en 1990 et 20 pour cent en 1994 et 1995.

Cette croissance relativement solide a continué d'être soutenue par le secteur manufacturier, qui a enregistré des taux de croissance de 9,1 et 9,2 pour cent, respectivement en 1994 et 1995 et représentait 20 pour cent environ du PIB en 1995. Le secteur tertiaire, qui représente environ 50 pour cent du PIB, a maintenu un taux de croissance d'environ 5 pour cent en 1995. [Si le tourisme a augmenté de 2,5 pour cent en 1995, malgré l'aggravation des problèmes de sécurité, il a chuté de façon marquée en 1996.] Les secteurs du bâtiment et des mines qui, pris ensemble, contribuent au PIB à hauteur de 10 pour cent environ, ont connu une croissance de 5 et 3,5 pour cent, respectivement, en 1995, contre 6 pour cent chacun en 1994.

En 1994 et en 1995, le secteur agricole a enregistré un taux général de croissance de 3,3 pour cent. La culture du paddy a de nouveau apporté une contribution importante à l'expansion de l'agriculture. Si la croissance du secteur des plantations (thé, hévéa, noix de coco) a nettement ralenti en 1995, elle n'en a pas moins progressé de 3,25 pour cent. L'emploi dans le secteur agricole est passé de 45 pour cent de la population active totale en 1990 à 34 pour cent en 1994 en raison du ralentissement de la croissance de ce secteur par rapport à l'industrie et aux services. Toutefois, en 1995, la proportion de la population active employée dans l'agriculture a légèrement augmenté, pour atteindre 37 pour cent.

On estime que 1,8 million de familles pratiquent l'agriculture, avec une forte domination des petits fermiers, puisque 64 pour cent des familles agricoles exploitent chacune moins de 0,8 hectare. Les terres agricoles permanentes recouvrent 1,6 million d'hectares, soit 25 pour cent de la superficie totale des terres du pays. Ces terres agricoles se composent de près de 43 pour cent de cultures de plantation et de 49 pour cent environ de paddy, même si toutes les terres rizicoles ne sont pas cultivées au cours de chaque campagne agricole.

Les changements à la vocation des terres, la conversion des terres à un régime de propriété privée totale au profit des agriculteurs dans les projets de colonisation et le transfert des terres domaniales font l'objet de nombreuses restrictions qui limitent la portée de la diversification et font obstacle aux investissements dans le secteur agricole.

Le gouvernement a toujours accordé une priorité élevée à l'augmentation de la production nationale de riz pour atteindre l'autosuffisance. Compte tenu du caractère intensif de la production de paddy, les investissements ont privilégié les périmètres d'irrigation de grande envergure, les programmes de mise en valeur/de colonisation des terres, la distribution gratuite d'eau d'irrigation et les subventions pour les engrais. Les projets d'irrigation sont classés en deux catégories, les Grands périmètres, qui couvrent des zones allant de 80 hectares à 4 000 hectares, et les Petits périmètres, couvrant une zone inférieure à 80 hectares. La capacité d'approvisionnement de ces périmètres d'irrigation demeure, dans une large mesure, tributaire des précipitations, qui doivent être suffisamment abondantes pour remplir les citernes et les retenues. Seul le périmètre d'irrigation de Mahaweli, construit à la fin des années 70 et au début des années 80, est assuré d'être alimenté en eau de façon permanente, grâce au détournement de la rivière du même nom. D'importants investissements dans l'irrigation ont permis d'accroître les superficies cultivées et ont également stimulé l'introduction de technologies performantes, ce qui a abouti à une augmentation des rendements. Dans un premier temps, la production a augmenté, pour atteindre environ 2,7 millions de tonnes en 1985. Ce niveau de production n'était toutefois pas soutenable. La production de paddy est retombée à 2,1 millions de tonnes environ en 1989 pour se stabiliser entre 1990 et 1994 à un niveau moyen de 2,5 millions de tonnes. Des conditions météorologiques exceptionnellement favorables en 1994/95 ont permis une production de 2,8 millions de tonnes en 1995, le niveau le plus élevé depuis 1985. Il semblerait que la politique d'augmentation de la production rizicole à tout prix ait abouti à des schémas d'utilisation des terres inefficaces, la production de paddy ayant été implantée dans des régions qui ne sont adaptées à cette production ni sur le plan économique ni sur le plan écologique. Dans de nombreux périmètres d'irrigation, la surface dominée est devenue trop importante par rapport aux ressources hydriques disponibles, même pendant les années de pluviosité normale.




3. PRODUCTION DE CULTURES VIVRIERES EN 1996/97


Le riz est de loin la plus importante denrée alimentaire et il est cultivé chaque année sur une superficie qui se situe entre 750 000 et 850 000 hectares. Sur ce total, la récolte principale Maha (octobre/mars) représente de 500 000 à 550 000 hectares, la deuxième récolte, Yala (avril/septembre) représentant 250 000 à 300 000 hectares. En moyenne, quelque 200 000 hectares (140 000 hectares pour la récolte Maha et 60 000 hectares pour la récolte Yala) sont cultivés en régime de riziculture pluviale, le reste étant cultivé en régime irrigué, au moins dans une certaine mesure. La réussite de la riziculture demeure toutefois tributaire des précipitations, celles de la mousson du nord-est pour la récolte Maha et celles de la mousson du sud-ouest pour la récolte Yala. Le riz a normalement besoin d'environ 200 millimètres de pluie par mois ou l'équivalent sous forme d'eau d'irrigation. Etant donné que l'on n'atteint pas en temps normal ces quantités de précipitations au cours des campagnes Maha et Yala, les récoltes sont constamment menacées par la sécheresse. Il faut donc recueillir et stocker l'eau de pluie dans des retenues et des citernes pour fournir un supplément d'eau. Au cours des années de faibles précipitations, le volume d'eau stocké dans les réservoirs et les citernes est plus faible, ce qui entraîne soit une réduction des superficies ensemencées soit un stress hydrique pour les cultures, notamment pour les cultures qui font moins appel à l'irrigation ou pour les cultures pluviales.

Au cours de la campagne Maha 1996/97, les précipitations ont été faibles et irrégulières par rapport à une saison normale. En septembre 1996, on a enregistré des précipitations nettement supérieures à la moyenne dans la province de l'ouest (districts de Colombo, Gampaha et Kalutara), dans la province de Sabaragamuwa (districts de Radnapura et Kegalle) et dans la province centrale (districts de Kandy et Nuwara Eliya). Dans les districts de Moneragala, Hambantota, Matala, Kurunegala, Puttalam et Batticaloa, les précipitations ont été légèrement supérieures à la moyenne tandis qu'à Badulla, Anuradhapura, Polonnaruwa (province du centre-nord) et Trincomalee (province de l'est), elles ont été inférieures à la moyenne. Les districts du nord (Jaffna, Kilinochchi, Mullaittivu, Mannar, Vavuniya) ont été particulièrement touchés par la sécheresse puisqu'ils n'ont reçu que 15 pour cent environ des précipitations moyennes au cours du mois de septembre. D'octobre à janvier, le total des précipitations a été inférieur à la moyenne mensuelle pour l'ensemble du pays. Toutefois, des précipitations favorables au cours du mois de septembre ont permis de rétablir le niveau de l'eau dans les retenues et citernes, qui s'étaient taries au cours de la saison Yala 1996.

3.1 Production de paddy en 1996/97

3.1.1 Superficies cultivées en paddy

Récolte Maha 1996/97. Malgré des précipitations favorables en septembre 1996, une baisse importante de pluviosité en octobre a gravement compromis la préparation de la terre et les semis pour la récolte Maha. La superficie cultivée est donc restée semblable à celle de la campagne Maha précédente, qui avait été durement touchée par la sécheresse. Pour la campagne 1996/97, la superficie cultivée a donc été de 498 000 hectares, soit 5 pour cent en-dessous de la moyenne des trois dernières années et 88 pour cent seulement de la superficie cultivée en 1994/95, où l'on avait enregistré une bonne récolte. Toutefois, la récolte de Maha de cette année a dans l'ensemble été moins touchée par le manque d'eau qu'au cours de l'année précédente et la superficie récoltée est estimée à 477 000 hectares, soit 9 pour cent de plus qu'au cours de la campagne 1995/96.

Récolte Yala 1997. L'objectif de la campagne 1997 de Yala est de 334 000 hectares. En général, la mousson du sud-ouest produit moins de précipitations que la mousson du nord-est et la récolte Yala est donc encore plus tributaire de l'eau d'irrigation que la récolte Maha. Sur la base des niveaux d'eau constatés dans les retenues et les citernes, la mission estime que l'objectif de cette année ne sera pas atteint et prévoit que la superficie cultivée ne sera que de 257 000 hectares, soit 8 pour cent environ de plus que lors de la campagne Yala 1996.

3.1.2 Rendements du paddy

Maha 1996/97. Dans l'ensemble, le rendement a été de 3,3 tonnes de paddy à l'hectare, contre 3,1 tonnes/ha l'an dernier, lorsque la récolte avait été plus durement touchée par la sécheresse. Dans les grands périmètres d'irrigation, les approvisionnements en eau ont été assurés, ce qui, conjugué à de meilleures pratiques culturales, a donné lieu à des rendements relativement élevés [de l'ordre de 3,9 tonnes/ha]. Toutefois, en régime de riziculture pluviale, la récolte a souffert d'un stress hydrique au cours de phases importantes de développement, ce qui a donné des résultats de l'ordre de 2,6 tonnes/ha. Le rendement moyen dans les petits périmètres d'irrigation était estimé à 3,2 tonnes/ha.

Yala 1997. Le rendement moyen pour la récolte Yala 1997 devrait être, d'après les prévisions, de 3,3 tonnes/ha, comme pour la récolte Maha. Les rendements de la récolte Yala sont en général supérieurs à ceux de la récolte Maha, en raison d'un meilleur ensoleillement et d'un emploi plus important des engrais dans les régions où l'eau n'est pas un facteur contraignant. Etant donné que les approvisionnements en eau d'irrigation constitueront un problème au cours de la prochaine campagne Yala, on suppose que seules les zones offrant des conditions favorables et disposant d'eau d'irrigation en quantité suffisante seront cultivées et que le rendement sera de l'ordre de 3,3 tonnes/ha.

3.1.3 Production de paddy

Maha 1996/97. Compte tenu des superficies récoltées et des rendements prévus, on estime la production totale à 1 601 624 tonnes (voir tableau 1).

Yala 1997. Les prévisions situent la production à 855 000 tonnes (voir tableau 2).

La production totale de paddy sera donc de 2 457 050 tonnes en 1996/97, soit 22 pour cent de plus que la récolte de l'an dernier, compromise par la sécheresse, mais 4 pour cent de moins que la moyenne des cinq années précédentes.

Tableau 1: SRI LANKA - Production estimée de paddy - campagne Maha 1996/97 1/


Districts Principale Secondaire Riziculture pluviale Total


Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production éstimée (milliers de tonnes) Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production éstimée (milliers de tonnes) Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production estimée (milliers de tonnes) Superficie (ha) Production (milliers de tonnes)

Jaffna 0 0.0 0 0 0.0 0 5400 0.8 4 428 5 400 4 428

Kilinochchi 4 026 3.1 12 424 186 2.9 539 1 310 2.9 3 799 5 522 16 763

Mullativu 2 211 3.0 6 633 1 330 3.0 3 990 2 575 2.0 5 150 6 116 15 773

Mannar 1 593 4.6 7 328 307 3.3 1 013 0 0.0 0 1 900 8 341

Vavuniya 486 3.0 1 467 671 3.0 2 013 0 0.0 0 1 157 3 480
1. Sub-total I 8 316 3.3 27 852 2 494 3.0 7 556 9 285 1.4 13 377 20 095 48 785

Kurunegala 12 607 3.6 45 385 21 754 2.9 63 087 25 750 1.8 46 350 60 111 154 822

Anuradhapura 10 969 3.8 41 682 5 760 3.1 17 643 1 015 2.0 2 030 17 744 61 355

Ampara 41 589 3.5 145 562 1 074 3.2 3 437 417 2.5 1 043 43 080 150 041

Polonnaruwa 42 460 4.3 182 578 2 960 4.0 11 840 1 014 3.2 3 245 46 434 197 663

Baticola 9 945 2.7 26 852 415 2.2 893 15 080 2.3 34 684 25 440 62 429

Hambantota 14 947 4.8 71 746 3 057 4.1 12 534 1 390 3.0 4 170 19 394 88 449

Badulla 9 565 3.8 36 347 8 212 3.8 31 041 2 134 2.8 5 975 19 911 73 364

Trincomale 12 208 2.5 30 520 1 977 2.5 4 943 3 449 2.5 8 623 17 634 44 085

Matara 4 210 3.5 14 735 15 429 2.9 44 960 10 123 2.8 28 344 29 762 88 040

Galle 0 0.0 0 49 3.3 160 17 690 2.7 47 763 17 739 47 923

Kandy 3 540 4.2 14 780 6 927 2.5 17 463 6 546 3.1 20 293 17 013 52 535

Kalutara 232 2.6 599 2 206 2.6 5 784 14 150 2.7 38 205 16 588 44 588

Matale 4 454 3.8 16 925 6 502 3.6 23 394 3 623 3.3 11 956 14 579 52 275

Monaragala 3 830 3.9 14 937 3 501 3.4 11 903 2 267 2.6 5 894 9 598 32 735

Puttalam 5 463 3.4 18 574 6 504 2.7 17 561 1 369 2.3 3 149 13 336 39 284

Ratnapura 2 145 5.1 10 940 8 661 3.9 33 778 5 670 3.0 17 010 16 476 61 727

Gampaha 1 024 3.7 3 789 1 834 3.2 5 891 9 329 3.3 30 786 12 187 40 465

Kegalle 0 0.0 0 2 546 3.5 8 998 8 316 3.6 29 938 10 862 38 935

Nuwaraeliya 1 164 4.3 5 052 4 944 3.9 19 277 2 814 3.7 10 412 8 922 34 740

Colombo 121 2.8 333 494 3.2 1 572 5 030 3.2 16 096 5 645 18 001

Udawalawe 10 080 4.8 48 384 0 0.0 0 0 0.0 0 10 080 48 384
2. Sub-total II 190 553 3.8 729 718 10 486 3.2 336 158 137 176 2.7 365 964 432 535 143 140
3. Mahaweli "H" 24 459 4.9 120 999 0 0.0 0 0 0.0 0 24 459 120 999

TOTAL 223 328 3.9 878 569 10 730 3.2 343 714 146 461 2.6 379 341 477 089 160 164


1/ Calculs effectués par la mission sur la base:
- des renseignements sur les superficies récoltées et les rendements prévus fournis par la Division de l’Agriculture des districts visités par la mission;
- de la superficie récoltée moyenne et du rendement moyen pour les dernières années, tels que communiqués par le Département du recensement et des statistiques pour les districts qui n’ont pas été visités par la mission.

Tableau 2: SRI LANKA - Production estimée de paddy - campagne Yala 1997 1/


Districts Principale Secondaire Riziculture pluviale Total


Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production estimée (milliers de tonnes) Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production estimée (milliers de tonnes) Superficie récoltée (ha) Rendement (t/ha) Production estimée (milliers de tonnes) Superficie (ha) Production (milliers de tonnes)

Jaffna 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0

Kilinochchi 2 297 3.5 8 040 62 2.3 143 0 0.0 0 2 359 8 182

Mullativu 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0

Mannar 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0

Vavuniya 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0.0 0 0 0
1. Sub-total I 2 297 3.5 8 040 62 2.3 143 0 0.0 0 2 359 8 182

Kurunegala 8 600 4.0 34 400 5 127 3.3 16 919 5 318 3.0 15 954 19 045 67 273

Anuradhapura 8 999 3.7 33 296 5 695 3.0 17 085 0 0.0 0 14 694 50 381

Ampara 50 000 3.7 185 000 1 000 3.0 3 000 0 0.0 0 51 000 188 000

Polonnaruwa 21 209 4.0 84 836 1 818 3.0 5 454 0 0.0 0 23 027 90 290

Baticola 10 030 3.3 33 099 670 3.0 2 010 341 3.8 1 296 11 041 36 405

Hambantota 15 056 4.0 60 224 2 267 4.0 9 068 800 3.0 2 400 18 123 71 692

Badulla 3 070 3.2 9 824 2 475 3.6 8 910 0 0.0 0 5 545 18 734

Trincomale 8 502 3.3 28 057 485 3.3 1 601 0 0.0 0 8 987 29 657

Matara 3 887 3.3 12 827 3 272 2.9 9 489 8 843 2.6 22 992 16 002 45 308

Galle 0 0.0 0 0 0.0 0 12 715 2.2 27 973 12 715 27 973

Kandy 2 217 3.7 8 203 4 029 2.5 10 073 4 160 2.6 10 816 10 406 29 091

Kalutara 160 2.5 400 2 179 3.5 7 627 10 919 2.3 25 114 13 258 33 140

Matale 1 189 3.4 4 043 2 166 2.6 5 632 460 3.0 1 380 3 815 11 054

Monaragala 2 000 3.0 6 000 0 0.0 0 0 0.0 0 2 000 6 000

Puttalam 1 670 3.0 5 010 1 458 3.4 4 957 466 2.5 1 165 3 594 11 132

Ratnapura 1 972 5.0 9 860 7 083 3.9 27 624 4 374 2.9 12 685 13 429 50 168

Gampaha 288 3.0 864 406 3.0 1 218 2 753 2.5 6 883 3 447 8 965

Kegalle 0 0.0 0 1 146 3.5 4 050 6 204 2.7 16 751 7 350 20 801

Nuwaraeliya 607 4.0 2 428 2 227 3.7 8 240 0 3.0 0 2 834 10 668

Colombo 83 4.0 332 410 2.0 820 1 346 2.0 2 692 1 839 3 844

Udawalawe 8 099 2.7 21 867 0 0.0 0 0 0.0 0 8 099 21 867
2. Sub-total II 147 638 3.7 540 570 43 913 3.3 143 775 58 699 2.5 148 099 250 250 832 444
3. Mahaweli "H" 4 000 3.7 14 800 0 0.0 0 0 0.0 0 4 000 14 800

TOTAL 153 935 3.7 563 409 43 975 3.3 143 917 58 699 2.5 148 099 256 609 855 426

1/ Calculs effectués par la mission sur la base:

- des renseignements sur les superficies récoltées et les rendements prévus fournis par la Division de l’Agriculture des districts visités par la mission;

- de la superficie récoltée moyenne et du rendement moyen pour les dernières années, tels que communiqués par le Département du recensement et des statistiques pour les districts qui n’ont pas été visités par la mission.

3.2 Autres cultures vivrières

Un vaste assortiment de cultures vivrières, en dehors du riz, sont soit cultivées dans de petits lopins sur des terres rizicoles à titre de récoltes secondaires, soit sur des terres hautes, à titre de récolte principale. Le maïs, le mil, le haricot mungo et le haricot à oeil noir (dolique) sont largement utilisés à titre de supplément au riz ou au blé, qui constituent les denrées alimentaires de base. Ces quatre grandes cultures vivrières couvrent chaque année une superficie d'environ 80 000 hectares et leur production est estimée à environ 75 000 tonnes. En outre, des tubercules (manioc et pommes de terre) et des légumes sont également cultivés et consommés en grande quantité. Chaque année, de 22 000 à 25 000 hectares sont ensemencés en plantes racines et tubercules et la production est d'environ 200 000 tonnes. Parmi les légumes, les piments verts du Chili et les oignons rouges sont les cultures de rapport les plus importantes, pratiquées sur 20 000 et 4 000 hectares respectivement, avec une production de 50 000 et 25 000 tonnes. Ces deux cultures représentent une source appréciable de revenus pour les agriculteurs des districts du nord. Les revenus des cultures de rapport servent à acheter le riz et d'autres denrées alimentaires. On estime que la superficie cultivée et la production de piments et d'oignons rouges ont accusé un net recul en raison des troubles civils.




4. SITUATION DES DISPONIBILITES ALIMENTAIRES


4.1 Analyse de l'offre et de la demande

Le Sri Lanka demeure un pays importateur net de produits alimentaires. Le blé est entièrement importé et le riz est importé lorsque la production nationale accuse un déficit. Les importations de riz, frappées de droits de 35 pour cent, ne font l'objet d'aucune restriction. Dans la pratique, il existe un régime d'entrepositaires ("Bondsmen Scheme") qui permet à des entrepositaires d'importer du riz au Sri Lanka sans payer de droits tant que le riz n'est pas écoulé sur le marché intérieur à partir de l'entrepôt en douane. Les entrepositaires sont autorisés à conserver toute quantité de riz en entrepôt et à le réexporter, le cas échéant, sans avoir à payer des droits. En revanche, ils doivent conserver des stocks tampons de riz qui, en tout temps, représentent au total l'équivalent des besoins d'un mois.

Le riz et le blé sont les aliments de base et représentent 60 pour cent environ de l'apport total de calories. En 1993, le riz représentait 74 pour cent de la consommation de céréales et sa part est tombée à 69 pour cent en 1994 et à 63 pour cent en 1995 et 1996. La proportion de farine de blé consommée a augmenté dans des proportions équivalentes, pour passer de 26 à 37 pour cent. Le blé n'est pas cultivé au Sri Lanka et il est régulièrement importé. Au cours de la période 1985-1992, le pays a importé en moyenne 680 000 tonnes de blé par an. Toutefois, depuis 1993 les importations ont augmenté pour atteindre 1 107 000 tonnes en 1995 et 912 000 tonnes en 1996. Jusqu'en 1994, les prix intérieurs de la farine de blé étaient fixés de manière à couvrir la totalité des coûts, mais les prix ayant été fortement subventionnés au cours des années suivantes, la consommation a augmenté, passant d'environ 31 kg par habitant en 1991-93 à 34 kg en 1994 et 41 kg en 1995, parallèlement à une baisse de la consommation de riz par habitant. En novembre 1995, le prix de la farine de blé a été relevé à son niveau de 1994, soit 12 roupies le kilogramme, ce qui représentait encore une subvention de 9 roupies par kilogramme. En mars de cette année, le prix de vente de la farine de blé était de 17,40 roupies le kilogramme et la subvention se chiffre actuellement à 4 roupies par kilogramme.

Bien que l'autosuffisance en riz soit un objectif depuis de nombreuses années, le pays continue régulièrement d'en importer. L'objectif de consommation de riz par habitant est de 104 kg. Toutefois, en s'appuyant sur les quantités importées au cours des dernières années et compte tenu de la disponibilité croissante du blé (pain) et d'autres cultures vivrières, la mission estime la consommation annuelle par habitant à 96 kg.

Pour établir le bilan céréalier pour 1996/97, la mission a utilisé les estimations et hypothèses suivantes:

- une population en cours d'année de 18 516 millions d'habitants en 1997;

- une consommation annuelle par habitant de 96 kg pour le riz et de 48 kg pour le blé;

- un taux de conversion de 66 pour cent du paddy en riz;

- pour le riz, 8 pour cent de pertes post-récolte, 5 pour cent pour les semences et l'alimentation animale et 2 pour cent pour d'autres utilisations. Pour le blé, les autres utilisations sont estimées à 90 000 tonnes;

- des stocks d'ouverture de 60 000 tonnes de riz et de 105 000 tonnes de blé, d'après les données fournies par le Department of the Food Commissioner;

- des stocks de fermeture de 148 000 tonnes de riz et de 50 000 tonnes de blé (correspondant aux besoins de consommation moyens pour un mois), le minimum nécessaire pour garantir la stabilité des approvisionnements.

Sri Lanka: bilan céréalier pour 1996/97 (en milliers de tonnes)1


Riz Blé
Disponibilité totale 1 682 105
- Production 1622
- Stocks d'ouverture 60 1052
Utilisation totale 2 170 1005
- Alimentation 1 778 889
- Semences et alimentation animale 114
- Pertes 130 16
- Autres utilisations
50
- Stocks de fermeture 148 50
Besoins d'importation pour 1997 488 900


1 Le bilan céréalier ne comprend pas d'autres céréales de moindre importance comme le maïs.
2 Comprend certaines importations à conditions libérales (55 000 tonnes) de blé.

Les besoins globaux d'importation de riz et de blé en 1997 sont estimés à 488 000 tonnes et 900 000 tonnes respectivement, dont l'essentiel devrait être importé à des conditions commerciales.

En temps normal, les agriculteurs conservent une certaine quantité de riz au moment de la moisson pour couvrir les besoins de consommation de leurs familles, tout excédent étant commercialisé. En 1996/97, toutefois, les agriculteurs qui peuvent normalement compter sur deux récoltes de paddy par année conserveront cette année une quantité plus importante qu'à l'ordinaire de la récolte Maha, car ils prévoient une récolte Yala sensiblement réduite en raison des faibles réserves d'eau pour l'irrigation. Cela signifie que les agriculteurs qui ont déjà effectué leur moisson de Maha, même s'il s'agit d'une récolte réduite par rapport aux résultats normaux, seront encore en mesure de couvrir leurs propres besoins de consommation de riz. La réduction globale de la récolte de riz de cette année donnera lieu à une diminution de la quantité de riz provenant de la production locale disponible sur les marchés. Ce déficit devra donc être comblé par les importations. En l'absence de flux d'importation adéquats, les prix risquent toutefois de connaître une hausse importante, comme en 1996. Pour encourager les flux d'importation de riz, le Commissariat à l'alimentation propose une réduction des droits d'importation. [ Les droits d’importation sur le riz ont déjà été levés du 15 avril 1996 au 31 janvier 1997, compte tenu de la diminution de la production de paddy en 1995/96.]

Pour les couches de la population qui ne disposent pas de moyens suffisants pour couvrir leurs besoins alimentaires, le gouvernement a mis en oeuvre des programmes d'assistance sociale, le plus récent étant le programme "Janasaviya" en 1989 et le programme "Samurdhi" amorcé par le gouvernement actuel en 1995/96, qui remplace le programme "Janasaviya". Aux termes de ce programme, les familles les plus vulnérables bénéficient d'un transfert de revenus de 1 000 roupies par famille, tandis que d'autres familles défavorisées reçoivent 500 roupies. Le programme verse également 100 roupies aux célibataires et 200 roupies par mois aux ménages de deux personnes. En 1995, 1,1 million de familles défavorisées au total ont perçu la prestation "Samurdhi". En fournissant cette aide en espèces (plutôt que par des transferts directs de denrées alimentaires), le gouvernement évite de s'engager dans des opérations complexes et inévitablement coûteuses de distribution de vivres et laisse les bénéficiaires choisir les aliments qu'ils préfèrent. Ce programme constitue toutefois une ponction considérable dans le budget du gouvernement et la communauté internationale des bailleurs de fonds pourrait envisager d'alléger ce fardeau en fournissant un certain volume d'aide alimentaire liée à un programme.

4.2 Besoins d'aide alimentaire dans les districts du nord

La mission a pu se rendre dans le district de Vavuniya pour s'entretenir avec les représentants des autorités de Jaffna, Mullaittivu et Vavuniya. Elle a pu donc recueillir certains renseignements sur la situation des disponibilités alimentaires dans les cinq districts septentrionaux de Jaffna, Vavuniya (nord), Mannar, Kilinochchi et Mullaittivu; toutefois, il est impossible de chiffrer de façon précise la population qui vit dans les districts du nord en raison des pertes de vies humaines, des déplacements de population et des migrations.

D'après le Registrar General (Directeur général de l'état civil), cette région aurait dû compter 1,4 million d'habitants au milieu de l'année 1995, en appliquant un taux normal de croissance démographique. La mission a pris note des délibérations d'un comité créé en octobre 1996 pour étudier les questions de population et a également discuté de cette question avec les représentants de l'Etat. Sur la base de ces discussions, la mission estime que quelque 920 000 personnes vivront dans ces districts à la mi-1997, en tenant compte du retour éventuel de 50 000 personnes environ dans la péninsule de Jaffna.

Population estimée dans les districts du nord à la mi-1997 (en milliers d'habitants)

Jaffna: 476
Killinochchi: 153
Mullaittivu: 104
Mannar: 76
Vavuniya: 120
Total: 929

On estime que ces chiffres comprennent une certaine portion des 410 000 personnes déplacées qui vivent soit dans des camps, soit avec des parents ou des amis. Le Ministère du commerce maritime, de la réhabilitation des ports et de la reconstruction signale que, à la fin du mois de janvier 1997, quelque 625 000 personnes bénéficiaient d'une assistance des pouvoirs publics dans ces cinq districts. Au cours de l'année 1996, le Ministère responsable a effectué des livraisons d'environ 91 000 tonnes (une moyenne de 7 600 tonnes par mois) de vivres et autres articles essentiels dans la région du nord. En outre, un petit nombre d'ONG ont également pu effectuer des livraisons similaires dans les zones de leurs projets respectifs, parfois sous les auspices du HCR, qui a conservé une antenne à Vavuniya, le principal point d'accès à la région du nord.

Des convois de camions gouvernementaux chargés de vivres partent de Vavuniya pour se rendre à Santhasolai dans la zone autorisée où ils sont déchargés et contrôlés par les services de sécurité. Après ces contrôles, les marchandises sont chargées dans d'autres camions provenant de la zone interdite, plus au nord, pour reprendre ensuite la direction des zones contrôlées. Ces opérations sont coordonnées par le bureau de l'Agent du gouvernement à Vavuniya avec l'aide de l'Armée srilankaise et de représentants des agents gouvernementaux des autres districts concernés.

A la lumière des renseignements disponibles, il semblerait que quelque 700 000 personnes sont encore actives sur le plan économique dans le nord, notamment dans le secteur agricole qui, dans des conditions normales, assurerait leurs moyens d'existence. Ces populations sont toutefois aujourd'hui affectées, à des degrés variables, de deux façons: a) les opérations militaires les ont empêchées de cultiver leurs champs de façon normale; une part importante des superficies cultivables n'ont pu être exploitées et les travaux des champs ont souvent été interrompus; b) les pluies inférieures à la moyenne et irrégulières, pendant deux années consécutives, ont également limité les superficies cultivées et ont sérieusement compromis la production des superficies ensemencées en paddy, entraînant dans certains cas une perte totale de la récolte.

La mission a constaté un flux bidirectionnel de produits agricoles et d'autres biens sur la route nord-sud, mais la présence de plusieurs barrages de contrôle de l'armée et des forces de sécurité provoquait des difficultés et des retards et donnait lieu à des frais de transport plutôt élevés. Elle a appris que, à certains barrages importants, chaque camion était déchargé, contrôlé et rechargé avant de poursuivre sa route.

Dans la mesure du possible, la situation fait l'objet d'une surveillance constante de la part de la FAO et du PAM et, si la sécurité s'améliorait dans ces régions, il se peut qu'il soit fait appel à l'aide du PAM. Ces interventions se feraient en collaboration avec des ONG internationales. L'examen par le PAM d'une demande du gouvernement serait subordonnée: i) à la capacité d'effectuer une évaluation indépendante des besoins dans les zones pour lesquelles l'assistance est demandée; ii) à un niveau d'accès et de sécurité suffisant pour le personnel du PAM et pour l'aide alimentaire; iii) à l'efficacité des partenaires civils dans l'exécution de ces opérations; et iv) à la présence de dispositifs adéquats pour la logistique, la distribution, le suivi et l'évaluation.


Le présent rapport a été établi sous la responsabilité des Secrétariats de la FAO et du PAM à partir d'informations provenant de sources officielles ou non. La situation pouvant évoluer rapidement, pour obtenir des informations complémentaires vous pouvez vous adresser à:

Abdur Rashid Chef,
SMIAR, FAO
Télex: 610181 FAO l

Télécopie: 0039-6-5225-4495
Courrier électronique:
INTERNET:GIEWS1@FAO.ORG

Manuel A. da Silva
Chef, OP/ PAMl
Télex: 626675 WFP
Télécopie: 0039-6-5228-2837



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