Grâce aux conditions météorologiques favorables, on estime que la récolte céréalière de 1999, récemment engrangée, atteindra 4,4 millions de tonnes, chiffre supérieur à la moyenne et dépassant de quelque 44 pour cent celui de 1998. La production de blé est estimée à 2,8 millions de tonnes, soit 40 pour cent de plus qu'en 1998, tandis que celle d'orge a augmenté de 50 pour cent, passant à 1,5 million de tonnes. Il est prévu que les importations de céréales, principalement blé, s'établissent à environ 5 millions de tonnes pour la campagne commerciale 1999/2000 (juillet/juin).
La production céréalière de 1999, estimée à environ 19,3 millions de tonnes, dépasse légèrement la récolte supérieure à la moyenne de l'an dernier. La production de blé serait de 6,3 millions de tonnes, chiffre supérieur de 4 pour cent à celui de 1998, tandis que celle de maïs devrait rester inchangée (6 millions de tonnes). Les cultures de riz de 1999 se développent dans des conditions météorologiques normales. Selon les estimations, 675 000 hectares ont été ensemencés cette année, soit 30 pour cent de plus que l'an dernier, et jusqu'ici, les perspectives de récolte sont favorables.
On prévoit pour 1999/2000 (juillet/juin) des importations de blé de 7 millions de tonnes et des importations de céréales secondaires, principalement maïs, de 3 millions de tonnes.
La production céréalière de 1999, estimée à 3,8 millions de tonnes, est inférieure de 41 pour cent à celle de l'an dernier, en raison de l'insuffisance des pluies et de la réduction des emblavures. La production de blé, évaluée à environ 2,1 millions de tonnes, est inférieure d'environ 50 pour cent à celle de 1998. La récolte d'orge, qui a également souffert de la sécheresse, est estimée à 1,4 million de tonnes, soit un recul de 36 pour cent, tandis que celle de maïs devrait rester inchangée (200 000 tonnes).
Pour 1999/2000 (juillet/juin), on prévoit des importations de blé et de céréales secondaires de 2,8 millions de tonnes et de 1,6 million de tonnes respectivement.
La récolte de céréales de 1999, récemment engrangée, est estimée à 1,7 million de tonnes, chiffre supérieur de quelque 2 pour cent à celui de l'an dernier. La production de blé serait de 1,2 million de tonnes, soit une baisse de 8 pour cent. En revanche, la production d'orge, qui s'établit à 455 000 tonnes, dépasse de 50 pour cent celle de 1998, grâce aux conditions favorables.
On prévoit pour 1999/2000 (juillet/juin) des importations
de céréales, principalement blé et maïs, d'environ
1,6 million de tonnes.
AFRIQUE DE L'OUEST
Tandis que le temps est resté sec dans le nord du pays, le sud a bénéficié de conditions favorables. Les pluies, généralisées en juin, sont devenues abondantes vers la mi- juillet, en particulier dans le département de Zou, et ont causé des dégâts aux cultures. Des inondations ont été signalées dans de nombreux villages et des milliers de personnes ont été déplacées. Cependant, dans la partie septentrionale du pays (départements d'Atakora et de Borgou), les pluies ont été insuffisantes, en particulier à l'extrême nord. En juillet, des infestations de chenilles légionnaires noires dans les départements d'Atakora et de Borgou ont causé des dégâts au mil, au sorgho et au maïs qui étaient en train de lever. Les pertes ont été importantes et, dans ces départements, les agriculteurs ont renoncé aux semis. À ce jour, aucune mesure de lutte phytosanitaire n'a été prise.
La nouvelle récolte arrivant sur les marchés, les approvisionnements alimentaires sont satisfaisants dans le sud. Les cours restent inférieurs à ceux de 1998, ce qui s'explique principalement par la baisse de la demande des pays du Sahel enregistrée cette année et par l'accroissement des ventes effectuées par les agriculteurs pour compenser la baisse des recettes tirées du coton. Les besoins d'importations céréalières pour 1999 (janvier/décembre) sont estimés à 200 000 tonnes (y compris les réexportations) de blé et de riz.
Les pluies généralisées et régulières d'août ont permis aux cultures de se développer de manière satisfaisante. Après les bonnes conditions de végétation de juillet, les pluies ont été abondantes et bien réparties en août. Les précipitations ont été particulièrement bénéfiques et supérieures à la normale à partir de la deuxième décade, sauf dans le nord- est. Elles ont commencé à diminuer au cours de la troisième décade mais sont restées généralisées. Toutefois, les cultures ensemencées tardivement dans le sud-ouest auront encore besoin de pluie en septembre. À l'inverse, les inondations ont retardé le développement des cultures dans les zones de basse altitude. Ailleurs, les réserves du sol en humidité sont en général suffisantes pour permettre le développement des cultures. Le mil et le sorgho en sont aux stades de l'épiaison et du début de la maturation.
Les pâturages sont abondants. Dans l'ensemble, aucune infestation notable de ravageurs n'est signalée, sauf dans le nord où il y aurait d'importantes pullulations de foreurs des tiges.
La situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Avec les 2,65 millions de tonnes de céréales engrangées en 1998, les marchés sont bien approvisionnés et les cours du mil et du sorgho locaux diminuent. En revanche, le prix du maïs blanc a quelque peu augmenté.
Les pluies continues et régulières du mois d'août ont favorisé le développement du maïs. Pendant la première décade du mois, des pluies régulières ont été enregistrées dans les îles de Santiago et de Fogo. A partir de la deuxième décade, toutes les îles où sont pratiquées des activités agricoles ont reçu des pluies substantielles (149 mm à São Nicolau et 145 mm à Santo Ant1ão). Pendant la troisième décade, les pluies sont restées abondantes et bien réparties dans tout le pays. Les réserves du sol en humidité sont suffisantes dans la plupart des régions. Le maïs en est au stade de l'élongation dans les zones humides des îles de Santiago et de Fogo et il est en train de lever dans les zones arides.
En raison des infestations de plus en plus importantes de sauteriaux et de chenilles légionnaires dans les îles de Santiago (Tarrafal) et de Fogo, des mesures préventives ont été prises dans plusieurs régions. Les pâturages se sont développés dans les zones d'altitude mais ils restent insuffisants dans les zones côtières.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Plus de 90 pour cent des besoins alimentaires annuels sont couverts par des importations. Les marchés ont été régulièrement approvisionnés en juillet/août et les réserves ou les importations prévues sont suffisantes pour couvrir les besoins de septembre et d'octobre. Les programmes d'aide alimentaire pour l'an 2000 ont déjà été approuvés.
Jusqu'ici, les pluies ayant été régulières à partir de la deuxième décade de mai, les conditions ont été favorables au développement des cultures. Des pluies bien réparties sont tombées en juin et pendant les deux premières décades de juillet. Après la brève saison sèche de fin juillet/début août, les pluies ont repris pendant la décade suivante. Fin août, les perspectives de récolte étaient meilleures que la normale.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Les besoins d'importation, principalement blé et riz, pour 1999 (janvier/décembre) sont estimés à 640 000 tonnes.
Des pluies torrentielles et des inondations ont frappé l'ouest du pays vers la mi-août. Pendant la première décade du mois, les pluies ont augmenté régulièrement et ont été anormalement fortes dans la région de Jambajali dans la Division de l'Ouest. A partir de la deuxième décade, des pluies torrentielles et des inondations ont causé des dégâts aux cultures dans les régions de N'Jau et de Sare Sofi. Dans les autres divisions, les pluies bien réparties et supérieures à la normale ont favorisé le développement des cultures. Le désherbage est la principale activité agricole du mois d'août. Aucune infestation notable de ravageurs n'a été signalée jusqu'ici.
Compte tenu de la production céréalière de 1998, supérieure à la moyenne, la situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont généralement bien approvisionnés. Cependant, certaines zones où la production de mil a été médiocre sont vulnérables. Le PAM a estimé le nombre de personnes sinistrées à 110 000 et a prévu de distribuer une aide alimentaire comprenant 2 671 tonnes de céréales, 400 tonnes de légumes secs et 167 tonnes d'huile.
Jusqu'ici, les conditions de végétation sont satisfaisantes. Les pluies ont été bien réparties et supérieures à la normale à partir de la deuxième décade de juin jusque vers la mi-juillet, ce qui a favorisé le développement des cultures. Ensuite, elles ont sensiblement diminué pendant la brève saison sèche. Des infestations de chenilles légionnaires, constituant une menace pour le mil et le sorgho, ont été signalées dans la région du Haut-Ghana oriental. D'après les images prises au mois d'août, la végétation serait supérieure à la normale dans le sud et semblerait normale ou supérieure à la normale dans le reste du pays.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Il reste dans le pays environ 20 000 réfugiés libériens recevant une aide alimentaire. Les besoins d'importations céréalières de 1999 sont estimés à 475 000 tonnes, principalement blé et riz.
Les fortes pluies de juillet/août ont nui au développement des cultures. Elles sont arrivées au cours de la troisième décade de juillet/début août. Les précipitations ont été particulièrement fortes et supérieures à la normale. Les pluies cumulatives enregistrées à Conakry et à Boffa ont dépassé 500 mm. Dans certaines régions, les fortes pluies ont causé d'importants dégâts aux cultures. A cause des inondations, des milliers de personnes ont été déplacées à Conakry.
La situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante sauf pour les personnes déplacées et les réfugiés. Selon le HCR, quelque 366 000 réfugiés sont encore dans le pays. Plus de 14 000 ont été récemment éloignés de la frontière libérienne après les combats de la mi-août. Les besoins d'importations céréalières pour 1999 ont été estimés à 385 000 tonnes, principalement blé et riz.
Les pluies généralisées et supérieures à la normale ont favorisé le développement des cultures. Elles sont restées abondantes et bien réparties au mois d'août, en particulier pendant la deuxième et la troisième décades. Les conditions sont satisfaisantes et le repiquage du riz dans les rizières est bien avancé.
Dans cette période d'après guerre, un grand nombre de personnes rencontrent des difficultés pour leur approvisionnement alimentaire. Par ailleurs, le rapatriement des réfugiés est en cours: 629 réfugiés guinéens sont rentrés du Sénégal en juillet et d'autres de Gambie et du Cap-Vert. Les personnes déplacées et les réfugiés reçoivent une aide alimentaire.
Les conditions de végétation sont jusqu'ici favorables, mais la persistance des troubles civils compromet les perspectives de récolte. La saison des pluies de 1999 s'est bien déroulée. Les pluies ont été en général bien réparties et supérieures à la normale. Les cultures se développent de manière satisfaisante et la production devrait être comparable ou supérieure à celle de l'an dernier, sauf dans le nord du pays où des combats ont éclaté à Lofa début août. Plus de 50 000 personnes ont été déplacées dans les régions de Voinjama et de Kolahum dans le Comté du Haut Lofa. Les programmes humanitaires en faveur des rapatriés libériens et des réfugiés sierra-léoniens ont été interrompus à cause de l'insécurité et du pillage des stocks.
La situation alimentaire générale s'est sensiblement améliorée. Cependant, dans la région du nord, l'état nutritionnel et la santé des personnes déplacées se sont détériorés, en particulier parmi les femmes et les personnes âgées. On signale des pénuries de vivres et de médicaments. Les activités de réinstallation et de redressement ont permis aux réfugiés et aux personnes déplacées à l'intérieur du pays de rentrer chez eux. Il reste au Libéria environ 90 000 réfugiés venant de Sierra Leone. En se fondant sur une population évaluée à environ 2,8 millions de personnes en 1999, la FAO estime que le Libéria doit importer 155 000 tonnes de céréales pour couvrir ses besoins de consommation. Des importations commerciales de 100 000 tonnes de riz et de 5 000 tonnes de blé sont prévues. Les 50 000 tonnes restantes seront couvertes par l'aide alimentaire, estimée à 30 000 tonnes de blé et à 20 000 tonnes de produits dérivés du maïs, tels que la farine de maïs et le mélange maïs-soja, qui seront distribués aux personnes déplacées vulnérables. Fin août, 57 700 tonnes d'aide alimentaire avaient été annoncées et livrées.
Grâce aux pluies abondantes et généralisées du mois d'août, les perspectives de récolte sont généralement favorables. Les pluies anormalement fortes de la première décade d'août ont provoqué des inondations et causé des dégâts aux cultures dans la région de Bamako. Au cours de la deuxième décade, les précipitations ont été largement supérieures à la moyenne dans l'ouest et le centre. Pendant la troisième décade, les pluies ont diminué dans l'ouest mais sont restées fortes dans le sud et supérieures à la normale dans le nord et le centre. Les réserves d'humidité du sol étant suffisantes, le mil et le sorgho se développent de manière satisfaisante. Cependant, un excès d'eau pourrait réduire les rendements potentiels dans certaines régions. Du fait des semis tardifs, il faudrait qu'il pleuve encore jusqu'à la fin de septembre pour que les perspectives de récolte soient meilleures dans les zones soudanaises. Les pâturages sont abondants dans tout le pays et, pour ce qui est des ravageurs, la situation est calme.
La production céréalière de 1998 est estimée à 2,5 millions de tonnes (équivalent paddy), niveau record qui permettra aux agriculteurs de reconstituer leurs stocks. La situation alimentaire générale est satisfaisante, avec des marchés bien approvisionnés et des cours inférieurs à ceux de 1998. Même si certaines zones des régions de Goudan et de Bourem et de Gao central risquent de connaître des difficultés économiques, aucune aide alimentaire n'est demandée.
Jusqu'ici, les conditions de végétation sont favorables et les perspectives de récolte pour les cultures pluviales sont bonnes. Les précipitations, qui ont repris dans le sud au cours de la deuxième décade d'août, ont été supérieures à la normale et généralisées pendant la troisième décade. A cause des pluies anormalement fortes enregistrées à Aïoun El Atrouss, les récoltes ont subi des pertes importantes dans la région de Tchitt. Les premières cultures de mil et de sorgho se développent convenablement.
L'état des pâturages est satisfaisant. Des criquets pèlerins ailés sont probablement présents en petit nombre dans les régions du centre et du sud où ils pourraient se multiplier en raison de l'amélioration des conditions de reproduction. Il ne devrait y avoir aucune infestation notable.
Par rapport à 1997, la production céréalière de 1998 a augmenté de 34 pour cent et, en conséquence, les cours des céréales sont restés stables pendant la période de soudure. La situation alimentaire n'est pas critique, mais 161 692 personnes dans les zones d'Aftout et d'Affolé ont besoin de 6 897 tonnes de céréales pour couvrir leurs besoins. Les besoins d'importations céréalières (y compris les réexportations) pour 1998/99 (novembre/octobre) sont estimés à 310 000 tonnes et l'aide alimentaire à 35 000 tonnes.
Les perspectives de récolte sont généralement favorables. Pendant la première décade d'août, des pluies torrentielles sont tombées dans le sud des régions de Tahoua, Maradi et Diffa, où aucun dégât n'a cependant été signalé. Les pluies sont restées fortes au cours de la deuxième décade dans les régions du sud de Dosso, du sud-ouest de Tillabery, de Tahoua, de Maradi et de Zinder. L'humidité du sol, suffisante jusqu'à présent, favorise le développement des cultures et des pâturages.
Des ravageurs pourraient causer des dégâts aux cultures. Des infestations de sauteriaux et de chenilles légionnaires ont été signalées dans le département de Zinder. Il est probable que des criquets pèlerins isolés soient présents dans l'Aïr et que leur nombre augmente légèrement au Tamesna du fait de leur reproduction.
La production céréalière totale de 1998 est estimée à 2,96 millions de tonnes (équivalent paddy), chiffre record supérieur d'environ 74 pour cent à celui de 1997 et dépassant de quelque 44 pour cent la moyenne sur cinq ans. En conséquence, la situation des approvisionnements alimentaires de 1999 reste dans l'ensemble satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les prix des céréales sont abordables. Contrairement aux producteurs, les négociants en céréales vendent leurs stocks en prévision d'une bonne récolte.
Les cultures se développent de manière satisfaisante, mais la production pourrait souffrir du début tardif de la saison des pluies. Celles-ci sont arrivées environ un mois plus tard que d'habitude dans les régions du nord, ce qui a freiné le développement du mil et du sorgho. De mai à juin, les précipitations cumulatives ont été inférieures à la normale. Les pluies ont repris progressivement fin juin et ont été satisfaisantes et supérieures à la normale jusqu'à fin août, ce qui a permis aux cultures de récupérer en partie. À cause des fortes pluies, le barrage de Zobe, dans l'État de Katsina au nord du pays, a débordé, entraînant d'importantes pertes de récolte.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Les besoins d'importations céréalières pour 1999 sont estimés à 1,25 million de tonnes, dont 1,05 million de tonnes de blé et 150000 tonnes de riz.
Grâce aux pluies généralisées et supérieures à la normale du mois d'août, les perspectives de récolte se sont améliorées. Pendant la première décade, le sud-ouest du pays a été arrosé par des pluies substantielles qui ont progressé vers le centre et l'ouest au cours de la deuxième décade. Vers la mi-août, des pluies torrentielles se sont abattues sur les régions du sud et de l'ouest, provoquant des inondations dans de nombreuses zones (en particulier celles de Joal et de Kaolack). Les précipitations ont sensiblement augmenté dans les régions de l'est au cours de la troisième décade. Jusqu'à présent, le développement général des cultures est satisfaisant et les réserves du sol en humidité sont suffisantes. Dans le sud et le centre du pays, le mil et le sorgho en sont généralement au stade de l'épiaison.
Les pâturages sont abondants dans tout le pays. Des infestations de sauteriaux et de chenilles légionnaires sont signalées dans plusieurs régions. Il ne devrait y avoir aucune infestation notable de criquets pèlerins.
La situation alimentaire générale est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours du riz sont stables. Le prix des céréales locales a sensiblement diminué par rapport à l'an dernier. De plus, les agriculteurs et les négociants vendent leurs stocks en prévision d'une bonne récolte. Dans les régions du sud, le prix du mil était compris entre 75 et 145 francs CFA/kg en août 1999 contre 175 à 240 francs CFA/kg l'année dernière. Dans la région de Diourbel et de Thiès dans le centre-nord, les prix variaient entre 100 et 150 francs CFA/kg en 1999 contre 125 à 210 francs CFA/kg l'année dernière. Cependant, des difficultés d'approvisionnement alimentaire sont signalées dans quelques régions (région de Saint-Louis (Matam, Podor et Dagana) ou régions de Louga et de Diourbel) où la production pluviale a été médiocre.
La sécurité est mieux assurée dans de nombreuses zones rurales, ce qui toutefois n'aura peut-être guère d'incidence sur la production de 1999. Celle-ci devrait rester proche du niveau de l'an dernier malgré les bonnes conditions climatiques enregistrées jusqu'à présent. L'insécurité qui a sévi dans le pays au début de la campagne, dans plusieurs grandes régions, a empêché la livraison des intrants et a interrompu les activités agricoles. Le temps est généralement bon depuis le début de la campagne malgré des pluies réduites à la fin du mois de juillet et en août. Les images-satellites font apparaître une végétation inférieure à la normale dans le pays.
Après l'accord de paix conclu début juillet entre le gouvernement et les rebelles, les effectifs des forces de maintien de la paix de la CEDEAO ont été réduits et elles seront progressivement remplacées par des observateurs militaires des Nations Unies qui surveilleront le processus de désarmement et de réintégration. Le rétablissement de la sécurité permet également de mettre en œuvre des opérations d'urgence et des activités de redressement dans le pays. Des vivres sont distribués après la réouverture des principaux axes routiers allant de Freetown à Bo et à Kenema, et de la Guinée voisine à Kambia. Cependant, leur volume est insuffisant pour couvrir les besoins des nombreux réfugiés et personnes déplacées, en particulier dans le nord et l'est. D'après les estimations actuelles, on compterait 700 000 personnes déplacées, dont l'état nutritionnel serait précaire. Même en cas d'application rapide et menée à bien de l'accord de paix, le pays continuera à être fortement tributaire de l'aide alimentaire pendant plusieurs années. La FAO estime les besoins d'importations céréalières pour 1999 à environ 290 000 tonnes, dont 140 000 tonnes d'aide alimentaire. A la fin du mois d'août, 25 100 tonnes d'aide seulement, principalement sous forme de blé bulgur, avaient été annoncées et livrées.
Les conditions de végétation ont été en général favorables malgré des pluies excessives dans certaines régions en août, mois pendant lequel les précipitations ont été abondantes et généralisées. Des pluies anormalement fortes au cours des deux premières décades (146 mm en 8 heures le 5/8/99 et 400 mm pour le mois en 10 jours à Ati, dans la province de Batha) ont provoqué des inondations et causé des dégâts aux cultures. Les réserves du sol en eau sont excessives dans certaines régions, mais jusqu'ici, les cultures se développent convenablement dans l'ensemble. Les premières cultures en sont au stade de la maturation tandis que celles dont les semis ont été tardifs en sont à la floraison. Il faudrait qu'il pleuve encore jusqu'à la mi-septembre pour que les cultures tardives mûrissent dans la zone soudanaise. Les pâturages sont abondants dans tout le pays. Pour ce qui est des ravageurs, la situation est dans l'ensemble calme.
Après la production céréalière exceptionnelle de 1998 (estimée à 1,28 million de tonnes), la situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Cependant, les routes étant impraticables après les fortes pluies de juillet/août, l'approvisionnement des marchés a été perturbé. Les cours des céréales baissent dans les zones rurales, car les producteurs vendent leurs stocks en prévision d'une bonne récolte. Le PAM a distribué 1 337 tonnes de vivres dans les zones déficitaires (Mayo-Kebbi, Tandjilé, Logone occidental et Logone oriental) et 640 tonnes de secours d'urgence aux réfugiés d'Adré dans l'est.
Les précipitations généralisées et supérieures à la normale ont favorisé le développement des cultures. Elles ont été régulières pendant toute la saison des pluies. Les réserves du sol en eau sont suffisantes et, pour ce qui est des ravageurs, la situation est jusqu'à présent calme. La récolte devrait être normale dans le nord et supérieure à la normale dans le sud.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Les besoins d'importations céréalières pour 1999 (janvier/décembre) sont estimés à
125 000 tonnes (y compris les réexportations).
AFRIQUE CENTRALE
Dans l'ensemble, les pluies ont été généralisées et normales ou supérieures à la normale en juillet et en août, ce qui a eu une incidence bénéfique sur les perspectives de récolte.
La situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Cependant, en raison des difficultés d'approvisionnement alimentaire rencontrées dans les régions du nord après les récoltes médiocres de 1998, le PAM a planifié une opération d'urgence au titre de laquelle 9 500 tonnes de vivres seront distribuées à 660 000 personnes sinistrées vivant dans ces zones.
CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU* (9 septembre)
Dans le sud du pays, le temps est sec comme de saison. Dans le centre et le nord, les pluies ont été généralement supérieures à la moyenne en juillet et en août. Après le cessez-le-feu proclamé par les groupes rebelles le 31 août, la sécurité devrait être mieux assurée dans l'est. On signale cependant des violations du cessez-le-feu. Les soldats rwandais et ougandais ont commencé à se retirer de Kisangani dans la province orientale, ville contrôlée par les rebelles où de violents combats entre forces ougandaises et rwandaises ont causé en août d'importantes pertes parmi les civils. Les prix des marchandises ont nettement augmenté à Kisangani. On signale, dans toute la province orientale et le nord de la province de l'Equateur, une augmentation des taux de malnutrition. Une aide est actuellement apportée à environ 1 700 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition dans les centres d'alimentation complémentaire et thérapeutique de Kisangani, mais le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance augmente.
Dans le Sud-Kivu, un groupe d'institutions des Nations Unies et d'ONG estime que 250 000 personnes ont atteint un degré de malnutrition mettant leur vie en péril. Cette situation est imputable à la sécheresse, à la médiocrité des sols, à l'érosion, et à l'afflux de réfugiés aggravé par la guerre en cours dans la région, qui a entraîné le déplacement de centaines de milliers d'habitants. Pour faire face aux besoins immédiats, 15 000 tonnes de vivres sont nécessaires, en vue d'une distribution aux personnes déplacées et à la population locale, ainsi que 1 600 tonnes de semences qui permettront de procéder aux semis de la principale campagne agricole au cours de ce mois.
CONGO, RÉPUBLIQUE DU* (9 septembre)
Grâce aux fortes pluies généralisées qui arrosent depuis juin les régions du centre et du nord, les conditions de végétation sont favorables. Cependant, les combats entre forces gouvernementales et milices "Ninja", qui ont repris vers la mi-mai, ont profondément perturbé les activités agricoles et de commercialisation, ce qui a eu une grave incidence sur les approvisionnements alimentaires, notamment à Brazzaville. La situation en matière de sécurité s'est améliorée au cours des derniers mois dans la région de Pool, mais de nouveaux accrochages ont été signalés début septembre près de Brazzaville.
Les principales cultures vivrières sont le manioc et les plantains, mais du maïs est également produit (environ 25 000 tonnes). Le pays couvre l'essentiel de ses besoins céréaliers, estimés à environ 82 000 tonnes en 1999, par des importations commerciales. On signale la présence de quelque 10 000 réfugiés ayant fui le Congo-Brazzaville dans des sites temporaires ou à Libreville.
GUINÉE ÉQUATORIALE (9 septembre)
Les précipitations ont été faibles pendant toute la campagne sauf durant la deuxième décade d'août, au cours de laquelle elles ont été fortes et généralisées. Les cultures de base sont la patate douce, le manioc et les plantains. On estime les besoins d'importations céréalières de 1999 à 9 000 tonnes et ceux d'aide alimentaire à 1 000 tonnes de blé et de riz.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (9 septembre)
Après les précipitations réduites de début juillet, les pluies ont été dans l'ensemble généralisées et normales ou supérieures à la normale à la fin de juillet et en août. Elles ont été particulièrement fortes fin juillet et début août dans l'ouest du pays. Les perspectives de récolte sont favorables.
La situation alimentaire est satisfaisante. Pour la campagne de commercialisation de 1999 (janvier/ décembre), les besoins d'importations céréalières sont estimés à 34 000 tonnes, principalement blé.
AFRIQUE DE L'EST
La situation du pays en matière de sécurité, déjà précaire, s'est détériorée ces dernières semaines, avec des incidents de plus en plus violents et la reprise des déplacements de populations.
Les semis de la campagne agricole A de 2000 sont sur le point de commencer. La FAO, en collaboration avec le PAM et des ONG, a entrepris un programme de distribution d'intrants agricoles, visant à fournir des semences de haricots et de légumes à environ un million de personnes.
Une mission Gouvernement/FAO/PAM a évalué sur place la production de la campagne B de 1999 à 1,7 million de tonnes, soit 6 pour cent de moins que celle de 1998. Ce recul est essentiellement dû à l'irrégularité des pluies, qui sont arrivées en retard dans certaines régions et ont cessé plus tôt qu'habituellement. Ces conditions défavorables ont largement neutralisé l'effet bénéfique sur la production du rétablissement relatif de la sécurité, qui avait permis d'accroître les emblavures et de fournir des intrants agricoles de manière satisfaisante et en temps voulu. Les cultures les plus touchées ont été les céréales et les légumineuses. La production de haricots est estimée à 157 000 tonnes, chiffre inférieur de 22 pour cent à celui de l'an dernier, tandis que celle de céréales s'établit à 161 000 tonnes, soit un recul de 10 pour cent.
La production de céréales et de haricots de la première campagne de 1999 a été également réduite. Pour la campagne de commercialisation de 1999 (janvier/décembre), le déficit est estimé à 38 000 tonnes de céréales et à 61 000 tonnes de haricots, dont la moitié seulement devrait être couverte par les importations commerciales et par l'aide alimentaire.
En raison des pluies supérieures à la moyenne et bien réparties de juillet et d'août, les perspectives de récolte se sont améliorées pour les céréales et les légumineuses de la campagne principale de 1999, qui seront récoltées à partir de novembre. Les pluies de printemps (de mars à mai) précoces, irrégulières et insuffisantes, et les précipitations de juin, inférieures à la moyenne, ont affecté la préparation du sol et les premiers semis dans certaines régions. Pour ce qui est des criquets pèlerins, la situation est calme; cependant, plus de 4 000 hectares, principalement dans la province d'Anseba, ont été infestés par des chenilles légionnaires.
Malgré les bonnes récoltes engrangées dans l'ensemble en 1998, la situation alimentaire reste très tendue pour 550 000 personnes touchées par la guerre avec l'Éthiopie. Par ailleurs, les pluies d'hiver (Keremti Bahri) de 1998/99 (d'octobre à mars) ayant fait défaut dans les zones côtières et sur les escarpements côtiers voisins, les provinces de Semenawi et de Keih Bahri connaissent de graves pénuries de céréales et de fourrage.
Il est demandé aux donateurs d'appuyer l'opération d'urgence approuvée par la FAO et par le PAM en mars de cette année, au titre de laquelle 44 000 tonnes d'aide alimentaire seront distribuées à 268 000 personnes gravement touchées par la guerre. Fin août, les annonces de contribution s'élevaient au total à 15 600 tonnes.
Les pluies abondantes de juillet et d'août ont été bénéfiques aux cultures en cours de développement de la campagne "Meher" de 1999, notamment dans certaines parties de l'Ahmara, du Tigré et de l'est de l'Oromiya où les précipitations avaient été insuffisantes. Cependant, la préparation du sol et les semis des cultures à cycle long ont été retardés dans certaines régions à cause de l'insuffisance des pluies d'avril et de mai, ce qui pourrait avoir une incidence sur les rendements. Par ailleurs, des milliers d'hectares ont été infestés par des chenilles légionnaires, mais on ne connaît pas l'étendue des dégâts causés aux cultures.
Les cultures de la campagne "Belg" de 1999, qui sont normalement récoltées à partir de juin, ont été en grande partie mauvaises en raison de l'insuffisance des précipitations. Bien que la production Belg ne représente que 7 pour cent de la production céréalière totale, elle joue un rôle important dans plusieurs régions où elle constitue l'essentiel des approvisionnements alimentaires pour l'année. Les pénuries alimentaires se sont intensifiées, touchant un nombre accru de personnes et des zones géographiques élargies. La région la plus touchée est celle du nord-ouest d'Amhara, où environ 2 millions de personnes sont confrontées à de graves pénuries alimentaires. Le gouvernement a récemment lancé un appel pour la fourniture de 425 144 tonnes de vivres destinés à 5,3 millions de personnes vulnérables, dont celles affectées par la mauvaise récolte de la campagne Belg, ainsi qu'à 385 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays touchées par le conflit qui se poursuit avec l'Érythrée.
En dépit de quelques chutes de pluie bénéfiques au cours des derniers mois, les régions de pâturage du sud et de l'est ne se sont pas encore remises de plusieurs années consécutives de sécheresse et de graves pénuries d'eau. La récente levée de l'embargo saoudien sur les importations de bétail en provenance de la Corne de l'Afrique devrait avoir un effet bénéfique sur les revenus des régions pastorales. Une opération d'aide alimentaire d'urgence en faveur de 1,2 million de personnes, pour un montant de 40,5 millions de dollars E.-U., a été approuvée conjointement le 31 mai 1999 par la FAO et le PAM. Alors que l'aide alimentaire nécessaire est estimée à 551 271 tonnes, les annonces de contribution se montaient en août 1999 à environ 470 000 tonnes, dont 295 000 tonnes déjà livrées.
La récolte de maïs de la campagne principale de 1999 a souffert de l'irrégularité des pluies, de la fourniture insuffisante d'intrants agricoles et des infestations de chenilles légionnaires dans certaines régions. D'après les estimations officielles préliminaires, la production de maïs serait d'environ 1,95 million de tonnes contre 2,44 millions de tonnes l'an dernier et une moyenne de 2,5 millions de tonnes sur les cinq années précédentes. D'importantes réductions de la production sont signalées dans les provinces de l'est, du centre et de la vallée du Rift.
La situation des approvisionnements alimentaires est critique dans les districts pastoraux du nord et du nord-est où les précipitations de la campagne actuelle ont été irrégulières et trop faibles pour assurer des réserves d'eau et des pâturages suffisants jusqu'aux prochaines pluies en octobre. De graves pénuries alimentaires sont également signalées dans certaines zones des provinces du centre et de l'est. Le gouvernement a fourni environ 4 000 tonnes de secours alimentaires aux ménages vulnérables de la province de l'est et aux districts pastoraux. La situation risque de se détériorer dans les mois à venir du fait de l'appauvrissement des stocks. Il sera donc nécessaire d'apporter de nouveau une aide alimentaire à la population sinistrée.
Dans les régions de l'ouest et du sud-ouest, la sécheresse prolongée a entraîné la perte presque totale des récoltes et a eu également un grave effet préjudiciable sur l'élevage. On signale que plus d'un demi million d'agriculteurs sont confrontés à de sérieuses pénuries alimentaires et ont impérativement besoin d'une aide. Des milliers d'autres personnes sont parties vers le nord de la Tanzanie à la recherche d'eau et de pâturages. Les comtés les plus gravement touchés sont ceux de Nyabushozi, Kashari et Ibanda dans le district de Mbarara, et ceux de Ruhinda et de Ruhaama dans les districts de Bushenyi et de Ntungamo respectivement. Les districts agro-pastoraux de Moroto et de Kotido dans le nord-est connaissent également de graves pénuries alimentaires, la récolte ayant été mauvaise dans de nombreuses zones à cause de l'insuffisance des précipitations. Par ailleurs, les difficultés d'approvisionnement alimentaire persistent dans les régions du nord, où se trouvent 400 000 personnes déplacées du fait de la poursuite de l'insurrection. Une aide alimentaire internationale est distribuée.
Ailleurs, les perspectives concernant la récolte des céréales de la campagne principale de 1999, qui est presque achevée, sont généralement favorables. Dans les districts de l'est et du centre, la production serait normale, avec des excédents de haricots et de maïs. Dans le nord, où la saison des pluies dure d'avril à novembre, on signale que l'état des cultures est normal. La production céréalière devrait augmenter dans le Kitgum et le Gulu en raison des précipitations abondantes, de la disponibilité d'intrants et de l'amélioration de la situation sur le plan de la sécurité, qui a permis d'accéder plus facilement aux terres cultivables.
La préparation du sol pour les semis de la campagne A de 2000 est en cours par un temps sec comme de saison. D'après les estimations finales de la mission gouvernement du Rwanda/FAO/PAM/USAID/UE qui a évalué sur place la récolte de la campagne B de 1999, la production serait de 2,4 millions de tonnes. Ce niveau est supérieur de 9 pour cent à celui de l'an dernier, sérieusement réduit du fait de l'insécurité dans les zones du nord-ouest, et il est proche des niveaux d'avant-guerre, avant 1990. Malgré l'accroissement des emblavures, la production de cette campagne a souffert de l'arrêt précoce des pluies, qui a affecté les cultures de haricots et de céréales. Le déplacement relativement récent et la réaffectation de 650 000 personnes dans les préfectures de Ruhengeri et de Gisenyi dans le nord-ouest du pays ont eu également une incidence sur la production étant donné que toute la population réinstallée n'avait pas accès à la terre. La production de céréales et de légumineuses est estimée à 149 000 tonnes et à 126 000 tonnes respectivement, chiffres supérieurs à ceux de l'an dernier mais inférieurs à ceux de 1990.
La production de céréales et de haricots de la campagne A de 1999 est également réduite. Le déficit pour la campagne de commercialisation de 1999 (janvier/décembre) est estimé à 123 000 tonnes d'équivalent céréales; il est prévu qu'il sera essentiellement couvert par les importations commerciales et par l'aide alimentaire escomptée.
La mission FAO/PAM qui s'est rendue récemment dans le pays a constaté que la récolte de la campagne "Gu" de 1999 était en grande partie mauvaise en raison de l'irrégularité des pluies, des infestations non maîtrisées de ravageurs et de la reprise des troubles civils dans les régions méridionales du pays. Après quelques chutes de pluie précoces en mars, la campagne Gu a démarré en retard, en avril, et s'est poursuivie avec des précipitations irrégulières et inférieures à la moyenne en mai et avec un mois de juin sec. Les pluies faibles et mal réparties ont eu pour conséquences des rendements médiocres et, en de nombreux endroits, de mauvaises récoltes. Le maïs irrigué a souffert du faible niveau des eaux des fleuves Shebeli et Juba au début de la campagne et du manque de pompes.
Il est prévu que la production céréalière de la campagne Gu de 1999 qui, les années normales, représente de 75 à 80 pour cent de la production annuelle, s'élève à environ 135 683 tonnes (37 135 tonnes de sorgho et 98 548 tonnes de maïs), chiffre supérieur de quelque 18 pour cent à la récolte Gu de l'an dernier, mais inférieur de 32 pour cent à la moyenne de l'après-guerre. A ce niveau, la récolte de sorgho est légèrement supérieure au tiers de la moyenne de l'après-guerre (environ 100 000 tonnes), tandis que celle de maïs est proche de la moyenne. La récolte Gu ayant été cette fois encore médiocre, les prix de détail des céréales ont grimpé par rapport à la même période de l'an dernier. La hausse des cours des céréales, enregistrée en particulier à Mogadiscio, a été provoquée par l'insuffisance des approvisionnements, mais elle est également imputable à l'accroissement de la masse monétaire dû aux injections de nouvelle monnaie sur le marché par les factions.
En supposant que la production céréalière Deyr atteigne 70 000 tonnes, moyenne de l'après-guerre, et en tenant compte de la récolte (réduite) attendue dans les régions du nord (Somaliland), on estime que la production céréalière totale de 1999/2000 s'élèvera à environ 206 000 tonnes, soit quelque six pour cent de plus que le faible niveau de l'an dernier et 23 pour cent de moins que la moyenne de l'après-guerre. Avec un stock d'ouverture d'environ 18 000 tonnes, les approvisionnements céréaliers nationaux sont estimés au total à 224 000 tonnes pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (août/juillet). Les besoins céréaliers totaux du pays pour cette même campagne étant estimés à 534 000 tonnes, les importations devront s'élever à environ 310 000 tonnes. Les importations commerciales sont estimées à 240 000 tonnes, d'où un déficit céréalier de 70 000 tonnes. Jusqu'ici, les annonces de contribution d'aide alimentaire s'élèvent au total à 63 000 tonnes, ce qui laisse un déficit de 7 000 tonnes.
Les fortes pluies tombées en août dans les régions du nord et du centre du pays ont provoqué de graves inondations ayant causé des pertes humaines, des déplacements de populations, des dégâts aux infrastructures et aux biens, et des pertes pour les cultures de coton et de céréales. D'après les premières évaluations, près de 200 000 personnes ont été touchées par ces inondations. Le gouvernement a proclamé l'état d'urgence dans les zones sinistrées et a lancé un appel pour obtenir une aide internationale.
Dans le sud du Soudan, les pluies abondantes de juillet et d'août ont eu un effet bénéfique sur l'état des cultures, sauf dans certaines régions de l'Equateur oriental où des récoltes en partie mauvaises ont été signalées. L'état des pâturages serait satisfaisant dans la plupart des régions, notamment dans le Nil supérieur qui avait été inondé l'an dernier. Le bétail est actuellement ramené des marais saisonniers dans les villages, ce qui accroît l'offre de produits animaux.
On signale des pénuries alimentaires en certains points des régions méridionales du pays. Les troubles civils qui sévissent depuis le début de 1999, en particulier dans les régions de l'ouest du Nil supérieur et de Bahr-El-Ghazal, ont profondément perturbé la production agricole et ont entraîné des pertes matérielles ainsi que des difficultés d'accès aux marchés, d'où la nécessité d'apporter sans délai une aide à des milliers de personnes. Cependant, la paix relative rétablie dans la plupart des autres régions a permis d'améliorer la situation de manière suivie et de réduire le nombre des admissions dans les centres d'alimentation. Le PAM a livré en juillet environ 8 200 tonnes d'aide alimentaire aux régions du sud, soit une augmentation de 38 pour cent par rapport aux livraisons de juin, l'objectif ayant été fixé à 9 500 tonnes.
La récolte des cultures céréalières de la campagne principale de 1999 est achevée. D'après les estimations préliminaires, la production céréalière totale (maïs, riz, blé, sorgho et mil) serait d'environ 3,76 millions de tonnes, chiffre inférieur de quelque 9 pour cent à celui de l'an dernier. Ce recul est attribué à l'irrégularité des pluies, à l'utilisation réduite d'intrants et à une infestation de chenilles légionnaires. En revanche, les perspectives de récolte concernant les cultures vivrières non céréalières (légumineuses, pommes de terre, manioc et plantains) seraient bonnes.
A cause du fléchissement de la production, le déficit céréalier se monterait à 590 000 tonnes d'après les prévisions actuelles. Ce déficit devrait être en grande partie couvert par des importations commerciales, qui compléteront les produits non céréaliers consommés en remplacement. Une aide alimentaire sera cependant nécessaire pour près de 1,2 million de personnes, principalement dans les régions de Dodoma, de Mara, de Shinyanga, de Singida, de Tabora, de Tanga et du sud de Manza, qui ont toutes engrangé des récoltes médiocres pour la troisième année consécutive. Les cours des produits alimentaires ont baissé sur la plupart des marchés du fait des disponibilités majeures de maïs.
La situation de quelque 420 000 réfugiés venant du Burundi, de la République démocratique du Congo et du Rwanda reste très préoccupante. Depuis le début de cette seule année, l'afflux de réfugiés en provenance de ces pays a été chiffré au total à 99 326 personnes, 6 975 réfugiés burundais et rwandais ayant été rapatriés.
AFRIQUE AUSTRALE
Les dernières estimations officielles de la récolte de maïs de 1999 ont été portées à 7 millions de tonnes, en raison des conditions météorologiques favorables enregistrées pendant la récolte. Elles concernent à la fois la petite exploitation et le secteur commercial. A ce niveau, la production reste inférieure de 8 pour cent à la récolte réduite de l'an dernier et de 22 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. Malgré le début prometteur de la saison des pluies, elle a souffert des précipitations excessives de la mi-février et de la vague de sécheresse prolongée qui a suivi.
Après deux récoltes réduites consécutives, le pays pourrait être contraint d'importer du maïs au cours de la campagne commerciale 1999/2000 (mai/avril) afin de couvrir ses besoins de consommation intérieure, reconstituer la Réserve céréalière de sécurité et remplir ses engagements en matière d'exportation.
Malgré un recul de 5 pour cent de la superficie ensemencée en blé dû au temps sec, d'après les dernières prévisions officielles, la production serait de 1,5 million de tonnes, chiffre pratiquement inchangé par rapport à la récolte inférieure à la moyenne de l'an dernier. Il est prévu que les importations de blé augmentent en 2000.
La situation alimentaire du pays, déjà précaire, s'est détériorée après l'escalade des troubles civils de ces derniers mois. Le nombre de personnes déplacées des campagnes vers les capitales provinciales augmente chaque jour. Selon des rapports non confirmés, apparemment 200 personnes parmi la population déplacée meurent de faim chaque jour, tandis que la fréquence de la malnutrition, en particulier parmi les enfants, est également en augmentation. On estime actuellement que plus de deux millions de personnes, soit un sixième de la population, ont été déplacées depuis la reprise des hostilités en novembre de l'an dernier. Les régions les plus touchées sont les villes de Luena, Huambo, Kuito, Uige et Malanje, qui ont dû faire face ces dernières semaines à un afflux considérable de personnes déplacées, après l'intensification des combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles de l'UNITA. Tandis que nombre de ces personnes déplacées se trouvent dans une situation proche de la famine, la population permanente connaît elle aussi de graves difficultés d'approvisionnement alimentaire. La plupart des routes étant coupées à cause de l'insécurité, les capitales provinciales sont isolées ce qui a pour conséquence une hausse sensible des cours des produits alimentaires. Par ailleurs, l'insécurité a sérieusement entravé la distribution de l'aide alimentaire aux populations sinistrées. Dans certains cas, l'intensification de l'activité militaire a rendu impossible la livraison des secours d'urgence par voie aérienne.
Malgré les conditions favorables de la campagne principale de 1998/99, la mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires a estimé en mai que la production de maïs, principal aliment de base, avait reculé de 15 pour cent par rapport à l'an dernier. Les besoins globaux d'importation pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) ont été évalués à 505 000 tonnes de céréales, dont 325 000 tonnes devraient être fournies par des importations commerciales et 180 000 tonnes par une aide alimentaire. Les engagements à ce jour sont loin de couvrir ces besoins d'aide; il est demandé instamment aux donateurs d'annoncer des contributions supplémentaires. Un appui logistique pour les opérations aériennes de livraison, qui sont coûteuses, doit également être apporté sans délai. Il faut aussi des intrants agricoles, principalement des semences, pour permettre aux personnes déplacées de cultiver la terre pendant la prochaine campagne, qui commence en octobre. Le gouvernement a lancé un programme visant à réaffecter deux millions de personnes déplacées dans des zones agricoles autour des villes, où la sécurité est relativement mieux assurée.
Les dernières estimations de la production de céréales secondaires de 1999 ont été ramenées à 19 000 tonnes, de sorgho principalement. Ce chiffre, supérieur de 90 pour cent à la récolte très médiocre de l'an dernier, reste toutefois inférieur à la moyenne. Le début prometteur de la saison des pluies a encouragé les agriculteurs à accroître nettement les emblavures, mais la vague prolongée de sécheresse qui dure depuis février a pesé sur les rendements.
Le déficit céréalier de la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) devrait être entièrement couvert par les importations commerciales.
D'après les estimations officielles finales, la production de céréales secondaires de 1999 s'établit à 182 000 tonnes, dont 134 000 tonnes de maïs et 48 000 tonnes de sorgho. Elle a augmenté de 29 pour cent par rapport à l'an dernier, mais reste toutefois largement inférieure à celle de 1996. En raison des bonnes pluies du début de la campagne, des superficies moyennes ont été ensemencées. Cependant, la vague de sécheresse qui a duré de fin janvier à fin mars, lors de la phase critique de croissance, a réduit les rendements de maïs. En revanche, la production de la variété de sorgho plus résistante a nettement progressé par rapport à l'an dernier, pour atteindre des niveaux supérieurs à la moyenne.
La production de maïs de cette année couvrira moins de 50 pour cent des besoins de consommation et il est prévu que ce déficit soit comblé par des importations commerciales s'élevant à 155 000 tonnes.
Les cultures de blé de 1999/2000, plantées en juin, en sont au stade végétatif. Les perspectives sont favorables.
La production de riz de 1999, estimée à 2,6 millions de tonnes, est supérieure à la moyenne et dépasse de 8 pour cent celle de l'an dernier. Malgré l'arrivée tardive des pluies, les précipitations ont été abondantes pendant la campagne. Les inondations des régions du sud-ouest dues aux fortes pluies ont été localisées et n'ont pas affecté la production globale. La fréquence des cyclones et des infestations d'acridiens a été limitée, ce dont la récolte de cette année a également tiré avantage.
La situation des approvisionnements alimentaires devrait être satisfaisante au cours de la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars), en particulier dans les zones vulnérables du sud, où la production a été bonne.
La production de céréales secondaires de 1999, principalement maïs, est estimée à 2,4 millions de tonnes, niveau record supérieur d'un tiers à la bonne récolte de 1998. Les pluies abondantes et bien réparties tombées pendant la période de végétation, conjuguées à la distribution améliorée des intrants agricoles, ont eu un effet bénéfique sur les cultures. On estime également que la récolte des cultures non céréalières, principalement manioc, sera supérieure à celle de l'an dernier.
Compte tenu de cette récolte exceptionnelle, la situation des approvisionnements alimentaires devrait être dans l'ensemble satisfaisante au cours de la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars). On estime que le pays, qui avait dû importer du maïs ces dernières années, disposera de 400 000 tonnes d'excédents exportables en 1999/2000.
On estime que la production céréalière totale de 1999 sera exceptionnelle, atteignant 1,7 million de tonnes. Cette bonne récolte est due au léger accroissement des emblavures et à la progression des rendements grâce aux pluies abondantes tombées pendant la campagne, ainsi qu'à l'utilisation accrue des intrants agricoles favorisée par les programmes de distribution et à un meilleur fonctionnement des marchés. Malgré l'arrivée tardive de la saison des pluies dans les provinces du nord et les graves inondations des provinces du centre et du sud, les conditions de croissance ont été dans l'ensemble favorables au développement des cultures. Les fortes pluies de cette année ont été particulièrement bénéfiques aux régions du sud souffrant d'un déficit alimentaire chronique, où de bonnes récoltes ont été engrangées. La superficie perdue à cause des inondations a été estimée à 63 000 hectares, soit quelque 2 pour cent de la superficie totale ensemencée.
Du fait de la bonne récolte et des améliorations apportées au système de commercialisation, la situation des approvisionnements alimentaires devrait être satisfaisante au cours de la campagne de commercialisation 1999/2000. Les excédents de maïs exportables en 1999/2000 sont estimés à 150 000 tonnes. Cependant, on prévoit des importations de blé et de riz, pour lesquels le pays a un déficit structurel, de 175 000 tonnes et de 150 000 tonnes respectivement.
Les dernières estimations officielles de la production de céréales secondaires de 1999 ont été portées à 70 000 tonnes. A ce niveau, la production est supérieure d'un tiers à la récolte médiocre de l'an dernier, mais elle reste inférieure à la moyenne des cinq dernières années. Ce résultat s'explique par les pluies irrégulières et mal réparties enregistrées dans les zones productrices du nord. De manière générale, les précipitations cumulatives d'octobre à avril dans la région productrice de maïs n'ont atteint que 75 pour cent de la normale. La hausse des prix et l'insuffisance des approvisionnements en semences ont eu également un effet préjudiciable sur la production.
Pour couvrir ce déficit en céréales secondaires, on estime qu'il faudra importer 84 000 tonnes de maïs pendant la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars). En outre, le pays a un déficit structurel en blé s'élevant à quelque 42 000 tonnes. La plupart des importations devraient être commerciales, et la situation des approvisionnements alimentaires devrait être dans l'ensemble satisfaisante en 1999/2000. Cependant, les agriculteurs pauvres ayant engrangé une récolte réduite connaîtront des difficultés d'approvisionnement alimentaire.
D'après les prévisions officielles finales, la production de maïs de 1999 s'établit à 113 000 tonnes, chiffre inférieur de 18 pour cent au bon niveau de l'an dernier mais comparable à la moyenne sur cinq ans. Malgré un accroissement des emblavures, la production a souffert de la vague de sécheresse prolongée qui a sévi à partir de janvier, principalement dans les régions du sud, et qui a sérieusement réduit les rendements. Des averses de grêle et un excès de plantes adventices dû aux pluies abondantes du début de la campagne ont également nui aux cultures.
Les besoins d'importations de maïs pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) sont estimés à 24 000 tonnes. Par ailleurs, le pays a un déficit structurel en blé et en riz, qui ne sont pas produits localement, s'élevant à 40 000 tonnes et à 8 000 tonnes respectivement. Toutes les importations devraient être commerciales.
Les estimations officielles finales de la récolte de maïs de 1999 ont été ramenées à 813 000 tonnes, chiffre supérieur d'un tiers à la récolte réduite de l'an dernier mais inférieur à la moyenne sur cinq ans. On estime également que la production de sorgho et de mil sera plus importante, tout en restant inférieure à la moyenne. Les pluies insuffisantes enregistrées dans les régions du nord et les inondations localisées qui ont frappé les régions du sud ont eu un effet préjudiciable sur la production céréalière de cette année.
En raison de l'accroissement des emblavures, les perspectives de récolte sont favorables pour le blé de 1999. La production devrait être nettement supérieure à celle de l'an dernier.
La situation des approvisionnements alimentaires qui était précédemment tendue s'est améliorée avec l'arrivée des nouvelles récoltes sur les marchés. Ces derniers mois, les cours réels du maïs, principale denrée de base, ont diminué. Cependant, pour combler le déficit en céréales secondaires de la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars), il faudra importer 370 000 tonnes de maïs. Ces importations seront en grande partie commerciales.
D'après les estimations officielles finales, la production de maïs de 1999 s'établirait à 1,52 million de tonnes, chiffre supérieur de 4 pour cent à la récolte médiocre de 1998, mais inférieur d'environ 20 pour cent à la moyenne sur cinq ans. Les pluies excessives enregistrées pendant la campagne ont provoqué des inondations localisées et ont en général réduit les rendements.
Du fait de la récolte réduite et du faible niveau des stocks de report, les cours des produits alimentaires ont grimpé au cours des derniers mois. Des difficultés d'approvisionnement alimentaire sont également rencontrées dans les régions où les agriculteurs ont engrangé une récolte médiocre et dans les zones urbaines, où elles concernent les familles à faible revenu, dont l'accès aux vivres a également été limité par la forte inflation. Les besoins d'importation de maïs pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) sont estimés à 450 000 tonnes.
Les perspectives de récolte concernant le blé de
1999/2000, qui sera moissonné à partir d'octobre, sont satisfaisantes en raison de l'accroissement de la superficie ensemencée et des bonnes conditions météorologiques enregistrées jusqu'à présent.
La mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des
disponibilités alimentaires qui s'est rendue récemment dans le pays a estimé la production céréalière totale de 1999 à 3,24 millions de tonnes, soit environ 16 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de 3,86 millions de tonnes de l'an dernier. Cette réduction est due aux faibles précipitations et à une infestation de ravageurs. En
conséquence, les besoins d'importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (juillet/juin) sont estimés au chiffre record de 1,1 million de tonnes, du blé pour la quasi totalité. Les importations céréalières commerciales sont estimées à 800 000 tonnes, ce qui laisse un déficit de 323 000 tonnes. Les livraisons d'aide alimentaire d'urgence (y compris vivres-contre-travail et vivres-contre-semences), estimées à 97 000 tonnes, sont déjà dans la filière; les 226 000 tonnes restantes devront donc être couvertes par les programmes d'aide alimentaire.
La mission inter-institutions des Nations Unies qui s'est rendue dernièrement dans la vallée du Panjshir a constaté que près de 100 000 personnes avaient été déplacées par suite de l'escalade récente des combats entre les diverses factions. Compte tenu de la détérioration des conditions météorologiques et de l'épuisement des réserves alimentaires, la mission a demandé d'urgence une aide internationale. Une aide alimentaire est distribuée à environ 8 000 ménages vulnérables vivant dans les montagnes du centre et à quelque 21 000 habitants de la province du Badakhshan dans le nord-est. Des rapatriés venant d'Iran et du Pakistan, dont le nombre est estimé à 63 000, reçoivent également une aide alimentaire. Du pain est distribué aux groupes vulnérables par le biais des boulangeries urbaines et des programmes d'alimentation en institution (hôpitaux, orphelinats et centres de santé).
Selon les estimations, la production de blé devrait être de 1,5 million de tonnes en 1999, soit environ 17 pour cent de moins que l'année dernière. Les criquets pèlerins devraient se reproduire en petit nombre dans le sud du Tihama, près de Jizan, et dans d'autres zones où il a récemment plu. Les importations d'orge prévues pour 1999/2000 (juillet/juin) sont de 6 millions de tonnes, comme l'année dernière.
Selon les prévisions, la production céréalière de 1999 se monterait à 270 000 tonnes seulement, contre 326 000 tonnes en 1998. La superficie ensemencée en blé d'hiver a diminué et les précipitations de l'automne et de l'hiver ont été inférieures à la normale. Dans certaines régions, les conditions ont été également défavorables au printemps. On estime que les besoins d'importations céréalières de
1999/2000 augmenteront de près de 400 000 tonnes. Sur ce total, les annonces d'aide alimentaire s'élèvent
actuellement à environ 100 000 tonnes. Le solde devrait être importé commercialement.
Le pays a souffert de la crise financière de la
Fédération de Russie, son plus grand marché d'exportation, et de la réduction des possibilités d'emploi et des envois de fonds des émigrés. Quelque 113 000 personnes ont encore besoin d'une aide alimentaire ciblée. Il n'est guère question actuellement de supprimer progressivement l'aide humanitaire, et le PAM continuera à fournir aux réfugiés et aux personnes les plus vulnérables une aide alimentaire dans le cadre des secours et du redressement. L'assistance sera centrée sur des activités vivres-contre-travail axées sur les communautés, en faveur des groupes vulnérables en mesure de travailler, ce qui favorisera le développement économique et social. Le programme aura une durée de trois ans et sera examiné chaque année.
On prévoit que la production céréalière continuera à
diminuer. Celle de 1999 devrait tomber à environ
900 000 tonnes, contre les 1 036 000 tonnes produites en 1998 selon les estimations officielles, et ce en raison des emblavures inférieures à la moyenne, d'un automne sec et de la concurrence exercée par les importations céréalières moins coûteuses en provenance des pays voisins. Par suite de la privatisation des terres et du démembrement des fermes d'Etat en cours actuellement, la production vivrière des ménages (notamment les pommes de terre et les produits animaux) s'est développée au détriment des cultures commerciales. La réduction de la production reflète
également l'absence de filières de commercialisation viables pour les produits, les marchés urbains étant de manière générale approvisionnés par les importations.
En avril 1999, environ 1,1 million d'hectares , soit 86 pour cent des terres disponibles, avaient été privatisés et des parcelles avaient été allouées à 84 pour cent des citoyens ayant droit à des terres. Cependant, d'après les indications actuelles, 149 000 hectares seulement seraient cultivés par des agriculteurs privés.
Sous réserve que les prévisions de production se
matérialisent, les besoins d'importations céréalières, qui seront couverts par des importations commerciales, sont estimés à environ 500 000 tonnes. Il est indispensable de distribuer une aide alimentaire limitée aux groupes
vulnérables, et les annonces de contributions s'élèvent à ce jour à 11 000 tonnes de céréales. Le PAM poursuivra son programme actuel en faveur des personnes déplacées les plus vulnérables, tandis que les activités rémunératrices seront développées. Ce programme, qui a une durée indicative de trois à cinq ans, sera examiné chaque année.
Fin août, dans les régions du nord et du centre, environ 50 000 familles ont été victimes d'inondations dues aux fortes pluies, et nombre d'entre elles ont été déplacées. Les zones les plus touchées ont été celles situées autour de Sirajganj, Kazipur, Belkuchi, Chowhali et Tarash. L'étendue des dégâts n'est pas encore entièrement connue mais, d'après les estimations actuelles,10 000 hectares de riz Aman et 200 hectares de semis auraient été submergés par les eaux de crue. De plus, ces inondations ont aggravé les problèmes d'érosion du sol. Celles qui s'étaient produites
précédemment en juillet avaient également entraîné des pertes humaines et causé des dégâts matériels.
D'après les dernières estimations du Ministère de
l'agriculture, la production de riz "boro" (printemps) s'établirait au niveau record de 10,3 millions de tonnes, soit environ 26 pour cent de plus que le record précédent atteint en 1997. Ce résultat s'explique principalement par l'accroissement des superficies ensemencées,
l'approvisionnement suffisant en engrais, les dégâts limités causés par les insectes et les conditions de végétation propices dans l'ensemble. La production totale de riz de 1998/99 est maintenant établie à 19,65 millions de tonnes.
La situation alimentaire du pays reste dans l'ensemble satisfaisante. Cependant, une aide alimentaire d'urgence continue à être distribuée aux groupes vulnérables victimes des inondations de l'an dernier, les pires depuis des décennies.
Les fortes pluies incessantes de fin juillet/début août, ainsi que le niveau élevé des eaux du Mékong, ont provoqué de graves inondations dans le sud-ouest du pays. Les provinces de Kampot et de Sihanouk, où l'on signale des infrastructures endommagées, ont été particulièrement
touchées. Dans l'ensemble, le niveau des précipitations de juillet a été supérieur à celui de l'an dernier et à la moyenne des 30 dernières années. La superficie ensemencée en riz à double récolte a sensiblement augmenté cette année, tandis que celle de maïs a été supérieure à la moyenne. Malgré les dégâts qui pourraient avoir été causés par les inondations le mois dernier, les perspectives concernant le riz à double campagne, actuellement en cours de récolte, sont favorables du fait des bonnes précipitations enregistrées dans l'ensemble. La préparation du sol pour les cultures de la saison humide est en cours dans certaines parties du pays.
Le riz représente environ 84 pour cent de la production agricole vivrière annuelle et il occupe quelque 90 pour cent de la superficie cultivée, principalement dans le delta et le bassin central du Mékong, et dans la plaine de Tonle Sap. Bien que l'on ait craint une faible production de riz en 1998/99, à cause de la sécheresse qui a sévi pendant la dernière saison humide, la production totale de paddy de l'année a été estimée à 3,52 millions de tonnes, soit 3 pour cent de plus qu'en 1997/98 et 19 pour cent de plus que la moyenne sur cinq ans. L'objectif pour 1999/00 est compris entre 3,5 et 4 millions de tonnes.
Même si la situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante, une partie non
négligeable de la population reste vulnérable aux pénuries alimentaires. La mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes
et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans le pays au début de cette année, a estimé que pour couvrir les besoins de ce groupe, une aide alimentaire de 40 000 tonnes de riz, plus des quantités variables de poisson et d'huile végétale, serait nécessaire. À cet effet, une intervention prolongée de secours et de redressement devait être mise en œuvre par le PAM.
La sécheresse qui a sévi dans certaines régions du nord a causé de sérieux dégâts aux cultures de maïs, en particulier dans les provinces de Shanxi et de Hebei et dans plusieurs zones de celle de Henan. Dans certaines régions, c'est la troisième année successive que la récolte est affectée par la sécheresse. Dans certaines zones du sud du Henan, il est tombé moins de 90 mm de pluie de juin à la mi-août, contre une moyenne de 550 mm pour ces trois mois pendant les années normales. Les précipitations légères et éparses de fin août n'ont pas été de grand secours pour ces régions. Dans les autres zones productrices importantes, la production n'a cependant pas été affectée et, dans l'ensemble, les dégâts sont moins étendus que lors de la grave sécheresse de 1997. En conséquence, selon les rapports officiels, la production de maïs devrait rester proche des 125 millions de tonnes produites l'an dernier. En revanche, dans certaines régions du sud, les cultures de riz ont souffert du temps humide et frais, les fortes pluies tombées entre la fin juin et la mi-août ayant retardé la maturation. Dans les régions situées au sud du Yang-Tsé, les précipitations ont été de 30 à 300 pour cent supérieures à la normale. Fin août/début septembre, le typhon Sam et une tempête tropicale ont apporté des pluies prolongées dans le sud, qui ont provoqué des dégâts et des pertes humaines. D'autres fortes pluies et des tempêtes sont attendues.
L'objectif de production céréalière pour 1999 est de 490 millions de tonnes (y compris les racines et tubercules), chiffre comparable à la production de 1998. Compte tenu de la production réduite de blé d'hiver, qui a été affectée par la sécheresse de l'an dernier, on mettra davantage l'accent sur la production de riz et de maïs afin d'atteindre cet objectif.
La production totale de blé et d'orge de 1999 est estimée à
106 000 tonnes, soit 63 pour cent de plus que la récolte réduite de l'an dernier, mais 6 pour cent de moins que la moyenne sur cinq ans. On prévoit en 1999/2000 (mai/avril) des importations de blé de 95 000 tonnes et des importations totales d'orge et de maïs de 540 000 tonnes, niveau comparable à celui de l'an dernier.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE (6 septembre)
On estime que 50 000 hectares de terres agricoles, principalement de rizières, auraient été inondées sous l'effet des pluies abondantes de la fin juillet et du Typhon Olga. Les provinces les plus touchées étaient Kyonggi-do et Kangwon-do. On signale, de source officielle, que 28 personnes auraient péri et que de fortes pertes auraient été enregistrées dans les élevages, dont près de 2 millions de volailles et 200 000 bovins et porcins.
Cette année, du riz a été cultivé sur environ
1,05 million d'hectares et malgré les inondations évoquées ci-dessus, on prévoit une production de riz usiné de près de 5,1 millions de tonnes, soit autant que l'année dernière. La récolte du riz débutera en Octobre. Dans l'ensemble, on assiste à une contraction des superficies cultivées en blé, car une part croissante des terres est utilisée pour la création d'infrastructures et l'urbanisation. A l'avenir, pour toute expansion des terres cultivées, il faudra miser sur l'exploitation de terres marginales ou bonifiées, y compris de terres inondables, où les rendements seront inférieurs à la moyenne et largement tributaires des
conditions météorologiques.
A la fin de la campagne de commercialisation 1999, en octobre, les stocks de clôture de riz devraient se situer autour de 983 000 tonnes, soit 178 000 tonnes de plus que lors de la campagne précédente.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (7 septembre)
La sécurité alimentaire a été fortement compromise par les
catastrophes naturelles survenues de 1995 à 1997 et les problèmes économiques dont le pays souffre depuis le début des années 1990, qui ont eu de graves répercussions sur la capacité du pays à importer des denrées alimentaires, des intrants essentiels et de l'énergie. Les efforts entrepris pour remédier aux problèmes alimentaires chroniques en pratiquant une gestion intensive de l'agriculture ont eu des effets à long terme limités étant donné la gravité de la situation et la nature de ses causes fondamentales. Cette année, les revenus potentiels pourraient être réduits à cause des dégâts subis par suite des conditions météorologiques: les précipitations ont été réduites au début de la campagne agricole de mai/juin, importantes fin juillet et début août, et inférieures à la normale pendant la deuxième moitié du mois d'août.
Même si les conditions météorologiques restent favorables jusqu'à la récolte du riz en octobre, la production
céréalière totale sera néanmoins nettement inférieure aux besoins, la productivité étant fortement limitée par le manque de terres, la pénurie d'engrais et le manque
d'énergie pour la mécanisation et l'irrigation essentielles pour ce secteur. Vu l'ampleur et la gravité du problème, des mesures à court et à long terme et un soutien international resteront nécessaires pour aider le pays à renforcer sa sécurité alimentaire.
Au cours des dernières années, les pénuries alimentaires de grande échelle ont déclenché des problèmes nutritionnels chroniques touchant l'ensemble de la population, qui auront des conséquences à long terme. Une enquête nutritionnelle effectuée l'an dernier par des agences spécialisées des Nations Unies a indiqué qu'environ 62 pour cent des enfants étudiés souffrent d'un retard de croissance modéré ou grave et qu'environ 61 pour cent présentent une insuffisance pondérale plus ou moins marquée. La fréquence du retard de croissance risque de rester importante, indépendamment des mesures correctrices appliquées actuellement, bien que des suppléments nutritionnels puissent réduire le dépérissement qu'on constate déjà dans de nombreux cas. Des différences en matière de consommation alimentaire commencent également à se manifester: certains groupes de population, par exemple des familles recevant une aide alimentaire internationale et/ou des intrants agricoles, sont mieux en mesure de faire face aux pénuries alimentaires que les habitants des zones
montagneuses ou les familles de travailleurs industriels, notamment dans les régions non agricoles. Bien que le PAM réponde à ces préoccupations en visant davantage de
bénéficiaires dans le nord-est et en augmentant les rations, le nombre total de bénéficiaires et les programmes vivres-contre-travail dans ces zones, il faudra dans l'avenir mieux définir les besoins en tenant compte des facteurs
géographiques et démographiques. Au cours de la campagne de commercialisation actuelle, le pays a déjà reçu quelque 345 000 tonnes d'aide alimentaire.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires doit se rendre dans ce pays en octobre pour évaluer la récolte finale de 1999 ainsi que les perspectives concernant les disponibilités alimentaires pour la prochaine campagne de commercialisation (1999/2000).
La récolte de céréales et de légumineuses de 1998 devrait se
monter à environ 880 000 tonnes, soit 10 pour cent de plus que les 800 000 tonnes de l'an dernier. Selon les prévisions officielles actuelles, la production de blé de 1999 atteindrait le niveau médiocre de 200 000 tonnes, comme l'an dernier. L'augmentation régulière des cours du blé confirme les mauvaises perspectives de récolte, mais reflète
également l'accroissement de 0 à 20 pour cent de la TVA sur le blé importé. Les personnes économiquement vulnérables, en particulier à la suite de la crise financière russe, subissent le contrecoup de la hausse des prix et de l'augmentation de 15 pour cent du prix du pain qui en résulte. Une aide humanitaire en faveur des groupes
vulnérables restera nécessaire en 1999/2000.
D'après les prévisions préliminaires, les besoins
d'importations céréalières de 1999/2000 devraient être portés à 530 000 tonnes, principalement blé. Sur ce total, les allocations d'aide alimentaire s'élèvent à ce jour à 79 000 tonnes.
Le PAM a prévu de fournir 18 000 tonnes d'aide
alimentaire à 180 000 personnes vulnérables et a ciblé des activités vivres-contre-travail sur une période d'un an, qui a commencé en juillet 1999 avec la nouvelle phase de l'intervention prolongée de secours et de redressement. Cette nouvelle phase vise principalement à accroître le nombre des bénéficiaires des vivres-contre-travail, pour aider les personnes vulnérables à couvrir leurs besoins alimentaires en cette période de baisse du pouvoir d'achat.
Les inondations de début septembre dans les régions de l'est et du nord pourraient avoir affecté la production vivrière d'hiver (Kharif). Alors que, normalement, les pluies de la mousson commencent à diminuer dès septembre, cette année, elles ont duré plus longtemps que prévu. La répartition générale des précipitations a été également irrégulière, certaines régions étant beaucoup plus sèches que la normale, ce qui a provoqué des sécheresses localisées, et d'autres recevant des pluies excessives.
Les États de Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra et Rajasthan sont parmi ceux les plus touchés par les faibles précipitations, où les cultures ont souffert. L'arachide, le riz et le soja sont parmi les cultures très probablement
atteintes. Cependant, les dommages subis dans les rizières pourraient être quelque peu compensés par l'accroissement des superficies ensemencées pour cette campagne, principalement dans le Bengale occidental, le Bihar, le Pendjab et l'Haryana. Dans les zones non irriguées affectées par les précipitations inférieures à la normale de cette année, les perspectives générales concernant le riz
dépendront fortement des pluies tombées pendant le reste du mois de septembre.
À cause des précipitations irrégulières et inférieures à
la normale, la production de riz pourrait ne pas atteindre le niveau record de 86 millions de tonnes envisagé au début de la campagne. Les estimations de la production de blé de 1999 ont été portées de 72,8 millions de tonnes en juin, au chiffre record de 73,5 millions de tonnes, dépassant de 7,6 millions de tonnes, soit 11,5 pour cent, celui de 1998. Le record précédent pour la production de blé a été atteint en 1997, année où 69 millions de tonnes ont été produites. Les estimations officielles concernant la récolte de riz de 1998/99 ont été également relevées, après la révision à la hausse de l'estimation de la superficie ensemencée. L'estimation de la superficie de 1998/99 a été portée à 44,5 millions d'hectares et celle de la production à 84,7 millions de tonnes. La production totale de céréales vivrières de 1998/99 est maintenant évaluée à 202,5 millions de tonnes, y compris les légumineuses, soit un million de tonnes de plus que les prévisions précédentes.
Compte tenu de la récolte exceptionnelle de blé et des prix de soutien élevés, la Food Corporation of India (FCI) a acheté cette année une quantité record de blé, 14 millions de tonnes, ce qui a porté les stocks dès le début de juillet au niveau sans précédent de 22,2 millions de tonnes, soit 55 pour cent au-dessus du niveau minimum fixé par le
gouvernement. Du fait du coût relativement élevé du blé national, auquel s'ajoute la baisse des cours mondiaux, les exportations restent cependant peu intéressantes. Par ailleurs, en raison des différences entre les prix internationaux et nationaux (qui comprennent le transport à partir des zones de production), les importations de blé ont augmenté en août, en particulier dans les régions du sud. Les pouvoirs publics offrent actuellement aux minotiers du sud du blé à environ 173 dollars É.-U. la tonne, contre 120-140 dollars É.-U. la tonne pour le blé importé. Le Ministère de l'alimentation prévoit également d'acheter au cours de la campagne de commercialisation 1999/2000 des quantités plus importantes de riz que pendant celle de 1998/99 afin de reconstituer les stocks.
La production vivrière est fortement influencée par le régime des pluies de la mousson, qui ont une incidence importante sur les résultats des campagnes principale (humide) et secondaire (sèche). La saison humide, durant laquelle sont produits environ 60 pour cent du riz engrangé chaque année dans le pays et la moitié du maïs, du soja et de l'arachide, dure normalement d'octobre à mars. La saison sèche, au cours de laquelle la majeure partie de la récolte annuelle restante est produite, dure d'avril à septembre. Les averses légères et éparses qui ont arrosé en août les principales régions agricoles de Java ont contribué à maintenir des réserves en eau suffisantes pour la deuxième campagne de riz, récoltée à la fin du mois d'août et en septembre.
Dans l'ensemble, les conditions météorologiques
satisfaisantes enregistrées cette année et le redressement escompté de l'économie laissent prévoir une amélioration des perspectives concernant la production de riz de 1999 par rapport à l'an dernier. Par ailleurs, grâce aux
investissements et à l'amélioration des réseaux d'irrigation, soutenus par des mesures d'encouragement gouvernementales visant à améliorer la fourniture de crédit et d'intrants, on s'attend également à une hausse des rendements.
La projection actuelle pour la production de paddy de 1999 est de 49,5 millions de tonnes, chiffre comparable à l'estimation finale pour 1998. Les besoins d'importations de riz pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) sont estimés à environ 3 millions de tonnes. Au cours de la période allant de janvier à fin août, l'Office national de la logistique (BULOG) a acheté 2,28 millions de tonnes de riz, soit près de 800 000 tonnes de plus que la prévision précédente (1,5 million de tonnes).
La vie et la sécurité alimentaire d'un grand nombre de personnes déplacées ont été sérieusement menacées par
l'escalade des troubles civils et par les massacres du Timor oriental, qui ont suivi le vote en faveur de l'indépendance du 30 août 1999.
Malgré la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en faveur du déploiement d'une force de maintien de la paix, une grande partie de la population risque encore d'être victime d'incidents violents et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. Compte tenu des difficultés d'accès à la province, l'étendue de la crise humanitaire n'est pas entièrement connue. Cependant, d'après les estimations disponibles, plusieurs milliers de personnes ont été tuées et de 300 000 à 400 000 autres ont été déplacées. Du fait de la crise, plus d'un quart de la population, qui compte environ 900 000 habitants, est privée de vivres et d'eau potable et risque la famine. Cette situation précaire suscite de toute part des préoccupations de plus en plus grandes, et une aide alimentaire et humanitaire internationale doit être fournie sans délai. Cependant, la sécurité n'est toujours pas assurée, ce qui empêche d'acheminer d'urgence des vivres et des fournitures médicales vers les zones et les groupes de population qui en ont terriblement besoin. En attendant que la sécurité soit suffisamment rétablie pour entreprendre des opérations humanitaires plus importantes, les Nations Unies et les autres organismes d'aide ont commencé à parachuter des vivres et des approvisionnements de base servant d'urgence dans les zones considérées les plus démunies. Les troubles civils précédents, de 1977 à 1979, qui avaient suivi la réinstallation forcée de la population locale, avaient également entraîné des pénuries alimentaires très graves qui avaient fait de nombreux morts.
Même si le nombre précis de personnes vulnérables et les besoins alimentaires ne peuvent pas être établis à ce stade, il ne fait guère de doute qu'une aide alimentaire et une aide en faveur de la réorganisation de l'agriculture seront nécessaires sur une grande échelle dès que la sécurité sera suffisamment assurée pour permettre des opérations humanitaires. Cette aide sera probablement indispensable jusqu'à la fin de 1999 et peut-être l'année prochaine. Il est prévu qu'une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes
et des disponibilités alimentaires se rende dans la province
dès que la sécurité sera suffisamment rétablie.
IRAN, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D' (6
septembre)
La pire sécheresse enregistrée en 30 ans a sérieusement nui à la production agricole. Etant donné qu'il n'a pas plu depuis décembre dernier et que, pendant l'hiver, les
précipitations de neige ont été réduites, les cultures ont gravement souffert de l'insuffisance de l'humidité des sols et du faible niveau des réservoirs d'eau d'irrigation. La sécheresse a eu un effet préjudiciable sur les cultures tant irriguées que pluviales et également sur l'élevage, qui fait vivre dans une large mesure un grand nombre de ménages ruraux. Les provinces les plus touchées, situées dans l'ouest et le nord, comprennent notamment celles de Zanjan Ardabil, Kermanshel, Gilan, Lorestan et Marchasi.
En conséquence, la production intérieure de blé a chuté de 25 pour cent, passant des quelque 12 millions de tonnes attendues à environ 9 millions de tonnes, tandis que, d'après les dernières estimations officielles, la production de paddy, en cours de récolte, sera réduite d'environ 20 pour cent, passant des 2,8 millions de tonnes attendues à 2,3 millions de tonnes. La production d'orge devrait chuter de 24 pour cent environ pour s'établir à quelque
2,5 millions de tonnes. En raison de la baisse de la production agricole, il est probable que les importations seront sensiblement plus élevées cette année. D'après les rapports officiels, outre 800 000 tonnes de riz, le pays a déjà importé cette année, depuis mars, (ou passé contrat pour importer) 5,6 millions de tonnes de blé, soit 2,6 millions de tonnes de plus que les importations totales de la dernière campagne de commercialisation.
Les cultures d'hiver de 1999 ont souffert de la grave sécheresse, à laquelle se sont ajoutées de sérieuses pénuries d'intrants agricoles essentiels et la
multiplication des ravageurs et des plantes adventices. Près de 1,2 million d'hectares sous céréales, soit environ 46 pour cent de la superficie cultivée totale, ont été
sérieusement endommagés. La sécheresse a également beaucoup nui au bétail, déjà touché par la fièvre aphteuse.
Le Secrétaire général des Nations Unies a approuvé le plan de distribution pour la sixième phase de l'accord "vivres-contre-pétrole" en mai, autorisant l'Iraq à vendre jusqu'à 5,26 milliards de dollars E.-U. de pétrole sur une période de six mois, afin d'acheter des vivres, des
médicaments et des fournitures sanitaires et de procéder aux réparations d'urgence des infrastructures. Malgré une
certaine amélioration de la situation générale des
approvisionnements alimentaires par suite de l'application de l'accord, les problèmes sanitaires et nutritionnels demeurent généralisés dans de nombreuses régions. D'après une enquête récente de l'UNICEF, les taux de mortalité juvénile ont plus que doublé dans les régions du sud et du centre depuis 1990. On prévoit que la sécheresse aggravera les problèmes d'approvisionnement vivrier existant dans le pays.
Du fait de la grave sécheresse qui a frappé plusieurs pays du Proche-Orient, la récolte de blé de 1999 récemment engrangée est estimée à 152 000 tonnes, soit environ 10 pour cent de moins que l'an dernier. On prévoit des importations céréalières de quelque 2,6 millions de tonnes en 1999/2000 (juillet/juin).
Les pluies moyennes ou fortes du mois d'août ont augmenté les réserves d'humidité, mais elles ont réduit l'ensoleillement, nécessaire au gonflement du riz. Les conditions météorologiques généralement favorables
enregistrées pendant toute la campagne laissent prévoir cette année une production de riz probablement au-dessus de la moyenne.
La récente mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires a constaté que la sécheresse la plus grave depuis des décennies avait causé de sérieux dégâts aux cultures céréalières et fortement réduit la production horticole. Le secteur de l'élevage a également été touché et de nombreux éleveurs d'ovins risquent la faillite du fait que les coûts augmentent et que la qualité et la quantité des produits diminuent. Par ailleurs, une épidémie de fièvre aphteuse a aggravé les pertes dues à la sécheresse.
Selon la mission, la récolte céréalière intérieure sera la plus basse jamais enregistrée, avec 13 000 tonnes en 1999, ce qui permettra de couvrir seulement environ 0,6 pour cent des besoins de consommation intérieurs, au lieu des 10 pour cent habituels. La mission a estimé les besoins d'importations céréalières à 1,94 million de tonnes au total, dont 742 000 tonnes de blé, 725 000 tonnes d'orge, 370 000 tonnes de maïs et 99 000 tonnes de riz pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (juillet/juin). Environ 80 pour cent des besoins devraient être couverts par des importations commerciales, ce qui laisse un déficit de 387 000 tonnes à combler par une aide alimentaire d'urgence et au titre de programmes, pour laquelle 100 000 tonnes environ sont déjà engagées. Une opération d'urgence visant à apporter une aide alimentaire à 180 000 personnes
vulnérables, d'un montant de 429 000 dollars E.-U. pour une période de neuf mois, a été approuvée par le PAM en juillet 1999.
Les conditions de végétation pour les cultures céréalières de 1999 ont été dans l'ensemble satisfaisantes et la production devrait se reprendre après la récolte de
7,3 millions de tonnes de 1998 (estimation de la FAO), réduite à cause de la sécheresse. Les bonnes précipitations de cet hiver ont augmenté les réserves du sol en humidité après la sécheresse de l'an dernier, et la plupart des grandes régions productrices ont reçu suffisamment de pluie pendant le printemps et l'été. Cependant, dans certaines zones de production moins importantes, telles que le
Pavlodar et le Kazakhstan oriental et occidental, le temps a été sec et les acridiens ont causé des dégâts. Les problèmes économiques ont par ailleurs entraîné une nouvelle réduction des emblavures, qui sont passées de 13,4 millions d'hectares en 1998 à 11,4 millions d'hectares. Compte tenu des pénuries
chroniques de carburant et des problèmes financiers
rencontrés dans les exploitations, il n'est pas certain que les superficies ensemencées seront entièrement récoltées. Les résultats des premières récoltes confirment que les rendements sont meilleurs que l'an dernier. Selon les prévisions préliminaires de la FAO, à condition que la superficie récoltée approche les 11 millions d'hectares (contre 11,4 millions l'année dernière), la production céréalière de 1999 serait d'environ 9 millions de tonnes, dont 7 millions de tonnes de blé. Les acridiens ont pondu sur quelque 9 millions d'hectares, dont moins d'un quart a été traité. Les dégâts causés aux cultures cette année ont été limités car les acridiens avaient déjà atteint le stade de la maturité lorsqu'ils ont envahi les champs de blé. Cependant, la reproduction n'ayant pas été maîtrisée cette année, la récolte de l'année prochaine pourrait être menacée.
Si les prévisions de production se matérialisent, le pays pourrait exporter environ 2,5 millions de tonnes de céréales en 1999/2000.
Fin août, les pluies ont augmenté les réserves d'humidité pour le riz, alors qu'au cours des semaines précédentes, l'activité de la mousson avait baissé, si bien que le développement du riz avait été favorisé par un meilleur ensoleillement, mais les réserves d'humidité du sol avaient alors diminué. La saison de la mousson du sud-ouest s'étend de mai à septembre. Selon les estimations, la production de paddy sera de 1,77 million de tonnes en 1998/99, soit supérieure de 21 pour cent à la moyenne des cinq dernières années et un peu plus élevée que l'an dernier.
Pour les secteurs vulnérables de la population, une aide alimentaire allouée aux projets continue d'être nécessaire pour appuyer des interventions bien ciblées dans les zones où la production rizicole a reculé en 1998/99. Selon une estimation antérieure FAO/PAM, il fallait dispenser une aide alimentaire d'environ 12 000 tonnes à 251 000 personnes pendant une durée moyenne de quatre mois. Jusqu'à présent, 8 000 tonnes ont été engagées et livrées.
La production de blé et d'orge de 1999 devrait être d'environ 62 000 tonnes, chiffre à peu près égal à celui de l'an dernier. En 1999/2000 (juillet/juin), les importations de blé devraient s'établir à 0,5 million de tonnes environ.
Des averses inhabituellement fortes survenues fin août/début septembre ont augmenté les réserves d'humidité pour les cultures dans l'ensemble du pays, mais entraîné des
inondations locales qui ont fait des victimes et exigé l'évacuation d'environ 2 000 personnes à Penang et Kedah. La mousson du sud-ouest devrait prendre fin à la mi-septembre et être suivie d'une période intermédiaire avant le début de la mousson du nord-est, vraisemblablement à la mi-novembre. Pendant la période intermédiaire, on s'attend à ce que les précipitations soient égales ou légèrement inférieures à la normale. D'après les renseignements fournis par le Département de météorologie, la plupart des régions du pays devraient avoir des précipitations normales ou supérieures à
la normale en novembre et décembre 1999, le phénomène La Niña allant vraisemblablement s'intensifier vers la fin de l'année et persister jusqu'au début de l'an 2000. Le Ministère de l'agriculture a également annoncé récemment que la pyriculariose risquait de détruire les éventuels semis de riz aromatique. La production de riz de 1998 a été estimée à 2 millions de tonnes, chiffre légèrement inférieur à la moyenne.
La récolte de la denrée alimentaire de base du pays, le blé, commencera en octobre. La productivité et la production sont toutefois encore limitées par divers problèmes que connaît le secteur agricole et qui sont dus, dans une large mesure, à la transition d'une économie à planification centrale à une économie de marché. Le mauvais temps et la persistance des problèmes dans le secteur agricole ont provoqué une nouvelle baisse de la production céréalière en 1998. La production de blé a été d'environ 195 000 tonnes, niveau le plus bas en trois décennies et environ 18 pour cent de moins qu'en 1997 et 34 pour cent de moins que la moyenne des cinq années précédentes. Le Ministère de l'agriculture a fixé, pour 1999, des objectifs plus élevés pour les superficies à cultiver et pour la production, mais le manque de semences risque d'empêcher de les atteindre.
Vu la baisse des disponibilités intérieures de céréales, le pays a vu se détériorer sa capacité de nourrir sa population, et le nombre de personnes sous-alimentées a fortement augmenté. Les besoins d'importations sont toujours importants, car la situation est aggravée par les faibles réserves céréalières, la baisse des exportations et la capacité réduite du pays à effectuer des importations commerciales de céréales en quantités suffisantes pour couvrir le déficit.
Différentes séries de mesures d'aide multilatérales et bilatérales ont été annoncées pour aider le pays pendant la transition. En juin, les bailleurs de fonds internationaux se sont engagés à fournir un niveau d'aide record de 320 millions de dollars pour stimuler l'économie et
promouvoir l'investissement étranger. Cette aide vise principalement le développement des infrastructures et la réforme du système bancaire pour créer des conditions plus favorables pour les investisseurs. On constate également des tendances à la hausse pour l'investissement étranger, qui pourrait passer de 39 millions de dollars É.-U. l'année dernière à environ 60 millions de dollars É.-U. d'ici la fin de cette année. Les investissements sont principalement consacrés à l'agro-industrie (produits carnés et produits laitiers, laine de chameau, cachemire et traitement du cuir) et au tourisme.
Quelque 60 000 tonnes d'aide alimentaire ont été engagées en 1999, dont 45 000 tonnes déjà livrées. En outre, 48 000 tonnes de semences de blé ont également été fournies.
Les précipitations, généralement supérieures à la normale en
avril et mai au moment des semis et du développement du riz de la saison sèche, sont tombées en-dessous de la normale en juin et pendant la première moitié de juillet. À la fin juillet, environ 70 pour cent des semis du riz de la campagne principale (saison humide) avaient été réalisés en
vue de la récolte d'octobre, et le riz de saison sèche avait été presque entièrement récolté. La récolte du riz de la campagne principale représente environ 85 pour cent de la production totale. On prévoit cette année une légère augmentation des superficies plantées en riz de la campagne principale. Les rendements resteront toutefois vraisemblablement limités par le manque d'intrants essentiels. Pour favoriser les exportations de riz, le Gouvernement a pris un certain nombre de mesures, permettant notamment aux producteurs qui bonifient des terres en friche ou marécageuses pour cultiver du paddy d'exporter
50 pour cent de leur production.
Suite aux conditions généralement favorables de l'année dernière et à l'augmentation de 2 pour cent des superficies plantées, la production de paddy a atteint 17,8 millions de tonnes, soit 7 pour cent de plus que l'année précédente.
Les exportations de riz pour 1999 devraient se situer entre 100 000 et 150 000 tonnes, contre environ 94 000 tonnes l'année précédente.
En juillet et en août, les fortes pluies et les inondations dues à la mousson ont fait de nombreuses victimes et causé d'importants dégâts dans 60 des 75 districts administratifs du pays. On ne connaît pas encore exactement l'étendue des dégâts subis par les cultures. On prévoit cette année une production de paddy de 3,6 millions de tonnes, soit un peu plus que le chiffre de l'année dernière et que la moyenne des cinq années précédentes. On estime aussi que les superficies ensemencées en riz ont marginalement augmenté et sont maintenant de 1,5 million d'hectares.
La récolte des céréales d'hiver de 1999 est presque
terminée, et les autorités estiment la production de blé et d'orge à 3,9 millions de tonnes, soit 140 000 tonnes de plus qu'en 1998. Les exploitations du secteur public ont produit 3,3 millions de tonnes, et les petits producteurs privés 631 000 tonnes. L'objectif d'approvisionnement de
2,2 millions de tonnes a été dépassé de 100 000 tonnes. Le pays produit aussi du maïs et du riz. L'objectif de production du riz est de 500 000 tonnes, dont 300 000 tonnes doivent être vendues au Gouvernement. D'après certaines indications, la production céréalière totale de 1999 pourrait se situer autour de 4,4 millions de tonnes. Les céréales sont importées en moins grandes quantités pour que la balance commerciale reste positive. On estime qu'elles se monteront seulement à 400 000 tonnes en 1999/2000 et seront assurées par le secteur privé.
Durant la dernière décade d'août, les pluies accompagnant la mousson sont restées inhabituellement faibles dans plusieurs parties de la région, mais les précipitations ont été, dans l'ensemble, assez abondantes pour maintenir les réserves d'humidité à un niveau suffisant pour le riz. La mousson du sud-ouest commence généralement à se retirer de la région au début septembre, mais, cette année, les conditions ont été anormales dans la région, et les pluies ont persisté. Vu l'amélioration du temps au cours des dernières semaines et une légère augmentation des superficies ensemencées en riz,
la production rizicole pourrait dépasser légèrement celle de l'année dernière, qui était de 4,7 millions de tonnes. Le résultat final dépendra toutefois dans une large mesure des conditions qui prévaudront en septembre.
L'objectif pour la production de blé sera vraisemblablement de 19,5 millions de tonnes en 1999/2000. Le Gouvernement a annoncé qu'il allait importer 300 000 tonnes de phosphate diammonique pour couvrir les besoins d'engrais pour la campagne d'hiver (rabi), principalement pour le blé.
En juillet, premier mois de la campagne de
commercialisation actuelle de 1999/2000, environ 72 000 tonnes de blé ont été exportées, contre 46 600 au cours de la même période l'année dernière. Les importations de riz pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 sont estimées à environ 3,6 millions de tonnes.
En août, dans l'ensemble du pays, la pluie a généralement maintenu les réserves d'humidité à un niveau suffisant pour les récoltes. Les inondations et les typhons ont toutefois causé des dégâts aux cultures de riz dans certaines zones fin juillet/début août. Malgré les pertes dues au typhon Isling et aux fortes pluies de mousson en juillet, la production de paddy devrait être beaucoup plus élevée cette année qu'au cours des dernières années. Les résultats atteints pendant le premier et le deuxième trimestre étaient également favorables et, d'après les rapports officiels, la production de paddy devrait atteindre environ 11,76 millions de tonnes au cours de la présente année civile. Le chiffre prévu correspond à 7,64 millions de tonnes de riz usiné. La production moyenne de paddy au cours des cinq dernières années était d'approximativement 10,6 millions de tonnes. La demande de céréales vivrières devrait également augmenter, un redressement économique étant prévu.
À la fin du mois d'août, l'organisme national chargé de l'alimentation détenait des stocks d'approximativement 2,1 millions de tonnes de riz et 345 000 tonnes de maïs.
RÉPUBLIQUE KIRGHIZE (7 septembre)
Les perspectives pour la production céréalière de 1999 sont satisfaisantes. Les conditions ont été généralement favorables cette année, et des rendements moyens légèrement supérieurs à ceux de l'année dernière pourraient compenser l'abandon graduel des céréales au profit des cultures industrielles et autres cultures vivrières. Il est prévu pour le moment que la production céréalière de 1999 atteindra 1,6 million de tonnes, dont 1,2 million de tonnes de blé.
Si la récolte de 1999 est conforme aux prévisions, on estime actuellement qu'en 1999/2000, les importations de céréales, y compris 61 000 tonnes correspondant aux engagements d'aide alimentaire, se monteront à
126 000 tonnes, principalement du blé. Le pays exporte aussi du blé vers les États voisins de l'Ouzbékistan (pour payer le gaz qu'il importe) et du Tadjikistan.
Le potentiel agricole du pays est bon, et l'agriculture joue un rôle dominant dans l'économie, puisqu'elle est à
l'origine de près de 50 pour cent des emplois et du PIB et de presque 40 pour cent des recettes en devise. Les salaires et le pouvoir d'achat restent toutefois très faibles. En outre, le ralentissement économique et l'inflation qui ont fait suite à la crise financière russe de 1998 ont touché des groupes vulnérables. Un référendum a sanctionné la vente et la propriété privée des terres, mais le Code foncier, signé en mai 1999, inclut un moratoire de cinq ans sur la vente de terre. Une loi sur l'utilisation des terres comme instrument hypothécaire a aussi été adoptée. Quand elle entrera en vigueur, les agriculteurs pourront offrir des terres en garantie pour obtenir des machines agricoles et des intrants.
La récolte du riz "Yala" de la campagne secondaire, qui représente environ le tiers de la production totale, est en cours. Des pluies favorables en début de saison, le niveau satisfaisant des réserves d'irrigation et les prix intéressants du riz au moment des semis favoriseront vraisemblablement la production, qui devrait atteindre 987 000 tonnes, soit 8 pour cent de plus qu'en 1998.
La production globale de paddy de la campagne 1998/99 est estimée à 2,72 millions de tonnes (équivalant à 1,87 million de tonnes de riz usiné). La principale récolte "Maha" de 1998 a souffert des pluies abondantes tombées durant la phase de maturation et, d'après les estimations, la
production devrait être d'environ 1,74 million de tonnes, contre 1,78 million de tonnes l'année précédente. Les rapports officiels indiquent que le pays a importé quelque 150 000 tonnes de riz l'année dernière et environ
0,9 million de tonnes de blé.
Une récente mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires a constaté que la sécheresse, la plus grave depuis des décennies, a eu de graves conséquences pour les cultures et l'élevage. Au cours de la dernière campagne (octobre-mars), les précipitations ont atteint seulement entre 25 et 70 pour cent du niveau normal dans plusieurs parties du pays. De ce fait, la production d'orge, qui est presque entièrement pluviale, est estimée cette année à 380 000 tonnes, soit environ 72 pour cent de moins que la moyenne des cinq dernières années. La production de blé, qui repose à 40 pour cent sur l'irrigation, est estimée à 2,74 millions de tonnes, soit 33 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de l'année dernière et environ 28 pour cent de moins que la moyenne. La sécheresse a aussi dévasté les pâturages et accru fortement les taux de mortalité des bovins, ce qui a eu de graves répercussions sur les revenus des ménages et exposé un grand nombre de membres de l'ethnie Badia (nomade) à des pénuries alimentaires.
Dans l'ensemble, on prévoit que les besoins intérieurs de blé, dont le volume est estimé à 3,8 millions de tonnes, pourront être couverts par la production actuelle et les stocks existants. On estime toutefois que 1,18 million de tonnes d'orge devront être importées pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin). Vu le
ralentissement de l'économie du pays, le Gouvernement ne pourra probablement importer que 200 000 tonnes, ce qui entraînerait un déficit de 980 000 tonnes. L'importation
d'orge par le secteur privé a été autorisée cette année à titre exceptionnel, mais les quantités importées devraient jtre limitées, étant donné le faible pouvoir d'achat des pasteurs.
Il faut qu'une aide alimentaire d'urgence d'environ 24 000 tonnes de farine de blé soit fournie dès que possible à quelque 329 000 nomades pendant six mois. Il est également souhaitable que le Gouvernement bénéficie d'une aide
internationale pour l'aider à reconstituer le Fonds national de fourrage, en fournissant en particulier de l'orge, dont les stocks sont presque épuisés.
D'après certains rapports, la production de céréales et de
légumineuses de 1999 pourrait connaître une chute brutale et atteindre seulement 430 000 tonnes, et la situation des approvisionnements alimentaires est en train de se
détériorer. Ce serait la deuxième année de suite marquée par une réduction de la production, et la cause principale en
serait la forte diminution des rendements par rapport à l'année dernière. Contrairement aux indications officielles antérieures, les rapports actuels signalent que les
superficies ensemencées en céréales, 400 000 hectares, sont restées stables, mais les autorités prévoient que les rendements tomberont à environ 1 tonne par hectare. La
réduction des rendements par rapport à l'année dernière est due à plusieurs facteurs: les fortes pluies tombées en
juillet, qui ont causé des dégâts graves mais localisés, la
rouille et le charbon, qui ont durement frappé le blé, l'utilisation inappropriée de graines de haute qualité et
d'autres intrants, et l'irrigation insuffisante. Étant donné que quelque 150 000 hectares des terres ensemencées en
céréales sont irriguées, les attentes des autorités concernant le rendement moyen paraissent trop faibles, malgré les problèmes économiques persistants que connaît ce
secteur. L'insuffisance des ressources dont dispose le
bureau national des statistiques et le faible contrôle que le Gouvernement exerce sur d'importantes parties du pays limitent l'exactitude des renseignements relatifs à
l'activité économique et agricole.
Le secteur agricole emploie près de la moitié de la main-d'œuvre, mais génère moins de 30 pour cent du PIB officiel. Diverses réformes sont en cours pour en améliorer l'efficacité, notamment la délivrance de certificats d'enregistrement pour les terres redistribuées dans le cadre de la réforme agraire de 1996 et la mise en œuvre d'un programme spécial visant à regrouper les exploitations agricoles dans 160 associations.
La baisse de la production devrait être compensée par une aide alimentaire et des importations commerciales, ces dernières principalement en provenance du Kazakhstan et du
Kirghizstan. On estime qu'en 1999/2000, les importations de
céréales devront augmenter pour atteindre 403 000 tonnes. En 1998/99, le pays a reçu 46 000 tonnes de céréales en aide alimentaire. Les affectations pour l'année en cours n'ont pas encore été fixées.
D'après les données de la Banque mondiale, le revenu d'environ 85 pour cent de la population est inférieur au
seuil de pauvreté, 5 pour cent des habitants vivent dans le
dénuement, et 12 pour cent dans une extrême pauvreté. Ces derniers mois, la baisse du niveau de vie s'est poursuivie.
Des évaluations récemment effectuées dans la vallée de Karategin ont révélé que de vastes secteurs de la population sont en situation d'insécurité alimentaire. Les populations vulnérables continueront de nécessiter une aide humanitaire.
Fin août, des pluies généralisées ont augmenté les réserves
d'humidité pour le riz. Auparavant, les fortes pluies tombées à la fin du mois de juillet ont occasionné des inondations localisées dans certaines zones de l'est et du nord-est qui sont importantes pour la culture du riz et de la canne à sucre. On estime que, dans l'ensemble, les cultures n'ont subi que peu de dommages.
La production de paddy de la campagne principale, dont la récolte doit avoir lieu en novembre/décembre, devrait être d'environ 18,5 millions de tonnes; compte tenu de la production d'environ 4,5 millions de tonnes de la deuxième campagne, le total de 1999/2000 devrait atteindre environ 23 millions de tonnes.
Au cours des huit premiers mois de 1999, 4,09 millions
de tonnes de riz ont été exportées, contre 4,33 millions de tonnes au cours de la même période en 1998. Les exportations totales de riz devraient se situer cette année entre 5 et 5,5 millions de tonnes.
D'après des estimations officielles, la production de
céréales de 1999 dépassera de près de 300 000 tonnes celle de 1998 pour atteindre le chiffre record de 1,5 million de tonnes, la part des exploitants privés se montant à 226 000 tonnes. Les superficies ensemencées en céréales ont diminué, passant à 570 000 hectares, mais l'importation de graines de haute qualité et l'accroissement de l'utilisation d'engrais ont fortement augmenté les rendements. Le pays manquant de devises et l'abondante récolte de 1999 devant suffire à couvrir les besoins intérieurs, les importations de céréales devraient rester très faibles en 1999/2000. L'objectif de production du coton est de 1,3 million de tonnes. La production effective de 1998 a été de 700 000 tonnes.
Un grave tremblement de terre, atteignant 7,4 sur l'échelle Richter, a frappé le pays le 17 août, entraînant la mort de plus de 15 000 personnes et faisant environ 600 000 sans-abris. Les régions les plus touchées, la ville d'Izmit et ses alentours, sont des zones industrielles, mais elles produisent aussi des céréales et des oléagineux. Le
Gouvernement et les organismes de secours ont distribué une aide alimentaire et au logement.
Comme dans d'autres pays de la région, la sécheresse a aussi fortement endommagé les récoltes dans plusieurs secteurs, y compris l'Anatolie centrale, le grenier à pain du pays. C'est le sud qui a été le plus durement touché. On prévoit actuellement une production de blé de 18 millions de tonnes en 1999, soit environ 14 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de l'année dernière et 4 pour cent de moins que la moyenne des cinq dernières années. De même, la production d'orge, qui devrait être de 7 millions de tonnes,
est inférieure de 15 pour cent à celle de l'année dernière et de 10 pour cent à celle de la moyenne des cinq dernières années.
Comme dans les pays voisins, les pluies généralisées tombées fin août ont augmenté les réserves d'humidité pour le riz. Trois récoltes ont lieu chaque année: la première est celle du 10e mois (saison des pluies), et les autres récoltes ont ensuite lieu en hiver et au printemps, puis en été et en automne. Cette année, à la mi-juillet, la moitié de la récolte du 10e mois avait déjà été transplantée dans le nord, où les pluies survenues tôt dans la saison ont favorisé le développement. On prévoit pour 1999/2000 une production de riz d'environ 19 millions de tonnes (riz usiné), identique à la récolte record de 18,92 millions de tonnes de l'année dernière. La récolte de 1998/99 avait été exceptionnelle, malgré la sécheresse qui avait sévi au début de 1999.
D'après des rapports récents, le pays pourrait exporter 4,2 millions de tonnes de riz cette année, soit à peu près 200 000 tonnes de plus que l'objectif, qui était de 3,9 millions de tonnes. À la fin août, on estime que 3,4 millions de tonnes avaient déjà été exportées. Le pays avait exporté 3,8 millions de tonnes l'année dernière.
La production de sorgho de 1999 devrait être inférieure à la récolte exceptionnelle de l'année dernière (environ 474 000 tonnes) du fait de la réduction des superficies ensemencées. On s'attend également à une diminution de la récolte de blé. Les criquets pèlerins pourraient se
reproduire en petit nombre dans les zones de l'est du désert où des pluies ont récemment été enregistrées. Les larves devraient vraisemblablement faire leur apparition à partir du début d'octobre et pourraient former des petits groupes ou des bandes.
Les importations de céréales pour 1999 - essentiellement du blé - sont estimées à quelque 2,8 millions de tonnes.
La récolte des céréales et des haricots de la première
campagne de 1999/2000 a commencé dans des conditions normales. Les perspectives sont bonnes pour le maïs, en particulier dans les principales régions productrices, Brunca et Huetar Norte. La production annuelle devrait être proche de la moyenne et atteindre 27 000 tonnes si les conditions favorables se maintiennent. On prévoit que la production de paddy sera de 290 000 tonnes en 1999, chiffre voisin de la moyenne mais inférieur à la demande intérieure. Quelque 90 000 tonnes devront être importées au cours de la campagne de commercialisation de 2000 (janvier/décembre). La production de haricots, denrée de base importante, sera vraisemblablement faible, 19 000 tonnes au lieu de
25 000 tonnes en 1998/99.
Après une sécheresse qui a duré plusieurs mois et a nui aux cultures vivrières mineures, aux fruits et aux pâturages, les précipitations sont redevenues normales. Il faudra suivre de près le niveau des pluies dans le régions productrices où les précipitations sont faibles depuis plusieurs années. La saison des pluies dure jusqu'au mois d'octobre. Les récents semis de céréales de la première campagne de 1999/2000 ont été favorisés par la pluie. La récolte vient seulement de commencer, et on prévoit une récolte moyenne de maïs de 81 000 tonnes, contre
76 000 tonnes l'année dernière du fait de la sécheresse. On s'attend également à ce que la production de paddy passe de 300 000 tonnes en 1998 à quelque 380 000 tonnes. Des importations comprises entre 375 000 et 400 000 tonnes seront toutefois nécessaires pour répondre à la demande.
Les pluies, qui ont été normales ou abondantes tout au long
de la campagne, ont été bénéfiques pour le maïs, le riz et
les haricots de la première campagne de 1999/2000. La récolte est en cours, et la production de maïs devrait se redresser fortement et atteindre 682 000 tonnes, alors que, du fait de l'ouragan "Mitch", elle avait été seulement de 555 000 tonnes l'année dernière. On prévoit également que la production de paddy passera de 50 000 tonnes à quelque 60 000 tonnes et que celle de haricots atteindra
72 000 tonnes, soit 35 pour cent de plus que l'année dernière. L'arrivée des premières livraisons de maïs et de haricots sur les marchés a réduit les prix, que la
spéculation et le stockage avaient fait augmenter antérieurement pendant la période de soudure.
Les importations de blé au cours de la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin) devraient se situer autour de 175 000 tonnes, comme en 1998/99, alors que les importations de maïs (août/juillet), principalement destinées à l'alimentation des animaux, devraient être de 150 000 tonnes, contre 264 000 tonnes l'année dernière.
Les pluies abondantes et les inondations du début juillet ont quelque peu endommagé les cultures de céréales secondaires et de haricots de la première campagne de 1999/2000. Les zones les plus durement touchées ont été Boca Costa del Sur, Esquintla et Quetzaltenango. Les dégâts subis par le secteur agricole n'ont pas encore été évalués de façon détaillée. On prévoit actuellement une récolte de maïs de 1 million de tonnes, proche de la moyenne. La production de haricots et celle de paddy devraient être respectivement à peu près égale et supérieure à la moyenne.
Pour la campagne de commercialisation de 1999/2000
(juillet/juin), on prévoit une augmentation des importations de maïs, principalement du maïs jaune, qui passeraient de 550 000 tonnes l'année dernière à environ 600 000 tonnes. Cette augmentation est principalement due à l'accroissement de la demande du secteur de l'aviculture et à la possibilité d'une baisse de la production locale suite aux conditions atmosphériques défavorables.
La récolte du maïs et des cultures irriguées de paddy de la
première campagne de 1999/2000 s'est effectuée dans des conditions normales, et les semis de sorgho et des cultures pluviales de paddy sont bien avancées. On prévoit
actuellement pour le maïs et le paddy de la première et de la deuxième campagne une production moyenne respectivement d'environ 190 000 tonnes et 70 000 tonnes, principalement grâce au programme mis en œuvre par le Gouvernement en collaboration avec la communauté internationale, qui
continue à fournir une aide alimentaire et technique.
On prévoit qu'environ 285 000 tonnes de blé seront importées au cours de la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin), soit légèrement plus que l'année dernière. Les importations de maïs devraient augmenter, passant de 50 000 tonnes à 70 000 tonnes, et celles de riz (janvier/décembre) devraient être de 170 000 tonnes, comme cette année.
Pendant la première campagne de 1999/2000, les céréales et haricots ont bénéficié de pluies égales ou supérieure à la normale. La récolte a commencé en août dans les principales régions productrices de l'ouest (Santa Rosa de Copán) et du centre-est (Danli). Malgré les pluies favorables, la
production de maïs de la première campagne (la campagne principale) devrait être faible, 400 000 tonnes, chiffre proche de celui de l'année dernière, quand l'ouragan "Mitch" avait durement frappé les cultures. On attribue cette situation dans une large mesure au niveau peu intéressant des prix à la production. Le riz ne devrait pas non plus être très abondant, vu la réduction des semis causée par la concurrence exercée par les importations bon marché et les dons. Dans les zones céréalières importantes, les
producteurs vont vraisemblablement se tourner vers des cultures plus rémunératrices comme la canne à sucre et le tabac. La production de haricots de la première campagne, qui représente seulement 30 pour cent du total annuel, sera vraisemblablement moyenne. La population touchée par
l'ouragan continue de recevoir une aide alimentaire ainsi qu'une assistance pour la remise en état des
infrastructures.
Les pluies normales et bien réparties qui sont tombées ces dernières semaines dans les vastes zones de production du plateau méridional et de la péninsule du Yucatan se sont avérées bénéfiques pour les semis du maïs de l'importante campagne printemps/été. Le temps a été généralement sec dans les zones du centre-nord, mais des précipitations plus abondantes sont encore nécessaires dans certaines parties des États du nord-est malgré les pluies bénéfiques de ces dernières semaines. La récolte du maïs de la campagne principale de 1999/2000 (semis du printemps et de l'été) est sur le point de commencer. On prévoit pour le moment une production de 18,1 millions de tonnes, proche de la moyenne. La récolte du sorgho devrait commencer en octobre et fournir une production de 6,1 millions de tonnes, supérieure à la moyenne, mais inférieure à la récolte exceptionnelle de l'année dernière. La réduction prévue est attribuée à des rendements inférieurs à la moyenne, du fait de la sécheresse qui a longuement sévi dans les principaux États producteurs du nord-est, en particulier Tamaulipas.
On prévoit que, comme l'année dernière, 2,4 millions
de tonnes de blé seront importées durant la campagne de commercialisation de 1999/2000 (avril/mars), et que les importations de maïs (octobre/septembre) seront proches de 5,5 millions de tonnes, suite à la forte demande de produits alimentaires pour le secteur de l'aviculture et de
l'élevage.
La récolte des céréales et des haricots de la première
campagne de 1999/2000 est en cours, de même que la
préparation des terres pour les semis de la deuxième campagne. Les précipitations normales ont favorisé le
développement des cultures. On signale toutefois que, dans certaines régions productrices, en particulier dans le nord-ouest, les semis ont été retardés et les rendements ont diminué à cause de l'insuffisance et de la mauvaise
répartition des pluies, alors que d'autres zones ont subi des attaques de ravageurs. La production devrait néanmoins être en forte hausse par rapport à celle de l'année dernière, qui avait souffert des ravages causés par
l'ouragan "Mitch". On prévoit actuellement que la production de maïs sera supérieure à la moyenne et atteindra 406 000 tonnes, contre 311 000 tonnes l'année précédente. La production de sorgho devrait également être supérieure à la moyenne, et celle de paddy devrait passer de 210 000 tonnes en 1998 à quelque 250 000 tonnes. Les conditions de croissance des cultures vivrières mineures, comme les
racines, les tubercules et le plantain, sont apparemment normales. La communauté internationale continue à fournir une aide alimentaire et une assistance pour la remise en état des infrastructures aux personnes touchées par
l'ouragan.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (9 septembre)
Les conditions météorologiques ont été favorables aux semis des céréales de la deuxième campagne de 1999/2000, qui ont récemment commencé. Les perspectives sont bonnes, en particulier pour le maïs, et on prévoit, pour les deux campagnes de l'année, une augmentation de la production, celle de l'année dernière ayant souffert des mauvaises conditions météorologiques. La production de maïs devrait être moyenne, mais il faudra vraisemblablement importer entre 650 000 et 700 000 tonnes au cours de la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin), principalement pour répondre à l'augmentation prévue de la demande d'aliments pour animaux, à la suite de la contraction survenue l'année dernière dans le secteur de l'aviculture à cause de l'ouragan "Georges". La production de paddy de 1999 devrait également être légèrement supérieure à la moyenne. Les conditions semblent bonnes pour les autres cultures vivrières et les pâturages.
Les pluies normales ont été bénéfiques pour la récolte de blé de 1999 dans les principales zones de production, à l'exception de l'importante province de La Pampa. À la fin du mois d'août, environ 98 pour cent des semis prévus avaient été réalisés. La moisson est censée commencer en octobre, et, d'après les premières prévisions, la production devrait se situer entre 12 et 12,5 millions de tonnes, chiffre supérieur de 12 à 16,6 pour cent à celui de l'année dernière, mais encore inférieur à la moyenne des cinq dernières années. Cette augmentation est principalement due au fait que le relèvement des prix et les meilleures perspectives d'exportation ont incité les agriculteurs à ensemencer des superficies plus vastes. La récolte du paddy de 1999 est terminée, et on prévoit pour le moment qu'elle atteindra un niveau record de 1,7 million de tonnes. On signale toutefois que les exportations de riz sont
inférieures aux prévisions, ce qui devrait entraîner la constitution d'importants stocks de report.
La préparation des terres pour les semis du maïs de la campagne 1999/2000, qui commenceront en octobre, est en cours.
La récolte du blé de la campagne d'hiver de 1999, principalement dans le département de Santa Cruz dans l'est du pays, a commencé par un temps généralement sec. L'arrivée tardive et la mauvaise distribution des pluies se sont traduites par une diminution des superficies ensemencées par rapport à l'année dernière. La production globale de blé pour les deux campagnes de l'année ne devrait atteindre que 141 000 tonnes, contre 164 000 tonnes en 1998. La
préparation des terres est en cours pour les semis de céréales secondaires et de pommes de terre de la campagne de 1999/2000, qui commenceront en octobre.
Étant donné la baisse de la production nationale, les importations de blé au cours de la campagne de
commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin) dépasseront vraisemblablement les 240 000 tonnes de l'année dernière. Par contre, les importations de maïs devraient être seulement de 125 000 tonnes, en forte baisse par rapport à 1998/99 par suite du redressement de la production.
La récolte du blé de 1999 continue par un temps généralement
sec dans les principaux États producteurs du sud. La production prévue de 2,3 millions de tonnes est proche de la production moyenne de l'année dernière. Selon des prévisions antérieures, les mesures gouvernementales devaient la faire augmenter, mais les coûts élevés de production et les risques de mauvais temps ont découragé les agriculteurs des principaux États producteurs du Parana et du Rio Grande do Sul, qui ont réduit les superficies ensemencées. La récolte principale du maïs de 1999, celle de la première campagne, est terminée, de même que les semis pour les récoltes de la deuxième campagne ("safrihna") dans les principaux États producteurs du centre sud. La production totale de maïs devrait atteindre 32,4 millions de tonnes, contre
29,3 millions de tonnes l'année dernière, lorsque les cultures avaient souffert du mauvais temps. La récolte de riz a presque atteint un niveau record en 1999; elle s'est
montée à 11,4 millions de tonnes, alors que la moyenne des
cinq dernières années est de 10 millions de tonnes.
Des précipitations normales ont été signalées dans les régions du centre et du sud pendant la deuxième moitié d'août, ce qui est bénéfique pour le développement du blé de la campagne de 1999/2000, dont la récolte commencera en décembre. Le temps reste sec dans le nord. Malgré les pluies, l'humidité accumulée dans le sol au cours de l'année reste inférieure à la moyenne. On prévoit pour le moment un redressement de la production de blé par rapport à la récolte de l'année dernière, qui avait souffert de la sécheresse. Les semis du maïs de 1999/2000 ont commencé. On prévoit qu'ils seront plus importants que l'année dernière, lorsque les cultures ont subi les effets du mauvais temps.
Des pluies égales ou supérieures à la normale ont été signalées sur les côtes du Pacifique et des Caraïbes ainsi que dans certaines plaines du centre et de l'est, alors que le temps est sec dans le centre et le sud de la région andine. La récolte des céréales secondaires de la première campagne (principale) de 1999/2000 est en bonne voie. On prévoit actuellement que la production de maïs pour l'année se situera au niveau moyen de 1 million de tonnes et que celle du sorgho sera inférieure à la moyenne. La production de paddy devrait être légèrement supérieure à la moyenne.
Les importations de blé prévues pour l'année 2000 (janvier/décembre) se montent à 1 million de tonnes, comme en 1999. Les importations de maïs devraient passer de 1,4 million de tonnes cette année à environ 1,5 million de tonnes. Les importations de riz devraient rester au même niveau qu'en 1999, soit environ 350 000 tonnes.
La récolte du maïs blanc de 1999 est presque terminée et celle du maïs jaune est en bonne voie. La production globale prévue, 588 000 tonnes, est proche de la moyenne et en légère augmentation par rapport à la récolte de l'année dernière, qui était inférieure à la moyenne, mais elle est loin d'atteindre le niveau des deux années précédentes. Les fortes pluies tombées au moment des semis ont porté préjudice aux cultures, en particulier dans les zones côtières ainsi que dans le nord et le centre de la région andine. La production de paddy devrait diminuer, passant de 1,3 million de tonnes en 1998 à 1,2 million de tonnes.
Les importations de blé prévues pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin) se montent à 490 000 tonnes, comme l'année précédente. Les importations de maïs devraient également être proches des 170 000 tonnes de l'année dernière.
Le temps a été généralement sec pendant la récolte du blé de
1999, qui est presque terminée. On estime pour le moment la production à un chiffre moyen de 100 000 tonnes, contre 146 000 tonnes en 1998. La récolte du maïs blanc de 1999 est
presque terminée elle aussi, et celle du maïs jaune est en bonne voie. On prévoit pour le moment que la production
globale de maïs de 1999 sera de 855 000 tonnes, c'est-à-dire de 8 pour cent inférieure à celle de 1998 mais néanmoins au-dessus de la moyenne. La récolte de paddy devrait être exceptionnelle, proche de celle de 1998, dont le niveau avait été largement supérieur à la moyenne.
Les semis du blé de 1999/2000 sont en bonne voie et bénéficient d'un temps généralement sec. La récolte, qui doit commencer en novembre, devrait marquer un redressement par rapport à celle de 1998/1999, qui avait souffert du mauvais temps. La production prévue pour le moment, 545 000 tonnes, est supérieure à la moyenne.
La préparation des terres pour les semis des céréales secondaires et du paddy de 1999/2000, qui doivent commencer en octobre, est en cours. On prévoit également une reprise de la production de maïs par rapport à 1998/1999.
Des précipitations abondantes et des inondations ont été signalées à la fin du mois d'août dans l'est, le centre et le sud du pays; des logements et des infrastructures ont été endommagés. L'état d'urgence a été déclaré dans les États les plus durement touchés: Anzoategui, Aragua, Bolivar, Delta-Amacuro, Vargas et Zulia. Les dégâts n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation détaillée. La récolte des céréales secondaires et du paddy de 1999/2000 est en cours; la production de maïs et de sorgho devrait être proche de la moyenne, et celle de paddy légèrement inférieure à la moyenne.
Pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin), les importations de blé devraient être de 1,3 million de tonnes, comme l'année précédente. Les importations de maïs, principalement du maïs jaune, ne devraient guère s'écarter des 1,3 million de tonnes de 1998/99.
Selon les dernières estimations de la FAO, la production céréalière globale de 1999 dans la Communauté européenne sera de 200 millions de tonnes, soit un niveau inférieur d'environ 5 pour cent à celui de l'année dernière, mais supérieur à la moyenne des cinq dernières années. Cette baisse s'explique par un accroissement de 5 pour cent des mises hors production obligatoires et par le mauvais temps. Les conditions météorologiques ont été généralement moins favorables que l'année dernière pendant l'hiver, et le printemps a été sec dans les parties méridionales, ce qui laisse présager des rendements moyens plus faibles, notamment pour le blé. On prévoit une production de blé de 97,2 millions de tonnes, en recul de 5 pour cent par rapport à 1998; la production globale de céréales secondaires devrait, pour sa part, passer à 100,1 millions de tonnes, soit une baisse d'environ 6 pour cent. La campagne rizicole de 1999 est en cours. Les dernières indications font état de 405 000 hectares de superficies ensemencées et d'une production de 2,6 millions de tonnes, presque identique à celle de l'année dernière.
La production céréalière de 1999 diminuera vraisemblablement de 24 pour cent pour se situer à 477 000 tonnes; inférieure à la moyenne, elle couvrira seulement 50 pour cent des besoins du pays en céréales. Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans le pays en juin, a constaté que la production céréalière avait principalement souffert des précipitations excessives tombées pendant la campagne de semis en automne et du fait que les agriculteurs préféraient cultiver des légumes, activité plus lucrative. Les effets conjugués de ces deux facteurs ont entraîné une forte réduction des zones ensemencées en céréales, réduites à 177 000 hectares. Les conditions de végétation ont été satisfaisantes dans l'ensemble, le rendement du blé et du maïs devrait être semblable ou marginalement supérieur à celui de 1998, vu l'absence de maladies graves et
d'infestations importantes par les ravageurs. La production de blé (la principale céréale vivrière) devrait se monter seulement à 311 000 tonnes. On estime donc que, pour combler ce déficit céréalier, l'importation de 478 000 tonnes, dont 373 000 tonnes de blé et 17 000 tonnes de riz, sera nécessaire pour répondre aux besoins de consommation
courants en 1999/2000. Les besoins d'importation de céréales seront vraisemblablement couverts dans leur plus grande partie par le secteur privé. Les besoins alimentaires des réfugiés et des familles qui les accueillent sont traités séparément dans le cadre d'un programme international d'assistance distinct.
De nombreuses familles vivent dans des conditions de sécurité alimentaire précaire principalement à cause des problèmes économiques et des difficultés de développement que le pays connaît de façon générale depuis le début des années 1990, plutôt que de la crise du Kosovo. Il n'en reste pas moins que, du fait de leur revenu très faible, les familles pauvres ont difficilement accès aux denrées alimentaires, en particulier les familles les plus pauvres des régions montagneuses du nord et du nord-est.
La récolte a été à nouveau médiocre à cause de la chaleur et
de la sécheresse ainsi que des problèmes économiques. Les rendements moyens seraient d'environ 1,75 tonne de poids à la récolte par hectare, ce qui laisse présager une
production (poids nettoyé) inférieure à celle de
4,9 millions de tonnes de l'année dernière.
Bien que la récolte de céréales, estimée pour le moment par la FAO à 4,7 millions de tonnes, soit médiocre pour la deuxième année consécutive, les importations de céréales devraient être plus faibles en 1999/2000 que l'année dernière. Selon les estimations actuelles, la quantité globale des importations de céréales en 1999/2000 devrait se monter à 500 000 tonnes, car, sur le marché, la demande de produits de l'élevage s'est effondrée, et le manque de devises limite les importations des céréales utilisées pour l'alimentation des animaux.
BOSNIE-HERZÉGOVINE* (7 septembre)
Aucune information systématique sur les cultures n'est
disponible. Il semble que la récolte céréalière de 1999 pourrait être de 1,1 million de tonnes, comme l'année dernière. Les superficies ensemencées en cultures d'hiver sont restées stables, mais celles de maïs du printemps ont continué à augmenter. Des pluies inopportunes ont toutefois réduit les rendements. L'économie a subi le contrecoup des troubles civils qui ont agité la région, et le pays a accueilli des réfugiés. Il semble toutefois que les cultures et, de façon générale, les disponibilités alimentaires n'aient pas été démesurément perturbées.
On prévoit une baisse de 20 pour cent de la production du blé en 1999, qui passerait à 2,6 millions de tonnes, à cause de la réduction des semis et des applications d'engrais. La qualité des cultures a diminué en raison des pluies excessives et de la faible utilisation d'engrais. Les semis de printemps ont dû être retardés à cause de la fréquence des pluies, mais le total des superficies ensemencées en céréales secondaires a augmenté. Les rendements devraient baisser quelque peu, et la production globale de céréales secondaires prévue est de 2,2 millions de tonnes, contre 2,4 millions de tonnes l'année dernière. Les stocks de report de blé de la campagne 1998/99 devraient permettre de compenser la diminution de la récolte et permettre en outre au pays de continuer à exporter du blé.
La production céréalière de 1999 devrait être nettement plus faible que l'année dernière en raison de la réduction des semis de céréales d'hiver et de printemps et des pluies inopportunes. La superficie ensemencée en blé a fortement diminué, passant de 242 000 à 150 000 hectares, à cause du manque de fonds de roulement et d'une pénurie de semences. Des pluies inopportunes au moment de la récolte et
l'utilisation inadéquate d'intrants ont entraîné une
réduction des rendements, et la production diminuera
vraisemblablement de moitié pour n'être que de
500 000 tonnes. Les semis de céréales de printemps, principalement du maïs, ont également été inférieurs aux prévisions, mais ceux d'orge et d'avoine (cultures mineures) sont restés proches des objectifs. Dans l'ensemble, la production céréalière de 1999 pourrait ne représenter que les deux tiers de celle de l'année dernière, qui était de 3,2 millions de tonnes. Les approvisionnements de céréales resteront vraisemblablement satisfaisants, les stocks de blé issus de la récolte exceptionnelle de l'année dernière pouvant être utilisés.
Les semis des céréales d'hiver qui seront récoltées en 2000 sont en cours. La surface globale emblavée s'est stabilisée à un niveau annuel d'environ 350 000 hectares et inclut environ 60 000 hectares de seigle et de blé d'hiver. La production céréalière prévue pour 1999 est d'environ
700 000 tonnes, comme l'année dernière. On prévoit qu'en 1999/2000, près de 170 000 tonnes de céréales seront importées. Dans l'industrie laitière, la production a diminué au cours de la première moitié de l'année 1999.
L'objectif des politiques agricoles et économiques est l'harmonisation avec celles de l'Union européenne. Les crédits budgétaires prévus pour les subventions agricoles
pour l'année 2000 ont augmenté de quelque 30 pour cent. Les subventions destinées à la production laitière et céréalière ont augmenté; les fermes collectives ainsi que les
entreprises non agricoles des zones rurales peuvent maintenant en bénéficier.
EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE (13 septembre)
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans le pays en juin, a constaté que les vastes mouvements de population et la crise humanitaire survenue au Kosovo avaient aggravé l'instabilité économique et la pauvreté généralisées. Les familles touchées ont de plus en plus de mal à couvrir leurs dépenses quotidiennes, et des modifications des habitudes alimentaires ont été observées. Le facteur principal a été l'effondrement des échanges commerciaux avec la République fédérale de Yougoslavie, un des plus importants marchés d'exportation du pays et une source vitale de matières premières. Depuis le début de l'année, les prix à la production ont baissé suite à la perte de ces importants marchés pour les fruits et les légumes. La situation financière des agriculteurs s'est donc détériorée. Les ménages non agricoles ont également été touchés, la pénurie de matières premières réduisant les possibilités d'emploi.
D'après les prévisions établies par la Mission, la production céréalière de 1999 devrait être supérieure à la moyenne et atteindre 759 000 tonnes, comme la production estimée de 1998. La production céréalière du pays devrait couvrir environ 80 pour cent des besoins intérieurs, et 117 000 tonnes de céréales devraient donc être importées durant la campagne de commercialisation de 1999/2000. Cette situation est identique à celle des années précédentes, et les importations devraient être assurées principalement par le secteur privé.
D'après les dernières estimations officielles, la récolte de blé de 1999 est seulement de 2,6 millions de tonnes, soit 47 pour cent de moins qu'en 1998. Les agriculteurs ont été découragés par les grandes difficultés qu'ils ont
rencontrées pour commercialiser leur récolte de 1998, et le mauvais temps a également contribué à réduire fortement les emblavures. En outre, de fortes inondations et des pluies torrentielles ont influencé la récolte de cette année. La superficie ensemencée en blé en vue de la moisson de 1999 est de 765 000 hectares seulement, soit une chute de 36 pour cent. Pour compenser cette réduction, la superficie ensemencée en maïs a augmenté de 10 pour cent, et les conditions de végétation ont été, dans l'ensemble, favorables pour cette culture. Le pourcentage d'augmentation de la production de céréales secondaires devrait être légèrement inférieur.
Bien que la récolte de blé ait été peu abondante, les stocks de report de l'année précédente permettront au pays de continuer à exporter du blé pendant la campagne de commercialisation de 1999/2000. Le maïs pourrait servir à remplacer le blé dans certains cas pour l'alimentation du bétail.
Les superficies ensemencées en vue de la récolte de 1999 ont diminué de 8 pour cent dans l'ensemble et de 13 pour cent pour les céréales, principalement en raison de la forte réduction (-15 pour cent) des semis de seigle et de blé d'hiver. Les emblavures de céréales de printemps ont aussi baissé. Les conditions de végétation ont été satisfaisantes dans l'ensemble, et la production pourrait atteindre à nouveau 970 000 tonnes, comme l'année dernière.
On estime que la superficie globale ensemencée en céréales est de 1,79 million d'hectares, une baisse de 9 pour cent. Dans les exploitations privées et familiales, 858 000 hectares, 5 pour cent de moins qu'en 1998, ont été ensemencés, et 211 000 hectares, soit une réduction de 22 pour cent, dans les grandes exploitations (qui
appartenaient auparavant à l'État). La réduction constatée dans ce secteur est due en partie à la récession qu'a connue l'élevage ainsi qu'à la dévaluation du rouble russe et au gonflement du cheptel et des stocks de céréales. Il y a eu, par contre, une augmentation de la superficie ensemencée en oléagineux et des pâturages pérennes. Les conditions de végétation ont été satisfaisantes dans l'ensemble pendant la campagne de végétation de l'hiver et du printemps, et les rendements devraient se situer à un niveau moyen.
Les perspectives concernant la production céréalière de 1999 se sont quelque peu améliorées. Les emblavures ont
globalement diminué de 3 pour cent, mais la réduction de l'utilisation d'intrants n'a pas eu un impact aussi marqué qu'on le prévoyait. La récolte totale devrait atteindre 26,1 millions de tonnes, c'est-à-dire 1 million de tonnes ou 4 pour cent de moins que l'an dernier. La production de blé est provisoirement estimée à 9,3 millions de tonnes, alors qu'un résultat exceptionnel de 9,5 millions de tonnes avait été enregistré en 1998. Une diminution de 5 pour cent de la production de céréales secondaires est actuellement prévue; elle serait de 16,8 millions de tonnes.
RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA (10 septembre)
D'après les chiffres officiels, la production de céréales d'hiver de 1999 (principalement blé et orge) est de
seulement 1 million de tonnes. La superficie ensemencée en blé est tombée à 317 000 hectares, une réduction de 11 pour cent, en raison des difficultés rencontrées pour la commercialisation de la récolte de l'année dernière et des conditions de végétation défavorables. La persistance des problèmes économiques, le gel qui a sévi en mai et la sécheresse en été ont réduit les rendements. Pour le maïs de printemps, les perspectives restent incertaines. Toutefois, les autorités sont peut-être pessimistes quand elles prévoient seulement une production de 600 000 à
800 000 tonnes pour les cultures en cours.
Malgré la réduction de la récolte, la production
céréalière de 1999 devrait suffire à couvrir les besoins alimentaires intérieurs, et on ne prévoit pas d'importations commerciales importantes de céréales durant la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin). Le
Gouvernement a l'intention d'acheter 100 000 tonnes de blé à 91 dollars É.-U. pour l'alimentation humaine de la moisson de cette année afin de regarnir ses réserves.
RÉPUBLIQUE SLOVAQUE (16 septembre)
Aucune estimation définitive de la récolte n'est encore disponible, mais on prévoit qu'elle sera en baisse pour les céréales en 1999. Les semis de blé d'hiver ont diminué d'un tiers, couvrant 270 000 hectares, soit un chiffre nettement inférieur à l'objectif, qui était de 400 000 hectares. Ce recul est dû aux conditions météorologiques défavorables au moment des semis et aux difficultés économiques des
agriculteurs. Selon les indications les plus récentes, les emblavures de céréales de printemps n'ont pas suffisamment augmenté pour compenser la réduction des céréales d'hiver. De plus, le temps sec a eu des répercussions sur les cultures de céréales de printemps. En outre, la
détérioration de la fertilité des sols et le vieillissement du matériel agricole ont entraîné une baisse générale des rendements. La récolte de 1999 pourrait diminuer de
13 pour cent et atteindre seulement 3,1 million tonnes, au lieu de 3,6 million tonnes en 1998.
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE (16 septembre)
Les rendements globaux supérieurs à ceux de l'année dernière
devraient compenser largement la réduction de 9 pour cent des superficies ensemencées. Les autorités prévoient que la production céréalière globale augmentera de 3 pour cent, pour atteindre 6,9 millions de tonnes, dont 4,0 millions de tonnes de blé.
En 1999, 4,7 millions de tonnes de blé seulement ont été moissonnées, contre 5,2 millions de tonnes l'année précédente. L'effet de la réduction de la superficie ensemencée en août dernier a été renforcé par les dégâts occasionnés aux cultures par les inondations et les pluies torrentielles de l'été. De plus, les difficultés financières rencontrées par les agriculteurs ont limité leur utilisation d'intrants. Par contre, on s'attend à une reprise de la production de maïs d'été après le faible niveau de l'année dernière; elle devrait se situer à environ 10,5 millions de tonnes. Si cela se concrétise, la récolte totale de céréales se monterait à 16,3 millions de tonnes, contre 15,4 millions de tonnes en 1998.
Malgré la réduction de la récolte de blé, le pays possède un excédent exportable d'environ 1 million de tonnes de blé.
RUSSIE, FÉDÉRATION DE (10 septembre)
Les résultats obtenus jusqu'à présent confirment qu'il était juste de s'attendre à une reprise après la récolte médiocre de l'année dernière, malgré une forte réduction des
emblavures et des infestations acridiennes dans certaines zones. Pour 1999, la FAO prévoit une production céréalière d'environ 60 millions de tonnes, qui dépasserait de
12 millions de tonnes la production officielle de 1998 mais resterait néanmoins bien inférieure à la moyenne. La
superficie totale ensemencée en céréales qui ont survécu au gel est passée à 46,8 millions d'hectares, une diminution de 8 pour cent, ce qui est dû aux destructions plus importantes causées par le gel en 1999 (2,75 mh contre 2,1 mh en 1998) et à une réduction de 3 millions d'hectares des emblavures de céréales de printemps, qui sont passées à 35,4 millions d'hectares. Les pénuries de graines occasionnées par la
récolte médiocre de l'année dernière sont en partie
responsables de cette situation. Vu les problèmes concernant le fourrage, les emblavures de blé ont diminué pour la première fois depuis 1994; 23 millions d'hectares ont été ensemencés, une réduction de 3 millions d'hectares. Pour sa part, la superficie ensemencée en céréales secondaires a diminué de 9,7 million d'hectares, passant à 22,6 millions d'hectares. Les conditions de végétation de la campagne actuelle ont été irrégulières, en particulier à l'ouest de l'Oural. Dans certaines parties du nord du Caucase
(Stavropol, Rostov) et de la Volga, la sécheresse a nui aux semis, les rendant plus sensibles au gel. Les gelées survenues en mai et surtout le temps chaud et sec qui a prévalu en juin et juillet ont réduit les rendements dans certaines zones (notamment Volgograd et Saratov), aggravant les conséquences de la réduction des semis d'hiver et les pertes dues au gel; les rendements globaux des céréales d'hiver sont néanmoins plus élevés que ceux de l'année dernière, qui avaient subit les effets de la sécheresse. Des rendements nettement supérieurs ont été obtenus dans la bande qui s'étend du nord du Caucase à l'Oural. À l'est de l'Oural, les conditions de végétation ont été meilleures dans l'ensemble, mais on s'attend à ce que l'inflation et la pénurie endémique d'intrants maintiennent les rendements au-dessous du niveau moyen. De plus, dans l'est de la Sibérie, la récolte a été retardée par de fortes précipitations.
Si le temps reste normal jusqu'à la fin de la récolte, des rendements supérieurs à la moyenne pourraient apparemment compenser largement la réduction de la
superficie ensemencée. La FAO estime provisoirement la production céréalière de 1999 à 60 millions de tonnes, dont quelque 31 millions de tonnes de blé (contre 30 millions en 1998) et 28 millions de tonnes de céréales secondaires (contre 22,6 millions en 1998).
Cette année, 1,1 million d'hectares ont subi des
infestations acridiennes. Les infestations principales, dues au criquet italien, se sont produites dans les zones adjacentes au Kazakhstan, en particulier Orenburg
(216 000 hectares), Altai Kray (150 000 hectares) Omsk (150 000 hectares) ainsi que dans la République du
Bashkorstan (200 000 hectares). Elles se sont également étendues à certaines zones plus septentrionales, par exemple les régions de Samara et Saratov, épargnées depuis 40 ans par les acridiens. Malgré les mesures prises, le criquet italien a touché 156 000 hectares dans le Bas Povolsk et le nord du Caucase, dont seulement 98 000 ont été traités jusqu'à présent. Dans la région d'Astrakhan et la République de Kalmoukie, les infestations dues au criquet pèlerin asiatique s'étendent sur 14 000 hectares.
Dans l'ensemble, les approvisionnements alimentaires
continueront d'être problématiques en 1999/2000, et les stocks ne pourront pas être reconstitués pour compenser les ponctions effectuées l'année dernière. Malgré la récolte médiocre de l'année dernière et la réduction des
importations, les stocks de céréales reportés en 1999/2000 se montent au moins à 5 millions de tonnes. Si les besoins minimaux en céréales se situent entre 70 et 72 millions de tonnes et si la réduction de l'utilisation de céréales pour l'alimentation des animaux se poursuit, un déficit compris entre 5 et 7 millions de tonnes subsistera (sans reconstitution des stocks). Il reste toutefois encore environ 2,7 millions de tonnes d'aide alimentaire à livrer en 1998/99. D'après les dernières indications, la récolte de
cette année est composée au moins pour moitié de blé destiné à la consommation humaine, ce qui devrait donc globalement suffire pour couvrir les besoins alimentaires, mais de nombreuses régions ont interdit les expéditions de céréales. Le cheptel et la production de viande continuent de diminuer (de 8 pour cent au cours du premier semestre de cette année pour la production de viande), tendance qui se maintiendra vraisemblablement à court terme.
On estime que les emblavures d'hiver sont inférieures de 16 pour cent à celles de l'année dernière. De ce fait, et étant donné également les conditions de végétation défavorables durant la fin de la campagne, la production a chuté de 19 pour cent et atteint seulement 155 000 tonnes. Les rendements des céréales de printemps ont souffert du mauvais temps enregistré en juin et en juillet, et on s'attend à ce que la production globale soit nettement inférieure au niveau de 600 000 tonnes atteint l'année dernière. La production de betterave sucrière devrait également baisser.
La récolte céréalière de 1999 (à l'exception de celle du maïs) est en bonne voie. D'après les dernières indications, les résultats seront à nouveau médiocres, le temps chaud et sec de juin et juillet ayant amplifié les effets des difficultés économiques, des pénuries d'intrants, des
invasions de plantes adventices et des gelées inopportunes survenues en mai. Les rendements ont donc diminué sous les effets conjugués de tous ces facteurs. Le volume de la récolte de maïs constitue encore une inconnue, mais la récolte de céréales et de légumineuses de 1999 ne devrait pas être en hausse par rapport à celle de l'an dernier, qui n'avait pas dépassé 29,5 millions de tonnes en raison de la sécheresse. (estimation de la FAO).
La superficie totale ensemencée en vue de la prochaine récolte (12,9 millions d'hectares) devrait être proche de celle de l'année dernière. La moisson des céréales d'hiver s'effectuera sur 6,5 millions d'hectares, superficie
légèrement supérieure à celle de l'année dernière, le gel ayant occasionné moins de dégâts. Les emblavures de céréales de printemps pourraient rester stables, mais cela dépend dans une large mesure de la proportion de la production de maïs qui sera utilisée comme céréale plutôt que pour l'ensilage. D'après les données officielles, les rendements des céréales d'hiver (principalement le blé et le seigle) sont nettement plus faibles que l'année dernière. Cette année encore, de nombreuses régions ont limité la libre circulation des céréales. De plus, les agriculteurs ont probablement déclaré dans certains cas des rendements inférieurs à la réalité en raison des efforts entrepris par le Gouvernement et les autorités régionales pour obtenir le remboursement de leurs dettes. Il ne fait toutefois guère de doute que la récolte de 1999 sera médiocre pour la deuxième année consécutive. En attendant de connaître le résultat final de la récolte de maïs, la FAO estime provisoirement que la production de blé de 1999 sera d'environ
14,5 millions de tonnes et que la production totale ne sera pas inférieure à 27 millions de tonnes.
Malgré une nouvelle récolte médiocre, les
approvisionnements alimentaires resteront vraisemblablement
satisfaisants. La disponibilité d'aliments pour les animaux restera toutefois fortement limitée. Bien que réduite, la production nationale de blé dépasse largement les quantités totales nécessaires pour la consommation humaine. Le pays a donc exporté 5,8 millions de tonnes de céréales, dont 4,5 millions de tonnes de blé, en 1998/99. D'après les dernières indications, l'exportation de céréales destinées à la consommation animale est plus lucrative que leur vente sur le marché intérieur, et ces exportations se poursuivront vraisemblablement en 1999/2000, mais elles seront plus faibles.
YOUGOSLAVIE, RÉP. FÉDÉRATIVE DE (SERBIE ET MONTÉNÉGRO)* (10 septembre)
La production de céréales de 1999 est fortement en baisse
par rapport à l'année dernière. D'après les dernières
indications, seulement 2,2 millions de tonnes de blé ont été produites en 1999, soit 27 pour cent de moins que l'année dernière. La baisse d'environ 15 pour cent des revenus moyens a amplifié l'effet de la réduction des emblavures de l'automne. Quelque 700 000 hectares seulement ont été ensemencés en blé d'hiver, principalement en raison des difficultés économiques, plus particulièrement l'inflation rapide et les pénuries monétaires ainsi que les pluies persistantes et inopportunes qui sont tombées au moment des semis et de la moisson. Aucune donnée définitive n'est encore disponible en ce qui concerne les perspectives pour les céréales secondaires de printemps de 1999. Les
opérations de semis de printemps étaient désignées comme une priorité stratégique. Les plans officiels prévoyaient des semis sur 2,5 millions d'hectares, dont 1,5 million
d'hectares de maïs. D'après des rapports officiels, cet objectif a été atteint. Cependant, les fortes pluies et les inondations du mois de juillet, qui ont occasionné des dégâts et des maladies, ont vraisemblablement eu des
répercussions sur les céréales de printemps. Les rendements continuent toutefois d'être fortement touchés par la pénurie chronique de fonds agricoles et d'intrants, la
désorganisation des travaux agricoles et les dégâts subis par les champs et d'autres infrastructures.
L'effet des sanctions économiques imposées depuis de nombreuses années a été aggravé par les dégâts dus à la guerre, et une proportion croissante de la population résidente (en plus des réfugiés et des personnes récemment déplacées à l'intérieur du pays) est en proie à de graves difficultés économiques. Malgré la récolte médiocre, la disponibilité de céréales devrait, dans l'ensemble, rester satisfaisante. D'importants stocks de report sont disponibles pour compenser le faible niveau de la récolte. On évalue toutefois qu'une aide alimentaire de 74 300 tonnes devra être fournie pendant six mois à quelque
825 000 personnes socialement et économiquement vulnérables. La capacité des agriculteurs à mobiliser des fonds pour l'achat des intrants nécessaires pour les cultures de la prochaine campagne n'est pas assurée.
Dans la province du Kosovo, la production de l'ensemble des cultures a été gravement perturbée par les hostilités et les vastes déplacements de population. D'après les
prévisions établies par une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans la province en août, la production de blé devrait se monter à 113 000 tonnes en 1999, soit
65 pour cent de moins que la production estimée de 1997, ce
qui couvrira seulement 30 pour cent des besoins intérieurs. La production de maïs prévue, 57 000 tonnes, représente seulement 20 pour cent du niveau moyen. En outre, la récolte normale des légumes du printemps et de l'été a été presque nulle, et il y a eu de nombreux cas de pillage et d'abattage de bétail. Ces pertes auront des conséquences nutritionnelles et économiques au cours de la prochaine année.
Bien que la République de Serbie soit un exportateur net de céréales, les importations de blé dont la province du Kosovo aura besoin durant la campagne de commercialisation de 1999/2000 sont estimées à 228 000 tonnes; puisque 143 000 tonnes d'aide alimentaire d'urgence restent à livrer d'ici la fin de 1999, le déficit devant être couvert par les importations se monte encore à 85 000 tonnes.
Au Canada, la moisson des céréales est bien avancée et se déroule dans des conditions généralement satisfaisantes. D'après les dernières prévisions officielles, reposant sur les informations obtenues fin juillet, la production totale de blé de 1999 devrait atteindre 25 millions de tonnes, soit un chiffre supérieur d'environ 1,5 million de tonnes aux prévisions antérieures et légèrement en hausse par rapport à la récolte de 1998. La forte baisse de la production de blé durum devrait être largement compensée par l'accroissement de la production des autres sortes de blé de printemps. Les emblavures et la production de céréales secondaires devraient connaître une légère diminution, les agriculteurs s'étant tournés vers d'autres cultures non céréalières.
On prévoit actuellement que la production totale de blé atteindra 62,8 millions de tonnes en 1999, soit 9 pour cent de moins que l'année dernière. Le blé d'hiver a été moissonné et, d'après les estimations officielles les plus récentes, la production de 1999 a été de 46 millions de tonnes, soit 10 pour cent de moins qu'en 1998. Les rendements ne devraient connaître aucun changement notable, mais la superficie ensemencée l'automne dernier a fortement diminué. Le mauvais temps qui sévit dans certaines zones contrecarre la moisson du blé de printemps. D'après les dernières prévisions, la récolte totale du blé de printemps se monterait à environ 17 millions de tonnes, soit 8 pour cent de moins qu'en 1998. Cette réduction est principalement imputable à la baisse des rendements du blé durum.
Les perspectives concernant la récolte de maïs de 1999 se sont détériorées. La superficie ensemencée en maïs, 28,7 millions d'hectares, représente une diminution de 2 pour cent par rapport à l'année précédente. De plus, un temps trop sec et des températures extrêmement élevées ont eu des répercussions sur les rendements dans certaines des
principales zones de production durant les deux dernières décades de juillet et août. D'après les prévisions officielles les plus récentes concernant la récolte de maïs de 1999, établies sur la base des conditions qui prévalaient le 1er septembre, la production devrait être de 238 millions de tonnes, soit un recul de 4 pour cent par rapport à la récolte de 1998, qui était supérieure à la moyenne. La production totale de céréales secondaires est évaluée à 262 millions de tonnes, soit approximativement 4 pour cent de moins que l'année dernière.
Les semis du riz de 1999 sont terminés. D'après les rapports reçus, les cultures sont en bon état, et quatre des six États producteurs de riz s'attendent à engranger des récoltes records, dans la mesure où les conditions de végétation resteront favorables pendant le reste de la campagne. Dans l'ensemble, le Ministère fédéral de
l'agriculture prévoit une production jamais encore atteinte de 9,7 millions de tonnes, en hausse de 14 pour cent par rapport à l'année dernière.
Les perspectives pour le blé d'hiver et les céréales secondaires de 1999 sont satisfaisantes jusqu'à présent et, d'après les indications actuelles, la récolte totale devrait atteindre 31 millions de tonnes, soit environ 1 million de tonnes de plus que l'année dernière. La superficie semée en blé s'est légèrement accrue cette année, passant à près de 12 millions d'hectares. Le temps sec a initialement retardé les semis, mais les conditions de végétation se sont ensuite améliorées, et on prévoit à nouveau une bonne récolte de 22 millions de tonnes, soit 4 pour cent de plus que l'année dernière, pour peu que le temps reste favorable jusqu'à la moisson, qui doit commencer en octobre. Par contre, les superficies ensemencées en orge et en avoine ont diminué respectivement de 10 et 6 pour cent, ce qui laisse présager des récoltes quelque peu en baisse. La récolte du riz de 1999 est presque terminée et, si les conditions de végétation sont favorables tout au long de la campagne, la production devrait atteindre 1,35 million de tonnes, soit légèrement plus qu'au cours de la campagne précédente et presque autant que le niveau record de 1997.
PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE (9 septembre)
Des précipitations abondantes à la fin du mois d'août et de fortes marées ont causé des inondations sur le littoral de la Province centrale et dans certaines zones méridionales, qui ont touché environ 30 000 personnes. Les jardins maraîchers, les approvisionnements en eau et les logements ont été endommagés, mais il a été difficile d'évaluer avec précision la situation, le mauvais état des routes dans les zones concernées ayant limité les déplacements des équipes chargées d'évaluer les dégâts et les besoins de secours.
Les précipitations ont été normales ou supérieures à la normale pendant la campagne de végétation, ce qui a été bénéfique pour les cultures, principalement celles des racines et des tubercules, et, jusqu'à présent, les
perspectives sont bonnes pour la récolte. La situation des approvisionnements alimentaires devrait toutefois demeurer
précaire pour les groupes vulnérables et les agriculteurs dont les récoltes seront détruites par la sécheresse.
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