FAO/SMIAR - Perspectives de l'Alimentation No.1 - Février 2000 - P. 9

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VIANDE ET PRODUITS CARNÉS

Le marché mondial de la viande a été influencé en 1999 par la faiblesse des prix des aliments pour animaux, une reprise de la demande d'importation de viande en Asie, d'importantes variations des taux de change, en particulier s'agissant du real brésilien, et le recours accru, par les pays développés, à des programmes d'exportation comprenant des subventions à l'exportation, une aide alimentaire et des programmes de crédits. Les questions de maladies chez les animaux et de sécurité alimentaire n'ont eu qu'un impact limité sur l'économie mondiale de la viande en 1999, la production et la consommation totales de viande ayant augmenté de 2 pour cent en 1999 pour atteindre 227 millions de tonnes, sous l'effet d'une progression toujours soutenue dans le secteur de la viande de volaille et d'une croissance modérée des secteurs de la viande de boeuf, de porc et de mouton.

Les deux tiers de la croissance de la production de viande en 1999 ont concerné les pays en développement, portant leur part de la production totale à 54 pour cent, contre 33 pour cent en 1970. La consommation de viande par habitant dans les pays en développement en 1999, estimée à 26,6 kg, n'est que légèrement en hausse par rapport à 1998; toutefois, les niveaux totaux enregistrés pour les pays en développement masquent des différences considérables entre les régions, la disponibilité par habitant en Amérique du Sud, grande région productrice de viande, ayant augmenté, selon les estimations, de 2 pour cent pour atteindre 62 kg en 1999, tandis que l'Afrique stagnait à 14,5 kg. La consommation dans les pays développés, malgré un déclin de dix ans de la consommation de viande par habitant, a augmenté de 2 pour cent pour passer à 79 kg.

Marquant une reprise après la stagnation qui a caractérisé le marché international de la viande en 1998, un accroissement à deux chiffres de la demande asiatique en 1999 a stimulé les échanges mondiaux de viande qui se sont accrus de 5 pour cent, atteignant 15,8 millions de tonnes. Contrairement aux 8 dernières années, lorsque la viande de volaille contribuait à plus de 50 pour cent de la croissance des échanges, 1999 a connu un regain des exportations de viande bovine et porcine sous l'effet de la reprise économique en Asie et de programmes d'exportation qui ont facilité la circulation des produits, en particulier le niveau élevé des subventions à l'exportation de la CE, les programmes d'aide alimentaire de la CE et des États-Unis et les mécanismes de crédit des États-Unis envers la République de Corée pour l'achat d'importations de viande rouge.

L'indice FAO des prix de la viande sur le marché mondial a enregistré un changement hésitant quoique soutenu par rapport à la tendance à la baisse qui caractérise les prix de la viande depuis le milieu des années 1990. Toutefois, la progression a été inégale pour les diverses viandes, aucun des prix, à l'exception de celui du boeuf destiné à la transformation, ne retrouvant les niveaux moyens de 1998. Les prix ont subi une pression à la hausse au cours de l'année, la demande d'importation se renforçant à la suite de la reprise économique en Asie et les disponibilités de viande rouge se contractant progressivement dans les pays exportateurs. La reprise des prix s'agissant de la plupart des viandes en 2000 devrait être favorisée par un resserrement des disponibilités.

Production mondiale de viande

 
1998 1999 2000 estim.
 
( . . . millions de tonnes . . . )
TOTAL MONDIAL
222,3 227,1 229,2
Viande de volaille
61,3 63,7 65,6
Viande porcine
87,4 89,1 89,5
Viande bovine
58,2 58,7 58,2
Viande ovine
     
et caprine
11,4 11,5 11,7
Autres viandes
4,0 4,1 4,2
PAYS EN DÉVE-
     
LOPPEMENT
119,0 122,0 124,9
Viande de volaille
30,8 32,1 33,0
Viande porcine
50,0 50,9 52,1
Viande bovine
27,8 28,4 29,0
Viande ovine
     
et caprine
8,0 8,2 8,4
Autres viandes
2,4 2,4 2,5
PAYS DÉVE-
     
LOPPÉS
103,3 105,1 104,3
Viande de volaille
30,5 31,6 32,5
Viande porcine
37,4 38,2 37,4
Viande bovine
30,4 30,3 29,3
Viande ovine
     
et caprine
3,3 3,3 3,3
Autres viandes
1,6 1,7 1,7

La production de viande bovine a guère augmenté, atteignant 58,7 millions de tonnes en 1999, bien que l'on s'attendait au début de l'année à ce que la diminution des réserves de bovins et la reconstitution des troupeaux dans les principaux pays producteurs, associées à une poursuite de la restructuration dans les pays de la CEI, entraîne un déclin général de la production. L'expansion de la production dans les pays en développement compense plus que largement une chute de la production dans les pays développés. Une croissance négative chez ces derniers, en dépit d'une production record de viande de boeuf en Amérique du Nord, a principalement résulté de la mise en oeuvre, depuis 1996, de mesures de lutte contre l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en Europe ainsi que d'un ajustement structurel des industries de la viande dans les pays de la CEI et d'Europe centrale et orientale.

Viande bovine

La reprise économique en Asie et des expéditions inopinément importantes vers la Fédération de Russie, qui reste l'un des principaux marchés de la viande de boeuf, ont favorisé une expansion de 6 pour cent des échanges de viande bovine en 1999, lesquels ont atteint 5,4 millions de tonnes. Les importations de la République de Corée ont grimpé en flèche tandis que les prix élevés aux États-Unis du boeuf destiné à la transformation ont facilité l'accroissement des importations des États-Unis. Les expéditions de viande bovine vers la Fédération de Russie en 1999, qui auraient dû être limitées aux 270 000 tonnes initialement prévues fin 1998 dans les envois d'aide alimentaire de la CE et des États-Unis, correspondaient, selon les estimations, aux 535 000 tonnes de 1998, l'accroissement des subventions pour le boeuf de la CE ayant permis aux importateurs russes aux liquidités très limitées d'accéder à des expéditions commerciales à bon marché. L'accroissement des exportations a été favorisé par des disponibilités record aux États-Unis et au Canada et par des expéditions aux prix plus compétitifs de l'Australie et du Brésil. Les expéditions d'aide alimentaire de la CE destinées à la Russie et une escalade des restitutions à l'exportation ont fait grimpé de 30 pour cent les exportations de la CE. Il est peu probable qu'une telle performance se répète en 2000, en particulier parce que les ventes importantes de 1999 ont considérablement appauvri les stocks d'intervention. Parallèlement, les expéditions d'autres exportateurs traditionnels, tels que la Nouvelle-Zélande et l'Uruguay, ont été restreintes du fait de disponibilités exportables moindres et, dans le cas de l'Uruguay, du fait également d'une demande réduite sur les marchés voisins du Mercosur. Les prix internationaux de la viande bovine sont susceptibles de subir des pressions plus fortes en 2000 compte tenu des progrès réalisés dans la reconstitution des troupeaux dans certains pays exportateurs.

Viande porcine

Plus d'un an après que les prix du porc ont chuté de 20 pour cent pour atteindre des niveaux bas proches des records fin 1998, une réduction très progressive des cheptels reproducteurs dans les principaux pays exportateurs a finalement indiqué un ralentissement de la croissance de la production mondiale, passée de 6 pour cent en 1998 à un chiffre plus modéré de 2 pour cent en 1999, pour atteindre 89,1 millions de tonnes. La contraction de l'industrie, en particulier dans la CE et aux États-Unis, a été retardée par les faibles prix des aliments pour animaux et la concentration et l'intégration verticale accrues qui ont permis aux producteurs de maintenir la production malgré la faiblesse des prix de la viande porcine. Bien que les prix très bas du début de l'année aient amené une réduction plus tard dans l'année du cheptel reproducteur dans la CE et aux États-Unis, le nombre croissant de porcs par portée et des poids plus lourds ont permis de maintenir la progression de la production. Parallèlement, au Canada, la production s'est soudainement accrue de 11 pour cent grâce à une rapide expansion des capacités d'abattage et de transformation. La progression de la production des pays en développement, qui représentent 57 pour cent de la production mondiale, s'est ralentie en 1999 à moins de 2 pour cent. Dominant les perspectives concernant les pays en développement et le monde, la production porcine de la Chine s'est accrue, selon les estimations, de moins de 2 pour cent, son expansion ayant été gênée par le bas niveau des prix du fait d'un fléchissement des achats de la part des consommateurs lié aux incertitudes économiques. Ailleurs en Asie, la reprise économique aux Philippines, en République de Corée et en Thaïlande a été accompagnée d'une relance de la production, uniquement tempérée par l'abattage de porcs pour cause de maladie en Malaisie.

Les échanges mondiaux de viande porcine, qui se caractérisent par un fort degré de concentration des importateurs et des exportateurs, ont été façonnés en 1999 par la reprise économique en Asie et un recours intensif aux programmes d'exportation pour livrer des produits à la Fédération de Russie. Selon les estimations, les échanges mondiaux de viande porcine ont été supérieurs à 3 millions de tonnes en 1999, soit une hausse de 7 pour cent par rapport à 1998. En Asie, premier marché régional de viande porcine, les importations ont grimpé de plus de 20 pour cent, encouragées par des achats énergiques au Japon et en République de Corée, ce qui a aussi permis d'accroître les prix internationaux de la viande porcine comme en témoigne une augmentation de 12 pour cent des valeurs unitaires à l'exportation E.-U de la viande porcine surgelée depuis janvier 1999. Les programmes d'exportation ont également joué un rôle essentiel dans le soutien accordé aux échanges de viande porcine en 1999. En particulier, les livraisons à la Fédération de Russie, second marché d'importation de porc, ont été soutenues par les envois d'aide alimentaire de la CE et des États-Unis et le recours massif aux restitutions à l'exportation de la CE. Le renouvellement des subventions à l'exportation de la CE pour la viande porcine en morceaux fin 1998, une multiplication pratiquement par deux des subventions à l'exportation pour les produits destinés spécifiquement à la Fédération de Russie, et le recours au mécanisme de refinancement sanctionné par l'OMC ont permis à la CE d'effectuer des livraisons sur ce marché qui ont dépassé les expéditions record de 1997. Les exportations du Canada ont grimpé de 30 pour cent, bénéficiant de la forte demande asiatique, tandis que la croissance des expéditions des États-Unis, désavantagées par une forte devise et les produits subventionnés de la CE aux prix moins élevés, a ralenti de 11 pour cent par rapport à la progression enregistrée en 1998.

Exportations mondiales de viande 1/

  1998 1999 2000 estim.
  ( . . . milliers de tonnes . . . )
MONDE 15 097 15 835 15 846
Viande de volaille 6 163 6 395 6 483
Viande porcine 2 882 3 080 2 983
Viande bovine 5 126 5 417 5 423
Viande ovine      
et caprine 676 690 691
Autres viandes 251 252 266

Viande ovine et caprine

Selon les estimations, la production mondiale de viande ovine a augmenté de moins de 2 pour cent en 1999, pour atteindre 11,5 millions de tonnes. La réduction des disponibilités dans les pays développés a été plus que compensée par la progression de la production dans les pays en développement, notamment en Asie, une région qui représente presque 50 pour cent des réserves mondiales ovines/caprines et de la production. En Chine, premier marché de viande ovine, la croissance de la production s'est ralentie par rapport à la forte progression enregistrée pendant les deux dernières années, tandis que le Pakistan, second marché, a connu une progression modeste de la production, comme l'Inde, le Bangladesh et la République islamique d'Iran. En Afrique, une région où les industries ovine et caprine jouent un rôle important dans la sécurité alimentaire, la progression de la production a été favorisée par la croissance en Algérie et au Nigéria. La croissance de la production totale dans les régions développées a subi des pressions, la poursuite de la contraction du secteur de la viande ovine dans les pays de CEI se retrouvant aux États-Unis en raison des prix peu élevés de la laine. En Nouvelle-Zélande, malgré des réserves réduites par la sécheresse en 1999, des conditions météréologiques favorables et des taux de natalité de l'agneau proches des records n'ont entraîné qu'un léger fléchissement de la production, tandis que dans la CE et en Australie, celle-ci a connu une expansion.

Selon les estimations, les échanges mondiaux de viande de mouton et d'agneau ont augmenté de 2 pour cent en 1999, pour atteindre 690 000 tonnes. La viande de mouton et d'agneau font l'objet d'échanges très restreints, seulement 6 pour cent de la production totale étant destinés au marché international. Bien que près des trois quarts de la production totale soient situés dans les pays en développement, les échanges mondiaux se font essentiellement entre les pays développés et se caractérisent par un fort degré de concentration. Les importations de la CE, qui représentent un tiers des importations mondiales, ont été moins élevées en 1999, une diminution attribuée à l'accroissement de la production intérieure et à la faiblesse des prix intérieurs. Les achats des États-Unis, qui constituent un marché prisé de l'agneau, ont également fléchi sous l'effet du ralentissement des livraisons après l'application de mesures de sauvegarde en juillet 1999 suite à un accroissement présumé de leurs importations. Toutefois, une demande d'importation plus soutenue a émané en 1999 des pays en développement, en particulier du Moyen-Orient. Les expéditions des deux plus grands exportateurs, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, ont légèrement augmenté en 1999, tandis que les exportations du Soudan ont enregistré une reprise, la plus grande partie se faisant en direction de pays africains voisins. Parallèlement, la livraison de produits par l'Uruguay a chuté par suite de la réduction des disponibilités exportables et de l'affaiblissement de la demande d'importation dans les pays voisins frappés par la récession.

Viande de volaille

Favorisée par le faible niveau des prix des céréales fourragères, la production mondiale de viande de volaille en 1999 a progressé de 4 pour cent, atteignant 63,7 millions de tonnes. Bien qu'elle se soit ralentie par rapport à sa croissance moyenne de 6 pour cent par an durant la période 1990-1998, la progression de la production de viande de volaille a dépassé celle de la production d'autres viandes, portant sa part de la production totale à 28 pour cent, contre 23 pour cent depuis le début des années 1990. Les pays développés et en développement ont enregistré une progression importante de la production; toutefois, les pays en développement ont connu une expansion plus rapide, accroissant leur part de la production mondiale à plus de 50 pour cent. Le Brésil a enregistré une progression à deux chiffres de la production, la dévaluation de la monnaie nationale ayant renforcé la demande d'autres pays. Parallèlement, la reprise économique dans de nombreuses parties de l'Asie, en particulier en Indonésie, en République de Corée et en Thaïlande, a été accompagnée d'un accroissement de la production. Toutefois, la croissance régionale générale en Asie a été limitée par un ralentissement de la production en Chine du fait du niveau plus faible des prix de la viande en général et du caractère hésitant de la demande de la part des consommateurs. Les marges favorables des producteurs aux États-Unis ont contribué à la hausse des prix de la viande rouge, provoquée par une progression de la production de presque 6 pour cent en 1999, tandis que la croissance dans la CE a été inférieure à 2 pour cent, les prix généraux de la viande restant bas et la demande souffrant du problème de la dioxine. (La contamination des aliments pour animaux par la dioxine au milieu de l'année 1999 a conduit un certain nombre de gouvernements à interdire les importations de viande en provenance de la Belgique et de pays voisins.) La hausse des prix des céréales fourragères en Fédération de Russie a entraîné un déclin de la production, malgré l'accroissement des investissements étrangers et le niveau plus élevé des prix des produits nationaux après la dévaluation monétaire de 1998.

Cours internationaux de la viande

      Indices FAO des cours internatio- naux de la viande Cours internationaux moyens de la viande  
Poulet 1/ Porc 2/ Vache 3/ Mouton 4/ Agneau 5/
  (. . 1990-92=100 . .) (. . . . . . . . . . . dollars E.-U./tonne . . . . . . . . . . . .)
1994 103 921 2 659 2 384 . . . 2 975
1995 90 922 2 470 1 947 . . . 2 621
1996 88 978 2 733 1 741 1 119 3 296
1997 88 843 2 724 1 880 1 072 3 393
1998 79 760 2 121 1 754 901 2 750
1999 81 6/ 602 6/ 2 067 6/ 1 895 815 7/ 2 610 6/

Le volume des échanges internationaux de viande de volaille (Les chiffres concernant les échanges internationaux (importations et exportations) rendent désormais compte des transbordements effectués à partir de toutes les régions, y compris les pays baltes, Hong-kong, l'Europe de l'Est et la CEI. En conséquence, ces estimations des échanges reflètent davantage les expéditions actuelles que les échanges "réels") qui avaient été relancés artificiellement en 1999 par une circulation accrue des produits via des points de transbordement a atteint 6,4 millions de tonnes, soit 3 pour cent de plus qu'en 1998. Les flux commerciaux vers les destinations finales ont toutefois révélé l'absence de croissance réelle sur le marché mondial de la volaille. En fait, les expéditions des États-Unis, qui représentent 40 pour cent des échanges internationaux, ont chuté pour la deuxième année consécutive. Si les expéditions du Brésil ont grimpé immédiatement après la dévaluation de la monnaie nationale, la compétitivité des exportations de la CE a, quant à elle, souffert de la concurrence accrue du Brésil sur les marchés du Moyen-Orient et de la réduction des plafonds de l'OMC appliqués aux exportations subventionnées en 1999. Sur le plan des importations, les achats de la Fédération de Russie ont chuté de plus d'un quart, pris entre la diminution des revenus disponibles des consommateurs et la mise à disposition de viande porcine en provenance de la CE à des prix compétitifs. Ce déclin a toutefois été compensé par l'accroissement des achats de la part de nombreux marchés, notamment la Chine, le Japon et le Mexique, sous l'effet de prix du poulet en morceaux qui restent de 24 pour cent inférieurs à ceux de l'année précédente. En outre, les importations et les exportations de la Région administrative spéciale de Hong-kong et de la Lettonie/l'Estonie ont considérablement augmenté, ces marchés servant de plus en plus de points de transbordement pour la circulation des produits vers la Chine et la Russie.

Perspectives pour la viande en l'an 2000

Bien que l'on s'attende à une forte croissance économique en 2000, la consommation de viande ne devrait augmenter que légèrement, des perspectives restreintes concernant la production de viande rouge dans les principaux pays producteurs et exportateurs poussant les prix de la viande à la hausse. Il est certes probable que l'on observera une forte progression de la production dans le secteur de la viande de volaille, mais les disponibilités générales de viande seront susceptibles d'être limitées du fait d'une diminution des réserves de porc dans les pays développés et d'une poursuite de la reconstitution des troupeaux qui laisse augurer de la première chute de la production mondiale dans le secteur des bovins depuis 1992. Les perspectives concernant la production de viande sont assombries par la restructuration en cours intervenant notamment dans les secteurs de la viande porcine dans la CE et aux États-Unis qui, conjuguée aux faibles niveaux escomptés des prix des aliments pour animaux, pourraient permettre une hausse des activités, comme en 1999, pour atténuer la contraction potentielle de la production.

Les perspectives commerciales en 2000 seront probablement tempérées par la réduction escomptée des disponibilités de viande dans les pays développés qui représentaient près des trois quarts des expéditions de viande en 1999, la légère hausse prévue des prix de la viande rouge et les perspectives limitées concernant la nouvelle aide alimentaire (viande) destinée à la Fédération de Russie.

Les importations asiatiques de viande en 2000, bien qu'elles ne devraient pas connaître la croissance enregistrée en 1999, sont susceptibles de se maintenir. De même, les expéditions à destination de l'Amérique du Nord, second marché d'importation après l'Asie, pourraient s'accroître du

fait de la réduction prévue de la production intérieure de viande. Toutefois, la croissance de ces marchés ne devrait pas compenser le déclin des importations russes. Les exportations des États-Unis dans le contexte d'une diminution des disponibilités et d'un accroissement des prix intérieurs devraient enregistrer leur première chute depuis le début des années 1980. De même, les exportations de la CE seront affectées par une réduction du plafond à l'exportation que l'OMC applique à toutes les exportations de viande et l'interdiction de renouveler les subventions non utilisées à compter de juillet 2000. En revanche, le plus faible niveau des prix relatifs en Amérique du Sud, engendré par la dévaluation de la devise brésilienne en 1999 et soutenu par les liens commerciaux solides existant entre les pays du Mercosur, devrait favoriser les exportations de cette région en 2000. La circulation des produits de cette région vers les États-Unis pourrait être davantage encouragée par l'amélioration de la santé animale, en particulier dans les régions du Brésil susceptibles d'être déclarées exemptes de fièvre aphteuse en l'an 2000.

Service d'échange de l'information par e-mail pour le secteur de la viande

La Division des produits et du commerce international a établi un nouveau réseau de courrier électronique pour l'échange d'information sur les faits nouveaux survenant sur le marché mondial de la viande, intitulé Réseau du marché de la viande et de l'élevage. Pour s'inscrire à ce réseau (qui est gratuit), envoyer un message à l'adresse suivante, sans remplir le champ "subject" (objet) :

mailserv@mailserv.fao.org : Subscribe Meat-L

Ce service a pour principal objet de servir de tribune pour l'examen de questions intéressant les marchés nationaux et international de la viande et des produits de l'élevage. Les utilisateurs inscrits sont invités à communiquer des articles, publications et rapports statistiques sur le secteur de la viande dans leur propre pays/région, mais sont aussi encouragés à poser des questions et à répondre sur des sujets apparentés à ce produit. Une couverture mondiale étant une caractéristique essentielle de ce service, les utilisateurs peuvent envoyer leurs messages en anglais, espagnol ou français.

En résumé, ce nouveau service de la FAO a pour objet :

a. l'échange d'informations sur les marchés de la viande et de l'élevage entre les membres par l'intermédiaire du serveur de courrier de la FAO;
b. la circulation des rapports de la FAO traitant des faits nouveaux survenant actuellement sur le marché mondial de la viande.

Commencez à participer à ce système d'échange en transmettant les renseignements dont vous disposez sur les secteurs de la viande et de l'élevage et que vous jugez intéressants pour d'autres. Après vous être inscrit, vous pourrez adresser vos contributions à : Meat-L@mailserv.fao.org


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