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1/ Sont indiqués en caractères gras les pays dont les perspectives de récolte pour les cultures en cours sont mauvaises et/ou ceux dont les approvisionnements alimentaires sont déficitaires pendant la campagne en cours et qui nécessitent une assistance exceptionnelle ou d'urgence. Les pays qui sont victimes ou menacés de mauvaises récoltes ou de pénuries alimentaires pendant plusieurs campagnes de suite sont signalés par un astérisque (*).
Les perspectives concernant les récoltes d'hiver 1999/2000, dont la moisson doit commencer en mai, sont incertaines. Depuis la mi-janvier, la sécheresse prévaut de façon persistante sur les régions de cultures céréalières, avec comme conséquence une percée irrégulière et des plantes rabougries. Les cultures du centre et de l'ouest sont particulièrement affectées, tandis que les conditions de croissance sont relativement meilleures dans l'est. Des averses modérées, survenues à la mi-mars dans certaines régions, ont été des plus bienvenues. Cependant, un complément de précipitations sera nécessaire pendant le reste de la campagne agricole pour que soit évité un déclin supplémentaire des rendements.
on les indications obtenues, le volume rentré cette année sera inférieur à celui de la récolte céréalière de 1999; cette dernière, estimée à environ 2 millions de tonnes, était inférieure de près de 30 pour cent à la récolte de la campagne précédente, et en-dessous de la moyenne. Les besoins en importations de céréales pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (juillet-juin) - du blé principalement -dépasseront probablement les besoins estimés pour l'année en cours, à savoir 6 millions de tonnes.
En Égypte, les perspectives de la récolte céréalière d'hiver 1999/2000, composée principalement de blé et d'orge, sont favorables. Les conditions de croissance ont été satisfaisantes pour les cultures de blé, en majorité irriguées, dont la moisson devrait commencer à la mi-mai. Les emblavures sont estimées à 1 million d'hectares, surface comparable à celle de l'an dernier; toutefois, on prévoit une augmentation des rendements et de la production, le gouvernement ayant encouragé les agriculteurs à cultiver de nouvelles variétés et à adopter de meilleures pratiques culturales. La production céréalière de 1999 est estimée à environ 17,2 millions de tonnes, soit 4 pour cent de moins que l'année précédente - ce volume, néanmoins supérieur à la moyenne, comprend 6,3 millions de tonnes de blé, 6,8 millions de tonnes de céréales secondaires et 4 millions de tonnes de riz. Précisons toutefois que le pays devra importer près de 10 millions de tonnes de céréales en 1999/2000 (juillet- juin) pour couvrir ses besoins. Ce volume comprend, à titre estimatif, 6,8 millions de tonnes de blé et de farine de blé.
Les perspectives concernant les récoltes d'hiver 1999/2000, dont la moisson doit commencer en mai, sont incertaines. Le temps sec qui a prévalu de façon persistante sur les zones de cultures céréalières d'hiver du nord et du nord-est entraînera une baisse des rendements. Même si l'on continue d'enregistrer des averses localisées, il faudra davantage de précipitations pendant le reste de la campagne agricole pour éviter une aggravation du déclin des rendements.
La production céréalière de 1999 est estimée à 251 000 tonnes, soit 5 pour cent de plus que la récolte, relativement bonne, de l'année précédente. On estime les besoins en importations céréalières, pour 1999/2000, à 2,1 millions de tonnes, principalement sous forme de blé.
La sécheresse aiguë qui a sévi sur la plus grande partie du pays au cours des trois derniers mois a gravement affecté les cultures d'hiver, dont la moisson devrait démarrer au mois de mai. Alors que la campagne avait commencé avec des précipitations largement réparties au mois de novembre et de décembre, une sécheresse prolongée, commencée à la mi- janvier, ainsi qu'une vague de chaleur au cours du mois de février, ont épuisé l'humidité des sols, entraînant un grave stress hydrique pour les cultures et endommageant d'importantes surfaces ensemencées en blé et en orge. Les images recueillies par satellite indiquent que les conditions risquent d'être pire que pour la campagne de l'an dernier, dont la production avait été gravement amputée par la sécheresse. À l'exception des régions situées en altitude et de la côte Atlantique qui ont reçu des pluies peu abondantes au mois de mars, le temps sec continue à prévaloir dans l'ensemble du pays; la plupart des régions ont reçu moins de 100 mm de pluie depuis la mi- janvier. S'il ne pleut pas au cours des prochaines semaines, plusieurs régions productrices risquent de perdre entièrement leurs récoltes; en outre, il est peut-être déjà trop tard pour certaines récoltes ayant déjà atteint le seuil de la maturité.
Selon les premières indications, la récolte céréalière de cette année pourrait être inférieure à celle de 1999, estimée à 3,8 millions de tonnes, soit 42 pour cent de moins que le volume de l'année précédente, ce mauvais résultat étant également lié aux conditions météorologiques défavorables. Dans ces circonstances, les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (juillet-juin) sont actuellement estimées à 4,4 millions de tonnes, soit 25 pour cent de plus que pour l'année précédente. Cette deuxième mauvaise récolte consécutive entraînera une augmentation des importations de céréales au cours de la campagne de commercialisation 2000/2001, et la facture alourdie qui en résultera ne manquera pas d'exercer une pression accrue sur les maigres réserves de devises étrangères.
Le gouvernement se prépare à prendre des mesures d'urgence, notamment sous forme d'une gestion plus serrée de l'eau disponible dans les réservoirs et destinée à la consommation humaine, à celle du bétail et à l'entretien des cultures; on prévoit également des mesures d'urgence pour venir en aide aux cultivateurs, dont un grand nombre avait été victime des effets de la sécheresse de l'an dernier.
Les perspectives concernant la récolte céréalières d'hiver 1999/2000, dont la moisson doit commencer en mai-juin, sont incertaines en raison du temps sec qui s'est prolongé en février et en mars. Les précipitations ont été irrégulières, après un démarrage tardif. Elles ont été suivies de pluies d'importance modeste en décembre et en janvier, avant que ne se déclare la sécheresse. On continue d'enregistrer des averses localisées dans différentes régions; toutefois, le volume cumulatif des précipitations du mois de mars a été inférieur à la normale. Il faudra davantage de précipitations au cours des prochaines semaines pour que les récoltes puissent atteindre la maturité sans que les rendements ne subissent une réduction supplémentaire. Ces pluies seraient également profitables aux éleveurs de bétail, car elles atténueraient les pénuries d'eau et de fourrage.
La production céréalière de 1999 est estimée à 1,8 million de tonnes, soit 9 pour cent de plus que la récolte moyenne de l'année précédente. Ce volume comprend 1,4 million de tonnes de blé, volume légèrement supérieur au niveau de 1998. Les importations de céréales pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet-juin), principalement composées de blé et de maïs, sont estimées à environ 1,4 million de tonnes, volume analogue à celui de l'année précédente mais nettement inférieur au niveau de 1997/98, année où la production avait été affectée par la sécheresse.
Les premières pluies ont démarré vers la mi-mars dans le sud, permettant les semis de la première récolte de maïs. La production céréalière globale (y compris le riz paddy) de 1999 est estimée à 925 000 tonnes, niveau nettement supérieur à la moyenne. Il s'ensuit que la situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Cependant, à la fin de la dernière saison des pluies, en septembre- octobre, les inondations qui ont touché de nombreux villages ont déplacé des milliers de personnes. Les importations de céréales, destinées à l'utilisation intérieure comme à la réexportation, sont estimées pour la campagne de commercialisation 2000 à 145 000 tonnes, et les besoins en aide alimentaire seraient de l'ordre de 10 000 tonnes.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les estimations définitives concernant la production pour la campagne 1999, diffusées par les services statistiques, font état d'une production céréalière globale atteignant un volume record de 2,7 millions de tonnes (y compris le riz paddy), soit 12,9 pour cent de plus que la dernière moyenne quinquennale. On enregistre un déclin de la production de mil et de sorgho, parallèlement à une augmentation du maïs et du riz.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les prix locaux du mil et du sorgho sont inférieurs à ceux des années précédentes. Cependant, certaines populations risquent d'être exposées à des pénuries alimentaires, notamment dans les provinces de Boulkiemdé, Samnatenga et Sanguié, suite à plusieurs récoltes successives inférieures à la moyenne. On estime les besoins en importations céréalières, pour la campagne 1999/2000, à 155 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz. Une aide alimentaire d'urgence a été distribuée dans les provinces de Boulkiemdé, Kouritenga, Passoré, Poni, et Yatenga à 12 000 Burkinabés qui avaient fui Tebou, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, début novembre, par suite de conflits liés au régime foncier de plantations de cacao. Près de 4 000 personnes ont été identifiées comme étant particulièrement vulnérables.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes a estimé, au mois d'octobre, la production céréalière pour la campagne 1999 à un volume record de 25 700 tonnes, soit environ cinq fois le volume rentré en 1998 pour la dernière moyenne quinquennale.
Grâce à cette récolte exceptionnelle, la situation générale des approvisionnements alimentaires s'est améliorée dans les régions rurales affectées par plusieurs mauvaises récoltes successives. Le volume des importations céréalières est normal, si bien que les marchés sont bien approvisionnés et que les prix sont stables. Toutefois, les régions de Ribeira Grande et de Paúl dans l'île de Santo Antão sont considérées comme vulnérables. La production record de 1999 ne couvrira qu'environ un quart des besoins de consommation; toutefois, les réserves disponibles ainsi que les importations commerciales prévues, conjuguées à l'aide alimentaire pour l'année 2000, suffiront à couvrir le déficit. On estime les besoins en importations céréalières pour la campagne commerciale 1999/2000 à 70 000 tonnes, dont 50 000 tonnes devraient être livrées sous forme d'aide alimentaire. À ce jour, près de 37 000 tonnes d'aide alimentaire ont été livrées.
Les pluies ont démarré dans le sud et dans le centre à la mi- mars, permettant les semis de la première récolte de maïs. La production de riz pour la campagne de 1999 marque une augmentation par rapport à 1998, grâce aux bonnes précipitations et à l'extension des emblavures. La production céréalière globale de 1999 est estimée à près de 1,8 million de tonnes (y compris le riz paddy), soit un volume légèrement supérieur à celui de 1998.
La situation des approvisionnements alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne commerciale 1999/2000 sont estimés à 655 000 tonnes, principalement sous forme de riz et de blé. Le nombre de réfugiés libériens est en déclin, grâce au rapatriement. Cependant, il reste environ 100 000 réfugiés libériens et 1 500 Sierra Léoniens dans l'ouest du pays.
Un temps sec de saison règne actuellement. Après diffusion des chiffres définitifs de production par les services statistiques nationaux, la production céréalière globale pour 1999 est estimée à un volume record de 155 600 tonnes (riz en équivalent paddy), soit 36 pour cent de plus qu'en 1998 et 48 pour cent de plus que la dernière moyenne quinquennale.
La situation globale des disponibilités alimentaires est satisfaisante, et les marchés sont bien approvisionnés. Cependant, certaines régions ont été affectées par des inondations importantes, notamment dans les régions basse, centrale et supérieure du Baddibous, du Fulladu Ouest dans la Division centrale du Fleuve et dans les régions de Sandu, Wulli et Kontora dans la Division supérieure. On estime les importations céréalières destinées à l'usage intérieur comme à la réexportation, pour la campagne commerciale 1999/2000, à 114 000 tonnes.
Les premières pluies substantielles ont été enregistrées dans le sud et dans le centre au cours de la deuxième décade de mars, permettant la préparation des terres et les semis de la première récolte de maïs. Les graves inondations de septembre 1999 avaient dévasté trois secteurs des régions nord, les principaux cours d'eau étant sortis de leur lit. Les inondations, qui ont fait près de 332 000 sans abri, ont détruit les récoltes et le bétail, provoquant une épidémie de choléra dans certains villages. La production totale de céréales pour 1999 est estimée à 1 686 000 tonnes (riz en équivalent paddy), volume légèrement inférieur à la production de 1998 ainsi qu'à la dernière moyenne quinquennale.
La situation des approvisionnements alimentaires est tendue pour les populations affectées par les inondations. Le PAM a entrepris de fournir 900 tonnes de maïs et 83 tonnes de haricots à environ 50 000 personnes vulnérables, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, dans la région Nord (30 000), dans la région du Haut Ghana oriental (12 000) et dans la région du Haut Ghana occidental (8 000). La fourniture d'eau et les conditions d'hygiène continuent de poser problème, du fait de la destruction de petits barrages et de puits, notamment dans la région haute orientale. De nombreuses sources d'eau ont été contaminées. Près de 10 000 réfugiés libériens séjournent encore dans le pays; sur ce nombre, 2 000 seulement bénéficient de rations supplémentaires. Les importations de céréales à usage intérieur et de réexportation pour la campagne de commercialisation 2000 sont estimées à 485 000 tonnes, et les besoins en aide alimentaire à 46 000 tonnes.
Les premières pluies ont été enregistrées dans l'extrême sud du pays au mois de mars. Grâce à de bonnes conditions de végétation, la production céréalière pour 1999 est estimée à un volume record de 1,04 million de tonnes (riz en équivalent paddy).
La situation globale des disponibilités alimentaires reste satisfaisante, sauf pour les réfugiés. Les marchés sont bien approvisionnés en zones urbaine et rurale. Des excédents sont disponibles en Guinée maritime et en Guinée forestière. Près de 488 000 réfugiés continuent de séjourner dans le pays (dont 120 000 du Libéria et 366 000 de la Sierra Leone). Ils sont principalement regroupés à Gueckédou (360 000), Forécariah (60 000) et N'Zérékore (60 000). Ils reçoivent une assistance alimentaire et on estime qu'ils présentent un risque nutritionnel modéré. Les besoins en importations de céréales pour la campagne de commercialisation 2000 sont estimés à 350 000 tonnes de blé et de riz.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes a estimé la production céréalière de la campagne 1999 à 138 700 tonnes (riz en équivalent paddy), soit 6 pour cent de plus qu'en 1998, ce volume étant toutefois inférieur au volume enregistré en 1997/98 avant la crise, et en deçà de la moyenne. La production de céréales secondaires a augmenté, tandis que celle du riz a baissé du fait des inondations et des infestations de ravageurs.
La situation globale des disponibilités alimentaires s'est améliorée. Cependant, certains groupes de populations risquent encore de connaître des difficultés d'approvisionnements alimentaires, notamment dans les secteurs urbains et dans les régions de Catio, Fulakunda et Bambadinca.
Les premières pluies saisonnières ont commencé début mars. Compte tenu des conditions de végétation favorables et de l'amélioration de la sécurité, la production de céréales de 1999 devrait être analogue ou supérieure à celle de l'an dernier, sauf dans le nord où des combats ont éclaté dans le comté de Lofa pendant la campagne agricole. La production agricole a augmenté dans les comtés de Bong, Bomi, Montserrado et Nimba, mais elle reste déprimée dans le Maryland, le Sinoe et le Grand Kru où le mauvais état des routes a rendu difficile l'accès aux exploitations. À l'exception du comté de Lofa, la paix relative qui s'est installée dans le pays a eu des répercussions positives sur les travaux agricoles. La superficie cultivée devrait être plus nettement étendue qu'en 1998, la production de riz pouvant atteindre environ 80 pour cent du niveau de la période précédant les hostilités, et recouvrer son niveau normal pour le manioc. La pénurie d'intrants de base a entravé les activités agricoles, mais ce phénomène a été compensé par d'importantes distributions de semences et d'outils et par une assistance technique améliorée, dans le cadre de la réinstallation des familles d'agriculteurs. Dans le comté de Lofa, la plupart des 25 000 personnes déplacées sont des agriculteurs qui n'ont pas pu engranger leur récolte. Plusieurs milliers ont été déplacés des camps de Voinjama et de Kolahum dans le haut Lofa vers Tarvey et Sinje dans le bas Lofa.
Dans l'ensemble, la situation alimentaire s'est sensiblement améliorée en 1999. Les disponibilités alimentaires sur les marchés urbains sont relativement stables et, en général, les prix sont relativement inférieurs à ceux de 1998. Dans les zones rurales, les disponibilités alimentaires restent précaires. Les programmes de réhabilitation permettent la réinstallation et la réintégration des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur du pays par la fourniture d'un ensemble d'aides au rapatriement. Toutefois, les programmes humanitaires en faveur des rapatriés libériens et des réfugiés sierra léoniens ont été interrompus en raison de l'insécurité et du pillage dans le comté de Lofa, où les conditions nutritionnelles et sanitaires des personnes déplacées se seraient dégradées. On estime à environ 500 000 le nombre des réfugiés, personnes déplacées de l'intérieur et rapatriés au Libéria, dont 90 000 réfugiés de Sierra Leone. Le pays est encore fortement tributaire de l'aide alimentaire.
Un temps sec de saison règne actuellement. La récolte du riz est en cours dans les régions du fleuve Niger où les prises de poisson sont également bonnes (pratiquement le double de l'an dernier). Les perspectives concernant les cultures irriguées de contre-saison ou de décrue sont particulièrement favorables. Compte tenu des conditions de végétation satisfaisantes, la production totale de céréales de 1999 a été estimée, en octobre dernier, par une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes, à 2 951 700 tonnes (riz en équivalent paddy). Cette estimation dépasse de 16 pour cent la précédente récolte exceptionnelle de 1998 et de 28 pour cent la moyenne de cinq ans. La production de riz a augmenté, respectivement, de 13 pour cent et de 41 pour cent par rapport à 1998 et à la moyenne des cinq dernières années, tandis que la production de céréales secondaires a progressé de 17 pour cent et de 23 pour cent respectivement. La présence de criquets pèlerins a été signalée dans plusieurs oueds du Timetrine. Près de 1 700 hectares ont été traités sur les 2 575 hectares infestés. Les criquets pèlerins ayant échappé aux mesures de lutte pourraient survivre et parvenir à maturité dans quelques oueds de l'Adrar des Iforas.
Après deux récoltes successives d'un niveau exceptionnel, la situation alimentaire est dans l'ensemble satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales, qui ont fortement chuté après la récolte, sont beaucoup plus bas que les années précédentes. Cette chute des cours, occasionnée par les importants excédents céréaliers risque de mettre en difficulté économique les cultivateurs de certaines régions. Signalons qu'il existe de bonnes perspectives d'achats locaux et de transfert de céréales excédentaires vers les pays voisins, voire à l'extérieur de l'Afrique de l'Ouest. Selon les estimations du Système d'alerte rapide, seuls deux arrondissements sur les 173 qu'il surveille dans le centre et le nord (à savoir Baye dans le cercle de Bankass et Diankabou dans le cercle de Koro), présentent un risque modéré de pénuries alimentaires en raison des inondations qui ont détruit les cultures de riz. Les besoins en importations de céréales pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 sont estimés à 100 000 tonnes de blé et de riz. Aucune aide alimentaire n'est nécessaire.
Les précipitations abondantes qui sont tombées durant la saison des pluies ont rempli les barrages, si bien que des superficies plus étendues peuvent être consacrées à des cultures de décrue (walo) ou de "bas-fonds". Les perspectives pour les cultures de contre-saison et de décrue sont par conséquent exceptionnelles, et l'on prévoit qu'elles pourraient être les meilleures jamais obtenues depuis 30 ou 40 ans dans de nombreuses zones. Cependant, on a récemment signalé d'importantes infestations de ravageurs. Les niveaux élevés atteints par le fleuve Sénégal ont, en outre, entraîné des inondations importantes dans le Brakna, le Gorgol et le Trarza, dans le bassin du fleuve Sénégal et réduit la production de riz irrigué.
Selon les estimations d'une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes, la production totale de céréales en 1999/2000 serait de 250 900 tonnes (riz en équivalent paddy) soit un résultat supérieur de 28 pour cent à la production de 1998/99 et bien au-dessus de la moyenne. La présence de criquets pèlerins a été signalée au mois de mars dans l'extrême nord, près de Big Moghrein. Un total de 340 hectares a été traité par des équipes de terrain durant le même mois. Les éclosions devraient se terminer début avril dans la région nord-ouest de Tiris-Zemmour, mais les sauteriaux continueront de se développer pour se regrouper en formations plus ou moins importantes.
La situation alimentaire s'est améliorée dans les zones rurales grâce à de bonnes récoltes, sauf dans les régions inondées. La distribution de 2 240 tonnes de céréales destinées aux populations affectées a récemment été achevée à Brakna, Gorgol, Tagant et Trarza. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales ont considérablement baissé après la récolte. Certains secteurs d'Aftout et d'Affolé, de Tagant, du Assaba Sud et des deux Hodhs sont également vulnérables. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 sont estimés à 260 000 tonnes (réexportation non comprise) et les besoins en aide alimentaire à 25 000 tonnes.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les perspectives concernant les cultures irriguées de contre- saison sont excellentes. Suite à la diffusion des chiffres définitifs concernant la production par les services statistiques nationaux, la production céréalière de 1999 est estimée à 2,87 millions de tonnes (riz en équivalent paddy), soit 4 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de l'année précédente, mais 25 pour cent de plus que la moyenne quinquennale. La production de niébé est estimée à 420 000 tonnes. On a signalé des populations adultes de criquets pèlerins de faible densité sur le versant oriental des montagnes de l'Aïr. On a également observé un cas de concentration élevée de sauteriaux grégaires. Par ailleurs, la présence de criquets pèlerins avait été signalée dans le sud- est de l'Aïr en février. Un total de 700 hectares a été traité dans la région de l'oued Tafidet.
La situation globale des disponibilités alimentaires reste satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales sont bas. Le Système national d'alerte rapide a estimé qu'aucune aide d'urgence n'était nécessaire. Cependant, certaines zones des arrondissements de Aguié, Guidan Roumdji, Illéla, Keita, Matameye et Mayahi, ainsi que certaines populations urbaines, pourraient se révéler quelque peu vulnérables. Les réserves nationales de sécurité ont été reconstituées au niveau de 14 577 tonnes de mil et 2 132 tonnes de sorgho.
Des pluies substantielles ont inauguré la saison dans le sud au cours de la deuxième décade de mars, permettant la préparation des terres et des semis de la première récolte de maïs. On estime la production céréalière de 1999 à 23,2 millions de tonnes (riz en équivalent paddy).
La situation globale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Toutefois, en raison des fortes pluies, trois barrages hydroélectriques ont dû déverser une partie de leurs eaux dans les fleuves Kaduna, Benue et Niger au début du mois d'octobre, ce qui a eu pour effet d'inonder les villages situés sur les rives de ces fleuves. Selon les estimations du Gouvernement nigérian, 300 000 personnes environ ont été affectées par les inondations et plusieurs milliers d'hectares ont été submergés dans cinq États (Sokoto, Adamwara, Borno, Kwara et Niger). Le sud-est de l'État de Bayelsa et cinq districts du delta du Niger (dans les municipalités de Patani, Oshimili Sud, Ndokwa Est, Burutu et Bomadi) ont également été affectés par les inondations. La crue des eaux du lac Tchad a également laissé, selon les estimations, 25 000 personnes sans abri dans le nord du Nigéria. Fin 1999, le gouvernement a approuvé l'achat de 55 000 tonnes de céréales locales dans le cadre des réserves alimentaires stratégiques du pays.
Le 11 février, le gouvernement a décidé de lever les droits à l'importation et la taxe sur la valeur ajoutée qui pesaient sur tous les intrants agricoles, notamment les engrais. Le gouvernement ne participera plus aux activités d'importation et de distribution des engrais.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les perspectives concernant les cultures irriguées de contre- saison où les cultures de décrue sont favorables, des zones importantes ayant été inondées dans la vallée du fleuve Sénégal. Les services statistiques nationaux ont diffusé de nouveaux chiffres concernant la production: la production céréalière globale de 1999 est à présent estimée à 1 256 000 tonnes (riz en équivalent paddy), soit un volume supérieur de 63 pour cent à celui de 1998, et de 34 pour cent à la dernière moyenne quinquennale.
La situation alimentaire globale est satisfaisante. Du fait d'importations substantielles de riz fin 1999, les marchés sont bien approvisionnés et les cours du riz sont stables. Les taxes à l'importation ont été réduites de 15,7 pour cent à 12,2 pour cent au début 2000. Les prix des céréales locales sont bas, bien qu'une augmentation se soit amorcée en mars. Cependant, il faut prévoir des difficultés localisées d'approvisionnement en Casamance, dans certaines régions des départements de Diourbel, Kaffrine, Gossas, M'Backé ainsi que dans les régions inondées de la vallée du fleuve Sénégal (Dagana, Podor, Matam et Bakel). Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 sont estimés à 760 000 tonnes, dont 450 000 tonnes de riz. Les besoins en aide alimentaire sont estimés à 10 000 tonnes.
Une mission FAO d'évaluation des récoltes s'est rendue dans le sud-ouest, dans le sud et dans une partie des régions de l'est en décembre 1999. Les régions du nord et de l'est n'étaient pas accessibles pour des raisons de sécurité. Elle a constaté que le secteur agricole a été considérablement perturbé par les troubles civils qui touchent l'ensemble du pays, même dans le sud où une paix relative s'est installée. Au fil des ans, les agriculteurs ont perdu tous leurs moyens de production, tels que semences, machines et autres biens d'équipement. L'infrastructure et les institutions rurales ont été en grande partie détruites. La plupart des familles agricoles rurales ayant été déplacées, la disponibilité de main- d'oeuvre pour les semis et les récoltes est un problème majeur. De plus, la capacité des agriculteurs à conserver des réserves est faible en raison de difficultés financières et de la peur des pillages par les rebelles. Pratiquement tous les agriculteurs sont tributaires du gouvernement et des ONG pour leur approvisionnement en semences, et par conséquent, les superficies ensemencées dépendent fortement de la capacité de ces organismes à les aider. Du fait des pénuries de semences et d'autres intrants, la superficie moyenne de riz par exploitation a baissé, d'environ 0,80 hectares habituellement à environ 0,60 hectares pendant l'année en cours. La pénurie d'outils, d'engrais et de main-d'oeuvre a donc été préjudiciable à la production alimentaire en 1999.
Selon les estimations de la mission, les emblavures de riz en 1999 représentent environ 225 000 hectares, soit 21 pour cent de moins par rapport aux 285 000 hectares estimés en 1998. En dépit des très bonnes précipitations, les retards pris dans le repiquage et les pénuries d'intrants ont entraîné un déclin des rendements d'environ 4 pour cent par rapport à l'année précédente. La production de paddy est donc estimée à 248 220 tonnes pour 1999, soit 24,4 pour cent de moins que l'estimation de 1998 de 328 310 tonnes. La production de paddy de 1999 correspond environ à 45 pour cent de la production d'avant les hostilités (1990) et à près de 60 pour cent de la production de 1997, année durant laquelle la sécurité s'était améliorée dans de nombreuses parties du pays. Dans la région du sud-ouest, où les conditions de sécurité se sont améliorées, la production a légèrement progressé l'an dernier. Toutefois, dans le nord, le nord-ouest et une partie de la région orientale, où règne une grande insécurité et où la plupart des organismes de secours ne peuvent toujours pas accéder, la superficie et le rendement ont tous deux diminué par rapport à l'année précédente. Dans l'est du pays, environ 2 500 réfugiés sont rentrés du Libéria entre janvier et mars. Il demeure près de 485 000 réfugiés sierra léoniens dans les pays voisins, principalement en Guinée et au Libéria.
Les disponibilités céréalières totales en 2000, notamment en riz blanchi, sont estimées à 181 000 tonnes, contre les 510 000 tonnes nécessaires aux fins de la consommation, d'où un besoin d'importation de 329 000 tonnes pour 2000. Ce chiffre est à rapprocher des importations de 1999, estimées à 290 000 tonnes. Pendant les années de guerre civile, les racines et les tubercules ont régulièrement remplacé les céréales, ce qui explique en grande partie la faible augmentation estimative des importations céréalières entre les deux années. Le pays reste profondément tributaire de l'aide alimentaire. Une opération d'urgence du PAM visant à mettre sur pied d'un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration à l'intention des réfugiés, des PDI et des rapatriés a été approuvée fin mars.
Un temps sec de saison règne actuellement, les cultures de contre-saison poussent de façon satisfaisante et les perspectives sont bonnes pour le berbéré (sorgho de décrue) dans les préfectures de Chari Baguirmi, Mayo Kebbi et Salamat, de même que pour le maïs de contre-saison et le blé cultivé dans les polders du lac Tchad, en dépit de quelques inondations. Après diffusion des dernières estimations de production par les services statistiques nationaux, la production céréalière globale pour 1999 est fixée à 1 230 000 tonnes (y compris le riz paddy), soit 9 pour cent de moins que la récolte record de 1998, mais 16 pour cent de plus que la dernière moyenne quinquennale
La situation des approvisionnements alimentaires est généralement satisfaisante. Le prix des céréales demeure stable, et il est inférieur à celui des années précédentes. Les cultivateurs ont reconstitué leurs stocks pour la deuxième année consécutive, ou vendu des céréales pour compenser l'insuffisance des revenus provenant de la culture du coton et des arachides. Certains secteurs ont été inondés dans les préfectures du Moyen Chari et du Logone oriental. On pourrait observer des difficultés d'approvisionnements alimentaires dans la province septentrionale du Lac et dans certaines régions de Batha, Biltine, Kanem (notamment dans les sous- préfectures de Mao et de Nokou) et de Tandjilé. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne commerciale 1999/2000 sont estimés à 67 000 tonnes, dont 12 000 tonnes d'aide alimentaire.
Les premières pluies saisonnières ont commencé dans le sud et dans le centre au cours de la seconde décade de mars, permettant la préparation du sol et les semis pour la première récolte de maïs. Grâce à des pluies généralisées et supérieures à la normale pendant la période de végétation, la production totale de céréales de 1999 est estimée à un niveau record de 748 000 tonnes (riz en équivalent paddy), soit 27 pour cent de plus qu'en 1998. La production de maïs a enregistré un fort accroissement, notamment dans les régions de Savanes, de Plateaux et de Kara. La production de tubercules et de haricots a également progressé.
Suite à cette récolte exceptionnelle, la situation globale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Toutefois, des inondations ont été signalées dans les régions de Kara (au nord), Plateaux (à l'ouest), Maritime (au sud) et Savanes (à l'extrême nord). La zone la plus touchée est celle de Savanes où au moins 1 000 hectares de terres arables ont été inondés, des villages sont isolés et 42 000 personnes seraient sinistrées.
Les semis de la première campagne de maïs ont commencé dans le sud. Compte tenu des conditions de végétation favorables, la production céréalière de 1999 a été supérieure à la moyenne. De pluies violentes ont provoqué le débordement du barrage de Lagdo et des inondations le long de la rivière Benoué dans le nord, ce qui a contraint près de 1 000 personnes à se déplacer.
La situation globale des disponibilités alimentaires est satisfaisante, sauf dans les zones inondées. Les importations céréalières destinées à l'usage intérieur comme à la réexportation au cours de la campagne de commercialisation 2000 sont estimées à 290 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz. Environ 1 000 réfugiés congolais sont arrivés dans le nord du Cameroun en décembre.
CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU* (29 mars)
La situation des disponibilités alimentaires reste difficile dans la plupart des régions par suite des troubles civils permanents. En particulier, de graves pénuries alimentaires et des cas de malnutrition sont signalés chez les nombreuses personnes déplacées dans le nord-est du Katanga, le sud Kivu et la zone de Ituri dans le Haut-Congo. Dans cette dernière zone, les rapports indiquent le développement d'une grave crise humanitaire. En octobre dernier, une mission d'évaluation des Nations Unies qui s'est rendue dans la zone Djugu de Ituri a estimé que plus de 100 000 personnes avaient été déplacées et que 5 000 à 7 000 personnes environ avaient été tuées. Autre mesure de la gravité de la situation dans la zone, une enquête nutritionnelle récente de MSF a révélé un taux de malnutrition générale de 11,6 pour cent et un taux de malnutrition grave à aiguë de 9,1 pour cent. Outre les personnes décédées par suite directe du conflit, un nombre élevé de personnes sont décédées par suite de maladies ou d'épidémies dues aux difficultés d'accès à l'eau potable ou aux soins médicaux.
Parmi les populations les plus touchées par la crise, il y a également les populations des zones urbaines, en particulier de la ville de Kinshasa (près de 6 millions de personnes). La division du pays en deux depuis le début du conflit a pratiquement arrêté tout échange intérieur officiel, tandis que les déplacements de populations ont gravement perturbé les travaux agricoles dans les zones rurales environnantes. Selon des estimations récentes, environ 10 pour cent de la population de Kinshasa sont gravement affectés par la grave érosion du pouvoir d'achat et souffre de malnutrition aiguë, contre 6 pour cent en 1998.
Dans l'ensemble, on estime que plus de 10 millions de personnes sont confrontées à une situation d'insécurité alimentaire dans le pays, dont 1 million de personnes déplacées à l'intérieur du pays. Les populations les plus éprouvées n'ont pas accès à l'aide humanitaire en raison de l'insécurité et des routes coupées. Si le PAM vient de créer un quatrième couloir d'accès aux personnes déplacées dans le nord-est du Katanga et le sud Kivu, les annonces d'aide alimentaire pour les opérations d'urgence sont bien en deçà des besoins. Des contributions supplémentaires s'imposent de toute urgence.
CONGO, RÉPUBLIQUE DU* (29 mars)
Depuis la signature du cessez-le-feu entre le gouvernement et les partis de l'opposition, en décembre 1999, les conditions de sécurité se sont améliorées dans la région de Pool au cours des derniers mois; toutefois, la situation reste fragile. La cadence des retours des personnes déplacées en direction des villes s'accélère rapidement; près de 600 000 personnes, sur le chiffre estimatif de 810 000 qui se seraient déplacées, sont retournées chez elles. Il reste plus de 50 000 PDI nécessitant une assistance dans le secteur de Mossendjo de la région de Niari. Les populations déplacées sont durement atteintes par la malnutrition, et des centres de nutrition ont été ouverts pour venir en aide aux personnes touchées. Environ 2 500 réfugiés rwandais ont également été intégrés dans plusieurs villages de la région de Loukolela, suite à la clôture du camp de réfugiés de Loukolela au mois de février. La situation des approvisionnements alimentaires devrait s'améliorer à Brazzaville une fois réouverte la liaison ferroviaire entre Pointe Noire et Brazzaville, ouverture prévue pour la fin avril. Les besoins en importations céréalières pour la campagne commerciale 2000 sont estimés à 140 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz.
Les principales cultures vivrières sont le manioc et les plantains, mais le pays produit également du maïs (environ 25 000 tonnes). Il couvre l'essentiel de ses besoins céréaliers, estimés à environ 82 000 tonnes pour l'année 1999, par des importations commerciales. À l'occasion d'un recensement conduit au mois de novembre et décembre 1999 à Libreville, on a dénombré environ 13 500 réfugiés congolais dans le Haut-Ogooue, dans l'est et dans la région de Nyanga dans le sud-ouest, les deux provinces bordant le Congo. Dans deux autres provinces, celles de Ngounie et Ogooue-Lolo, on estime à 3 000 ou 4 000 le nombre des réfugiés congolais. Il faut y ajouter environ 1 500 personnes provenant d'autres pays tels que l'Angola, le Tchad, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale et le Rwanda. À la mi-février, les approvisionnements alimentaires destinés aux réfugiés étaient épuisés. Le PAM fournira, à environ 12 000 réfugiés, 1 200 tonnes de vivres pendant une période de six mois.
Les précipitations étaient encore faibles pendant la campagne de 1999 mais cela ne devrait pas avoir de graves conséquences sur la production vivrière, les cultures de base étant la patate douce, le manioc et les plantains. Les besoins en importations céréalières pour la campagne commerciale 2000 sont estimés à 9 000 tonnes de riz et de blé.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (29 mars)
Les pluies saisonnières ont atteint le sud du pays au début du mois de mars. Compte tenu des pluies abondantes et des conditions de végétation favorables, la production de céréales en 1999 est estimée à un niveau record de 161 000 tonnes, soit 9 pour cent de plus qu'en 1998.
À la suite de bonnes récoltes successives, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000 sont estimées à 29 000 tonnes, principalement sous forme de blé.
Selon les estimations, la récolte de la campagne agricole A de 2000, qui vient d'être engrangée, est inférieure au niveau déjà réduit de l'an dernier. Elle traduit les mauvaises conditions météorologiques subies pendant la période de végétation, conjuguées à la dégradation de la situation en matière de sécurité. Après des pluies arrivées tôt, une vague de sécheresse prolongée à partir de la mi-octobre jusqu'à la mi-novembre a entraîné une réduction des semis et des rendements, en particulier dans la province de Kirundo dans le nord. Le déplacement d'un grand nombre de personnes et leur regroupement dans des camps par suite de l'escalade du conflit civil ont eu lieu immédiatement après le début des pluies, ce qui a encore contribué à la diminution des emblavures. Les provinces les plus touchées par l'insécurité sont Rutana, Makamba et Bujumbura rural.
La production de céréales est estimée à 74 000 tonnes, soit une baisse de 13 pour cent par rapport à l'an dernier, et celle de haricots à 62 000 tonnes, soit 17 pour cent de moins. La production de racines et tubercules ainsi que de bananes et plantains a chuté de 3 pour cent et 1 pour cent, pour atteindre 464 000 tonnes et 450 000 tonnes respectivement.
Dans l'ensemble, la situation alimentaire et nutritionnelle continue de se dégrader après plusieurs mauvaises récoltes successives et en raison des déplacements constants de populations. Les prix des produits alimentaires ont brusquement augmenté par rapport à il y a un an, principalement ceux des haricots, la culture qui a été le plus affectée par le temps sec. D'après les estimations, quelque 1,6 million de personnes ont été gravement touchées par la mauvaise récolte résultant de la sécheresse durant cette campagne. Une aide alimentaire est distribuée à 60 000 familles dans la province de Kirundo. En outre, la situation de quelque 800 000 personnes (12 pour cent de la population) dans les camps de regroupement est particulièrement préoccupante. Les conditions de vie dans les camps sont extrêmement précaires. Seul un nombre limité de personnes ont accès à leurs terres, tandis que le reste est entièrement tributaire de l'aide alimentaire. Fin décembre, une enquête nutritionnelle menée dans neuf camps de regroupement a indiqué un taux de malnutrition global d'environ 18 pour cent et des taux de malnutrition grave qui se situent entre 3 et 5 pour cent. Le PAM a repris le cours normal de ses activités dans les camps à la mi-novembre, depuis la suspension de toutes les opérations des Nations Unies à la mi-octobre.
Par suite de la sécheresse et des retards dans les semis, la production céréalière de 1999 est inférieure à celle de la récolte exceptionnelle de 1998. La sécheresse a été particulièrement sévère dans les régions littorales, affectant les cultures et les pâturages. En outre, dans les régions touchées par le conflit armé avec l'Éthiopie voisine, la production a été gravement affectée par les déplacements de populations.
La situation alimentaire est très difficile pour près de 600 000 personnes touchées par la guerre avec l'Éthiopie et par la sécheresse qui règne dans les zones côtières. Les prix des céréales sont très élevés, compte tenu de la saison. En janvier 2000, les cours du sorgho rouge, du blé blanc et de l'orge étaient respectivement supérieurs de 15, 27 et 23 pour cent à ceux de janvier 1999. Les besoins en importations céréalières ont été estimés, pour l'année 2000, à un total de 290 000 tonnes, dont 100 000 tonnes d'aide alimentaire.
L'équipe des Nations Unies basée dans le pays a lancé, en janvier 2000, un appel pour une souscription de 42,7 millions de dollars destinée à aider quelque 372 000 personnes affectées par la guerre et plus de 211 000 personnes touchées par la sécheresse. À la fin du mois de mars, le total des engagements atteignait environ 47 000 tonnes.
Les perspectives pour les cultures "belg" de la campagne secondaire de 2000, dont la récolte est prévue à partir du mois de juin, sont défavorables en raison de la sécheresse persistante. La "belg" représente environ entre 8 et 10 pour cent de la production annuelle de céréales et de légumineuses, mais dans certaines régions du nord du pays, elle fournit une part importante de la production annuelle de céréales. La mauvaise récolte "belg" de l'an dernier a gravement déstabilisé la situation des approvisionnements alimentaires d'un grand nombre de personnes, situation qui a été encore aggravée par la sécheresse qui a persisté tout au long de la campagne principale de 1999 dans ces mêmes régions. En novembre/décembre, une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires a estimé la production de céréales et de légumineuses de la campagne "meher" de 1999 à 10,7 millions de tonnes, soit quelque 6 pour cent de moins que les résultats de l'année précédente mais 22 pour cent de plus qu'en 1997, qui avait été une mauvaise année. Les facteurs les plus importants affectant la production ont été les pluies faibles de la campagne "belg" et le début tardif des pluies de la campagne "meher".
La situation des disponibilités alimentaires dans les régions pastorales de l'est et du sud, notamment dans la région de Somali, qui a connu trois années consécutives de précipitations nulles ou faibles, est critique. Une bonne partie du cheptel a péri du fait de la sécheresse, et l'on signale un certain nombre de décès dus à la famine, notamment parmi les enfants. On observe le début de migrations de masse en direction des villes et des centres de nutrition de la part des personnes à la recherche d'eau et de nourriture. Dans l'ensemble du pays, plus de 8 millions de personnes, dont 400 000 personnes déplacées par la guerre frontalière avec l'Érythrée, sont exposées à de graves pénuries alimentaires. Compte tenu des mauvaises perspectives de la récolte "belg" pour l'an 2000, on prévoit une augmentation du nombre de personnes ayant besoin d'une assistance. Les besoins en aide alimentaire pour l'année 2000 sont actuellement estimés à 652 000 tonnes, mais ils augmenteront probablement si la campagne "belg" s'avère mauvaise. Une opération d'urgence portant sur un montant de 136,8 millions de dollars E.-U. a été approuvée conjointement par la FAO et le PAM en février 2000, afin de venir en aide à environ 2,3 millions de personnes pendant une période de 9 mois. Cette opération entre dans le cadre d'un appel pour une contribution de 190 millions de dollars lancé par l'équipe d'observateurs des Nations Unies sur le terrain, afin d'éviter une crise humanitaire sur grande échelle dans le pays.
La campagne principale 2000 des "longues pluies" a commencé, avec des perspectives incertaines dues à la persistance, jusqu'ici, de la sécheresse dans la plupart des régions.
La récolte des céréales des "courtes pluies" de la campagne secondaire de 1999/2000, qui représente quelque 20 pour cent de la production annuelle, est achevée. Les pluies tardives et insuffisantes ont entraîné une réduction des semis et ont nui aux rendements. D'après les estimations actuelles, la récolte de maïs de la saison "des courtes pluies" s'élèverait à 315 000 tonnes, contre une dernière moyenne quinquennale de 410 000 tonnes. La récolte de céréales des "longues pluies" de la campagne principale, rentrée jusqu'à octobre dernier, a été considérablement réduite, en particulier dans les provinces de l'est, du centre, de l'ouest et de Nyanza, du fait de la sécheresse, de la fourniture insuffisante d'intrants et de l'infestation de chenilles processionnaires dans certaines zones. D'après les estimations officielles, la production de maïs serait d'environ 2,1 millions de tonnes, contre 2,44 millions de tonnes en 1998 et une moyenne de 2,5 millions de tonnes sur les cinq années précédentes.
La situation des disponibilités alimentaires est critique dans les districts pastoraux du nord, de l'est et du nord-est, et dans certains secteurs des provinces du sud, de la côte et de la vallée du Rift touchés par la sécheresse durant la campagne des "courtes pluies" 1999/2000. Dans les régions pastorales, les "courtes pluies" sont indispensables à la reconstitution des réserves d'eau et des pâturages après la longue saison sèche, tandis que dans les secteurs agricoles, les récoltes de la campagne des "courtes pluies" fournissent l'essentiel des approvisionnements vivriers. Les districts les plus touchés sont ceux de Turkana, Mandera, Moyale, Garissa, Kajiado, Machakos, Mbeere, Kitui, Wajir, Mwingi, Tana River, Marsabit, Isiolo, Baringo, Samburu, Pokot Ouest, Makueni et Tharaka Nithi. Les cours du maïs, aliment de base du pays, ont brutalement augmenté dans la plupart des régions, réduisant l'accès à la nourriture d'un grand nombre de personnes. En janvier, ces cours étaient supérieurs de 50 pour cent à la moyenne des cinq dernières années, et on enregistre, dans les régions touchées, une incidence croissante de la malnutrition et des problèmes de santé. De source officielle, on indiquait récemment que les besoins en importations du pays se chiffrent à plus de 2,5 millions de tonnes de maïs pour l'année 2000.
En janvier 2000, une opération de secours alimentaires a été approuvée conjointement par la FAO et le PAM en faveur de 2,74 millions de personnes touchées par la sécheresse, pour un montant de 43,4 millions de dollars E.-U. pendant une période de cinq mois. En février, le gouvernement a également lancé un appel à contributions pour environ 62 millions de dollars E.- U. pour lutter contre la pénurie alimentaire imminente, et il a distribué environ 57 000 tonnes de maïs au cours des huit derniers mois.
La récolte des cultures céréalières de la campagne secondaire de 1999/2000 est achevée. On prévoit que la production sera moyenne ou supérieure à la moyenne, rendant compte de pluies bien réparties pendant la campagne. Toutefois, dans les districts de Gulu et de Kitgum, bien que des augmentations importantes de la superficie cultivée aient été signalées du fait de l'amélioration antérieure de la sécurité et de précipitations favorables, l'escalade du conflit depuis fin décembre 1999 a provoqué le déplacement de nombreux agriculteurs, empêchant donc d'engranger les récoltes en temps voulu.
La production des cultures de la campagne principale de 1999 a été inférieure à la moyenne du fait d'une sécheresse prolongée dans diverses parties du pays. D'après les estimations, la production céréalière en 1999 serait inférieure à la moyenne d'environ 9 pour cent, s'établissant à 1,7 million de tonnes.
La situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante dans la plupart des régions du pays. En janvier et en février, les cours du maïs et des haricots étaient inférieurs à la moyenne des trois dernières années, le produit de la dernière récolte continuant d'arriver sur les marchés. Néanmoins, la situation des disponibilités alimentaires s'est dégradée dans les districts de Kotido et de Morito, près de 215 000 personnes nécessitant une aide alimentaire d'urgence, principalement en raison de la mauvaise récolte de la campagne précédente et de la perte de bétail du fait des razzias. De même, la situation des disponibilités alimentaires à Gulu et à Kitgum suscite de graves inquiétudes en raison de la reprise des conflits civils. En outre, une aide alimentaire continue d'être nécessaire, dans le district de Bundibugyo, pour près de 112 000 personnes déplacées en raison des troubles civils.
La récolte récente de la campagne A de 2000 a été bonne en dépit des pertes de récoltes importantes dues au temps sec qui a régné dans les régions de l'est et du sud. La production alimentaire totale est estimée à 2,8 millions de tonnes, soit un accroissement de 20 pour cent par rapport à l'année précédente. Une augmentation considérable de la superficie ensemencée par rapport à la campagne A de 1999, ainsi que des pluies favorables dans l'ensemble, ont favorisé l'accroissement de la production. Toutefois, une vague de sécheresse prolongée durant le mois d'octobre a gravement nui aux cultures de céréales et de haricots dans les provinces de l'est et du sud.
Par suite d'une production vivrière satisfaisante et du flux accru des importations commerciales, la situation globale des disponibilités alimentaires s'est améliorée et les besoins d'aide alimentaire ont baissé pendant la première partie de l'année. Cependant, la situation alimentaire reste critique pour les populations vulnérables dans plusieurs zones. Une enquête nutritionnelle récente menée fin décembre dans la province de Ruhengeri, dans le nord-ouest, a révélé un taux de malnutrition chronique de 56 pour cent et un taux de malnutrition grave de 2,5 pour cent.
La récolte des cultures céréalières de la campagne secondaire "Deyr" de 1999/2000, qui représente habituellement quelque 25 pour cent de la production céréalière annuelle, est achevée, et le démarrage des semis de la récolte céréalière de campagne principale 2000/2001 est imminent. La production céréalière totale de la campagne céréalière "Deyr" 1999/2000 est estimée à environ 108 000 tonnes, soit 53 pour cent de plus que la moyenne enregistrée après la fin des hostilités (1993-98). Cependant, d'après les estimations d'une mission FAO/PAM, la campagne principale "Gu" de 1999, moissonnée jusqu'à septembre dernier, se monterait à 135 683 tonnes, soit 32 pour cent de moins que la moyenne de l'après- guerre, en raison de la faiblesse et de la mauvaise répartition des pluies, des infestations de ravageurs et des déplacements des agriculteurs.
En dépit de perspectives d'amélioration des approvisionnements alimentaires dans certaines parties du sud de la Somalie, grâce à une meilleure récolte "Deyr" en février 2000, près de 650 000 personnes réparties dans six régions sont exposées à de graves pénuries alimentaires. Les régions les plus touchées sont celles de Bakool, de Gedo, Bay et Hiran, où la récolte "Deyr" a été mauvaise et où le risque de famine menace gravement près de 425 000 personnes. Compte tenu des prévisions pessimistes concernant la principale campagne "Gu" de saison des pluies, qui représente près des trois quarts de la production annuelle, la situation est très alarmante.
Ailleurs, dans le nord-ouest de la Somalie (Somaliland) et dans le nord-est de la Somalie (Puntland), malgré une stabilité relative de la situation du cheptel et des approvisionnements alimentaires, l'amenuisement rapide des pâturages et des réserves en eau suscité par l'afflux important de pasteurs provenant de l'Éthiopie voisine suscite de graves préoccupations. Au total, environ 200 000 personnes risquent de manquer d'eau et de nourriture.
Les livraisons d'aide alimentaire restent entravées par l'insécurité; en février 2000, on n'a distribué que 3 600 tonnes dans le sud de la Somalie. En outre, il devient de plus en plus difficile de fournir les niveaux prévus d'aide alimentaire aux bénéficiaires désignés.
Les perspectives concernant les cultures irriguées de blé en 2000, dont la récolte a commencé, restent favorables grâce à des approvisionnements abondants en eau d'irrigation. On estime la production céréalière totale de 1999 à environ 3,8 millions de tonnes, dont 3,05 millions de tonnes de sorgho, 499 000 tonnes de mil, 167 000 tonnes de blé et 65 000 tonnes de maïs (produit principalement dans le sud). Ce niveau établit la production céréalière à environ 37 pour cent en deçà de la récolte exceptionnelle de 1998.
Malgré des conditions météorologiques généralement favorables, les bas prix du sorgho pendant la plus grande partie de 1999, tombés dans certains cas en dessous des coûts de production, ont poussé le secteur agricole mécanisé à grande échelle, représentant plus de 60 pour cent de la production totale de sorgho, à réduire les semis de sorgho de quelque 50 pour cent. De nombreux agriculteurs se sont tournés vers la production de sésame, qui a donné des résultats nettement meilleurs l'an dernier, tandis que d'autres ont simplement réduit la superficie ensemencée. L'absence de crédits pour les intrants agricoles a également renforcé la décision des agriculteurs d'abandonner la production de céréales.
Dans les États du sud, toutefois, une amélioration relative de la sécurité associée à des conditions de végétation favorables ont provoqué un accroissement de 12 pour cent de la production céréalière par rapport au secteur traditionnel. L'Équateur occidental, région qui produit généralement un excédent, a produit deux fois ses besoins locaux cette année du fait de conditions favorables et de possibilités de commercialisation accrues offertes par les ONG basées dans l'État. En revanche, l'État de Unity, où la mission n'a pu se rendre pour des raisons d'insécurité, a considérablement souffert des luttes intestines et des conflits entre troupes gouvernementales et rebelles. Selon les estimations, les principaux déficits céréaliers se produiraient dans les régions des Lacs et de Bahr el-Djebel en raison des inondations, et dans des localités spécifiques dans l'ensemble des régions de Jonglei, du Nil supérieur et de l'Équateur oriental où les conditions n'ont pas été aussi favorables.
La réduction des récoltes (sorgho et mil) en 1999 et l'appauvrissement des stocks du fait, essentiellement, d'une augmentation soudaine des exportations, ont entraîné une hausse des prix des céréales qui sera préjudiciable aux couches de population les plus pauvres. De façon générale, avec la production céréalière mentionnée ci- dessus et des importations de blé et de riz estimées à 680 000 tonnes et 38 000 tonnes, respectivement, les besoins céréaliers du pays, qui s'élèvent à environ 5,2 millions de tonnes en 1999/2000 devraient être satisfaits par un prélèvement de l'ordre 240 000 tonnes sur les stocks. En ce qui concerne les diverses interventions dans le sud du Soudan et dans les régions touchées par la guerre et à déficit vivrier dans les États du nord, on estime que 103 453 tonnes d'aide alimentaire seront nécessaires au total en l'an 2000.
En janvier 2000, une opération de secours alimentaire a été conjointement approuvée par la FAO et le PAM en faveur de 2,4 millions de personnes affectées par la guerre, la sécheresse et les inondations, pour un montant de 58,14 millions de dollars E.-U. pendant une période de 12 mois.
La récolte des cultures à cycle court "Vuli" de la campagne 1999/2000 est bien avancée dans les régions à régime pluvial bimodal de la ceinture côtière dans le nord et le nord-est, où les cultures représentent quelque 40 pour cent des approvisionnements alimentaires annuels. L'insuffisance des pluies pendant la période de végétation a incité les agriculteurs à réduire considérablement les semis, ce qui a affecté les rendements. D'après de récents rapports officiels, la récolte "Vuli" actuelle devrait être particulièrement mauvaise dans les régions d'Arusha, du Kilimandjaro et de Tanga.
Les cultures céréalières de 1999/2000, essentiellement du maïs, sont estimées à 4 millions de tonnes, soit environ 8 pour cent de moins que la production de l'an dernier en raison de l'irrégularité des pluies, de l'utilisation réduite d'intrants et d'une invasion de chenilles processionnaires. En revanche, la production des autres cultures vivrières, notamment haricots, pommes de terre, manioc et plantains, a augmenté de près de 13 pour cent, s'établissant à 3,3 millions de tonnes.
Dans l'ensemble, malgré une production céréalière inférieure en 1999/2000, la situation des disponibilités alimentaires est stable, rendant compte d'importations importantes de maïs dans la dernière moitié de 1999 et de l'interdiction d'exportation de maïs imposée par le gouvernement. En janvier 2000, les cours du maïs sur plusieurs marchés du pays ont été jusqu'à 41 pour cent inférieurs à ceux de la même période un an plus tôt. Toutefois, une aide alimentaire est nécessaire pour environ 800 000 personnes identifiées comme étant en situation d'insécurité alimentaire, principalement dans les régions de Dodoma, Mara, Shinyanga, Singida, Tabora, Tanga et du sud de Mwanza, qui ont toutes engrangé des récoltes médiocres pour la troisième année consécutive. Le programme du PAM d'alimentation scolaire a débuté en janvier dans 128 écoles primaires de la région de Dodoma et devrait être élargi aux régions d'Arusha et de Singida.
Les pluies abondantes et les inondations de la deuxième décade de mars ont entraîné des pertes de vies humaines et isolé plusieurs régions de la province de KwaZulu- Natal. Les précipitations, d'une grande violence, ont également affecté certains secteurs des provinces du nord et de Mpumalanga, déjà gravement affectés par des inondations en février. Les pluies torrentielles et les inondations subies par ces provinces en février ont causé d'importants dégâts aux habitations et à l'infrastructure. Les pertes de culture subies dans la province du nord sont estimées à environ 70 millions de rand (11 millions de dollars E.-U.), principalement sous forme de légumineuses, maïs et légumes. Il faut signaler, parmi les dommages causés à l'infrastructure d'irrigation, la destruction de 16 barrages. Le gouvernement a fourni une aide d'urgence aux régions sinistrées et a annoncé l'octroi de facilités spéciales de crédit en vue de la remise sur pied du secteur agricole et du secteur touristique.
Cependant, dans les principales régions productrices de maïs, les bonnes pluies qui sont tombées au cours des deux derniers mois ont amélioré les conditions de végétation pour les cultures atteignant aujourd'hui le stade de la maturation. Malgré d'importantes pertes de culture dans la province du nord, la ceinture du maïs n'a été que marginalement affectée par les inondations. Les perspectives générales concernant la récolte de maïs de cette année sont favorables, rendant compte d'une augmentation de 14 pour cent des emblavures et de conditions météorologiques généralement satisfaisantes. Selon les dernières prévisions, il faut s'attendre à une récolte de maïs exceptionnelle atteignant 9,3 millions de tonnes, contre les 7,7 millions de tonnes engrangées l'an dernier. À ce niveau, la production sera suffisante pour reconstituer les réserves et couvrir les besoins d'importations d'autres pays de la sous-région.
Les conditions de végétation se sont quelque peu détériorées, du fait de précipitations inférieures à la moyenne au cours des derniers mois dans les principales régions productrices des provinces du centre. Le volume de la production céréalière 1999/2000, que l'on s'apprête à engranger, est incertain. Les déplacements continus de populations qui se sont produits durant la saison de végétation en raison de la guerre civile, ont perturbé les activités agricoles dans plusieurs régions. Au cours des derniers mois, l'intensification du conflit a entraîné de nouvelles vagues de déplacements de populations le long des frontières avec la Namibie et la Zambie. Les conditions de sécurité ont continué de se détériorer, et l'on signalait, début mars, de violents combats dans la province centrale de hautes terres de Huambo, à Uige, dans certains secteurs de Malange au nord-ouest et de Bengela dans le sud.
La situation des approvisionnements alimentaires demeure extrêmement tendue pour près de 2 millions de personnes déplacées de l'intérieur. Selon de récentes enquêtes nutritionnelles, ces populations souffriraient d'une aggravation de la malnutrition. Dans les provinces de Bengela, ainsi que dans les districts nord de Ganda et de Balomba, on a estimé que la malnutrition touche 7,4 pour cent des enfants résidents et 23,1 pour cent des enfants PDI, dont 6,2 pour cent souffriraient de malnutrition grave. Cependant, l'insécurité qui persiste entrave la distribution d'aide alimentaire d'urgence dans plusieurs régions. Une aide alimentaire est distribuée à environ 1,1 million de personnes.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires doit se rendre en Angola à la mi- avril afin de dresser un bilan de la production vivrière et de la situation des disponibilités alimentaires, et pour y estimer les besoins en importations céréalières et en aide alimentaire pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars).
Le cyclone "Eline", qui a frappé le pays fin février, a encore aggravé la situation humanitaire déjà sérieuse provoquée par les inondations du début du mois, lesquelles avaient détruit environ 10 000 maisons et touché 73 000 personnes. Le gouvernement, qui a estimé les dégâts causés par les inondations à 8,5 millions de dollars E.-U., a lancé un appel à l'aide internationale pour faire face à cette situation d'urgence.
On ne dispose pas encore d'une évaluation des pertes de culture subies par les régions de l'est. Cependant, on s'inquiète des conséquences des inondations pour le cheptel, qui joue un rôle critique dans la sécurité alimentaire des agriculteurs. Dans l'ensemble, les pluies abondantes des mois de février et de mars devraient avoir profité à la récolte principale de sorgho, dont la moisson doit commencer à la mi- avril.
Les pluies des mois de février et de mars, d'un niveau normal à supérieur à la normale, ont amélioré les conditions de végétation pour les cultures céréalières de la campagne 2000 destinées à être moissonnées à partir du mois de mai. Cependant, les perspectives sont incertaines. Les cultures ont été affectées par une période prolongée de temps sec au début de la campagne, et par des pluies violentes suivies d'inondations au début du mois de décembre, particulièrement dans les basses terres. Dans ces secteurs, on prévoit un fléchissement de la production de maïs.
La situation des disponibilités alimentaires demeure généralement satisfaisante, rendant compte d'importations commerciales jusqu'ici suffisantes.
Le cyclone "Hudah", l'un des plus puissants enregistrés dans l'océan Indien, a frappé le nord de Madagascar le 2 avril, avec des vents atteignant jusqu'à 300 km/h. Les régions les plus touchées sont les districts situés au nord-est de Maroantsetra, Andapa et Antalaha, qui avaient déjà été durement éprouvés par le cyclone "Eline" à la mi-février et par la tempête tropicale "Gloria" deux semaines plus tard. On signale également des inondations aux alentours de la ville de Befandriana, sur la côte nord-ouest. Bien que le cyclone n'ait pas été accompagné de pluies extrêmement abondantes, il a submergé des régions encore détrempées par suite des inondations précédentes, et les vents très violents ont encore endommagé les infrastructures, les maisons et les cultures, en particulier les plantations d'arbres. La ville d'Antalaha et ses environs ont été particulièrement touchés: là, les maisons, les écoles, les centres de soins médicaux, l'aéroport et les installations de télécommunication ont subi d'importantes destructions.
Les premiers rapports font état de 17 décès, de 100 000 sans abri et de 308 000 personnes ayant subi des dégâts à leurs logements et à leurs moyens de subsistance, sans parler des dommages causés aux cultures. Il faut y ajouter les 560 000 personnes déjà affectées par les tempêtes précédentes - et l'on ne connaît pas encore l'étendue véritable des dommages subis par le secteur agricole. La région, qui est la principale productrice de vanille du pays, contient également d'importantes cultures de café et de clous de girofle, et l'on signale des pertes graves pour ces cultures, ainsi que pour les cultures de riz paddy. Les réserves de nourriture contenues dans les entrepôts ainsi que les greniers des ménages ayant été détruits, il faut s'attendre à de graves pénuries alimentaires dans les régions affectées. La plupart des villages sont isolés par les eaux de crue, les glissements de terrain, les arbres abattus et les interruptions du réseau routier. On estime que 100 000 personnes environ nécessitent une aide alimentaire d'urgence ainsi qu'une assistance humanitaire sous d'autres formes. La persistance des pluies empêche les opérations de secours comme l'évaluation des dégâts. Les États-Unis ont lancé un appel pour une contribution de 15,5 millions de dollars E.-U. afin d'apporter une aide humanitaire d'urgence aux populations touchées.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires doit se rendre sous peu dans le pays afin d'évaluer l'étendue des dommages causés aux récoltes et leur incidence sur la situation nationale en matière d'approvisionnements alimentaires pour les mois à venir.
Les pluies torrentielles qui se sont abattues, à la mi-mars, sur les régions méridionales bordant le Mozambique ont causé d'importants dégâts aux habitations et à l'infrastructure, entraînant de surcroît des pertes de culture et de cheptel. Selon les estimations préliminaires, 10 000 personnes auraient été déplacées par des inondations. Les régions les plus touchées sont celles situées le long de la vallée du bas Shire, notamment dans les districts de Nsanje et Chikwawa. Une aide d'urgence, sous forme d'aliments mais aussi sous d'autres formes, doit être fournie d'urgence à ces populations.
Malgré les pertes de récolte subies dans la région sud, les pluies abondantes tombées durant la deuxième décade de février ont généralement profité aux cultures céréalières du centre et du nord du pays, affectées par une période sèche en début de campagne. Dans l'ensemble, les perspectives sont bonnes pour les récoltes, et les prévisions officielles font état, pour la campagne 2000, d'une production de maïs de 2,33 millions de tonnes, soit 6 pour cent seulement de moins que la récolte exceptionnelle de l'an dernier.
La situation des approvisionnements alimentaires reste généralement satisfaisante grâce à la récolte céréalière exceptionnelle de 1999, qui avait permis de dégager des excédents exportables et de regarnir de façon importantes les réserves de maïs.
Le cyclone "Hudah", qui a dévasté le nord-est de Madagascar, a igalement frappé le centre et le nord du Mozambique le 9 avril, quoiqu'avec une moindre intensité. Les régions du sud, qui avaient été précédemment inondées, n'ont pas été touchées. On signale d'importants dégâts aux habitations et à l'infrastructure, principalement dans la ville côtière de Pebane. On ne dispose pas encore d'une évaluation des dégâts causés aux cultures. Cependant, les pluies et les vents qui ont accompagné le cyclone ont probablement nui aux cultures de maïs, au dernier stade de la maturation, dans les importantes provinces productrices de Zambeisa et de Nampula. Une réduction des rendements dans ces régions entraîneraient une détérioration des perspectives générales de récolte, déjà assombries par les pertes de récolte dans le sud. Les régions sud n'ont pas été affectées par le cyclone "Hudah". Les provinces méridionales, ravagées par les inondations, représentent environ 13 pour cent de la production céréalière totale, et celles de la région centrale qui ont été touchées entrent pour 20 pour cent dans cette production. En conséquence, on peut dire qu'environ un tiers de la production céréalière nationale a été affecté par les pertes et par les réductions de rendement. Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires se rendra sur le terrain à la mi-avril afin d'étudier les perspectives de la campagne 2000 et de procéder à une estimation des besoins en exportations céréalières et en aide alimentaire pour la nouvelle campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars). Il faudra également prévoir une aide internationale pour la reconstruction des habitations et la remise sur pied de l'infrastructure, gravement endommagée par les inondations.
Les pluies qui sont tombées jusqu'à la mi-mars ont entravé les opérations de secours; toutefois, le niveau des cours d'eau a progressivement décru. De manière générale, l'accès aux 350 000 personnes qui séjournent encore dans les camps s'est nettement amélioré. Aujourd'hui, une aide alimentaire et un soutien aux activités agricoles sont nécessaires pour les victimes des inondations qui retournent à leurs champs. Selon les estimations préliminaires, 1,9 million de personnes ont été affectées par le désastre, et environ 126 000 hectares des provinces méridionale et centrale de Maputo, Gaza et Inhambane, Manica et Sofala ont été perdus à cause des inondations. On signale également d'importantes pertes de cheptel. Dans ces provinces, traditionnellement déficitaires au plan vivrier, la réduction marquée de la production céréalière en 2000 sera aggravée par la perte des réserves de nourriture et de semences entreposées dans les greniers des ménages. Cependant, il n'est pas encore possible d'obtenir une appréciation exhaustive des dommages.
Les perspectives concernant les cultures céréalières de 2000, au premier plan desquelles figure le sorgho, se sont détériorées. Les pluies violentes qui sont tombées à la mi- février dans les principales régions de culture du nord ont été suivies par une période de précipitations inférieures à la moyenne pendant la deuxième décade de mars. Il faudra davantage de précipitations pour éviter une réduction des rendements. Ailleurs dans le pays, les pluies abondantes enregistrées pendant la campagne ont amélioré la situation des pâturages et du cheptel.
Les perspectives sont mauvaises pour les récoltes céréalières 2000. Ces prévisions rendent compte des pluies excessives qui sont tombées en décembre et des graves inondations de début février, qui ont également entraîné d'importants dégâts aux infrastructures et aux habitations. Les prévisions officielles initiales font état d'un déclin de 37 pour cent de la production de maïs de cette année, qui devrait s'établir à 72 000 tonnes, niveau inférieur à la moyenne. Parmi les autres cultures gravement affectées par les pluies violentes, il faut signaler les haricots et la patate douce.
La situation des approvisionnements alimentaires demeure dans l'ensemble satisfaisante. Les besoins en importations céréalières, d'un volume de 72 000 tonnes pour l'année de commercialisation 2000, ont déjà été couverts pardes importations commerciales.
Les importantes inondations causées par le débordement du fleuve Zambèze, début mars, ont fait environ 10 000 sans abri et entraîné la fermeture des routes le long du bassin fluvial. On signale d'importantes pertes de maïs et d'autres cultures, ainsi que des pertes de cheptel dans la vallée du bas Zambèze bordant le Mozambique. La région la plus touchée est celle du district de Luangwa. On a entrepris de distribuer une aide alimentaire d'urgence aux populations touchées.
En dépit des pertes de culture, les pluies abondantes tombées depuis la mi-février ont profité à la campagne principale de maïs, qui avait été affectée parles précipitations irrégulières en début de saison. En conséquence, les perspectives générales concernant la récolte céréalière de cette année demeurent satisfaisantes.
Les fortes pluies qui sont tombées durant la deuxième décade de mars ont aggravé la situation dans les provinces du sud et de l'est, déjà gravement affectées par les inondations de fin février qui avaient suivi le cyclone "Eline". Selon les dernières estimations, le cyclone aurait entraîné la mort de 100 personnes et affecté directement 96 000, dont 20 000 personnes déplacées hébergées dans des camps; en outre, environ 500 000 personnes ont été indirectement touchées et les inondations ont gravement endommagé l'infrastructure. Les régions le plus gravement éprouvées sont les basses-terres le long des fleuves Save et Tanganda, notamment le district de Chipinge dans la province de Manicaland, où 90 000 personnes, soit un quart de la population, nécessitent une assistance alimentaire. Les inondations ont causé de graves dégâts aux cultures le long des vallées des cours d'eau et des canaux des provinces touchées. Dans la province semi-aride du sud de Matabeleland, en particulier, la production des secteurs irrigués sera réduite du fait des dégâts causés à l'infrastructure, notamment aux barrages fermiers. Cependant, on ne dispose pas encore d'une évaluation détaillée des pertes subies par les récoltes.
Bien que les inondations n'aient pas touché les principales régions de culture du maïs du nord-est du pays, productrices de la majeure partie des récoltes céréalières, on prévoit pour cette année un déclin de la production de maïs dû à la réduction des surfaces ensemencées. En outre, les pluies très abondantes tombées depuis la mi-février pourraient entraîner une réduction des rendements.
Les perspectives concernant les cultures d'hiver de 2000, destinées à être moissonnées en mai/juin, sont défavorables du fait de la sécheresse prolongée qui a sévi dans une bonne partie des régions du sud et du centre du pays. La sécheresse est particulièrement grave dans les provinces de Kandahar et de Helmand, situées au sud-ouest, où l'on n'a enregistré cette année que quatre journées de pluie durant la saison, soit de novembre 1999 à février 2000. De plus, les répercussions de la poursuite des troubles civils et les pénuries d'intrants agricoles continuent de peser sur l'ensemble des activités agricoles. On signale en outre la mort d'un nombre élevé de têtes de bétail dans les secteurs ruraux des provinces de Kandahar et de Zabul, du fait du manque d'eau et de pâturages.
En 1999, la production céréalière totale a été estimée à 3,24 millions de tonnes (riz sous forme de paddy), soit environ 16 pour cent de moins que le volume exceptionnel engrangé l'année précédente, en raison du faible niveau de précipitations et d'une infestation de ravageurs. Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires doit se rendre dans le pays à partir de la fin avril afin d'évaluer les conditions générales des approvisionnements alimentaires ainsi que les besoins en importations céréalières pour 2000/2001, y compris l'aide alimentaire.
La situation alimentaire est tendue pour un grand nombre de personnes déplacées. Selon des indications récentes, rien qu'à Kaboul, le PAM envisage de prendre en charge près de 350 000 personnes déplacées de l'intérieur, tandis que plus de 200 000 personnes reçoivent une assistance alimentaire à Kandahar et à Zabul.
Les perspectives concernant la récolte de blé 2000, dont la moisson doit se faire en avril/mai, sont défavorables par suite de la sécheresse, malgré quelques bonnes pluies tombées en début de campagne. La production de blé de 1999 est estimée à 1,5 million de tonnes, environ 17 pour cent de moins que la récolte de l'année précédente. Les pluies faibles à modérées tombées durant le mois de janvier risquent de favoriser la multiplication des criquets pèlerins, dont un petit nombre pourrait se trouver actuellement près de Djizan et proliférer progressivement.
On prévoit actuellement pour 1999/2000 (juillet/juin) des importations de céréales d'environ 6,9 millions de tonnes, comme l'an dernier.
L'objectif fixé pour la récolte céréalière 2000 (céréales et légumineuses) est de 315 000 tonnes. Cependant, selon les indications, la superficie ensemencée en cultures d'hiver a encore diminué en raison du manque de compétitivité des rendements et de la hausse des cours du carburant. La récolte céréalière de 1999 est officiellement estimée à 301 000 tonnes, soit environ 8 pour cent de moins que les 326 000 tonnes récoltées en 1998. La production de blé est tombée à 210 000 tonnes, essentiellement du fait de la concurrence exercée par les importations et des précipitations qui ont été inférieures à la normale en automne et en hiver.
En 1999/2000, le volume des importations céréalières nécessaires devrait s'élever à près de 370 000 tonnes, dont 350 000 tonnes de blé. Pour répondre à ces besoins, des aides alimentaires d'un volume de 87 000 tonnes ont été annoncées. Le solde devrait être importé commercialement.
Malgré une augmentation du PNB par habitant au cours des dernières années, le pouvoir d'achat des ménages reste faible et, parfois, insuffisant pour couvrir les coûts du panier minimum de consommation. Les niveaux de vie, tels que mesurés par la consommation en protéines, ont marqué un certain déclin en 1999, reflétant ainsi la baisse des envois d'argent de la part des travailleurs séjournant en Fédération de Russie. De ce fait, le pourcentage moyen de dépenses consacrées par les ménages à l'achat de denrées alimentaires est passé de 57 pour cent en 1998 à 67 pour cent en 1999. Au total, quelque 170 000 personnes vulnérables recevront une aide alimentaire du PAM, parmi lesquelles environ 110 000 réfugiés et personnes vulnérables qui bénéficieront de secours alimentaires. L'assistance visera également 60 000 personnes par l'intermédiaire d'activités communautaires "vivres-contre- travail", qui contribuent au développement économique et social. Ce programme, d'une durée de trois ans, sera revu chaque année.
Les perspectives initiales pour la récolte céréalière de 2000 sont satisfaisantes. La superficie ensemencée en cultures d'hiver (principalement du blé) a augmenté par rapport à celle ensemencée pour la récolte de 1999. Cependant, elle reste nettement inférieure à la moyenne enregistrée jusqu'en 1997, du fait de la concurrence exercée par le blé importé après la libéralisation des échanges céréaliers et de la meilleure rentabilité des activités de production de bétail, de pommes de terre et de légumes.
Les perspectives d'augmentation marquée, à court terme, de la production céréalière (blé principalement) ne sont guère favorables. Le manque d'accès aux crédits pour des semences et des engrais de qualité, associé au caractère aléatoire des approvisionnements en eau d'irrigation, empêche la plupart des agriculteurs d'accroître le rendement de blé national à un niveau qui lui permettrait de faire concurrence au blé importé dans les zones urbaines, et, de plus en plus, dans les zones rurales. En outre, l'insuffisance de l'infrastructure commerciale et l'absence d'environnement porteur pour les producteurs, les industries de transformation et les négociants ont gravement limité les investissements dans le secteur agro-alimentaire et l'accès des producteurs nationaux aux marchés urbains en expansion.
Le PNB a augmenté, en 1999, de 7,4 pour cent exprimés en devise locale, et le volume de la production agricole a augmenté de 7 pour cent. Le cheptel connaît une augmentation annuelle d'environ 9 pour cent (sauf les porcs qui ont diminué de 20 pour cent). La production de viande et de lait a connu une croissance d'environ 5 pour cent, et celle des œufs de 3 pour cent.
En 1999, la production céréalière a augmenté de 15 pour cent, pour atteindre 1 093 000 tonnes, mais elle est restée inférieure d'environ 20 pour cent à la production de 1991. L'amélioration des rendements du fait de meilleures conditions météorologiques et d'une meilleure gestion de la part des agriculteurs privés, compense la soudaine réduction de la superficie ensemencée en céréales. En 1999/2000, les importations céréalières devraient atteindre, selon les estimations, 607 000 tonnes, soit près de 10 pour cent de moins que l'an dernier. Il s'agira essentiellement d'importations commerciales, bien que les groupes vulnérables, notamment les personnes déplacées à l'intérieur du pays, aient encore besoin d'une aide alimentaire ciblée. Le PAM continue de soutenir 485 000 bénéficiaires par l'intermédiaire de l'intervention prolongée de secours et de redressement de trois ans qui a débuté en juillet 1999. Les produits alimentaires engagés pour la durée du projet s'élèvent au total à 47 880 tonnes d'aide alimentaire. Le programme en cours apporte une aide supplémentaire aux personnes déplacées à l'intérieur du pays et des secours aux groupes socialement vulnérables, prévoit la réinstallation des réfugiés/rapatriés et le redressement dans le cadre d'initiatives "vivres-contre- travail" et "vivres-contre-formation".
Des pluies inhabituelles pour la saison sont tombées mi- février, améliorant encore les perspectives de la récolte de riz "boro" en cours, dont la moisson doit commencer à partir de la mi-avril. La récolte de boro est presque entièrement irriguée, étant donné qu'il n'y a généralement pas de précipitations entre le mois de novembre, qui marque la fin de la mousson, et le mois de mars. Les bonnes perspectives de production concernant la récolte, et les résultats positifs enregistrés avec les récoltes Aus et Aman engrangées l'an dernier, semblent indiquer que la production de riz pour la période 1999/2000 pourrait atteindre un volume record.
On estime actuellement que la production de riz usiné en 1999/2000 sera de l'ordre de 20,6 millions de tonnes, volume analogue à celui de l'année précédente et supérieur d'environ 8 pour cent à la dernière moyenne quinquennale. Grâce à cette augmentation de la production, et si les conditions demeurent satisfaisantes, la production de blé pour 2000 atteindra, selon les estimations, le niveau record de 1,9 million de tonnes déjà atteint en 1999. Les importations de blé pour la prochaine campagne de commercialisation, à savoir 2000/2001, devraient être analogues à celles de la campagne 1999/2000, soit 1,6 million de tonnes.
La situation des approvisionnements céréaliers s'est considérablement détendue depuis les graves inondations de 1998. La bonne production de riz et de blé enregistrée l'an dernier et au début de cette année, conjuguée au niveau élevé des stocks faisant suite aux importations très substantielles de 1998/1999, contribue à maintenir le caractère satisfaisant des approvisionnements alimentaires. Il faut s'attendre à ce que les importations, de riz en particulier, continuent de décroître cette année, étant donné que l'on prévoit des importations relativement modestes de la part du gouvernement, parallèlement à l'introduction d'une taxe de 5 pour cent destinée à décourager les importations privées de riz.
Selon les indications reçues, la culture du riz de saison sèche progresse plus lentement que l'an dernier; par ailleurs, dans les régions de culture de décrue, on a enregistré des retards dus à la lenteur du retrait des eaux le long des bassins du Mékong et du Bassac. La culture du riz de saison sèche et de décrue ne représente qu'une proportion relativement faible de la production globale du pays, dont la plus grosse partie provient de la culture de saison des pluies, qui s'étend de septembre/octobre à décembre/janvier. La production globale de paddy pour 1999/2000 est officiellement estimée à 4 millions de tonnes, soit un progrès de 12 pour cent par rapport à l'an dernier.
Le riz représente 84 pour cent environ de la production vivrière annuelle et il est semé sur près de 90 pour cent des superficies cultivées, notamment dans le bassin central et le delta du Mékong et dans la plaine de Tonle Sap. Si la situation des disponibilités alimentaires est dans l'ensemble satisfaisante, une partie non négligeable de la population demeure vulnérable aux pénuries alimentaires. Ces besoins sont en partie couverts par le PAM dans le cadre d'une intervention prolongée de secours et de redressement. En 2000, le PAM viendra en aide à environ 1,5 million de bénéficiaires dans des communes ciblées, touchées par l'insécurité alimentaire dans 24 provinces, fournissant en moyenne l'équivalent de deux mois de besoins alimentaires de base, principalement sous forme d'initiatives "vivres-contre-travail".
En Chine, malgré une chute d'environ 7 pour cent des surfaces ensemencées en blé d'hiver par rapport à l'an dernier, les conditions météorologiques favorables et les précipitations tombées au cours de l'hiver dans les principales régions productrices du nord-est laissent présager des rendements plus élevés, ainsi qu'une réduction moins marquée de la production qu'on ne l'avait pensé précédemment. Le blé d'hiver représente environ 85 pour cent de la production globale de blé du pays, le reste étant représenté par le blé de printemps planté en mars/avril. On prévoit actuellement, pour cette année, une production d'environ 111 millions de tonnes, à comparer aux 114 millions de tonnes engrangées en 1998/1999. Le blé d'hiver, on l'a vu, compte pour environ 85 pour cent de la production globale. Compte tenu du déclin de la production nationale et de la ponction opérée sur les réserves, il faudra importer davantage pour satisfaire la demande.
Le gouvernement a abaissé son objectif de production céréalière à 490 millions de tonnes, contre une estimation de 500 millions de tonnes en 1999 (y compris les racines et tubercules). Cette révision à la baisse est officiellement attribuée à l'existence d'importants stocks céréaliers dans le pays et à la chute des prix de certains produits.
Les perspectives concernant les récoltes de blé et d'orge de la campagne 2000, dont la moisson doit commencer en mai/juin, semblent favorables. Les surfaces ensemencées totalisent environ 60 000 hectares, soit une superficie analogue à celle de l'année précédente. La production céréalière de 1999, principalement composée d'orge, est estimée à 106 000 tonnes, ce qui représente une hausse d'environ 63 pour cent par rapport à la mauvaise récolte de la campagne précédente, mais aussi un volume inférieur de 6 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.
On estime à 100 000 tonnes les importations de blé pendant la campagne de 1999/2000 (mai/avril), tandis que les importations totales d'orge et de blé devraient atteindre un volume de quelque 540 000 tonnes.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE (21 mars)
La demande de céréales pour l'alimentation humaine et animale est en expansion, à mesure que l'économie poursuit son redressement après la crise financière qui a frappé l'Asie. Le blé et le maïs sont presque entièrement importés, et le pays produit en moyenne 5 millions de tonnes de riz (usiné) par an, au cours de la campagne principale qui commence autour du mois de mai et se termine en octobre. L'an dernier, malgré les fortes inondations, la production de riz s'est établie à près de 5,2 millions de tonnes, pour une superficie de 1,06 million d'hectares. Le niveau de production a été supérieur d'environ 146 000 tonnes, soit près de 3 pour cent, à la récolte de 1998. Le nombre des exploitations rizicoles connaît un déclin général dans le pays, tout comme la superficie consacrée au riz, à mesure que davantage de terres sont destinées aux infrastructures et au développement urbain. Toute expansion future viendra donc principalement de l'exploitation de terres marginales et bonifiées, y compris de terres inondables.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (21 mars)
La principale activité agricole en cours concerne la double récolte des cultures d'hiver et de printemps de blé et d'orge, qui ont gagné en importance au cours des dernières années du fait des difficultés chroniques d'approvisionnements en nourriture humaine et animale. Ces cultures, dont la moisson se fera fin mai/début juin, précèdent les semis des campagnes principales de maïs et de riz. En raison de ses conditions climatiques difficiles et de sa topographie ingrate, le pays ne peut compter que sur une campagne principale de riz et de maïs (principales denrées de base) par an, cultures dont les semis se déroulent en mai et la récolte en septembre/octobre. Cette période est fondamentale, après les baisses de production marquées que le pays a connues entre 1995 et 1997, lorsque des inondations et la sécheresse avaient fortement réduit les disponibilités alimentaires intérieures.
Bien que l'on ait assisté, en 1998 et 1999 à un redressement et à une stabilisation relatifs de la production agricole, les tendances de la production au cours de ces années indiquent que la RDP de Corée est entrée dans une ère marquée par une agriculture relativement peu consommatrice d'intrants et faiblement productrice. Même en l'absence de catastrophes naturelles majeures, la production vivrière intérieure restera largement inférieure aux besoins minimums du fait de la pénurie d'investissements dans le secteur de l'agriculture et d'une forte pénurie d'intrants agricoles essentiels. Cependant, la FAO a fourni des intrants agricoles sous forme d'engrais pour le programme de double récolte d'hiver 1999/2000 et pour le programme en cours de double récolte de printemps, ce qui devrait contribuer à augmenter la production vivrière au cours de la période creuse allant de juin à septembre 2000.
Compte tenu des contraintes pesant sur l'économie et sur l'agriculture, il faut craindre que les problèmes d'approvisionnements alimentaires persistent de façon chronique, affectant à leur tour la situation nutritionnelle et de santé de la population, laquelle a été aggravée par le manque de ressources, de médicaments et de fournitures essentielles.
Le PAM a fourni à ce jour pour la campagne de commercialisation en cours, 96 000 tonnes d'aide alimentaire, auxquelles s'ajouteront 220 000 tonnes programmées pour février et mars. Cette aide est concentrée sur les enfants de moins de 16 ans (des crèches et des écoles maternelles, primaires et secondaires), les femmes enceintes et les mères allaitantes, les orphelins, les malades hospitalisés et les personnes âgées. Le PAM apporte actuellement une aide alimentaire à quelque 5,6 millions de bénéficiaires et prévoit d'effectuer des distributions supplémentaires pendant la période creuse, qui va d'avril à juin. Cela ne sera toutefois possible que si de nouveaux dons sont reçus, car la filière de l'aide en céréales sera tarie dès le mois d'avril.
Les conditions météorologiques intéressant la récolte céréalière de 2000 ont été jusqu'à présent satisfaisantes. Cependant, la superficie consacrée aux céréales d'hiver (blé principalement, mais aussi orge) a encore diminué, tombant à 110 000 hectares, d'une part en raison de l'augmentation très marquée du prix du carburant durant la période des semis, mais également par suite de la reconversion des surfaces à des cultures plus rentables telles que le tournesol, la pomme de terre, les légumes et le maïs, et enfin à la concurrence du blé d'importation. Une donation de 20 000 tonnes de carburant diesel pourrait assister les agriculteurs à étendre ou à maintenir la superficie consacrée au blé de printemps. L'objectif de production céréalière de l'année 2000 a été fixé à 0,75-0,80 million de tonnes.
Malgré une réduction des surfaces ensemencées en blé, la FAO estime la récolte céréalière de 1999 à 800 000 tonnes, soit près de 20 pour cent de plus qu'en 1998. Ce sont principalement les précipitations tombées en temps opportun durant la période de végétation, ainsi que certaines améliorations de l'accès des agriculteurs aux intrants, et enfin un meilleur soin apporté par les cultivateurs privés à leurs récoltes, qui ont entraîné une amélioration marquée des rendements par rapport à 1998. On observe également un net progrès de la production de pommes de terre, de légumes, de graines de tournesol et de thé; cependant, la production de fruits et d'agrumes a enregistré un déclin supplémentaire lié à l'absence d'un système efficace de commercialisation et de transformation.
Aucune pénurie de denrées alimentaires n'est signalée sur les marchés ruraux ou urbains et les éventuels déficits de production intérieure sont comblés par des importations. L'existence dans le pays de flux parallèles de céréales (en particulier blé et farine) assez importants et les livraisons vers les pays voisins rendent difficile l'analyse de la situation de l'offre et de la demande. Pour 1999/2000, l'utilisation nationale de céréales est estimée à près de 1,3 million de tonnes de céréales, dont 815 000 tonnes destinées à la consommation humaine, 100 000 tonnes pour les semences, l'usinage et les pertes et le restant pour l'alimentation animale. Avec une production intérieure de 791 000 tonnes, on estime que les importations céréalières atteindront 555 000 tonnes, soit environ 8 pour cent de moins que l'an dernier, lorsque les disponibilités de blé étaient meilleures et moins chères dans les pays voisins. Face à ce besoin, l'aide alimentaire annoncée s'élève à 90 000 tonnes. La plus grande partie du solde devrait être importée par les voies commerciales.
Les achats de produits alimentaires représentent une grande partie des dépenses des ménages et un pourcentage important de la population est en situation de pauvreté. Si l'on ne parle pas officiellement de malnutrition aiguë, on observe cependant une augmentation lente, mais néanmoins très nette, de la malnutrition chez les enfants, malgré des distributions ciblées d'aide alimentaire supplémentaire. Au total, plusieurs centaines de milliers de personnes ont encore besoin d'une aide humanitaire, y compris les 182 000 bénéficiaires d'une aide du Programme alimentaire mondial au titre de l'intervention prolongée de secours et de redressement. Il s'agit d'une intervention d'une durée d'un an, arrivant à son terme le 30 juin 2000, qui prévoit un engagement total de 18 190 tonnes de produits alimentaires, avec pour le PAM un coût global de 10 millions de dollars E.-U. L'aide qui est fournie par le PAM au titre de l'IPSR a une double finalité: i) de secours prolongé, avec la distribution gratuite de produits alimentaires aux populations les plus vulnérables, et ii) de redressement, par le biais de programmes vivres-contre- travail. Un autre IPSR, d'une durée de deux ans et devant commencer en juillet, est en cours de préparation.
La récolte de blé d'hiver Rabi est bien avancée. Compte tenu du déclin d'environ 3 pour cent de la surface ensemencée cette année, qui est tombée de 26,9 millions d'hectares à 26,2 millions d'hectares, et de la sécheresse et des pluies irrégulières dans certaines régions, on estime que la production globale de 2000 sera de l'ordre de 70 millions de tonnes et analogue aux estimations révisées de 1999. Cependant, cette production demeure supérieure de 5 pour cent à la dernière moyenne quinquennale. Le blé est la principale culture d'hiver et contribue pour près de 40 pour cent à la production céréalière nationale. La sécheresse a principalement affecté les récoltes du Gujarat et du Rajasthan, bien que les cultures des principaux États producteurs, le Punjab et le Haryana et des États producteurs les plus importants, le Madhya Pradesh et le Uttar Pradesh, demeurent satisfaisantes et en mesure de compenser le déclin enregistré dans les régions occidentales du pays.
En 1999/2000, le pays a bénéficié d'une mousson normale, pour la douzième fois consécutive, bien que la répartition en ait été irrégulière par endroit. Sur la base des dernières indications, la production globale de riz pour 1999/2000 devrait atteindre le volume record de 87,5 millions de tonnes, dont 75,5 millions de tonnes de la récolte Kharif de l'an dernier et près de 12 millions de tonnes provenant de la récolte irriguée Rabi, dont la moisson a commencé.
Grâce à une bonne production nationale conjuguée à des stocks céréaliers importants, la situation des approvisionnements alimentaires demeure satisfaisante. A la clôture de la campagne de commercialisation 1999/2000, au mois de mars, les stocks de blé de la CEI étaient établis par projection à environ 14 millions de tonnes, soit très largement au-dessus du besoin minimum. Outre le blé, grâce à des achats importants de riz provenant de la récolte Kharif de l'an dernier, les stocks de riz atteignent également des niveaux confortables. Compte tenu de la bonne production de céréales alimentaires en 1999/2000 et des niveaux satisfaisants de stocks, le gouvernement a déjà imposé une taxe visant à restreindre les importations de blé, lesquelles resteront probablement modérées au cours de la prochaine campagne de commercialisation; par ailleurs, le gouvernement envisage également d'imposer un droit visant à restreindre les importations de riz.
À Java, la récolte du riz de la campagne humide (principale) est engagée dans les principales régions productrices et se poursuivra, selon les régions, jusqu'en mai ou juin. Le temps sec et ensoleillé de mars a profité aux cultures en phase de maturation et à leur moisson. Dans l'ensemble, la saison a évolué de façon satisfaisante, avec un niveau adéquat de précipitations et d'intrants, et les estimations actuelles font état d'une production, pour 2000, de 50 à 51 millions de tonnes de paddy, soit un volume correspondant à la dernière moyenne quinquennale et analogue à celui de 1999.
La situation concernant le riz est satisfaisante pour le pays, malgré la taxe d'importation de 30 pour cent imposée aux importations de riz au mois de janvier de cette année. Selon des indications récentes, en dépit des pressions exercées par les producteurs pour que soient encore augmentés les droits d'importation (de 40 à 50 pour cent), afin de restreindre les entrées et de maintenir les prix intérieurs, il est peu probable que le gouvernement y donne suite avant un examen prévu pour le mois d'août.
Les stocks publics s'établissaient à 1,2 million de tonnes à la fin du mois de février, soit un niveau inférieur à la normale; ce niveau est considéré comme s'inscrivant dans une stratégie de réduction des coûts de l'Agence nationale de la logistique (BULOG).
IRAN, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D' (21 mars)
Les précipitations enregistrées en janvier et en février sont restées inférieures à la normale dans la plupart des régions du pays, et il faudra un complément de précipitations pour que la production céréalière de cette année atteigne un niveau suffisant. Des pluies d'un volume inférieur à la normale ont fait suite à la sécheresse dévastatrice de 1999, qui avait gravement réduit la production intérieure des principales denrées de base, le blé et l'orge, dont la production est très importante pour le secteur de l'élevage. Il sera donc essentiel que le pays reçoive des pluies lors des phases critiques du développement des cultures, l'épiaison par exemple. La grave sécheresse de l'an dernier a réduit les récoltes de blé et d'orge de 27 et 42 pour cent respectivement par rapport à 1998. De ce fait, les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1999/2000 en cours atteindront un volume record d'environ 6,5 millions de tonnes.
Pour la campagne en cours, la surface ensemencée en blé a augmenté d'environ 22 pour cent, et celle de l'orge de près de 25 pour cent. La récolte du blé commencera vers la fin du mois de mai et se prolongera jusqu'en juillet. Sous réserve des conditions météorologiques qui prévaudront au cours des prochaines semaines, les prévisions actuelles établissent la production de blé à environ 10,1 millions de tonnes, tandis que la récolte de blé, que l'on engrange actuellement, devrait atteindre 2,8 millions de tonnes.
Les perspectives pour la récolte céréalière de 2000 (mai/juin) restent défavorables. La sécheresse, qui s'est prolongée, a considérablement réduit les surfaces cultivées, nuisant de surcroît aux conditions de végétation. Par ailleurs, la production est entravée par de graves pénuries d'intrants agricoles essentiels.
La production totale de céréales de 1999 est estimée à 1,6 million de tonnes, soit près de 40 pour cent de moins que la moyenne des cinq années précédentes, du fait de la grave sécheresse conjuguée à une invasion généralisée de ravageurs et de plantes adventices. La sécheresse a aussi causé d'importants dégâts au secteur de l'élevage, déjà affaibli par des épidémies de fièvre aphteuse.
En décembre 1999, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la septième phase du programme "pétrole-contre- vivres", de janvier à juin, qui prévoit une avance de 5,26 milliards de dollars E.-U. sur les revenus pétroliers, avance susceptible d'une révision à la hausse en cas de recettes supérieures, à utiliser pour l'achat de denrées alimentaires, de médicaments et de matériel sanitaire, de même que pour les réparations d'urgence des infrastructures. En mars 2000, le montant alloué pour les pièces détachées a été doublé, atteignant 600 millions de dollars E.-U. destinés au remplacement d'équipements menacés de vétusté. Malgré une certaine amélioration de la situation alimentaire générale, après la mise en œuvre de l'accord "pétrole- contre-vivres", les problèmes sanitaires et nutritionnels demeurent largement répandus dans de nombreuses régions, et ils sont appelés à persister à moins que l'on ne réponde aux besoins en redressement économique et en développement de l'ensemble du pays.
Les perspectives sont favorables pour les récoltes de blé et d'orge de la campagne 2000, que l'on doit rentrer à partir d'avril/mai, grâce à des pluies favorables durant la saison de végétation. En temps normal, la production intérieure de blé couvre moins d'un cinquième de la totalité des besoins, le reste étant importé par les voies commerciales.
La production de blé de 1999 est estimée à 152 000 tonnes, soit environ 10 pour cent de moins que l'année précédente, en raison de l'extrême sécheresse qui a frappé plusieurs pays du Proche-Orient. On prévoit, pour 1999/2000 (juillet/juin), des importations céréalières de quelque 2,6 millions de tonnes.
Grâce à l'amélioration des rendements, la production totale de riz pour la campagne 1999 a connu une augmentation d'environ 2,4 pour cent par rapport aux 8,11 millions de tonnes (riz usiné) produites en 1998. En 1999, la surface totale soumise à récolte pour le riz a été de 1,8 million d'hectares, chiffre conforme au programme d'ajustement de la production du riz mis en œuvre par le gouvernement. La superficie d'exploitation rizicole a connu un déclin progressif au cours des années 90, au terme dudit programme d'ajustement, et elle était, en 1999, inférieure d'environ 16 pour cent à celle cultivée en 1995.
Malgré les bonnes pluies tombées au début de l'année, les perspectives pour la récolte de blé et d'orge de la campagne 2000, qui se déroulera en mai/juin, sont mauvaises en raison d'une sécheresse prolongée qui a retardé les semis. En 1999, une forte sécheresse a gravement endommagé les cultures céréalières et la production horticole, entraînant une chute de 88 pour cent de la production globale de blé et d'orge, laquelle est tombée à 13 000 tonnes. Le secteur de l'élevage a été touché lui aussi et de nombreux éleveurs d'ovins ont été frappés de plein fouet par la montée des coûts et la diminution qualitative et quantitative des produits.
L'ensemble des besoins d'importation de céréales pour la campagne de commercialisation de 1999/2000 (juillet/juin) ont été estimés à 1,94 million de tonnes. Ces besoins devraient être couverts à 80 pour cent environ par des importations commerciales, ce qui laisse un déficit de 387 000 tonnes à combler par une aide alimentaire. Le PAM a approuvé en juillet 1999 une opération d'urgence visant à fournir une aide alimentaire de quelque 4 millions de dollars E.-U. à 180 000 personnes vulnérables, pour une période de huit mois.
L'essentiel des semis céréaliers se fera au mois de mai. Les céréales d'hiver représentent une partie très limitée de la production totale, et on espère étendre la surface globale ensemencée à 12 millions d'hectares. En l'absence d'une répétition des conditions météorologiques optimales de l'an dernier, la surface à récolter pourrait ne pas dépasser les 10,9 millions d'hectares exploités en 1999. De plus, une infestation de sauteriaux, mal traitée l'an dernier, pourrait menacer la récolte de cette année.
La récolte céréalière de 1999 est officiellement estimée à 14,3 millions de tonnes (en poids nettoyé), c'est-à-dire plus du double de la médiocre récolte de 1998. Le résultat nettement meilleur obtenu est dû à l'arrivée ponctuelle des pluies pendant la période de végétation et au moment des récoltes. De ce fait, 96 pour cent de la superficie ensemencée ont été récoltés.
Le pays a exporté 2,5 millions de tonnes de céréales en 1998/99 et ses disponibilités d'exportation atteignent jusqu'à 7 ou 8 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation en cours. Cependant, des problèmes d'infrastructure et des considérations logistiques laissent présager des exportations moins volumineuses, lesquelles sont provisoirement estimées, pour 1999/2000, à environ 5,2 millions de tonnes, principalement à destination d'autres pays de la CEI. Entre juillet et décembre 1999, plus de 3 millions de tonnes de céréales, blé principalement, ont été exportées.
Le temps sec et ensoleillé qui a prévalu dans la région au cours du mois de mars a favorisé le développement de la campagne secondaire de riz. Ces cultures sont en grande partie irriguées et contribuent à hauteur de 15 pour cent environ à la production annuelle moyenne de paddy de quelque 1,7 million de tonnes.
Une aide alimentaire en faveur des couches vulnérables de la population demeure nécessaire à l'appui de projets ciblés concernant les groupes vulnérables dans les zones de riziculture qui ont enregistré une baisse de production en 1998/1999. Sur la base des estimations récentes de la FAO, 251 000 personnes ont eu besoin l'an dernier d'environ 12 000 tonnes d'aide pendant une période moyenne de quatre mois. Quelque 8 000 tonnes ont été annoncées et livrées au cours de la dernière campagne de commercialisation.
Les perspectives pour la récolte d'hiver de 2000 (juin/juillet) restent favorables. La production globale de blé et d'orge de 1999 est estimée à 62 000 tonnes, soit un volume pratiquement identique à celui de l'année précédente.
On prévoit en 1999/2000 un volume d'importations de blé de quelque 0,51 million de tonnes, légèrement supérieur à celui de la dernière campagne.
Le pays produit chaque année quelque 2 millions de tonnes de paddy en moyenne, dont 60 pour cent proviennent des cultures de la campagne principale et 40 pour cent des cultures de contre-saison. En temps normal, le pays importe le tiers de sa consommation intérieure de riz, tandis que le blé et le maïs sont presque entièrement importés. À la lumière du redressement économique du pays, suite au ralentissement qui a suivi la crise asiatique, on peut s'attendre à une augmentation des importations de blé comme de maïs pour faire face à une demande croissante.
Le pire des hivers qu'ai connu le pays en trente ans a entraîné la perte de plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail, menaçant gravement le mode de vie et la sécurité alimentaire de près d'un quart de la population de 2,7 millions d'habitants, entièrement tributaires de l'élevage. Selon les rapports officiels, 1,7 million d'animaux auraient déjà péri, et un grand nombre d'autres bêtes mourront probablement au cours des prochaines semaines, vu la persistance de conditions très rigoureuses. Les régions les plus touchées sont celles du centre, de l'ouest et du nord- ouest, où l'on trouve 142 des 360 comtés du pays. Les zones les plus éprouvées sont celles de Dundgobi, Ovorkhangai, Uvs, Zavkhanto et Bayankhongor.
Le secteur de l'élevage joue un rôle extrêmement important dans l'économie de la Mongolie, car il constitue la source principale de nombreux ménages, et contribue de façon importante à obtenir des devises étrangères. En outre, compte tenu des distances importantes et de la difficulté d'accès à d'autres sources de nourriture, les animaux jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire des ménages, auxquels ils apportent les nutriments essentiels grâce à la viande et au lait. Les estimations dont on dispose indiquent qu'en temps normal, les animaux fournissent annuellement près de 92 kg de viande et 130 kg de produits laitiers par habitant. De ce fait, les pertes importantes de bétail auront un effet direct et grave sur la sécurité alimentaire d'un grand nombre de familles de pasteurs, tout particulièrement dans les zones éloignées et difficiles d'accès. Par ailleurs, les problèmes nutritionnels risquent fort d'être aggravés par les difficultés d'accès aux soins médicaux élémentaires, étant donné que les transports restent fortement entravés par le manque de chevaux.
La situation alimentaire des groupes vulnérables tels que les femmes et les enfants pourrait se détériorer de façon sensible au cours des prochains mois, à mesure que s'épuiseront des réserves alimentaires hivernales essentielles telles que la viande séchée, le lait et les produits laitiers. D'ores et déjà, on voit des groupes appartenant aux secteurs plus vulnérables de la population nomade migrer vers les villes à la recherche d'un emploi. Cette situation ne pourra qu'exacerber les difficultés actuelles d'approvisionnement alimentaire dans certaines régions, difficultés qui sont apparues au cours des dix dernières années par suite de problèmes économiques d'ordre général.
Alors que des milliers d'hectares de pâturages restent enfouis sous une épaisse couche de neige, il faut impérativement fournir aux animaux survivants un complément de nourriture. Cependant, le gouvernement ne dispose que de ressources très limitées pour ce faire, son rôle à l'égard des activités agricoles est en déclin et il ne dispose pas de stocks d'urgence de nourriture pour la consommation humaine ou animale. Les difficultés d'approvisionnement en nourriture pour animaux sont encore entravées par les difficultés de transport, ainsi que par les conséquences d'une grave sécheresse qui a sévi durant la dernière campagne, réduisant la qualité des pâturages et la production du foin - normalement réservé pour l'alimentation animale au cours des mois critiques de l'hiver. Par conséquent, même avant que n'éclate la crise actuelle, l'état de santé d'une bonne partie du cheptel était déjà médiocre.
La crise alimentaire actuelle fait suite à plusieurs années de détérioration des normes nutritionnelles imputable à la profonde transformation des conditions économiques de larges couches de la population, à mesure que l'économie était réorientée, passant de la planification centralisée à la primauté du marché. Cette dernière évolution, en particulier, a largement exposé de nombreux groupes qui dépendaient des emplois publics et de l'aide sociale, aux aléas économiques, du fait qu'ils n'avaient guère d'autres sources de gain. Selon différents rapports remontant au milieu des années 90, les catégories les plus affectées par la pauvreté et l'insécurité alimentaire sont les chômeurs, les personnes âgées, les ménages dirigés par des femmes, les enfants, les retraités et les petits pasteurs.
Le gouvernement de Mongolie a lancé un appel à l'aide internationale, sous forme de nourriture, de vêtements, de médicaments et de fourrage pour le bétail survivant. En réponse à cet appel, les Nations Unies se préparent à lancer un appel à la communauté internationale, dont les contributions viendraient s'ajouter aux dons obtenus dans le cadre de l'effort de secours déjà entrepris.
Des précipitations ne correspondant pas à la saison dans la région ont augmenté les réserves d'irrigation pour la culture du riz de saison sèche, dont la moisson doit commencer en avril. En règle générale, la moisson de la récolte principale humide/de mousson est achevée au mois de février.
Selon les estimations, la production totale de riz paddy pour 1999/2000 atteindrait le volume moyen de 17,5 millions de tonnes, niveau marginalement en deçà de la moyenne et inférieur d'environ 2 pour cent à celui de la campagne précédente.
La récolte du thé commencera un peu plus tard ce mois-ci et se prolongera courant mai. En 1999, le pays a engrangé une récolte de blé légèrement supérieure à la moyenne, d'un volume de 1,1 million de tonnes environ. La récolte de paddy de 1999, effectuée en octobre/novembre, a atteint quelque 3,6 millions de tonnes, soit un niveau supérieur de 4 pour cent à la moyenne et une augmentation de 6 pour cent par rapport à 1998.
Les superficies ensemencées en cultures d'hiver (blé principalement) dans les grandes fermes d'État ont augmenté de 4 pour cent et couvrent 1,36 million d'hectares, au détriment du coton. En outre, les agriculteurs sont également tenus de cultiver du blé sur leur parcelle familiale, ce qui, selon les estimations, devrait porter la superficie globale consacrée au blé à 1,47 million d'hectares. L'objectif de production pour les céréales d'hiver est fixé à 4,1 millions de tonnes. Quant à la superficie ensemencée en coton, elle doit subir une réduction de 80 000 hectares.
On estime officiellement la récolte de blé et d'orge de 1999 à 3,7 millions de tonnes (poids nettoyé), soit quelque 120 000 tonnes de plus qu'en 1998, et la production totale de céréales (y compris le maïs et le riz) à 4 321 millions de tonnes. Les importations céréalières font l'objet d'une réduction visant à maintenir une balance commerciale positive. On estime que ces importations tomberont à environ 335 000 tonnes en 1999/2000, et comprendront 44 000 tonnes d'aide alimentaire sous forme de blé.
Compte tenu des conditions météorologiques favorables qui ont prévalu durant la campagne, de la légère expansion des surfaces ensemencées en réponse à une augmentation de 25 pour cent des prix de soutien, et d'une meilleure fourniture d'eau d'irrigation et d'intrants, on prévoit une récolte de blé exceptionnelle, voire record. La moisson est en cours et l'on prévoit d'engranger 20 millions de tonnes, soit environ 11 pour cent de plus qu'en 1999 et un progrès de 15 pour cent par rapport à la dernière moyenne quinquennale. Compte tenu de cette production accrue, on prévoit un déclin des importations en 2000/2001. La récolte de riz (usiné) de cette année devrait s'établir à environ 5 millions de tonnes, volume analogue à celui de l'an dernier.
L'éruption du volcan Mayon, fin février, a affecté une zone d'un diamètre de 12 km environ autour du cratère, entraînant le déplacement de plusieurs milliers de personnes. On ne déplore pas de pertes en vies humaines, mais les dommages causés au secteur agricole et aux cultures sont estimés à environ 2,65 millions de dollars E.-U., principalement sous forme de perte de riz, de maïs, de légumes et de fruits. Les évaluations de sinistres agricoles effectuées jusqu'ici ne comprennent pas les dégâts causés aux plantations de cocotiers, qui jouent également un rôle important dans la région. Ces pertes entraîneront probablement, dans plusieurs localités, d'importantes difficultés d'approvisionne-ment alimentaire au cours des prochains mois. En 1993, 77 personnes avaient perdu la vie lors d'une éruption du même volcan.
La crise financière asiatique ayant entraîné une réduction de la demande, on s'attend, cette année, à une augmentation de la consommation de céréales pour l'alimentation humaine et de céréales fourragères du fait de la reprise de l'économie et du redressement du secteur agricole, après une grave sécheresse provoquée par El Niño en 1997/98.
La moisson des cultures de riz et de maïs de saison sèche, plantées en octobre/décembre, commencera au cours des trois prochaines semaines et se poursuivra au cours du mois de mai. Selon les dernières projections, la production de paddy se situerait autour de 5,4 millions de tonnes, soit quelque 2 pour cent de plus qu'en 1999. Globalement, grâce à une augmentation des semis et à l'amélioration prévue des rendements, la production de paddy de l'année civile en cours (2000) pourrait atteindre 12,1 millions de tonnes, soit un volume proche du record de 11,9 millions de tonnes enregistré l'an dernier. Ces résultats dépendront toutefois des conditions atmosphériques et du rendement de la principale récolte de riz, plantée en mai/juin et rentrée en octobre/novembre. Le volume de la production record de 1999 était supérieur de 38 pour cent à celui de 1998, qui s'est fortement ressenti des aléas météorologiques dus à El Niño.
La production de maïs de 1999 s'est établie à 4,6 millions de tonnes, ce qui représente une progression d'environ 9 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années et 20 pour cent de plus que l'année précédente. Des pluies excessives ayant déterminé une diminution des emblavures, on prévoit que la production de maïs du premier trimestre atteindra 1,1 million de tonnes, environ 14 pour cent de moins qu'en 1999, pendant la même période. Face à un tel déficit, il faudra sans doute effectuer des importations supplémentaires de maïs pour répondre à la demande dans le secteur de l'alimentation animale.
La superficie consacrée aux céréales d'hiver (blé principalement) qui seront récoltées en l'an 2000 pourrait demeurer relativement stable. Au total, 291 000 hectares ont été semés en cultures d'hiver, y compris les céréales, soit 2 200 hectares de moins seulement que l'année précédente.
La récolte de céréales et de légumineuses de 1999 est officiellement établie à 1 621 millions de tonnes, soit un volume comparable à celui de l'année précédente malgré une diminution de 5 pour cent de la superficie ensemencée. Selon les estimations officielles, la production de blé atteindrait 1,1 million de tonnes, avec un recul de 8 pour cent par rapport à l'an dernier, tandis que la récolte de céréales secondaires (maïs) a fortement augmenté. On estime provisoirement qu'en 1999/2000, les importations céréalières, y compris une aide alimentaire annoncée de 107 000 tonnes, s'élèveront à près de 206 000 tonnes, du blé principalement. Les droits d'entrée pour le blé ont été temporairement supprimés pour faciliter les importations. Parallèlement, le pays exporte du blé vers les États voisins de l'Ouzbékistan (en paiement du gaz importé) et du Tadjikistan.
La moisson de la récolte principale de riz Maha semée d'octobre à décembre, a commencé. Cette récolte compte pour environ les deux tiers de la production totale de riz, l'autre tiers provenant de la récolte irriguée Yala, rentrée en août/septembre. La production totale de paddy de 1998/99 est estimée à 2,7 millions de tonnes, soit près de 9 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années et un volume légèrement supérieur à celui de la campagne précédente.
Outre le riz, principale denrée alimentaire de base du pays, quelque 850-900 000 tonnes de blé sont importées chaque année pour répondre aux besoins en pain et autres produits à base de blé.
Les conditions météorologiques défavorables qui ont marqué le début de la campagne 1999/2000, depuis le mois d'octobre, ont été suivies par des précipitations suffisantes, lesquelles ont largement fourni l'humidité nécessaire au développement des cultures. Dans certaines des régions céréalières importantes du nord-est, les pluies enregistrées au cours des mois de décembre et janvier ont représenté trois fois la quantité tombée au cours de la même période l'an dernier. Les perspectives concernant les cultures de la campagne 2000 devant être rentrées à partir de la mi-mai sont par conséquent favorables, et l'on prévoit une augmentation de la production par rapport à la récolte de l'an dernier, amputée par la sécheresse.
En 1999, la production d'orge a été d'environ 380 000 tonnes, soit près de 72 pour cent en deçà de la dernière moyenne quinquennale, tandis que la production de blé, établie à 2,74 millions de tonnes, était d'environ 28 pour cent inférieure à la moyenne. La sécheresse a en outre entraîné une forte hausse du taux de mortalité des ovins, ce qui a eu de graves répercussions sur le revenu des ménages.
En octobre 1999, la FAO et le PAM ont approuvé conjointement une opération d'urgence visant à fournir pendant six mois (d'octobre 1999 à mars 2000), à 329 000 pasteurs vivant dans les régions frappées par la sécheresse, une aide d'un montant total de 5,46 millions de dollars E.- U.
On ne dispose pratiquement pas de statistiques systématiques et à jour sur la production agricole. Les derniers rapports (partiels) font état de graves difficultés pour mobiliser les intrants nécessaires aux semis des cultures d'hiver de 2000. La pénurie de semences, de combustible et de machines aurait ralenti les semis et la superficie consacrée aux cultures d'hiver sur les grandes exploitations serait inférieure à celle de l'an dernier. En outre, de plus en plus de terres sont salinisées. Depuis 1997, on constate un déclin régulier du rendement céréalier moyen dû aux conditions atmosphériques, à la détérioration des systèmes d'irrigation, aux maladies et au manque de fonds pour acheter les intrants nécessaires à temps. Toutefois, malgré l'annonce d'une récolte céréalière décevante parce que frappée par des maladies en 1999, les chiffres définitifs officiels font état d'une production de 475 000 tonnes, c'est-à-dire supérieure à la moyenne et inférieure de 5 pour cent seulement à celle de 1998.
D'après les statistiques officielles, la production de coton, principale culture de rapport, serait bien inférieure à la moyenne avec 316 000 tonnes, soit 16 pour cent de moins que l'année précédente, bien qu'une partie de la récolte ait sans doute été détournée par les autorités locales.
Pour 1999/2000, les besoins d'importation de céréales ont augmenté pour atteindre 458 000 tonnes, dont on sait déjà que 68 000 tonnes seront fournies au titre de l'aide alimentaire. Les importations céréalières totales ont atteint près de 300 000 tonnes entre juillet et décembre 1999. La situation alimentaire générale demeure problématique car la pauvreté est endémique dans le pays. Près d'un million de personnes vivent dans la pauvreté et le dénuement et souffrent d'une insécurité alimentaire aiguë ou chronique. Les enquêtes sur la nutrition confirment l'existence d'une malnutrition grave parmi les personnes vulnérables et les enfants de moins de cinq ans. Une aide humanitaire en faveur des populations vulnérables et un soutien pour le développement de l'agriculture resteront nécessaires.
Au cours de la deuxième et de la troisième décades de mars, le mauvais temps a sévi dans la plupart des régions du pays. La moisson du riz de deuxième campagne doit commencer au mois de mai et se poursuivre tout au long du mois de juin. La majeure partie de la production rizicole, soit près de 80 pour cent, provient de la campagne principale qui se déroule de juin à octobre/novembre. Selon les estimations, la campagne en cours (deuxième saison) devrait donner 4,3 millions de tonnes de paddy, lesquelles, ajoutées aux 18,9 millions de tonnes produites au cours de la campagne principale, porteront la production globale de 1999/2000 à environ 23,3 millions de tonnes. À ce niveau, la production sera d'environ 2 pour cent supérieure aux 22,8 millions de tonnes rentrées en 1998/1999, et dépassera de près de 3 pour cent la précédente moyenne quinquennale.
En 1999, les exportations totales de riz se sont élevées à environ 6,7 millions de tonnes, 5 pour cent de plus qu'en 1998. Au cours de la période allant du début janvier à la mi- mars, les exportations de riz ont totalisé environ 1,4 million de tonnes, soit une progression d'environ 2,6 pour cent par rapport à l'année précédente.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s'est rendue au Timor oriental du 30 mars au 7 avril afin d'évaluer la campagne en cours et les perspectives des approvisionnements pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars). Cette mission fait suite à une évaluation antérieure FAO/PAM de novembre dernier, consécutive aux violences intenses et aux déplacements de population sur grande échelle qui avaient accompagné le référendum sur l'indépendance, tenu le 30 août. On estime que de nombreuses personnes ont été tuées au cours de ces événements et que la quasi-totalité de la population a été déplacée, soit à l'intérieur du pays, soit exilée pour aller se réfugier au Timor occidental. Parallèlement, les services essentiels ainsi que les biens et propriétés ont été gravement endommagés, entravant considérablement les activités économiques et commerciales. S'agissant du secteur agricole, les troubles civils ont eu pour principale conséquence la perte directe de stocks de nourriture et de semences, la destruction de moyens de production et le déplacement de populations agricoles, le tout affectant les cultures de campagne principale en novembre-décembre.
Selon les observations de la mission de mars/avril, bien que ces facteurs aient effectivement nui aux activités agricoles, retardant en particulier les semis, il est probable que les conséquences générales sur le volume produit seront moins prononcées que n'aurait laissé prévoir la gravité des perturbations subies par le secteur. En effet, bien que les semis aient accusé un certain retard par rapport à la période optimale, les rendements n'en ont pas été gravement affectés, grâce en particulier aux précipitations généralement favorables liées à La Niña. En outre, les semis de riz n'ont pas subi de retard majeur, étant donné que la période d'ensemencement peut s'étendre de janvier à mars, en fonction du régime des pluies au cours d'une année et dans un secteurs donnés. Toutefois, les semis de riz ont été rendus plus difficiles par d'autres facteurs, notamment la pénurie d'animaux de trait ou de traction mécanisée, ainsi qu'un manque de main-d'œuvre dû au fait que les agriculteurs devaient achever d'ensemencer le maïs avant d'en faire autant pour le riz. Cependant, grâce à un régime de pluies généralement favorable et au prolongement de la campagne qui en découle, la productivité ne devrait pas se trouver affectée outre mesure. En conséquence, on prévoit une production de maïs et de riz satisfaisante, et sans aucun doute meilleure que la récolte de 1997/98, gravement amputée par la sécheresse due à El Niño.
Il faut s'attendre à ce qu'en dépit d'approvisionnements alimentaires dans l'ensemble adéquats, les perturbations infligées à l'économie et notamment aux marchés, ainsi que la perte de moyens de production et d'activités génératrices de revenu, exposent un nombre élevé de personnes à l'insécurité alimentaire au cours de l'année prochaine. Les difficultés de commercialisation à l'intérieur du pays ainsi que les destructions subies par les routes et le système de transport ont été considérablement aggravés par l'interruption brutale de l'accès aux voies d'échanges commerciaux, de distribution et d'approvisionnement vers le Timor occidental et le reste de l'Indonésie, essentielles pour le déroulement d'un grand nombre d'activités économiques tel que l'emploi salarié, la fourniture d'intrants et le commerce. La disparition de cette interaction économique ne manquera pas d'affecter en particulier la capacité de subsistance des habitants de villes comme Suai, Maliana et Ermera dans le secteur occidental. De plus, s'agissant de la commercialisation du riz, le démantèlement du BULOG, l'ancien Office national de la Logistique, a laissé un vide dans les modes d'achat et d'échange du riz; parallèlement, au niveau des villages, un certain nombre de négociants qui achetaient aux agriculteurs et revendaient sur les marchés locaux sont partis. De ce fait, on craint que les producteurs n'aient de grosses difficultés à écouler et à entreposer les excédents, non seulement de riz mais surtout de maïs, lequel sera plus vulnérable cette année aux pertes en entreposage. De surcroît, le retrait des subventions au riz par le biais du BULOG ainsi que d'autres mesures traditionnelles de protection sociale ne manquera pas d'aggraver la vulnérabilité aux pénuries alimentaires. Ce phénomène sera encore accentué par la réduction sensible de l'emploi structuré, notamment dans le secteur public qui occupait une place de premier plan dans le passé. Il faudra, par conséquent, continuer de prévoir une assistance alimentaire pour les secteurs les plus vulnérables de la société, jusqu'à ce que l'économie retrouve davantage de stabilité et que se reconstitue le pouvoir d'achat. À cela devra s'ajouter le maintien d'une aide internationale substantielle pour remettre sur pied le secteur agricole et les activités connexes telles que la commercialisation et la fourniture d'intrants. Si les interventions sont convenablement ciblées, les perspectives d'amélioration de la productivité sont prometteuses pour une agriculture encore largement sous-développée. On met actuellement la dernière main au rapport de la mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires.
Les perspectives demeurent satisfaisantes pour la récolte céréalière de 2000. Selon les rapports reçus, la superficie consacrée aux cultures d'hiver a fortement augmenté, atteignant 680 000 hectares, tandis que 190 000 tonnes de semences de qualité ont été utilisées pour les semis. On signale également la mise en production de certaines terres vierges. L'objectif de production pour les céréales est fixé à 1,6 million de tonnes. Par ailleurs, des fonds vont être alloués aux agriculteurs dans le but de porter la production de riz à 200 000 tonnes par an au cours des trois prochaines années. Afin d'atteindre ces objectifs, le pays prévoit d'effectuer en 2000 des importations supplémentaires substantielles de matériel devant servir à l'amélioration des terres, à l'irrigation et aux récoltes.
Selon les estimations officielles, la récolte céréalière de 1999 atteindrait le chiffre record de 1,5 million de tonnes, soit près de 300 000 tonnes de plus qu'en 1998. Les rapports définitifs indiquent que la superficie consacrée aux céréales a diminué pour s'établir à 635 000 hectares; cependant, l'importation de semences de haute qualité et l'utilisation accrue d'engrais ont fortement augmenté les rendements. Compte tenu des difficultés d'obtention de devises étrangères et de l'abondance de la récolte de 1999, on s'attend à ce que les importations de céréales restent très faibles en 1999/2000. Malgré l'augmentation de la récolte céréalière, on signale de fréquentes pénuries de farine et de pain dans les secteurs urbains comme dans les zones rurales; toutefois, ces phénomènes ne persistent dans aucune région.
Les perspectives d'ensemble pour les cultures d'hiver de la campagne 2000, dont la moisson doit commencer en juin, sont favorables grâce à de bonnes pluies et à une couverture neigeuse dans les principales régions agricoles, conditions qui ont pleinement compensé les effets du temps sec ayant prévalu en début de campagne. La production de blé de 1999 est estimée à 18 millions de tonnes, ce qui représente un volume inférieur de près de 14 pour cent à celui de l'année précédente et un fléchissement d'environ 4 pour cent par rapport à la moyenne, par suite de la sécheresse.
On attend, pour le mois de mai, l'annonce des prix de soutien des céréales de cette année. Le gouvernement prévoit de fixer son prix de soutien à un niveau supérieur de 35 pour cent aux cours mondiaux, au lieu d'offrir plus du double des cours mondiaux comme c'était le cas précédemment, ce qui le contraignait à recourir à de lourds emprunts pour financer les achats de céréales aux producteurs. À la place, un système de soutien direct au revenu sera adopté pour protéger les agriculteurs.
Les deux violents tremblements de terre qui ont frappé le pays en août et en novembre 1999 ont tué plus de 17 000 personnes, faisant plus de 52 000 blessés graves et laissant environ 630 000 personnes sans abri. Selon les indications, les secteurs les plus touchés dans la ville d'Izmit et aux alentours étaient essentiellement des zones industrielles, mais produisaient aussi des céréales et des graines oléagineuses.
En 1999, l'Office turc des céréales (TMO) a acheté aux exploitants agricoles un total de 5,5 millions de tonnes de céréales, dont 4,2 millions de tonnes de blé, 820 000 tonnes d'orge et 380 000 tonnes de maïs.
Les régions centrale et méridionale du pays ont reçu des pluies éparses durant la deuxième décade de mars, tandis que de fortes averses, tombées dans l'ensemble du delta du fleuve Rouge, dans le nord, ont entraîné des inondations localisées qui ont ralenti le repiquage du riz de la campagne d'hiver/printemps dans le nord du pays. Dans le sud, le repiquage était achevé fin février, bien qu'il ait été retardé, cette année, par le lent drainage des eaux des inondations survenues précédemment dans le delta du Mékong. La récolte d'hiver/printemps est la plus importante des trois récoltes de riz de l'année et contribue à hauteur de quelque 36 pour cent à la production totale de riz de 1998/99. On estime la production de paddy de 1999/2000, qui se compose de la moisson du dixième mois de l'an dernier ainsi que des moissons d'hiver/printemps et d'été/automne de cette année, à environ 32 millions de tonnes, soit près de 3 pour cent de plus qu'en 1998/1999. Cependant, le résultat final dépendra des conditions météorologiques et de la moisson des deux dernières récoltes; signalons toutefois que, selon les estimations actuelles, la récolte du dixième mois a donné près de 8,5 millions de tonnes, la récolte d'hiver/printemps donnera 15 millions de tonnes tandis que le solde proviendra de la récolte d'été/automne.
L'objectif concernant les exportations de riz pour l'année en cours a été fixé à 4,3 millions de tonnes, contre 4,6 millions de tonnes exportées l'an dernier. Cependant, les exportations de riz du premier trimestre de cette année ont été sensiblement inférieures à l'objectif fixé de 1 million de tonnes.
Les semis de la campagne d'hiver se poursuivent dans des conditions météorologiques généralement normales. Selon les indications reçues, la surface consacrée aux cultures céréalières devant être moissonnée plus tard au cours de l'année serait conforme à la moyenne. La production céréalière globale de 1999 est estimée à 635 000 tonnes, soit environ 23 pour cent de moins que l'année précédente, du fait de la réduction des emblavures.
De petits essaims de criquets pèlerins pourraient être en formation ici ou là, le long des plaines côtières de la mer Rouge.
Les besoins d'importations céréalières pour l'année 2000, principalement sous forme de blé, devraient être d'environ de 2,7 millions de tonnes, soit une augmentation de près de 25 pour cent par rapport à l'année précédente.
La préparation des sols est en cours pour les semis de la première campagne céréalière et des cultures de haricots de 2000/2001devant démarrer au mois d'avril. Les intentions de mise en culture du maïs font état d'une superficie proche de la moyenne de l'an dernier. La surface ensemencée en riz, la principale céréale, devrait être légèrement supérieure à la moyenne; cependant, la production ne suffira pas à couvrir la demande intérieure pour cette importante denrée de base du régime alimentaire de la population, et il faudra importer entre 90 000 et 100 000 tonnes de paddy au cours de l'année 2000 (janvier/décembre). Il faudra également prévoir l'importation d'environ 300 000 tonnes de maïs, du jaune principalement, au cours de la campagne de commercialisation 2000/2001 (juillet/juin), volume analogue à celui de l'année précédente, pour faire face à la demande constante émanant de l'industrie de l'alimentation animale.
La préparation des sols est en cours, par temps généralement sec, pour les semis de l'importante récolte de paddy "de printemps" qui doit commencer en avril, tandis que la moisson de la récolte "d'hiver", plus modeste, est amorcée. Les intentions de mise en culture pour la récolte de printemps font état d'une superficie moyenne. Il faudra, néanmoins, importer environ 400 000 tonnes pour répondre à la demande intérieure. La récolte des pommes de terre et d'autres cultures vivrières mineures est également entamée, et l'on prévoit des rendements moyens, tandis que la récolte de la canne à sucre se poursuit. La croissance de cette récolte a été quelque peu affectée par l'insuffisance des pluies au cours des deux premiers mois de l'année; cependant, on continue de prévoir en 2000 une amélioration par rapport aux 3,8 millions de tonnes engrangées l'an dernier, avec un volume prévu de près de 4 millions de tonnes.
La préparation des terres en vue des semis de la première campagne céréalière et des cultures de haricots 2000/2001 a commencé, par temps généralement sec. Les semis devraient débuter avec l'arrivée des premières pluies, attendues pour avril. Selon les intentions de mise en culture, le maïs, principale céréale, devrait occuper une surface supérieure à la moyenne, tandis que la superficie ensemencée en sorgho sera probablement inférieure à la dernière moyenne quinquennale. On prévoit, par ailleurs, des emblavures conformes à la moyenne pour le riz et les haricots. Une aide alimentaire internationale continue d'être distribuée dans le cadre des différents projets de reconstruction (vivres-contre-travail) mis en œuvre dans le pays à la suite du passage de l'ouragan Mitch à la fin de 1998.
À titre provisoire, on prévoit que les importations de blé et de maïs pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (août/juillet) seront proches du niveau de l'année précédente, soit 180 000 et 175 000 tonnes respectivement.
La préparation des terres est en cours, par temps généralement sec, pour les semis de la première campagne céréalière et des cultures de haricots 2000/2001, devant commencer en avril. Les semis de maïs, principale céréale, occuperont probablement une surface voisine de celle de 1999/2000, légèrement supérieure à la moyenne. La surface ensemencée en sorgho et en riz devrait également dépasser la moyenne. Les semis de l'importante récolte de haricots doivent commencer au mois de mai, et l'on prévoit des emblavures proches de la moyenne. Une aide alimentaire continue d'être distribuée par le biais des projets de reconstruction (vivres- contre-travail) aux populations affectées par l'ouragan Mitch.
Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (novembre/octobre) devraient fléchir par rapport aux 407 000 tonnes de l'année précédente, pour atteindre environ 380 000 tonnes, tandis que les importations de maïs (juillet/juin) resteraient proches du niveau de 1998/1999, soit 500 000 tonnes.
Les semis des cultures pluviales de maïs et de riz de 2000/2001 ont commencé, par temps généralement sec, tandis que l'ensemencement de l'importante récolte de riz irrigué a débuté. On prévoit une surface d'emblavures moyenne pour le maïs et pour le riz. Les semis ont commencé pour les cultures de haricots cultivés en montagne. Une assistance alimentaire continue d'être distribuée par la communauté internationale, par le biais de projets de développement, à certains secteurs de la population. À ce jour, près de 35 000 tonnes ont été livrées, pour un montant d'annonces de contributions de 97 000 tonnes.
Les importations commerciales de maïs de la campagne de commercialisation 2000/2001 (juillet/juin) devraient augmenter légèrement par rapport aux 70 000 tonnes importées l'année précédente. Le volume des importations de riz de la campagne 2000 (janvier/décembre) devrait être proche de celui de 1999, qui était de quelque 170 000 tonnes.
La récolte de la troisième campagne "apante" de 1999/2000 a été récemment achevée et l'on prépare la terre, par temps généralement sec, pour les semis de la première campagne céréalière et les cultures de haricots de 2000/2001, devant commencer en avril. À titre provisoire, on enregistre des intentions d'ensemencement du maïs, principale céréale, devant atteindre le niveau, inférieur à la moyenne, de 370 000 hectares ensemencés en 1999/2000. Ce phénomène s'explique par des cours peu attrayants pour le producteur. En outre, les perspectives sont incertaines pour la récolte de paddy, bien que le gouvernement déploie des efforts pour venir en aide aux producteurs afin d'accroître des surfaces mises en culture. En revanche, les superficies plantées en haricots devraient atteindre un niveau proche de celui, satisfaisant, de la campagne 1999/2000, au cours de laquelle les cultures avaient opéré un redressement marqué par rapport à la récolte de fin 1998, touchées par l'ouragan Mitch. La communauté internationale continue de distribuer une assistance alimentaire aux populations touchées par l'ouragan.
Une sécheresse prolongée a nui aux récoltes vivrières, notamment les légumes, dans la plupart des paroisses du pays, et notamment la paroisse méridionale de Sainte Élisabeth, où sont implantées la plupart des cultures maraîchères. Le gouvernement a lancé des mesures d'urgence, notamment le rationnement de l'eau distribuée à la population, les volumes contenus dans les principaux réservoirs du pays étant très inférieurs aux niveaux de capacité. En revanche, la sécheresse a profité à la culture de la canne à sucre, bien que les rendements soient considérés comme inférieurs à la moyenne par suite de l'insuffisance des pluies.
La moisson de la récolte de blé irrigué de 2000 est sur le point de commencer dans les principaux États producteurs du nord-ouest, Sonora, Sinaloa et Baja California, ainsi que dans celui de Guanajato dans le centre du pays. Les perspectives se sont légèrement améliorées, après de mauvaises conditions météorologiques au moment des semis, et les premières estimations laissent prévoir une production de 3,3 millions de tonnes, proches de la moyenne. La terre est en cours de préparation, par temps sec, pour les semis de l'importante récolte de maïs de printemps/été dans les grands États producteurs de Jalisco, México, Michocán, Chiapas et Puebla, qui assurent la plus grosse partie de la production. La surface ensemencée en maïs devrait décliner par rapport au niveau légèrement supérieur à la moyenne de l'an dernier, ce qui devrait néanmoins la maintenir à un niveau moyen. Les semis dépendront également en grande partie de l'arrivée ponctuelle des pluies et de leur niveau. La vague de sécheresse s'est récemment aggravée dans le nord, où l'état d'urgence a été déclaré dans certains États.
Selon les prévisions, les importations de blé pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars) devraient rester proches du volume enregistré en 1999/2000, soit près de 2,5 millions de tonnes, pour répondre à l'augmentation prévue de la demande intérieure. On prévoit également que les importations de maïs (octobre/septembre) augmenteront légèrement par rapport aux 5,2 millions de tonnes importées l'an dernier.
La récolte de la troisième campagne 1999/2000, dite "apante" est achevée. Par suite de la faible humidité des sols au moment des semis, les volumes engrangés de maïs et de haricots ont été inférieurs aux prévisions. La préparation des sols est en cours pour les semis de la première campagne céréalière et des cultures de haricots 2000/2001, devant commencer avec l'arrivée des premières pluies, au mois d'avril. Les emblavures de maïs, principale céréale, devraient décliner par rapport au niveau supérieur à la moyenne enregistré l'an dernier, tout en restant proche de la moyenne. On prévoit que les surfaces ensemencées en riz dépasseront la moyenne, et que les surfaces mises en culture pour l'importante récolte de haricots devraient être proches de la moyenne. La communauté internationale continue de distribuer une aide alimentaire aux populations touchées par l'ouragan Mitch.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (27 mars)
Les semis de la première campagne de cultures pluviales de maïs et de sorgho de l'année 2000 ont commencé dans des conditions météorologiques normales, bien que l'on fasse état de temps sec dans des régions isolées du sud et du nord-ouest du pays. Les intentions de mise en culture donnent une superficie moyenne, soit une augmentation considérable par rapport au niveau de 1999, inférieur à la moyenne, les surfaces ensemencées dans les deux cultures ayant été gravement affectées par l'impact de l'ouragan George à la fin de 1998. La récolte de l'importante récolte irriguée de paddy devrait commencer en mai, et les premières indications laissent présager une production légèrement supérieure à la moyenne, mais insuffisante pour couvrir les besoins intérieurs.
Pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (juillet/juin), les importations de maïs sont estimées à environ 650 000 tonnes, destinées principalement à satisfaire la forte demande de l'industrie d'élevage de la volaille, tandis que les importations de riz pour l'année 2000 (janvier/décembre) sont estimées à environ 70 000 tonnes.
Après une période prolongée de temps sec, l'amélioration des conditions météorologiques a profité à la croissance de la récolte de maïs 1999/2000. La moisson a commencé dans les principales régions productrices, et les prévisions initiales donnent une production supérieure à la moyenne, entre 15 et 15,5 millions de tonnes. On prévoit notamment des rendements supérieurs à la moyenne dans la province de Cordoba et dans les principales autres régions productrices. Ce résultat contribuera à compenser les rendements inférieurs à la moyenne que l'on prévoit, du fait de la sécheresse, dans la province septentrionale de Entre Rios et dans les régions frontalières de Santa Fe. Les rendements sont également inférieurs à la moyenne dans les régions isolées du centre-est de la principale province productrice de Buenos Aires. La récolte de paddy, en cours de semis, a été affectée par l'insuffisance des précipitations dans les régions du nord, où se trouve la majeure partie des cultures de riz; en outre, les semis ont été réduits par rapport à l'année précédente, en raison des cours peu attrayants. On prévoit actuellement une production légèrement inférieure à la moyenne, soit 1 million de tonnes, à comparer avec un volume de 1,7 million de tonnes engrangées en 1999.
Les pluies très abondantes accompagnées d'inondations du mois de janvier dans la province de Tarija au sud-ouest ont affecté, entre autres, la croissance des cultures de céréales et de pommes de terre ensemencées à la fin de l'an dernier. En outre, les habitations des agriculteurs ont subi d'importants dégâts. La communauté internationale a fourni une aide d'urgence, en collaboration avec les autorités. On signale également des inondations dans les importantes régions productrices du département de Santa Cruz, où la moisson de la première (principale) campagne céréalière de 2000 est sur le point de commencer. On prévoit, à partir de l'année prochaine, un déclin de la production de blé qui devrait l'amener en- dessous de la moyenne. Les indications provenant des autres régions productrices font état d'un temps sec. En dépit des mauvaises conditions météorologiques, la production de maïs devrait augmenter par rapport à la production proche de la moyenne enregistrée l'an dernier et atteindre un niveau exceptionnel de 705 000 tonnes. Par contre, la récolte de blé a été éprouvée par les pluies et on prévoit un volume inférieur à la moyenne. Quant au sorgho, il devrait donner une production moyenne.
Les semis de la récolte de blé de 2000 ont commencé dans des conditions météorologiques normales, faisant suite à une période de sécheresse prolongée dans les principaux États producteurs du sud. Selon les intentions recueillies auprès des cultivateurs dans les États de Parana, Santa Catarina et Rio Grande do Sul, les surfaces ensemencées devraient être proches de la moyenne de 1999. La moisson de la première (principale) campagne de maïs de 2000 a repris, après quelques retards provoqués par des pluies excessives. Près de 40 pour cent des surfaces ensemencées ont été moissonnées, contre 55 pour cent à la même époque de l'année dernière. On prévoit, à titre provisoire, pour les deux récoltes, un volume de 32,2 millions de tonnes, proche de la moyenne. Cependant, la production globale dépendra en grande partie des résultats obtenus par les récoltes de deuxième campagne, étant donné que la récolte de première campagne donne des rendements inférieurs à la normale, par suite de l'insuffisance des pluies durant la période de croissance. Les semis de la deuxième campagne de maïs ont déjà commencé dans les régions du nord et du nord-est, et ils débuteront sous peu dans les États producteurs du centre, avec des conditions météorologiques normales. La récolte de paddy a commencé, et selon les dernières indications reçues, la production devrait accuser un déclin et s'établir au niveau néanmoins supérieur à la moyenne de 11,4 millions de tonnes, après les 11,6 millions de tonnes - presque un record - engrangés l'an dernier.
La moisson de la récolte de blé de 2000 a été récemment achevée, et le volume rentré est provisoirement estimé à 1,2 million de tonnes, niveau proche de la production inférieure à la moyenne de 1999. Les estimations antérieures avaient laissé prévoir un meilleur volume, mais les pluies excessives au moment de la moisson, fin janvier, ont endommagé les récoltes. En revanche, les précipitations excessives et les vents très forts n'ont pas nui à la récolte de maïs, en cours de moisson. On prévoit un redressement par rapport à la récolte de l'an dernier, affectée par la sécheresse.
Les pluies très abondantes tombées début mars, suivies par des pluies encore plus violentes accompagnées d'inondations à la fin du mois de mars, ont retardé les semis des récoltes céréalières de première campagne 2000. On attend pour les prochaines semaines des pluies supérieures à la normale. Les surfaces consacrées au maïs devraient être proches de celles, moyennes, de 1999, mais la production ne suffit pas à couvrir la demande intérieure, émanant notamment de l'industrie de l'alimentation animale, et il faudra importer un volume analogue à celui de l'an dernier, soit 1,5 million de tonnes. Les semis de maïs devraient, eux aussi, couvrir une surface analogue à celle, proche de la moyenne, ensemencée l'an dernier. Le nombre des personnes déplacées de l'intérieur continue d'augmenter. Le gouvernement s'attache à établir un programme de secours en collaboration avec la communauté internationale.
Les semis de la première campagne de maïs (jaune) de 2000 sont bien avancés dans les principales régions productrices de la côte, et la moisson doit commencer en mai. On estime provisoirement la surface ensemencée à un niveau proche de la moyenne. Les conditions météorologiques ont jusqu'ici été favorables à la récolte, et l'on prévoit des rendements satisfaisants, avec une production qui devrait augmenter par rapport au volume moyen rentré l'an dernier. Cependant, les pluies sont arrivées avec retard pour les semis de la récolte de paddy, ce qui a entraîné une réduction des surfaces mises en culture. La moisson doit commencer en avril, et l'on prévoit une production inférieure à la moyenne. Par ailleurs, les agriculteurs ont été découragés par les difficultés de financement et par la faiblesse relative des cours.
Pendant plusieurs mois d'affilée, une sécheresse persistante a éprouvé les régions septentrionales du pays, notamment les départements de Concepción, San Pedro et Chaco Central. Les pluies ont repris quelque peu, mais de façon irrégulière et mal répartie. Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence dans l'ex-premier État, où près de 11 300 hectares de cultures de petites exploitations ont été endommagés. On signale que la pénurie d'eau affecte non seulement les activités agricoles mais également la consommation humaine. Le gouvernement fournit une assistance aux secours, parallèlement à la communauté internationale.
Les semis de la récolte de blé de 2000 sont pratiquement achevés, et la moisson doit commencer en mai. On estime provisoirement la production à un niveau légèrement supérieur à la moyenne, soit 160 000 tonnes. Les conditions météorologiques ont été bénéfiques pour les semis de maïs (blanc et jaune) de la première campagne 2000, bien que les fortes pluies tombées sur les hautes terres du centre et du sud aient entraîné des glissements de terrain et fait de nombreuses victimes dans les petits villages isolés. La moisson est entamée et, à ce jour, les rendements sont satisfaisants. Si les conditions météorologiques demeurent favorables, on prévoit une production supérieure à la moyenne. La majeure partie des opérations de moisson de l'importante récolte irriguée de paddy doivent commencer en mai. On signale que le niveau des réservoirs d'eau est satisfaisant et l'on prévoit une production supérieure à la moyenne.
Après une sécheresse prolongée, qui a gravement nui aux principales récoltes céréalières 1999/2000 du pays, l'on a assisté à une reprise des pluies assez modeste, au régime sporadique et irrégulier. La moisson des récoltes de blé et d'orge a été récemment achevée, et les premières estimations font état d'une faible production, de 373 000 tonnes et 99 000 tonnes respectivement, à comparer avec les estimations faites au moment des semis, soit environ 522 000 tonnes et 249 000 tonnes. Les perspectives sont également mauvaises pour la récolte de maïs, en cours de moisson, et les premières estimations donnent une production maximum de 79 000 tonnes, alors que les prévisions antérieures faisaient état de 162 000 tonnes. La production de sorgho devrait également décliner par rapport aux prévisions antérieures de 106 000 tonnes, et ne donner qu'un maximum de 20 000 tonnes. On commence à peine à rentrer l'importante récolte de paddy, avec une production estimée à titre provisoire à 1,1 million de tonnes, soit environ 10 pour cent de moins qu'on ne l'avait antérieurement prévu. Le gouvernement a pris des mesures pertinentes pour faire face aux graves pertes subies par les agriculteurs touchés.
Les activités de remise en état et de reconstruction se poursuivent dans les États affectés par les pluies torrentielles incessantes, qui ont entraîné des coulées de boue et des glissements de terrain ainsi que des inondations au mois de décembre. La catastrophe a fait près de 30 000 victimes et plus de 68 000 sans abri, sans parler des très importants dégâts infligés à l'infrastructure du pays. Les zones les plus touchées sont la capitale, Caracas, et les zones urbaines de l'État de Vargas dans le nord, ainsi que d'autres zones urbaines dans plusieurs États du nord. Le secteur agricole a également été touché, notamment dans les États de Miranda, Falcón et Yaracuy, ainsi que, dans une moindre mesure, Zulia, Táchira, Cojedes, Trujillo et certaines zones agricoles de Vargas. Les récoltes céréalières n'ont pas trop souffert, étant donné que les moissons étaient déjà achevées; cependant, des cultures vivrières importantes pour la population rurale comme les racines, les tubercules et les plantains ont été touchées, de même que des cultures d'exportation telles que le cacao et le café. La situation des approvisionnements alimentaires est stable, mais la communauté internationale continue de distribuer une aide alimentaire, et les pourparlers se poursuivent avec le gouvernement en vue de mettre en œuvre des projets d'assistance technique visant à la remise sur pied immédiate du secteur agricole. Les projets bénéficieront directement à 6 000 familles rurales en difficulté. Les semis de la première (principale) campagne de maïs et de paddy de l'année 2000 devraient commencer à partir du mois d'avril.
Selon les indications reçues, les conditions météorologiques pour les cultures d'hiver en cours de croissance, ainsi que pour les premiers semis de la récolte de printemps, ont été généralement satisfaisantes jusqu'ici, à l'exception des régions méditerranéennes où les précipitations ont été inférieures à la normale au cours des deux derniers mois. Les derniers rapports reçus confirment l'augmentation des emblavures céréalières pour la récolte 2000, en grande partie au détriment des graines oléagineuses. On prévoit que les emblavures de blé augmenteront, de façon globale, d'environ 4 pour cent pour atteindre près de 17,6 millions d'hectares, et, compte tenu des conditions météorologiques qui ont prévalu jusqu'ici, les premières indications laissent présager que les rendements moyens seront légèrement supérieurs à ceux de l'an dernier. On prévoit notamment une augmentation des rendements en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, tandis que le temps sec qui a prévalu en Italie, au Portugal et en Espagne pourrait en limiter le potentiel dans ces pays. Les prévisions de la FAO concernant la production céréalière globale de cette année dans la Communauté sont d'environ 105 millions de tonnes, soit 7 pour cent de plus qu'en 1999. S'agissant des céréales secondaires, même si, à ce jour, les conditions sont bonnes pour les récoltes d'orge d'hiver cultivé dans les latitudes septentrionales, les résultats dépendront en grande partie de l'issue des semis de printemps/été, qui commencent à peine. À ce stade préliminaire, la FAO propose, comme évaluation provisoire de la récolte globale de la Communauté en céréales secondaires pour l'année 2000, un volume de 104 millions de tonnes, soit une progression marginale par rapport à 1999. La campagne rizicole démarre actuellement dans les pays producteurs, et l'on prévoit qu'environ 400 000 hectares y seront consacrés, soit une surface stabilisée depuis 1996. Si les conditions météorologiques sont normales, on prévoit que la production restera voisine du niveau normal des dernières années, soit environ 2,6 millions de tonnes.
Les conditions météorologiques généralement favorables qui ont accompagné les semis de céréales d'automne laissent présager un certain redressement de la production céréalière de 2000, après les périodes de mauvais temps qui avaient caractérisé tant l'automne précédent que la période de semis de printemps, entraînant une réduction des surfaces ensemencées comme de la production en 1999. Cependant, le potentiel de production demeure entravé par l'absence de crédit, principale contrainte qui pèse sur l'utilisation accrue d'engrais et d'autres intrants. Le PAM poursuit ses distributions à quelque 60 000 personnes dont la situation a été fragilisée par la crise dans les Balkans.
En dépit de rapport officiels optimistes concernant les perspectives de la récolte céréalière d'hiver, la situation est très difficile pour l'ensemble du secteur agricole. Toujours d'après des sources officielles, les emblavures de blé d'hiver auraient dépassé l'objectif fixé, soit 1 155 millions d'hectares; la surface ensemencée en blé, quant à elle, a augmenté de 4 pour cent pour atteindre 240 000 hectares. Les conditions de croissance ont été favorables à ce jour, et l'on signale que les cultures céréalières d'hiver se portent bien. Les perspectives pour les semis de céréales de printemps semblent toutefois hypothéquées par les pénuries de capital circulant, de carburant, d'engrais, de pesticides et de machines servant au traitement des récoltes. Le secteur agricole du pays, en grande partie soustrait aux réformes jusqu'ici, est asphyxié par un système de prix des intrants et des extrants régi par le gouvernement, alors que l'économie est grevée par des déficits budgétaires conjugués à une inflation galopante. Le gouvernement espère que l'utilisation accrue des engrais et l'amélioration des conditions météorologiques permettront d'engranger une récolte céréalière d'au moins 5 millions de tonnes pour l'année 2000.
En 1999, la production agricole a chuté de 10 pour cent, et la plupart des exploitations agricoles ont travaillé à perte. Les graves difficultés économiques du pays, auxquelles se sont ajoutées les mauvaises conditions météorologiques, ont réduit la production céréalière à 3,6 millions de tonnes, soit près de 40 pour cent de moins que la dernière moyenne quinquennale, et 25 pour cent de moins que la récolte médiocre de 1998. Cependant, il n'est pas certain que les exploitants déclarent l'intégralité de leurs récoltes, compte tenu de l'ingérence marquée du gouvernement dans le fonctionnement du marché et des pénuries qui en résultent pour la plupart des articles distribués à travers les réseaux officiels. La production animale a également subi un déclin, particulièrement marqué pour le lait. Plus de 80 pour cent de la population perçoit un salaire inférieur au seuil de la pauvreté.
Le pays, qui a subi une succession de mauvaises récoltes céréalières, devra importer des céréales destinées à la consommation humaine et à l'alimentation animale. On prévoit que les besoins alimentaires seront satisfaits; toutefois, la pénurie de devises étrangères risque de limiter le volume des achats de céréales fourragères, ce qui pourrait accentuer le déclin de la production animale en 2000. Parallèlement, les importations céréalières globales de 1999/2000 pourraient doubler, atteignant 1,5 million de tonnes.
Selon les dernières indications reçues, les emblavures de blé d'hiver seraient en déclin, du fait de la mauvaise rentabilité du blé. Les prévisions initiales pour les récoltes de blé de 2000 sont satisfaisantes. Par ailleurs, les surfaces ensemencées en maïs continuent d'augmenter. D'après les dernières indications reçues, la récolte céréalière de 1999 atteindrait 1,1 million de tonnes, soit environ 4 pour cent de moins que la campagne précédente, en raison principalement des mauvaises conditions météorologiques et des faibles cours du blé. Les troubles civils survenus dans la région ont eu des répercussions négatives sur l'économie, mais les cultures et la situation globale des approvisionnements alimentaires ne semblent pas en avoir trop souffert. Il reste environ 800 000 personnes déplacées dans l'ensemble de la Bosnie.
Les dernières informations reçues font état d'un redressement de la production de blé par rapport à la récolte, réduite, de 1999. Les emblavures de blé d'hiver, qui représentent la totalité de la récolte de blé, sont estimées à 1,1 million d'hectares, surface virtuellement inchangée par rapport à l'année précédente, même si, selon les indications reçues, les conditions météorologiques qui ont régné durant la période de semis et tout au long de l'hiver ont été très favorables. En fait, l'observation des conditions météorologiques enregistrées jusqu'ici pour la campagne permet de pronostiquer des rendements supérieurs pour cette année. Les prévisions officielles reflètent d'ailleurs ces paramètres, puisqu'elles établissent la production de blé de 2000 à 3,2 millions de tonnes, contre 3,1 millions de tonnes engrangés l'an dernier. Selon les premières indications, la qualité de la récolte de blé de 2000 serait également meilleure que celle de 1999, grâce au temps plus favorable et à l'utilisation accrue d'intrants. La Bulgarie, dont la récolte de blé a été médiocre en 1999, autorise cette année des importations illimitées et non taxées de blé et de farine de blé pendant la période allant du 1er mars au 30 juillet. Selon les premiers rapports concernant les céréales secondaires semées au printemps, du maïs principalement, les emblavures ainsi que la production seraient analogues à celles de l'an dernier.
Les perspectives sont satisfaisantes pour le blé d'hiver, et la production pourrait se redresser quelque peu. Selon les indications reçues, les surfaces ensemencées en céréales d'hiver ont augmenté, après la mauvaise récolte de l'an dernier. Toutefois, les difficultés économiques, et en particulier les pénuries de produits chimiques et d'engrais, continueront d'entraver la production céréalière.
La production céréalière de 1999 marque une réduction de 10 pour cent et s'établit à 2,9 millions de tonnes. Les bons rendements obtenus pour le maïs ont partiellement compensé la chute de 46 pour cent de la production de blé, tombée à 558 000 tonnes. Le mauvais temps a aggravé les conséquences des problèmes économiques, qui avaient entraîné la réduction des semis de blé d'hiver.
Le pays dispose d'importants stocks de blé, et le gouvernement a approuvé la vente à l'exportation de 200 000 tonnes d'excédents de blé.
Les céréales d'hiver ont bénéficié des bonnes conditions de croissance, et les emblavures ont augmenté. Selon les pronostics initiaux, les perspectives de redressement de la production céréalière de 2000 sont satisfaisantes. Les semis de blé de printemps doivent commencer bientôt, et les prévisions officielles concernant la production céréalière de 1999 donnent une récolte inférieure d'environ 15 pour cent à celle de 1998, compte tenu de la réduction des emblavures. On enregistre en outre une réduction généralisée de la production animale, par suite de la réduction de la demande émanant de la Fédération de Russie. Les importations céréalières de 1999/2000 sont estimées à 166 000 tonnes.
EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE (6 avril)
On ne s'attend pour le moment à aucun changement important de la production céréalière en 2000. Les conditions météorologiques semblent avoir été généralement favorables aux cultures d'hiver. La production globale devrait rester stable, entre 350 000 et 400 000 tonnes. Le PAM continue de fournir une aide alimentaire à 20 000 personnes fragilisées par la crise dans les Balkans.
Les perspectives restent favorables pour les céréales d'hiver. Les emblavures de blé pourraient augmenter, atteignant 1,1 million d'hectares, et malgré des pertes évaluées à environ 100 000 hectares par suite des inondations du début de l'année, les superficies moissonnées seront probablement en net progrès par rapport à l'an dernier, où les emblavures n'avaient pas dépassé 700 000 hectares. Les conditions météorologiques généralement favorables des deux derniers mois ont profité aux cultures, et si les conditions demeurent normales pour le reste de la campagne, on peut prévoir un redressement substantiel par rapport à la récolte réduite de l'an dernier, soit un volume dépassant 4 millions de tonnes.
Les bonnes conditions ayant prévalu durant l'hiver, ainsi que la reconstitution de la surface ensemencée en céréales d'hiver, compte tenu des cours plus élevés des céréales dans les pays voisins, laissent présager pour 2000 un redressement de la récolte céréalière d'hiver. La récolte de céréales de 1999 a chuté de 19 pour cent, tombant à 787 000 tonnes par suite de la réduction de 11 pour cent des surfaces ensemencées. Alors que la production animale reste léthargique, les importations de céréales sont limitées à environ 70 000 tonnes par an, principalement sous forme de blé destiné à la production du pain.
Les perspectives sont satisfaisantes pour les cultures d'hiver de 2000. Selon les premières indications reçues, les surfaces ensemencées en céréales d'hiver ainsi que les rendements pourraient connaître un redressement. Le gouvernement a été, cette année, ponctuel dans le paiement des denrées achetées en 1999, ce qui facilite les semis de printemps programmés pour le mois prochain. La production céréalière de 1999 est tombée de 25 pour cent, s'établissant à 2,1 millions de tonnes, en réaction à une réduction des emblavures et à une baisse des rendements. Malgré cette amputation de la récolte, la situation des approvisionnements alimentaires devrait rester satisfaisante, compte tenu de stocks céréaliers de report substantiels.
On prévoit un déclin de la production céréalière pour l'année 2000, en grande partie attribuable à la réduction des semis résultant des perspectives médiocres de prix aux producteurs. Les rapports officiels font état d'une réduction générale des semis de céréales d'hiver de 4 pour cent, soit une étendue ensemencée de 5,1 millions d'hectares. Les emblavures de blé d'hiver sont estimées à environ 1,8 million d'hectares, et celles de seigle à 2,2 millions d'hectares.
RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA (24 mars)
L'objectif pour la production céréalière de 2000 a été fixé à 2,8 millions de tonnes, dont 1 million de tonnes de blé et 1,5 million de tonnes de maïs. Les perspectives se sont améliorées pour les récoltes d'hiver de 2000; alors que le temps sec avait entravé le démarrage des cultures d'hiver, de bonnes chutes de neige accompagnées par un hiver assez doux ont amélioré les conditions de croissance.
La production céréalière globale de 1999 est tombée à 2,18 millions de tonnes contre 2,5 millions de tonnes en 1998, par suite de la réduction de 11 pour cent des emblavures de blé mais aussi du temps sec, qui a affecté les céréales de printemps. En l'absence d'exportations, la récolte de cette année, quoique réduite, devrait pratiquement suffire à couvrir les besoins intérieurs, et l'on ne prévoit pas d'importantes importations commerciales de céréales au cours de la campagne de commercialisation 1999/2000 (juillet/juin). Toutefois, les achats de céréales panifiables par le gouvernement ne procèdent qu'avec lenteur et on signale un volume important d'exportations non déclarées.
On devrait constater une reprise de la production céréalière au cours de l'année 2000, après la récolte de 1999, réduite par la sécheresse. On estime à titre provisoire les emblavures de blé à environ 400 000 hectares, avec une production qui devrait se redresser et dépasser 1,5 million de tonnes.
En République tchèque, les estimations font état d'une augmentation d'environ 15 pour cent des semis de céréales d'hiver par rapport à l'année dernière, ce qui les porte à 1,1 million d'hectares, la majeure partie de cette augmentation concernant le blé d'hiver. Les emblavures de blé sont estimées à plus de 900 000 hectares. Jusqu'ici, les conditions météorologiques de la campagne en cours ont été dans l'ensemble favorables pour les cultures d'hiver, et les premières indications font état de rendements moyens, analogues ou légèrement supérieurs à ceux de l'année précédente. La FAO prévoit actuellement que la production de blé de 2000 sera de l'ordre de 4,2 millions de tonnes.
En Roumanie, les derniers rapports indiquent que la surface consacrée au blé d'hiver a augmenté par rapport au niveau réduit de l'an dernier, soit 1,8 million d'hectares. Si les conditions météorologiques restent normales, la production pourrait augmenter et atteindre près de 5 millions de tonnes, contre 4,7 millions de tonnes en 1999. Quant aux approvisionnements de blé destiné aux minotiers, ils continueraient d'être serrés, par suite de la récolte réduite de l'an dernier.
RUSSIE, FÉDÉRATION DE (6 avril)
Les perspectives initiales concernant les cultures céréalières d'hiver de 2000 sont bonnes. La surface ensemencée en cultures d'hiver, aujourd'hui estimée officiellement à 14,16 millions d'hectares, comprend quelque 13,4 millions d'hectares de céréales, soit une étendue marginalement supérieure à celle de l'an dernier, et une récolte se présentant beaucoup mieux. La surface touchée par le gel, entre 7 et 10 pour cent, devrait être inférieure à la moyenne et représenter environ la moitié de celle de l'année précédente. Les labours de printemps ont commencé dans les régions méridionales, et les réserves en humidité des sols sont bonnes, bien qu'il faille tenir compte d'un retard dans les labours et de certaines pénuries de semences. La situation financière de l'ensemble du secteur s'est améliorée en 1999, et le gouvernement a pris des mesures afin d'améliorer l'accès aux engrais et aux produits chimiques de phytoprotection. Cependant, les carences d'intrants, sous forme de crédits, de machines de traitement des cultures, de carburant et de capital circulant, continueront probablement de peser sur les rendements. L'objectif fixé pour les semis de printemps est de 60 millions d'hectares, dont 37,5 millions d'hectares de céréales.
La FAO estime la production céréalière de 1999 à 60 millions de tonnes, chiffre supérieur de 6 millions de tonnes à celui de 1998, année marquée par la sécheresse, mais néanmoins inférieure à la moyenne. Malgré la légère augmentation de la production, la situation globale des approvisionnements reste précaire et il ne sera pas possible de reconstituer les stocks fortement réduits en 1998/99. Au niveau global, les besoins liés à la consommation humaine sont couverts, mais la disponibilité d'aliments pour animaux reste insuffisante, ce qui pourrait entraîner une nouvelle réduction de la production animale. Les prix des céréales, qui étaient restés stables jusqu'au début de cette année, sont aussi en augmentation.
L'utilisation totale des céréales devrait décliner de 1 million de tonnes en 1999/2000 et tomber à 72 millions de tonnes, dont 21 millions de tonnes pour l'utilisation alimentaire directe, 0,5 million de tonnes pour l'exportation dans les républiques voisines, le reste correspondant aux semences, aux aliments pour animaux, aux pertes, à la transformation industrielle et aux stocks de clôture (niveau minimal). Étant donné que les disponibilités intérieures de céréales (production et stocks) sont estimées à 65 millions de tonnes tout au plus, les besoins d'importation se monteraient à 7,9 millions de tonnes. Jusqu'à présent, les engagements d'aide alimentaire relatifs à la campagne de commercialisation 1999/2000 se sont limités à 300 000 tonnes de blé (plus 200 000 tonnes supplémentaires de blé et de produits transformés destinés à certains groupes déterminés). En outre, les engagements d'aide alimentaire reportés de 1998/99 se montent à 2,8 millions de tonnes après ajustement, si bien que le solde à couvrir par des importations commerciales est de 4,7 millions de tonnes. Au cours des huit premiers mois de la campagne de commercialisation en cours, quelque 5,6 millions de tonnes ont été livrées, dont 2,4 millions de tonnes de céréales provenant du Kazakhstan. Des organisations bénévoles privées distribuent un certain volume d'aide alimentaire, au titre de l'aide humanitaire, à des organismes publics qui viennent en aide aux groupes nécessiteux.
La guerre en Tchétchénie a entraîné la destruction totale de villes, de villages et d'infrastructures essentielles, et elle a bouleversé le secteur agricole. Le nombre des personnes déplacées de l'intérieur passées de Tchétchénie en Ingoutchie fluctue en fonction de l'intensité des hostilités, et l'on observe actuellement un début de reflux. La mission des Nations Unies qui s'est rendue sur place en février 2000 a estimé leur nombre à 185 000, dont près de 75 pour cent vivant auprès de familles d'accueil, elles-mêmes dénombrées à 70 000 personnes. Le fardeau représenté par le nombre important de PDI par rapport à la population (320 000) a saigné à blanc les services de base que l'Ingoutchie, région déjà économiquement défavorisée, est en mesure de fournir; par conséquent, une aide humanitaire d'un volume considérable est nécessaire dans toute une gamme de domaines dont l'aide alimentaire, le logement, la santé et la nutrition, l'eau et l'hygiène, l'éducation, la création de revenus, les activités de remise en état intermédiaire, la logistique et la coordination. On a observé que tant les PDI que les familles d'accueil nécessitaient une aide alimentaire de base, de même qu'une assistance en matière de santé et de nutrition. Le PAM assumera la responsabilité des besoins alimentaires des 150 000 PDI d'Ingoutchie, tandis que le HCR se consacrera aux familles d'accueil. La distribution pose en outre un problème ardu, car les populations réfugiées en Ingoutchie sont réparties entre 261 sites différents. La santé continue de poser un problème majeur tant en Tchétchénie qu'en Ingoutchie, du fait des conditions inadéquates d'approvisionnement en eau et d'hygiène.
En Tchétchénie même, les autorités s'emploient à distribuer de la nourriture dans certains secteurs contrôlés par les Russes. Des mesures sont prises en vue de la distribution d'intrants, afin d'ensemencer quelque 80 000 hectares sur les 190 000 hectares de terres pouvant être mises en culture. Cependant, tant au plan de la sécurité qu'en ce qui concerne l'arrivée en temps utile et la distribution des fonds et des intrants nécessaires, les difficultés abondent. Les perspectives concernant la production vivrière en Tchétchénie pour la campagne en cours sont mauvaises, en raison notamment de l'étendue des dégâts subis par l'infrastructure, mais également par les secteurs de l'élevage et de la viticulture, sans parler de la nécessité de déminer les terres arables avant toute exploitation.
Une fois que la situation de sécurité sera améliorée, les populations rapatriées, qui ne pourront pas compter sur une récolte ni sur un emploi dans l'immédiat, auront besoin d'une aide considérable.
On prévoit un redressement de la production céréalière en 2000 par rapport à la récolte de l'année dernière, réduite par la sécheresse. Les semis de la campagne céréalière d'hiver ont pu être réalisés pendant la période la plus opportune et dans des conditions météorologiques favorables à l'établissement des cultures.
Les superficies ensemencées en cultures d'hiver dans le secteur public ont atteint 7,9 millions d'hectares. Bien que l'établissement des cultures ait été compromis par la date tardive des semis et la sécheresse des sols, les conditions d'hivernage favorables ont amélioré les conditions d'établissement des cultures, et les surfaces à réensemencer pourraient être inférieures au 1,1 million d'hectares précédemment envisagé. Par ailleurs, d'abondantes chutes de neige ont contribué à reconstituer les réserves d'humidité.
Les perspectives sont incertaines pour les semis de céréales de printemps, à peine entamés dans certaines régions du sud. La réorganisation des anciennes fermes d'État au lendemain de la promulgation du Décret gouvernemental du 3 décembre 1999, alors que les problèmes d'endettement des fournisseurs privés d'intrants n'avaient pas été adéquatement résolus, laisse entre un quart et la moitié des exploitations agricoles sans base solide permettant de négocier des crédits pour l'obtention des intrants. Le gouvernement a débloqué des fonds devant compenser jusqu'à 50 pour cent des intérêts encourus, mais compte tenu du niveau avéré de risques élevés, les banques ainsi que de nombreux fournisseurs d'intrants répugnent à accorder des prêts aux producteurs. Les pénuries, ainsi que le prix élevé du carburant, ont récemment été atténués par des exportations exonérées de droits de douane et de taxes; mais les fournisseurs de carburant continuent, malgré cela, à exiger jusqu'à 4,7 tonnes de blé en échange d'une tonne de carburant diesel fourni à crédit. Dans l'ensemble, les risques et les coûts élevés liés au crédit, ainsi que la mauvaise solvabilité des agriculteurs, risquent de compromettre la récolte de cette année.
La FAO estime la production céréalière totale de 1999 à 27 millions de tonnes, soit 2 millions de tonnes de moins que le chiffre de 29 millions de tonnes de l'année précédente. Selon des indications récentes, en raison de la mauvaise solvabilité des agriculteurs, la récolte céréalière 2000 risque de ne pas être beaucoup plus élevée. Compte tenu du fait qu'il s'agit de la deuxième mauvaise récolte successive ainsi que du volume élevé des exportations (5,8 millions de tonnes en 1998/99 et 2,5 millions de tonnes jusqu'à janvier 2000), les prévisions initiales de la FAO concernant les exportations céréalières de 1999/2000 sont de 3,1 millions de tonnes, dont 2,1 millions de tonnes de blé; quant aux importations céréalières, elles seraient inférieures à 0,5 million de tonnes, principalement du blé et du riz.
YOUGOSLAVIE, RÉP. FÉDÉRATIVE DE (SERBIE ET MONTÉNÉGRO)* (6 avril)
Les semis de cultures d'hiver n'atteignent pas les objectifs fixés, en raison des mauvais résultats des récoltes de 1999, conjugués au manque d'intrants et de capital circulant et aux retards survenus dans les récoltes de 1999. Selon les dernières informations reçues, 730 000 hectares, soit seulement 3 pour cent de plus que l'année dernière, ont été ensemencés en blé, la principale céréale d'hiver. Jusqu'à présent, les conditions de végétation ont été satisfaisantes dans l'ensemble, mais les prix élevés ainsi que les pénuries d'intrants risquent de peser sur les rendements. Les difficultés de financement et d'obtention d'intrants auraient également empêché que soit atteint l'objectif fixé pour les semis de printemps, soit 1,55 million d'hectares (dont 1,37 million d'hectares de maïs).
En 1999, la récolte record de maïs (6,1 millions de tonnes) a compensé les meilleurs résultats obtenus pour le blé (seulement 2 millions de tonnes) et, d'après les estimations officielles, la production globale devrait s'établir à un niveau proche de la moyenne, soit 8,6 millions de tonnes. Selon les premières indications, la récolte céréalière de 2000 pourrait rester proche de ce niveau. Par ailleurs, le pays a exporté, en 1999/2000, 150 000 tonnes de blé ainsi que de maïs.
En raison du conflit dont le Kosovo a été l'enjeu et des sanctions économiques appliquées depuis plusieurs années, le pays est en proie à une crise économique aiguë. Le PAM continue de fournir une aide alimentaire à près de 1 million de bénéficiaires en Serbie (à l'exclusion de la province du Kosovo) et au Monténégro, parmi lesquels des réfugiés ainsi que des personnes économiquement et socialement fragilisées. D'autres organisations s'attachent à fournir une assistance à quelque 200 000 PDI en Serbie.
Dans la province du Kosovo, les dernières informations recueillies sur la croissance de la récolte de blé confirment, de manière générale, les premières estimations effectuées par une mission FAO d'évaluation des récoltes au mois de janvier. Les emblavures de blé sont estimées à environ 80 000 hectares, soit une nette progression par rapport à l'année précédente, cette surface demeurant néanmoins inférieure au niveau normal en raison des troubles civils. Jusqu'ici, les conditions météorologiques ont été généralement favorables, et les sols contiennent des réserves d'eau suffisantes pour le développement des cultures, mais l'on continue de s'inquiéter à propos des conditions d'accès des agriculteurs aux engrais azotés et aux herbicides devant être appliqués au printemps, notamment dans le sud et dans l'ouest de la province. D'après les rapports reçus, la préparation des terres pour les cultures d'été est déjà bien avancée, avec de bonnes disponibilités de semences et d'engrais pour la récolte de maïs.
Compte tenu de l'amélioration des conditions économiques dans la province, le nombre total des personnes bénéficiant d'une aide, y compris dans le cadre de l'Appel commun des Nations Unies pour le sud-est de l'Europe est en cours de réduction, de 900 000 à 600 000.
La majeure partie du blé de 2000 doit être semée entre mai et juin. On prévoit une augmentation relative des emblavures, du fait que les producteurs tendent à renoncer à la culture des graines oléagineuses pour se tourner vers le blé, à la rentabilité plus prometteuse. Cependant, après les niveaux records atteints en 1999, les rendements moyens de cette année devraient contrebalancer l'extension des emblavures, si bien que l'on prévoit, à titre provisoire, une production globale de blé d'environ 26 millions de tonnes, contre les 26,8 millions de tonnes engrangées en 1999. La majeure partie des cultures de céréales secondaires doit être ensemencée en mai/juin, et les premières indications laissent prévoir une augmentation marginale des emblavures d'orge.
Aux États-Unis, la production de blé pourrait continuer de décliner en 2000, après la chute brutale déjà enregistrée en 1999. Selon les dernières estimations officielles, les semis de blé d'hiver avoisineraient 17,5 millions d'hectares, superficie pratiquement identique à celle, réduite, de l'an dernier. Les conditions de végétation se sont sensiblement améliorées fin mars, suite à des pluies largement réparties dans la région des plaines, où l'humidité faisait généralement défaut de façon cruelle depuis la période des semis. En fait, le rapport intérimaire sur les cultures du mois d'avril du Département de l'agriculture des États-Unis (USDA) signalait que 12 pour cent des cultures de blé d'hiver connaissaient d'excellentes conditions, 48 pour cent de bonnes conditions, et que 26 pour cent étaient assez bonnes, ces chiffres reflétant une détérioration à peine marginale dans l'ensemble par rapport à l'an dernier. Cependant, dans certains secteurs particulièrement touchés par la sécheresse d'hiver, les cultures de blé endommagées seront probablement remplacées par d'autres céréales au cours du printemps. Les premières indications concernant les semis de blé de printemps contenues dans le rapport sur les perspectives de semis de l'USDA laissent prévoir une réduction de 5 pour cent des emblavures, pour une superficie de 7,5 millions d'hectares. Si les prévisions concernant les emblavures de blé de printemps se matérialisent, et que les conditions météorologiques sont normales pour le reste de la campagne, les prévisions de la FAO donnent actuellement, pour l'an 2000, une production d'ensemble pour les États-Unis d'environ 60 millions de tonnes.
Certaines cultures précoces de céréales secondaires sont déjà ensemencées dans le nord du pays, mais la majeure partie des semis du maïs de la région de culture du maïs (Corn Belt) commencent fin avril. D'après les premières indications du rapport sur les perspectives de semis de l'USDA, on peut tabler sur une légère augmentation des semis de maïs, soit 1 pour cent, mais il faut prévoir un déclin de 3 pour cent des surfaces ensemencées en sorgho. Malgré quelques pluies largement réparties fin mars sur les États du maïs Corn Belt, il faudra davantage de précipitations pour assurer des conditions satisfaisantes pour les semis de céréales secondaires. Les semis de la campagne actuelle de riz sont entamés; compte tenu des faibles cours et du niveau élevé des stocks, la surface ensemencée en riz devrait décliner d'environ 5 pour cent par rapport à la campagne précédente.
Les semis des principales récoltes de blé et de céréales secondaires 2000 doivent commencer en mai. Jusqu'ici, les conditions météorologiques sont considérées comme très favorables, avec des pluies largement réparties en mars assurant déjà une bonne humidité des sols pour la levée des cultures et leur croissance au cours de la prochaine campagne. Cependant, les premières estimations officielles font état d'un déclin de la production de blé, qui devrait tomber à 22,7 millions de tonnes après la récolte record de 1999, aujourd'hui estimée à un peu plus de 24 millions de tonnes. Ce pronostic est basé sur des prévisions de semis couvrant 11,8 millions d'hectares, surface marginalement inférieure aux 11,95 millions d'hectares de l'année précédente, et prenant en compte une hypothèse de conditions météorologiques dans l'ensemble normales pour la saison, ainsi qu'un rendement moyen d'environ 1,9 tonne/hectare (contre 2,01 tonnes/hectare en 1999). Pour ce qui est de l'orge, principale céréale secondaire d'hiver, les premières estimations laissent prévoir une augmentation très marquée de la production, qui passerait de 4,3 millions de tonnes en 1999 à 5,3 millions de tonnes, par suite de perspectives d'amélioration relative des cours eu égard à d'autres cultures. La moisson de la récolte mineure de céréales secondaires d'été de 1999, principalement composée de sorgho et de maïs, est entamée. On prévoit d'engranger environ 1,3 million de tonnes de sorgho, contre 1,7 million de tonnes en 1999, par suite de la réduction des emblavures. La récolte de paddy de 2000 est en cours, avec des prévisions officielles faisant état d'une contraction de plus de 20 pour cent par rapport à la campagne précédente, le volume tombant à 1,1 million de tonnes. Ce déclin est en grande partie attribuable à une réduction des surfaces ensemencées, les craintes liées à la disponibilité d'eau d'irrigation ayant incité les agriculteurs à se détourner de la culture du riz.