SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE SUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE DE LA FAO
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

RAPPORT SPÉCIAL

MISSION FAO/PAM D'ÉVALUATION DE L'INCIDENCE DES CYCLONES ET DE LA SÉCHERESSE SUR LES DISPONIBILITÉS ALIMENTAIRES À MADAGASCAR

1er juin 2000

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Faits saillants

  • Les cyclones et la tempête tropicale ont gravement endommagé les cultures et l'infrastructure agricole dans le centre et le nord de la région de la côte Est.

  • La sécheresse a également fortement réduit la production agricole dans la région du sud et dans les zones centrales.

  • Environ 155 000 hectares de céréales et 33 000 hectares de cultures d'exportation ont été perdues par les inondations et les vents violents. La réduction des exportations de vanille, de café et de clous de girofle au cours des trois prochaines années aura de graves répercussions sur la sécurité alimentaire des agriculteurs touchés.

  • La production céréalière totale de l'année 2000 (essentiellement de riz) est estimée à 2,33 millions de tonnes, soit 15 pour cent de moins que l'année dernière. Les besoins d'importations céréalières pour 2000/2001 sont estimés à 518 000 tonnes, dont 426 000 tonnes devraient être importées par la filière commerciale. L'aide alimentaire d'urgence en faveur des personnes touchées est estimée à 30 000 tonnes. Une aide alimentaire internationale sera nécessaire pour combler le déficit restant.

  • La situation globale des approvisionnements alimentaires devrait rester précaire en 2000/2001 (avril/mars). De graves pénuries alimentaires sont prévues au cours des prochains mois dans 17 communes de la région sud, traditionnellement déficitaires.

  • Il y a, par ailleurs, un besoin urgent de semences de riz et de maïs pour la remise en état de l'agriculture dans les zones le plus touchées. Les programmes vivres-contre-travail pourraient servir à réparer les réseaux d'irrigation, routes et autres infrastructures endommagées.

 

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1. VUE D'ENSEMBLE

Après les trois cyclones successifs et la tempête tropicale qui ont dévasté le nord-est et le centre de la côte est de Madagascar en février, mars et avril 2000, auxquels est venue s'ajouter une sécheresse persistante dans le Sud, une mission conjointe FAO/PAM s'est rendue dans le pays du 23 avril au 13 mai 2000. La mission a évalué les dégâts provoqués par le cyclone, ainsi que la production agricole globale et la situation des disponibilités alimentaires pour 2000/2001, avec l'aide de trois responsables du Ministère de l'agriculture. Des réunions et des séances d'information avec divers organismes gouvernementaux et internationaux, ainsi qu'avec des organisations non gouvernementales (ONG) locales et internationales ont été organisées afin d'évaluer la situation générale dans le pays et de recueillir des rapports et des statistiques utiles correspondantes. La mission a ensuite été divisée en trois équipes pour les visites de terrain. Une équipe s'est rendue dans les zones nord-est de Sava (couvrant les sous-préfectures d'Antalaha, Sambava et Andapa) et de Maroantsetra touchées par les cyclones; la deuxième équipe a visité les régions centrales du Lac Aloatra, Vakinankaratra et le centre-est, touchées par un cyclone et la sécheresse. La troisième équipe s'est rendue dans le Sud frappé par la sécheresse (sous-préfectures d'Ambovombe, Amboasary, Bekily, Ampanihy, Beloha et Tsihombe). Ainsi, les évaluations de la mission se fondent sur les statistiques et autres rapports parvenus dans la capitale ainsi que sur les discussions sur le terrain avec le personnel des organismes nationaux et régionaux, les techniciens de terrain, les agriculteurs, les négociants, les chefs des communautés et le personnel des écoles, de l'église et des services médicaux. La mission s'est rendue dans les champs afin d'évaluer les dégâts dans les cultures et sur les marchés pour vérifier la disponibilité et les prix des produits agricoles.

La mission a constaté que les cyclones avaient frappé, plus ou moins gravement, une superficie totale cultivée d'environ 1,14 million d'hectares, dont quelque 190 000 hectares seraient perdus. Près de 80 pour cent des superficies endommagées étaient ensemencées en riz. Parmi les autres cultures vivrières touchées figurent le maïs et le manioc. Les cyclones ont aussi gravement endommagé les cultures d'exportation comme la vanille, le café et les clous de girofle, et on prévoit que leurs effets dureront de trois à quatre ans, selon la durée utile de ces plantations. L'effet de la sécheresse est essentiellement limité au Sud ainsi qu'à la région du Lac Alaotra qui a été la plus durement frappée. Les principales cultures victimes de la sécheresse sont le maïs, le manioc et la patate douce.

La mission estime la production totale de paddy pour l'année 2000 à 2,19 millions de tonnes, celle de maïs à 0,14 million de tonnes et celle de manioc à 2,08 millions de tonnes, ce qui représente des baisses de production par rapport à l'an dernier, respectivement de 15 pour cent, 22 pour cent et 18 pour cent. Les besoins céréaliers totaux (riz, maïs et blé) devraient dépasser les disponibilités totales de céréales d'environ 518 000 tonnes. Les importations commerciales étant estimées à environ 426 000 tonnes, le déficit de 142 000 tonnes devrait être couvert par l'aide alimentaire, dont 30 000 tonnes sous forme d'aide alimentaire d'urgence et 115 000 tonnes à livrer au titre de l'aide alimentaire bilatérale.

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2. CONTEXTE SOCIO-ÉCONOMIQUE1

2.1 Situation macro-économique

Les réformes économiques lancées récemment à Madagascar ont eu des retombées favorables. Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 3,7 pour cent en 1997 et de 3,9 pour cent en 1998, soit plus que le taux de croissance démographique de 2,8 pour cent, et cela pour la première fois au cours des dernières années. Le chômage, en diminution, est passé de 6,3 pour cent en 1995 à 5,9 pour cent en 1998, et l'inflation, qui avoisinait les 38 pour cent en 1994, a été ramenée à moins de 6 pour cent en 1997, avant de remonter lentement aux alentours de 12 pour cent fin septembre 1999. En dépit de ce redressement de l'économie, le revenu par habitant reste faible (234 dollars E.-U. en 1998), 72,3 pour cent de la population sont en deçà du seuil de pauvreté2, et le pays est parmi les derniers (153e sur 174 pays) sur l'échelle du développement, selon l'indicateur du développement humain du PNUD.

Madagascar a un des réseaux routiers les plus vétustes du monde. De nombreuses villes et communautés du Sud et du Nord sont isolées, faute de routes. Certaines grandes villes, comme Bekily et Ampanihy dans la préfecture de Toleara au Sud, ne sont desservies que par des chars à b_ufs qui, souvent, doivent traverser des cours d`eau et autres obstacles naturels. Les pistes portant au haut plateau central où se trouve la capitale Antananarivo ne relient pas toutes le nord et le sud du pays. Lorsque les routes existent, elles sont en piteux état. Leur entretien est également très coûteux en raison des dégâts continus causés par les phénomènes climatiques tels que les cyclones et les tempêtes tropicales. La plupart des grandes infrastructures telles que la voie ferrée (une seule ligne de 1095 km) et les ports, sont également en mauvais état et d'importantes réparations sont nécessaires de toute urgence. Pour développer durablement ces régions, il faut un réseau de transport et une infrastructure adéquats .

2.2 Population et environnement

Selon les estimations de la Banque mondiale, mi-1998 la population était de 14,3 millions d'habitants, et son taux de croissance annuel de 2,8 pour cent3. La densité de population de 28 personnes au km2 est relativement faible, mais l'écologie de l'île, fragile, est exacerbée par des années de déforestation qui ont provoqué une grave érosion du sol. Moins de 25 pour cent du territoire est aujourd'hui occupé par la forêt sur une île jadis entièrement boisée. Les principales causes du déboisement sont l'utilisation d'arbres forestiers pour le bois de feu et le bois d'_uvre, ainsi que le défrichement des terres boisées pour les pâturages et l'agriculture sur brûlis. La mission a évalué les dégâts récents (glissements de terrain et ravinement sur les zones déboisées) causés par les pluies torrentielles et les cyclones sur les chaînes de montagne du nord-est du pays. L'érosion dans certaines régions a été estimée au taux particulièrement élevé de 250 tonnes l'hectare.

Près d'un tiers de l'île est brûlé chaque année pour stimuler la repousse des graminées et obtenir du charbon de bois pour cuisiner. La dégradation de l'environnement conduit à une baisse de la productivité agricole et à une hausse des coûts de l'infrastructure. D'après certaines estimations, la perte annuelle de PIB dans le pays, due à la dégradation de l'environnement, serait d'environ 15 pour cent, ou 290 millions de dollars E.-U.. Pour le développement durable et la sécurité alimentaire à long terme, il faut faire cesser et inverser cette dégradation chaque fois que possible.

Madagascar est la quatrième île du monde par ordre d'importance et jouit des ressources marines de l'océan Indien, sous-exploitées, qui pourraient permettre de résoudre les problèmes de sécurité alimentaire du pays à longue échéance.

2.3 Résultats du secteur agricole

L'indice de production agricole par habitant, comme le montre la figure 1, n'a cessé de diminuer, passant d'un niveau élevé d'environ 130 en 1974 à 84 en 1998. La part de l'agriculture dans le PIB est progressivement tombée à 28 pour cent en 1998 (37 pour cent en 1994). Le pays est passé d'exportateur net de riz dans les années 60 à importateur net depuis 1971.

Ce n'est pas le manque de terres cultivables qui limite la production agricole. En réalité, moins de 10 pour cent des 33 millions d'hectares de terres potentiellement arables de l'île sont cultivées. Le manque d'infrastructure de base (routes pour le transport, services de crédit et de commercialisation, services de vulgarisation, etc.) et la quasi-absence de progrès technologiques dans les variétés culturales et le matériel et les outils agricoles ont maintenu le développement agricole à un niveau de subsistance ou de semi-subsistance. En général, l'irrigation est pratiquée à grande échelle si l'on considère les superficies totales irriguées, mais elle se fait principalement en déviant ou en élargissant les cours d'eau naturels pour inonder les rizières. Le pays a cruellement besoin d'infrastructures et de techniques d'irrigation plus efficaces afin d'accroître la productivité des rizières. Les principales cultures vivrières sont le riz (qui représente environ 60 pour cent des superficies totales cultivées et environ 80 pour cent des surfaces irriguées), le maïs, le manioc, la patate douce et l'arachide. Les cultures de rapport sont le café, la vanille, le clou de girofle, la canne à sucre, le coton, le cacao et le sisal.

Les exportations de produits agricoles représentent environ 17 pour cent des exportations totales (523 millions de dollars), et les principales cultures d'exportation sont le café (8,1 pour cent), la vanille, les clous de girofle et les piments (4,8 pour cent), et le coton (4,1 pour cent) (estimations de 1998). Les importations de produits agricoles constituent environ 7 pour cent des importations totales (788 millions de dollars). Le commerce des produits agricoles est important pour le pays qui bénéficie généralement d'un excédent commercial pour les produits agricoles alors que le déficit commercial total atteint environ 50 pour cent des exportations totales (estimations de 1998).

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3. PRODUCTION VIVRIÈRE EN 1999-2000

3.1 Principaux phénomènes climatiques

Durant la campagne agricole principale de 1999/2000 qui va de novembre à mai, l'île a été frappée par deux violents cyclones, une tempête tropicale et des inondations provoquées par les pluies diluviennes, tandis que les régions centrales et méridionales ont été victimes de la sécheresse.

Sécheresse: Les pluies, qui démarrent normalement fin octobre, ont été nettement inférieures à la moyenne et aux niveaux de la campagne précédente dans la plupart des zones agricoles de l'île jusqu'en janvier 2000. Elles ont repris fin janvier et se sont étendues à l'ensemble du pays, à l'exception de la région Sud sujette à la sécheresse, et à la grande région productrice de riz du Lac Aloatra (voir figures 2a et 2b). En dépit des réensemencements, le temps sec s'est traduit par une diminution générale des superficies ensemencées, nuisant également aux rendements, en particulier dans les zones méridionales.

Inondations dans l'Ouest: A la suite d'une longue période de sécheresse, vers la fin janvier, une dépression a causé une violente tempête de vent suivie de fortes pluies dans le centre-ouest et le Sud du pays couvrant les plaines de Morombe et de Morondava. À Morombe, des pluies équivalant au total des précipitations d'une année ont été enregistrées en l'espace de 36 heures, causant des inondations et des dégâts aux systèmes d'irrigation et aux cultures.

Cyclone Eline: Le cyclone "Eline", arrivé sur l'Océan indien de l'Est, a touché l'île au sud de la ville de Vatomandry le 17 février 2000. D'un diamètre de 450 km, Eline a traversé l'île avant de sortir à l'ouest le 18 février, à proximité de la ville de Morondava. En l'espace de 24 heures, 131 mm de pluies sont tombées à Ivato, 128 mm à Antananarivo et 99 mm à Toamasina. Des vents violents atteignant 200 km/h ont causé des pertes de vies humaines, de graves dégâts aux infrastructures, et 10 000 personnes se sont retrouvées sans abri, essentiellement dans les zones de Mahanoro et de Vatomandry. Environ 560 000 personnes, dont plus de 70 pour cent de ruraux, ont été touchées par le cyclone à des degrés divers. Une centaine de villages ont été inondés et isolés.

Tempête tropicale Gloria: Avec des vents allant de 60 à 100 km/h, la tempête tropicale "Gloria" a investi l'île le 2 mars 2000, au nord-est, à proximité de la ville de Sambava, traversant le pays du nord au sud en suivant une trajectoire en forme de S. En l'espace de 24 heures, 263 mm de pluies sont tombées à Mananjary, 165 mm à Nosy-Be et 134 mm à Morondaval. La tempête a fini par se dissiper le 5 mars dans la région de Sakaraha. Les pluies et les crues des fleuves ont provoqué de graves dégâts dans les cultures, l'infrastructure et le réseau routier, outre les pertes de vies humaines et de bétail.

Cyclone Hudah: Le cyclone "Hudah", un des plus violents des dernières années, a frappé le nord de Madagascar le 2 avril 2000, avec des vents atteignant 300 km/h près de la ville de Antalaha sur la côte nord-est. Le cyclone a quitté le pays le 3 avril à l'ouest, à proximité de la ville de Analalava. Les inondations et les vents ont provoqué de nouveaux dégâts dans l'infrastructure et les cultures de plein champ, en particulier aux cultures d'exportation (vanille, café et clous de girofle). Environ 308 000 personnes ont été déclarées sinistrées après la destruction de leurs habitations et de leurs fermes.

3.2 Impact des cyclones et de la sécheresse sur les principales cultures

Riz

Le temps sec qui a régné de novembre à janvier dans la plupart des zones productrices a retardé les semis de deux mois, réduisant les superficies cultivées, en particulier dans la zone centrale irriguée du Lac Aloatra. Les pluies abondantes dues aux cyclones, qui ont succédé à la sécheresse, ont causé de graves inondations dans les zones de Sambava, Andapa, Maroansetra, Vaomandry et Marolambo sur la côte Est. Les plants de riz, au stade critique du tallage, ont été submergés par l'eau et le sable pendant une vingtaine de jours dans les zones les plus touchées. D'après les estimations du Ministère de l'agriculture, les pertes de riz dues aux trois cyclones totalisent 149 441 hectares à l'échelle nationale (voir tableau 1), ce qui représente 20 pour cent des superficies totales cultivées en riz dans les zones touchées. En outre, les systèmes d'irrigation agricole ont subi de graves dégâts. Les champs de riz des collines ont été pour la plupart emportés par les eaux de pluie. Les rendements dans les zones légèrement touchées devraient être nettement inférieurs. Au niveau national, les pertes de récolte de riz dans les zones inondées sont estimées à 152 000 tonnes, soit 7 pour cent de la production de l'année en cours.

Maïs

Le maïs est essentiellement cultivé dans les régions du sud et du centre-est. Le temps sec qui a régné dans ces zones depuis le début de la campagne a fortement réduit les superficies cultivées et nui au rendements. On signale des pertes de récolte dans plusieurs districts. Au nord-est, le plus frappé par les cyclones, le maïs, intercalé avec des cultures de riz, a été endommagé par les inondations provoquées par les cyclones Eline et Gloria. Le maïs cultivé à flanc de coteau a davantage souffert du vent. La mission estime que 5 000 hectares de semis (soit 10 pour cent des terres à maïs dans les zones touchées par les cyclones) ont été complètement détruits, ce qui correspond à une perte de 4 000 tonnes, soit environ 11 pour cent de la production de la zone touchée.

Manioc

Le manioc de colline et de plaine a subi de graves dégâts causés par les vents et les inondations qui ont accompagné les cyclones, en particulier après le passage de Hudah. Les superficies détruites sont évaluées à 2 400 hectares pour une production estimée à 13 000 tonnes, soit 6 pour cent de la production totale dans la zone touchée.

Tableau 1: Évaluation des pertes de superficies dues aux cyclones dans les zones touchées

Cultures
Superficies cultivées (hectares) Pertes de superficies (hectares)
Riz
762 901 149 441
Maïs
51 065 5 100
Manioc
20 370 2 400
Vanille
25 500 4 355
Café
193 000 7 800
Clous de girofle
90 300 20 600
Total
1 143 136 189 696

 

Vanille

La vanille, une des principales cultures d'exportation, est essentiellement cultivée dans la région septentrionale de Sava. En moyenne, environ 1 000 tonnes de vanille sont exportées chaque année, ce qui constitue une source importante de revenus pour la population de cette région. Compte tenu de la bonne floraison observée en novembre/décembre, avant l'arrivée des cyclones, on prévoyait une récolte quasiment record. Les inondations qui ont suivi la tempête tropicale Gloria, ainsi que les vents causés par le cyclone Hudah, ont gravement endommagé les plantations de vanille. Dans les plantations inondées, la pourriture a causé des dégâts irréversibles aux sarments et aux gousses. Les superficies détruites sont estimées à 4 355 hectares, pour une production estimée à 870 tonnes. Il y aura de graves répercussions sur les exportations l'an prochain, voire dans les deux prochaines années. La vanille transformée qui sera exportée cette année provient de la récolte de la campagne précédente; les exportations de l'an 2000 ne devraient donc pas subir de recul important. Les exportations de vanille transformée sont estimées à environ 800 tonnes, autant que l'année précédente.

Café

Le café, principale culture d'exportation, est essentiellement cultivé sur la côte orientale de l'île. Cette culture a été endommagée essentiellement par les vents qui ont fait tomber les feuilles et les grains et ont cassé les branches. Les plantations de café dans les vallées ont été inondées pendant plusieurs heures, ce qui a nui à la qualité des grains. Les superficies détruites sont estimées à 7 800 hectares, pour une production estimée à 2 500 tonnes de café vert (soit environ 4 pour cent de la production nationale). Il faudra vraisemblablement trois à quatre ans pour un rétablissement complet.

Clous de girofle

Les clous de girofle sont produits dans le centre-est et le nord-est, essentiellement dans les zones frappées par les cyclones. Les plantations de girofle sont généralement situées à flanc de colline et par conséquent exposées aux dégâts dus aux vents et à l'érosion. A Antalaha, les vents violents du cyclone Hudah ont totalement défolié et desséché les arbres. Les superficies détruites sont estimées à 20 000 hectares et les pertes correspondantes à environ 3 400 tonnes (soit environ 22 pour cent de la production nationale). Il faudra environ sept ans avant que les arbres replantés soient productifs, et les pertes de production devraient se prolonger beaucoup plus que celles des autres cultures.

3.3 Dégâts occasionnés par les cyclones dans d'autres secteurs

Élevage

Les cyclones ont provoqué des dégâts considérables dans le secteur de l'élevage . Outre la destruction de l'infrastructure de base, comme les fermes et les bâtiments agricoles, on a signalé des pertes d'animaux. Même si aucune évaluation complète des pertes n'est disponible, on a constaté une hausse des prix de la viande sur les marchés locaux des zones touchées, en particulier dans la ville d'Andapa au nord-est. Après les inondations, on a signalé une incidence accrue des maladies animales dans la région.

Environnement

Les vents violents et les pluies torrentielles qui ont accompagné les cyclones ont eu des effets particulièrement destructeurs sur les forêts de la côte orientale. Des arbres ont été déracinés par les vents et les fortes précipitations ont créé des glissements de terrain et une érosion massive des collines. Quelque 70 000 hectares (soit près d'un tiers du Grand Massif Forestier) ont été endommagés par les cyclones dans la zone au nord d'Antalaha. La station forestière d'Andrakeraka a été détruite. Environ 1200 hectares- soit 20 pour cent des forêts communales des sous-préfectures d'Andapa et de Maroansetra - auraient été victimes de graves dégâts. Cette déforestation accentuera vraisemblablement le problème de l'érosion des sols et exposera ces zones à d'autres catastrophes écologiques.

3.4 Prévisions de production

Comme on l'a vu précédemment, la production agricole de 1999/2000 a été perturbée par d'importants phénomènes climatiques (sécheresse et cyclones) qui ont endommagé la plupart des cultures. Compte tenu des effets conjugués des pluies torrentielles, des inondations, des vents et de la sécheresse sur les cultures vivrières de cette année, la mission a estimé la production de riz (paddy) de l'an 2000 à 2,19 millions de tonnes, celle de maïs à 0,14 million de tonnes et celle de manioc à 2,08 millions de tonnes, ce qui représente des baisses de production respectivement de 15, 22 et 18 pour cent par rapport aux bons niveaux de l'an dernier (selon les estimations révisées de la mission). Au niveau national, on observe une réduction de 250 000 tonnes de riz usiné. Le riz est une culture très diffuse, et toutes les provinces ont connu des baisses de production. Toutefois, pour les trois principales cultures vivrières, le plus fort recul est signalé dans la Préfecture de Toliara, au Sud, traditionnellement déficitaire, où la production de maïs, aliment de base, est inférieure de 46 pour cent au niveau de l'an dernier et celle de manioc de 39 pour cent.

Tableau 2: Madagascar - Estimations de la production vivrière par province (an 2000)

Provinces   Riz (Paddy) Maïs Manioc
19991/ 2000 Evolu-tion 19991/ 2000 Evolu-tion 19991/ 2000 Evolu- tion
 
(milliers de tonnes) (%) (milliers de tonnes) (%) (milliers de tonnes) (%)
Antananarivo
513 436 -15 76 64 -16 379 322 -15
Fianarantsoa
394 327 -17 23 19 -15 1178 1041 -12
Mahajunga
570 513 -10 22 19 -14 129 118 -9
Toamasina
663 564 -15 15 12 -20 275 237 -14
Antsiranana
251 211 -16 8 6 -21 58 46 -21
Toliara
177 143 -19 37 20 -46 519 317 -39
Total
2 568 2 194 -15 180 140 -22 2 539 2 080 -18

1
/ Les chiffres de 1999 sont des estimations révisées par la mission FAO/PAM.

3.5 Besoins pour la remise en état de l'agriculture

Les cyclones ont détruit d'importantes infrastructures agricoles dans le nord-est et les zones centrales de l'île. Les premières mesures de remise en état ont été définies par une précédente mission de la FAO en mars 2000. Il serait nécessaire de distribuer de toute urgence des semences (en particulier de riz et de légumes), de petits outils agricoles, des pesticides et des engrais en prévision de la campagne secondaire qui va de juin à décembre.

Une équipe conjointe de la Banque mondiale et du Gouvernement malgache a évalué les dégâts des cyclones dans les systèmes d'irrigation. Le coût des réparations et de la remise en état de l'infrastructure de base est estimé à 605 milliards de Fmg (85,6 millions de dollars E.-U.), dont 114 milliards de Fmg (16,2 millions de dollars E.-U.) constituent l'aide la plus urgente pour soutenir la campagne secondaire. Cette assistance devrait être organisée dans le cadre de programmes vivres-contre-travail pour construire, entre autres projets communautaires, de petits réservoirs d'eau, des canaux d'irrigation, et des pistes.

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4. ANALYSE RÉGIONALE

4.1 Région du nord-est

Le nord-est comprend la zone de Sava et la sous-préfecture de Maroantsetra. La principale culture vivrière est le riz, mais la région est spécialisée dans les cultures d'exportation comme la vanille, le café, les clous de girofle et les piments. Le début de la campagne agricole a été caractérisée par une insuffisance de pluies qui a nui aux semis de riz. Les pluies normales tombées vers fin janvier ont permis le repiquage du riz et la reprise des travaux des champs.

Au total, 33 villes de la région sur 68 ont été gravement touchées par la tempête tropicale Gloria et le cyclone Hudah. La mission estime que la production de riz, de vanille et de clous de girofle diminuera sensiblement par rapport à 1999. Les prix des denrées alimentaires dans la région ont augmenté dans les zones reculées, où un kapoaka4 de riz coûte 750-900 Fmg5 cette année, contre 500-600 Fmg l'an dernier.

Compte tenu de la réduction escomptée des revenus agricoles due aux pertes de cultures d'exportation, une grande partie de la population devrait avoir un accès limité à la nourriture.

4.2 Région de la côte centre-est

Cette région comprend les sous-préfectures de Vatomandry, Mahanoro, Marolambo, Antanambao et Manampotsy. La campagne de végétation, en particulier du riz, a été retardée par le démarrage tardif de la saison des pluies. Le repiquage du riz n'a pu démarrer qu'en janvier, avant l'arrivée du cyclone Eline en février . Les champs de riz tout juste semés ont été submergés, pendant une vingtaine de jours dans certaines zones, causant une perte quasi totale des récoltes. La production de riz cette année devrait être en net recul. A l'heure actuelle, les prix des denrées alimentaires sont relativement stables. Les pertes des plantations de café de la région devraient se prolonger durant les trois ou quatre prochaines années.

4.3 Région du Lac Aloatra


Cette région regroupe les sous-préfectures de Ambatondrazaka, Amparafaravola et Andilamena. La campagne agricole 1999/2000 a été marquée par la sécheresse durant la période allant d'octobre 1999 à janvier 2000. Les pluies ont repris à un rythme normal après janvier, permettant le repiquage et l'enracinement du riz. La région a été victime de fortes pluies dues aux cyclones Eline et Gloria, mais pendant une période relativement courte (de mi-février à début mars), avant de céder la place de nouveau à la sécheresse en mars. Aussi la production de riz dans la région devrait-elle subir une forte réduction. Pour compenser les pertes de riz, les agriculteurs de la région se sont convertis aux cultures maraîchères. Environ 569 hectares de tomates, d'oignons et de pommes de terre ont été cultivés dans la région.

4.4 Région de Vakinankaratra

Cette région, qui comprend Antsirabé, Faratsiho, Antanifotsy et Betafo, a été victime de la sécheresse en début de campagne, avant d'être frappée par le cyclone Eline à la mi-février et la grêle en avril qui ont nui à la production de riz. Les autres cultures comme le maïs et le manioc, importantes pour le régime alimentaire local, ont également été touchées par ces calamités naturelles.

4.5 Région Sud

Cette région, qui englobe les sous-préfectures de Ambovombe, Amboasary, Bekily, Ampanihy, Beloha et Tsihombe, est exposée à la sécheresse et à l'insécurité alimentaire. La sécheresse qui a sévi cette année s'est traduite par de fortes baisses de rendement des principales cultures de la région - maïs, manioc et patate douce.

A l'heure actuelle, on n'observe aucune pénurie de céréales vivrières sur les marchés locaux, qui sont approvisionnés par les céréales du nord de Toliara et les importations de riz. Toutefois, les prix ont commencé à augmenter en janvier 2000. Les prix du maïs relevés au mois de mars par le Système d'alerte rapide (EU-SAP) sur sept marchés principaux étaient d'environ 375 Fmg/kap, contre environ 110 Fmg/kap l'an dernier à la même période. Les prix du riz ont subi une hausse nettement moins marquée, aux alentours de 10 à 20 pour cent, car le riz n'est pas la culture dominante de la région. Les perspectives de la récolte de cette année sont médiocres, aussi les fluctuations des prix dépendront-elles essentiellement des importations et de l'aide alimentaire.

Sur certains marchés, les prix du bétail ont baissé de moitié en l'espace d'un mois, à cause des ventes de panique. Les prix des bovins à Tsihombe sont tombés de 950 000 Fmg durant la première semaine de mars à 600 000 Fmg durant la quatrième semaine (soit un recul d'environ 63 pour cent), et les prix des animaux de trait ont chuté de 900 000 Fmg à 500 000 Fmg (soit 56 pour cent). Toutefois, cette situation n'est pas très diffuse. La situation observée à Ambovombe, Bekily et Ampanihy est moins grave, tandis qu'à Amboasary, Betioky, et Beloha, on ne faisait état d'aucune vente de panique pour l'instant.

Le SAP a identifié 14 districts appartenant aux sous-préfectures de Ampanihy, Tsihombe et Ambovombe où la population est victime de graves difficultés alimentaires. Si la situation alimentaire globale n'est pas alarmante pour le moment, il y a de grandes chances qu'elle se détériore rapidement. Selon les rapports communiqués à la mission, une partie de la population consomme des figues de Barbarie et ont réduit le nombre de repas quotidiens.

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5. PRIX DES DENRÉES ALIMENTAIRES ET ACCÈS À LA NOURRITURE

Les prix du riz durant la campagne de commercialisation 1999/2000 (avril/mars) sur les marchés de la capitale Antananarivo sont demeurés supérieurs à ceux de la campagne précédente (voir partie supérieure de la figure 3), car la production de riz de 1999 a été inférieure aux prévisions. (Selon les estimations révisées de la mission, la production de riz est légèrement inférieure aux estimations provisoires pour la préfecture de Antananarivo et l'ensemble du pays). Les prix observés par la mission en avril 2000 commençaient à augmenter, en raison des prévisions de baisse de la production et des disponibilités totales réduites par suite des intempéries.

En revanche, les prix des céréales dans le sud (voir partie inférieure de la figure 3 pour les prix du maïs dans le sud de Toliara) sont demeurés inférieurs durant quasiment toute la campagne de commercialisation, car la récolte de 1999 a été supérieure à la moyenne. Il y a eu un brusque relèvement des prix en janvier 2000, car la sécheresse compromet les perspectives de bonne récolte. La menace de pénuries alimentaires fait grimper les prix de la plupart des produits alimentaires sur les marchés locaux.

Les prix sont généralement bas durant les mois qui suivent la récolte (mai, juin et juillet) et élevés durant les semis, d'octobre à février. Or, on observe que les prix du maïs, du manioc, du riz et des haricots augmentent depuis janvier 2000 au lieu de diminuer, comme durant une année de précipitations normales ou favorables.

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6. BILAN DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE DE CÉRÉALES POUR 2000/2001

Le bilan de l'offre et de la demande de céréales pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars) est présenté au tableau 3, sur la base des hypothèses et des conclusions suivantes:

Tableau 3: Madagascar: Bilan de l'offre et de la demande de céréales, 2000/2001 (milliers de tonnes) - Campagne de commercialisation: avril/mars

 
Riz (usiné) Maïs Blé Total Céréales
A. Disponibilités intérieures
1 522 140 9 1 671
Prélèvement sur les stocks
30 0 0 30
Production 2000
1 492 140 9 1 641
B. Utilisation totale
1 942 170 77 2 189
Consommation alimentaire
1 823 152 76 2 051
Semences, alimentation animale et autres utilisations
119 18 1 138
C. Besoins d'importation
420 30 68 518
Importations commerciales prévues
350 10 66 426
Aide alimentaire d'urgence
23 5 2 30
Déficit à couvrir
47 15 0 62

 

Le bilan fait apparaître une utilisation céréalière totale de 2,19 millions de tonnes, laissant donc un déficit de 518 000 tonnes par rapport à la demande.

L'importation de denrées alimentaires et de nombreux autres produits a été libéralisée dans le cadre de la réforme économique en cours. Ainsi, les négociants privés devraient jouer un rôle actif dans l'importation des principales céréales. Étant donné le déficit vivrier exceptionnellement élevé dans le pays, et les faibles niveaux des cours internationaux du riz, la mission estime les importations commerciales de céréales par les négociants privés en 2000/2001aux alentours de 426 000 tonnes, essentiellement de riz (350 000 tonnes), compte tenu de son importance dans l'alimentation nationale. Ce niveau est élevé par rapport aux années précédentes, mais il est à noter que Madagascar a importé 351 000 tonnes de riz en 1982.

Une aide alimentaire d'urgence de 30 000 tonnes est prévue pour les populations les plus touchées. Même si le niveau des importations commerciales estimées est élevé, il reste un déficit céréalier de 62 000 tonnes à couvrir. Afin d'empêcher la détérioration de la situation des disponibilités alimentaires, ce déficit devrait être couvert par des programmes d'aide alimentaire de donateurs bilatéraux.

Besoins d'aide alimentaire

Les dégâts causés par les intempéries dans le sud-ouest, par la sécheresse dans le Sud et dans la région du Lac Alaotra, et par les inondations et les vents violents dus aux cyclones dans le nord-est, le centre-est, la région du Lac Alaotra et le sud-est, se sont traduits par de graves pertes de cultures vivrières, en particulier de denrées de base comme le riz et le maïs. Les pertes de stocks vivriers et de semences ont été également importantes.

Par conséquent, on prévoit une détérioration de l'état nutritionnel des populations les plus vulnérables, notamment les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées. D'après des enquêtes nutritionnelles conduites récemment, bien qu'à l'échelle locale, l'évolution de la situation nutritionnelle serait source de graves inquiétudes.

Après le passage de trois cyclones, les personnes nécessitant une aide humanitaire seraient au nombre de 156 500, dont 20 000 ont été frappées par les cyclones Eline et Gloria dans les zones de Vatomandry, Mahanoro, Antanambao-Manampotsy, Marolambo, Sambava, Antalaha et Andapa, et 74 000 ont été victimes du cyclone Hudah dans les zones Andapa, Antalaha et Maroantsetra. A la demande du Gouvernement, le PAM fournit une aide alimentaire aux populations le plus gravement touchées dans le cadre d'une distribution gratuite et de programmes vivres-contre-travail. Les distributions gratuites ont permis aux bénéficiaires de tenir pendant 30 jours. La ration quotidienne est de 500 g de riz et de 100 g de légumineuses par personne pour la distribution gratuite, et de 2 kg de riz et 300 g de légumineuses au titre des programmes vivres-contre-travail. Au total, 156 500 personnes bénéficieront de l'aide alimentaire, dont 74 000 dans le cadre de distributions gratuites et 82 500 sous la forme de programmes vivres-contre-travail. Les distributions totales de vivres s'élèvent à 4 133 tonnes de riz et 656 tonnes de légumineuses.

Le tableau 4 ci-après présente l'aide alimentaire ventilée par zones.

Tableau 4: Madagascar - Bénéficiaires de l'aide alimentaire par zone

Zone    
Bénéficiaires Denrées requises (en tonnes)
Distribution gratuite   Vivres-
contre-travail  
Distribution gratuite Vivres-contre-travail
Riz Légumineuses Riz Légumineuses
Nord-Est
65 000 20 000 975 195 645 60
Andapa
10 200 4 000 153 30.5 129 12
Antalaha
32 500 9 000 487.5 97.5 290 27
Maroantsetra
22 300 7 000 334.5 67 226 21
Est
- 18 750 - - 600 90
Vatomandry Marolambo
Anosibe
An'Ala
           
Sud-Est
  31 250     1 000 150
Manakara
Nosy Varika
Farafangana
           
Ouest-Sud-Ouest
  12 500     400 60
Belo-Tsiribihina Morombe
Morondava Manja
           
Autres zones
9 000   243 40.5    
TOTAL
74 000 82 500 1 218 235.5 2 645 360

 

Compte tenu des difficultés d'accès et de l'isolement des zones frappées par les cyclones et les inondations, le PAM a lancé une opération spéciale pour un montant de 1 200 000 dollars pour la location d'hélicoptères, de bateaux et d'autres moyens logistiques afin d'assurer la distribution de l'aide alimentaire et non alimentaire dans ces régions.

Pour ce qui concerne les populations victimes de la sécheresse dans le Sud, la mission a constaté que leur situation alimentaire est extrêmement précaire. Les stocks de vivres pour la période de soudure et les biens des familles commencent à s'épuiser. Le Système d'alerte rapide - UE a estimé provisoirement que 17 districts seront victimes de difficultés alimentaires et a recommandé la distribution de 10 000 tonnes d'aide alimentaire au titre des programmes vivres-contre-travail. Le PAM fournira un soutien aux populations touchées dans ces districts et le volume d'aide alimentaire nécessaire fera l'objet de nouvelles évaluations.

Par ailleurs, les donateurs et les ONG, tels que CARE International et CRS, distribuent également une aide alimentaire dans le cadre de programmes vivres-contre-travail dans la région de Vatomandry et Mahanoro. L'Unicef et Médecins sans Frontières (MSF) ont distribué des biscuits enrichis (FB5).

Le présent rapport a été établi sous la responsabilité des secrétariats de la FAO et du PAM à partir d'informations provenant de sources officielles et officieuses. La situation pouvant évoluer rapidement, prière de s'adresser aux soussignés pour un complément d'informations le cas échéant.
Abdur Rashid
Chef, SMIAR, FAO, Rome
Télécopie: 0039-06-5705-4495
Courrier électronique:
GIEWS1@FAO.ORG Courrier
Mohamed Zejjari
Directeur régional, OAP, PAM, Rome
Télécopie: 0039-06-6513-2839
électronique: Mohamed.Zejjari@WFP.ORG
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1 Les statistiques présentées dans cette section se fondent sur les publications de la Banque mondiale et sur les profils de pays de l'Economic Intelligence Unit.

2 Selon le critère "dollars par jour" appliqué pour la période 1989-94.

3 L'ONU, en revanche, estime la population à 16,3 millions d'habitants avec un taux de croissance annuel de 3,1 pour cent.

4 3,5 kapoakas = 1 kg

5 7 066,6 Fmg = 1 dollar E.-U.