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1/ Sont indiqués en caractères gras les pays dont les perspectives de récolte pour les cultures en cours sont mauvaises et/ou ceux dont les approvisionnements alimentaires sont déficitaires pendant la campagne en cours et qui nécessitent une assistance exceptionnelle ou d'urgence. Les pays qui sont victimes ou menacés de mauvaises récoltes ou de pénuries alimentaires pendant plusieurs campagnes de suite sont signalés par un astérisque (*).
ALGÉRIE (19 septembre)
La production céréalière de 2000 est estimée à 1,1 million de tonnes, soit environ 35 pour cent de moins que le volume de 1999, déjà inférieur à la moyenne, du fait d'une insuffisance des pluies au cours de la période de végétation. La production de blé s'établirait à quelque 750 000 tonnes, ce qui est bien en-deçà de la moyenne et environ 37 pour cent de moins qu'en 1999. La production d'orge a également diminué de moitié par rapport à la moyenne quinquennale. Les importations céréalières, de blé principalement, devraient augmenter pour s'établir à environ 7 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin).
ÉGYPTE (19 septembre)
D'après les estimations, la production céréalière de la campagne 2000 atteindrait quelque 19 millions de tonnes, soit légèrement plus que la récolte supérieure à la moyenne engrangée en 1999. La production de blé devrait atteindre environ 6,7 millions de tonnes, soit 5 pour cent de plus qu'en 1999. Les rendements des céréales secondaires devraient baisser, pour se chiffrer à 6,3 millions de tonnes, contre 6,8 millions de tonnes l'an dernier. La campagne de riz 2000 bénéficie de bonnes conditions de croissance. Les superficies ensemencées en riz sont estimées à environ 660 000 hectares, ce qui est légèrement supérieur aux emblavures de l'an dernier. La production devrait atteindre 6 millions de tonnes, contre 5,8 millions en 1999.
Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient s'élever à 6,8 millions de tonnes et celles de céréales secondaires, de maïs essentiellement, à 4,2 millions de tonnes.
MAROC (19 septembre)
Selon les estimations, la production céréalière de 2000 s'établirait à environ 2 millions de tonnes, ce qui représente 53 pour cent seulement de la récolte inférieure à la moyenne engrangée l'an dernier, du fait de l'insuffisance des pluies et de la température élevée qui ont prévalu au cours de la période de végétation. La production de blé se chiffrerait à quelque 1,35 million de tonnes, soit 37 pour cent de moins que la récolte réduite de 1999. Les rendements des céréales secondaires, estimés à 639 000 tonnes, sont inférieurs de 62 pour cent au volume de 1999.
Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient atteindre 3,2 millions de tonnes et celles de céréales secondaires, 2,1 millions de tonnes.
TUNISIE (19 septembre)
D'après les estimations, la production céréalière de la campagne 2000 serait d'environ un million de tonnes, soit 45 pour cent de moins que l'an dernier, en raison de l'insuffisance des pluies au cours de la période de végétation. La production de blé est estimée à 795 000 tonnes, contre 1,4 millionde tonnes en 1999 et celle de l'orge a diminué pour s'établir à 200 000 tonnes, ce qui représente environ la moitié du volume de l'an dernier.
Les importations céréalières pour l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), de blé et de maïs principalement, devraient représenter quelque 1,8 million de tonnes.
BÉNIN (15 septembre)
Les pluies, abondantes en juin et début juillet, ont nettement diminué à la mi-juillet dans le sud mais ont repris fin juillet et début août. Elles se sont réduites une nouvelle fois dans le sud, à la mi-août, mais ont augmenté et ont atteint un niveau bien supérieur à la normale au début du mois de septembre. La première récolte de maïs a été engrangée dans le sud. Le millet et le sorgho se développent de manière satisfaisante dans le nord.
Grâce une production céréalière supérieure à la moyenne en 1999, la situation des approvisionnements alimentaires demeure satisfaisante. Les cours du mil sont en général analogues à ceux de l'an dernier à la même époque tandis que ceux du maïs sont légèrement plus élevés. Les importations céréalières, destinées à l'utilisation intérieure et à la réexportation, sont estimées à 145 000 tonnes pour la campagne de commercialisation 2000, et les besoins d'aide alimentaire, à 10 000 tonnes.
Des précipitations inférieures à la normale dans le centre et l'est du pays ont nui au développement végétatif. En août, les pluies, en général supérieures à la moyenne et bien réparties dans le sud et l'ouest, ont été particulièrement abondantes durant la première décade du mois. En revanche, la pluviométrie a été inférieure à la normale en août dans la moitié est du pays, sauf dans l'extrême nord à la fin du mois. Les précipitations cumulées à la fin août étaient inférieures à la moyenne, sauf dans l'ouest et le sud- ouest. Les pluies ont été insuffisantes début septembre, mais elles se sont améliorées au milieu du mois. La récolte du mil précoce est en cours dans le sud et le sud-est. La production devrait être moyenne.
Les pâturages sont en bon état dans l'ensemble du pays et le niveau de l'eau dans les réservoirs est satisfaisant. On ne signale aucune activité acridienne notable. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit se rendre dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de la campagne 2000.
Compte tenu d'une récolte exceptionnelle en 1999, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés, et les cours du mil et du sorgho ont commencé à augmenter sur les marchés, tant dans les villes que dans les campagnes. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 (novembre/octobre) sont estimés à 155 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz.
Le début des pluies saisonnières, à la fin du mois de juillet, a permis d'engager les semis de maïs dans l'ensemble du pays. Les précipitations ont continué début août et ont été plus abondantes à la fin du mois, notamment dans les îles de Fogo, Santo Antão et Santiago. Toutefois, elles ont été en général inférieures à la moyenne. De fortes pluies se sont abattues les 25 et 26 septembre sur plusieurs îles. La levée des cultures est satisfaisante et les pâturages se régénèrent bien. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit se rendre sur place à la fin du mois d'octobre pour estimer la production céréalière de la campagne 2000.
La production de maïs de 1999 a été estimée au niveau record de 36 400 tonnes, ce qui est nettement supérieur au volume de 1998 et à la moyenne quinquennale. Grâce à cette récolte exceptionnelle, la situation des approvisionnements alimentaires s'est améliorée dans les campagnes, touchées par plusieurs mauvaises récoltes successives. La production record de 1999 ne couvrira pourtant qu'un quart environ des besoins de consommation, mais l'importance des stocks et les importations commerciales ou l'aide alimentaire prévues en 2000 devraient être suffisantes pour couvrir le déficit. Grâce à la régularité des importations céréalières, les marchés sont bien approvisionnés et les prix sont stables. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 devraient atteindre 75 000 tonnes, dont 50 000 tonnes seront livrées sous forme d'aide alimentaire. À la mi-septembre, les contributions d'aide alimentaire s'élevaient à 72 000 tonnes et 46 500 tonnes avaient été reçus.
Des précipitations abondantes sont tombées sur la moitié nord du pays fin juillet et début août tandis qu'un temps sec de saison a régné dans la moitié sud. Les pluies ont diminué à la mi et à la fin août, mais ont été plus régulières au cours de la troisième décade du mois de septembre. Dans le sud, la première récolte de maïs a été engrangée et la seconde est en train de lever. Dans le nord, le mil et le sorgho se développent bien.
Grâce à la récolte céréalière supérieure à moyenne de 1999, la situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les besoins en importations céréalières en 2000 sont estimés à 675 000 tonnes, sous forme principalement de riz et de blé. Quelque 86 000 réfugiés libériens et 1 500 Sierra- Léoniens séjournent actuellement dans l'ouest du pays.
Le développement végétatif est en général satisfaisant. Les pluies, bien réparties et supérieures à la moyenne de fin juin à début août, ont considérablement diminué au cours de la seconde décade du mois d'août. Toutefois, elles se sont améliorées fin août et ont continué à être abondantes début septembre, ce qui a évité aux cultures de souffrir d'un déficit hydrique. Les céréales secondaires et le riz pluvial se développent bien tandis que le riz récemment repiqué est en phase de levée ou de tallage. Les perspectives de récoltes sont encourageantes. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit aller dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de la campagne 2000.
Compte tenu d'une récolte exceptionnelle en 1999, la situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante et les marchés sont bien approvisionnés. Les importations céréalières, destinées à l'usage intérieur comme à la réexportation, devraient s'élever à 114 000 tonnes pour la campagne de commercialisation 1999/2000.
Les précipitations, supérieures à la moyenne fin juin et début août, ont diminué à la mi et à la fin août, mais se sont améliorées, notamment dans le centre, début septembre. La première récolte de maïs a été engrangée dans le sud. Le mil et le sorgho se développent de manière satisfaisante dans le nord.
En raison de la récolte céréalière moyenne de 1999, la situation des approvisionnements alimentaires est tendue dans certaines régions, en particulier pour les populations victimes des inondations qui se sont produites en 1999, dans les régions nord, est supérieur et ouest supérieur. Le PAM a distribué des secours d'urgence à certains groupes vulnérables. Quelque 10 000 réfugiés libériens sont encore présents sur le territoire. Les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000 devraient se chiffrer à environ 485 000 tonnes et les besoins d'aide alimentaire, à 46 000 tonnes.
La saison des pluies a été légèrement irrégulière. Les pluies, après avoir été abondantes au début et à la mi- juillet, ont diminué à la mi-août. Elles ont été particulièrement abondantes dans l'ensemble du pays durant la dernière décade d'août et se sont affaiblies début septembre, notamment dans l'est. Les céréales secondaires se développent bien.
Grâce à la récolte céréalière exceptionnelle de 1999, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés dans les villes et dans les campagnes. Les régions de Guinée Maritime et de Guinée Forestière disposent d'excédents. Environ 445 000 personnes (dont 120 000 ressortissants du Libéria et 325 000 de la Sierra Leone) sont encore réfugiées dans le pays, essentiellement dans les régions de Gueckédou, Forécariah et N'Zérékore. Ces personnes bénéficient d'une aide alimentaire et présentent, selon les rapports, un risque nutritionnel modéré. Les affrontements entre les forces guinéennes et des combattants sierra-léoniens qui se sont déroulés au début du mois de septembre ont provoqué le déplacement d'au moins 1 000 Guinéens.
Une fois les rizières dessalées, les semis de riz ont été repiqués. Les précipitations ont été régulières et bien réparties début août. Elles ont considérablement diminué durant la seconde décade du mois, mais ont été particulièrement abondantes dans l'ensemble du pays durant la troisième décade d'août et début septembre. Ces fortes pluies ont été bénéfiques aux céréales secondaires dans l'est et le nord, et les semis de riz, sur lit, ont été récemment repiqués dans les rizières.
Les pâturages sont abondants. La situation acridienne est calme. Des invasions d'insectes ont été signalées dans le sud. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit se rendre sur place en octobre pour estimer la production céréalière de 2000.
La production céréalière de 1999 est supérieure à celle de 1998, mais le volume est inférieur à la fois au niveau de 1997/98, avant la crise, et à la moyenne. La situation des approvisionnements alimentaires est meilleure cette année qu'en 1999. Toutefois, certains secteurs de la population, dont le pouvoir d'achat est faible, éprouvent encore des difficultés à se procurer de la nourriture, notamment dans les zones urbaines.
Les pluies, abondantes et généralement bien réparties en mai et juin, ont été bénéfiques aux semis de riz. Elles ont diminué en juillet mais ont été supérieures à la moyenne début août. En revanche, elles se sont affaiblies, ou ont cessé, à partir de la mi- août jusqu'au début du mois de septembre dans le sud, où le temps sec risque d'avoir été préjudiciable au développement végétatif. Comme lors des années précédentes, plusieurs ONG ont distribué des intrants dans diverses régions. La commercialisation, entravée par le sous-développement des infrastructures de traitement et de transport, constitue encore l'un des problèmes les plus importants. Selon les rapports, les pertes après récoltes sont élevées.
À l'exception du comté de Lofa, où les troubles intérieurs ont éclaté à nouveau en juin et juillet, la paix relative qui règne dans la majeure partie du pays a eu des retombées positives sur l'agriculture. Les superficies sous riz, denrée de base du pays, devraient augmenter. D'après les estimations, trois quarts des personnes déplacées auraient regagné leur lieu d'origine et il est probable que le reste d'entre elles s'installent sur les lieux qu'elles occupent déjà.
Les distributions alimentaires continuent mais les quantités reçues ont considérablement diminué. Les distributions de secours alimentaires d'urgence et les projets vivres-contre-travail cèdent la place aux programmes en faveur du développement. Le PAM fournit une aide alimentaire à environ 420 000 rapatriés originaires du Libéria. Le HCR vient également en aide à 33 000 réfugiés sierra-léoniens regroupés dans les camps situés dans les régions de Montserrado et de Sinje dans le comté de Grand Cape Mount.
Les conditions de végétation sont en général satisfaisantes. Les pluies, régulières et bien réparties en juin et juillet, ont continué à être abondantes début août. Elles ont diminué à la mi-août, notamment dans l'ouest, mais ont été supérieures à la moyenne durant la dernière décade du mois. Des pluies torrentielles sont tombées le 25 août à Abeïbara, au nord de Kidal, et ont fait 15 victimes. Les précipitations se sont poursuivies dans l'ensemble du pays mais ont diminué début septembre. Le développement végétatif est satisfaisant dans l'ensemble, malgré un déficit hydrique signalé dans le centre-nord. Le mil et le sorgho sont au stade de l'élongation ou de l'épiaison, et le riz pluvial, à celui du tallage ou de l'élongation. Le riz irrigué est en train de lever dans les zones d'agriculture irriguée d'Office Mopti et Ségou tandis qu'il est au stade de tallage ou d'élongation dans la région d'Office du Niger.
Les pâturages sont en bon état dans l'ensemble. Des infestations acridiennes ont été signalées dans la zone sahélienne et des mesures de contrôle ont été prises. Des criquets pèlerins, en petits nombres, risquent d'être présents et de se reproduire, à petite échelle, dans l'Adrar des Iforas. Il est prévu qu'une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes se rende dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de la campagne 2000.
Grâce à deux récoltes records successives, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales sont beaucoup moins élevés que les années précédentes. Selon les estimations du système national d'alerte rapide, seuls deux arrondissements sur les 173 qu'il surveille dans le centre et le nord (à savoir Baye dans le cercle de Bankass et Diankabou dans le cercle de Koro) présentent un risque modéré de pénuries alimentaires en 2000, suite aux inondations qui ont dévasté les cultures de riz en 1999. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 devraient s'élever à 100 000 tonnes de blé et de riz.
Les cultures se développent bien, grâce aux pluies qui ont été généralement suffisantes et bien réparties. Les précipitations, abondantes à la fin juillet, ont continué à être généralisées et supérieures à la moyenne en août. De fortes pluies ont été enregistrées fin août à Assaba et Gorgol. Grâce à ces pluies bénéfiques, les cultures se développent de manière satisfaisante. Des semis tardifs et des repiquages ont eu lieu jusqu'à fin août.
Les pâturages sont en bonne condition dans l'ensemble du pays. Des infestations acridiennes ont été signalées à Brakna et Gorgol. Au total, 878 hectares ont été traités contre les oiseaux granivores, notamment à Trarza. Un petit nombre de criquets pèlerins a été relevé en août dans le sud de Brakna, à Trarza et dans les deux Hodhs. Des pontes limitées ont actuellement lieu à Brakna et se poursuivront dans d'autres zones. Les sauteriaux risquent de se déplacer légèrement vers l'ouest au fur et à mesure que la végétation se dessèche. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit aller dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de 2000.
La situation des approvisionnements alimentaires s'est améliorée dans les campagnes, grâce à la bonne récolte engrangée dans les régions d'agriculture pluviale en 1999. Les marchés sont bien approvisionnés. Toutefois, suite à des récoltes réduites, certaines populations sont encore vulnérables dans les régions d'Aftout et d'Affolé, de Tagant, d'Assaba sud et dans les deux Hodhs. Des vivres ont été distribués aux victimes des inondations qui ont touché Brakna, Gorgol, Tagant et Trarza fin 1999. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 sont estimés à 260 000 tonnes (réexportations non comprises) et les besoins d'aide alimentaire, à 25 000 tonnes.
L'insuffisance des pluies fin août et début septembre ont nui au développement végétatif. Les précipitations, régulières et généralisées en juillet, ont continué à être bien réparties dans l'ensemble, au début et à la mi-août. Cependant, elles ont considérablement diminué durant la dernière décade d'août dans la moitié ouest des régions agricoles du pays et ont été encore limitées début septembre. Elles se sont améliorées à la mi-septembre, mais les cultures ont souffert de la vague de sécheresse, notamment dans les départements de Diffa, Tahoua et Tillabery. Ces départements ne font pas partie des principales zones productrices et l'on s'attend donc à une récolte moyenne. Des inondations, par endroits, dans les régions de Dioudou et Zabori (département de Dosse) et dans celles de Mountséka et Baizo (département de Tahoua) ont touché de nombreuses exploitations.
Des infestations acridiennes ont été signalées dans plusieurs régions, en particulier dans les départements de Diffa, Dosso, Maradi et Tahoua. Plusieurs milliers d'hectares ont été traités. Les départements de Diffa et Tahoua ont également été traités contre les oiseaux granivores. Des criquets pèlerins, épars, ont été vus dans l'Aïr est. Il est probable que les sauteriaux se reproduisent actuellement, à petite échelle, dans les zones à l'ouest et au sud des montagnes de l'Aïr et dans le sud du Tamesna où les conditions écologiques sont favorables. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit se rendre dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de la campagne 2000.
Compte tenu de la production céréalière supérieure à la moyenne de 1999, et proche du niveau record de 1998, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les réserves nationales de sécurité ont été partiellement reconstituées. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales durant la période de soudure ont été plus bas que les années précédentes à la même époque. Toutefois, du fait du temps sec qui a prévalu récemment et de mauvaises perspectives de récoltes, les prix ont nettement augmenté.
Grâce à des pluies régulières et bien réparties depuis le début du mois de juillet, les cultures se développent bien. La première récolte de maïs a été rentrée dans le sud. Des précipitations inférieures à la moyenne fin août et début septembre dans l'extrême nord risquent d'engendrer un déficit hydrique ou des pertes de récoltes.
La situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Cependant, certaines populations, victimes des inondations de fin 1999, sont encore vulnérables dans cinq États (Sokoto, Adamwara, Borno, Kwara et Niger). De nouvelles inondations en 2000 ont recouvert des centaines d'hectares de terres agricoles dans la région de Sokoto, au nord-ouest.
Les pluies abondantes de la fin juillet et du début août ont provoqué des inondations, par endroits, dans les régions de Dakar, Louga et Saint Louis. Elles ont nettement diminué au cours de la seconde décade d'août mais ont repris fin août, sauf dans le nord. Les réserves en eau du sol ont en général été suffisantes pour couvrir les besoins des cultures et le développement végétatif semble normal dans toutes les zones agro-écologiques. Toutefois, des pluies moins abondantes dans le nord fin août et début septembre, et dans le sud-est, début septembre, risquent d'avoir créé un déficit hydrique.
Les pâturages se sont bien régénérés grâce aux pluies abondantes de la fin juillet et du début août. Des infestations acridiennes ont été signalées dans les départements de Bambey, Gossas, M'Bour, Tivaouane et Thiès. Des invasions d'insectes et de ravageurs ont été également notées. Au 29 août, 41 500 hectares avaient été traités, dont 17 000 contre les sauteriaux. Il est prévu qu'une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes se rende sur place en octobre pour estimer la production céréalière de 2000.
Selon les services statistiques nationaux, la production céréalière totale de 1999 devrait atteindre le volume exceptionnel de 1 256 000 tonnes (riz en équivalent paddy), soit 35 pour cent de plus qu'en 1998 et 34 pour cent de plus que la moyenne quinquennale. La situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours du riz sont stables. Les prix des céréales locales sont également restés stables dans l'ensemble durant la période de soudure. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 devraient s'élever à 760 000 tonnes, dont 450 000 tonnes de riz.
La reprise du conflit début mai a considérablement entravé les travaux agricoles à l'époque critique des semis de riz, denrée de base principale du pays. En raison de l'insécurité, la distribution d'intrants et les interventions de secours ont été interrompues ou sérieusement désorganisées, notamment dans le nord. La sécurité s'améliore depuis juin et juillet, mais la situation reste tendue. Les conditions de végétation sont en général satisfaisantes. Les pluies, abondantes début et mi-juillet, ont diminué de fin juillet à la mi- août, mais ont nettement augmenté fin août et début septembre. Le riz est au stade de l'élongation mais les emblavures risquent de fortement régresser par rapport à l'an dernier et l'on s'attend à une récolte réduite.
Cent cinquante mille personnes nouvellement déplacées dans le sud et dans l'ouest du pays par la reprise des combats en mai sont venues s'ajouter aux 160 000 déjà recensées. Environ 500 000 autres personnes déplacées ont été accueillies par les communautés locales dans les zones sous contrôle gouvernemental tandis que, selon les estimations, un million de victimes de la guerre se situent dans des régions aux mains des rebelles et inaccessibles aux organisations humanitaires. Quelques 420 000 ressortissants de la Sierra-Leone ont également pris refuge dans les pays voisins de l'Afrique de l'Ouest, notamment en Guinée (où ils sont plus de 300 000) et au Libéria. En dépit des hostilités, le PAM et des ONG ont poursuivi les distributions d'aide alimentaire en faveur d'environ 100 000 personnes. Le PAM note un déficit des approvisionnements en céréales qui s'élevait à 1 774 tonnes fin septembre et atteindra 9 000 tonnes d'ici la fin de l'année. La situation des disponibilités alimentaires s'est dégradée à la saison des pluies, de nombreuses régions étant inaccessibles du fait des problèmes de transport. Selon de récentes évaluations réalisées dans les régions de Bumbuna et Daru qu'il est impossible de gagner par route en raison de l'insécurité, les besoins alimentaires des personnes déplacées seraient importants. Le pays continuera à souffrir d'un déficit alimentaire chronique et à être tributaire d'une aide extérieure dans un avenir prévisible.
Les cultures se développent bien dans la zone soudanaise mais mal dans la zone sahélienne. Les précipitations, après avoir été bien réparties et en général supérieures à la moyenne en juillet, notamment au cours de la troisième décade, ont continué à être suffisantes en août dans les zones soudanaise et soudano-sahélienne, mais inférieures à la moyenne dans la zone sahélienne. Les pluies sont restées abondantes début septembre, sauf dans l'est de la zone sahélienne. Les céréales secondaires se développent de manière satisfaisante dans la zone soudanaise. En revanche, dans la zone sahélienne, il faut qu'il pleuve davantage pour couvrir les besoins en eau du mil et du sorgho, qui sont au stade du tallage et de l'élongation.
Les pâturages sont abondants dans les zones sahélienne et soudanaise. Des infestations acridiennes ont été signalées dans les régions de Chari-Baguirmi, Lac et Ouaddaï. Des oiseaux granivores ont provoqué des dégâts au mil et au maïs dans la préfecture de Guéra (dans la région de Mangalmé). La présence de criquets pèlerins n'a pas été relevée mais des criquets migrateurs ont été vus dans la région de Ati, en bordure du Batha. Une mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes doit se rendre dans le pays en octobre pour estimer la production céréalière de 2000.
Compte tenu de la récolte supérieure à la moyenne de 1999, la situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les cultivateurs ont reconstitué leurs stocks pour la seconde année consécutive, ou vendu des céréales pour compenser l'insuffisance des revenus provenant de la culture du coton et des arachides. En conséquence, les cours des céréales sont restés stables dans l'ensemble durant la période de soudure et ont été moins élevés que les années précédentes dans les zones soudanaise et sahélienne. Toutefois, ils ont commencé à augmenter en août dans certaines régions, comme il est de saison. En août toujours, le PAM a distribué une aide alimentaire à environ 150 000 personnes dans la zone sahélienne. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1999/2000 sont estimés à 67 000 tonnes, dont 12 000 tonnes d'aide alimentaire.
Compte tenu de précipitations en général bien réparties, le développement végétatif est satisfaisant. Dans le sud, la première récolte de maïs a été engrangée tandis que la seconde est au stade de la levée et du tallage. Dans le nord, les céréales secondaires ont bénéficié de pluies régulières depuis juillet, sauf à la mi-août.
Grâce à la récolte céréalière record de 1999, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Néanmoins, les populations touchées par les inondations dans les régions de Kara (au nord), Plateaux (à l'ouest), Maritime (au sud) et Savanes (dans l'extrême nord) sont encore vulnérables durant la période de soudure.
Les pluies, abondantes et généralisées fin juillet et début août, ont diminué à la mi et à la fin août dans le sud mais ont repris début septembre. En revanche, dans le nord, elles sont tombées en quantité suffisante en août et ont baissé début septembre. Les céréales secondaires se développent en général de manière satisfaisante.
Du fait de la récolte céréalière au-dessus de la moyenne de 1999, la situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante, sauf dans les zones inondées au nord. Des réfugiés congolais sont présents dans le nord du pays. Les importations céréalières, destinées à l'usage intérieur et à la réexportation, pour la campagne de commercialisation 2000 sont estimées à 290 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz.
CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU* (15 septembre)
La guerre civile continue de s'intensifier. Au cours des dernières semaines, de violents affrontements ont été signalés dans la ville de Dongo, au nord-ouest, mais aussi dans la ville de Butembo, à l'est, à 80 kilomètres de la frontière ougandaise, ainsi que dans le district de Walikale. La population s'est repliée, une nouvelle fois, vers les forêts. La situation des approvisionnements alimentaires, déjà tendue compte tenu de la chute de la production agricole, se dégrade sous l'effet des déplacements de populations constants, les conditions de vie dans les forêts étant difficiles. Selon les estimations, plus d'un million de personnes seraient déplacées à l'intérieur du pays et leur situation alimentaire et nutritionnelle serait précaire; toutefois, l'insécurité et la fermeture des routes entravent les secours humanitaires. Du fait de la désorganisation générale des activités économiques et commerciales ainsi que de l'arrivée d'un grand nombre de personnes déplacées, la situation des disponibilités alimentaires est également difficile dans les zones urbaines, notamment à Kinshasa, la capitale, où vivent sept millions d'habitants. Une mission FAO d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires doit se rendre dans les provinces de Kinshasa, Bandundu et Bas-Congo, du 21 septembre au 10 octobre, pour estimer la situation, là où il possible d'accéder.
CONGO, RÉPUBLIQUE DU* (15 septembre)
À la suite de l'accord de cessez-le-feu conclu en décembre 1999 entre le gouvernement et les partis d'opposition, la sécurité est mieux assurée dans les régions du sud, particulièrement touchées par les hostilités. Étant donné que ces régions assurent plus de la moitié de la production vivrière et la majorité des approvisionnements à Brazzaville, la situation des disponibilités alimentaires s'est nettement améliorée, notamment dans les villes. Toutefois, le secteur agricole n'est pas encore redressé. La majorité des 810 000 personnes déplacées par la guerre ont regagné leur lieu d'origine. Selon les rapports, leur état nutritionnel s'est stabilisé, bien qu'elles présentent encore un risque modéré, un grand nombre d'entre elles ayant perdu leurs moyens d'existence. 40 000 personnes, originaires de la province Équateur en République démocratique du Congo, ont également pris refuge dans le nord du pays et de 12 à 14 000 d'entre elles sont arrivées en juillet, suite à la reprise des combats. En outre, 5 000 réfugiés rwandais et 8 000 réfugiés angolais sont présents sur le territoire. Le PAM a distribué des vivres à quelque 200 000 personnes à Brazzaville, Pointe Noire et dans les zones accessibles de Bouenza, Lekoumou, Niari et Pool au cours des six premiers mois de l'année. Le PAM prévoit également de distribuer des vivres à 120 000 bénéficiaires d'ici la fin de l'année. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000 sont estimés à 140 000 tonnes, sous forme essentiellement de blé et de riz.
Un temps sec de saison a régné en juillet et août. Les pluies ont repris début septembre. Les principales cultures vivrières sont le manioc et les plantains, mais le pays produit également du maïs (environ 25 000 tonnes). Les besoins céréaliers, estimés à environ 82 000 tonnes en 2000, sont essentiellement assurés par des importations commerciales.
GUINÉE ÉQUATORIALE (15 septembre)
Après un temps de saison, en général sec, depuis la mi- juillet, des pluies sont tombées dans l'ensemble du pays durant la première décade de septembre. Les denrées de base sont la pomme de terre douce, le manioc et les plantains. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000 devraient s'élever à 9 000 tonnes de riz et de blé.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (15 septembre)
Les précipitations, inférieures à la moyenne au cours de la première partie de la saison des pluies en avril/mai, sont en général bien réparties et abondantes depuis juin. Elles ont été particulièrement fortes à la mi et à la fin juillet et début septembre, ce qui a stimulé la croissance des céréales secondaires.
Compte tenu du volume exceptionnel de la récolte céréalière de 1999, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les besoins en importations céréalières, essentiellement de blé, devraient s'élever à 29 000 tonnes pour la campagne de commercialisation 2000.
Les semis des cultures de campagne A de 2001 sont sur le point de commencer. Cependant, les travaux sont retardés par l'absence de précipitations au cours des derniers mois, et il faudra que les pluies arrivent rapidement si l'on veut éviter une réduction des emblavures. En outre, par suite des récoltes réduites des deux dernières campagnes, les pénuries de semences risquent elles aussi de limiter les surfaces ensemencées. Le gouvernement, aidé par les organismes internationaux et les ONG, a entrepris de distribuer des semences dans les régions touchées.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires a estimé la production alimentaire de la campagne B de 2000 à 1,7 million de tonnes, soit 32 pour cent de moins que l'an dernier et que la dernière moyenne quinquennale. La production de légumineuses a reculé de 20 pour cent et celle des céréales de 6 pour cent, tandis que celle des racines et des tubercules demeurait virtuellement inchangée par rapport à 1999. Les régions les plus touchées par le temps sec ont été les provinces septentrionales de Kirundo et de Muyinga, ainsi que la région de Moso. <
Dans ces régions, la situation des approvisionnements alimentaires est très tendue. Rien que dans la province de Kirungo, on estime à 350 000 le nombre des personnes confrontées à des pénuries alimentaires. On s'inquiète également de la situation alimentaire d'un grand nombre de personnes déplacées, restées dans les camps et n'ayant qu'un accès limité aux terres. Le PAM se propose d'apporter, jusqu'à la fin de l'année, une aide à environ 700 000 personnes déplacées, affectées par la sécheresse et extrêmement vulnérables. Cependant, l'insécurité continue d'entraver la distribution de vivres.
Les perspectives sont extrêmement sombres pour les cultures de céréales et de légumineuses de la campagne principale 2000, dont la récolte doit commencer en novembre, du fait principalement du déplacement de centaines de milliers d'agriculteurs, chassés par l'intensification de la guerre avec l'Éthiopie voisine, en mai/juin 2000. À la fin du mois de juillet, le total des surfaces ensemencées était inférieur à 40 pour cent de la superficie normale, par suite des déplacements, de la perte des outils essentiels et de la destruction de l'infrastructure de base. En dépit de l'augmentation des précipitations à partir de la deuxième quinzaine de juillet, les pluies tardives et inférieures à la normale arrivées en début de campagne ont également retardé les semis et l'établissement précoce des cultures. Les zones administratives de Gash Barka et Debub (Zobas), qui sont les principales zones productrices et qui fournissent normalement plus de 75 pour cent de la production céréalière de l'Érythrée, ont été au cœur des récents affrontements et risquent de n'avoir qu'une récolte des plus maigres, voire inexistante, à offrir en 2000. L'échec de deux saisons de pluies successives dans les zones administratives d'Anseba, du nord de la mer Rouge et du sud de la mer Rouge, a également gravement affecté près de 340 000 personnes.
Étant donné que la prochaine récolte ne devrait commencer qu'en novembre/décembre 2001, ces régions considérées comme "le grenier de l'Érythrée", mais aussi d'autres régions, sont destinées à être tributaires de l'aide alimentaire d'urgence pendant au moins 18 mois. En août, le PAM a distribué environ 13 500 tonnes de vivres à plus de 586 000 personnes touchées par la guerre et 67 800 personnes affectées par la sécheresse.
L'aide des donateurs a été sollicitée pour une opération d'urgence révisée approuvée par la FAO et le PAM en juin de cette année pour un total de 151 000 tonnes d'aide alimentaire destinée à 750 000 personnes déplacées de l'intérieur, et pour un appel interinstitutions des Nations Unies destiné à assister près de 335 000 personnes affectées par la sécheresse. Début septembre, les promesses totalisaient 90 800 tonnes, dont environ 55 000 tonnes avaient été livrées.
Malgré un démarrage tardif des pluies, les cultures de la campagne principale "meher" de 2000 se développent de façon satisfaisante dans les régions céréalières importantes du centre, du nord et de l'ouest du pays. Cependant, il faudra que les pluies se poursuivent pendant tout le mois d'octobre pour obtenir la maturation des cultures. De plus, la production céréalière dans les régions orientales et méridionales du pays devrait être nettement inférieure à celle de la récolte de l'an dernier, déjà réduite.
La récolte de 2000 de la campagne secondaire "belg", normalement rentrée à partir du mois de juin, a échoué par suite de la sécheresse. Bien que la production "belg" ne représente que 8 à 10 pour cent de la production céréalière totale, elle demeure importante dans plusieurs régions, où elle fournit l'essentiel des approvisionnements alimentaires annuels. En conséquence, les pénuries alimentaires se sont intensifiées, tant du point de vue du nombre des personnes touchées que de celui des régions affectées. Elles sont particulièrement aiguës dans les régions de pâturages de l'est et du sud de l'Éthiopie, où le bétail a péri en grand nombre et où l'on a enregistré des décès causés par la famine.
Compte tenu de l'échec de la campagne "belg", le nombre de personnes nécessitant une assistance a augmenté: elles sont à présent 10 millions, dont 400 000 personnes déplacées par la guerre frontalière avec l'Érythrée. Les besoins globaux en aide alimentaire pour 2000 ont par conséquent été révisés à la hausse, passant de 886 000 tonnes à 1,2 million de tonnes. Au début du mois de septembre, le total des promesses reçues représentait 1,11 million de tonnes, dont 638 000 tonnes déjà livrées.
Les perspectives sont défavorables pour les cultures céréalières de la campagne principale des "longues pluies" de 2000, en cours de récolte. Cette campagne, qui s'étend de mars à mai et compte normalement pour 80 pour cent de la production vivrière annuelle, a échoué par suite d'une sécheresse aiguë. À l'exception de certaines parties de la province de l'Ouest et de la province de Nyanza, l'ensemble du pays, y compris la province de la vallée du Rift, considérée comme "le grenier du pays", est pratiquement resté privé de pluies, entraînant une perte généralisée de récoltes ainsi que d'importantes pertes de bétail dans les régions de pâturage du nord, du nord-est et du nord- ouest. Selon les prévisions officielles, le volume de la récolte des "longues pluies" de maïs de 2000 n'atteindrait que 1,4 million de tonnes, soit 36 pour cent de moins que la moyenne de 2,21 millions de tonnes, et 22 pour cent de moins que la récolte des "longues pluies" de 1999, amoindrie par la sécheresse et dont le volume était de 1,8 million de tonnes. Quant à la récolte de haricots, estimée à environ 300 000 tonnes, elle est de 20 pour cent inférieure à la moyenne.
La situation des approvisionnements alimentaires du pays continue de susciter de graves inquiétudes, car l'on estime aujourd'hui à 3,5 millions le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire d'urgence. Par ailleurs, le prix des principales denrées vivrières reste supérieur de 50 pour cent à celui de la moyenne quinquennale. La situation des pasteurs est particulièrement préoccupante, car ils doivent affronter la quatrième saison des pluies défavorable. On enregistre un déclin marqué de la disponibilité de pâturages et de ressources en eau, avec comme conséquence une très nette augmentation de la mortalité du bétail. Étant donné que l'on n'attend pas de précipitations avant le démarrage de la campagne des "courtes pluies" au mois d'octobre, la situation ne peut que se détériorer. De plus, la saison des "courtes pluies", dont l'apport est maigre dans les districts pastoraux, n'a guère de chances d'entraîner un redressement significatif.
Une opération d'urgence, pour un montant de 88,5 millions de dollars E.-U., a été approuvée conjointement par la FAO et le PAM en juin 2000, afin de venir en aide à quelque 3,3 millions de personnes pendant une période de six mois. Auparavant, au mois de mai, le gouvernement avait lancé un appel à l'aide alimentaire internationale, pour un montant de 134,2 millions de dollars E.-U., compte tenu du nombre important de personnes exposées à de graves pénuries alimentaires.
Les perspectives sont favorables pour la récolte de la campagne céréalière principale de 2000. Cependant, dans certains districts, dont ceux de Kumi, Lira et Soroti, les rendements ont été affectés par le caractère tardif et irrégulier des précipitations. Selon les rapports reçus, les conditions des pâturages et du bétail sont satisfaisantes dans les régions pastorales du nord-est. Par ailleurs, le début de la campagne secondaire a été récemment marqué par des pluies qui ont permis aux agriculteurs d'opérer des semis précoces.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Cependant, certaines régions du pays, dont les districts de Massindi, Arua et Moyo, ont été gravement touchées par la récente sécheresse. La situation des approvisionnements alimentaires demeure précaire dans les districts de Kotido et Moroto, où près de 215 000 personnes nécessitent une aide alimentaire d'urgence, principalement attribuable à la mauvaise récolte de la dernière campagne et aux vols de bétail. En outre, une aide alimentaire reste nécessaire, dans le district de Bundibugyo, pour environ 112 000 personnes déplacées par les troubles civils.
Les semis de la campagne A de 2001 sont sur le point de commencer. Cependant, les travaux sont retardés par l'insuffisance des précipitations, inférieures à la moyenne au mois d'août et durant la première décade de septembre. Un complément de pluies s'impose de façon urgente si l'on veut éviter la réduction des surfaces ensemencées.
La production de la petite campagne C de 2000, qui couvre les mois de juillet et d'août et se compose principalement de légumes, devrait subir une réduction par suite de l'humidité insuffisante des sols due à la sécheresse prolongée qui sévit depuis avril. Par ailleurs, l'absence de pluies affecte également les cultures permanentes.
Une mission conjointe Gouvernement/FAO/PAM/USAID/UE, qui a effectué une estimation de la production de la campagne B de 2000, prévoit un volume généralement satisfaisant de 3 millions de tonnes, soit nettement plus que l'an dernier. Cependant, dans les régions du sud et de l'est, ainsi que dans les régions entourant le lac Kivu, l'interruption prématurée des pluies a entraîné une réduction des rendements de légumineuses et de céréales. En revanche, la production alimentaire a augmenté de façon substantielle dans les provinces nord-occidentales de Gisenyi et de Ruhengeri ainsi que de Kibuye, où la normalisation de la sécurité a permis le retour des populations, parallèlement à des conditions météorologiques favorables au développement des cultures. Dans les provinces de Byumba, Kibungo et Gitarama, l'augmentation des surfaces ensemencées a également permis d'obtenir une bonne production.
Dans l'ensemble, la situation des approvisionnements alimentaires s'est améliorée après la récolte D de 2000, notamment dans les provinces du nord-ouest qui souffraient de pénuries alimentaires. Cependant, dans les régions dont la production a été réduite par le temps sec, on signale une détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle. La situation est particulièrement grave dans la région de Bugesera, qui subit sa troisième mauvaise récolte consécutive et où l'on estime que 150 000 personnes nécessitent une assistance alimentaire. Par ailleurs, la distribution d'intrants agricoles pour la prochaine campagne est en cours, avec l'aide de la FAO.
La récolte céréalière de la campagne "Gu", actuellement en cours dans le sud de la Somalie, devrait donner une production de 214 000 tonnes, soit environ 22 pour cent de plus que la moyenne d'après la guerre (1993-1999), volume toutefois inférieur à la moyenne d'environ 347 000 tonnes précédant la guerre. Les pluies largement réparties des mois d'avril et mai, ainsi que les bonnes pluies "Hagay" tombées au début de juillet, ont aidé au développement des cultures dans les zones de Shabelle inférieur, Shabelle moyen, Baie d'Hiran, Bakool et dans certains secteurs du Juba inférieur. L'amélioration de la sécurité a également encouragé le retour de certaines familles sur leurs terres et la reprise des travaux. Cependant, on prévoit de mauvaises récoltes dans certains secteurs des régions de Gedo, Juba inférieur et Juba moyen, par suite de précipitations irrégulières et insuffisantes. En outre, la récolte de maïs irrigué de la région de Gedo a été affectée par le niveau des eaux, extrêmement bas, des fleuves Juba et Dawa.
En dépit de l'amélioration de la situation générale des approvisionnements alimentaires dans certaines régions du sud de la Somalie, on signale de plus en plus des taux de malnutrition élevés, qui traduisent un grave déclin des conditions de subsistance lié aux sécheresses récentes ainsi qu'aux effets cumulés d'années de troubles civils et d'absence d'investissements dans l'économie.
Ailleurs, dans le nord-ouest de la Somalie (Somaliland), le caractère tardif et irrégulier des précipitations a gêné l'établissement de la récolte Gu dans certains districts. On note une aggravation de la situation alimentaire dans certaines régions agropastorales de Togdheer, Awdal et Sanag, où une succession de campagnes de pluies inférieures à la normale a gravement affecté les cultures et le bétail. Avec l'étiolement du soutien de la communauté, on signale des migrations de populations et de bétail en direction de l'Éthiopie et d'autres régions. Le taux de réponse est également très limité pour l'appel interinstitutions des Nations Unies* qui avait été lancé en juillet 2000 afin d'obtenir 15,6 millions de dollars E.-U. destinés à venir en aide à 750 000 personnes vulnérables.
L'embargo imposé par l'Arabie saoudite et par d'autres pays du Golfe sur les importations de bétail en provenance de certains pays d'Afrique de l'Est, dont la Somalie, par suite d'une alerte à la fièvre de la vallée du Rift, devrait amputer gravement le revenu d'un grand nombre de pasteurs et affecter la capacité d'importation de la Somalie.
Les perspectives sont mitigées pour la campagne 2000, dont la moisson doit commencer en octobre. Les pluies abondantes tombées au mois d'août dans la plupart des régions du sud du Soudan compensent les précipitations faibles et irrégulières des mois précédents; cependant, elles sont arrivées trop tard pour assurer la reprise du sorgho à maturation brève, qui avait été affecté par l'interruption des pluies en juin/juillet. On prévoit de bonnes récoltes dans les régions d'Équatoria occidental, la région des Lacs et celles de Jonglei, tandis que dans la région du Haut- Nil, l'insécurité et l'absence d'intrants adéquats devraient nuire à la production. Dans le nord du Soudan, malgré de bonnes pluies durant la deuxième quinzaine du mois d'août, les principales régions productrices, dont celles de Gedaref et de Sennar, subissent un déficit hydrique. Le succès de la campagne dépendra donc de la poursuite des pluies durant le mois de septembre.
On signale des pénuries alimentaires dans un certain nombre de secteurs des régions méridionales du pays. La récente intensification des troubles civils, notamment dans les régions du Haut-Nil et de Bahr-El-Ghazal, a perturbé la production agricole et entraîné la destruction de biens d'équipement, entravé l'accès au marché et rendu des milliers de personnes tributaires d'une aide d'urgence. Cependant, la paix relative qui règne dans la plupart des autres secteurs a contribué à améliorer la nutrition, et l'on enregistre un déclin du nombre des admissions dans les centres d'alimentation. Au cours du mois d'août, le PAM a distribué 2 400 tonnes de vivres - ce qui ne représente que 32 pour cent du volume prévu pour les régions du Haut- Nil et de Jonglei - par suite de l'insécurité.
Une mission conjointe FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires se rendra dans le sud du Soudan au mois d'octobre et dans le nord du Soudan en novembre/décembre, afin d'évaluer la récolte de cette année et les perspectives des approvisionnements alimentaires pour la campagne de commercialisation 2000/2001.
La récolte de la campagne céréalière principale 2000 est à présent rentrée. Selon les estimations préliminaires, la production céréalière totale, qui comprend le maïs, le paddy, le blé, le sorgho et le mil), atteindrait 3,46 millions de tonnes, soit environ 20 pour cent de moins que la moyenne quinquennale. Le déclin est principalement attribué à la sécheresse, qui a affecté plusieurs régions du pays.
Cependant, la situation générale des approvisionnements alimentaires s'est améliorée grâce à l'importation de volumes importants de maïs, qui a entraîné un déclin marqué du cours des denrées vivrières. Malgré la réduction des pâturages, les rapports concernant le bétail sont satisfaisants. Au mois de janvier, les cours du bétail étaient supérieurs de 5 pour cent à ceux du mois de juin de cette année et de 32 pour cent à ceux du mois de juillet de l'an dernier.
Une aide alimentaire sera nécessaire pour environ 1,3 million de personnes souffrant d'insécurité alimentaire, principalement dans les régions de Dodoma, Mara, Shinyanga, Singida, Tabora, Tanga et Mwanza sud, qui ont subi leur troisième mauvaise récolte consécutive.
Les estimations officielles concernant la production de maïs de 2000 ont été révisées à la hausse, pour atteindre 10,2 millions de tonnes. Ce volume est supérieur de 42 pour cent à celui de la récolte, réduite, rentrée l'an dernier et également supérieur à la dernière moyenne quinquennale. Il traduit une augmentation des emblavures ainsi que des rendements plus élevés. En dépit des fortes inondations et des importantes pertes de récolte subies par quelques provinces au cours de la saison de croissance, la ceinture du maïs n'a pas été affectée et les précipitations abondantes ont été bénéfiques à cette culture. On estime les excédents d'importations à environ 2 millions de tonnes, tandis que les prix nationaux ont enregistré un déclin substantiel par rapport à l'an dernier. Cette situation devrait entraîner une réduction des emblavures pour la prochaine campagne, à partir du mois d'octobre.
Les premières estimations officielles concernant la récolte de blé de 2000, à rentrer à partir d'octobre, font état d'un volume de 1,79 million de tonnes, soit 14 pour cent de plus que celui, réduit, de 1999, mais encore en deçà de la moyenne. Selon les estimations, les surfaces ensemencées seraient supérieures de 18 pour cent à celles de l'an dernier, par suite de la conversion au blé de terres consacrées à d'autres cultures; toutefois, les rendements devraient être inférieurs, du fait des conditions météorologiques extrêmement variables dans la principale zone de culture de la province occidentale du Cap. À un tel niveau de production, les importations de blé en 2001 devraient s'établir à 700 000 tonnes.
L'aggravation de la guerre civile au mois d'août, notamment dans la province orientale de Moxico, a encore détérioré une situation humanitaire déjà extrêmement précaire dans le pays. Dans les provinces de Moxico, Bie et Uige, l'intensité des combats ne cesse de grossir le flot des populations rurales faisant mouvement vers les capitales provinciales de même qu'en direction des pays voisins, la Namibie, la Zambie et la République démocratique du Congo. Selon les rapports transmis par UN-OCHA, sept à huit enfants meurent tous les jours d'inanition ou de malnutrition dans la ville de Luau, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. À la fin du mois de juin, on estimait le nombre des personnes déplacées à 2,5 millions, soit 20 pour cent de la population nationale. Du fait de l'insuffisance des promesses d'aide alimentaire, le PAM n'a pu prendre en charge que 1,1 million de personnes, alors que les estimations donnaient 1,9 million de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence dans les régions accessibles. Au demeurant, en l'absence d'un complément de promesses, il faut s'attendre à une réduction supplémentaire des distributions de vivres. Un appel est lancé aux donateurs pour qu'ils apportent des contributions supplémentaires afin d'éviter une détérioration supplémentaire de la situation alimentaire des populations vulnérables.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires a évalué la récolte céréalière de 2000 à 504 000 tonnes, soit 6 pour cent de moins que le volume rentré l'an dernier, et le deuxième déclin consécutif de la production, par suite de l'insécurité, de l'irrégularité des pluies durant la campagne et des pénuries d'intrants essentiels. La récolte de maïs, denrée vivrière de base, a décliné de 8 pour cent. Cependant, on a enregistré une augmentation des récoltes non céréalières, en particulier des tubercules.
Les besoins d'importations céréalières pour 2000/2001 (avril/mars) sont estimés à 753 000 tonnes, dont 333 000 tonnes sont nécessaires sous forme d'aide alimentaire d'urgence.
Selon les dernières estimations officielles, la production céréalière de 2000 avoisinerait 21 000 tonnes, dont 11 000 tonnes de sorgho et 9 000 tonnes de maïs. Malgré une augmentation de 20 pour cent des emblavures, la production n'est supérieure que de 9 pour cent au niveau réduit de l'an dernier, et inférieure à la dernière moyenne quinquennale. Les précipitations très abondantes qui ont marqué la période de décembre à février ont entraîné de graves inondations dans les régions orientales et méridionales, causant de graves dégâts aux logements et à l'infrastructure, et amputant les rendements des cultures.
Des rapports font état de conditions satisfaisantes pour les pâturages et le bétail, grâce aux précipitations abondantes obtenues pendant la saison des pluies.
Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars) sont estimés à 250 000 tonnes, dont 65 000 tonnes de blé. Ce déficit devrait être couvert par des importations commerciales.
Selon les dernières estimations préliminaires, la production de céréales secondaires de la campagne 2000 s'établirait à 107 000 tonnes de maïs et 20 000 tonnes de sorgho, soit 14 pour cent et 40 pour cent respectivement de moins que l'an dernier. Le caractère tardif et insuffisant des précipitations en début de campagne, et la sécheresse prolongée qui a sévi en janvier, suivies de pluies excessives jusqu'au mois de mars, ont entraîné une réduction des emblavures et des rendements.
Les perspectives sont incertaines pour la récolte de blé de 2000, par suite d'une réduction des surfaces ensemencées et du temps sec qui a prévalu durant les derniers mois. La venue d'un complément de pluies est indispensable pour que soit évitée une réduction des rendements.
Les besoins en importations céréalières pour 2000/2001 (avril/mars) sont estimés à 238 000 tonnes, dont 55 000 tonnes de blé. On prévoit que ces besoins seront couverts dans leur quasi-totalité par des importations commerciales.
Les récoltes, ainsi que l'infrastructure agricole des régions centrale et septentrionale de la côte orientale ont été gravement affectées par trois cyclones successifs accompagnés d'une tempête tropicale durant la saison de croissance. Dans le sud et dans le centre du pays, la sécheresse a gravement amputé la production vivrière. Dans l'ensemble, la production céréalière de 2000, composée principalement de paddy, a été estimée par une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires, à 2,33 millions de tonnes, soit 15 pour cent de moins que le bon niveau obtenu l'année précédente. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (avril/mars) ont augmenté considérablement, atteignant 518 000 tonnes, dont 426 000 tonnes devraient être importées par voie commerciale. Les besoins en aide alimentaire d'urgence pour les populations affectées sont estimés à 30 000 tonnes, ce qui laisse un déficit non couvert de 62 000 tonnes.
Par suite de la réduction de la production céréalière de cette année, la situation des approvisionnements alimentaires est tendue. Dans la région du sud, qui connaît un déficit structurel et où la production vivrière a été gravement affectée par le temps sec et par les pénuries sur grande échelle de boutures de patates douces, les cours du riz, des racines et des tubercules sont montés en flèche. Une étude récente de la situation des approvisionnements alimentaires dans la région indique que, sur 90 districts étudiés, 50 connaîtront des difficultés alimentaires au cours de la période de soudure. À l'intérieur de ces 50 districts, on estime que 240 000 personnes, réparties dans 19 districts, connaîtront de graves difficultés alimentaires par suite du quasi- échec de la récolte. Les besoins en aide alimentaire concernant cette population sont estimés à 6 500 tonnes d'aide alimentaire, sous forme de maïs, principale denrée alimentaire de la région.
Les dernières estimations officielles font état, pour la campagne 2000, d'une récolte de maïs de 2,47 millions de tonnes, chiffre très légèrement inférieur à la récolte record de 1999, qui avait atteint 2,48 millions de tonnes. En revanche, la production secondaire de riz ainsi que de sorgho et de mil a décliné par rapport à l'an dernier, tombant à 46 000 tonnes et 57 000 tonnes respectivement. En dépit des pluies tardives et irrégulières qui ont marqué le début de la campagne et qui ont été suivies d'inondations et de pertes de cultures, les précipitations abondantes qui ont arrosé le pays durant la période de croissance ont permis un redressement des cultures et une amélioration des rendements. Par ailleurs, les programmes de distribution d'intrants agricoles ont soutenu la production de maïs.
Grâce à une nouvelle récolte exceptionnelle de maïs et à l'importance des stocks de report, on estime que le pays dispose d'un excédent exportable d'environ 300 000 tonnes pour la deuxième année consécutive.
Suite à la bonne récolte rentrée cette année, on prévoit une amélioration de la situation générale des approvisionnements alimentaires au cours de la campagne de commercialisation 2001 (avril/mars). Les cours des produits vivriers sont faibles et poursuivent leur déclin. Cependant, une aide alimentaire s'avère nécessaire pour les populations du district septentrional du Karonga et dans les districts de Chilkwawa, Nkhotakota et Nsanje, où la production a été amputée par le temps sec de début de saison, suivi de précipitations excessives.
Les estimations sont optimistes pour la production vivrière de deuxième campagne, grâce à une distribution efficace des semences, à une abondante humidité des sols et à des pluies normales ou supérieures à la normale durant la saison de croissance. On signale une amélioration notable de la situation alimentaire d'importantes tranches de populations affectées par les inondations sans précédent de février et de mars; cette amélioration est attribuable aux résultats satisfaisants de la deuxième campagne ainsi qu'aux distributions d'aide alimentaire effectuées au cours des derniers mois. La distribution gratuite d'aide alimentaire d'urgence aux 650 000 personnes touchées par les inondations prendra fin à la mi-septembre. Cependant, du fait des dégâts au réseau routier et aux ponts, de nombreux foyers demeurent isolés et n'ont pas accès aux marchés. Des évaluations de vulnérabilité effectuées récemment indiquent que 172 000 personnes nécessiteront 44 000 tonnes d'aide alimentaire d'ici la prochaine récolte principale, en mars 2001. La majeure partie de cette assistance sera fournie sous forme de projets vivres-contre-travail du PAM. Des semences et des outils seront également distribués aux agriculteurs touchés par les inondations et par la sécheresse, afin d'assurer le démarrage des semis en temps opportun pour la campagne principale, en octobre.
Selon les estimations officielles, la récolte de céréales secondaires de 2000 s'établirait à 136 000 tonnes, dont 88 000 tonnes de sorgho/mil et 49 000 tonnes de maïs. À un tel niveau, la production doublerait pratiquement par rapport aux niveaux réduits des deux dernières années, tout en demeurant inférieure au chiffre record de 166 000 tonnes atteint en 1997. Les précipitations d'un niveau normal ou supérieur à la normale enregistrées depuis le début de la saison ont entraîné des inondations localisées et des pertes de récolte, mais aussi, dans l'ensemble, une augmentation des emblavures et une amélioration des rendements.
Selon les prévisions initiales, la récolte de blé irrigué de 2000 s'établirait à 4 000 tonnes, soit 6 pour cent de moins que l'an dernier, par suite de la réduction des emblavures. Le niveau de l'eau contenue dans les réservoirs serait satisfaisant, et les conditions des pâturages et du bétail sont décrites comme étant acceptables, voire bonnes.
Le pays souffre d'un déficit structurel en céréales. Les besoins d'importations pour la campagne commerciale 2000/2001 (avril/mars) sont estimés à un volume très nettement inférieur à celui de l'an dernier, soit 60 000 tonnes de maïs et 50 000 tonnes de blé, volume qui devrait être intégralement couvert par les importations commerciales et les prélèvements sur les stocks détenus par les minotiers privés. À la fin du mois de juillet, les importations de maïs et de blé se montaient à 12 000 tonnes et 27 000 tonnes respectivement.
Les premières estimations officielles font état, pour l'année 2000, d'une production de maïs de 72 000 tonnes, soit une réduction de plus d'un tiers par rapport au bon niveau de l'année précédente. Le démarrage tardif de la saison des pluies a entraîné un déclin de 10 pour cent des surfaces ensemencées, nuisant en outre au rendement des cultures des semis précoces. Par la suite, les précipitations excessives, qui avaient entraîné de graves inondations en novembre- décembre et en février-mars, ont encore pesé sur les rendements.
Du fait de la récolte réduite de maïs rentrée cette année, les besoins d'importation pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (mai/avril) ont augmenté pour atteindre 40 000 tonnes. En outre, le pays souffre d'un déficit structurel en blé et en riz, estimé à 46 000 tonnes. On prévoit que la majeure partie de ce déficit vivrier sera couverte par voie commerciale. Les évaluations de vulnérabilité ont fait apparaître qu'environ 14 000 personnes auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence d'ici la prochaine récolte, en mai 2001.
Selon les dernières estimations officielles, la récolte céréalière de 2000 atteindrait le volume exceptionnel de 1,5 million de tonnes, soit 43 pour cent de plus que le volume réduit de l'an dernier. La récolte de maïs est estimée à 1,3 million de tonnes, contre les 856 000 tonnes de 1999. Malgré les graves inondations qui ont touché le pays début mars et les pertes de récolte subies le long de la vallée du Zambèze, les pluies abondantes qui sont tombées durant la saison de croissance ont permis une augmentation des surfaces ensemencées ainsi que des rendements meilleurs pour la récolte de maïs.
Les prévisions initiales font état, pour 2000, d'une récolte de blé de 90 000 tonnes, soit un volume inchangé par rapport au résultat de l'an dernier, supérieur à la moyenne.
Cette bonne production a entraîné un déclin des cours du maïs sur les marchés. Si les prévisions concernant la production se confirment, le pays devrait jtre autosuffisant pendant la campagne de commercialisation 2000/2001 (mai avril), et on prévoit que la situation alimentaire de l'ensemble du pays connaîtra une amélioration, après deux années de mauvaises récoltes. Cependant, un nombre important de personnes vulnérables continuera de connaître des difficultés d'approvisionnement alimentaire.
Les troubles civils qui perturbent le pays depuis avril 2000 continuent d'entraver les activités économiques agricoles. Malgré une amélioration des conditions de croissance pour la récolte de maïs de la campagne principale de cette année, les travaux de récolte ont été interrompus par l'agitation qui a déjà atteint 1 600 exploitations commerciales. Par ailleurs, on a signalé des vols de céréales et un climat de crainte règne parmi les exploitants commerciaux; nombre d'entre eux ont abandonné leur exploitation, laissant le bétail sans soins, pour fuir vers la sécurité relative des zones urbaines.
Selon les prévisions officielles initiales, la récolte de maïs de 2000 atteindrait 2,15 millions de tonnes, volume nettement supérieur à celui de la récolte réduite, rentrée en 1999, et à la dernière moyenne quinquennale. Cependant, par suite des perturbations imposées aux travaux de récolte et de commercialisation des grandes exploitations commerciales, ces prévisions risquent de ne pas être atteintes, même si l'on n'a pas encore proposé d'estimations définitives. Si la prévision officielle de 2,15 millions de tonnes est effectivement atteinte, le pays sera autosuffisant en maïs pour la campagne commerciale 2000/2001 (avril/mars). Cependant, dans l'hypothèse, moins optimiste, d'une récolte de 1,9 million de tonnes de maïs, il faudra prévoir d'en importer 250 000 tonnes.
Les troubles civils ont également affecté les semis de la campagne de blé de 2000, entièrement entre les mains des exploitants commerciaux. On estime que les surfaces ensemencées ont été réduites d'un tiers par rapport au niveau de l'an dernier. Les prévisions initiales de la FAO donnent une récolte de 210 000 tonnes, soit une réduction d'environ un tiers par rapport à la récolte exceptionnelle de l'an dernier. En cas de réduction de la récolte de blé, un volume complémentaire devra être ajouté aux importations, de l'ordre de 105 000 tonnes, alors même que le pays connaît une grave pénurie de devises étrangères.
Les activités industrielles sont gravement affectées par les pénuries de gazole et d'électricité, de même que par les approvisionnements inadéquats en matières premières. Le secteur des mines d'or a récemment suspendu la production de plusieurs unités. Par conséquent, s'il devait y avoir un déclin marqué de la production vivrière, rendant nécessaire l'importation de volumes substantiels de nourriture, la faible capacité actuelle d'importations du Zimbabwe entraverait considérablement la couverture de ses besoins par voie commerciale. L'augmentation rapide du cours des denrées rend déjà difficile l'accès aux aliments pour les catégories pauvres. Au début du mois d'août, le prix du pain a augmenté de 10 pour cent, et la dévaluation rapide de la devise nationale risque d'aggraver la situation. On s'inquiète particulièrement pour la situation alimentaire des travailleurs agricoles qui ont été déplacés ou qui ont perdu leur emploi par suite de l'invasion des exploitations et qui n'ont pas de parcelles où planter des cultures vivrières. On estime qu'environ un cinquième de la population est employé dans les exploitations commerciales.
Les graves difficultés d'approvisionnements alimentaires dues à la sécheresse ont été exacerbées par la récente intensification du conflit, en particulier dans les régions septentrionales du pays. Les personnes déplacées continuent d'affluer dans la ville de Herat depuis les régions touchées par la sécheresse de la province de Ghor, à la cadence de 30 à 50 familles par jour, pour un total d'environ 1 500 familles début septembre. En outre, les conflits qui font rage dans les régions affectées par la sécheresse du Takhar Nord ont également déclenché des déplacements massifs.
Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires, qui s'est rendue dans le pays il y a quelques mois, a constaté que la production céréalière de 2000, estimée à 1,82 million de tonnes, est inférieure d'environ 44 pour cent au niveau de 1999 et de 53 pour cent à celui de 1998. Les besoins d'importations céréalières pour 2000/2001 (juillet/juin) estimés au niveau record de 2,3 millions de tonnes, représentent plus du double du volume de 1999 qui était de 1,1 million de tonnes. Compte tenu du volume estimatif des importations céréalières commerciales - environ 1 million de tonnes, soit un volume supérieur de 31 pour cent au volume estimatif de l'an dernier - on prévoit un déficit considérable, à savoir 1,3 million de tonnes. L'aide alimentaire d'urgence émanant du PAM, déjà dans la filière ou sous forme d'engagements, se monte à 225 000 tonnes, ce qui laisse un déficit non couvert de plus d'un million de tonnes.
ARABIE SAOUDITE (18 septembre)
La production de blé de 2000 est estimée à 1,5 million de tonnes, chiffre à peu près identique à celui de l'an dernier, mais inférieur de près de 10 pour cent à la moyenne sur cinq ans. On prévoit actuellement que les importations d'orge s'élèveront à 4,7 millions de tonnes en 2000/01 (juillet/juin).
Le temps sec qui persiste depuis le mois de juin, conjugué aux températures élevées et au vent chaud et sec, a causé d'importants dommages aux cultures. Une mission conjointe FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires, qui s'est rendue dans le pays au mois d'août, a constaté une grave détérioration des perspectives concernant les récoltes. Dans la vallée de l'Ararat, qui a accès à l'eau d'irrigation, les cultures se sont développées de façon satisfaisantes; toutefois, ailleurs, les cultures et les pâturages ont été gravement affectés par la sécheresse, notamment dans le nord-est et dans tous les secteurs élevés. Selon les premières indications, la récolte céréalière globale de 2000 sera d'environ 116 000 tonnes, volume qui représente les trois-quarts de la production normale, tandis que la récolte de pommes de terre, denrée de base de l'alimentation des régions rurales de montagne, pourrait subir une réduction encore plus marquée.
On trouve encore de la nourriture sur les marchés. Les cours du blé proposé sur les marchés urbains, qui provient en grande partie des importations, n'ont pas subi de fluctuations marquées; toutefois, sur les marchés ruraux, le prix du blé, des récoltes fourragères et des pommes de terre sont en hausse, et l'on prévoit des augmentations prononcées vers la fin de l'année, lorsque commenceront à manquer, dans les ménages ruraux, les provisions découlant de la récolte de cette année. En revanche, les prix de la viande sont en recul. Il faut s'attendre à ce que les ménages ruraux, qui ne bénéficient pas de remises de fonds régulières provenant de l'étranger, soient confrontés à des pénuries alimentaires. Il est probable que les ménages pauvres des zones urbaines connaîtront également des difficultés. En dépit de la stabilité financière et de la croissance économique, une forte proportion de la population demeure, en fait, sous- employée ou au chômage et connaît la pauvreté.
En raison de la sécheresse, les besoins en importations céréalières, y compris sous forme d'aide alimentaire, augmenteront de façon considérable en 2000/2001. Ce phénomène s'explique en partie par la réduction de la production céréalière. En outre, bien que la récolte de pommes de terre de cette année ne soit pas encore achevée, selon les premières indications reçues, cette récolte pourrait être extrêmement médiocre. Or, si le pays doit y prélever des semences, il lui faudra remplacer une partie de la consommation humaine de pommes de terre par du blé d'importation.
Pour 2000/2001, les besoins céréaliers destinés à la consommation intérieure sont estimés à 731 000 tonnes, dont 481 000 tonnes pour la consommation humaine, ce qui donne 192 kg par personne; ce montant, supérieur à l'ordinaire, s'explique par la moindre disponibilité de pommes de terre et de la plupart des denrées alimentaires produites dans le pays. Le volume des importations céréalières pour 2000/2001 est estimé à 515 000 tonnes, dont 458 000 tonnes de blé. En 1999/2000, les importations céréalières ont été estimées à 404 000 tonnes et elles devraient être de 369 000 tonnes pour l'année en cours, par suite de l'aggravation de la dette et de la rigueur budgétaire. Les besoins en aide alimentaire sont estimés à 146 000 tonnes; ils comprennent 109 000 tonnes de blé destinées à la consommation humaine et 37 000 tonnes d'orge qui devraient permettre à 60 000 têtes de bétail des régions les plus touchées de survivre pendant l'hiver; on pourrait alors les envoyer, au printemps, rejoindre les pâturages dans des conditions se prêtant à la production laitière. À ce jour, 70 000 tonnes ont été promises, ce qui laisse un besoin non couvert de 76 000 tonnes.
La répartition des revenus est très inégale, et les conditions de vie sont précaires pour de nombreux foyers. Le pouvoir d'achat demeure faible et, parfois, insuffisant pour couvrir le coût du panier minimum de consommation. Au total, environ 170 000 personnes seront prises en charge par l'aide alimentaire du PAM, dont 110 000 réfugiés et personnes vulnérables qui reçoivent une aide alimentaire de secours, tandis que 60 000 personnes bénéficieront des programmes communautaires d'échange de vivres-contre-travail, à l'appui du développement économique et social. Ce programme devrait se dérouler sur trois années et revu annuellement. L'Opération prolongée en faveur des réfugiés (PRRO 6120.01) expire le 30 juin 2001. On envisage une opération d'urgence pour venir en aide aux victimes de la sécheresse qui a dévasté la région et affecté principalement la population rurale en Arménie.
Les perspectives de la récolte vivrière de 2000 ont également été affectées par la vague de chaleur et par la sécheresse qui ont sévi pendant l'été. Selon les indications officielles, les cultures de printemps, en particulier le coton, les légumes, les fruits et les pommes de terre ont été touchées, notamment dans les régions montagneuses. On ne dispose pas d'évaluation précise quant à l'étendue des dommages causés par la sécheresse au rendement de blé d'hiver, récolté à partir de juillet. Du fait des précipitations inférieures à la normale, conjuguées à une forte évaporation, le niveau de l'eau a décliné dans les fleuves Kura et Araz, utilisés pour l'irrigation. Au niveau des agrégats, on prévoit que le volume des récoltes subira une réduction de 15 à 25 pour cent. La sécheresse a également affecté les pâturages et la production de fourrage pour l'hiver.
Compte tenu des perspectives défavorables pour la production de pommes de terre, il faut s'attendre, en 2000/2001, à une augmentation des besoins d'importations céréalières dépassant les 600 000 tonnes envisagées précédemment. Si les projections de la FAO concernant la production céréalière de 2000, à savoir 1 million de tonnes, se matérialisent, les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 pourraient être estimées à environ 800 000 tonnes, contre les 772 000 tonnes de 1999/2000. La couverture de ces besoins se fera principalement par voie commerciale, bien que les groupes vulnérables, y compris les personnes déplacées de l'intérieur, continuent de nécessiter une aide alimentaire. Le PAM maintient son aide à 485 000 bénéficiaires par le biais d'une Opération prolongée en faveur des réfugiés d'une durée de trois années, qui a commencé en juillet 1999. Le volume total des denrées vivrières promises pour la durée du projet se monte à 47 880 tonnes d'aide alimentaire. Le programme actuel appuie les PDI au moyen d'une aide supplémentaire, d'une aide de secours aux groupes socialement vulnérables, de procédures de réinstallation des réfugiés/rapatriés et de programmes d'échange vivres-contre-travail et vivres-contre- formation.
Tout récemment, 35 000 hectares de riz et d'autres cultures ont été endommagés par les inondations qui ont frappé plusieurs districts du nord-ouest. Environ 300 000 personnes ont été évacuées pour échapper à la montée des eaux, notamment dans le district de Chuadanga, le plus gravement touché.
Auparavant, au cours de la première décade de septembre, environ 60 000 personnes ont vu leur maison détruite et plusieurs d'entre elles ont péri par suite des inondations qui ont ravagé l'île Sandwip, située à 100 km au large du continent. Ces inondations avaient pour origine des raz-de-marée particulièrement élevés dans la baie du Bengale. On signale des difficultés d'approvisionnement en eau potable et en denrées alimentaires.
La principale récolte actuellement en culture est celle du riz aman/de mousson, normalement planté en juin/juillet pour être récolté au mois d'octobre. Alors qu'il s'agissait de la principale des trois récoltes de riz du pays, au cours des dernières années, la culture de riz "boro" irrigué, planté en janvier pour être récolté en avril/mai, a gagné en importance, si bien qu'elle représente aujourd'hui un volume pratiquement équivalent. La récolte, plus modeste, de riz "aus" a été achevée en juillet/août, avec une production de 1,75 million de tonnes. Selon les prévisions actuelles, la production de riz de 2000/01 sera d'environ de 22,5 millions de tonnes, dans l'hypothèse d'une bonne récolte "boro" l'année prochaine. Ce volume se ventilera ainsi: 45 pour cent pour la récolte "aman", 45 pour cent pour la récolte "boro" et 10 pour cent pour le riz "aus". Sous l'effet conjugué d'une augmentation des surfaces ensemencées, de conditions météorologiques favorables et de bonnes fournitures d'intrants, la production de riz 1999/2000 a atteint un niveau exceptionnel de 22,6 millions de tonnes, soit près de 3 millions de tonnes de plus que l'année précédente et environ 23 pour cent de plus que la moyenne quinquennale 1995-1999.
Cependant, la production de blé de 2000 a été inférieure à l'objectif fixé; ce phénomène est en partie attribuable au retard dans la récolte de riz "aman" de 1999 et à l'excès d'humidité résiduelle des sols durant la période des semis. En conséquence, les surfaces ensemencées n'ont atteint qu'environ 0,73 million d'hectares, alors que l'objectif était de 0,87 million d'hectares. Toutefois, les conditions météorologiques favorables qui ont prévalu durant la période de croissance ont contribué à améliorer de façon relative les rendements, ce qui a permis d'obtenir un volume d'environ 1,7 million de tonnes, soit près de 9 pour cent de plus que la moyenne quinquennale 1995-1999. En 1999, le pays avait obtenu une récolte record de blé, soit 1,9 million de tonnes.
La situation alimentaire générale demeure satisfaisante, et le gouvernement dispose de réserves suffisantes de céréales alimentaires. Fin août 2000, le total des réserves de céréales se montait à 1,29 million de tonnes, dont près de 690 000 tonnes de riz et 600 000 tonnes de blé, détenues par le Public Food Grain Distribution System.
La situation humanitaire et celle des approvisionnements alimentaires continuent de susciter des inquiétudes, alors que le pays ne s'est pas remis des inondations les plus graves subies en l'espace de 70 ans. Bien que l'eau ait commencé à refluer dans certaines régions, on dénombre déjà 135 décès, et ce chiffre n'est peut-être pas définitif. Aux pertes humaines s'ajoutent celles du cheptel, au nombre de 5 000. Dix-sept des vingt-trois provinces du pays ont été touchées par les inondations, et plus de 270 000 hectares de riz ont été endommagés ou détruits. Rien que pour les dégâts d'ordre économique infligés aux cultures, les estimations officielles sont de l'ordre de 10 millions de dollars E.-U. On signale de graves pénuries alimentaires s'accompagnant d'une augmentation des cours des denrées vivrières dans plusieurs régions et conjuguées à une pénurie chronique d'eau potable. Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence dans plusieurs provinces et demandé une aide humanitaire internationale pour 600 000 personnes appartenant aux catégories les plus touchées. En temps normal, le pays est exposé aux inondations pendant la saison des pluies, au cours des mois d'août et septembre; cette année, toutefois, les inondations ont commencé début juillet, atteignant un niveau nettement supérieur à la normale. En 1996, lors des dernières inondations ayant pris des proportions graves, 169 personnes avaient péri. La Fédération internationale de la Croix-Rouge a lancé un appel de fonds pour un montant de 1,6 million de dollars E.-U. destiné à aider les victimes des inondations dans le pays.
Les inondations auront pour principale conséquence le retard dans la préparation des terres, le repiquage et les semis de riz de la campagne humide principale. Compte tenu des inondations, il sera difficile d'atteindre l'objectif fixé pour 2000/2001, soit 4,2 millions de tonnes. Alors que le delta du fleuve était victime d'inondations sur grande échelle, c'est la sécheresse qui, dans des régions comme la province de Kampong Spoe, a détruit les pépinières, assombrissant encore le tableau général. La production totale de paddy pour 1999/2000 a atteint le volume estimatif record de 4 millions de tonnes, soit près de 500 000 tonnes ou 14 pour cent de plus que l'année précédente. La récolte de saison humide compte pour environ 83 pour cent dans la production de paddy, le reste provenant des cultures de décrue et de saison sèche. Le riz, qui représente également près de 84 pour cent de la production vivrière annuelle, est planté dans environ 90 pour cent des zones de culture, principalement dans le bassin central et dans le delta du Mekong et dans la plaine de Tonle Sap.
Au cours de la première semaine de septembre, le typhon Maria a causé la mort de 29 personnes et provoqué des dégâts pour environ 100 millions de dollars E.-U. dans les provinces de Guangdong et de Hunan, endommageant ou détruisant en outre près de 40 000 hectares de cultures. Les deux provinces touchées sont importantes pour la production du riz, puisqu'elles totalisent environ 21 pour cent de la production nationale de riz. Cependant, les conditions météorologiques durant la seconde décade de septembre ont été généralement favorables dans la plus grande partie du pays, le temps tiède et sec contribuant à la maturation et à la récolte des cultures d'été ainsi qu'à l'ensemencement des cultures précoces d'hiver. La récolte du riz précoce, qui est la première des trois récoltes, est achevée et sa production est estimée à 37,5 millions de tonnes de paddy. Ce chiffre est inférieur d'environ 8 pour cent à celui de l'an dernier et représente le volume le plus faible depuis les années 80. En outre, les rapports officiels signalent que la récolte intermédiaire du riz, affectée dans certaines régions par la sécheresse, enregistrera également un recul par rapport à l'an dernier; le riz tardif, quant à lui, a été affecté par les typhons et les tempêtes, en particulier dans les provinces de Fujian, Zhejiang et Guangdong. En conséquence, on prévoit, en 2000/2001, une production globale de riz d'environ 186 millions de tonnes, soit près de 12 millions de tonnes de moins qu'en 1999/2000. Les dégâts causés par les inondations s'ajoutent aux effets de la sécheresse aiguë qui a affecté la production céréalière d'été, notamment dans les importantes régions productrices du nord. Les estimations concernant la production de blé pour 2000 ont encore été révisées à la baisse; elles sont aujourd'hui de 101 millions de tonnes, contre les 103 millions de tonnes prévues précédemment et les 111 millions de tonnes envisagées en juin. À un tel niveau, la production serait inférieure d'environ 10 pour cent à la dernière moyenne quinquennale et de près de 13 millions de tonnes, soit 11 pour cent, à celle de 1999. En outre, par suite des mauvaises conditions météorologiques et d'une réduction relative des emblavures, la production de maïs devrait tomber à son niveau le plus faible depuis six ans et n'atteindre que 103 millions de tonnes, soit près de 15 pour cent de moins que la moyenne et 25 millions de tonnes de moins que l'an dernier. Il faut s'attendre à ce que la baisse de production provoque une augmentation des prix sur les marchés intérieurs, qu'elle stimule la demande d'importations et qu'elle réduise les exportations. Selon les rapports officiels, la sécheresse de cette année a été la plus grave des vingt dernières années, et elle a endommagé environ 31millions d'hectares de cultures d'été et d'automne.
La production céréalière totale, qui comprend les racines et les tubercules, est à présent établie à 402 millions de tonnes pour cette année, soit 7,45 millions de tonnes de moins que les prévisions antérieures et environ 51 millions de tonnes de moins que l'an dernier. Outre les perturbations météorologiques, le déclin de la production céréalière de cette année est en partie attribuable à la réduction des prix d'achat annoncée antérieurement par le gouvernement dans le but de réduire le volume important des stocks. Cependant, selon les indications reçues, le gouvernement devrait réviser ses prix d'achat.
La production globale de blé et d'orge pour 2000 est estimée à 101 000 tonnes, soit environ 20 pour cent de moins que la bonne récolte de l'an dernier; toutefois, ce volume est conforme à la moyenne quinquennale. On prévoit, pour 1999/2000 (mai/avril) l'importation de 95 000 tonnes de blé. Enfin, les importations globales d'orge et de maïs ont été établies à environ 540 000 tonnes, volume analogue à celui de l'an dernier.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE (14 septembre)
Les pluies légères à modérées qui ont intéressé les régions agricoles ont gêné la récolte de maïs et la récolte précoce de riz, alors que la température était de 1o à 2o C supérieurs à la normale. La récolte de la campagne principale de riz doit commencer en octobre. L'objectif fixé par le gouvernement pour la production de paddy en 2000 est de 7 millions de tonnes, volume proche de la moyenne bien qu'inférieur d'environ 3 pour cent à la production de l'an dernier. Au lendemain de la crise financière asiatique, les perspectives de reprise économique et de croissance continuent de s'améliorer, laissant prévoir un raffermissement de la demande de céréales pour l'alimentation humaine et animale. Le blé et le maïs sont presque entièrement importés, et le pays produit en moyenne 5 millions de tonnes de riz (usiné) par an, durant la campagne principale qui commence aux environs du mois de mai et s'étend jusqu'à octobre. L'an dernier, malgré de fortes inondations, la récolte de riz a été de l'ordre de 5,2 millions de tonnes, pour une surface récoltée d'environ 1,06 million d'hectares. Le volume de la production a été d'environ 146 000 tonnes, soit près de 3 pour cent de plus que la production de 1998. De manière générale, on observe un déclin du nombre d'exploitations agricoles et des surfaces ensemencées dans le pays, à mesure que de nouvelles terres sont rendues disponibles pour le développement de l'infrastructure et l'expansion urbaine. Toute expansion additionnelle proviendra principalement de terres marginales et bonifiées, y compris les terres sujettes à inondation.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (26 septembre)
Au cours de la deuxième décade de septembre, les précipitations légères à modérées qui ont intéressé les régions agricoles ont gêné la récolte de maïs et la récolte précoce de riz. Auparavant, le 31 août, les pluies accompagnées de tempêtes qui sont tombées de façon ininterrompue pendant 27 heures sur les régions nord-est du pays, notamment dans le nord et le sud de Hamgyong, ont fait 42 morts et provoqué d'importants dégâts à l'infrastructure, aux communications et aux récoltes. La partie nord-est du pays reste la plus exposée aux difficultés d'approvisionnements alimentaires, car elle est en grande partie industrialisée et beaucoup moins tournée vers l'agriculture que les régions du sud-ouest, grenier du pays. Toutefois, selon les dernières indications, l'essentiel des dégâts concernerait l'infrastructure et non pas les cultures.
Cette année, les perspectives concernant la production alimentaire ont été gravement affectées par l'insuffisance des précipitations et par la sécheresse qui a sévi durant la première partie de la campagne agricole. En dépit d'une reprise des pluies au début de l'année, ces dernières sont retombées nettement en deçà de la moyenne au cours des mois suivants. Les doubles récoltes d'orge et de blé ont ainsi été affectées par la faible humidité des sols, et les rendements s'en sont ressentis. En outre, les faibles précipitations enregistrées cette année, conjuguées aux niveaux de pluie inférieurs à la moyenne de 1999, en particulier durant la principale saison des pluies qui s'étend de juin à août, a également réduit les quantités d'eau disponible pour la reconstitution des réservoirs d'irrigation, essentiels aux cultures, notamment lors des stades précoces de la croissance, avant le démarrage de la principale saison des pluies.
On prévoit qu'une mission conjointe FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires se rendra dans le pays en octobre pour évaluer la récolte de cette année ainsi que les perspectives d'approvisionnement alimentaire pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (novembre/octobre).
La mission conjointe FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires qui s'est rendue en Géorgie au mois d'août a constaté que le pays doit affronter une grave crise alimentaire. La production agricole de 2000 a enregistré une chute vertigineuse due à une grave sécheresse, qui a affecté tant les régions de culture pluviale que celles bénéficiant de l'irrigation. Six régions, à savoir celles de Kakheti, Mtskheta, Mtianeti, Kvemo Kartli, Shida Kartli, Samtskhe-Javakheti et Imereti ont été particulièrement touchées. Dans les régions orientales de la Géorgie, les récoltes céréalières ont été en grande partie perdues; par ailleurs, bien que l'on constate une amélioration de la production dans les régions situées plus à l'est et au nord, les réductions de rendement y restent supérieures ou égales à 50 pour cent, tandis que la qualité des céréales produites est des plus médiocres. Dans les régions bénéficiant de l'irrigation, cette dernière a été généralement insuffisante, amputant parfois de moitié les rendements. La sécheresse a affecté toutes les cultures, et pas seulement les céréales. Ainsi, le rendement de la pomme de terre, denrée alimentaire de base des régions situées en altitude, est également mauvais, notamment dans les régions non irriguées. Dans le sud et dans le sud-est, le doryphore de la pomme de terre a encore aggravé les dommages subis par les cultures de pommes de terre. La production de tournesol a été durement touchée, de même que les fruits, les légumes et les raisins. Les pâturages et les cultures fourragères ont aussi été affectés, et il faudra procéder à une réduction du cheptel, notamment dans l'est.
La mission a fixé provisoirement la production céréalière totale de 2000 à 326 000 tonnes, dont 83 000 tonnes de blé (contre 226 000 tonnes en 1999). À titre provisoire, la production de maïs et d'orge est estimée à environ 225 000 tonnes et 15 000 tonnes respectivement, en attendant le bouclage de la récolte. Toujours au stade prévisionnel, la production globale de céréales de 2000 ne représenterait que 42 pour cent de la production céréalière totale de 1999 et 49 pour cent de la dernière moyenne quinquennale.
Étant donné que le niveau plancher des besoins nationaux de consommation céréalière, qui comprennent les denrées alimentaires, les semences de cultures fourragères et les pertes, a été estimé à 1,07 million de tonnes, les besoins estimatifs en importations céréalières de Géorgie pour 2000/2001 sont établis à 748 000 tonnes, dont 620 000 tonnes de blé, 88 000 tonnes de maïs, 35 000 tonnes d'orge et 5 000 tonnes de riz. Il est difficile d'évaluer avec précision les importations commerciales, compte tenu des importations informelles et du volume du commerce de transit; toutefois, leur volume a été estimé à 437 000 tonnes, tandis que les promesses d'aide alimentaire totalisent 88 000 tonnes. Il reste ainsi un déficit non couvert de 223 000 tonnes (112 000 tonnes de blé; 80 000 tonnes de maïs; 30 000 tonnes d'orge; 1 000 tonnes de riz), qui devra être couvert par une aide alimentaire additionnelle.
La mission a également constaté que la production de semences céréalières a été perdue dans sa quasi- totalité et que le pays ne dispose que de 4 000 tonnes sur les 30 000 tonnes correspondant à ses besoins. Si l'on veut que la production se redresse et que les besoins d'aide alimentaire diminuent l'année prochaine, il faudra impérativement fournir des semences de blé d'hiver aux agriculteurs.
Une aide alimentaire d'urgence est nécessaire pour environ 696 000 personnes particulièrement affectées par la sécheresse, et le PAM a lancé un appel pour l'obtention d'environ 66 000 tonnes sur une période de huit mois (de novembre à juin), c'est-à-dire jusqu'à la prochaine récolte principale.
Après une période de sécheresse aiguë au cours des mois précédents, qui a affecté un certain nombre d'États de l'ouest et du sud du pays, des crues violentes qui ont accompagné la mousson ont dévasté de nombreuses régions du pays, faisant plusieurs centaines de morts, déplaçant des milliers de personnes et détruisant les cultures. Par suite des perturbations infligées à l'agriculture, au commerce et aux communications, la situation des approvisionnements alimentaires est extrêmement tendue dans certains États. Les dernières inondations se sont produites dans l'État le plus peuplé du pays, l'Uttar Pradesh, où les pluies qui sont tombées des semaines durant ont entraîné des inondations qui ont causé le déplacement de milliers de personnes. Bien que le niveau de l'eau ait commencé à baissé dans les principaux fleuves et leurs affluents, on estime à 40 000 le nombre de personnes demeurées sans foyer. Les inondations auraient fait 306 morts et endommagé ou détruit près de 200 000 hectares de cultures. À la mi-septembre, les inondations ont repris dans certaines régions du Bengale occidental, qui avaient déjà été touchées durant la mousson. Selon les indications reçues, les districts les plus touchés sont ceux de Birbhum, Burdwan, Murshidabad et Malda, tandis que les principaux fleuves et leurs affluents continuent de couler à des niveaux dépassant largement la cote d'alerte. Plusieurs digues et barrages de l'État du Bengale occidental ont déjà dépassé la cote d'alerte et doivent se délester d'importants volumes d'eau. Environ 600 000 personnes ont été évacuées vers des secteurs plus sûrs, tandis que les dernières indications font état de 500 victimes. Pour ce qui est des autres régions, à la fin du mois d'août, dans l'État méridional d'Andhra Pradesh, il a fallu évacuer des milliers de personnes par suite de la montée du niveau des fleuves, provoquée par les pluies les plus abondantes enregistrées depuis des décennies. On estime à 142 les pertes en vies humaines dues aux inondations, tandis que les pertes concernant les biens matériels et les cultures sont estimées à 168 millions de dollars E.-U. Par ailleurs, les inondations qui ont sévi plus tôt durant la saison ont également fait plusieurs centaines de morts et détruit les récoltes dans l'État septentrional de Himachal Pradesh ainsi que les États du nord-est de Bihar, du Bengale occidental et d'Assam. L'État d'Assam a été le plus durement touché; environ 3 000 villages y ont été submergés et on estime à 2,5 millions de personnes le nombre des sans abris. À l'exception de Himachal Pradesh, les autres États touchés par les inondations sont tous d'importants producteurs de riz, et ils comptent pour environ 52 pour cent de la production de riz kharif ou de mousson. En raison des dégâts causés par les inondations et les précipitations irrégulières dans certaines régions, les perspectives générales concernant la production de riz demeurent incertaines. Bien que les perspectives demeurent favorables dans les principaux États produisant du riz en excédent, à savoir les États de Punjab, Haryana et la majeure partie de l'Uttar Pradesh, les pluies sont demeurées irrégulières dans les Bihar, Madhya Pradesh, Bengale oriental et Orissa, où la culture du riz est essentiellement pluviale. En outre, les inondations subies par l'État d'Andhra Pradesh ont réduit les perspectives d'une récolte de mousson exceptionnelle. En conséquence, la production globale de riz de 2000/2001 risque d'être affectée et de ne pas atteindre les 90 millions de tonnes prévues antérieurement. La production de riz usiné de 1999/2000 a atteint le niveau record de 88,25 millions de tonnes, dont 75,6 millions de tonnes (86 pour cent) provenant de la principale récolte kharif de mousson et 12,6 millions de tonnes de la récolte rabi.
À la fin du mois d'août, le gouvernement a annoncé que le prix de soutien minimum pour le paddy de la campagne de commercialisation 2000/2001 (octobre/septembre) était fixé à 5 100 roupies, soit 112 dollars E.-U. la tonne pour les variétés communes, et 5 400 roupies, soit 118,7 dollars E.-U., pour les variétés de qualité A.
Compte tenu des importantes réserves de blé faisant suite à la production record de 74,2 millions de tonnes engrangées cette année, le gouvernement a autorisé des exportations allant jusqu'à 2 millions de tonnes en 2000/2001. Compte tenu des frais de transport et de manutention, les prix à l'exportation demeurent peu attrayants par rapport aux cours internationaux en vigueur et il est probable que la demande sera faible.
Au 1er juillet, la Food Corporation of India disposait de stocks de blé pour un montant d'environ 28 millions de tonnes, soit près de deux fois le niveau tampon minimum de 14,3 millions de tonnes.
Le temps ensoleillé et sec qui a prévalu durant la première décade de septembre dans l'ensemble de l'île de Java, principale productrice de riz, a favorisé le développement du riz de deuxième campagne, qui est planté en juillet/août en vue d'une récolte allant d'octobre à décembre. Afin de coïncider avec la mousson du nord-est, la principale récolte de riz sera ensemencée de novembre à janvier, pour être récoltée entre avril et juin l'année prochaine.
Le volume estimatif de la production de paddy pour l'année civile 2000 a été réalisé à la hausse, passant d'environ 49 millions de tonnes en juin à 51 millions de tonnes, volume à comparer avec les 49,1 millions de tonnes de l'an dernier. Cette augmentation de la production est attribuable à la longue durée de la saison humide et au fait que les ravageurs et les maladies n'ont eu qu'une incidence limitée. À ce niveau, la production sera voisine de la moyenne quinquennale (1995/1999). La surface ensemencée est restée de l'ordre de 11,5 millions d'hectares, proches de la moyenne. Du fait de l'augmentation de la production intérieure, il y aura peut-être lieu de réviser à la baisse les estimations de besoins d'importations en 2000. Depuis la fin de 1998, le gouvernement autorise les importations privées de riz, et le droit actuellement perçu sur les importations de riz est de 430 rp/kg.
La situation alimentaire continue de se stabiliser dans l'ensemble du pays, après qu'il ait subi la crise économique de 1997/98, laquelle a été encore aggravée par une mauvaise campagne agricole, conséquence de El Niño. La conjugaison de ces facteurs a entraîné une érosion des conditions de subsistance d'importantes tranches de la population, creusant encore le niveau de pauvreté et aggravant la vulnérabilité à l'insécurité alimentaire. Cependant, la reprise économique enregistrée en 1999 et au cours de cette année, associée à des perspectives agricoles satisfaisantes, devrait permettre la poursuite du redressement dans des secteurs clés tels que l'élevage de la volaille, à mesure que, selon les prévisions, la demande de viande et par conséquent d'aliments pour animaux continuera de s'amplifier. Avec la poursuite du rétablissement économique, on prévoit que la production de viande de volaille atteindra 800 000 tonnes d'ici la prochaine campagne de commercialisation, soit environ 90 pour cent du niveau antérieur à la crise, soit 890 000 tonnes. Il est en outre probable que la croissance du secteur de la volaille aura des répercussions positives sur le secteur des minoteries travaillant pour le secteur animal et sur la demande de maïs.
En dépit d'une situation d'ensemble satisfaisante, les préoccupations subsistent en ce qui concerne la sécurité alimentaire de certaines régions du pays, notamment le Timor occidental, où le récent assassinat d'agents humanitaires des Nations Unies est à l'origine d'une situation de sécurité tendue parmi les réfugiés, notamment dans les secteurs où le personnel des Nations Unies chargé d'apporter une aide a été retiré.
IRAN, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D' (26 septembre)
Les conséquences désastreuses de la sécheresse aiguë qui a sévi cette année continue de se faire sentir dans différents secteurs, alors que les principaux barrages et installations hydro-électriques sont arrivés au niveau d'étiage. On estime que le niveau des précipitations a été, cette année, de 140 mm, soit bien en deçà de la moyenne de 260 mm. La sécheresse, la pire enregistrée depuis 1964, a affecté environ 37 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population. Les conditions de vie de ces populations se détériorent rapidement, avec comme conséquence des pressions énormes sur l'eau destinée au bétail et aux cultures. Les estimations concernant la production de blé de 2000, qui avaient été établies à 9 millions de tonnes en juin, ont été fortement révisées à la baisse et l'on estime aujourd'hui que la production sera cette année d'environ 8 millions de tonnes, soit 700 000 tonnes de moins que le niveau de l'an dernier, déjà réduit par la sécheresse, et près de 2 millions de tonnes de moins que la moyenne quinquennale. Par ailleurs, la production de blé est également tombée l'an dernier de plus de 3 millions de tonnes, soit près de 25 pour cent, relativement à 1998. En outre, la pénurie d'eau de pluie ou d'irrigation ne manquera pas d'avoir de graves conséquences sur les chances de reprise des cultures l'année prochaine. En règle générale, le blé est ensemencé durant la période de septembre/octobre et la récolte est rentrée au cours des mois d'avril/mai suivants. Quant à l'orge des cultures pluviales, indispensable à l'alimentation du bétail, il est également semé à partir de septembre pour être récolté en mars.
Selon les indications recueillies dans le secteur du bétail, la situation est vouée à se détériorer d'ici le début de 2001, car le cheptel d'élevage n'a guère de chance de se remettre, même avec une reprise des précipitations en quantité suffisante. La mise à contribution démesurée des réserves en eau et des autres ressources dans les régions rurales a de graves conséquences pour les groupes vulnérables, notamment dans les campagnes, dont les habitants n'ont qu'un recours limité à d'autres sources de revenu, alors qu'ils ont subi des pertes importantes l'an dernier. Ainsi, de nombreux pasteurs ont dû vendre leur cheptel et migré vers les villes.
En 1999/2000, le pays a été l'un des principaux importateurs de blé à l'échelle mondiale, avec un volume d'importation atteignant 7 millions de tonnes et voisin du niveau record enregistré en 1996/97, igalement une année de sécheresse. Compte tenu du déclin de la production de blé, survenu ultérieurement, il est probable que le niveau des importations demeurera élevé.
À la fin du mois d'août, les Nations Unies ont lancé un appel pour l'obtention de fonds destinés à créer des réservoirs d'eau mobiles et fixes pour les populations et les animaux des régions rurales, ainsi que l'obtention, sous forme de secours d'urgence, d'un million de tonnes d'orge destiné à l'alimentation du bétail et 28 tonnes de vitamines et de minéraux d'alimentation animale.
Après deux années consécutives de sécheresse aiguë et d'insuffisance des approvisionnements en intrants agricoles essentiels, l'agriculture iraquienne est gravement mise à mal. Une récente mission FAO/PAM d'évaluation des approvisionnements alimentaires et de la nutrition a constaté que, dans les régions les plus touchées du centre et du sud, outre la réduction des emblavures, près de 75 pour cent des cultures de blé et d'orge avaient été gravement endommagées et essentiellement utilisées comme pâturages pour le bétail. Les rendements céréaliers n'ont jamais été aussi mauvais. Dans les gouvernorats du nord, les pluies sont restées insuffisantes et irrégulières pendant une bonne partie de la campagne agricole 1999/2000, avec, dans certaines régions, un tiers seulement des précipitations normales. En conséquence, la production céréalière totale de 2000, estimée à environ 794 000 tonnes, est inférieure de 47 pour cent au niveau 1999 et de 64 pour cent à la dernière moyenne quinquennale.
La sécheresse a également réduit de façon draconienne les ressources hydriques provenant des cours d'eau, des barrages, des lacs et des canaux, dont certains sont pratiquement asséchés. La pénurie d'alimentation pour animaux d'importation, le surpâturage et l'inadéquation des services vétérinaires constituent les principales entraves au développement normal du secteur du bétail. La production piscicole a également enregistré un très grave recul. Cependant, des progrès notables ont été réalisé, depuis 1998, dans la remise sur pied du secteur de la volaille, qui a bénéficié d'interventions substantielles de la part du gouvernement, grâce aux fonds générés par la transaction pétrole-contre-vivres. Ainsi, on prévoit que la production de poulets et d'œufs connaîtra une augmentation sensible cette année par rapport à l'an dernier et à 1998.
Grâce à la transaction pétrole-contre-vivres, les importations céréalières réalisées depuis 1997/98 ont considérablement amélioré la situation des approvisionnements alimentaires. Cependant, la consommation céréalière par habitant en 2001 devrait, selon les estimations, décliner par rapport au niveau de 1997/98. En outre, on continue de signaler des difficultés dans la distribution des importations alimentaires, et l'on observe de façon chronique des cas de faible niveau de stocks de denrées assujettis au Protocole d'accord. Il convient donc de garantir, de façon urgente, la livraison en temps opportun des importations prévues dans le cadre des protocoles d'accord, non seulement en ce qui concerne les denrées alimentaires mais également les intrants agricoles, comme par exemple les semences destinées à la prochaine campagne; sans une telle action, il n'y aura pas de redressement de la production.
Par suite d'une sécheresse aiguë qui a sévi dans plusieurs pays du Proche-Orient, la production de la récolte de blé de 2000, récemment rentrée, est estimée à 50 000 tonnes, soit plus du double de la récolte exceptionnellement mauvaise de l'an dernier (20 000 tonnes), mais un volume inférieur de près de 60 pour cent à la dernière moyenne quinquennale. On prévoit que les importations céréalières de 2000/2001 (juillet/juin) seront de l'ordre de 2,9 millions de tonnes.
Au cours de la deuxième décade de septembre, les pluies torrentielles arrivées dans le sillage du typhon Saomai se sont abattues sur les régions centrales du pays, inondant des milliers de foyers. On estime à 200 000 le nombre de personnes ayant dû être évacuées, avec, en prévision, une poursuite des intempéries. Par ailleurs, les pluies largement réparties ont nui à la maturation du riz. La principale récolte du riz débutera le mois prochain et se poursuivra au mois de novembre. Le gouvernement a annoncé une réduction de 2,7 pour cent du prix de soutien du riz, qui s'établit à présent à 252 yens/kg, mais aucun changement n'a été apporté aux superficies désignées en vue de la diversification. Depuis 1995, dans le cadre du Programme national d'ajustement des superficies cultivées en riz, ces dernières ont décliné d'environ 16 pour cent. En conséquence, la production nationale de riz (usiné) est tombée d'environ 11 millions de tonnes en 1994 à une moyenne avoisinant 9 millions de tonnes au cours des cinq dernières années.
Les récoltes de blé et d'orge de 2000 ont été décimées par une sécheresse prolongée, qui a succédé à la sécheresse aiguë de 1999, laquelle avait également gravement nui aux cultures céréalières et horticoles, entraînant une chute de 88 pour cent de la production globale de blé et d'orge, réduite à 15 000 tonnes. Les prévisions établissent la récolte de blé de 2000 à 20 000 tonnes, soit un léger redressement par rapport à l'an dernier, ce volume ne représentant toutefois qu'un tiers de la moyenne quinquennale. Parallèlement, la récolte d'orge, estimée à 8 000 tonnes, est inférieure d'environ 80 pour cent à la moyenne. Le secteur du bétail a, lui aussi, été gravement touché, avec comme principales victimes les éleveurs d'ovins.
La récolte bat son plein, et les résultats obtenus confirment que la récolte de 2000 sera maigre, avec une superficie soumise à récolte de 12,3 millions d'hectares. Fin septembre, le rendement moyen des 11,2 millions d'hectares déjà récoltés avoisinait une tonne (poids trémie) par hectare, contre un rendement moyen de 1,3 tonne/hectare l'an dernier. Dans le nord du Kazakhstan, le temps sec qui a prévalu de la mi-juin à la mi-juillet a affecté les rendements. La récolte est rendue encore plus difficile par les pénuries et par le prix élevé du carburant, qui contribuent à amplifier les pertes. Grâce au printemps relativement froid cette année, le fléau des sauteriaux a été épargné aux récoltes.
Sur la base d'un rendement moyen d'environ 0,9 tonne/hectare et d'une superficie finale récoltée d'environ 12 millions d'hectares, la FAO estime, à titre provisoire, que la récolte céréalière de 2000 s'établira à 10,6 millions de tonnes, volume à comparer avec les résultats exceptionnels de l'an dernier, soit 14,3 millions de tonnes. On estime que la production de blé devrait tomber à 8,5 millions de tonnes, contre 11,2 millions tonnes rentrées en 1999; par ailleurs, la production de céréales secondaires est estimée à près de 2 millions de tonnes, contre 2,8 millions de tonnes en 1999.
Le pays a exporté près de 7 millions de tonnes de céréales en 1999/2000, dont 6 millions de tonnes de blé, principalement vers les autres pays de la CEI. On prévoit un déclin des exportations pour la campagne de commercialisation en cours. Par ailleurs, la demande d'importations de la Russie devrait également décliner. Enfin, le Tadjikistan s'est déjà porté acquéreur d'environ 350 000 tonnes.
Au mois de septembre, le typhon Wukong, qui avait également ravagé les pays voisins, a provoqué de graves inondations et endommagé 49 000 hectares de paddy, principalement dans les six provinces du centre et du sud. En outre, plusieurs milliers de familles ont perdu leurs foyers et leurs possessions, tandis qu'un grand nombre étaient évacués. Compte tenu des dégâts subis, les prévisions antérieures, qui établissaient la production de paddy à environ 2,2 millions de tonnes pour cette année, demeurent incertaines. Selon une évaluation provisoire du PAM, une certaine quantité d'aide alimentaire pourrait s'avérer nécessaire, le programme d'aide sera maintenu à l'intention des régions touchées par le biais d'échanges vivres-contre- travail afin de remettre en état les champs et l'infrastructure d'irrigation; parallèlement, une aide alimentaire associée à des projets continuera d'être canalisée vers des groupes vulnérables bien ciblés dans plusieurs des régions touchées par les inondations. En outre, fin septembre, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et les sociétés du Croissant-Rouge ont lancé un appel de fonds pour un montant de 512 000 dollars E.-U. destinés à venir en aide aux victimes des inondations.
La production des récoltes céréalières de 2000 est estimée à 67 000 tonnes, volume proche de celui de l'an dernier. Selon les prévisions, les importations de blé de 2000/2001(juillet/juin) seraient de l'ordre de 510 000 tonnes.
Le pays produit en moyenne, chaque année, près de 2 millions de tonnes de paddy, dont 60 pour cent proviennent de la récolte principale et 40 pour cent de la récolte de contre-saison. Cette année, la production devrait atteindre 2,1 millions de tonnes, dont environ 60 pour cent proviendrait de la campagne principale et 40 pour cent de la campagne de contre-saison. En temps normal, un tiers des besoins en consommation interne de riz proviennent des importations, tandis que le blé et le maïs sont presque entièrement importés. Compte tenu de la reprise économique que connaît le pays, suite au ralentissement lié à la crise asiatique, on prévoit que les importations de blé comme celles de maïs augmenteront afin de répondre à la croissance de la demande.
Le gouvernement a récemment annoncé une panoplie de stratégies visant à permettre une production alimentaire durable, afin de réduire la dépendance à l'égard des importations. Ces mesures comprennent une amélioration de la rentabilité et de la productivité, la création de zones de production agro-alimentaire, le renforcement des réseaux de commercialisation et des industries de transformation des aliments, le développement de l'infrastructure et des ressources humaines. La priorité ira à la production de riz, de fruits et de légumes, ainsi qu'à l'élevage des poissons et de la volaille.
On prévoit une augmentation relative des importations de blé, ces dernières atteignant environ 1,3 million de tonnes en 2000 par suite de l'augmentation de la demande liée à la croissance économique et aux prévisions favorables d'exportations de produits de transformation tels que les pâtes et les biscuits.
La sécheresse qui a sévi pendant les mois décisifs de l'été, au cours desquels le blé, principal aliment de base du pays, est produit, pourrait avoir un effet préjudiciable sur la production céréalière et fourragère. Le blé est semé normalement en mai/juin et récolté en octobre. Il y a lieu de s'attendre à une aggravation des sérieux problèmes auxquels se heurtent les éleveurs après l'hiver rigoureux du début de l'année, qui a entraîné la perte de plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail et provoqué une nette dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité alimentaire d'un grand nombre de familles nomades. De nombreux animaux, qui sont déjà en mauvaise santé faute de fourrage et d'aliments du bétail, seront plus vulnérables aux maladies. D'après des rapports des Nations Unies, la sécheresse a créé une situation d'aridité dans la moitié du pays, 20 pour cent du territoire connaissant de graves pénuries d'eau et plus de 450 000 personnes risquant de souffrir de pénuries alimentaires à court terme. Par ailleurs, nombre des districts touchés avaient déjà souffert de l'hiver rigoureux de l'an dernier. La situation pourrait s'aggraver, l'Institut national de météorologie prévoyant la persistance de conditions météorologiques défavorables avec des précipitations inférieures à la moyenne.
Les répercussions des catastrophes naturelles sur l'élevage revêtent une importance considérable. Ce secteur joue un rôle tout à fait décisif dans l'économie, car il constitue la principale source de revenus des ménages et contribue de manière importante à obtenir des devises étrangères. Les lourdes pertes de bétail et la réduction des disponibilités de viande qui en a résulté ont conduit à une forte augmentation (jusqu'à 40 pour cent) des prix du bétail, d'où un effet domino sur l'inflation et sur le coût de la vie, aggravant encore l'insécurité alimentaire des pauvres et des groupes vulnérables. Outre la viande, on note une grave pénurie de lait, en particulier dans les campagnes, ce qui réduit encore une source importante de protéines et de nutriments dans le régime alimentaire. Les familles nomades ont eu également beaucoup de difficultés à trouver d'autres sources de revenus, la plupart n'ayant pas reçu l'éducation ou la formation voulue pour d'autres emplois. Néanmoins, nombre d'entre elles ont migré vers les villes et les centres urbains, aggravant les problèmes de chômage et de vulnérabilité face aux pénuries alimentaires.
Les pénuries alimentaires actuelles font suite à plusieurs années de détérioration de l'état nutritionnel imputable à la profonde transformation de la situation économique de larges couches de la population, à mesure que l'économie planifiée a été abandonnée au profit de l'économie de marché. Cette évolution a notamment exposé aux aléas économiques de nombreux groupes qui dépendaient des emplois publics et de l'aide sociale, du fait qu'ils n'avaient guère d'autres sources de gains. Selon différents rapports remontant au milieu des années 90, les catégories les plus touchées par la pauvreté et l'insécurité alimentaire étaient les chômeurs, les personnes âgées, les ménages dirigés par des femmes, les enfants, les retraités et les petits éleveurs.
À l'échelon national, pour couvrir les besoins en fourrage et en aliments du bétail, le Ministère de l'alimentation et de l'agriculture a pris en juillet des mesures visant à augmenter la production de foin et de fourrage dans les zones non sinistrées en vue d'en distribuer à la population rurale en difficulté, et à octroyer aux autorités provinciales des prêts pour l'achat de foin et de fourrage, la réparation des puits existants et l'installation de puits manuels. Des dispositions ont été également prises pour la réinstallation des familles venant des quatre provinces frappées par la sécheresse et de leurs troupeaux, et pour la constitution de réserves pour l'hiver et l'isolation. Par ailleurs, depuis mars dernier, la Croix-Rouge mongole a distribué des provisions de farine de blé et de riz pour six mois à 35 000 personnes dans six des provinces les plus sinistrées.
La récolte du riz de la campagne principale (mousson) commencera fin septembre et se poursuivra jusqu'en octobre/novembre. Elle contribue normalement pour environ 85 pour cent de la production totale, les autres 15 pour cent provenant de la culture de la campagne secondaire (saison sèche), semée en octobre/novembre et récoltée en avril/mai suivants. La production de paddy de 1999/2000 a été officiellement établie à 19,8 millions de tonnes, chiffre exceptionnel, tandis que pour 2000/01 l'objectif est d'environ 21 millions de tonnes.
Dans les régions les plus touchées du centre du pays, les fortes pluies de la mousson, les inondations et les glissements de terrain ont fait un certain nombre de victimes et entraîné le déplacement de plusieurs milliers de personnes. Les cultures, de riz principalement, les infrastructures et les réseaux de communications ont été également endommagés, le coût iconomique des pertes étant actuellement évalué à environ 6 millions de dollars E.-U. La situation en matière de sécurité alimentaire suscite par ailleurs des inquiétudes dans les régions reculées du pays, en particulier le district de Rukum, où les stocks diminuent et où la distribution des vivres est entravée par les difficultés d'accès persistantes. D'après les prévisions actuelles, la production de paddy sera cette année supérieure à la moyenne et avoisinera les 4 millions de tonnes.
Selon les indications reçues, la récolte céréalière de 2000 serait inférieure à celle de l'an dernier. Du fait des précipitations réduites de l'hiver et du temps sec dans le nord, les réserves d'eau d'irrigation ont diminué et les cultures pluviales ont subi des pertes. D'après les rapports officiels, dans les grandes exploitations, environ 3,1 millions de tonnes de blé et d'orge ont été récoltées, ce qui est inférieur à l'objectif (ambitieux) fixé à 4,3 millions de tonnes. Par ailleurs, les petits exploitants, qui doivent eux aussi semer du blé, devraient produire 600 000 tonnes. La production de ce secteur n'a pas encore été indiquée, mais elle est provisoirement estimée par la FAO à 500 000 tonnes. La production totale de blé et d'orge serait donc de 3,6 millions de tonnes, contre 3,7 millions de tonnes l'an dernier, malgré un accroissement de 50 000 hectares de la superficie irriguée ensemencée en blé. La production des céréales de printemps (maïs et riz) risque également d'être affectée si bien que la production céréalière totale pourrait ne pas dépasser 4,1 millions de tonnes, contre 4,3 millions de tonnes en 1999. La disponibilité d'intrants améliorant les rendements et d'eau d'irrigation - l'Ouzbékistan partage l'eau des fleuves qui se jettent dans la mer d'Aral avec les pays voisins - reste un problème majeur tandis que l'absence de réformes, agraire et du marché, entrave également les efforts déployés par le pays pour accroître les rendements des céréales. Les régions septentrionales du Karakalpakstan ont particulièrement souffert de la sécheresse. Selon les indications reçues, les cultures essentiellement pluviales et celles de riz ont été pour la plupart endommagées. Le pays étant en grande partie aride ou semi-aride, le temps sec a eu un effet préjudiciable sur les pâturages. Pour ce qui est du coton, principale culture commerciale, on prévoit également une récolte moins importante que l'an dernier.
Les besoins d'importations céréalières devraient dépasser en 2000/01 les 0,6 million de tonnes importées en 1999/2000.
Les pluies de la mousson devraient maintenant commencer à diminuer, mais le surcroît de précipitations abondantes enregistré précédemment dans certaines régions a créé une situation d'humidité défavorable, en particulier pour le coton. D'après les rapports actuels, en raison de la réduction des emblavures et de la baisse des rendements, la récolte de riz, qui devrait commencer en octobre, sera d'environ 4,7 millions de tonnes, chiffre inférieur de quelque 400 000 tonnes à la production de l'an dernier mais supérieur de 5 pour cent à la moyenne. Au cours des cinq dernières années, la production de riz a été en moyenne de l'ordre de 4,5 millions de tonnes. La composition globale du riz sera la suivante: environ 52 pour cent de Basmati, 40 pour cent d'IRRI et 8 pour cent d'autres variétés. Cette année, les rendements ont en outre souffert dans certaines régions, en particulier celle de Sindh, du manque d'eau d'irrigation, indispensable au début de la campagne agricole après la grave sécheresse du début de l'année.
Malgré la sécheresse aiguë de cette année, surtout dans le Béloutchistan et le Sindh, la production de blé a atteint le niveau exceptionnel de 22 millions de tonnes, soit quelque 2 millions de tonnes de plus que l'objectif et 4 millions de tonnes de plus qu'en 1999. Cette progression de la production est due dans une large mesure à la récolte supérieure à l'objectif engrangée dans la province du Punjab, le plus gros producteur, où, sous l'effet conjugué du relèvement des prix de soutien et de l'utilisation accrue d'engrais et d'autres intrants, les emblavures et les rendements ont augmenté. La production de blé sur cinq ans, de 1995 à 1999, s'est élevée en moyenne à environ 17,5 millions de tonnes contre des besoins alimentaires de près de 18,5 millions de tonnes.
Compte tenu de l'augmentation de la production de blé de cette année, le gouvernement envisagerait une réduction des prix à l'exportation afin d'encourager les exportations vers l'Afghanistan, pays voisin.
Au cours de la première décade de septembre, les fortes averses de la mousson ont provoqué des inondations le long des côtes ouest et sud de Luzon, l'île principale. Ailleurs, un temps sec a régné, réduisant le taux d'humidité des sols pour le développement du riz de la campagne principale, dont la récolte commencera en octobre. Fin août, le Ministère de l'agriculture a annoncé que les périodes de temps sec et la sécheresse de ce trimestre pourraient compromettre le développement et la production du riz et du maïs de la campagne principale, notamment le riz dans les grandes régions productrices du centre de Luzon et de l'ouest de Visayas, ainsi que le maïs dans la région de la vallée de Cagayan et de l'île de Mindanao. Le Service des sols et des eaux pense également que le pays pourrait être frappé l'année prochaine par une sécheresse due à El Niño. Le gouvernement affecte davantage de ressources à la remise en état des réseaux d'irrigation afin d'atténuer les effets d'une éventuelle sécheresse. Selon les estimations officielles, la production de riz de l'année civile 2000 est établie à 12,3 millions de tonnes. Sur ce total, quelque 6,8 millions de tonnes devraient provenir des cultures pratiquées de juillet à décembre.
RÉPUBLIQUE KIRGHIZE (12 septembre)
Selon les images recueillies par satellite, le pays aurait moins souffert que ses voisins de la sécheresse en cours. Cependant, la récolte se présenterait de façon moins favorable que l'an dernier dans les deux républiques autonomes méridionales de Djalalabad et Osh. La principale récolte de blé, qui a été rentrée en juillet, pourrait n'avoir pas été affectée; toutefois, le rendement des cultures de printemps, comme le maïs, les légumes et les pommes de terre, pourrait être inférieur à celui de l'an dernier, notamment dans ces républiques autonomes à dense population, où les excédents agricoles sont inférieurs à ceux des régions septentrionales.
Compte tenu de la détérioration des conditions de croissance, la FAO ne prévoit pas d'augmentation de la production céréalière pour cette année; à titre provisoire, elle prévoit que le volume de la récolte se maintiendra à 1,63 million de tonnes, soit en deçà de l'objectif, fixé à 1,7 million de tonnes. Par suite de la réduction des emblavures de blé (concomitante à une augmentation des emblavures de céréales secondaires), la production de blé est estimée, à titre provisoire, à 1,05 million de tonnes (contre 1,1 million de tonnes en 1999).
La situation des approvisionnements alimentaires devrait demeurer satisfaisante, même si une bonne partie de la population connaît une grande pauvreté. Le pays, qui est autosuffisant en matière de blé, a exporté des quantités considérables (pouvant atteindre 170 000 tonnes p.a) vers l'Ouzbékistan et le Tadjikistan voisins.
La récolte de la culture, irriguée, de la campagne secondaire Yala semée en avril est presque achevée, tandis que la préparation du sol pour la culture de la campagne principale Maha a démarré dans certaines régions. La culture de saison sèche représente environ 33 pour cent de la production totale de riz du pays, la plus grande partie provenant de la culture Maha, semée en octobre/novembre afin de coïncider avec la principale saison des pluies (mousson du nord-ouest). La production de paddy s'est élevée en moyenne à environ 2,5 millions de tonnes au cours des cinq dernières années, de 1995 à 1999. Outre le riz, principal aliment de base du pays, 850 000 à 900 000 tonnes de blé sont importées chaque année pour répondre à la demande de pain et autres produits à base de blé.
La récolte de blé de 2000, récemment engrangée, est estimée à 3,6 millions de tonnes, chiffre proche de la moyenne mais inférieur d'environ 33 pour cent à la production de l'an dernier, largement supérieure à la moyenne. Par ailleurs, la récolte d'orge s'est rétablie à des niveaux moyens.
En 1999, la pire des sécheresses survenues depuis des décennies, a provoqué la chute de la production d'orge, tombée à environ 380 000 tonnes, soit quelque 72 pour cent de moins que la moyenne des cinq dernières années, tandis que la production de blé, qui s'élève à 2,74 millions de tonnes, a été inférieure à la moyenne d'environ 28 pour cent. La sécheresse a également eu pour conséquence une nette augmentation du taux de mortalité des ovins, ce qui a eu de graves répercussions sur les revenus des ménages.
La mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans le pays en juillet, a constaté qu'une grave sécheresse a provoqué la baisse de la production céréalière de 2000, tombée à 236 000 tonnes, soit 47 pour cent de moins qu'en 1999. La production de toutes les autres cultures (pommes de terre, légumes et coton) a également souffert. La mission a noté qu'à cause de la sécheresse, les récoltes des cultures pluviales de blé d'hiver et de printemps, engrangées normalement en juin/juillet, avaient été presque entièrement mauvaises dans la plupart des régions. Les perspectives concernant les autres cultures secondaires (riz, maïs) se sont sérieusement détériorées en raison de la sécheresse, qui a également nui à la production d'orge. Par ailleurs, le blé irrigué a souffert de la baisse du niveau de l'eau dans les rivières et les canaux. Ce problème a été aggravé par le mauvais état des réseaux d'irrigation dû à un entretien insuffisant. La pénurie de semences de bonne qualité a également créé des difficultés. L'incidence de la sécheresse a été particulièrement grave cette année, car elle a frappé à un moment où l'agriculture marquait déjà un recul à cause de l'aggravation des problèmes d'approvisionnement en semences et du délabrement des installations d'irrigation.
Du fait de la sécheresse, les besoins d'importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) sont estimés à 794 000 tonnes, dont 787 000 tonnes de blé. Compte tenu des importations commerciales prévues (403 000 tonnes) et de l'aide alimentaire annoncée (74 000 tonnes), les besoins d'aide alimentaire restant à couvrir s'élèvent à 317 000 tonnes. Si la communauté internationale n'y remédiait pas, un déficit de cette importance dans ce pays appauvri pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la population. Par ailleurs, le pays a besoin sans plus attendre d'une aide pour ce qui est des semences nécessaires aux semis commençant en octobre.
Étant donné que 85 pour cent (chiffre estimatif) des habitants sont pauvres, les perspectives sont très sombres pour la plupart d'entre eux en raison de la forte baisse de la production céréalière enregistrée cette année. Beaucoup vivent déjà dans des conditions extrêmement difficiles et cette situation s'aggravera dans les prochains mois pour un nombre croissant d'entre eux, à mesure qu'ils épuiseront la récolte céréalière qu'ils ont engrangée ou engrangeront, ainsi que les autres moyens de subsistance dont ils pourraient disposer. On estime que 3 millions de personnes rentrent dans cette catégorie, 2 millions d'entre elles environ étant dans une situation désespérée. En conséquence, étant donné que l'accès aux vivres qu'elles s'assuraient grâce à leur propre production est fortement réduit, voire anéanti, et qu'elles ne disposent pratiquement pas de moyens d'obtenir des produits alimentaires sur les marchés (du fait de la rareté des possibilités d'emploi et des autres sources de revenus), ces personnes ne pourront pas couvrir leurs besoins nutritionnels minimums en 2000/01 si la communauté internationale n'apporte pas son assistance.
Même si les précipitations et les chutes de neige sont plus favorables l'année prochaine, la récolte de blé à venir ne sera pas disponible avant juin-juillet 2001. Toutefois, si les pluies étaient de nouveau insuffisantes, apporter une aide d'urgence au Tadjikistan dans le seul but de sauver des vies humaines exigerait des opérations beaucoup plus importantes. Il faut suivre attentivement l'évolution de la situation cruciale des approvisionnements alimentaires et de la production céréalière ainsi que l'accès des démunis aux vivres, en vue de remanier les programmes d'aide en cours et/ou d'en concevoir de nouveaux adaptés aux circonstances.
Le PAM a lancé un appel pour obtenir 126 000 tonnes d'aide alimentaire, d'un montant de 62 millions de dollars E.-U., afin de mettre en œuvre une opération d'urgence visant à aider plus d'un million de personnes menacées de famine pendant les neuf mois à venir. Sans assistance, environ 1,2 million de personnes se trouveront dans une situation désespérée sans pratiquement aucune possibilité d'emploi ni autre source de revenus pour acheter des vivres sur le marché.
Dans les régions du nord et du nord-est, la décrue a commencé ces derniers jours après que la pluie ait cessé, mais les inondations ont fait plusieurs victimes, ont contraint des milliers de personnes à se déplacer et ont provoqué d'importants dégâts aux biens. Selon les estimations officielles, environ 836 sur les quelque 2 000 sous-districts du pays ont été touchés, les dommages économiques étant évalués à près de 30 millions de dollars E.-U. Quelque 645 000 hectares de cultures ont été endommagés ou détruits dans plus de 24 provinces. Les dégâts causés au riz par les inondations dans les basses terres pourraient cependant être compensés par les effets bénéfiques du surcroît de pluie dans les zones plus élevées.
Compte tenu des événements récents, les perspectives générales concernant le riz en 2000/01 restent incertaines. D'après les dernières prévisions officielles datant d'avant les inondations, la récolte de riz de la campagne principale s'établirait à environ 19,04 millions de tonnes. Par ailleurs, la récolte du riz de la campagne secondaire, semé de janvier à mars et récolté en mai/juin, s'élève normalement à environ 4,3 millions de tonnes. Le pays, qui est le plus gros exportateur de riz du monde, s'est fixé comme objectif d'exporter quelque 6 millions de tonnes en 2000.
La principale activité agricole actuellement en cours est la récolte de maïs de contre-saison ainsi que les semis de riz de contre-saison. La préparation des terres pour la campagne principale commencera au mois d'octobre, tandis que les semis seront entrepris entre novembre et janvier. L'an dernier, malgré les graves perturbations infligées à l'agriculture, au commerce et à l'économie par les troubles civils, la production des récoltes principales de maïs et de riz a été moins affectée que prévu au cours des mois consécutifs à la crise. En effet, bien que les semis de maïs se soient déroulés après la période optimale, ce retard n'a pas, en soi, affecté les rendements, d'autant que, de manière générale, les précipitations ont été favorable durant la campagne agricole 1999/2000. Selon les estimations de la FAO, la production de maïs et de riz pour la campagne de commercialisation de 2000/2001 (avril/mars) en cours, s'établirait à environ 94 600 et 30 500 tonnes de riz usiné (respectivement). Compte tenu des résultats ainsi que des promesses d'aide alimentaire déjà formulées, le déficit global (net) par rapport aux besoins d'utilisation a été estimé à 14 100 tonnes, dont une partie devrait être couverte par des importations commerciales/privées et le reste par un complément de promesses d'aide alimentaire.
Le PAM continue d'apporter une assistance alimentaire; à ce jour, il a distribué durant la campagne de commercialisation en cours un total de 9 000 millions de tonnes de différentes denrées (riz, maïs, légumineuses, huiles végétales, sel, poisson en conserve, etc.) aux bénéficiaires de différents programmes tels que l'alimentation des groupes vulnérables, vivres-contre-travail, vivres-contre- formation, et alimentation scolaire.
La récolte des céréales d'hiver a atteint en 2000 1,7 million de tonnes, chiffre supérieur à l'objectif (1,645 million de tonnes) et dépassant de quelque 280 000 tonnes celui de 1999. Cet accroissement est essentiellement dû aux progrès accomplis dans la réforme agraire, qui permet à la plupart des agriculteurs d'occuper leur terre au titre d'un bail à ferme. Afin d'accroître la production céréalière, notamment de blé, on aurait, selon les informations disponibles, augmenté la superficie ensemencée en cultures d'hiver de près de 100 000 hectares, pour la porter à 680 000 hectares, en mettant en production des terres vierges. On aurait par ailleurs alloué des ressources substantielles aux agriculteurs pour qu'ils augmentent leur production de riz en vue d'atteindre l'objectif de 200 000 tonnes par an au cours des trois prochaines années. Selon les indications reçues, 70 000 hectares ont été ensemencés en riz et près de 10 millions de dollars E.-U. ont été affectés à l'achat de semences de qualité afin d'augmenter les rendements. Des machines agricoles sont importées pour faciliter le travail sur ces superficies plus importantes. Cependant, les rendements du riz pourraient être décevants en raison de la pénurie d'eau d'irrigation due à la sécheresse qui a frappé l'Asie centrale. On signale que la récolte de coton de 2000 s'élève à 1,3 million de tonnes, niveau comparable à celui de l'an dernier.
La production de blé de 2000 est estimée à 19 millions de tonnes, chiffre supérieur d'environ 5 pour cent à la faible récolte de l'an dernier due à la sécheresse, mais proche de la moyenne. Il est également prévu que la production de maïs progresse de près de 8 pour cent, pour atteindre 2,2 millions de tonnes, niveau proche de la moyenne. Les importations de blé de la campagne de commercialisation en cours 2000/01 (juillet/juin) devraient s'établir à environ 1,3 million de tonnes, chiffre comparable à celui de l'an dernier. Il est prévu que les importations de maïs atteignent 950 000 tonnes, soit 200 000 tonnes de plus que l'année dernière.
Les pires inondations des quarante dernières années dans le delta du Mékong ont fait 43 victimes et entraîné d'importants déplacements de populations, tandis que de nombreux logements ont été détruits et que certaines régions connaissent de graves pénuries alimentaires. Par ailleurs, environ 100 000 hectares de riz ont été endommagés ou détruits, le coût économique des dégâts atteignant déjà 26 millions de dollars E.-U. À ce jour, le niveau des eaux de crue du réseau hydrographique du Mékong a largement dépassé la cote d'alerte III, c'est-à-dire qu'il s'agit d'inondations extrêmement dangereuses, comparables aux niveaux atteints pendant les inondations exceptionnellement catastrophiques de 1961, 1966, 1978 et 1996. Le centre d'alerte du PNUD sur les inondations prévoit que, dans les trois à cinq prochains jours, les eaux de crue en amont (rivières Tien et Hau) atteindront probablement un niveau record d'environ 5 mètres.
Les zones les plus touchées sont celles de Long An, Dong Thap et An Giang qui bordent le Cambodge. On y a déjà dénombré 25 victimes et 400 000 personnes ont dû être évacuées (chiffres estimatifs).
Auparavant, pendant la première décade de septembre, des tempêtes tropicales ont également causé des dégâts aux cultures dans les régions du centre, tandis que de fortes pluies dans les zones côtières du delta de la rivière Rouge ont retardé la récolte du riz du "10e mois". Dans les régions septentrionales du pays, normalement le riz du 10e mois est semé en juin/juillet et récolté à partir de la mi-septembre, tandis que dans le sud, la période de croissance est plus longue et la récolte commence à partir de fin octobre. Malgré l'ampleur que pourraient prendre les éventuels dégâts dus aux inondations, selon les prévisions actuelles, la récolte du riz du 10e mois s'établirait à environ 8,3 millions de tonnes, chiffre légèrement inférieur à celui de l'an dernier. La production de paddy de 1999/2000 a atteint 31,7 millions de tonnes, dont près de la moitié provenait des cultures de la campagne principale d'hiver/printemps, semée de janvier à mars et récoltée entre avril et juillet suivant le lieu.
Pour appuyer les initiatives de secours du gouvernement, la Fédération internationale de la Croix- Rouge a lancé un appel pour un montant de 1,5 million de dollars E.-U., en vue d'aider 125 000 personnes parmi les plus touchées dans le delta du Mékong.
En raison du ralentissement des échanges internationaux de riz, les recettes tirées des exportations ont été cette année plus faibles que prévu. Le gouvernement a récemment révisé à la baisse son objectif pour les exportations de riz en 2000, le ramenant à 3,8 ou 3,9 millions de tonnes contre plus de 4 millions de tonnes auparavant. Au cours des huit premiers mois de cette année, 2,4 millions de tonnes de riz ont été exportées, soit une baisse de 37 pour cent par rapport à la même période l'an dernier.
On prévoit en 2000 une production de sorgho de 380 000 tonnes, inférieure à la moyenne. En revanche, celle de blé devrait se redresser, atteignant environ 156 000 tonnes, soit 4 pour cent de plus que la moyenne. Les criquets pèlerins pourraient se reproduire sur une petite échelle dans certaines zones du désert oriental où il a plu récemment. Des sauteriaux risquent d'apparaître à partir de début octobre et de former des petits groupes ou essaims.
Les importations céréalières en 2000 - blé principalement - sont estimées à environ 2,6 millions de tonnes.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne (principale) 2000/01 a commencé. Les conditions météorologiques sont normales et la production de maïs devrait être moyenne, à condition que le temps actuel persiste. Les perspectives sont également bonnes pour les haricots, même si la production de la première campagne ne représente que 10 à 15 pour cent de la production annuelle totale. Une production de paddy légèrement supérieure à la moyenne est prévue.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient être proches des 195 000 tonnes de l'an dernier. Celles de maïs (juillet/juin) devraient être également analogues à celles de l'an dernier (300 000 tonnes) et consister essentiellement en maïs jaune, en réponse à la demande suivie de l'industrie des aliments du bétail. On prévoit pour la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) des importations de riz d'environ 90 000 tonnes, comparables également à celles de l'an dernier.
La récolte des cultures de maïs et de riz irrigué de la première campagne 2000/01 est en cours. On a signalé des pluies normales pendant le mois d'août dans la plupart des régions du pays, mais des déficits hydriques sont encore enregistrés dans les provinces de l'est. Il faut surveiller attentivement cette situation, conséquence du temps sec persistant qui a frappé ces régions, notamment les provinces de Las Tunas, Granma et Santiago de Cuba. Des déficits hydriques importants sont également enregistrés dans les régions sud-orientales de la province de Camaguey. Les pluies normales ou abondantes signalées ces trois derniers mois n'ont pas suffi à rétablir des taux d'humidité normaux. Afin d'amortir les effets de la sécheresse, des projets d'aménagement technique sont exécutés en collaboration avec le gouvernement dans les provinces les plus touchées.
On prévoit qu'au cours de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) les importations de blé seront analogues au volume de l'année précédente (environ 900 000 tonnes). Les importations de maïs jaune (juillet/juin) devraient s'élever à quelque 270 000 tonnes, niveau également proche de celui de l'an dernier. Les importations de riz de la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient encore atteindre environ 400 000 tonnes, chiffre comparable à celui de la campagne 2000 malgré l'amélioration de la production prévue. Ce volume devrait permettre de répondre à la forte demande intérieure pour cet important aliment de base.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne 2000/01 se poursuit dans des conditions météorologiques normales, après la période anormalement longue de temps sec estival ("canicula") qui, en juillet, a porté sérieusement atteinte aux cultures dans certaines régions. Ont été particulièrement touchés les régions orientales du pays, le département de Santa Ana dans le nord-ouest, certaines zones des départements d'Ahuachapán et Sonsonate dans le sud-ouest et la partie occidentale du département de Chalatenango dans le nord. La production de maïs, principale céréale, est donc établie provisoirement à 570 000 tonnes, chiffre légèrement inférieur à la moyenne, tandis que celle de sorgho devrait être de 145 000 tonnes, ce qui est inférieur à la moyenne. En revanche, on prévoit une production moyenne de haricots, aliment de base important dans le régime alimentaire de la population, étant donné que la majeure partie de la récolte avait déjà été engrangée dans les principales zones de production et que les semis restants n'ont pas souffert de la sécheresse. On signale que les cultures de riz ont subi localement des dégâts, mais on prévoit néanmoins une production proche de la moyenne. Une aide alimentaire est encore distribuée dans certaines régions, en tant que composante de divers projets de reconstruction (vivres- contre-travail), après le passage dévastateur de l'ouragan "Mitch" à la fin de 1998.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient s'élever à environ 180 000 tonnes, chiffre comparable à celui de l'an dernier. On prévoit que les importations de maïs augmenteront, passant de 175 000 tonnes à environ 245 000 tonnes, pour compenser les pertes de production dues à la sécheresse. Les importations de riz de la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient se chiffrer à environ 20 000 tonnes, niveau analogue à celui de 2000.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne 2000/01 se poursuit dans des conditions météorologiques normales. Le pays n'a que modérément souffert de la période prolongée de temps sec ("canicula") qui a frappé la plupart des pays d'Amérique centrale et seules des pertes localisées dans des zones situées le long de la côte Pacifique sont signalées. La production de maïs et de sorgho devrait donc être moyenne. On prévoit que celle de riz sera supérieure à la moyenne. Une aide alimentaire continue à être distribuée dans le cadre des projets de reconstruction (vivres-contre-travail) après le passage de l'ouragan "Mitch".
Il est prévu qu'au cours de la campagne de commercialisation 2000/01 (novembre/octobre), les importations de blé augmentent, passant des 380 000 tonnes de l'an dernier à quelque 390 000 tonnes, tandis que celles de maïs devraient rester très proches du volume de l'an dernier, soit 550 000 tonnes. Les importations de riz de la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient s'élever à environ 30 000 tonnes, niveau analogue à celui des deux dernières années.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne 2000/01 est achevée. Les perspectives sont médiocres car les semis ont été retardés et réduits à cause de la période prolongée de temps sec qui a touché notamment de vastes zones du plateau central, le nord, le nord-est, le nord-ouest et certaines parties du Grand'Anse dans le sud-ouest du pays. Aucune évaluation détaillée des dégâts n'a été fournie, mais les pertes de production pour le maïs et le sorgho sont provisoirement estimées à environ 30 pour cent des niveaux moyens de l'an dernier. On signale que les haricots cultivés dans les montagnes du nord ont aussi beaucoup souffert de la sécheresse. Le niveau de l'eau des réservoirs serait inférieur à la moyenne, ce qui porte également préjudice à la culture de riz irrigué dans la principale zone de production de l'Artibonite. Les perspectives sont incertaines pour les autres cultures vivrières importantes comme les racines et tubercules, le manioc et également l'arachide. Une aide alimentaire continue à être distribuée à certaines catégories de population par la communauté internationale, dans le cadre de projets de développement. Début septembre, environ 8 000 tonnes avaient été livrées sur les 60 000 tonnes annoncées pour la campagne de commercialisation 2000/01.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juin/juillet) devraient être très proches des 330 000 tonnes de l'an dernier tandis que, selon les prévisions provisoires, les importations commerciales de maïs augmenteraient, passant de 70 000 tonnes à environ 75 000 tonnes. Les importations de riz de la campagne 2001 (janvier/décembre) sont provisoirement estimées à 170 000 tonnes.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne 2000/01 est en cours. Le pays a sérieusement souffert en juillet d'une période de temps sec anormalement longue ("canicula") qui a causé des dégâts aux cultures en pleine croissance. Des pertes localisées représentant 20 pour cent ou plus de la production céréalière prévue sont signalées dans les régions méridionales du département de Lempira, ainsi que dans les départements de Choluteca et de Valle dans le sud du pays et dans le département de Francisco Morazán dans le centre. En revanche, la production de haricots n'a pas souffert de la sécheresse. La production de maïs, principale céréale, est provisoirement estimée à environ 500 000 tonnes, contre les 590 000 tonnes de la moyenne des cinq dernières années. La production de paddy risque elle aussi d'être faible. Une aide alimentaire est distribuée par la communauté internationale aux familles rurales victimes de la sécheresse, celle en faveur de la population sinistrée après le passage de l'ouragan "Mitch" étant maintenue.
On prévoit au cours de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) une légère augmentation des importations de blé, qui seront portées des 205 000 tonnes de l'année dernière à environ 210 000 tonnes. Celles de maïs devraient être également majorées, passant de 250 000 tonnes à quelque 280 000 tonnes, pour compenser les pertes de production. Les importations de riz de la campagne 2001 (janvier/décembre) sont provisoirement estimées à environ 95 000 tonnes.
Le pays a été frappé au début de l'année par une longue et grave sécheresse qui a endommagé environ 2 800 hectares de cultures vivrières importantes en pleine croissance, telles que racines et tubercules, plantains, fruits et légumes. De 2 500 à 3 000 familles rurales ont été gravement touchées. La majorité des agriculteurs sont restés sans plants pour les semis et pratiquement sans intrants agricoles. Répondant à un appel lancé par le gouvernement, la communauté internationale prépare des projets de redressement d'urgence en faveur des petits agriculteurs sinistrés.
Dans les principales zones de production du nord-ouest, la préparation du sol est en cours pour les semis du blé irrigué de 2000/01, qui commencent en octobre. Le temps est généralement sec, mais l'on estime que le niveau d'eau des réservoirs est suffisant après les pluies normales qui sont tombées en août et dans les semaines précédentes. La récolte du maïs de 2000 (semis de printemps/été), principale culture, doit commencer à partir d'octobre. Les pluies récentes, légères ou moyennes, ont été bénéfiques aux cultures en pleine croissance dans les zones de production de la ceinture orientale, ainsi que dans l'État de Chiapas, important producteur, dans le sud-est du pays. Cependant, des précipitations supplémentaires sont nécessaires, en particulier dans les vastes régions productrices du sud- ouest. D'après les premières prévisions, la production serait légèrement supérieure à la moyenne, à condition que des pluies normales recommencent à tomber pendant le reste de la période de végétation. Dans le nord-est, des précipitations supplémentaires sont nécessaires pour la culture de sorgho de printemps, qui sera récoltée à partir de fin octobre. Une production légèrement supérieure à la moyenne est attendue, à condition que ces régions reçoivent également des pluies normales.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (avril/mars) devraient s'élever à environ 2,5 millions de tonnes, contre les 2,7 millions de l'an dernier. D'après les prévisions provisoires, les importations de maïs (octobre/septembre) atteindraient environ 4,8 millions de tonnes, chiffre très proche de celui de l'année précédente.
La récolte des céréales et des haricots de la première campagne 2000/01 est en cours. Le pays a souffert d'une période de temps sec estival exceptionnellement grave ("canicula") qui a causé des dégâts aux cultures, notamment au maïs. D'après les premiers chiffres officiels, environ 27 000 hectares de maïs ont été touchés dans l'ensemble du pays, ce qui représente quelque 14 pour cent de la superficie totale ensemencée en maïs. Mais, localement, les pertes dépassent largement ce dernier chiffre, en particulier dans le León et le Madriz dans le nord. On signale également que l'importante culture de haricots a été gravement endommagée et que celle de sorgho a subi quelques dégâts. Environ 2 200 hectares de riz irrigué ont été touchés, ce qui représente l'équivalent de 3 à 4 pour cent de la superficie ensemencée en paddy. Une production de céréales secondaires et de haricots inférieure à la moyenne est donc attendue tandis que, selon les prévisions, celle de paddy serait légèrement inférieure à la moyenne. Une aide alimentaire est distribuée par la communauté internationale à la population touchée par la sécheresse, celle en faveur des victimes de l'ouragan "Mitch" étant maintenue.
On prévoit pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) des importations de blé d'environ 100 000 tonnes, chiffre très proche de celui de l'an dernier. Les importations de maïs devraient augmenter par rapport aux 75 000 tonnes de l'an dernier, afin de contribuer à compenser les pertes de production.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (11 septembre)
La récolte des cultures céréalières de la première campagne 2000/01 vient d'être achevée dans des conditions météorologiques normales. La production de maïs et de sorgho engrangée est légèrement supérieure à la moyenne, ce qui reflète la demande suivie de l'industrie des aliments pour volailles et porcins. La production de riz irrigué est provisoirement estimée à 500 000 tonnes, chiffre proche de la moyenne. Pour ce qui est des autres cultures vivrières importantes, comme les racines et les plantains, des récoltes moyennes ont été également rentrées.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient s'élever à environ 270 000 tonnes, volume légèrement inférieur à celui de l'année précédente. Celles de maïs, principalement jaune, devraient également être proches des 700 000 tonnes de l'an dernier. D'après les premières prévisions, les importations de riz de l'année 2001 (janvier/décembre) seraient d'environ 70 000 tonnes.
Les semis du blé de 2000/01 sont achevés, avec un certain retard dû à l'absence de pluie dans les importantes zones de production du sud de la province de Buenos Aires. Dans la plupart des vastes régions productrices, il faudrait davantage d'humidité dans la couche arable pour favoriser la croissance des cultures qui doivent être récoltées à partir de fin octobre. La récolte du maïs de 2000 vient d'être achevée et la production rentrée est provisoirement estimée à 16 millions de tonnes, chiffre supérieur à la moyenne, ce qui est la conséquence de l'augmentation des semis par rapport à l'année précédente par suite de l'essor des exportations, ainsi que des bons rendements. En revanche, une récolte de paddy inférieure à la moyenne a été engrangée, en raison essentiellement de la réduction des emblavures due au recul prévu des exportations vers les pays voisins.
La récolte du blé d'hiver de 2000 est en cours dans le département de Santa Cruz, principale région productrice, dans l'est du pays. Une production inférieure à la moyenne est attendue en raison des fortes pluies et des inondations qui ont été préjudiciables aux semis. En revanche, le temps normal qui règne sur les hauts plateaux est favorable à la récolte du sorgho d'hiver ainsi qu'aux premiers semis de l'importante culture de pommes de terre.
Les importations de blé devraient augmenter durant la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), passant des quelque 260 000 tonnes de l'an dernier à environ 325 000 tonnes, pour compenser le recul de la production.
La récolte du blé de 2000 a commencé dans les principaux États producteurs de Parana et de Rio Grande do Sul, qui assurent conjointement près de 85 à 90 pour cent de la production intérieure, ainsi que dans les autres principales régions productrices. Les pluies abondantes tombées récemment dans le premier de ces deux États, le plus gros producteur, ont contribué à améliorer le taux d'humidité des sols pour les cultures en pleine croissance, endommagées auparavant par la sécheresse ainsi que par les gelées très graves de juillet, qui avaient causé des dégâts aux semis. Les pertes de production prévues dans le Parana ont été en partie compensées par l'amélioration des rendements dans le Rio Grande do Sul, deuxième principal État producteur, et dans l'État de Santa Catarina; cependant, d'après les premières évaluations des dégâts, la production totale du pays devrait chuter d'environ 35 pour cent par rapport à la production moyenne de l'an dernier (2,4 millions de tonnes). Les gelées de juillet ont également endommagé les cultures de maïs de la deuxième campagne ("safrinha"), en pleine croissance, qui avaient aussi souffert du temps sec précédent. Selon les estimations provisoires, la production totale de maïs (des deux campagnes) de 2000, nettement inférieure aux prévisions précédentes, se situerait légèrement au-dessous de la moyenne. En revanche, les fortes pluies ont favorisé les semis du maïs de la première campagne de 2000/01 qui viennent de commencer.
Un temps généralement sec règne dans les principales zones de production, après les pluies torrentielles qui se sont abattues en juin sur de vastes régions du pays, en particulier sur la zone métropolitaine de la capitale et les provinces environnantes. Selon les indications reçues, les conditions sont normales pour la culture de blé de 2000/01, en pleine croissance, qui sera récoltée à partir de décembre. Les semis du maïs de 2000/01 viennent juste de commencer et les emblavures devraient augmenter par rapport aux 69 000 hectares de l'an dernier, superficie inférieure à la moyenne.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (décembre/novembre) devraient être analogues au volume de l'an dernier, qui était d'environ 750 000 tonnes. Des importations de maïs (février/janvier), très proches également des 1,1 million de tonnes de la campagne 1999/2000, sont prévues.
Des pluies normales ou supérieures à la normale continuent à arroser la majeure partie du pays. La récolte des céréales secondaires de la première campagne (principale) 2000/01 se poursuit et la production de maïs, destiné principalement à la consommation humaine, est provisoirement estimée à un million de tonnes, chiffre moyen. Une production de sorgho légèrement inférieure à la moyenne est attendue. En revanche, la récolte de riz devrait être un peu plus élevée que la moyenne.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient atteindre environ 1,2 million de tonnes, niveau très proche du volume prévu pendant la campagne 2000. Les importations de maïs durant la campagne 2001 (janvier/décembre), destinées en grande partie à l'industrie des aliments du bétail, devraient être également très proches de celles de l'an dernier. Selon les prévisions, les importations de riz de 2001 (janvier/décembre) s'élèveraient à environ 350 000 tonnes.
Des pluies normales ont repris dans la plupart des régions, après les pluies torrentielles qui ont frappé le pays quelques mois plus tôt. La récolte du maïs jaune de 2000 est achevée tandis que celle du maïs blanc va commencer. D'après les premières prévisions, la production totale de maïs (des deux cultures) devrait être meilleure que l'an dernier et atteindre un volume légèrement supérieur à la moyenne.
La récolte de riz est achevée et une production inférieure à la moyenne a été engrangée, ce qui est dans une large mesure la conséquence des prix à la production peu intéressants et des difficultés financières rencontrées par le secteur agricole en général.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient être analogues au volume de l'année précédente, qui était de 490 000 tonnes. On prévoit que les importations de maïs reculeront par rapport à l'an dernier, passant d'environ 170 000 tonnes à quelque 110 000 tonnes.
Le temps est sec dans la majeure partie du pays, à l'exception des départements de Loreto, Amazonas et San Martin, dans le nord-est, où des pluies normales ou abondantes sont signalées. Le gros de la récolte de blé de 2000 a été engrangé et la production est provisoirement estimée à 160 000 tonnes, chiffre supérieur à la moyenne. La récolte du maïs blanc de 2000 est bien avancée et la production rentrée au cours des sept premiers mois de l'année est estimée à environ 254 000 tonnes, contre les 222 000 tonnes engrangées pendant la même période l'an dernier. Les opérations de récolte du maïs jaune se poursuivent et environ 565 000 tonnes ont été rentrées (janvier/juillet) contre 482 000 tonnes à la même époque l'année précédente. Une production nettement supérieure à la moyenne (maïs blanc et jaune) est prévue pour toute l'année. La production de paddy devrait reculer par rapport au chiffre record de 1999 mais elle resterait néanmoins à un niveau supérieur à la moyenne.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient légèrement augmenter par rapport au volume de l'année dernière (1 250 000 tonnes). On prévoit que les importations de maïs de 2001 (janvier/décembre) seront très proches des 650 000 tonnes de cette année. Les importations de riz de 2001 (janvier/décembre) devraient également être tout à fait comparables au volume estimé provisoirement pour 2000, soit 350 000 tonnes.
Les semis des cultures de blé et d'orge de 2000/01 sont pratiquement terminés. Selon les estimations provisoires, ils auraient nettement augmenté par rapport à ceux des cultures de 1999/2000, qui avaient sérieusement souffert d'une très grave sécheresse prolongée. La récolte doit commencer à partir de fin novembre. Les semis des cultures de maïs et de sorgho de 2000/01 ont démarré, ainsi que ceux de l'importante culture de riz, et là aussi une augmentation est attendue.
Les pluies normales ou abondantes ont favorisé le développement des cultures céréalières de la première campagne (principale) de 2000/01, ainsi que celui des autres cultures vivrières de base. La récolte est en cours et des productions de maïs et de paddy proches de la moyenne sont attendues. Celle de sorgho devrait être inférieure à la moyenne.
On prévoit que les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) augmenteront légèrement par rapport aux 1,25 million de tonnes de l'année précédente. Un faible accroissement des importations de maïs par rapport à l'an dernier est également prévu.
La production céréalière totale devrait se situer cette année autour de la moyenne, c'est-à-dire entre 550 000 et 600 000 tonnes.
Les images satellites confirment les prévisions officielles annonçant une récolte céréalière un peu meilleure que le chiffre médiocre de l'an dernier (3,6 millions de tonnes). Cependant, compte tenu des gelées inattendues de mai, du temps chaud et sec de juin, des problèmes économiques généralisés et des pénuries d'intrants, la récolte de 2000 s'élèverait au plus, selon les prévisions provisoires de la FAO, à 4,5 millions de tonnes (poids après nettoiement).
En 2000/01, le pays aura besoin d'importer des céréales pour la consommation humaine. Les importations céréalières totales en 2000/01 sont estimées à environ 1,1 million de tonnes.
BOSNIE-HERZÉGOVINE* (13 septembre)
La tendance à la baisse des semis de céréales d'hiver se poursuit, reflétant la rentabilité médiocre du blé, tant en Bosnie-Herzégovine qu'en Republika Srpska. En revanche, la superficie ensemencée en maïs continue d'augmenter, mais les rendements devraient être inférieurs à ceux de l'an dernier du fait du temps sec et chaud de cet été. Les pâturages et la production fourragère ont également souffert. Pour répondre à la demande de consommation, les importations de blé ont augmenté régulièrement et durant la campagne de commercialisation 2000/2001, elles devraient dépasser les 300 000 tonnes importées en 1999/2000.
En Bulgarie, la récolte de blé est achevée et la production est estimée officiellement à 3,1 millions de tonnes, volume comparable à celui de l'an dernier. Cependant, la production de céréales secondaires va chuter, sous l'effet de la sécheresse du printemps et de la vague de chaleur de l'été qui ont frappé les cultures de maïs en pleine croissance. La Bulgarie produit normalement environ 1,6 million de tonnes de maïs mais, d'après les dernières indications, la récolte de cette année pourrait tomber largement au- dessous de 1 million de tonnes.
Dans la CE, il ressort des résultats de la récolte céréalière enregistrés jusqu'ici que la production sera plus importante cette année. D'après les dernières prévisions de la FAO, la production céréalière totale de la Communauté serait de 214,9 millions de tonnes, volume qui, bien que très légèrement inférieur à celui du précédent rapport, est supérieur de quelque 6 pour cent à celui de 1999. Sur ce total, le blé devrait représenter 105,1 millions de tonnes, soit presque 8 pour cent de plus qu'en 1999. Cette augmentation de la production de blé devrait essentiellement venir de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de l'Espagne, même si l'on signale que plusieurs autres pays engrangent également des récoltes légèrement plus importantes cette année. La qualité de la récolte devrait être tout à fait variable, selon les diverses conditions météorologiques enregistrées dans toute la région. En France, le plus gros producteur de la Communauté, la proportion de blé de qualité inférieure, convenant uniquement à l'alimentation animale, serait supérieure à la normale, mais dans l'ensemble des pays, une récolte moyenne est attendue. La production des principales céréales secondaires devrait également augmenter cette année dans la CE. Il est prévu que les productions d'orge, d'avoine et de seigle progressent de 6 pour cent, de 10 pour cent et de 5 pour cent respectivement. Les perspectives sont également favorables pour la récolte de maïs et, d'après les indications actuelles, la production, légèrement supérieure cette année, atteindrait environ 38 millions de tonnes. Cependant, étant donné que la récolte vient seulement de commencer dans les principales régions productrices, le résultat final ne sera pas connu avant quelque temps. La récolte de paddy de 2000 démarre dans la CE. Il est à prévoir que la sécheresse enregistrée dans les régions méridionales du Portugal et de l'Espagne au moment des semis a eu des effets préjudiciables sur les rendements. Une production totale légèrement inférieure au volume estimatif de l'an dernier, qui est d'environ 2,6 millions de tonnes, est annoncée.
La récolte de blé de 2000, établie officiellement à 1,08 million de tonnes, est meilleure que prévu après le temps sec et chaud des mois de mai et juin. Ce volume est quasiment le double de celui de 1999 (0,558 million de tonnes). Cependant, la sécheresse a sérieusement nui aux cultures de printemps et la production de maïs ne devrait pas dépasser la moitié de l'objectif, tandis que la récolte de tournesol risque même d'être inférieure. Les fruits, le raisin et la betterave à sucre ont également souffert, de même que les pâturages et les cultures fourragères. La récolte céréalière totale de 2000 pourrait tomber à environ 2,3 millions de tonnes, volume inférieur à la moyenne et aux 2,9 millions de tonnes de l'an dernier, chiffre proche de la moyenne.
Malgré cette baisse de production, le pays prévoit d'exporter environ 200 000 tonnes de blé en 2000/01.
Les perspectives concernant la récolte de 2000 sont incertaines. Le temps chaud et sec de mai/juin a été suivi de précipitations excessives en juillet/août. La superficie ensemencée en blé et en seigle d'hiver a augmenté. La récolte de 2000 pourrait être cependant quelque peu inférieure à la moyenne quinquennale, qui est de 570 000 tonnes.
EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE (15 septembre)
Dans l'ex-République yougoslave de Macédoine, après les conditions favorables précédentes, la sécheresse a également sévi à la fin du printemps et en été, réduisant les rendements des céréales. La récolte céréalière totale devrait être en 2000 d'environ 650 000 tonnes, dont quelque 320 000 tonnes de blé.
En Hongrie, les cultures céréalières ont sérieusement souffert de la sécheresse pendant la période de végétation de 2000, mais les conditions n'ont pas été aussi mauvaises pour le blé qu'en 1999 lorsque le mauvais temps avait sévi également pendant la saison des semis et que la superficie avait en conséquence fortement diminué. La production de blé est actuellement estimée à environ 3,8 millions de tonnes, chiffre supérieur aux 2,6 millions de tonnes de la récolte considérablement réduite de l'an dernier, mais néanmoins largement inférieur aux niveaux proches de 5 millions de tonnes atteints en 1997 et 1998. La production de céréales secondaires a davantage souffert du temps exceptionnellement sec et chaud du printemps: la production d'orge est estimée à 900 000 tonnes seulement, contre un niveau moyen d'environ 1,2 million de tonnes, et la récolte de maïs risque également de diminuer fortement, s'élevant à environ 5 millions de tonnes contre plus de 7 millions de tonnes en 1999 et une moyenne d'environ 6 millions de tonnes.
Le temps sec et chaud de mai et juin a été suivi par des pluies excessives en juillet/août. Le mauvais début de la période de végétation pour les cultures de printemps, les conditions de croissance inégales et les pertes de récolte dues à l'engorgement et aux retards risquent de limiter le redressement de la production par rapport à la récolte céréalière de l'an dernier, estimée officiellement à seulement 787 000 tonnes. Cependant, les superficies ensemencées en cultures d'hiver ont augmenté et les conditions d'hivernage ont été bonnes. La production céréalière de 2000 est provisoirement estimée à 0,8 million de tonnes, un peu moins que la moyenne. La production animale restant léthargique, les importations céréalières sont limitées ces dernières années à environ 50 000-70 000 tonnes par an, principalement sous forme de blé panifiable.
Les perspectives concernant la récolte céréalière de 2000 se sont détériorées après les pluies excessives de juillet/août qui ont suivi le temps sec et chaud de mai et juin. La superficie totale ensemencée en céréales - 1,061 million d'hectares - est restée très proche de celle de l'an dernier. La récolte céréalière de 2000 devrait remonter un peu par rapport au niveau médiocre de l'année dernière, qui était de 2,1 millions de tonnes, tout en restant inférieure à la moyenne. La production de la plupart des cultures de printemps (céréales de printemps, fourrage, betterave à sucre, pommes de terre), qui ont souffert d'un temps sec suivi d'inondations et de phénomènes d'engorgement, risque d'être inférieure à celle de l'an dernier, tandis que la production des cultures d'hiver, pour lesquelles les conditions d'hivernage ont été satisfaisantes, pourrait dépasser celle de l'an dernier.
En Pologne, les conditions ont été particulièrement mauvaises cette année pour la production céréalière. Les gelées de la fin du printemps ont été suivies d'un temps exceptionnellement chaud et sec et les fortes pluies de l'été ont perturbé la récolte. La production de blé est estimée à 8,2 millions de tonnes, chiffre inférieur de près de 10 pour cent à celui de l'an dernier. On prévoit également que la récolte de céréales secondaires sera fortement réduite en raison des conditions défavorables. La production de seigle pourrait tomber à 4 millions de tonnes, soit près de 30 pour cent de moins que la moyenne des cinq dernières années, et celle d'orge ne devrait pas dépasser 2,8 millions de tonnes, soit 20 pour cent de moins que la moyenne quinquennale.
RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA (15 septembre)
Les perspectives de la récolte céréalière de 2000 ont été compromises par des gelées inattendues et par une sécheresse persistante, d'avril à fin juin, qui ont nui à la production de céréales, de fourrage, de fruits et de raisin. Selon les indications officielles, la production de blé, fixée initialement à 1 million de tonnes, serait de 780 000 tonnes, chiffre supérieur aux estimations précédentes et proche du niveau médiocre de l'an dernier. La production d'orge serait de 152 000 tonnes. Les perspectives concernant la récolte de maïs sont encore incertaines. L'arrivée de la pluie en juillet a amélioré quelque peu les perspectives pour les cultures semées au printemps, mais la production céréalière totale de 2000 devrait quand même se situer largement au-dessous de la moyenne et rester inférieure au niveau médiocre de l'an dernier, qui était de 2,2 millions de tonnes.
La production de blé de 2000 est suffisante pour couvrir les besoins de consommation alimentaire, mais en raison de la pénurie d'aliments du bétail et de leur prix élevé, il sera nécessaire d'effectuer d'importants prélèvements sur les stocks. Le gouvernement a interdit les exportations de blé cette année et il s'efforce d'en acquérir de 60 000 à 80 000 tonnes pour les réserves nationales.
RÉPUBLIQUE SLOVAQUE (15 septembre)
Contrairement aux anticipations du tout début de la campagne, on estime qu'en République slovaque la production céréalière totale sera inférieure à la récolte déjà réduite de l'an dernier. Après des conditions favorables pour les semis et l'hivernage, un temps sec et chaud a nui aux cultures durant le printemps et l'été et les rendements ont été inférieurs à la normale. La production céréalière totale ne devrait guère dépasser 2 millions de tonnes, contre environ 2,8 millions de tonnes en 1999.
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE (15 septembre)
On estime qu'en République tchèque, la production totale de blé est proche du niveau de 1999, soit environ 4 millions de tonnes, malgré l'augmentation des emblavures. Ce ralentissement est dû à la sécheresse qui a entraîné une baisse sensible des rendements. On estime que la production d'orge, qui est essentiellement cultivé au printemps et a donc beaucoup souffert de la sécheresse, aurait fortement chuté par rapport à l'an dernier, du fait de la baisse des rendements et de la réduction des emblavures.
La Roumanie a été frappée cet été par une grave sécheresse, jugée la pire des trente dernières années, qui a eu des effets catastrophiques sur la production céréalière de 2000. Selon les dernières estimations officielles, la récolte de blé serait de 4,3 millions de tonnes, chiffre légèrement supérieur à certaines prévisions de cet été, mais néanmoins inférieur d'environ 9 pour cent à celui de 1999 et de plus de 20 pour cent à la moyenne sur cinq ans. Les cultures du maïs d'été ont été cependant beaucoup plus gravement touchées et, selon les dernières indications, la production serait d'environ 5,5 millions de tonnes seulement, contre une moyenne quinquennale de quelque 10 millions de tonnes.
RUSSIE, FÉDÉRATION DE (18 septembre)
La récolte des céréales de 2000 est bien avancée et les résultats confirment les prévisions annonçant une production plus élevée que le niveau médiocre de l'an dernier, estimé officiellement à seulement 55 millions de tonnes de céréales et de légumineuses. Cependant, dans certaines régions qui ont souffert du temps sec et chaud de cet été, comme l'Oural, les rendements ont été inférieurs aux prévisions. Selon les indications actuelles, la récolte de 2000 pourrait être proche de 66 millions de tonnes, soit quelque 10 pour cent de plus que l'estimation de la FAO de l'an dernier. Cependant, le résultat final est lié de manière déterminante à l'ampleur des pertes de potentiel de rendement dues au temps sec de l'été dans les terres vierges et au fait que toute la superficie ensemencée - 1 million d'hectares de moins que l'année précédente - soit récoltée.
La chute des prix des céréales confirme l'amélioration des perspectives de récolte. À condition que les prévisions se matérialisent, les besoins d'importations céréalières en 2000/01 pourraient être sensiblement inférieurs au volume importé en 1999/2000, qui avait atteint près de 8 millions de tonnes.
En Tchétchénie, la production agricole de 2000 a été fortement compromise par les problèmes de sécurité ainsi que par les pénuries de machines, de carburant et d'intrants. On signale que les perspectives concernant les semis de céréales d'hiver à récolter l'année prochaine sont également sombres en raison du manque de ressources financières et de carburant. D'après les derniers rapports, seuls 40 000 hectares ont été préparés pour les semis d'automne.
En Tchétchénie, de nombreuses personnes sont sans ressources et doivent faire face à un autre hiver rigoureux dans les montagnes, sans avoir suffisamment d'abris, de nourriture, d'eau, d'équipements d'assainissement et d'infrastructures. Une aide alimentaire est nécessaire pour assurer la survie d'une grande partie de la population tchétchène, mais les annonces faites à ce jour sont loin de couvrir les besoins. D'après une récente évaluation interinstitutions de la situation à Grozny menée par les Nations Unies, une aide alimentaire est indispensable, notamment pour les cuisines et les boulangeries communales qui ne peuvent plus fonctionner faute de produits alimentaires. Elles constituent une importante source d'approvisionnement pour les groupes vulnérables, tels que les personnes âgées, les enfants et les handicapés.
Le PAM distribue actuellement des vivres à 35 000 bénéficiaires dans trois districts de Grozny et il a prévu d'inclure à partir de septembre 23 000 bénéficiaires supplémentaires venant du quatrième district. Cependant, les annonces d'aide alimentaire destinées à appuyer l'opération du PAM en Tchétchénie sont loin de couvrir les besoins.
En Slovénie, la production céréalière devrait encore reculer cette année en raison des conditions défavorables du printemps/été. On prévoit une production céréalière totale comprise entre 400 000 et 450 000 tonnes.
Maintenant que la récolte des céréales autres que le maïs est presque terminée, les prévisions faisant état d'une autre récolte céréalière médiocre sont confirmées. Les rendements moyens par hectare tels qu'ils sont indiqués par le gouvernement sont inférieurs d'environ 5 pour cent à ceux de l'an dernier. Par ailleurs, il n'a pas été précisé si les 10,8 millions de tonnes de blé, les 7 millions de tonnes d'orge, le million de tonnes de seigle et les 800 000 tonnes d'avoine, officiellement récoltées selon le Ministère de la politique agricole, sont exprimées en poids après nettoiement ou en poids après la récolte. En attendant la fin de la récolte de maïs, la FAO prévoit provisoirement pour 2000 une production céréalière de 23,9 millions de tonnes (y compris le volume estimatif de 2,1 millions de tonnes de maïs). Cette estimation dépasse de quelque 10 pour cent les indications officielles actuelles, ce qui laisserait supposer qu'il y a sous-comptabilisation. Les interventions persistantes du gouvernement sur le marché céréalier au cours de la présente campagne ont suscité bien des incertitudes et n'ont été profitables ni aux producteurs, ni aux négociants.
Sous réserve que les prévisions de récolte se matérialisent, la production céréalière ukrainienne aura diminué pendant trois années consécutives. Le pays est resté en 1999/2000 exportateur net de 2,3 millions de tonnes de céréales (principalement blé et orge); les importations de blé officiellement enregistrées ont atteint près de 450 000 tonnes en 1999/2000 et pourraient dépasser ce chiffre durant la campagne de commercialisation actuelle.
YOUGOSLAVIE, RÉP. FÉDÉRATIVE DE (SERBIE ET MONTÉNÉGRO)* (18 septembre)
La mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, qui s'est rendue dans la République fédérative de Yougoslavie (à l'exclusion de la Province du Kosovo administrée par les Nations Unies) du 21 juin au 7 juillet 2000, a parcouru en long et en large les principales régions agricoles. Elle a constaté que le secteur agricole du pays était de manière générale en déclin depuis le début des années 90, mais que la campagne agricole 1999/2000 était particulièrement difficile. Sous l'effet conjugué des catastrophes naturelles ou causées par l'homme (sanctions, dégâts provoqués par les bombes, inondations, engorgement et sécheresse prolongée), des pénuries d'intrants, notamment d'engrais, mais aussi de carburant, et des faibles prix, les superficies ensemencées et les rendements moyens des cultures de printemps et d'hiver ont diminué.
La mission a estimé qu'en Serbie et Monténégro, la superficie ensemencée en blé qui sera récolté en 2000 est tombée à 581 000 hectares, contre 619 000 en 1999 et 800 000 en 1991, du fait des incitations par les prix insuffisantes et des pénuries désastreuses de carburant et d'engrais. Sur la base de son estimation des emblavures (largement inférieure au chiffre officiel de 650 000 hectares), la mission évalue la récolte de blé de 2000 entre 1,66 million de tonnes (scénario pessimiste) et 1,8 million de tonnes (dans le meilleur des cas), ce qui est inférieur à l'estimation officielle de 2,3 millions de tonnes.
Par ailleurs, le potentiel de rendement des cultures de printemps comme le maïs, la betterave à sucre et le soja, a sérieusement pâti des températures élevées et des pénuries d'eau enregistrées pendant le printemps et l'été jusque bien avant dans le mois d'août. En fait, des pluies surabondantes sont nécessaires pour reconstituer les réserves du sol en humidité pour le blé d'hiver, qui sera bientôt semé. La disponibilité limitée des aliments du bétail pourrait entraîner une nouvelle réduction importante du nombre d'animaux.
Les disponibilités alimentaires intérieures sont déterminées par la production intérieure et par le volume d'exportations agro-alimentaires nécessaires pour couvrir les besoins d'importation essentiels, en particulier de pétrole, de gaz et de médicaments. Le pays doit importer 70 pour cent de ses besoins de combustible et, jusqu'à présent, il les a financés avec ses exportations industrielles et agricoles. Du fait de la contraction du PIB, du délabrement de l'industrie et de la part croissante de l'agriculture dans le PIB, en 1999, les exportations agro-alimentaires ont représenté en valeur 22 pour cent des exportations. Les exportations de produits agricoles, notamment du maïs et un faible volume de blé, continuent en 2000 mais elles ont été inférieures à l'objectif. Le gouvernement a indiqué qu'environ 2,8 millions de tonnes de blé sont disponibles dans le pays, ce qui est plus que suffisant pour couvrir la demande intérieure. Les stocks considérables provenant de la récolte exceptionnelle de maïs de l'an dernier (6,1 millions de tonnes) contribueront à compenser la faible production de cette année, qui pourrait être réduite de moitié.
Néanmoins, tout laisse à prévoir qu'en 2000/01, les approvisionnements alimentaires se contracteront considérablement et que les prix continueront à augmenter, compromettant la sécurité alimentaire de la population à faible revenu. La disponibilité de vivres à des prix faibles et contrôlés, déjà insuffisante, se réduit tandis qu'une quantité croissante de denrées sont acheminées vers le marché moins strictement réglementé où les prix sont plus élevés. Parallèlement, les salaires et traitements réels diminuent. La nourriture absorbe déjà une part importante du budget familial de la population à faible revenu.
Le PAM apporte actuellement une aide à environ 700 000 réfugiés et personnes socialement vulnérables. Par ailleurs, le CICR prête assistance à 200 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays en leur distribuant une ration alimentaire individuelle, ainsi qu'à 100 000 bénéficiaires (cas sociaux) en leur fournissant un repas chaud dans le cadre de leur programme de soupe populaire.
Au Canada, la récolte de blé d'hiver était à la mi-août bien avancée ou quasiment terminée dans certaines régions. La récolte des principales cultures de printemps a démarré fin août. Les températures plus élevées relevées en juillet dans les principales régions productrices de blé de l'ouest du Canada ont favorisé le développement des cultures après les conditions météorologiques généralement plus humides et plus froides que la normale enregistrées en juin. On signale que les rendements pourraient être moyens ou supérieurs à la moyenne dans la plupart des grandes régions productrices. D'après les derniers rapports officiels, la production totale de blé en 2000 serait de 25,4 millions de tonnes. Celle de céréales secondaires, qui devrait peu varier cette année, est actuellement estimée à 27 millions de tonnes. Bien qu'une augmentation de la récolte d'orge soit prévue par suite de l'accroissement des emblavures, la production des autres petites céréales secondaires pourrait quelque peu fléchir. D'après les premières indications, la production de maïs serait également moins importante, même s'il reste encore quelque temps avant la récolte.
D'après le dernier rapport du Département de l'agriculture américain sur la production agricole, la production totale de blé des États-Unis en 2000 s'établirait à 62,7 millions de tonnes, chiffre supérieur d'environ 1 million de tonnes aux prévisions de juin et comparable au niveau de 1999. La dernière révision reflète principalement l'ajustement en hausse des prévisions concernant le blé de printemps, dont la production est maintenant évaluée à plus de 19,3 millions de tonnes, contre 16,4 millions de tonnes en 1999. Début septembre, les tout premiers semis du blé d'hiver qui sera récolté en 2001 venaient juste de démarrer dans certains États. D'après les estimations actuelles, la production de céréales secondaires serait en 2000 sensiblement plus importante qu'il n'était prévu en juin, ce qui reflète essentiellement les conditions de végétation généralement favorables de juillet et d'août. D'après le dernier rapport du Département de l'agriculture américain sur la production agricole, la production totale de céréales secondaires en 2000 est maintenant estimée à environ 286 millions de tonnes, soit 8 pour cent de plus qu'en 1999. L'essentiel de cette augmentation par rapport à l'an dernier est dû à la progression de la récolte de maïs, qui devrait atteindre le niveau record de 263 millions de tonnes, soit 10 pour cent de plus qu'en 1999. Début septembre, on s'attendait également à des récoltes d'orge et d'avoine quelque peu supérieures à celles de l'année précédente, tandis que celle de sorgho sera plus petite. La production de riz de 2000/01 devrait diminuer de 6 pour cent environ, passant à 8,7 millions de tonnes, par suite de la nette réduction des semis due à la baisse des prix du riz durant la dernière campagne, baisse qui a incité les agriculteurs à se tourner vers des cultures potentiellement plus rentables.
Les perspectives restent satisfaisantes pour les cultures de céréales d'hiver de 2000 et on signale que les premières récoltes ont démarré dans certaines régions. D'après les dernières prévisions officielles, la récolte de blé de 2000 serait évaluée à 22,2 millions de tonnes, soit 600 000 tonnes de moins que prévu en juin et environ 2 millions de tonnes au- dessous du niveau record de l'an dernier; elle resterait néanmoins la troisième meilleure récolte jamais enregistrée. On estime que la production d'orge augmentera de 32 pour cent par rapport à la récolte réduite de l'an dernier, pour atteindre 5,6 millions de tonnes. La pire menace pesant sur les cultures, qui pourrait modifier les perspectives actuelles, est une infestation d'acridiens, dans l'ensemble non éclos jusqu'ici, qui s'étend de l'ouest de la Nouvelle-Galles du Sud jusqu'aux régions méridionales de la ceinture nationale du blé et jusqu'à l'Australie occidentale. On signale que 1,5 million d'hectares de terre agricole sont infestés d'œufs. Les premières éclosions auraient commencé dans l'ouest de la Nouvelle-Galles du Sud; la situation continue à y être étroitement surveillée, ainsi que dans l'ensemble de la zone touchée. À condition que la lutte antiacridienne soit couronnée de succès et suffisante pendant le reste de la campagne, la récolte céréalière prévue devrait être engrangée. La campagne du riz de 2000 est terminée et la production est officiellement estimée à environ 1,1 million de tonnes, soit 21 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de 1999.
Le pays a reçu cette année des pluies normales ou supérieures à la normale, qui ont été bénéfiques aux cultures, principalement des racines et tubercules, et les perspectives de récolte sont jusqu'ici favorables. Une forte reprise est également prévue pour la culture du taro, principal aliment de base et importante source de recettes d'exportation, qui avait été réduite à néant par la rouille du taro entre 1994 et 1996. Les nouvelles variétés plus résistantes qui sont semées maintenant par les agriculteurs semblent donner de bons résultats et on a déjà remarqué un retour en force du taro sur les marchés locaux. Cette expérience a également incité les agriculteurs à diversifier considérablement leur production agricole pour inclure d'autres cultures telles que le taamu, l'igname, le manioc et le fruit à pain, afin de répondre à la demande locale.