SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE SUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE DE LA FAO
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

RAPPORT SPÉCIAL

MISSION FAO/PAM D'ÉVALUATION DES RÉCOLTES ET DES DISPONIBILITÉS ALIMENTAIRES AU LIBÉRIA

22 décembre 2000

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PRINCIPALES CONCLUSIONS DE LA MISSION

  • La production de riz (usiné) de 2000 est estimée à 94 000 tonnes, soit 55 pour cent de celle d'avant-guerre (1988).
  • Les besoins d'importations céréalières du Libéria, principalement du riz, en 2001 sont estimés à 200 000 tonnes sur lesquelles 160 000 tonnes devraient être couvertes par des importations commerciales, ce qui laisse un déficit de 40 000 tonnes qui doit être comblé par l'aide alimentaire.
  • Le PAM s'emploie à réunir au total 21 000 tonnes de céréales et de légumineuses et 3 800 tonnes d'autres produits afin de couvrir en 2001 les besoins alimentaires de 285 000 personnes vulnérables, dont des réfugiés, des personnes déplacées à l'intérieur du pays et des élèves des écoles primaires.
  • À cause de la guerre, la production et la consommation de manioc ont augmenté au cours des années. Compte tenu des pertes, la mission estime les disponibilités de manioc pour la consommation en 2001 à quelque 480 000 tonnes contre 308 000 tonnes en 1988, ce qui devrait se traduire par un léger fléchissement des besoins d'importations céréalières.

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1. VUE D'ENSEMBLE

Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires s'est rendue au Libéria du 24 novembre au 11 décembre 2000, pour estimer la production vivrière de 2000 et évaluer la situation générale de l'offre et de la demande de produits alimentaires pour 2001. Un haut fonctionnaire du Ministère libérien de l'agriculture a prêté son concours à l'équipe FAO/PAM, tandis que les bureaux de la FAO et du PAM dans le pays ont fourni un soutien logistique.

À Monrovia, la mission a procédé à des échanges de vues avec des fonctionnaires des Ministères de l'agriculture, du commerce et de l'industrie, de la santé et du plan, ainsi qu'avec les institutions des Nations Unies, les principaux donateurs et les principales ONG. Les données et les rapports pertinents ont été rassemblés, les résultats des évaluations récentes de la sécurité alimentaire effectuées par les ONG ayant été particulièrement utiles. Il n'y a pas de données officielles récentes disponibles sur la production agricole ou sur la population.

Pendant deux semaines, la mission a parcouru neuf des 13 comtés du pays : elle n'a pas pu se rendre dans celui de Lofa pour des raisons de sécurité, ni dans ceux du Grand Gedeh, du Maryland et du Grand Kru à cause des routes impraticables et des délais impartis. Accompagnée par des fonctionnaires locaux du Ministère de l'agriculture, par des représentants des ONG et par le personnel des projets bilatéraux exécutés dans les régions visitées, la mission a eu partout des entrevues avec des agriculteurs et avec d'autres personnes particulièrement aptes à fournir des informations.

Les élections tenues en juillet 1997, qui ont encouragé environ un million de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur du pays à rentrer dans leurs communautés, ont mis fin à la crise libérienne. Depuis, la population a diminué à Monrovia et dans les autres centres urbains tandis qu'elle a augmenté dans les campagnes. Faute de possibilités d'emploi pendant et après la guerre, de nombreuses familles ont été obligées pour survivre de cultiver du riz pour la première fois. Des terres sur lesquelles on n'avait jamais envisagé auparavant de produire du riz, comme les mangroves côtières, ont été également mises en culture. En conséquence, les familles pratiquant la riziculture sont beaucoup plus nombreuses qu'avant la guerre, leurs parcelles étant toutefois plus petites.

La production de riz reste néanmoins faible par rapport aux niveaux d'avant-guerre. La mission a estimé la production de 2000 à 144 000 tonnes contre 259 000 tonnes en 1988. La superficie ensemencée en riz en 2000 est évaluée à 135 000 hectares, ce qui semble indiquer un rendement moyen de 1,1 tonne/hectare. Les petites parcelles et les bas rendements sembleraient être les principales causes de la faible production par ménage. À mesure que l'économie s'améliore, la demande de riz devrait augmenter, mais il est plus probable qu'elle soit couverte par des importations que par la production locale, en raison des difficultés de commercialisation et des autres contraintes.

Depuis la guerre, les habitudes alimentaires ont radicalement changé au profit du manioc, dont les emblavures et la production ont nettement augmenté. Compte tenu des pertes possibles, la mission a estimé les disponibilités de manioc pour la consommation en 2001 à quelque 480 000 tonnes contre 308 000 tonnes en 1988. Il semblerait que les plantains aient également pris de l'importance.

La production de riz (usiné) ayant été estimée à 94 000 tonnes et les besoins à 294 000 tonnes (environ 80 pour cent de riz, 17 pour cent de blé et 3 pour cent de maïs), les besoins d'importations céréalières du Libéria en 2001 sont évalués à 200 000 tonnes. Les importations commerciales sont estimées à 160 000 tonnes, ce qui laisse un déficit de 40 000 tonnes à couvrir avec l'aide alimentaire.1

Le PAM s'emploie à réunir au total 21 000 tonnes de céréales et de légumineuses et 3 800 tonnes d'autres produits afin de couvrir en 2001 les besoins d'aide alimentaire d'environ 145 000 réfugiés et autres victimes de la guerre, ainsi que ceux de 140 000 élèves du primaire.

Les principales contraintes rencontrées par les agriculteurs sont notamment les suivantes : insuffisance de la main-d'_uvre, pénurie de semences de riz, manque d'organisation en matière de commercialisation, fortes pertes après récolte et mauvais état des routes. La distribution sur une grande échelle de semences et d'outils a été suspendue et les activités de vulgarisation agricole des ONG sont axées sur la multiplication des semences de riz, la réduction des pertes après récolte et la remise en état des plantations de caféiers et de cacaoyers. Les incursions périodiques des rebelles survenues depuis août 1999 ont interrompu les activités agricoles dans le comté de Lofa, l'une des principales régions productrices de riz du Libéria.

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2. SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE

Pendant sept ans, l'économie du Libéria a été dévastée par une guerre civile, dont elle s'efforce de se relever. Depuis l'élection du nouveau gouvernement en juillet 1997, la croissance économique a atteint environ 20 pour cent par an pendant les trois dernières années, l'inflation restant faible. Cependant, ce taux de croissance impressionnant ne s'est pas encore traduit par un allégement de la misère des Libériens car le taux de chômage dans le secteur structuré est estimé à 80 pour cent et le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est également évalué à 80 pour cent. Le PIB est actuellement chiffré à 480 millions de dollars É.-U., soit moins de la moitié du niveau d'avant-guerre (1988) qui était de un milliard de dollars. Les recettes d'exportation, tirées principalement du caoutchouc, du bois d'_uvre, du cacao et du café, se sont élevées en 1999 à 56 millions de dollars, contre 443 millions en 1988.

Les infrastructures matérielles et sociales restent insuffisantes. Le réseau ferroviaire qui reliait la région côtière aux zones productrices de minerai de fer des comtés de Nimba, Bong et Cape Mount dans l'arrière-pays n'est pas utilisable. Mis à part les routes goudronnées (qui représentent seulement 6,2 pour cent des 1000 km du réseau) reliant Monrovia aux principales villes de Buchanan (comté de Grand Bassa), Ganta (Nimba), Gbanga (Bong) et Tubmanburg (Grand Cape Mount), le réseau routier est en mauvais état. Les comtés les plus productifs sont inaccessibles, surtout pendant la saison des pluies.

L'agriculture et la foresterie assurent plus de 90 pour cent des recettes d'exportation, tirées principalement du caoutchouc, du bois d'_uvre, du cacao et du café. On signale que 30 pour cent des plantations d'hévéas ont été remises en état par rapport aux superficies d'avant-guerre, tandis que les compagnies d'exploitation forestière s'emploient à investir dans les infrastructures portuaires et dans la réfection des ponts et des routes en direction de l'intérieur. Les mines de fer qui assuraient avant la guerre 47 pour cent des recettes d'exportation et étaient une importante source d'emploi pour les populations rurales ne sont toujours pas opérationnelles.

Le salaire des travailleurs, qualifiés ou non, dépasse rarement 2 dollars par jour alors qu'un sac de 50 kg de riz coûte environ 28 dollars à Monrovia. Les fonctionnaires sont très peu payés et au moment du passage de la mission, la plupart n'avaient pas touché leur salaire depuis six mois. On signale des taux de malnutrition élevés, en particulier à Monrovia.

La situation des ruraux est généralement meilleure que celle des citadins grâce à leur production de subsistance (riz et autres cultures comme le manioc et les plantains) à laquelle s'ajoutent la chasse et la cueillette. Les besoins de consommation de riz d'une famille moyenne s'élèvent à 600-800 kg par an, la production étant estimée à 500-600 kg par ménage agricole. Étant donné qu'il y a peu d'excédents, voire aucun, les citadins sont essentiellement tributaires du riz importé.

D'une manière ou d'une autre, la plupart des Libériens sont vulnérables. Leur vulnérabilité est liée au manque d'approvisionnements vivriers, de soins de santé et d'abris. Les institutions des Nations Unies et les ONG font de leur mieux pour réduire l'incidence de ces facteurs. Au titre de son « intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) : Région côtière de l'Afrique de l'Ouest 6271.00  », le PAM met en _uvre un projet sous-régional couvrant le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée. On estime qu'au Libéria, 145 000 personnes bénéficieront de ce programme.

Le HCR estime le nombre de réfugiés sierra-léoniens au Libéria à 91 000. La mission s'est rendue au camp de Sinje, dans le comté de Grand Cape Mount, où environ 15 000 réfugiés reçoivent une aide alimentaire du PAM. Entre le 17 mai 1997 et le 4 septembre 2000, au total 376 500 Libériens sur les 480 000 (chiffre estimatif) qui s'étaient réfugiés dans les pays voisins sont rentrés chez eux.

En juillet 2000, un groupe de dissidents libériens a attaqué la ville de Voijama, capitale du comté de Lofa, entraînant le déplacement de milliers de personnes. D'après une récente évaluation de la Société nationale libérienne de la Croix-Rouge et de la Commission libérienne du rapatriement et de la réinstallation des réfugiés, il y aurait environ 7 270 personnes déplacées à l'intérieur du pays dans les districts de Zorzor et de Salayea du comté d'Upper Lofa.

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3. PRODUCTION VIVRIÈRE

3.1 Méthode utilisée pour estimer la production

Aucune donnée officielle sur les superficies cultivées ou sur la production n'a été recueillie depuis le début de la guerre en 1989 et la plupart des rapports antérieurs ont été perdus, sauf l'un des derniers rapports du Ministère de l'agriculture datant d'avant-guerre, intitulé «Estimations des récoltes des principales cultures, 1988-juin 1989». Cependant, les ONG ont fourni plusieurs rapports utiles et, pendant sa tournée dans neuf des 13 comtés, la mission a pu avoir des entretiens avec des agriculteurs et des fonctionnaires locaux et observer les cultures sur place.

Faute de données, les précédentes missions d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires ont utilisé pour évaluer les emblavures et la production les chiffres relatifs à la distribution des semences fournis par les ONG, mais cette distribution a pratiquement cessé depuis 1999, si bien qu'il a fallu mettre au point une autre méthode. La mission a constaté que la plupart des agriculteurs étaient en mesure de dire, sans hésitation, combien de gerbes de riz ils avaient récolté, ce qui a conduit à penser que les résultats des enquêtes des ONG donnant les quantités de riz engrangées par ménage pourraient permettre d'estimer la production.

La production de manioc est cependant plus difficile à estimer car la récolte, intermittente, a lieu à toutes les époques de l'année et, contrairement au riz, il est difficile pour un agriculteur de se souvenir combien il/elle a récolté. Aucune des enquêtes des ONG n'a donné d'estimation de la production de manioc. Le rapport du Ministère de l'agriculture antérieur à la guerre a été utile pour évaluer la production à partir des données sur
les rendements et de la proportion des emblavures de manioc par rapport à celles de riz par ménage, rapportée aux estimations actuelles des ménages agricoles. Le nombre estimatif d'agriculteurs par comté pour 2000 est présenté au tableau 1.

Tableau 1 : Population rurale et nombre de ménages agricoles en 2000

Comté Estimation de la population 1/ Population rurale se consacrant à l’agriculture 2/ Taille moyenne des familles 3/ Nombre de ménages agricoles en 2000
Grand Bassa 220 937 167 912 6 27 985
Bomi 117 288 100 281 6 16 714
Bong 307 620 233 791 6 38 965
Grd. Cape Mount 123 265 105 392 6 17 565
Grand Gedeh 96 954 73 685 6 12 281
Grand Kru 40 078 22 844 6 3 807
Lofa 360 631 274 080 6 45 680
Maryland 73 869 49 123 6 8 187
Margibi 225 122 128 320 6 21 387
Montserrado 843 783 80 159 6 13 360
Nimba 347 698 297 282 6 49 547
River Cess 39 159 22 321 6 3 720
Sinoe 81 301 69 512 6 11 585
TOTAL 2 877 705 1 624 702 6 270 784

3.2 Estimations de la production de riz

Plusieurs ONG ont mené récemment des enquêtes sur le terrain portant sur la récolte de riz par ménage dans certaines régions. À partir de leurs estimations, la mission a été en mesure de formuler des hypothèses acceptables concernant la production de riz en 2000. Elle a tablé sur un chiffre moyen de 500 kg par ménage en 2000 pour tous les comtés à l'exception des deux comtés produisant le plus, Nimba et Bong, qui atteignent 600 kg. La production des 270 784 familles ayant pratiqué la riziculture en 2000 a donc été estimée à 144 243 tonnes, ainsi qu'il est indiqué au tableau 2.

Tableau 2 : Estimation de la production de riz en 2000

Comté
Nombre de ménages cultivant du riz 1/ Production par ménage (kg) 2/ Production totale
de riz (tonnes)
Grand Bassa 27 985 500 13 993
Bomi 16 714 500 8 357
Bong 38 965 600 23 379
Grand Cape Mount 17 565 500 8 783
Grand Gedeh 12 281 500 6 141
Grand Kru 3 807 500 1 904
Lofa 45 680 500 22 840
Maryland 8 187 500 4 094
Margibi 21 387 500 10 694
Montserrado 13 360 500 6 680
Nimba 49 547 600 29 728
River Cess 3 720 500 1 860
Sinoe 11 585 500 5 793
TOTAL 270 784   144 243

3.3 Estimations de la production de manioc

Les enquêtes des ONG n'ont pas enregistré la quantité de manioc produit par famille. La mission a donc estimé la production de 2000 à partir des chiffres d'avant-guerre, augmentés de 10 pour cent pour tenir compte de l'incidence des variétés améliorées sur les rendements, ainsi que de la conviction des gens du pays que le nombre d'agriculteurs semant du manioc a augmenté par rapport à avant-guerre. Le nombre de ménages cultivant du manioc a été estimé à 95 pour cent de ceux pratiquant la riziculture, d'après les proportions indiquées dans le rapport du Ministère de l'agriculture de 1988. La production totale de manioc de 257 246 ménages en 2000 a été évaluée à 639 057 tonnes (tableau 3).

Tableau 3 : Estimations de la production de manioc en 2000 (tonnes)

Comté
Nombre de ménages cultivant du riz 1/ Production par ménage (kg) 2/ Production totale
de riz (tonnes)
Grand Bassa 27 985 500 13 993
Bomi 16 714 500 8 357
Bong 38 965 600 23 379
Grand Cape Mount 17 565 500 8 783
Grand Gedeh 12 281 500 6 141
Grand Kru 3 807 500 1 904
Lofa 45 680 500 22 840
Maryland 8 187 500 4 094
Margibi 21 387 500 10 694
Montserrado 13 360 500 6 680
Nimba 49 547 600 29 728
River Cess 3 720 500 1 860
Sinoe 11 585 500 5 793
TOTAL 270 784   144 243

3.4 Superficies ensemencées et rendements

3.4.1 Superficies ensemencées en riz

Ainsi qu'il est mentionné plus haut, les dernières données officielles sur les superficies cultivées remontent à 1988, avant la guerre : on avait alors enregistré des superficies ensemencées de 235 662 hectares pour le riz et de 52 136 hectares pour le manioc. On estime que les superficies consacrées au riz par exploitation en 2000 restent nettement inférieures à celles d'avant-guerre, en raison des pénuries de main-d'_uvre et de semences. De nombreuses familles sont composées en grande partie de personnes âgées et de jeunes enfants, car les hommes et les femmes en âge de travailler sont absents, cherchant des diamants et de l'or ou essayant de reprendre leurs études interrompues pendant la guerre. Selon certains rapports, les agriculteurs ont souvent défriché plus de terre qu'ils n'ont pu ensemencer.

D'après les évaluations des approvisionnements vivriers effectuées par Action contre la faim à Grand Bassa et à River Cess, une superficie de 0,6 hectare en moyenne par exploitation aurait été ensemencée en riz en 1999. Selon l'enquête de référence portant sur 964 ménages pratiquant la riziculture dans le comté de Bong, menée par World Vision International en 2000, l'utilisation moyenne de semences est de 2,5 boîtes (30 kg) par famille, soit assez pour ensemencer environ 0,5 hectare de riz. Les résultats de l'enquête menée par Save the Children Fund dans le comté de Bong en 1999 sont comparables. La superficie ensemencée en riz en 2000 a donc été évaluée en multipliant la superficie moyenne par ménage (0,5 hectare) par le nombre de ménages pratiquant la riziculture (270 784), ce qui donne un total de 135 392 hectares.

La superficie ensemencée en riz en 2000 dépasse légèrement la moitié du niveau d'avant-guerre, bien que le nombre de ménages pratiquant la riziculture (près de 271 000) soit beaucoup plus élevé (181 030 en 1988). Ceci n'est pas surprenant car, faute d'offres d'emploi, de nombreuses familles ont été obligées pour survivre de se lancer pour la première fois dans la production de riz. La mission s'est rendue dans un certain nombre d'exploitations où le riz est cultivé par d'anciens employés des mines de fer sur des terres utilisées auparavant comme bassins de décantation par les mines. De nombreuses rizières ont été également créées sur des terres bonifiées qui étaient autrefois des mangroves, en particulier autour de Monrovia.

3.4.2 Rendements du riz

D'après les estimations de la production et des superficies ensemencées en 2000, le rendement moyen du riz, sur les hautes terres comme dans les bas-fonds, s'établit à 1,07 tonne/hectare. Dans ses évaluations des approvisionnements vivriers, Action contre la faim a fait état de rendements d'environ 0,75 tonne/hectare dans les comtés de Bong et de River Cess.

3.4.3 Superficies ensemencées en manioc

La consommation de manioc a énormément augmenté et on signale que les superficies cultivées, estimées actuellement au niveau d'avant-guerre, soit 0,1 hectare en moyenne par famille, s'accroissent rapidement. On a donc évalué la superficie ensemencée en manioc en 2000 en multipliant la superficie moyenne par ménage (0,1 hectare) par le nombre de ménages cultivant du manioc (257 246), ce qui donne un total de 25 725 hectares en 2000.

3.4.4 Rendements du manioc

On pense que les rendements du manioc, qui s'élevaient en moyenne à environ 7 tonnes/hectare avant la guerre, augmentent grâce à l'adoption de variétés améliorées. De grandes quantités de boutures (importées des pays voisins) ont été distribuées aux agriculteurs par des ONG pendant et après la guerre. Le rendement potentiel de ces variétés est estimé à 10-15 tonnes/hectare (poids frais).

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4. RÉSUMÉS DE LA SITUATION PAR COMTÉ

4.1 Grand Bassa

La population du comté de Grand Bassa, dans le sud-est du pays, est estimée à 220 000 habitants. La capitale, Buchanan, située sur la côte, est la deuxième ville et le deuxième port du Libéria. On estime que 65 à 70 pour cent des habitants déplacés à l'intérieur du pays sont rentrés. Le sud du comté tire principalement ses ressources de la pêche, de la culture des cocotiers et de l'extraction d'huile de palme, tandis que le riz, le manioc, les plantains et les autres produits proviennent essentiellement du nord, qui confine aux comtés de Nimba et de River Cess. La principale difficulté à laquelle se heurte la production agricole est le mauvais état des routes qui empêche d'accéder aux régions les plus productives du nord. La voie ferrée qui reliait la ville à la mine de fer du nord du comté de Nimba n'est pas utilisable. Le Service de secours catholique soutient l'agriculture par le biais des associations parents/enseignants. Les autres initiatives visant à appuyer les groupements paysans n'ont pas rencontré de succès car il n'existe pas de solide tradition de l'exploitation agricole collective dans les communautés. La plupart des habitants espèrent encore trouver un jour un travail en milieu urbain. En conséquence, leur niveau de dépendance est très élevé. La situation des approvisionnements alimentaires s'est quelque peu améliorée, les initiatives des donateurs (principalement le Service de secours catholique) étant maintenant axées sur l'appui à l'éducation (par le biais de l'alimentation scolaire et de la formation des enseignants) et aux groupes vulnérables.

4.2 Bomi

Le comté de Bomi confine aux comtés de Montserrado à l'est, de Lofa au nord et de Grand Cape Mount à l'ouest. Sa population est estimée à 120 337 habitants, travaillant pour la plupart dans l'agriculture (environ 65 à 70 pour cent), dans l'extraction des diamants et de l'or par dragage (20 pour cent) et dans les services (10 à 15 pour cent). Les industries d'extraction du minerai de fer se sont effondrées après la destruction et le pillage survenus pendant la guerre. Les plantations d'hévéas doivent encore être remises en état, mais elles représentent toutefois une importante source de revenus pour de nombreuses personnes qui les ont louées afin d'en tirer du latex destiné à la vente. Une ONG, La Fédération luthérienne mondiale (FLM), soutient un certain nombre de programmes, comprenant notamment un appui aux écoles, à la production de riz dans les bas-fonds, à la fourniture de plants pour les programmes de cultures arbustives (en particulier pour la production de cacao et de café), à la construction de ponts et à l'approvisionnement en eau. Une exploitation de 4 hectares située dans les basses-terres, qui produit des variétés améliorées de riz de semence distribuées aux associations, est opérationnelle. D'autres ONG (Concern Worldwide, Croix-Rouge libérienne, Action Aid et IINOPS) participent également à diverses activités non agricoles, comme l'approvisionnement en eau et l'assainissement, et à des campagnes d'alphabétisation des adultes. Le district de Dowein est devenu l'une des grandes régions productrices de charbon du comté. Outre la production de riz et de manioc, la pêche est également une activité de premier plan. De manière générale, la situation en matière de sécurité alimentaire s'est progressivement améliorée depuis 1997 et on peut trouver des produits alimentaires (surtout riz, manioc et légumes) sur les marchés.

4.3 Bong

Bong est l'un des trois plus importants comtés agricoles du Libéria (les deux autres étant Lofa et Nimba). Il a connu trois années consécutives de paix relative, ce qui a permis aux agriculteurs de semer et de récolter leurs cultures sans être interrompus. Une entreprise privée a créé une exploitation agricole mixte de 1 112 hectares, qui produit du riz sur les basses terres (40 hectares) et les hautes terres (480 hectares), des légumes et du poisson et exerce des activités d'élevage, offrant ainsi aux habitants des environs des emplois dont ils ont bien besoin. Le bassin des terrils de l'entreprise d'extraction minière de Bong, aujourd'hui disparue, a été transformé en une zone de riziculture, d'une superficie d'environ 400 hectares, exploitée par 750 agriculteurs, anciens employés de l'entreprise minière pour la plupart. La production de riz de semence a repris grâce à un accord bilatéral avec Taiwan. L'aide des donateurs aux communautés agricoles (production de riz de bas-fonds, fourniture de plants pour remplacer les cacaoyers et les caféiers vieillissants, approvisionnement en eau et assainissement) ainsi que l'aide alimentaire aident le comté à se redresser après la guerre.

4.4 Grand Cape Mount

Le comté de Grand Cape Mount a une population estimée à 126 470 habitants. Il a pour capitale Robertsport, située sur la côte, et accueille 15 267 réfugiés dans le camp de Sinje près de la frontière avec la Sierra Leone. À Robertsport, les activités étaient surtout axées sur les loisirs et la pêche, le potentiel de production agricole étant limité. La pêche reste la principale source de revenu. Avant la guerre, la ville comptait entre 8000 et 10 000 habitants ; elle en compte actuellement entre 4 000 et 6 000. La production avicole est importante mais elle est entravée par la maladie (peste aviaire) et par le manque d'aliments pour animaux et de reproducteurs améliorés. Le comté n'est pas un aussi gros producteur que par exemple, Nimba, Lofa ou Bong. Cependant, l'assistance des donateurs au secteur agricole, par le biais de World Vision et d'autres ONG, permet d'aider un certain nombre de communautés à produire principalement du matériel végétal amélioré pour le riz, le manioc et les plantains. Autour de la municipalité de Madina, 33 groupements sont appuyés (dont 15 axés sur la production et la multiplication du manioc, 11 sur le riz et 7 sur les plantains).

4.5 Grand Gedeh, Maryland et Grand Kru

Vu le manque de temps et le mauvais état des routes, la mission ne s'est pas rendue dans les trois comtés situés dans le sud-est du Libéria. Ils comptent au total une population de 210 901 habitants (Grand Gedeh, 96 954 ; Maryland, 73 869 ; et Grand Kru, 40 078), se consacrant pour la plupart à l'agriculture. Pour plusieurs raisons, dont l'inaccessibilité et la qualité relativement mauvaise des sols, la production agricole de la région n'est pas aussi élevée que dans le nord-est du Libéria. Le riz et le manioc prédominent. La production de café et de cacao est également importante mais elle se heurte au mauvais état du réseau routier et à l'absence de système organisé de commercialisation. Par ailleurs, la pêche et l'extraction de l'or et des diamants jouent un rôle de premier plan dans la région. La mission a été informée que des échanges commerciaux non négligeables ont lieu à travers la frontière avec la Côte d'Ivoire, notamment des importations de riz et d'autres produits alimentaires vers la région, et des exportations de denrées comme le cacao, le café et le poisson.

4.6 Lofa

C'est le plus grand comté du Libéria et l'un des plus gros producteurs. Cependant, c'est également celui qui a le plus souffert des incursions des rebelles. Il a une frontière commune avec la Guinée, qui héberge un grand nombre de réfugiés libériens. Au cours des deux dernières années, il a été envahi trois fois par les rebelles, la dernière attaque remontant à octobre de cette année. On estime que, malgré ces incursions, la production a été plus élevée que l'an dernier. La plupart des habitants ont pu rentrer dans leur exploitation et faire leurs récoltes. Cependant, les organismes donateurs, qui ont subi de lourdes pertes du fait du pillage de leurs entrepôts et de l'interruption de leurs programmes, ont renoncé à intervenir dans le nord du comté.

4.7 Margibi

Le comté a connu une paix durable pendant les dernières campagnes agricoles, ce qui a permis aux exploitants de semer et de récolter leurs cultures. Kakata, la capitale, compte 45 000 habitants (chiffre estimatif), qui se consacrent à des activités agricoles comme la production de riz et de manioc. L'aéroport international de Robertsfield est également situé à Margibi.

Avant la guerre, une grande partie de la population travaillait dans l'industrie du latex. Cette activité a repris, fournissant les emplois tant attendus. Le siège de la société de traitement du latex Firestone, la plus grande du pays, se trouve dans le comté. Cette société est autorisée à importer quelque 5 000 tonnes de riz pour ses employés qui reçoivent environ un sac de riz par famille et par mois à un prix subventionné.

Les donateurs internationaux apportent leur aide à la population par l'intermédiaire du Service de secours catholique, qui soutient environ 14 groupements paysans dans les domaines de la production de légumes et de riz dans les bas-fonds et de l'aquaculture. Quelques ménages possèdent des petites unités de production de cacao, de café et de latex. Une évaluation de la sécurité alimentaire a révélé que les ménages pauvres sont en mesure de couvrir 90 pour cent de leurs besoins alimentaires grâce à leurs récoltes (45 pour cent), à leurs achats (25 pour cent), à la vente d'huile de palme (10 pour cent), à leurs travaux sous contrat (6 pour cent) et à la chasse et la cueillette (5 pour cent).

4.8 Comté de Montserrado

La population de ce comté en l'an 2000 est estimée à 843 800 habitants. C'est le plus peuplé puisqu'il comprend Monrovia où habite plus de 75 pour cent de la population totale. Bien que les activités économiques y soient nombreuses, elles ne permettent pas de réduire sensiblement le chômage. Autour de Monrovia, certains ménages cultivent du riz et des légumes pour leur propre consommation. La malnutrition est très élevée car de nombreuses familles n'ont pas les moyens de couvrir leurs besoins alimentaires quotidiens.

4.9 Comté de Nimba

C'est l'un des comtés les plus peuplés du Libéria (356 738 habitants) et l'un des plus gros producteurs. La paix relative enregistrée ces trois dernières années a été partiellement interrompue fin novembre 2000 lorsque des incursions de rebelles ont été signalées dans le nord du comté. Cependant, la situation a été rapidement maîtrisée et, au moment où la mission quittait le pays, certains indices donnaient déjà à penser que la production agricole de la campagne en cours n'avait pas souffert. Plusieurs projets de riziculture dans les bas-fonds datant d'avant la guerre sont actuellement relancés. Environ 160 hectares sur les 400 hectares de marécages du district de Zoe-geh ont été bonifiés et mis en culture, et 120 hectares sur les 240 hectares de marécages du district de Saclepea-meh ont été également mis en culture. De vastes superficies consacrées à la production de cacao, de café, d'huile de palme, de latex et d'agrumes ont été remises en état. La fourniture de semences améliorées pour la production maraîchère et d'animaux reproducteurs pour l'élevage a également contribué à la relance du secteur de la production animale, dont le niveau reste toutefois inférieur à celui d'avant-guerre. S'il n'est pas interrompu par la reprise des combats, le redressement du secteur agricole dans le comté devrait être plus rapide. Une meilleure infrastructure routière rurale et l'accès à des technologies améliorées de traitement et d'emmagasinage, appuyées par des services suivis de recherche et de vulgarisation, permettraient de stimuler la production agricole commerciale du comté.

4.10 River Cess

La production vivrière n'a cessé d'augmenter au cours des trois dernières années après la réinstallation des personnes déplacées et la distribution d'intrants agricoles. La production de riz a progressé mais elle reste inférieure aux niveaux d'avant-guerre. Par contre, on estime que la production de manioc est supérieure à celle d'avant-guerre. La région ne reçoit plus de secours alimentaires d'urgence. Le Service de secours catholique prête assistance aux écoles par le biais des associations parents/enseignants. Certains intrants se trouvent sur les marchés mais les agriculteurs se plaignent de ne pas avoir les moyens de les acheter.

4.11 Sinoe

La population du comté de Sinoe est estimée à 81 301 habitants. Les principales activités y sont l'agriculture, la pêche et les industries extractives. Le riz est la plus importante culture, suivi par le manioc et les plantains. Pendant la campagne agricole actuelle, le riz de semence a fait défaut et les travailleurs les plus productifs ont émigré à l'intérieur du comté vers les régions d'extraction de l'or par dragage. Il est possible d'accroître la production de riz et de manioc, les difficultés étant l'insuffisance du réseau routier, qui rend la région inaccessible pendant la saison des pluies, et l'absence de marchés. Les donateurs apportent leur concours pour l'aménagement de l'environnement, la réparation des ponts et des routes et l'appui aux groupes vulnérables.

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5. OFFRE ET DEMANDE INTÉRIEURES DE PRODUITS ALIMENTAIRES EN 2001

5.1 Prix des denrées alimentaires et accès aux vivres

Les prix des denrées alimentaires sont restés relativement stables en 2000, du fait du contrôle exercé par l'État sur les importations de riz et de l'accroissement de la production et de la consommation de manioc. Cependant, l'accès aux vivres est difficile, surtout pour les ménages citadins pauvres, en raison du taux de chômage élevé et de la rémunération faible et irrégulière des salariés, notamment les fonctionnaires. En revanche, si les ménages ruraux manquent de riz, ils sont pour la plupart en mesure de couvrir ce déficit grâce à divers expédients, dont la consommation de manioc, la chasse et la cueillette, ainsi que la collecte d'huile de palme et de latex. La réouverture de certaines entreprises agricoles commerciales devrait apporter un soulagement à quelques ménages grâce aux emplois qu'elle procure et à l'accroissement du pouvoir d'achat qui en résulte.

5.2 Bilan de l'offre et de la demande de produits alimentaires pour la campagne de commercialisation 2001

La mission a préparé le bilan alimentaire pour 2001 sur la base des hypothèses suivantes.

Tableau 4 : Bilan céréalier pour 2001 (milliers de tonnes)

Comté Nombre de ménages cultivant du riz 1/ Production par ménage (kg) 2/ Production totale
de riz (tonnes)
Grand Bassa 27 985 500 13 993
Bomi 16 714 500 8 357
Bong 38 965 600 23 379
Grand Cape Mount 17 565 500 8 783
Grand Gedeh 12 281 500 6 141
Grand Kru 3 807 500 1 904
Lofa 45 680 500 22 840
Maryland 8 187 500 4 094
Margibi 21 387 500 10 694
Montserrado 13 360 500 6 680
Nimba 49 547 600 29 728
River Cess 3 720 500 1 860
Sinoe 11 585 500 5 793
TOTAL 270 784   144 243

Le bilan fait apparaître des besoins d'importation de 200 000 tonnes pour 2001. D'après les données concernant les importations des dernières années, la mission a estimé les importations commerciales à 160 000 tonnes, ce qui laisse un déficit de 40 000 tonnes à couvrir avec l'aide alimentaire.

5.3 Besoins d'aide alimentaire d'urgence

En raison de la reprise des combats et de l'insécurité qui règne en Sierra Leone, le groupe actuel de réfugiés sierra-léoniens installés au Libéria continuera très probablement à avoir besoin d'une aide en 2001. Outre la ration mensuelle d'urgence, ces bénéficiaires seront autorisés là où cela est possible à participer à des activités vivres-contre-travail qui amélioreront leurs conditions de vie et leur niveau d'hygiène et renforceront leurs mécanismes actuels de survie. Les groupes les plus vulnérables, en particulier les enfants de moins de cinq ans et les mères allaitantes, bénéficieront également de programmes d'alimentation complémentaire et thérapeutique. Si des terres sont disponibles, des semences et des outils seront fournis aux réfugiés pour les aider à devenir plus autonomes.

Les nouveaux rapatriés libériens, ceux qui sont rentrés plus tôt et les personnes déplacées réinstallées auront tous besoin d'une aide alimentaire, dans le cadre d'activités vivres-contre-travail qui les aideront à réorganiser l'agriculture, les infrastructures sociales et la formation technique. Les enfants sierra-leoniens réfugiés au Libéria (six camps à Montserrado et à Sinje) continueront à avoir besoin d'un soutien scolaire dans le cadre du programme d'alimentation scolaire d'urgence. Les enfants libériens rentrant dans le comté d'Upper Lofa auront également besoin d'une aide d'urgence jusqu'à ce qu'ils soient intégrés dans le programme national d'alimentation scolaire.

Au titre de l'intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) : Région côtière de l'Afrique de l'ouest 6271.00, les besoins d'aide alimentaire d'urgence du PAM pour l'année janvier-décembre 2001 sont calculés comme suit :

Nombre de bénéficiaires 
145 000
Céréales :
10 723 tonnes
Légumineuses :
2 922 tonnes
Autres produits :
2 517 tonnes

Au titre du programme d'alimentation scolaire communautaire, Projet Libéria N° 6239, les prévisions concernant les distributions en 2001 sont les suivantes :

Nombre de bénéficiaires 
140 000
Céréales :
5 880 tonnes
Légumineuses 
1 470 tonnes
Autres produits :
3 840 tonnes
Total général :
24 835 tonnes

Le présent rapport a été établi sous la responsabilité des secrétariats de la FAO et du PAM à partir d'informations provenant de sources officielles et officieuses. La situation pouvant évoluer rapidement, prière de s'adresser aux soussignés pour un complément d'information le cas échéant.

Abdur Rashid
Chef, SMIAR, FAO
Télex 610181 FAO 1
Télécopie: 0039-06-5705-4495
Mél: giews1@fao.org
M. Aranda da Silva
Directeur régional, OSA, PAM
Télex: 626675 WFP 1
Télécopie: 0039-06-6513-2839
Mél : Manuel.ArandadaSilva@wfp.org

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1 La consommation de manioc permettra de réduire quelque peu ce déficit, notamment dans les campagnes.