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1/ Sont indiqués en caractères gras les pays dont les perspectives de récolte pour les cultures en cours sont mauvaises et/ou ceux dont les approvisionnements alimentaires sont déficitaires pendant la campagne en cours et qui nécessitent une assistance exceptionnelle ou d'urgence. Les pays qui sont victimes ou menacés de mauvaises récoltes ou de pénuries alimentaires pendant plusieurs campagnes de suite sont signalés par un astérisque (*).
Les semis des cultures de la campagne 2000/20001 sont presque terminés. Malgré une certaine inquiétude suscitée par l'arrivée tardive des précipitations au début de la campagne, les conditions se sont améliorées au mois de janvier et des précipitations bénéfiques sont tombées sur les zones de végétation. Toutefois, des pluies plus régulières seront nécessaires au cours des deux à trois prochains mois pour que les cultures parviennent à maturité et pour garantir une bonne récolte. La récolte céréalière de 2000 est estimée à 1,1 million de tonnes environ, soit un recul de 35 pour cent par rapport à la production - inférieure à la moyenne - de 1999, qui s'explique par l'insuffisance des précipitations pendant la période de végétation.
Les importations de céréales pour la campagne de commercialisation 2001/2001 (juillet/juin) devraient atteindre 7,3 millions de tonnes, dont 5,5 millions de tonnes de blé.
La superficie ensemencée en blé et en orge en 2001 sera vraisemblablement comparable à celle de l'an dernier, soit la dimension satisfaisante d'un million d'hectares environ, grâce aux mesures d'incitation gouvernementales visant à accroître la production. Les premières prévisions sont généralement favorables en ce qui concerne la plupart des cultures irriguées dont la moisson commence normalement en avril.
La production céréalière de 2000 (en équivalent usiné) s'établit aux alentours de 18 millions de tonnes, soit une hausse de 3 pour cent par rapport à la récolte - supérieure à la moyenne - de l'année précédente. Elle comprend 6,6 millions de tonnes de blé, 7,3 millions de tonnes de céréales secondaires et environ 4,2 millions de tonnes de riz (usiné).
En 2000/01 (juillet/juin), les importations de blé devraient s'élever à 6,8 millions de tonnes, et celles de céréales secondaires - de maïs principalement - à 4,2 millions de tonnes.
Les conditions de végétation ont été pour l'instant favorables pour les cultures de 2000/2001, avec des précipitations normales ou supérieures à la normale sur la plupart des zones de production, sauf dans le sud et dans certaines régions du centre. La superficie emblavée, soit une surface qui atteignait 3,4 millions d'hectares au début de l'année, dont 270 000 hectares de zones irriguées, est pour l'instant inférieure à la dernière moyenne quinquennale, ce qui est principalement dû à l'insuffisance des précipitations dans les régions méridionales. Des pluies plus régulières seront nécessaires dans les mois à venir pour que les cultures parviennent à maturité. La production céréalière de 2000 est estimée à environ 2 millions de tonnes, soit 53 pour cent de la récolte - inférieure à la moyenne - de l'an dernier, du fait des mauvaises conditions météorologiques qui ont régné pendant la seconde moitié de la période de végétation. De ce fait, les importations de blé en 2000/2001 (juillet/juin) devraient augmenter pour atteindre 3,2 millions de tonnes, soit un volume supérieur de 14 pour cent à celle de l'an dernier.
Les conditions sont jusqu'ici généralement favorables aux cultures d'hiver de 2000/2001 qui seront récoltées dès le mois de mai. Les activités agricoles ont été légèrement retardées au début de la campagne en raison de précipitations inférieures à la normale, mais les conditions se sont améliorées en décembre et en janvier et des pluies bien réparties sont tombées sur la plupart des zones de production. Des pluies plus régulières seront cependant nécessaires au cours des prochains mois pour garantir une bonne récolte. Durant la campagne de 2000/2001, on prévoit d'ensemencer 1,4 million d'hectares en céréales, principalement du blé, ce qui correspond à peu près au niveau de l'an dernier.
La production céréalière en 2000 est estimée à environ un million de tonnes, volume inférieur de 40 pour cent à celui de l'année précédente et nettement en-dessous de la moyenne. Les importations de céréales pour 2000/2001 (juillet/juin), principalement de blé et de maïs, devraient s'élever à environ 1,8 million de tonnes.
Un temps sec de saison règne actuellement. Dans le sud, on est en train de préparer le sol pour les premiers semis de maïs. Ceux-ci commenceront à l’arrivée des pluies, qui a généralement lieu en mars. Les conditions de végétation étant généralement satisfaisantes, la production totale de céréales est estimée à 905 000 tonnes, ce qui traduit un léger recul par rapport au chiffre record de l’an dernier mais reste largement supérieur à la moyenne.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les prix des céréales restent généralement stables. Pendant la campagne de commercialisation 2001, les importations de céréales destinées à l’utilisation intérieure et aux réexportations sont estimées à 150 000 tonnes. Les besoins en aide alimentaire seraient de 10 000 tonnes.
Un temps sec de saison règne actuellement. D’une manière générale, les cultures de contre-saison se développent de façon satisfaisante. Les chiffres définitifs de la production de 2000 publiés par le gouvernement sont nettement inférieurs aux estimations de la mission FAO/CILSS d'évaluation des récoltes dépêchée en octobre 2000 qui signalait déjà une récolte inférieure à la moyenne.
Suite à cette récolte réduite, la situation générale des approvisionnements alimentaires va devenir plus difficile dans plusieurs régions, notamment dans le nord, le centre et l’est où la production de céréales a fortement diminué. Le retour des Burkinabé de la Côte d’Ivoire dans leurs villages constitue une difficulté supplémentaire pour l’approvisionnement en vivres. Cependant, les ménages disposent encore de certains stocks grâce à la récolte record de 1999 et il est possible d’effectuer des transferts des régions excédentaires aux régions déficitaires. Sur les dernières "bourses de céréales", l’offre est demeurée largement supérieure à la demande. Les prix des céréales sont restés généralement stables en janvier et en-dessous de la moyenne de 1995-1999. Une mission d’évaluation des approvisionnements alimentaires a été mise en place afin d’identifier les régions les plus vulnérables et les besoins d’aide. Dans le nord, le gouvernement a récemment lancé un programme d’aide à l’élevage basé sur le forage de puits supplémentaires et la constitution de stocks de fourrage en quantité suffisante pour assurer la survie des animaux.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production de maïs de 2000 à 18 500 tonnes, ce qui est nettement inférieur à la récolte record de 1999 mais reste bien au-dessus de la moyenne.
Suite à deux bonnes récoltes consécutives, la situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. La production locale ne couvre cependant qu’un quart des besoins de consommation et le pays est tributaire des importations et de l’aide alimentaire pour faire face à ses besoins. Avec les stocks disponibles et les importations commerciales prévues ainsi que l’aide alimentaire pour les mois à venir, les marchés devraient rester bien approvisionnés avec des prix stables. Le besoin d’importation de céréales pour la campagne de commercialisation 2000/2001 (novembre/octobre) est estimé à 88 000 tonnes et le besoin d’aide alimentaire à 53 000 tonnes.
Les travaux de préparation du sol en vue de la première récolte de maïs sont en cours dans le sud. La plantation débutera avec l’arrivée des pluies qui a normalement lieu en mars.
Grâce à une récolte céréalière supérieure à la moyenne en 2000, la situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Les récents troubles civils ont toutefois perturbé les activités de commercialisation, aggravant encore la situation économique déjà difficile. La dette extérieure a atteint 1,5 million de dollars des États- Unis tandis que le PIB a baissé de près de 2 pour cent en 2000. La chute du cours du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, en est la cause principale. Des quantités substantielles de riz, supérieures au volume annuel moyen des importations, ont été reçues pendant l’année. Quelque 86 000 réfugiés libériens et 1 500 sierra-léoniens séjournent encore dans l’ouest du pays.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission FAO- CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production céréalière de 2000 à un niveau record de 174 000 tonnes, soit une hausse de près de 12 pour cent par rapport à 1999 et de 49 pour cent par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.
En raison des deux excellentes récoltes de 1999 et 2000, la situation globale en matière de disponibilités alimentaires est satisfaisante. Cependant, en dépit de l’accroissement de la production alimentaire, deux zones à risques ont été identifiées: la Lower River Division (LRD) (Jarra oriental et Jarra central) et la Central River Division (CRD) Nord (tous les cinq districts) qui n’auront que de maigres récoltes en raison des invasions de méloés et de striga dans les champs. Une mauvaise germination des graines d’arachide suite à d’importantes infestations au stade de l’entreposage a également fait fléchir la production d’arachides.
Les travaux de préparation du sol en vue de la première récolte de maïs sont en cours dans le sud. Les plantations débuteront avec l’arrivée des pluies qui a lieu généralement au mois de mars.
En raison des conditions de végétation défavorables en 2000, la situation en matière de disponibilités alimentaires est tendue dans certaines régions. Près de 10 000 réfugiés libériens et de 2 500 sierra-léoniens vivent encore dans le pays.
Un temps sec de saison règne actuellement. Compte tenu des bonnes récoltes en 2000 et d’une récolte exceptionnelle en 1999, la situation générale en ce qui concerne les approvisionnements alimentaires est satisfaisante et les marchés sont habituellement bien approvisionnés, sauf dans le sud-est où les incursions de rebelles en provenance de la Sierra Leone ont gravement nui à l’agriculture et aux activités de commercialisation. Des affrontements récents ont contraint les organisations humanitaires à suspendre momentanément leurs activités à Gueckédou et dans les régions environnantes, leur personnel devant se replier sur Kissidougou une semaine seulement après leur retour dans la zone. Par conséquent, plus de 200 000 réfugiés se trouvent à nouveau isolés. Toutes les institutions publiques (dispensaires, hôpitaux, écoles et postes de police) ont été fermées.
Plus de 400 000 réfugiés du Libéria et de la Sierra Leone restent dans le pays, principalement à Gueckédou, Forécariah et N´Zérékore. Il est difficile d’atteindre le Parrot´s Beak, une bande de territoire guinéen qui s’avance dans la Sierra Leone près de la frontière libérienne, où vivent près de 250 000 personnes (environ 180 000 réfugiés répartis dans une multitude de campements et quelque 70 000 personnes déplacées). Le HCR monte des camps à Borea et Kuntaya, à 60 et 82 km au nord de Kissidougou, afin d’y installer des réfugiés de Guekédou et de Parrot’s Beak. La construction d’autres camps est prévue dans la préfecture de Dabola. Un camp de transit a été établi à Conakry pour rapatrier les réfugiés vers la Sierra Leone en bateau.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO-CILSS d’évaluation des récoltes, envoyée à la mi- octobre, a estimé la production céréalière en 2000 à 168 000 tonnes, soit 22 pour cent de plus que l’année antérieure, ce qui est proche du niveau atteint avant la crise de 1997.
La situation générale en matière d’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les prix sont stables. Toutefois, certains groupes de la population, ayant peu de pouvoir d’achat, sont encore confrontés à des difficultés d’approvisionnement, notamment dans les zones urbaines.
Une mission FAO-PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements s’est rendue au Libéria fin novembre et début décembre. Elle a estimé que, en 2000, la production de paddy se monterait à 144 000 tonnes alors qu’elle était de 259 000 tonnes avant la guerre (1988). La région plantée en riz en 2000 est estimée à 135 000 hectares, permettant d’espérer un rendement moyen de 1,1 tonne par hectare. De petites parcelles et de maigres rendements semblent être la cause principale de la faible production par ménage. Le manque de possibilités d’emploi pendant et après la guerre a contraint de nombreuses familles à cultiver pour la première fois un peu de riz afin de survivre. Il a également entraîné la mise en culture de terres, comme les mangroves des côtes, où le riz n’avait jamais été planté auparavant. Il s’ensuit que le nombre de familles produisant du riz est plus élevé qu’avant la guerre, mais que la superficie des parcelles est plus réduite. Les principales difficultés auxquelles se heurtent les agriculteurs sont le manque de main-d’oeuvre, l’insuffisance de semences de riz, l’absence de toute organisation de commercialisation, les pertes élevées après récolte et le mauvais état des routes. La distribution à grande échelle de semences et de plants a cessé et les campagnes de vulgarisation menées par les ONG sont centrées sur la multiplication des semences de riz, la diminution des pertes après récoltes et la relance des cultures de café et de cacao.
Les habitudes alimentaires se sont modifiées de façon radicale depuis la guerre en faveur du manioc dont la culture et la production ainsi que les superficies cultivées ont fortement augmenté. La mission a estimé que, compte tenu des pertes possibles, près de 480 000 tonnes de manioc seront disponibles pour la consommation en 2001 contre 308 000 tonnes en 1988. La culture des plantains semble également plus répandue qu’auparavant.
La mission a estimé que les besoins en importation de céréales en 2001 seront de 200 000 tonnes. Les importations commerciales sont évaluées à 160 000 tonnes, laissant un déficit de 40 000 tonnes qui devra être couvert par une aide alimentaire. Le PAM cherche à obtenir un total de 21 000 tonnes de céréales et de légumineuses ainsi que 3 800 tonnes d’autres denrées afin de répondre aux besoins d’aide alimentaire de près de 145 000 réfugiés et d’autres personnes touchées par la guerre ainsi que de 140 000 enfants des écoles primaires en 2001.
Dans le comté de Lofa, l’une des principales régions de production rizicole du Libéria, les incursions périodiques de rebelles, qui ont commencé en août 1999, se sont intensifiées en octobre et ont interrompu les activités agricoles et déplacé des milliers de personnes, notamment dans les villes de Gorlu, Ganglota et Selayae. Les conditions de sécurité restent précaires. Des milliers de Guinéens, fuyant les hostilités dans leur pays, se sont réfugiés dans les villes frontières du Libéria. Plus de 15 000 sont ainsi arrivés dans le comté de Bong et au nord du comté de Lofa. Le PAM a distribué une aide alimentaire à environ 420 000 rapatriés libériens. Le HCR apporte également son aide aux réfugiés sierra-léoniens dans les camps des régions de Montserrado et de Sinje dans le comté de Grand Cape Mount.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les travaux pour les cultures de contre-saison sont en cours. Une mission conjointe FAO-CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production céréalière en 2000 à 2 386 300 tonnes, soit 17,5 pour cent de moins que l’année dernière (2 893 600 tonnes), qui avait connu une récolte exceptionnelle; ce chiffre est toutefois proche de la moyenne des cinq dernières années. Des criquets pèlerins ont été signalés en décembre dans le nord de l’Adrar des Iforas, près de Tadjilit, Amsir et In-Tillit. Un faible nombre d’insectes adultes survivront probablement dans quelques oueds de l’Adrar des Iforas et peut-être dans la zone de Timetrine. Certains d’entre eux pourraient se déplacer vers le nord pendant les périodes où les vents chauds soufflent du sud.
Suite à deux récoltes consécutives exceptionnelles en 1998 et 1999, les agriculteurs ont pu reconstituer leurs réserves. Les services statistiques estiment qu’elles se montaient à la fin d’octobre 2000 à 520 000 tonnes. Les stocks de sécurité nationale se situent également au niveau recommandé de 35 000 tonnes (plus 25 000 tonnes sous forme de stock de sécurité "financier"). Avec les réserves des négociants et d’autres organisations, le stock existant permettait de couvrir les besoins de consommation pendant trois mois avant la récolte de 2000. La situation des approvisionnements alimentaires est donc satisfaisante. Certaines zones pourraient toutefois courir le risque de pénurie alimentaire en raison de mauvaises récoltes, notamment dans les régions de Mopti, Gao, Kidal, Tombouctou et au nord de Ségou. Le prix des céréales devrait augmenter dans ces zones sous l’effet d’un affaiblissement de la production et d’une demande accrue de la part des pays voisins, le Burkina Faso et le Niger, qui ont engrangé des récoltes inférieures à celles de 1999. Les troupeaux de bétail ont migré plus tôt que normalement vers le delta du Niger.
Un temps sec de saison règne actuellement. Le rendement des cultures pluviales (dieri) sont nettement supérieures à la moyenne. Les zones de culture ont diminué à Tarza et Brakna et l’on prévoit que les rendements seront moindres en raison d’une plantation tardive et du manque de crédits pour la production. Les perspectives concernant les cultures de décrue (walo) ou de “bas-fonds” sont également moins favorables que l’année dernière à cause de la baisse du niveau des eaux du fleuve Sénégal. Des attaques de chenilles sont signalées dans plusieurs régions. Une mission conjointe FAO-CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production céréalière en 2000 à 170 000 tonnes, soit 12 pour cent de moins que l’année précédente et 3 pour cent au-dessous de la moyenne des cinq dernières années.
La situation alimentaire s’est améliorée dans les zones rurales à la suite des bons résultats des cultures pluviales. Les marchés sont bien approvisionnés et les prix sont généralement stables. Toutefois, certaines parties de la population restent vulnérables, notamment dans diverses régions des deux Hodhs, d’Aftout et d’Affolé.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO-CILSS a estimé la production céréalière en 2000 à 2 319 000 tonnes, soit 19 pour cent de moins qu’en 1999 et 3 pour cent au-dessous de la moyenne des cinq dernières années. Quelques criquets pèlerins isolés peuvent subsister dans certaines parties de l’Aïr, mais leur développement ne devrait pas être significatif.
En raison de cette récolte presque égale à la moyenne, la situation de l’approvisionnement alimentaire sera plus tendue dans les régions où le déficit alimentaire est endémique. Les marchés sont généralement bien fournis mais le prix du mil s’est fortement accru en janvier, sauf dans l’ouest où des importations importantes en provenance du Mali ont limité la hausse des prix. Les réserves des agriculteurs sont encore suffisantes grâce aux bonnes récoltes de 1998 et de 1999, mais des pénuries alimentaires peuvent apparaître pendant les périodes de soudure. Ces zones à risque sont principalement situées dans les départements de Diffa, Tahoua, Tillabery et Agadez. Le gouvernement et les donateurs vendent du mil et du sorgho à un prix subventionné (de 15 à 35 pour cent au-dessous du prix du marché) dans les zones touchées par l’insuffisance alimentaire. Au 20 janvier, le Stock national de sécurité (SNS) disposait d’environ 12 500 tonnes de mil.
Les travaux de préparation du sol et les premiers semis de maïs sont en cours dans le sud. Les plantations commenceront avec l’arrivée des pluies, qui a lieu généralement en mars. Les conditions de culture ayant été généralement favorables pendant la saison des pluies 2000, on peut espérer une récolte supérieure à la moyenne.
La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés. Certains groupes de population restent cependant vulnérables en raison des inondations à Sokoto, au nord-ouest du pays.
Un temps sec de saison règne actuellement. Une mission conjointe FAO-CILSS d’évaluation des récoltes, effectuée en octobre, a estimé que la production céréalière en 2000 serait de 1 041 000 tonnes, c’est-à-dire supérieure de près de 10 pour cent à la moyenne.
Après deux bonnes récoltes successives, la situation alimentaire générale est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés. Le prix du mil et du sorgho a diminué après la récolte tandis que les cours du riz demeurent stables.
La récolte de riz en 2000 a été réduite car les zones de plantation étaient nettement inférieures à celles de l’année précédente à la suite d’une reprise des troubles civils au début du mois de mai, qui est la période critique de plantation. En raison de l’insécurité, la distribution des moyens de production et les opérations de secours ont été suspendues ou fortement perturbées, en particulier dans le nord. Les agences n’ont pu approvisionner que 46 pour cent du nombre prévu de bénéficiaires en moyens de production agricoles. Les combats qui ont lieu le long des frontières guinéennes et libériennes se sont intensifiés à la fin de 2000, causant de nouvelles vagues de déplacement des populations.
Compte tenu de la baisse des récoltes et des problèmes de transport, la situation d’approvisionnement alimentaire restera tendue en 2001. De nouvelles personnes déplacées viennent s’ajouter à celles qui le sont déjà dans le sud et l’ouest, en raison de la reprise des combats en mai et en octobre. Près d’un demi million de personnes sont déplacées et sont hébergées par les communautés locales dans les régions contrôlées par le gouvernement et l’on estime à 1 million les personnes qui ont souffert de la guerre dans les régions contrôlées par les rebelles. Plus de 400 000 réfugiés de Sierra Leone ont cherché un abri dans les pays limitrophes d’Afrique de l’Ouest, principalement en Guinée et au Libéria.
Les activités militaires entre le Front uni révolutionnaire (RUF) et l’armée guinéenne ont obligé près de 15 000 personnes à fuir les zones frontières. En dépit des hostilités, le PAM et les ONG continuent les distributions alimentaires. Un plan de réinstallation a été lancé dans les districts de Freetown, Port Loko, Kenema et de Pejehun qui ont été déclarés zone sûre où les personnes déplacées pouvaient retourner. Les personnes déplacées provenant de ces endroits recevront une aide du PAM pendant les quatre prochains mois. On estime qu’approximativement 50 pour cent des 57 000 personnes déplacées vivant dans les camps installés dans les régions de l’ouest proviennent de districts qui sont maintenant déclarés sûrs.
Un temps sec de saison règne actuellement. La récolte de berbéré (sorgho de décrue) est en cours. Les rendements sont inférieurs à ceux de l’année dernière en raison du manque d’eau et de la présence d’oiseaux granivores. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production céréalière de 2000 à 890 000 tonnes, ce qui représente un recul de 28 pour cent par rapport au niveau record de 1999 et de 16 pour cent par rapport à la dernière moyenne quinquennale.
Suite à cette récolte réduite, la situation des approvisionnements alimentaires va devenir plus difficile dans les régions de la zone sahélienne qui connaissent un déficit structurel, notamment dans les départements de Guéra et de Lac. Des mouvements de population inhabituels ont été signalés, des cantons de Baderi, N’Gouri et Yalita, dans le département de Lac, en direction des grands centres urbains, du sud du pays ou de la région du lac Tchad. Dans la région soudanaise, la situation alimentaire se dégrade dans les régions productrices de riz, notamment dans le département de Mayo-Kebbi. On prévoit également une récolte de coton réduite dans le sud, mais la production d’arachides est bonne. Les prix du mil restent proches de ceux du mois de janvier de l’année dernière sur les cinq principaux marchés du pays, à l’exception de celui d’Abéché, où ils ont enregistré une hausse de 24 pour cent. En revanche, les prix du riz ont fortement augmenté dans les grandes régions productrices. La migration du bétail provenant de la zone sahélienne pourrait entraîner une surcharge et une réduction des pâturages dans la zone soudanaise. Une évaluation de la situation des approvisionnements alimentaires dans les régions à risque effectuée au début du mois de janvier a estimé la population à risque à 800 000 personnes pour lesquelles 40 000 tonnes de céréales environ seront nécessaires. On recommande la vente de 20 000 tonnes de céréales à des prix subventionnés.
La préparation du sol pour les premiers semis de maïs sont en cours dans le sud. Les semailles auront lieu dès l’arrivée des pluies, généralement en mars.
La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Toutefois, les populations victimes des inondations dans plusieurs régions demeurent vulnérables.
Un temps sec de saison règne actuellement. La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Les importations de céréales destinées à la consommation intérieure et à la réexportation, pendant la campagne de commercialisation 2001, sont estimées à 300 000 tonnes, principalement sous forme de blé et de riz.
CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU* (8 février)
La situation des disponibilités alimentaires continue à se détériorer en raison de l’insécurité générale. Les combats se sont intensifiés, en particulier dans les régions orientales, et ont contribué à dégrader encore toutes les activités économiques et agricoles et ont entraîné de nouvelles vagues de déplacements de populations. Le nombre de personnes déplacées est estimé actuellement à 2 millions et leur situation alimentaire et nutritionnelle est sérieuse. Des études récentes effectuées par des organisations non gouvernementales indiquent que près de 21 pour cent de la population souffre de malnutrition grave dans la province orientale du Nord Kivu. La situation pourrait encore empirer si, comme on le craint, la récolte de manioc dans les régions orientales s’avère mauvaise en raison de maladies et de parasites. La situation alimentaire est également difficile dans les principales villes du pays, en particulier Kinshasa qui compte entre 6 et 7 millions d’habitants. Une mission de la FAO qui s’est rendue sur les lieux en octobre dernier a estimé que le déficit alimentaire de la capitale en 2000 se montait à 1 million de tonnes. Les principaux facteurs qui entravent l’approvisionnement alimentaire de Kinshasa et d’autres villes sont notamment l’état de dégradation extrême du réseau routier, le harcèlement des expéditeurs, négociants et agriculteurs de la part des autorités policières et militaires, l’interruption des approvisionnements alimentaires en provenance des provinces de l’Équateur et des provinces orientales et la pénurie de carburant par suite du manque de devises étrangères.
La distribution de l’aide humanitaire continue d’être limitée en raison de l’insécurité persistante et du très mauvais état des routes. Le PAM prévoit d’accroître sa distribution d’aide alimentaire au bénéfice de 1,2 million de personnes, y compris quelque 70 000 réfugiés angolais et a lancé récemment un appel afin de réunir 112 millions de dollars pour ses opérations de secours.
CONGO, RÉPUBLIQUE DU* (5 février)
Les précipitations ont été inférieures à la moyenne en janvier. À la suite de l’accord de cessez-le-feu conclu en décembre 1999 entre le gouvernement et les partis de l’opposition, la sécurité et la situation de l’approvisionnement alimentaire se sont améliorés en 2000. Toutes les régions sont aujourd’hui accessibles à l’aide humanitaire. La plupart des 810 000 personnes déplacées par la guerre civile ont regagné leur lieu d’origine.
On recense dans les régions du nord, notamment à Batou, près de la frontière avec la République centrafricaine, environ 100 000 réfugiés de la province de l’Équateur de la République démocratique du Congo. On compte également 5 000 réfugiés rwandais et 8 000 réfugiés angolais. Le PAM a lancé récemment une nouvelle opération d’urgence de 6 mois afin de venir en aide aux 50 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo. Il distribue également des vivres à près de 120 000 personnes à Brazzaville, Pointe Noire et d’autres villes importantes.
Les précipitations ont décru en décembre et au début de janvier, puis ont repris à la mi-janvier, en particulier dans le sud, tout en demeurant inférieures à la moyenne. Les principales cultures vivrières sont le manioc et les plantains mais l’on produit aussi du maïs (environ 25 000 tonnes). Le pays importe par les voies commerciales l’essentiel de ses besoins en céréales qui sont estimés à près de 85 000 tonnes en 2001.
GUINÉE ÉQUATORIALE (5 février)
Les précipitations étaient encore faibles en décembre et janvier. Les denrées de base sont les patates douces, le manioc et les plantains. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2001 sont estimés à 10 000 tonnes de riz et de blé.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (5 février)
Un temps sec de saison règne actuellement. À la suite de bonnes récoltes consécutives, la situation de l’approvisionnement alimentaire reste favorable. Les besoins d’importation en céréales pendant la campagne de commercialisation 2001 sont estimés à 30 000 tonnes, principalement du blé.
Après une succession de mauvaises récoltes, on estime que la dernière campagne A de 2001 est satisfaisante. Une mission d’évaluation récente, organisée au niveau local par la FAO, le PAM et l’UNICEF, a estimé la production alimentaire à 85 000 tonnes de céréales, 68 000 tonnes de légumineuses, 483 000 tonnes de racines et tubercules et 465 000 tonnes de bananes et plantains, chiffres qui sont supérieurs respectivement de 15, 10, 4 et 1 pour cent à ceux de la campagne A de 2000. Toutefois, les résultats restent inférieurs aux niveaux moyens obtenus avant la crise (1988- 1993) à la suite de l’insécurité et de l’interruption de la production agricole depuis 1994.
La superficie plantée s’est accrue de façon significative cette saison-ci suite à l’amélioration relative de la sécurité dans les parties occidentales, en particulier dans les provinces de Bubanza et de Cibitoke, et à la fermeture des camps de regroupement dans la province rurale de Bujumbura, ce qui a permis aux agriculteurs de retourner dans leurs champs. Un autre facteur qui a contribué à un accroissement des plantations cette année a été la distribution en temps opportun de semences par les organismes gouvernementaux et les agences internationales, principalement dans les provinces de Kirundo et de Muyinga, qui sont celles qui ont le plus souffert de la sécheresse pendant la campagne A de 2000.
En dépit d’un début tardif de la saison des pluies, les précipitations ont été abondantes et bien réparties d’octobre à novembre favorisant ainsi le développement des cultures. Toutefois, des pluies excessives dans certaines zones ont entraîné des inondations et endommagé les cultures et, en général, ont réduit les rendements, en particulier pour les haricots. Les rendements des bananiers et plantains ne devraient s’accroître qu’à partir de mars ou avril car les arbres ont été très affectés par la sécheresse prolongée antérieure.
La petite campagne C en 2000 dans les zones marécageuses, de mi-juin à mi-septembre, a été maigre en raison de la sécheresse qui a sévi pendant les mois antérieurs. On estime que le rendement était inférieur de 4 pour cent à celui de la campagne C de 1999.
L’arrivée de la nouvelle récolte a permis d’alléger la difficile situation alimentaire. Néanmoins, en raison de plusieurs récoltes consécutives inférieures à la moyenne, de l’insécurité persistante, des déplacements de populations et, récemment, d’une épidémie de malaria, la situation alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables reste précaire. La situation est particulièrement difficile pour les 324 000 personnes déplacées et pour les personnes touchées par la sécheresse dans les provinces de Karuzi, Gitega, Kayanza et Muyinga. Une enquête nutritionnelle récente dans 7 provinces du pays montre que 10 pour cent de la population souffre d’un taux de malnutrition générale aiguë. De même, un rapport récent de Médecins sans frontières indique que le nombre d’enfants souffrant de malnutrition admis dans ses centres thérapeutiques d’alimentation de la province de Karuzi a doublé en janvier 2001. L’aide alimentaire d’urgence continue à être nécessaire pour les couches vulnérables de la population.
Des précipitations inférieures à la normale en décembre sur les zones côtières arrosées par les pluies d’hiver ont réduit les perspectives de récolte de sorgho et de maïs, sur le point d’être moissonnés. En dépit de pluies favorables en septembre et en octobre dans certaines régions du pays, la récolte attendue devrait être nettement inférieure à celle de la principale campagne de 2000 en raison du déplacement d’un grand nombre d’agriculteurs fuyant la guerre avec l’Éthiopie voisine. Les zones administratives (Zobas) de Gash Barka et Debub, qui ont fortement souffert de ces déplacements de population, sont les principales zones de culture de céréales fournissant plus de 75 pour cent de la production céréalière du pays.
La situation acridienne reste calme mais avec les récentes pluies hivernales qui sont tombées sur les zones côtières, le nombre de criquets pèlerins risque d’augmenter dans les plaines en bordure de la mer Rouge.
Le prix des céréales, qui baisse généralement au moment de la récolte, était, entre novembre et décembre, en augmentation ou stationnaire dans la plupart des centres commerciaux, reflétant ainsi les prévisions d’une récolte médiocre. La situation alimentaire continue d’être difficile pour près de 1,8 million de personnes touchées par la guerre avec l’Éthiopie et la sécheresse de l’année dernière le long de la zone côtière.
Les semis des cultures "belg" de la campagne secondaire de 2001 sont sur le point de débuter. La récolte “belg” représente environ 8 à 10 pour cent de la production annuelle de céréales et de légumineuses, mais dans certaines zones, elle constitue la récolte principale.
La récolte de la campagne principale "meher" de 2000 s’est achevée tard l’année dernière. En novembre et décembre, une mission FAO-PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires a estimé que la récolte "meher" s’était fortement améliorée par rapport aux prévisions précédentes grâce à des pluies abondantes, propices aux derniers semis, qui s’étaient poursuivies en octobre. La mission prévoit une récolte "meher" de 11,61 millions de tonnes de céréales, supérieure donc de 7,3 pour cent aux estimations après récolte de 1999, en raison essentiellement d’un accroissement de la superficie cultivée.
Le cheptel, en particulier dans les zones de pâturage, a été dévasté l’année dernière par une sécheresse prolongée qui a entraîné des pénuries aiguës d’eau et de fourrage, encore aggravées par des maladies infectieuses et parasitaires. Au sud, les zones de pâturages de Somali, Borena, Bale et au sud d’Omo ont été les plus gravement touchées et, en certains endroits, près de 50 pour cent du bétail a été décimé. La production animale des pasteurs et des agro-pasteurs a donc été fortement réduite et nécessitera plusieurs années pour se reconstituer. Les dernières pluies "meher" en 2000 ont beaucoup contribué à la repousse des pâturages et du brout ainsi qu’à la reconstitution des points d’eau. Les animaux, dans les zones dépendant du "belg" et les "woredas" dans les zones agricoles sédentaires, ont également souffert et le nombre d’animaux de trait est inférieur aux besoins, ce qui entraîne des conséquences sur les zones plantées et la qualité de la préparation du sol.
La plus grande disponibilité en céréales a entraîné la chute du cours des céréales dans la plupart des marchés. Cependant, en dépit de la bonne récolte, près de 6,5 millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire. Compte tenu des estimations de la production "meher" en 2000 et d’une récolte "belg" en 2001 évaluée à 170 000 tonnes de céréales et de légumineuses, la mission considère qu’il sera nécessaire d’importer un total de 970 000 tonnes de céréales en 2001, la plus grande part devant être couverte par l’aide alimentaire. En outre, les donateurs sont invités à favoriser les achats locaux afin de soutenir les cours du marché. En février, les contributions totales se montaient à 450 000 tonnes dont 45 000 tonnes ont déjà été livrées.
Les équipes par pays des Nations Unies ont lancé récemment un appel afin d’obtenir 203 millions de dollars des E.-U. destinés à aider les 6,5 millions de personnes touchées par la sécheresse et la guerre.
Les perspectives concernant la récolte des céréales des "courtes pluies" de la campagne secondaire 2000-2001, laquelle représente près de 20 pour cent de la production annuelle, se sont améliorées grâce à la poursuite inhabituelle des pluies bien avant dans le mois de janvier. Toutefois, une invasion de chenilles processionnaires dans certaines parties de la Province côtière cause une certaine préoccupation. Cette récolte constitue la principale source de nourriture dans certaines parties des provinces centrale et orientale.
La récolte des céréales des "longues pluies" de la campagne principale, engrangée jusqu’à octobre dernier, a été considérablement réduite du fait de la gravité de la sécheresse. D’après les estimations officielles, la production de maïs serait d’environ 1,7 million de tonnes contre une moyenne de 2,4 millions de tonnes pour les cinq années précédentes.
La forte sécheresse qui a sévi en 1999 – 2000 a gravement mis en péril la sécurité alimentaire de près de 4,4 millions de personnes et une opération massive d’urgence a dû être mise en place. Malgré certaines améliorations, la situation en matière d’approvisionnement alimentaire reste fragile, en particulier dans les districts pastoraux du nord, de l’est et du nord-est. La rareté de l’eau et des pâturages a entraîné la perte d’un grand nombre de têtes de bétail et le processus de reprise est relativement lent.
Une opération d’urgence révisée a été conjointement approuvée en janvier 2001 par la FAO et le PAM qui prévoient pendant six mois une assistance alimentaire d’un montant de 148,9 millions de dollars des E.-U. pour 4,4 millions de personnes touchées par la sécheresse.
La récolte des cultures céréalières de la campagne secondaire de 2000-2001 est bien avancée. Le rendement attendu devrait être supérieur à la moyenne grâce à la bonne répartition des pluies pendant la campagne.
Le rendement de la récolte des céréales de la campagne principale, engrangée vers le milieu de l’année 2000, était inférieur à la moyenne en raison de la sécheresse et de l’irrégularité des précipitations dans diverses parties du pays. On prévoit une production céréalière en 2000 inférieure de 12 pour cent à la moyenne, soit 1,6 million de tonnes.
La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisant. Toutefois, la situation reste précaire dans les districts de Gulu, Kitgum, Bundibugyo et dans certaines zones de Kasese et de Kabarole, du fait principalement des mauvaises récoltes de l’année dernière et de l’insécurité. On estime que 1,1 million de personnes déplacées, réfugiées et touchées par la sécheresse dans le pays bénéficient de l’aide alimentaire du PAM.
Des premières informations permettent de prévoir que le rendement alimentaire de la récolte A de la campagne 2001 récemment engrangée est égal ou légèrement inférieur aux bons résultats obtenus l’année dernière. Malgré un début tardif de la saison des pluies, les précipitations ont été abondantes et bien réparties de mi-octobre à décembre. Les pluies excessives en novembre ont causé des inondations et la perte de récoltes dans certaines régions, notamment dans les préfectures de Gisenyi et de Butare, mais elles ont dans l’ensemble été propices aux plantations et ont accru le rendement en particulier des céréales et des légumineuses. La production de racines et de tubercules ainsi que de bananes et de plantains a été moins satisfaisante à cause du manque de plants et de semences et de la sécheresse prolongée. Malgré les perspectives favorables dans l’ensemble, la récolte engrangée dans la région de Bugasera de la Province rurale de Kigali a été médiocre en raison du manque de semences résultant de mauvaises récoltes successives. Une mission organisée sur place par le gouvernement, la FAO, le PAM et l’Union européenne a évalué la production alimentaire de cette saison mais ses conclusions ne sont pas encore disponibles.
La situation en matière d’approvisionnement alimentaire s’est améliorée avec la nouvelle récolte. Le prix du maïs, des haricots et des pommes de terre irlandaises a baissé par rapport à l’année dernière. Cependant, malgré l’amélioration générale de la situation alimentaire, on prévoit qu’une aide alimentaire d’urgence sera nécessaire jusqu’à la prochaine récolte pour les personnes de la région de Bugasera, en particulier dans les districts de Kanzenze et de Gashora. Le PAM prévoit de distribuer 13 000 tonnes d’aide alimentaire d’urgence pendant trois mois aux 267 000 personnes touchées par la sécheresse dans le sud-est du Rwanda.
La récolte des cultures céréalières de la campagne secondaire "Deyr" de 2000-2001, qui représente habituellement quelque 25 à 30 pour cent de la production céréalière annuelle, est en cours. D’après les premières estimations, la superficie ensemencée en sorgho aurait augmenté d’environ 51 pour cent par rapport au niveau de la campagne "Deyr" précédente et atteindrait une superficie de 207 000 hectares, tandis que la superficie consacrée au maïs aurait diminué et serait de 71 000 hectares. La production céréalière totale pour la saison "Deyr" 2000-2001 devrait être de 110 000 tonnes environ, proche du niveau de l’excellente récolte "Deyr" de l’année précédente.
La campagne principale "Gu" de 2000, dont les récoltes ont été engrangées jusqu’en septembre dernier, a été estimée à 212 000 tonnes de céréales, soit 22 pour cent au-dessus du niveau moyen atteint après la guerre (1993-1999), du fait des pluies favorables et de l’amélioration de la sécurité dans certaines zones.
Malgré un redressement de la situation générale des approvisionnements alimentaires dans certaines régions du sud de la Somalie au cours des 6 derniers mois résultant des bonnes récoltes "Gu" et "Deyr", on signale que les taux de malnutrition grave restent élevés en raison du lent redressement des moyens d’existence des familles touchées par plusieurs sécheresses consécutives et des effets à long terme d’années d’insécurité. En outre, la récente injection de nouvelles devises dans le marché et la baisse concomitante du shilling somalien ont entraîné une envolée des prix des denrées alimentaires et des biens de consommation.
Ailleurs, dans le nord-ouest (Somaliland) et au nord-est (Puntland) de la Somalie, les pluies bénéfiques des derniers mois ont amélioré les pâturages et les conditions de pâture du bétail. Toutefois, l’interdiction d’importation de bétail en provenance d’Afrique orientale, établie par les pays situés le long de la péninsule arabique en raison de la fièvre du Rift Valley, a causé une perte substantielle de revenus et a mis en péril les moyens d’existence des ménages pastoraux, surtout dans la région Haud du Togdeer.
L’aide alimentaire distribuée par le PAM était de près de 1 100 tonnes pendant le mois de décembre, tant dans le sud que dans le nord de la Somalie, portant l’aide totale distribuée de janvier à décembre 2000 à 16 845 tonnes.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires, qui a visité le sud du Soudan du 4 au 27 octobre 2000 et le nord du pays du 19 novembre au 6 décembre 2000, a fait état de graves pénuries alimentaires dans diverses parties du pays dues au retard des pluies et à de longues périodes de sécheresse ainsi qu’à la diminution des stocks alimentaires. La mission prévoit que la production céréalière totale au Soudan en 2000-2001 sera d’environ 3,6 millions de tonnes, soit 2,7 millions de tonnes de sorgho, 496 000 tonnes de mil, 334 000 tonnes de blé (qui devra être moissonné à la mi-2001) et 95 000 tonnes d’autres céréales. À ce niveau, la production céréalière est supérieure de près de 14 pour cent à celle de l’année dernière (qui se situait au- dessous de la moyenne) tout en restant inférieure de 18 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.
Dans ces conditions, les besoins en importation de céréales pour la campagne commerciale 2000-2001 (novembre/octobre) est estimé à 1,2 million de tonnes, soit près de 16 pour cent en plus que l’année précédente. Les importations commerciales en 1999-2000 sont estimées à près de 1 million de tonnes et seront donc supérieures de 13 pour cent à celles de l’année antérieure. L’aide alimentaire d’urgence, tant en cours de préparation que prévue, représente 34 000 tonnes, laissant un découvert de 140 000 tonnes.
Des récoltes en baisse et un épuisement virtuel des stocks ont entraîné une forte hausse du prix des céréales. Ainsi, le prix de détail du sorgho a bondi d’une moyenne de 15 000 SP par sac de 90 kg de janvier à avril 2000 à une moyenne de 35 000 SP en mai et juin. En novembre et décembre 2000, le prix moyen du sorgho s’établissait à 40 000 SP contre 20 000 pour la même période en 1999. Cet accroissement limitera l’accès des couches les plus pauvres de la population aux denrées alimentaires.
Les pluies irrégulières ont également eu un effet dévastateur sur la repousse des pâturages ainsi que sur la possibilité d’alimenter le bétail avec du grain et les résidus des récoltes, en particulier dans les zones pluvieuses. La baisse dramatique d’aliments pour le bétail devrait entraîner une malnutrition importante des animaux. De plus en plus de bêtes sont vendues sur le marché, provoquant une baisse des prix et, par conséquent, des revenus des ménages. Le rapport entre le prix des céréales et celui du bétail s’est fortement détérioré pour les pasteurs. Le rapport commercial ovins/sorgho (c’est- à-dire la quantité de sorgho achetée avec le revenu tiré de la vente locale d’un mouton) a décliné de près de 400 pour cent entre décembre 1999 et décembre 2000.
Les mauvais résultats de la campagne actuelle concernent près de 900 000 personnes, principalement au Darfour, Kordofan, nord du Bhar el Ghazal, Bahr el Jebel, East Equatoria, Jonglei, Juba et la province de Butana dans l’état de Gezira. Dans quatre ou cinq mois, près de 600 000 de ces personnes auront un grand besoin d’aide alimentaire. En outre, quelque 2,4 millions de personnes touchées par les luttes civiles dans le sud auront besoin d’une assistance continue. Compte tenu du peu de ressources disponibles et de l’épuisement des mécanismes d’aide arrivant au maximum de leurs possibilités, les agriculteurs et les autres groupes vulnérables ont commencé à émigrer à la recherche de travail et de nourriture. La consommation de céréales réduira leur capacité de produire et de faire face à leurs besoins lors de la prochaine campagne agricole. Des interventions ciblées et exécutées en temps opportun sont essentielles pour prévenir des souffrances humaines.
Une opération d’urgence révisée a été approuvée en janvier 2001 conjointement par la FAO et le PAM en vue d’apporter une aide alimentaire aux 2,4 millions de personnes affectées par la guerre, la sécheresse et les inondations, soit 50,2 millions de dollars des États-Unis supplémentaires pendant une période de 4 mois.
La récolte des cultures à cycle court “Vuli” de la campagne 2000-2001 est bien avancée dans les régions à régime pluvial bimodal de la ceinture côtière dans le nord et le nord-est, où les cultures représentent quelque 30 à 40 pour cent des approvisionnements alimentaires annuels. Malgré une bonne pluviosité dans certaines régions, les perspectives restent incertaines, en particulier à cause des invasions récentes de chenilles processionnaires à Dodoma, Arousha, Mbeya, Iringa, Singida et certaines zones de Mwanza.
Les cultures céréalières de 2000, essentiellement du maïs, sont estimées au niveau national à 3,3 millions de tonnes, soit environ 20 pour cent de moins que la production de l’an dernier en raison de la sécheresse qui a régné dans plusieurs parties du pays. Cependant, la situation générale de l’approvisionnement alimentaire s’est améliorée, rendant compte de l’importation de grandes quantités de maïs qui ont déterminé un net fléchissement du prix des denrées alimentaires. Quant au bétail, malgré la diminution des pâturages, la situation est bonne dans l’ensemble.
Des années consécutives de sécheresse ont sérieusement entamé les réserves de denrées alimentaires dans les régions du nord et du centre du pays. Une aide alimentaire sera nécessaire pour quelque 800 000 personnes identifiées comme étant en situation d’insécurité alimentaire, principalement dans les régions de Dodoma, Mara, Shinyanga, Singida, Tabora, Tanga et le sud de Mwanza, qui ont engrangé des récoltes médiocres pour la troisième année consécutive.
Les perspectives concernant la récolte de maïs en 2001 ont empiré. Des pluies inférieures à la moyenne et des températures élevées en janvier et début février ont entraîné une réduction des rendements en particulier dans les régions de culture de l’ouest qui ont été les plus touchées. Des premières estimations indiquent que près de 30 pour cent de la récolte de maïs risquent d’avoir été endommagées dans les provinces du Nord ouest et du Cap nord, qui représentent un tiers de la production de maïs et 40 pour cent de maïs blanc. Les pluies qui sont attendues au cours des prochaines semaines devraient contribuer à améliorer une partie des cultures, qui sont dans la phase critique de la pollinisation, et à éviter que les récoltes soient davantage endommagées. En raison des mauvaises perspectives de récolte, le cours du maïs a dépassé les 900 rands la tonne dès la première semaine de février contre 700 rands à la mi-décembre.
Les dernières estimations officielles concernant les cultures de maïs indiquent que la superficie cultivée, 2,65 millions d’hectares, est plus élevée que prévu mais reste inférieure de 17 pour cent à celle de l’année dernière. Ce déclin témoigne des prix peu élevés sur le marché intérieur au moment de la plantation. Cette diminution des plantations ainsi que des rendements peu élevés pourraient entraîner une forte réduction de la production de maïs. Il est donc urgent que les pluies reprennent.
Les estimations concernant la production de blé en 2000 ont été révisées à la hausse, à 2,1 millions de tonnes, chiffre supérieur d’un tiers à celui de la mauvaise récolte de l’année précédente et supérieur à la moyenne.
Les perspectives concernant les cultures vivrières à récolter à partir d’avril 2001 sont incertaines compte tenu de l’irrégularité des pluies depuis le début de la campagne. Des périodes de sécheresse prolongée dans certaines zones ont coïncidé avec des précipitations excessives dans d’autres. La sécheresse qui prévaut depuis janvier dans les régions du sud a retardé le développement des céréales et davantage de pluie serait nécessaire. En revanche, les fortes pluies enregistrées fin janvier au nord-ouest dans la province de Cabinda, ont coûté la vie à plusieurs personnes et endommagé les infrastructures et les récoltes. On estime que l’ensemble de la zone plantée a été réduite par l’intensification du conflit civil au moment des semis, ce qui risque de ramener le rendement à un niveau inférieur à la moyenne. Une mauvaise récolte céréalière pour la troisième année consécutive risquerait d’aggraver la situation alimentaire précaire du pays et d’accroître sa dépendance à l’égard de l’aide alimentaire.
La persistance du conflit civil continue de détériorer la situation de l’approvisionnement alimentaire. La sécurité à l’intérieur du pays reste instable, de violents incidents ayant été rapportés dans la province du nord de Uije, la province du nord-ouest de Bengo et la province centrale de Bie. Le nombre de personnes déplacées était estimé en juin dernier à 2,5 millions et ne fait que s’accroître, en particulier à Bie. De nouvelles vagues de personnes déplacées sont signalées à l’ouest, au Benguela, au sud, à Huila et à Kuando Kubango, au nord, à Malange et à l’est, à Moxico. La situation alimentaire et nutritionnelle des personnes déplacées est extrêmement critique et les distributions d’aide alimentaire sont toujours problématiques à cause de l’insécurité et de l’insuffisance des contributions. À la fin de janvier, les contributions reçues par le PAM ne représentaient que 60 pour cent de ses besoins pour son action actuelle en Angola. Le nombre des bénéficiaires a donc été réduit d’un tiers, passant de 1,5 à 1 million de personnes, et les rations distribuées ont dû être réduites. L’aide alimentaire en cours de distribution risque d’être interrompue de façon imminente. Des ressources supplémentaires urgentes sont nécessaires pour éviter d’autres interruptions de la distribution en mars et avril, avec ce que cela comporte comme souffrances humaines.
Le temps sec qui a régné pendant la plus grande partie de janvier 2001 a mis en danger le développement des cultures de céréales, en particulier le maïs. Il est urgent qu’il pleuve pour éviter une diminution des rendements ainsi que la détérioration des pâturages.
À la suite de deux mauvaises récoltes céréalières consécutives, le pays a besoin d’importer 250 000 tonnes de céréales pendant la campagne 2000-2001, à couvrir par des importations commerciales.
Les pluies qui sont tombées à la fin de janvier ont été bénéfiques aux cultures céréalières de 2001, qui souffraient de la sécheresse qui régnait depuis le début du mois. Des diminutions du rendement sont possibles dans certaines régions. La pluie attendue dans les semaines à venir sera indispensable pour sauver les récoltes.
À la suite d’une récolte céréalière réduite en 2000, les besoins en céréales importées pour la campagne 2000-2001 (avril-mars) sont estimés à 248 000 tonnes, à couvrir presque entièrement par des importations commerciales.
Les pluies favorables qui sont tombées pendant les vingt derniers jours de janvier ont été bénéfiques pour la récolte de riz de 2001, qui avait souffert de la sécheresse au début du mois. Les perspectives générales pour la récolte de paddy qui commencera en avril sont favorables; cependant, davantage de pluie est nécessaire dans l’extrême nord et dans d’autres régions où les précipitations ont été irrégulières. En revanche, dans les régions du sud où est cultivé le maïs, la sécheresse des deux dernières semaines de janvier a entravé le développement des cultures. Si la pluie ne tombe pas bientôt, la récolte risque d’être mauvaise pour la deuxième année consécutive. La région du sud a été touchée par une forte sécheresse qui a entraîné, l’année dernière, une réduction d’un quart de la récolte de maïs.
La situation du pays en disponibilités alimentaires est tendue en raison de la mauvaise récolte de riz en 2000 et de la forte hausse des besoins d’importation. Dans les régions du sud, une aide alimentaire est nécessaire pour 240 000 personnes vulnérables qui n’ont eu qu’une maigre récolte pendant la dernière campagne.
Les pluies abondantes qui tombent sans discontinuer depuis la fin de janvier ont causé des inondations graves dans 13 des 27 districts du pays, en particulier le long de la rivière Shire. Les rapports officiels indiquent que 200 000 personnes ont dû fuir les inondations. Nombre de régions sont inaccessibles, routes et ponts étant impraticables. On estime que 50 000 hectares de cultures ont été perdues dans les zones inondées. Le gouvernement a lancé un appel à l’aide internationale afin de faire face à ce désastre.
Les perspectives pour les récoltes céréalières en 2001 sont pessimistes à cause des pluies excessives qui sont tombées en février et qui risquent d’entraîner une réduction des récoltes. La sécheresse et les températures élevées qui ont sévi en janvier dans certains districts du sud, principalement Balaka, Zomba et Mwanza, ont également endommagé les cultures dans ces régions. Les dernières estimations prévoient une récolte de maïs qui sera inférieure de 2,5 millions de tonnes à l’excellente récolte de l’année dernière mais qui sera cependant supérieure à la moyenne. Le rendement final dépendra de la quantité de pluie qui tombera jusqu’à la fin de la saison de croissance.
La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante rendant compte de la bonne récolte de l’année dernière et de réserves suffisantes. La sécurité alimentaire au niveau des ménages est également satisfaisante dans l’ensemble.
Le niveau élevé du Zambèze, grossi par les pluies torrentielles qui sont tombées dans les pays voisins, ainsi que les fortes pluies continues qui ont détrempé les provinces centrales depuis les derniers jours de janvier ont causé des inondations dans les provinces centrales de Zambezia, Sofala, Manica et Tete, surtout à la fin de février. On estime que 41 personnes ont péri, que plus de 77 000 ont perdu leurs biens et que plus de 400 000 sont touchées par le désastre. Les transports sont rendus difficiles par suite des dommages causés aux infrastructures. L’accès au port de Beira est interrompu. Les évaluations préliminaires effectuées par le gouvernement des dégâts occasionnés à l’agriculture indiquent que, à la fin de février, 27 000 hectares de cultures vivrières avaient été détruites par les inondations, principalement dans la province de Zambezia, touchant 44 000 foyers agricoles.
À la suite de l’ouverture du barrage de Chaora Bassa, le plus grand du pays sur le Zambèze, de nouvelles inondations menacent les régions centrales. Près de 80 000 personnes sont évacuées des villes de Marromeu et Luabo et des régions avoisinantes. Les inondations menacent également les régions situées le long de la rivière Pungue dans les provinces de Manica et Sofala. Vers le sud, le haut niveau des eaux de la rivière Save met en danger 30 000 personnes. Le gouvernement a lancé un appel pour obtenir 30 millions de dollars E.-U. afin de faire face à la situation d’urgence des régions centrales. Les routes étant impraticables, davantage d’avions sont requis sans retard pour les opérations d’évacuation. Une aide alimentaire d’urgence est actuellement distribuée aux 20 000 personnes touchées. Les plants et les semences nécessaires pour permettre aux agriculteurs d’obtenir une récolte de deuxième campagne sont évaluées à 2,3 millions de dollars E.- U.
Dans les provinces du sud, qui ont le plus souffert des inondations de l’année dernière, les prévisions pour la récolte céréalière de cette année se sont détériorées du fait des faibles précipitations, bien inférieures à la moyenne, qui ont marqué le mois de janvier. Les pluies qui sont tombées à la mi-février sont peut-être arrivées trop tard pour empêcher une réduction trop grave du rendement. Dans les principales zones de culture céréalière du nord, des pluies favorables depuis le début de la saison ont favorisé le développement des cultures.
Les perspectives concernant la récolte céréalière de la campagne de cette année sont encore satisfaisantes, car les pertes de culture dues aux inondations ne sont pas significatives au niveau national. L’abondance générale des pluies et l’accroissement des superficies cultivées par rapport à l’année dernière devraient assurer, selon les estimations officielles, une augmentation de 6 pour cent de la récolte céréalière de la campagne de cette année. Toutefois, si les pluies continuaient d’être abondantes pendant le reste de la période de croissance, ces perspectives pourraient se détériorer rapidement.
La situation de l’approvisionnement alimentaire au niveau national reste satisfaisant. Le cours du maïs est inférieur à ce qu’il était il y a un an. Néanmoins, quelque 165 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire dans 37 districts jusqu’à la prochaine récolte.
Les prévisions concernant la récolte céréalière de cette année ont dû être révisées à la baisse en raison de la forte sécheresse qui a sévi en janvier dans les régions de culture du nord. La sécheresse a été suivie de pluies tardives et irrégulières depuis le début de la campagne. Les précipitations attendues en février et mars seront décisives pour les cultures de maïs et de sorgho.
La situation de l’approvisionnement alimentaire reste satisfaisante, en raison de la bonne récolte obtenue lors de la campagne précédente et de la capacité d’importation commerciale du pays.
Les perspectives concernant la récolte céréalière de 2001 se sont amenuisées. La sécheresse prolongée qui a marqué la plus grande partie du mois de janvier a entravé le développement des plants de maïs. Les pluies ont repris au début de février mais sont peut-être arrivées trop tard pour rétablir le rendement de la production. Une évaluation des dommages causés à la récolte par la sécheresse n’est pas encore disponible.
La situation générale de l’approvisionnement alimentaire est tendue rendant compte de la mauvaise récolte de l'année précédente due aux inondations et aux importations commerciales pendant la campagne commerciale 2000-2001 (avril- mars) qui étaient bien inférieures aux besoins. Près de 14 000 personnes connaissent des difficultés alimentaires sérieuses à cause de la mauvaise récolte de la campagne passée et ont besoin d’une aide alimentaire jusqu'à la prochaine récolte. Le gouvernement a lancé un appel en vue d’obtenir une aide internationale pour les populations touchées.
Des pluies abondantes sur la plupart des régions du pays, sauf dans l’extrême sud, ont causé des inondations localisées mais ont, en général, été bénéfiques au développement des cultures céréalières de 2001. Les zones le plus touchées par les pertes de culture dues aux inondations sont la province occidentale (Kalabo, Kaoma Lukulu et Mongu) et les provinces de Luapula, du Nord et du Centre. Les autres régions touchées sont la vallée du Luangwa (notamment des zones des districts de Serenje, Mpika, Mambwe, Lundazi, Katete, Chipata, Nyimba et Luangwa). Les pluies excessives ont entraîné l’apparition de maladies et d’animaux nuisibles dans certaines zones. En revanche, la sécheresse prolongée qui a régné dans le sud (Livingstone et la vallée de Gwembe) et les provinces occidentales (Sesheke, Shangombo et Senanga) devrait réduire de façon drastique les rendements dans cette région.
En dépit de pertes de récoltes localisées, les perspectives générales concernant la récolte sont favorables grâce aux pluies qui sont tombées de façon régulière depuis le début de la campagne. Néanmoins, la production de maïs en 2001 devrait jtre inférieure à la récolte exceptionnelle de l’année dernière, en raison d’une réduction des superficies plantées résultant de la baisse des prix au moment de la plantation et des larges surplus non vendus provenant de la campagne précédente.
La situation de l’approvisionnement alimentaire est satisfaisante. Le cours du maïs, qui avait baissé après la dernière récolte, a commencé à se relever en janvier.
Les perspectives pour la récolte de 2001, qui sera engrangée à partir d’avril, se sont détériorées en raison de la sécheresse qui a régné pendant les vingt derniers jours de janvier et, en général, de l’irrégularité des pluies depuis le début de la campagne. Les pluies tombées au début de février risquent d’être arrivées trop tard pour prévenir toute réduction du rendement du maïs et des autres cultures. Dans les parties les plus touchées du sud, des précipitations inférieures à la moyenne depuis la mi-novembre ont réduit les plantations et les rendements. On estime que les plantations dans la plupart des districts sont inférieures de plus de 50 pour cent à la normale et une récolte médiocre est attendue. Les districts les plus touchés sont Beitbridge, Matobo et Umzingwane dans la province du sud de Matebeleland; Umguza dans la province du nord de Matebeleland; Guruve dans la province centrale de Mashonoland; Chiredzi dans la province de Masvingo, et Shurugwi dans la province des Midlands. Dans les principales zones de culture de maïs du nord et du centre, les estimations les plus récentes font état d’une diminution de 26 pour cent de la superficie plantée de maïs, avec une réduction des emblavures dans le secteur agricole commercial à grande échelle estimée à 50 pour cent à cause des désordres civils. Selon les prévisions, la récolte du maïs descendra à 1,2 million de tonnes, soit 41 pour cent de moins que l’année dernière, mais le résultat final dépendra des pluies qui arroseront les principales zones de culture au cours des deux prochains mois. Si ces estimations d’une faible récolte devaient s’avérer exactes, les besoins en importation pendant la campagne commerciale 2001-2002 augmenteront fortement et atteindront environ 500 000 tonnes, à un moment où le pays est confronté à une pénurie grave de devises étrangères.
La position globale en matière d’approvisionnement alimentaire reste satisfaisante grâce à la bonne récolte de l’année dernière et à des stocks de report volumineux. La situation reste néanmoins difficile pour les ménages pauvres dans les villes et dans certaines zones communautaires qui dépendent de l’achat de maïs. Le cours du maïs et d’autres denrées alimentaires de base ont subi une forte hausse le mois dernier, déterminée par une forte inflation, une pénurie de carburant et une dévaluation continue de la monnaie nationale.
En raison de deux années consécutives de sécheresse, de la persistance des troubles intérieurs et d’un hiver rigoureux, le pays est confronté à une grave crise alimentaire. Selon de récents rapports, le nombre de personnes victimes des températures glaciales augmente dans les régions occidentales et septentrionales.
La sécheresse de 2000 a détruit les cultures et ravagé le bétail dans l’ensemble du pays, ce qui a durement éprouvé plus de 3 millions de personnes. L’intensification des troubles intérieurs, notamment dans le nord du pays, a provoqué de nouvelles vagues de déplacements de population, aggravant la situation alimentaire, déjà précaire. Les habitants des districts éloignés des provinces du Ghor, Badghis et Faryab plus particulièrement, ont déjà commencé à migrer en très grand nombre et des familles en difficulté sont actuellement hébergées dans des camps à proximité d’Herat, le centre urbain le plus important de l’ouest. De plus, en ne tenant compte que des cinq derniers mois, 150 000 personnes se sont réfugiées dans le nord du Pakistan et vivent dans le froid et dans conditions extrêmement pénibles dans des camps établis aux alentours de Peshawar.
Les perspectives des récoltes céréalières de la campagne 2001, qui seront engrangées en mai/juin, restent incertaines, en raison surtout de la persistance de l’insécurité dans les provinces septentrionales où se situent environ 40 pour cent des terres irriguées du pays.
Une mission conjointe FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires qui s’est rendue dans le pays au milieu de l’année dernière avait averti de l’imminence d’une importante crise alimentaire. Selon la mission, la production céréalière en 2000 se chiffrait, au total, à 1,82 million de tonnes, soit un recul d’environ 44 pour cent par rapport à 1999 et de 53 pour cent par rapport à 1998. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), évalués au niveau record de 2,3 millions de tonnes, représentent près du double du volume de 1999/2000, estimé à 1,3 million de tonnes. Les populations nomades ont enregistré de très fortes pertes de bétail en raison de la faiblesse des précipitations l’hiver dernier et de l’insuffisance du développement végétatif au printemps, dans la plupart des pâturages de montagne situés dans les régions occidentales et méridionales.
En 2000, le PAM a distribué environ 161 000 tonnes de vivres à 3,3 millions de personnes sinistrées, contre 82 631 tonnes à la même époque l’an dernier. En novembre dernier, les Nations Unies ont lancé un nouvel appel pour obtenir des contributions d’un montant de 220 millions de dollars E.-U. alors que fin janvier 2001, moins de 14 millions de dollars E.-U. avaient été engagés.
Compte tenu de récentes pluies abondantes, les perspectives de blé de 2001, qui sera moissonné en avril/mai, sont meilleures. La production de blé de 2000 est estimée à 1,5 million de tonnes, ce qui est similaire au volume de l’an dernier, mais inférieur d’environ 9 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.
Selon les prévisions actuelles, les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) s’élèveront à environ 7 millions de tonnes, ce qui représente une légère progression par rapport à l’année précédente.
Les perspectives céréalières de la campagne 2001 sont incertaines. La persistance de la sécheresse en 2000 a entraîné un recul de la production céréalière de 27 pour cent, ce qui l’a portée à 219 000 tonnes, ainsi qu’une pénurie de semences. Selon les premières indications, les superficies sous céréales d’hiver (blé essentiellement), qui seront récoltées en 2001, ont donc régressé d’un tiers, pour s’établir à 65 000 hectares. Des pluies abondantes, fin 2000, ont permis de rétablir l’humidité des sols; les précipitations se sont toutefois affaiblies depuis lors et sont encore très insuffisantes. Des images satellites montrent clairement que le développement des cultures dans le nord (dans certaines zones de Shirak, Lori et Tavouch ainsi que dans les régions contiguës de Kotaik et Geharkunik, sur une bande s’étalant depuis le lac Sevan jusqu’à la frontière) est beaucoup moins important que l’an dernier. Cette observation reflète cependant la réduction des emblavures de céréales d’hiver effectuées dans cette partie du pays. Ce n’est que dans le district de Siunik que les cultures sont en bien meilleur état que l’an dernier. Les perspectives d’approvisionnements en 2001 dépendront essentiellement de l’augmentation des superficies consacrées à des céréales de printemps à plus faible rendement et de la disponibilité de plants de pomme de terre pour permettre aux agriculteurs de produire cette culture de première nécessité. Les pâturages et la production fourragère ont également souffert de la sécheresse.
Selon une mission FAO d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires qui s’est rendue en Arménie au mois d’août, les besoins en importations céréalières s’élèveront à 515 000 tonnes pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), dont 458 000 tonnes de blé et 44 000 tonnes de céréales fourragères destinées à fournir des rations de survie au bétail, principale source de protéines et de revenus des ménages ruraux. Ces volumes sont nettement supérieurs à la moyenne et comprennent 146 000 tonnes d’aide alimentaire. Face à ces besoins, environ 200 000 tonnes de céréales ont été importées jusqu’à fin 2000, dont 68 000 tonnes sous forme d’aide alimentaire.
Les problèmes économiques, sociaux et politiques qui affaiblissent le pays depuis les dix dernières années ont engendré un chômage et une insécurité alimentaire considérables, ce qui se traduit ainsi par la malnutrition chronique touchant près de 15 pour cent des enfants en milieu rural, même en temps normal. Le PAM prévoit de fournir des secours alimentaires d’urgence à environ 297 000 agriculteurs de subsistance et autres ménages vulnérables. Ces secours, qui seront distribués entre le 1er novembre 2000 et le 1er juillet 2001, comprendront du blé fortifié en fer, de l’huile végétale et des légumineuses. L’Opération d’urgence proposée sera pleinement intégrée à l’Intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) en faveur de 170 000 autres bénéficiaires, qui est en vigueur jusqu’en juin 2001. Le tonnage combiné restant à distribuer dans le cadre de l’Opération d’urgence envisagée et de l’IPSR actuelle se chiffre à plus de 28 000 tonnes jusqu’à la mi 2001.
D’après les premières indications, les emblavures de blé d’hiver et d’orge ont encore augmenté. Après deux ans de précipitations inférieures à la moyenne et des difficultés à commercialiser les cultures de rapport comme le raisin et le coton, les agriculteurs se tournent vers des céréales d’hiver qui mûrissent en juin, avant la chaleur de l’été et des besoins d’eau impératifs. Le niveau des réservoirs d’eau pour l’irrigation est bas, les zones de captation des pays voisins ayant été affectées par la sécheresse; les perspectives de récolte dépendront donc en grande partie des pluies de février-mars et de la fonte des neiges en mai-juin. Les travaux d’urgence effectués cet hiver (approfondissement des canaux d’irrigation, par exemple) pourraient contribuer à maintenir les niveaux de production de récoltes rentables.
Une mission FAO d’évaluation de la sécheresse, qui s’est rendue dans le pays en janvier 2001, a confirmé que le temps sec n’a en général pas nui au blé de la campagne 2000 mais qu’il avait touché les cultures semées au printemps (pommes de terre, légumes, coton, fourrage), notamment sur les terres situées en limite des réseaux de canaux, en hauteur, ou dans des zones où les pompes ne pouvaient relever l’eau, le phénomène d’appel d’air lié aux niveaux d’eau très bas étant trop important. Les superficies sous céréales avaient sensiblement progressé. Selon les estimations officielles, la production céréalière de 2000 atteindra 1,5 million de tonnes, soit 400 000 tonnes de plus que la moyenne quinquennale, du fait de la forte augmentation des emblavures et des rendements de blé qui, contrairement aux cultures de printemps (pommes de terre, légumes), aux plantes fourragères et à l’industrie de la pêche, n’a souffert ni de la sécheresse, ni du manque d’eau d’irrigation.
Compte tenu d’une récolte supérieure à la moyenne, les besoins en importations céréalières devraient légèrement fléchir. Toutefois, les besoins en céréales fourragères pourraient croître en raison d’une diminution des disponibilités et de la concurrence des importations face à la production nationale. L’essentiel des besoins d’importations céréalières sera couvert par voie commerciale, mais les groupes vulnérables, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, ont encore besoin d’une aide alimentaire ciblée. Le PAM continue à porter secours à 485 000 personnes au titre d’une Intervention prolongée de secours et de redressement en vigueur depuis juillet 1999 pour une période de 3 ans. Le total des produits alimentaires engagés pour la durée du projet s’élève à 47 880 tonnes.
Le pays est entré dans l’hiver et les deux principales cultures en terre sont le blé et le riz boro irrigué. Le blé, semé en novembre/décembre, est rentré à partir de la fin mars tandis que le riz boro, planté de novembre à janvier, est récolté à partir d’avril. Le total de la production rizicole annuelle se répartit entre le riz boro (environ 45 pour cent), le riz aman de mousson (45 pour cent) et le riz aus (près de 10 pour cent). En 1999/2000, l’augmentation des emblavures, les bonnes conditions météorologiques et la fourniture d’intrants adéquate ont permis d’engranger une récolte de riz (usiné) record de 22,78 millions de tonnes, soit 14 pour cent de plus que l’année précédente. Selon les prévisions, la production pour la campagne de commercialisation 2000/01 en cours devrait être légèrement supérieure puisqu’elle s’établirait à 23,4 millions de tonnes de paddy, avec une récolte de riz boro 2001 d’environ 11,1 millions de tonnes.
Dans l’ensemble, la situation alimentaire demeure satisfaisante et le gouvernement dispose de réserves céréalières suffisantes. Fin janvier, les stocks s’élevaient, au total, à 1,1 million de tonnes de céréales, dont environ 800 000 tonnes de riz et 332 000 tonnes de blé détenues par le Réseau public de distribution céréalière.
En septembre 2000, le pays a connu la plus grave des inondations enregistrées ces dernières années. Plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort; de très nombreuses cultures (de riz surtout) ont été perdues et l’infrastructure, les biens et les voies de communications ont été dévastés. Selon les estimations, environ 3 millions de personnes ont été touchées, 500 000 ont dû quitter leur logement et près de quatre cents ont perdu la vie. Les inondations de septembre ont aggravé les problèmes existants suite à celles de juillet dernier.
Au lendemain du sinistre, une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s’est rendue dans le pays du 6 au 15 décembre pour estimer les disponibilités globales et envisager une aide alimentaire éventuelle pour la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre). La mission a constaté que, sous les effets cumulés des inondations cette année, près de 400 000 hectares de riz (de la saison humide) avaient été perdus au total, bien qu’il ait été possible de récupérer quelque 60 000 hectares sur cette superficie. Indépendamment des pertes dues aux inondations, les précipitations ont été en général supérieures à la moyenne cette année; la campagne a donc été favorable dans l’ensemble et les rendements ont été supérieurs à ceux de 1999, année de production record. Bien que la récolte ne soit pas encore terminée, la mission estime que les superficies récoltées au cours de la saison humide de 2000 pourraient approcher 1,64 million d’hectares au total, ce qui représente une baisse d’environ 5 pour cent par rapport à la moyenne des quatre dernières années et la superficie la plus faible depuis 1996/97, cette année ayant été également marquée par de graves inondations. Sur la base de rendements moyens de l’ordre de 1,85 tonnes/hectare, la récolte de paddy de la campagne humide est estimée à 3,03 millions de tonnes. Environ 20 pour cent du total de la production rizicole annuelle provient également des cultures de décrue et de la campagne sèche. Compte tenu de l’abondance des eaux résiduelles de surface ainsi que de l’humidité des sols et des dépôts d’alluvions, les perspectives de la campagne sèche sont en général encourageantes. Selon des estimations provisoires – les récoltes n’étant pas effectuées avant mars/avril, la production de la campagne sèche devrait s’établir à 735 000 tonnes, soit un volume similaire à celui de 2000. La production totale de paddy en 2000/01 est évaluée à 3,76 millions de tonnes, soit 2,33 millions de tonnes en iquivalent riz. Outre la production annuelle de cette année, la mission a évalué les stocks de riz nationaux dont le niveau est assez élevé, du fait du manque de dynamisme des échanges intérieurs et transfrontaliers. Cette situation se reflète sur les prix, qui continuent à être inférieurs à ceux de l’an dernier. Compte tenu du volume des réserves, les disponibilités globales de riz pour la campagne de commercialisation 2001 sont estimées à 2,433 millions de tonnes. D’autre part, comme les utilisations totales (consommation alimentaire, semences, alimentation pour le bétail et prélèvement sur les stocks) pour remédier au déficit de production de la saison humide sont estimées à 2,478 millions de tonnes, le déficit non couvert serait de l’ordre de 45 000 tonnes. Toutefois, ce déficit sera entièrement couvert par l’aide alimentaire dans la filière, ce qui aboutit à un équilibre entre l’offre et la demande de riz pour 2001 sans besoin d’importation.
D’un point de vue national, la situation de l’offre et de la demande de riz est relativement satisfaisante. Toutefois, en raison des inondations, un grand nombre de personnes, dont la situation frôle déjà le seuil de la subsistance et de l’insécurité alimentaire en temps normal, pourraient être d’autant plus vulnérables aux pénuries alimentaires. Au Cambodge, on identifie en général trois grandes catégories de personnes "exposées à l’insécurité alimentaire". À l’heure actuelle, le groupe le plus important se compose de personnes en situation chronique d’insécurité alimentaire (environ 2 millions). La seconde catégorie est constituée des "groupes vulnérables": les handicapés, les malades, les orphelins, etc. (de 500 000 à 600 000 personnes). La troisième catégorie, quant à elle, regroupe des personnes en "situation temporaire d’insécurité alimentaire", du fait de facteurs tels qu’incendies, inondations et sécheresse (près de 50 000 personnes normalement). Cette année cependant, du fait des inondations exceptionnelles, on estime que 3 millions de personnes entrent dans la dernière catégorie. Sur ce chiffre, une analyse de vulnérabilité indique que le nombre de personnes plus particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire pourrait être de 500 000. Compte tenu de l’ampleur du problème, ces personnes pourraient devenir des victimes chroniques si elles devaient recourir à des mesures extrêmes (vente de leur terre, contraction de dettes à lourds intérêts…) pour assurer la subsistance de leur famille, compromise par les dégâts des inondations. Toutefois, si elles peuvent bénéficier d’une aide alimentaire ciblée, on peut s’attendre à ce que la majorité d’entre elles se remettent sur pied d’ici la prochaine moisson. Afin de satisfaire les besoins alimentaires des 500 000 personnes les plus exposées, la mission recommande qu’une aide alimentaire supplémentaire soit fournie pendant quatre mois. Ces besoins seront en partie couverts par l’Opération d’urgence en cours (un mois et demi au titre de l’opération d’urgence 6296.00), mais il faudra encore réunir 16 000 tonnes de produits alimentaires pour combler le reliquat.
Au cours des dernières semaines, l’hiver le plus rigoureux enregistré en 50 ans a provoqué la mort de 30 personnes et des pertes de plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail dans la région la plus au nord de la Mongolie intérieure. Compte tenu de la persistance de la vague de froid, l’on s’inquiète de la situation de nombreuses familles nomades dans la région qui sont entièrement tributaires du bétail et des produits de l’élevage pour assurer leur subsistance et obtenir des revenus. En général, dans la partie nord du pays, la couverture de neige a été assez épaisse pour protéger le blé d’hiver en dormance qui, semé en octobre/novembre l’an dernier, sera récolté en mai/juin. Le blé d’hiver représente la majeure partie de la production annuelle de blé. En raison de la baisse des prix de soutien pour les denrées de base, les superficies sous blé ont encore diminué pour la campagne 2000/01, les agriculteurs continuant à se tourner vers des récoltes plus lucratives. Selon les estimations, les emblavures seraient de l’ordre de 23 millions d’hectares, soit 1,17 million d’hectares ou près de 5 pour cent de moins qu’en 1999. En 1999/2000, sous l’effet à la fois d’une forte sécheresse et d’une réduction des superficies, la production de blé a reculé, pour s’établir à quelque 101 millions de tonnes (environ 94 millions de tonnes provenant du blé d’hiver et 7 millions de tonnes, du blé de printemps). Ce volume est inférieur de 9 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et représente le plus faible résultat enregistré depuis 1995. En raison de la sécheresse, la production de maïs a, elle aussi, sensiblement fléchi puisqu’elle a été ramenée à 105 millions de tonnes, soit environ 18 pour cent de moins que l’an dernier. La production de paddy en 2000/01 devrait s’établir à quelque 188,2 millions de tonnes, ce qui représente une régression d’environ 5 pour cent par rapport à l’année précédente.
Les semis de blé et d’orge de la campagne 2001, qui seront récoltés à partir de mai, se sont déroulés dans des conditions météorologiques en général normales. Selon les estimations, la production totale de blé et d’orge en 2000 devrait se chiffrer à 101 000 tonnes, soit environ 20 pour cent de moins que l’année précédente mais un volume proche de la moyenne.
Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 2000/01 (mai/avril) devraient s’élever à 95 000 tonnes tandis que le total des importations d’orge et de maïs devraient s’approcher de 540 000 tonnes, ce qui ne représente pas de changement par rapport à l’an dernier.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE (5 février)
Au lendemain de la crise financière qui a touché l’Asie, les perspectives de reprise et de croissance sont de plus en plus encourageantes, laissant prévoir une hausse de la demande de céréales pour l’alimentation humaine et animale. Le pays importe la quasi totalité du blé et du maïs dont il a besoin mais il produit en moyenne 5 millions de tonnes de riz (usiné) par an, durant la campagne principale qui se déroule en général de mai à octobre. Dans l’ensemble, le nombre d’exploitations productives et les superficies sous riz diminuent, les terres étant de plus en plus souvent libérées pour y installer des infrastructures nécessaires au développement urbain. Toute expansion future devra donc se faire essentiellement à partir de terres marginalisées et bonifiées, y compris des terres exposées aux inondations.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (8 février)
La situation des approvisionnements alimentaires est à nouveau préoccupante, du fait des répercussions générales de l’hiver le plus rigoureux enregistré depuis des décades. Depuis 50 ans, les températures de la mi janvier n’avaient jamais été aussi basses. La température est descendue à moins 37o dans la province septentrionale de Chagang et à moins 27o à Pyongyang, la capitale. La situation est de plus en plus précaire pour de larges tranches de la population, déjà affaiblies par des années de pénuries alimentaires, par un accès limité aux services publics et sanitaires de base ainsi que par le manque d’électricité et de bois de chauffage.
Selon certains rapports, le Système de distribution public (PDS) ne serait plus en mesure d’assurer ses prestations dans certaines régions à la fin du mois de janvier, suite aux mauvaises récoltes de 2000. De février à fin juin, au moment de la récolte des pommes de terre et de certaines doubles cultures, la seule source de nourriture proviendra de l’aide alimentaire et d’autres produits. Selon les contrôles alimentaires effectués ponctuellement par le PAM, le PDS distribue environ 200 grammes de céréales par personne et par jour, soit environ 720 k/cal. Or les besoins minimaux pour permettre à un adulte de survivre sont établis à 2 200 k/cal par jour.
En novembre dernier, une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires a estimé que les disponibilités céréalières intérieures, en équivalent céréales, pour la campagne de commercialisation 2000/01 se chiffrent à 2,92 millions de tonnes alors que la demande à des fins alimentaires et autres utilisations s’élève à 4,79 millions de tonnes. Les besoins d’importations ont donc été estimés à 1,87 million de tonnes. Il a été prévu que les importations commerciales couvriraient 200 000 tonnes et qu’il serait possible d’obtenir 600 000 tonnes supplémentaires par le biais des contributions d’aide alimentaire réunies par le PAM, plus 500 000 autres tonnes, au titre d’importations bilatérales à des conditions de faveur. Compte tenu de ces éléments, les besoins d’importations non couverts sont estimés à 665 000 tonnes. Dans ce contexte, le pays aura donc besoin d’une aide pour couvrir les besoins alimentaires minimaux. Les contributions annoncées à ce jour s’élèvent à 651 000 tonnes, dont 140 000 tonnes déjà livrées.
Les perspectives de récoltes sont pessimistes pour 2001. Le développement végétatif continue à être satisfaisant, mais les superficies sous céréales d’hiver ont diminué, du fait des dégâts de la sécheresse en 2000 et de la pénurie de semences en résultant, en particulier dans les zones de production de blé, à l’est et au sud du pays. En outre, les précipitations ont encore été inférieures à la moyenne en hiver et les ravageurs prolifèrent. En dépit des mesures d’urgence prises pour réunir des semences de blé d’hiver, on estime que 62 pour cent seulement des superficies normalement cultivées (110 000 hectares) ont été ensemencées. Le pays compte obtenir assez de semences pour accroître les surfaces sous pommes de terre et maïs au printemps afin de compenser la baisse prévue de production de blé.
La sécheresse et le mauvais état du système d’irrigation ont entraîné une forte réduction de la production vivrière en 2000. La production céréalière totale de 2000 est inférieure à 400 000 tonnes, soit près de la moitié du volume de 1999 et 40 pour cent de moins que la moyenne. La production de pommes de terre et des autres cultures vivrières de base a également fléchi; l’élevage, de son côté, a souffert de la diminution du fourrage.
Avec des besoins de consommation céréalière minimaux (produits alimentaires, aliments pour le bétail et perte compris) estimés à 1,1 million de tonnes, les besoins en importations céréalières devraient s’établir à 748 000 tonnes en 2000/01 (620 000 tonnes de blé, 88 000 tonnes de maïs, 35 000 tonnes d’orge et 5 000 tonnes de riz). Il est difficile d’estimer les importations commerciales. Toutefois, les livraisons d’aide alimentaire de blé provenant de l’étranger ne se commercialisent pas facilement, des produits moins onéreux pouvant être obtenus dans la CEI. Les importations céréalières enregistrées entre juillet et décembre 2000 se sont élevées à 104 000 tonnes, mais des quantités substantielles entrent dans le pays sans être déclarées. Face aux besoins d’aide alimentaire estimés à 311 000 tonnes, les annonces confirmées à ce jour représentent 76 000 tonnes.
Environ 696 000 personnes particulièrement éprouvées par la sécheresse ont besoin de secours alimentaires d’urgence et le PAM a lancé un appel pour réunir près de 66 000 tonnes de vivres pour une période de 8 mois (de novembre à juin), jusqu’à la prochaine récolte.
Le séisme le plus violent en cinquante ans, qui a atteint presque 8 sur l’échelle Richter et dont l’épicentre se situait à proximité de la ville de Bhuj, a dévasté l’État occidental de Gujarat. Outre le coût économique de la catastrophe, les estimations actuelles indiquent que le nombre de victimes pourrait se chiffrer en dizaines de milliers de personnes. Compte tenu de l’ampleur du problème, plusieurs pays ont proposé d’apporter diverses formes d’aide humanitaire: secours alimentaires d’urgence, eau, ou encore fournitures médicales.
Le tremblement de terre a aggravé les problèmes d’eau et de nourriture touchant un État déjà affaibli par deux sécheresses consécutives, dont celle résultant de la mauvaise mousson l’an dernier. Le niveau des nappes phréatiques avait déjà beaucoup baissé et un grand nombre de personnes avaient commencé à migrer. En conséquence, même avant le séisme, le gouvernement avait pris des mesures pour distribuer quelque 670 000 tonnes de céréales au titre d’interventions de secours dans huit des États affectés par la sécheresse: Gujarat, Himachal Pradesh, Maharashtra, Madhya Pradesh, Orissa, Rajasthan et Uttaranchal. Le pays a subi une succession de catastrophes naturelles l’an dernier, dont une sécheresse et de graves inondations dans plusieurs États au cours de la mousson, qui ont fait de nombreuses victimes et laissé un grand nombre de personnes sans abri.
Les perspectives de blé d’hiver, peu encourageantes du fait de la sécheresse qui avait entraîné une réduction des emblavures de blé pour la campagne 2000/01, notamment dans les États d’agriculture pluviale, comme Madhya Pradesh, Rajasthan et certaines parties de Uttar Pradesh, se sont légèrement améliorées, suite aux pluies d’hiver tardives et à une vague de froid en janvier. Selon les prévisions actuelles, l’hiver risque d’être plus long cette année, ce qui pourrait permettre d’optimiser les perpectives. En 2000, le pays a engrangé une récolte de blé record d’environ 76 millions de tonnes. L’objectif ciblé pour le total de la production céréalière est fixé à 212 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation 2000/01, contre 209 millions de tonnes en 1999/2000.
Les stocks de blé détenus par le gouvernement au début du mois de décembre l’an dernier s’élevaient à 26,0 millions de tonnes, contre 18,5 millions de tonnes l’année précédente. Compte tenu du volume des réserves, le gouvernement a autorisé l’exportation de 2 millions de tonnes de blé, mais les ventes ont été lentes dans l’ensemble. Le gouvernement a également permis d’exporter 2 millions de tonnes de riz pour réduire les stocks qui atteignaient 19,5 millions de tonnes au début du mois de décembre l’an dernier, contre environ 13,3 millions de tonnes l’année d’avant.
Les pluies saisonnières au cours de la dernière décade de janvier qui ont arrosé la province de Java, zone de production rizicole majeure, ont apporté l’humidité nécessaire au riz de la campagne principale, qui est semé de novembre à janvier et récolté à partir d’avril. Fin janvier, un séisme de faible ampleur, atteignant 5,7 sur l’échelle Richter, a secoué l’Irian Jaya; certains rapports ont toutefois fait état de victimes et de dégâts.
La production de paddy en 2000 a tourné autour de 51 millions de tonnes, ce qui représente une augmentation d’environ 2 pour cent par rapport à l’année précédente et de près de 4 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. La hausse de production est imputable à une longue saison des pluies et à l’incidence limitée des ravageurs et des maladies. Les superficies récoltées se sont maintenues à environ 11,5 millions d’hectares. En raison de la progression de la production intérieure, l’estimation des besoins d’importations en 2000 pourrait être légèrement revue à la baisse. Depuis fin 1998, le gouvernement a autorisé des importations de riz privées.
La situation humanitaire et la sécurité alimentaire sont précaires dans le Kalimantan central, suite aux troubles intérieurs et à la violence qui ont éclaté, faisant déjà des centaines de victimes et déplaçant des milliers de personnes.
Dans l’ensemble, après la crise économique de 1997/1998 aggravée par les mauvais résultats agricoles dus au phénomène El Niño, la situation alimentaire continue à se stabiliser dans le pays. Toutefois, certains rapports indiquent que 11 des 14 districts de la province de Nusa Tenggara oriental sont confrontés à des pénuries alimentaires, suite à la sécheresse et des pertes de récoltes en résultant.
IRAN, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’ (5 février)
Au cours de la dernière décade de janvier, des pluies de faible intensité sont tombées dans les régions occidentales du pays, devenant plus abondantes aux abords de la côte de la mer Caspienne. Le blé, denrée de base du pays, est normalement semé en septembre/octobre et moissonné en avril/mai. L’orge pluvial, essentiel à l’alimentation du bétail, est également semé à partir de septembre et récolté en mars.
Deux années consécutives de sécheresse ont gravement nui à l’agriculture et à l’élevage en 2000. La sécheresse, la pire enregistrée depuis 1964, a touché environ 37 millions de personnes, soit plus de 50 pour cent de la population. Selon les estimations, la production de blé de 2000 a fléchi, pour s’établir à quelque 8 millions de tonnes, soit 700 000 tonnes de moins que le volume de 1999, déjà réduit par la sécheresse, et près de 2 millions de moins que la moyenne quinquennale.
Les perspectives des récoltes céréalières de 2001, qui seront rentrées en mai/juin, sont encore incertaines. La production risque également d’être compromise par les effets à long terme de deux années consécutives de forte sécheresse et par le manque d’intrants agricoles essentiels. Une mission FAO/PAM/OMS d’évaluation de la nutrition et des approvisionnements alimentaires, qui s’est rendu en Iraq en mai 2000, a constaté que dans les régions les plus touchées, dans le centre et dans le sud du pays, non seulement les emblavures avaient été réduites mais aussi qu’environ 75 pour cent des superficies sous blé et orge avaient subi d’importants dégâts et qu’elles étaient surtout utilisées comme pâturage pour le bétail. Les rendements céréaliers n’ont jamais été si mauvais. En conséquence, la production céréalière de 2000, estimée à environ 796 000 tonnes, a diminué de quelque 47 pour cent par rapport à 1999 et de 64 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.
Les importations céréalières effectuées dans le cadre de l’échange pétrole-contre-vivres, conformément aux termes de la SCR 986, ont permis d’améliorer sensiblement la situation des approvisionnements alimentaires. Toutefois, on continue de signaler des retards importants dans l’acheminement des importations de denrées. De plus, malgré une forte augmentation de la ration alimentaire depuis l’application de la SCR 986, on ne note pas d’amélioration notable du taux de malnutrition infantile dans le centre et le sud du pays, et les problèmes nutritionnels sont encore aigus et répandus. Les rations alimentaires fournissent un régime qui n’est ni varié ni nutritivement équilibré; présentant en effet des carences en légumes, en fruits et en produits animaux, elles manquent de micronutriments.
De récentes pluies ont amélioré les perspectives de blé et d’orge de 2001, qui seront récoltés à partir d’avril. En temps normal, la production intérieure de blé couvre moins d’un cinquième des besoins totaux, le reste étant couvert par des importations commerciales. Par suite de la forte sécheresse enregistrée dans plusieurs pays du Proche-Orient, on estime que la production de blé en 2000 est de 50 000 tonnes, soit environ 58 pour cent de moins que la moyenne. Les importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient être de l’ordre de 2,9 millions de tonnes.
Actuellement, on ne cultive que du blé d’hiver dans certaines régions. Depuis 1995, dans le cadre du programme d’ajustement des superficies sous blé, les emblavures ont diminué de quelque 16 pour cent. En conséquence, la production intérieure de riz (usiné) a reculé d’environ 11 millions de tonnes en 1994, pour se rapprocher de la moyenne quinquennale, établie à près de 9 millions de tonnes.
Compte tenu de la baisse des prix agricoles et de la dissuasion qui en découle, il est probable que la politique des prix soit revue. Un comité officiel a proposé de venir en aide à près de 400 000 cultivateurs, de grandes sociétés agricoles ayant même proposé d’intervenir pour compenser le fléchissement des revenus.
Les perspectives de blé et d’orge de 2001, à récolter en mai/juin, demeurent incertaines, compte tenu des conséquences à long terme de deux années consécutives d’une sécheresse aiguë ainsi que des pluies irrégulières qui ont caractérisé la campagne en cours. En 2000, la production totale de blé et d’orge, estimée à 42 000 tonnes, représente plus du double de l’an dernier, tout en restant cependant inférieure de quelque 54 pour cent à la moyenne. Le secteur de l’élevage a, lui aussi, été gravement touché et les éleveurs d’ovins ont été les principales victimes.
Toutefois, même si la sécheresse a gravement affecté les cultures en sec et l'élevage, la production maraîchère a fortement augmenté dans la vallée du Jourdain. En conséquence, les prix des légumes se sont effondrés, avec les retombées que cela suppose pour le revenu des agriculteurs. Le manque de débouchés et de structures adéquates de transformation des produits sont les principales contraintes.
Une mission de la FAO, qui s'est rendue dans le pays en septembre 2000, a identifié les aides prioritaires requises pour atténuer les effets de la sécheresse sur la production agricole. En conséquence, un appel d'un montant total de 13,5 millions de dollars E.-U. a été lancé le 21 décembre 2000 pour fournir des semences et d'autres intrants nécessaires à la campagne agricole 2001, aider à distribuer des aliments et médicaments pour le bétail et appuyer les réserves forestières et parcours protégés.
L’essentiel des céréales est semé au printemps. L’objectif de semis est fixé à 11,7 millions d’hectares et celui de production, à 11,6 millions de tonnes.
Selon les premières estimations officielles pour la campagne 2000, la production de céréales et de légumineuses s’établira à 11,6 millions de tonnes, dont 9,1 millions de tonnes de blé. Ce volume, inférieur à la récolte record de 14 millions de tonnes l’an dernier, permettra toutefois de couvrir les besoins intérieurs et d’assurer des exportations céréalières de l’ordre de 4 à 5 millions de tonnes.
Le pays a exporté près de 7 millions de tonnes de céréales en 1999/2000, dont 6 millions de tonnes de blé, principalement vers les autres pays de la CEI.
Le Laos, comme d’autres pays voisins dans la région, a subi d’importantes inondations qui ont provoqué des dommages dans de vastes régions du pays. Sept provinces centrales et méridionales ont été inondées pendant la mousson, ce qui a occasionné de graves dégâts aux récoltes, et dans une moindre mesure, à l’élevage et à la pêche. Dans certaines régions, les superficies sous riz sont parfois restées inondées pendant trois semaines. Les provinces les plus touchées ont été Khammouane, Savannakhet, Saravane et Champasack. Selon le Ministère de l’agriculture et des forêts, le pays n’avait pas connu de telles inondations depuis 1978. Près de 450 000 personnes ont été touchées et un grand nombre d’entre elles sont restées sans abri. Les inondations risquent d’entraîner un ralentissement de la croissance agricole, ce qui compromettra fortement la sécurité alimentaire des groupes les plus vulnérables et les plus exposés; les prix devraient en effet augmenter tandis que les revenus et l’accès à la nourriture devraient se réduire. Le riz, cultivé sur 85 pour cent des superficies, est la principale culture du pays. Les autres cultures sont le maïs (second en superficie), la canne à sucre et les arachides. L’essentiel du riz est produit pendant la saison humide (de juin à novembre), surtout en agriculture pluviale, dans les provinces centrales et méridionales de la vallée du Mékong qui reçoivent de 1 500 mm à 2 200 mm de pluie par an, 70 pour cent des précipitations étant enregistrées entre mai et octobre. En général, les cultivateurs n’apportent pas d’engrais au riz pluvial durant la saison humide. En 1995 et 1996, de graves inondations avaient entraîné des déficits rizicoles substantiels et le pays avait dû faire appel à une aide alimentaire extérieure pour porter secours aux groupes vulnérables.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires étudie actuellement les disponibilités et le besoin éventuel d’une aide alimentaire. De plus, la FAO distribuera d’urgence des semences potagères et de riz à environ 8 000 foyers ruraux victimes des inondations de l’an dernier.
Les perspectives de céréales d’hiver de 2001, qui seront récoltées en juin/juillet, sont encourageantes jusqu’à présent. Toutefois, la production céréalière intérieure ne couvre à l’ordinaire qu’environ 10 pour cent des besoins de consommation. La production totale de blé et d’orge est estimée à 62 000 tonnes en 2000, soit un volume analogue à l’an dernier.
Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient approcher les 0,51 million de tonnes, ce qui est identique à l’année précédente.
En temps normal, le pays produit environ 2 millions de tonnes de paddy par an, 60 pour cent provenant de la campagne principale et 40 pour cent, des cultures de contre-saison. Les importations couvrent en général un tiers des besoins de consommation de riz , et la quasi totalité de la demande de blé et de maïs. Le gouvernement a récemment annoncé plusieurs stratégies visant à augmenter la production alimentaire de manière durable afin de réduire la dépendance à l’égard des importations, parmi lesquelles: l’amélioration de l’efficacité et de la productivité, l’établissement de zones de production agro-alimentaires, la consolidation des réseaux de commercialisation et des industries alimentaires, le développement de l’infrastructure et la mise en valeur des ressources humaines. La priorité ira au riz, aux fruits, aux légumes et à la volaille.
L’an dernier, l’hiver le plus rigoureux enregistré depuis des décennies avait gravement affecté la sécurité alimentaire d’un grand nombre de personnes, en particulier des éleveurs nomades. Cette année encore, le pays subit un hiver dévastateur qui exacerbera encore les problèmes d’approvisionnements alimentaires. Une neige épaisse recouvre les terres sur lesquelles le bétail est normalement mis en pâturage l’hiver et les températures sont parfois descendues à moins 50o. Le temps a déjà fait huit victimes parmi les éleveurs et environ 500 000 têtes de bétail sont mortes alors qu’un tiers de la population est entièrement tributaire de l’élevage pour assurer sa subsistance et se procurer des revenus. Les conditions climatiques entravent l’acheminement des vivres et des fournitures médicales vers les régions où la population est le plus fortement exposée aux pénuries alimentaires. De plus, l’hiver glacial fait suite à un été sec qui a réduit les cultures fourragères nécessaires au bétail. La situation devrait empirer au cours de l’hiver. En janvier, Les Nations Unies ont lancé un appel d’urgence à la communauté internationale pour venir en aide au pays.
Les répercussions d’un nouvel hiver rigoureux et de la diminution du fourrage sur l’élevage revêtent une importance capitale. Ce secteur joue en effet un rôle décisif dans l’économie car il constitue la principale source de revenus des ménages et contribue de manière importante à obtenir des devises étrangères. Les lourdes pertes de bétail et la réduction des produits carnés qui en a résulté ont conduit à une forte augmentation du prix du bétail (jusqu’à 40 pour cent), d’où un effet domino sur l’inflation et sur le coût de la vie, aggravant encore la sécurité alimentaire des groupes les plus pauvres et les plus vulnérables. Outre la viande, on note une grave pénurie de lait, surtout dans les campagnes, ce qui réduit davantage l’une des principales sources de protéines et de nutriments dans le régime alimentaire. Par ailleurs, les familles d’éleveurs nomades ont eu d’énormes difficultés à trouver d’autres sources de revenus, la plupart n’ayant pas reçu l’éducation ou la formation voulue pour d’autres emplois. Néanmoins, nombre d’entre elles ont migré vers les villes et les centres urbains, exacerbant les problèmes existants de chômage et de vulnérabilité aux pénuries alimentaires.
Les pénuries alimentaires actuelles font suite à plusieurs années de détérioration sensible de l’état nutritionnel résultant la profonde transformation de larges couches de la population à mesure que l’économie planifiée a cédé la place à l’économie de marché. Cette évolution a exposé aux incertitudes économiques de nombreux groupes qui dépendaient d’emplois et de services d’assistance publics, du fait qu’ils n’avaient guère d’autres sources de gains. Selon divers rapports reçus au milieu des années 90, la pauvreté et l’insécurité alimentaire touchaient plus particulièrement les chômeurs, les personnes âgées, les ménages dirigées par une femme, les enfants, les retraités et les petits éleveurs. D’après de récentes études réalisées par des ONG, un taux élevé de malnutrition chronique subsiste dans plusieurs régions de nomadisme, un grand nombre de familles vivant dans l’indigence la plus extrême.
En janvier, une mission inter-institutions des Nations Unies, dont la FAO, s’est rendue en Mongolie pour évaluer la situation et a lancé un appel pour que des secours soient fournis d’urgence. L’appel des Nations Unies concerne plus particulièrement les populations vulnérables des provinces les plus touchées et portera sur le renforcement des capacités de la Commission nationale d’urgence (SEC) et d’autres partenaires nationaux importants afin que la planification préalable aux catastrophes et les interventions nécessaires soient mieux gérées et coordonnées. L’appel couvre une période de quatre mois, allant du 1er février au 31 mai 2001, et porte sur 7 millions de dollars E.-U. en espèces et 4,7 millions de dollars E.-U. en nature, pour venir en aide à la population de 73 comtés touchés. Cet appel ciblera les secteurs suivants: l’élevage (4 millions de dollars E.-U. en espèces et 4,7 millions de dollars E.-U. en nature), la santé, l’eau et l’assainissement (2,3 millions de dollars E.-U.) ainsi que la nutrition (608 000 dollars E.-U.).
Le riz de la campagne principale (mousson) a été récolté. Le riz de la campagne principale représente normalement environ 85 pour cent de la production totale, le reste provenant de la seconde campagne ou récolte de la saison sèche, qui est semée en octobre/novembre et engrangée en avril/mai. Selon les prévisions actuelles, la production de paddy pour la campagne de commercialisation 2000/01 s’établira à 19,8 millions de tonnes, ce qui est similaire à 1999.
Le riz de la campagne principale a été rentré et la production de paddy devrait avoisiner les 3,7 millions de tonnes.
Selon certains rapports, le gouvernement pourrait venir en aide aux cultivateurs touchés par la baisse des prix agricoles grâce à l’adoption de prix de soutien fixes. L’an dernier, le cours du paddy a chuté sous l’effet des importations réalisées par l’Inde. Le coût de production a également augmenté, diverses subventions pour les intrants (engrais et irrigation, par exemple) ayant été suspendues.
En ce début de campagne, le développement végétatif est moins avancé qu’à la même époque l’an dernier. Cette observation pourrait toutefois s’expliquer par le refroidissement du temps et/ou le retard des semis. Dans l’ensemble, les premières perspectives de céréales d’hiver sont satisfaisantes. Selon les rapports les plus récents, les emblavures de céréales d’hiver ont légèrement augmenté, malgré le retard et la diminution des semis dans les zones septentrionales touchées par de graves pénuries d’eau durant l’été et l’automne 2000. Le résultat final dépendra en grande partie de la neige des glaciers des pays voisins qui alimentent les deux principales rivières assurant l’approvisionnement en eau d’irrigation du pays.
La production céréalière de 2000 est officiellement estimée à 3,916 millions de tonnes, ce qui est en deçà de l’objectif ciblé (5,8 millions de tonnes) et en recul d’environ 10 percent par rapport à l’année précédente. Le fléchissement de la production est attribuable à des pluies d’hiver inférieures à la moyenne, à un manque d’eau d’irrigation résultant d’un hiver doux ainsi qu’à une mauvaise gestion des ressources en eau dont les effets ont été catastrophiques pour l’agriculture dans la région autonome de Karakalpakstan et de Khorizem, en aval du fleuve Amou-Daria, et en particulier pour celle de Karakalpakstan. La production de coton - culture d’exportation importante grâce à laquelle le pays finance les importations de blé et de matériel - a baissé pour s’établir à 3 millions de tonnes, contre 3,6 millions de tonnes l’an dernier. La production de riz (irrigué) a, elle aussi, sensiblement diminué puisqu’elle se chiffre à 155 000 tonnes, contre 421 000 tonnes en 1999.
Les importations alimentaires ont régressé ces dernières années, en raison d’une part, de la forte augmentation de la production céréalière (blé notamment) et d’autre part, de la restriction des importations effectuées dans le but de réunir un maximum de capitaux pour créer des industries capables de remplacer les importations. Néanmoins, les besoins d’importations de blé en 2000/01 sont estimés à plus de 800 000 tonnes. L’essentiel des importations céréalières sera couvert par des voies commerciales mais le gouvernement a demandé (et reçu) 38 200 tonnes de blé dur destiné à la production de pâtes.
Des céréales devront être transférées en quantité plus importante qu’à l’ordinaire aux populations victimes de la sécheresse. Des contraintes budgétaires pourraient diminuer la capacité du gouvernement à couvrir convenablement les besoins de ces populations, mais le gouvernement central n’a pas demandé de secours d’urgence supplémentaires. Une brève évaluation nutritionnelle effectuée dans le Karakalpakstan en novembre-décembre a constaté que le niveau de malnutrition aiguë était faible (2,6 pour cent des enfants âgés de moins de 5 ans avaient une mesure de la circonférence du bras, au milieu de la partie supérieure, inférieure à 13,5 cm), mais que celui de malnutrition chronique était relativement élevé par rapport à la référence du Centre national de statistiques sanitaires (15,4 pour cent).
La principale culture actuellement en terre est le blé d’hiver, qui est semé en octobre/novembre et engrangé en avril/mai. Alors que l’on prévoyait une baisse de production en 2001 en raison des températures élevées et du temps sec, les perspectives de récoltes sont légèrement plus optimistes depuis peu, du fait de pluies tardives en décembre et de températures plus clémentes en janvier. Le pays a engrangé une récolte record de blé d’environ 21 millions de tonnes l’an dernier. Avant que le temps ne s’améliore récemment, l’on s’attendait à ce que la production fléchisse de 9 pour cent.
Dans le Béloutchistan au nord-ouest et dans le Sind au sud, on s’inquiète à nouveau de pénuries d’eau et de nourriture, une forte sécheresse ayant provoqué des pertes de récoltes et une baisse du niveau des nappes phréatiques. Ces deux provinces ont déjà été victimes de la sécheresse l’an dernier. Certains rapports indiquent que la situation des groupes vulnérables commence à être critique.
Les fortes pluies qui ont arrosé l’est du pays dans les dernières semaines de janvier ont permis d’augmenter l’humidité des sols mais ont provoqué des inondations dans certaines régions. L’Institut de volcanologie et de sismologie a récemment signalé que le volcan Mayon pourrait entrer en éruption, des cendres en provenant ayant été relevées. Le volcan, d’une altitude de 2 421 mètres, se situe dans la province d’Albay, à 330 km au sud-est de Manille, la capitale.
Le riz de la saison principale a été récolté et les semis de riz et de maïs de la seconde campagne, qui seront récoltés à partir de février/mars, devraient avoir bien progressé.
La production de paddy pour l’année civile de 2000 est estimée au niveau record de 12,2 millions de tonnes, soit une progression de 2 pour cent par rapport à l’an dernier, tandis que celle du maïs s’est établie à 4,5 millions de tonnes, soit un recul d’environ 2 pour cent par rapport à 1999. Incités par la possibilité d’obtenir de l’eau en plus grande quantité, les agriculteurs ont converti les terres de production traditionnelles de maïs en rizières, ce qui explique le fléchissement de production de maïs.
RÉPUBLIQUE KIRGHIZE (12 février)
La majeure partie du pays est actuellement sous la neige, ce qui n’empêche pas le développement végétatif dans la vallée de Syr-Daria. Grâce au froid de l’hiver et à l’abondance des chutes de neige, les réserves d’eau d’irrigation se remplissent. Actuellement, la production céréalière de 2000 est officiellement estimée à 1,57 million de tonnes, dont 1,04 million de tonnes de blé. Ce volume est légèrement inférieur à celui de l’an dernier (1,63 million de tonnes), des récoltes ayant été perdues en raison du temps sec et d’une neige précoce. Par ailleurs, la production céréalière de 2000 n’a pas atteint l’objectif fixé de 1,704 million de tonnes.
Dans l’ensemble, la situation des approvisionnements alimentaires reste satisfaisante et le pays exporte d’ailleurs des céréales vers le Tadjikistan et l’Afghanistan voisins. Toutefois, une grande partie de la population est démunie et les plus pauvres ont des difficultés à se procurer de la nourriture car le prix des denrées augmente au cours des mois les plus éprouvants de l’hiver. Le pays importe également du blé pour répondre à la demande de blé de qualité, compléter la Réserve de sécurité nationale (grâce aux livraisons d’aide alimentaire) et remédier à l’insuffisance des transports internes.
Le riz de la campagne principale maha, qui est semé entre octobre et décembre et récolté à partir de mars, est actuellement en terre. Le riz maha se cultive durant la mousson de nord-est qui correspond à la principale saison des pluies. La récolte principale représente environ deux tiers de la production annuelle, le reste provenant de la récolte de la saison sèche (yala). La production de paddy a été, en moyenne, de 2,5 millions de tonnes au cours de la période quinquennale 1995-1999. Outre le riz, culture de base du pays, de 850 000 à 900 000 tonnes de blé sont importées chaque année pour répondre à la demande de pain et d’autres produits à base de blé.
Les perspectives de céréales d’hiver, qui seront récoltées à partir de la mi mai, s’annoncent bien en raison des pluies abondantes enregistrées jusqu’à présent. La production végétale et animale s’est remise de la récolte de 1999, réduite par la sécheresse. La production de blé de 2000, estimée à 3,6 millions de tonnes, dépasse d’environ 31 pour cent celle de l’an dernier et représente un volume proche de la moyenne. La production d’orge, provenant essentiellement de cultures pluviales, devrait s’établir à 800 000 tonnes, soit le double du volume de 1999, mais encore en-deça d’environ 28 pour cent environ par rapport à la moyenne quinquennale.
Le pays a besoin d’un temps froid et neigeux pour aider à la reconstitution des réserves en eau d’irrigation pour le printemps et l’été à venir, mais le temps a été inhabituellement doux en janvier. De plus, les perspectives des céréales de 2001 continuent à être incertaines en raison du manque de semences résultant de la récolte réduite par la sécheresse l’an dernier, de la mauvaise gestion de l’eau et des canaux d’irrigation ainsi que de l’insuffisance du drainage qui a provoqué une salinifisation des sols. Compte tenu d’une forte sécheresse, la production céréalière de 2000 est tombée à 236 000 tonnes, soit 47 pour cent de moins qu’en 1999. Le temps sec a également nui à la production de toutes les autres cultures, dont la pomme de terre, les légumes et le coton.
La sécheresse aiguë de l’an dernier a exposé près de la moitié des 6,2 millions d’habitants à des pénuries alimentaires et la réponse des donateurs aux appels d’aide alimentaire a été lente. Les besoins en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) sont estimés à 791 000 tonnes. Compte tenu d’importations commerciales projetées à environ 400 000 tonnes et de contributions d’aide alimentaire égales à 104 000 tonnes, les besoins d’aide alimentaire non couverts représentent encore 285 000 tonnes. Dans le cas d’un pays aussi démuni, un déficit de cet ampleur, s’il n’est pas comblé par la communauté internationale, pourrait avoir des implications désastreuses pour la population. De nombreux ménages vivent déjà dans des conditions économiques alarmantes et la situation devrait s’aggraver pour un nombre croissant de familles durant la période de soudure (de la fin de l’hiver au début du printemps) à mesure que s’épuiseront leurs éventuelles réserves alimentaires ainsi que leurs autres moyens de subsistance. On estime que près de 3 millions de personnes entrent dans cette catégorie, environ 2 millions d’entre elles étant déjà en prise à une situation désespérée. Il convient de suivre de près l’évolution des approvisionnements, de la production et de l’accès à la nourriture afin d’apporter les ajustements nécessaires aux programmes d’assistance en cours et/ou d’en concevoir de nouveaux pour mieux répondre aux besoins.
Le PAM a lancé un appel pour obtenir 126 000 tonnes d’aide alimentaire, d’une valeur de 62 millions de dollars E.-U., afin de mettre en œuvre une opération d’urgence en faveur de plus d’un million de personnes menacées par la famine au cours des neuf prochains mois. Faute d’assistance, environ 1,2 million de personnes seront confrontées à une situation désespérée sans pratiquement aucune possibilité d’emploi ni autre source de revenus pour acheter de la nourriture sur le marché.
Au cours de la dernière décade de janvier, des pluies généralisées ont augmenté les réserves d’humidité des sols. La récolte du riz de la campagne humide devrait être terminée et les semis de la seconde campagne sèche devrait avoir débuté dans certaines régions. Selon les dernières prévisions du Ministère de l’agriculture, la production de paddy de la campagne principale 2000/01 devrait approcher les 19,04 millions de tonnes tandis que celle de la seconde campagne en cours, dont la récolte se déroulera en mai/juin l’an prochain, devrait se chiffrer à environ 4,95 millions de tonnes. La production totale avoisinera donc les 24 millions de tonnes, soit 16 millions de tonnes en équivalent riz.
Les exportations de riz se sont établies à 6,6 millions de tonnes l’an dernier, soit 100 000 tonnes de moins que l’année précédente.
Le riz et le maïs de la campagne principale, qui ont été semés en novembre/décembre, sont en cours de levée et seront récoltés à partir d’avril/mai. Malgré la désorganisation provoquée par les troubles intérieurs en 1999, le secteur agricole continue à se redresser grâce à une plus grande facilité d’accès aux produits et à une meilleure commercialisation. Selon l’estimation de la FAO, la production de riz et de maïs en 2000 sera de l’ordre de 30 500 tonnes (usiné) et de 94 000 tonnes respectivement.
Selon les rapports officiels, la production de céréales d’hiver 2000 s’est élevée à 1,7 million de tonnes, soit 1,645 million de tonnes de plus que l’objectif ciblé et environ 280 000 tonnes de plus qu’en 1999. Cette augmentation, qui a été atteinte en dépit du manque d’eau d’irrigation dans certaines zones de production et dans la plupart des pays voisins, s’explique surtout par la gestion privée des terres en location. La majeure partie des céréales, semée en hiver, n’a souffert ni de la chaleur ni de la pénurie d’eau d’irrigation. Les résultats de la production de riz irrigué sont encore incertains; ils risquent cependant de pas atteindre l’objectif visé, comme dans le cas du coton de la campagne 2000, dont la production a baissé de 20 pour cent pour s’établir à 1,03 million de tonnes.
En décembre, le séisme qui a secoué plusieurs régions occidentales (Nebit Dag) et les zones avoisinantes, a fait un certain nombre de victimes et provoqué des dégâts aux logements et aux stocks alimentaires. Les villages à proximité immédiate ont été plus touchés que la capitale régionale.
Les perspectives des céréales d’hiver 2001 sont encourageantes jusqu’à présent, compte tenu de l’abondance des pluies dans les principales zones agricoles. La production de blé de 2000 est estimée à 19 millions de tonnes, soit environ 5 pour cent de plus que la récolte, réduite, de l’an dernier et un volume proche de la moyenne.
Le gouvernement a considérablement réduit les prix de soutien des céréales en juin 2000 dans le but de contenir les pressions inflationnistes et de réduire les dépenses publiques. Ainsi, le prix de soutien du blé rouge dur anatolien, le plus répandu, a baissé d’environ 14 pour cent par rapport à 1999, pour s’établir à 166 dollars E.-U. la tonne.
Les achats céréaliers effectués par l’Office public des céréales de la Turquie (TMO) auprès des agriculteurs en 2000 sont estimés à environ 4,5 millions de tonnes.
Le temps sec de saison a été bénéfique à la préparation des sols et aux semis de riz d’hiver/printemps pendant la quasi totalité du mois de janvier. Dans le nord, le riz est semé de janvier à mars et récolté en juin/juillet tandis que dans le sud, les semis et les récoltes se déroulent environ un mois plus tôt. Compte tenu de la baisse des prix, le Ministère de l’agriculture et du développement rural a signalé que les emblavures ont été fortement réduites dans le nord. Les superficies sous maïs auraient fléchi d’environ 29 pour cent par rapport à l’an dernier tandis que les emblavures de pommes de terre et de soja auraient diminué de 27 percent, pour s’établir à 91 000 hectares et 19 000 hectares respectivement. Dans certaines régions, les agriculteurs remplacent ces cultures par le tournesol et le blé.
En raison du ralentissement du commerce mondial de riz, les recettes d’exportation de riz en 2000 ont été moins importantes que prévu. Les exportations se sont chiffrées à 3,7 millions de tonnes alors que l’objectif révisé était de 3,8 millions de tonnes.
La récolte de sorgho de 2000, récemment engrangée, est estimée à 380 000 tonnes, ce qui représente un recul d’environ 8 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale, du fait de la baisse des rendements.
La situation acridienne reste calme, mais, compte tenu des récentes pluies d’hiver dans les plaines côtières de la mer Rouge, les conditions risquent d’être propices aux pontes.
Selon les estimations, les importations de céréales (blé essentiellement) devraient être de l’ordre de 2,6 millions de tonnes en 2000.
Les pluies abondantes de décembre ont contribué à reconstituer en partie les nappes aquifères, dont le niveau était bas depuis la vague de sécheresse de l’an dernier. Ces nappes jouent un rôle important en prévision des cultures de la première campagne prochaine, qui devraient démarrer en mars. Cependant, le degré élevé d’humidité dû aux fortes pluies a nui à la qualité des cultures de paddy et n’a pas favorisé la concentration des éléments nutritifs dans la canne à sucre. Cette dernière culture, dont la récolte est en cours, avait souffert auparavant de la sécheresse et la production risque d’être inférieure aux 4,1 millions de tonnes rentrées l’an dernier. Les précipitations ont diminué en janvier, ce qui a contribué à améliorer la qualité du riz et de la canne à sucre.
Selon les prévisions, les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 devraient avoisiner les 900 000 tonnes de l’an dernier. Les importations de maïs jaune de la campagne en cours (juillet/juin) devraient également rester proches de celles de l’année dernière, soit environ 260 000 tonnes.
Depuis janvier, le pays a été frappé par une série de tremblements de terre. Le 13 janvier 2001, un grave séisme a fait plus de 800 victimes et détruit totalement ou partiellement plus de 140 000 foyers, notamment aux alentours de la capitale. La communauté internationale fournit une aide alimentaire d’urgence et d’autres types de secours aux familles sinistrées des zones urbaines et périurbaines. D’après les rapports officiels, le secteur agricole le plus touché est l’importante industrie du café, à vocation exportatrice. Les cultures céréalières ont subi des dégâts minimaux, car la catastrophe s’est produite lorsque la récolte de la deuxième campagne était déjà terminée. Le deuxième tremblement de terre de la mi-février a fait plus de 270 victimes. Attendu que les cultures de maïs de la première et de la deuxième campagnes avaient souffert auparavant du mauvais temps, on prévoit pour la campagne de 2000 un recul de la production totale, qui tomberait à environ 570 000 tonnes, contre 650 000 tonnes l’année précédente. La production de riz et de haricots devrait être moyenne par rapport aux années précédentes. Les cultures de la première campagne de 2000/01, dont les semis commencent en avril-mai, préoccupent sérieusement le gouvernement. On craint que les superficies cultivées totales soient réduites du fait de la désorganisation des infrastructures, de la main-d’œuvre et des importations agricoles en général, due au tremblement de terre.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient s’élever à 180 000 tonnes tandis que celles de maïs seraient comprises entre 260 000 et 280 000 tonnes. Les importations de riz de la campagne 2001 (janvier/décembre) devraient rester au même niveau que l’an dernier, soit 20 000 tonnes.
La récolte des céréales de la deuxième campagne de 2000/01 est terminée. La production de maïs devrait fléchir légèrement par rapport à celle de l’an dernier (1,1 million de tonnes), en raison surtout des dégâts causés en octobre aux cultures de la deuxième campagne par l’ouragan "Keith", principalement sur la côte méridionale du pays. La production de paddy de 2000 s’est élevée à environ 35 000 tonnes.
Il est prévu que les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) augmentent légèrement, passant à quelque 400 000 tonnes (l’année dernière, elles se sont montées au total à 380 000 tonnes). Les importations de maïs s’accroîtront probablement elles aussi au cours de la même période pour compenser les dégâts causés par l’ouragan "Keith". Pendant la campagne de commercialisation 2000 (janvier/décembre), les importations de riz se sont élevées à environ 35 000 tonnes. D’après les premières prévisions, celles de la campagne 2001 seraient comparables.
La récolte des céréales secondaires de la deuxième campagne de 2000/01 est achevée. D’après les estimations provisoires, 150 000 tonnes de maïs et 65 000 tonnes de sorgho seraient engrangées, chiffres au-dessous de la moyenne. On pense que la production totale de céréales secondaires sera inférieure d’environ 20 pour cent à celle de l’an dernier, en raison de la vague de sécheresse qui a frappé les cultures de la première campagne aux premiers stades de leur développement. Les semis du riz irrigué de la première campagne de 2001 viennent de commencer. La communauté internationale continue à distribuer une aide alimentaire.
On prévoit que les importations commerciales de maïs seront portées à environ 90 000 tonnes au cours de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), contre 66 000 tonnes l’an dernier. Selon les estimations provisoires, les importations de riz de la campagne de commercialisation 2000 (janvier/décembre) resteraient proches des 170 000 tonnes de l’an dernier. L’aide alimentaire annoncée s’élève à 72 000 tonnes, dont 20 000 ont été livrées.
La récolte des céréales secondaires et des haricots de la deuxième campagne de 2000/01 est bien avancée. Le maïs de la première campagne a souffert de la vague de sécheresse (canicula) du début de 2000, tandis que les fortes pluies et les inondations provoquées par l’ouragan “Keith” ont gêné la culture des céréales secondaires de la deuxième campagne. En conséquence, on s’attend à un recul de la production totale de céréales secondaires (première et deuxième campagnes) par rapport à celle de l’année dernière, réduite à cause du mauvais temps. La production de maïs pourrait s’établir à environ 500 000 tonnes ou même moins. Celle de sorgho devrait également fléchir.
On estime que les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) seront portées à environ 210 000 tonnes. Celles de maïs risquent également d’augmenter pour compenser le recul de la production, passant à quelque 280 000 tonnes, contre 250 000 au cours de la précédente campagne de commercialisation. Les importations de riz de la campagne 2000 (janvier/décembre) ont été portées de quelque 82 000 tonnes en 1999 à 97 000 tonnes.
Le blé se développe normalement et on peut espérer une légère progression, du fait d’une part de l’accroissement de la superficie cultivée et de l’autre du temps frais de février, qui favorise l’épiaison. Le temps sec est également propice à la préparation du sol pour les céréales secondaires de la première campagne prochaine qui seront semées en avril/mai. Les semis de sorgho projetés devraient rester au même niveau que l’an dernier, soit 1,15 million d’hectares.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient légèrement augmenter, atteignant quelque 2,7 millions de tonnes. On prévoit au cours de la même période un accroissement des importations de sorgho d’environ 200 000 tonnes en raison de la forte demande de l’industrie de l’alimentation animale. On s’attend à un léger recul des importations de riz de la campagne de commercialisation 2000 (janvier/décembre).
Les récoltes des céréales secondaires de 2000/01 subissent le contrecoup de la période de sécheresse prolongée de cet été (canicula) et des fortes pluies et inondations d’octobre. Les pertes globales de sorgho et de haricots pourraient ne pas sembler importantes, mais elles se sont produites dans des régions qui ont été ces dernières années frappées par des catastrophes naturelles (El Niño et l’ouragan "Mitch"). En revanche, la récolte du maïs et des haricots de la troisième campagne “apante” de 2000/01 se déroule dans des conditions météorologiques normales. Le riz a également souffert de la “canicula” et la production de l’an 2000 sera probablement inférieure au niveau exceptionnel de l’an dernier, tout en restant supérieure à la moyenne.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) sont estimées à quelque 100 000 tonnes, chiffre comparable à celui de l’an dernier. Celles de maïs devraient légèrement augmenter, d’environ 10 000 tonnes, essentiellement pour compenser les pertes de production dues à la sécheresse. Les importations de riz de la campagne de commercialisation 2000 (janvier/décembre) sont estimées à 95 000 tonnes.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (1er février)
Les activités agricoles se déroulent normalement grâce au temps favorable qui règne dans les principales zones de production du pays. Le sol est actuellement préparé en vue des semis des céréales secondaires de la première campagne prochaine de 2001, qui auront lieu en mars, tandis que les semis du riz de cette année sont en cours. Les bonnes conditions météorologiques ont également favorisé le développement des autres cultures vivrières secondaires.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient passer des 277 000 tonnes de l’an dernier à quelque 300 000 tonnes. Celles de maïs devraient également augmenter de manière à répondre à la demande croissante de produits d’alimentation animale. Pendant la campagne de commercialisation 2001 (janvier-décembre), il est prévu que les importations de riz s’élèvent à environ 70 000 tonnes.
Pendant la campagne 2000, de 6,3 à 6,4 millions d’hectares de blé (chiffre estimatif) ont été moissonnés. On estime que la production totale est comprise entre 15,5 et 16,5 millions de tonnes, volume supérieur à l’estimation initiale malgré les fortes pluies tombées en janvier, pendant la moisson, dans l’importante province productrice de Buenos Aires. La superficie ensemencée en maïs en 2000/01 est d’environ 3,1 millions d’hectares (selon les estimations officielles de la mi-janvier). Jusqu’ici, les pluies ont favorisé le développement du maïs. La récolte devrait commencer en mars et l’état des cultures semble satisfaisant. Quelque 787 000 hectares sont également ensemencés en sorgho et, d’après les premières prévisions, la production s’élèverait à 3,5 millions de tonnes. On pense que la superficie sous riz sera légèrement inférieure à celle de l’an dernier (175 000 hectares contre 195 000 hectares en 2000) et, selon les premières prévisions, la production s’établirait à 846 000 tonnes.
Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans les départements de La Paz, Cochabamba, Oruro et Beni après que des précipitations supérieures à la moyenne de référence aient provoqué pendant la saison des pluies des inondations localisées et des coulées de boue d’intensité variable. La communauté internationale distribue une aide alimentaire à la population sinistrée. Aucune évaluation détaillée des dégâts causés aux cultures par les pluies n’est encore disponible. Par ailleurs, on a appris que certaines régions avaient été frappées par la sécheresse, et la communauté internationale leur fournit également une aide alimentaire. Selon des informations antérieures, les semis auraient augmenté pour la plupart des céréales et les prévisions font état d’un accroissement de la production. La production de maïs de l’an 2000 est provisoirement estimée à quelque 700 000 tonnes et celle de sorgho à environ 135 000 tonnes. On estime que 135 000 hectares ont été ensemencés en riz, qui sera récolté en avril/mai, et d’après les premières prévisions, la production de 2001 serait d’environ 324 000 tonnes.
La préparation du sol est en cours pour les semis de blé d’avril/mai. Ceux du maïs ont été retardés dans l’est et le centre du Brésil en raison du manque d’humidité des sols, mais les derniers rapports indiquent que la superficie cultivée totale a augmenté de 10 pour cent par rapport à l’an dernier. Le maïs de la première campagne, qui représente jusqu’à 90 pour cent de la production totale, bénéficie de bonnes conditions météorologiques dans l’État du Paraná, le plus gros producteur, et dans d’autres régions du centre et du sud du Brésil. On ne dispose pas encore d’estimations de la superficie qui sera ensemencée en maïs pendant la deuxième campagne. La superficie actuellement sous riz est estimée à 3,55 millions d’hectares, chiffre légèrement inférieur à celui de l’an dernier, en raison des restrictions en matière de crédit et des faibles cours internationaux du riz, et, d’après les prévisions actuelles, la production totale resterait au niveau de l’an dernier, soit 11,4 millions de tonnes.
La moisson du blé de 2000/01 est en cours et, si le temps le permet, la production totale devrait atteindre environ 1,5 million de tonnes. La superficie cultivée en maïs au cours de la campagne actuelle est légèrement supérieure à celle de l’an dernier et les cultures se développent dans des conditions météorologiques normales. D’après les premières prévisions, la production devrait atteindre 700 000 tonnes (semis de l’automne 2000).
Il est probable que les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) fléchissent légèrement et s’établissent à quelque 550 000 tonnes. Il est prévu que celles de maïs augmentent un peu.
Grâce aux conditions météorologiques normales, il est possible à la fois de récolter le maïs de la deuxième campagne de 2000 et de préparer le sol pour celui de la première campagne prochaine de 2001 (avril/mai). Dans les régions de la côte caraïbe du nord du pays, la disponibilité d’eau favorise également les semis du riz de la campagne de février 2001.
On estime que les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) seront comparables à celles de l’an dernier, soit 1,15 million de tonnes, et que par ailleurs celles de maïs (destiné principalement à l’alimentation animale) devraient s’élever à environ 1,65 million de tonnes.
Les semis du maïs jaune (d’hiver) se poursuivront jusqu’en avril, mais en raison des précipitations supérieures à la moyenne enregistrées dans les régions côtières du centre et du sud, certaines activités agricoles ont été retardées. On estime que la production de maïs de 2000 s’est redressée pour atteindre environ 570 000 tonnes. Les semis des cultures de riz d’hiver (pluviales) sont en cours et, du fait de la disponibilité d’eau, les perspectives pour l’an 2001 sont bonnes.
Les importations de blé de la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) se maintiennent au niveau de l’an dernier, soit 490 000 tonnes. On prévoit un recul des importations de maïs, qui seront ramenées des 170 000 tonnes de l’année dernière à quelque 110 000 tonnes.
On considère que les réserves d’eau des zones côtières du nord et du sud sont suffisantes pour couvrir les besoins des principales cultures céréalières. La majeure partie du blé de 2001 est semée et on observe une réduction des emblavures par rapport à la campagne précédente. On note également un recul des semis de maïs blanc et on prévoit pour la campagne agricole 2001 une superficie cultivée totale inférieure d’environ 15 pour cent à celle de l’an dernier. La superficie sous maïs jaune continue à progresser et, d’après les premières prévisions, elle pourrait même dépasser les 10 pour cent (l’année dernière, quelque 268 000 hectares avaient été ensemencés au Pérou). Les semis de riz sont en cours et la superficie devrait être comparable à celle de l’an dernier.
Pendant la campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), les importations de blé devraient se monter à 1,2 million de tonnes, tandis que celles de maïs tomberaient à environ 900 000 tonnes.
Les pluies prolongées qui ont sévi pendant la campagne de blé de 2000 ont nui aux semis et ont limité le redressement de la production par rapport à la récolte de l’année dernière, réduite à cause de la sécheresse. La production de blé a été évaluée à environ 400 000 tonnes. On estime que les semis de blé de 2001 seront ramenés à quelque 150 000 hectares, contre 196 000 l’an dernier. Les pluies de l’été favorisent le développement normal des céréales secondaires et la production devrait retrouver le niveau de 1999. Les conditions météorologiques normales sont également propices aux cultures de riz, et on estime que la production totale sera comparable au chiffre de l’an dernier, soit environ 1,1 million de tonnes.
Le temps est redevenu normal après les fortes pluies de novembre qui ont contraint le gouvernement à déclarer temporairement l’état d’urgence dans les États situés au nord et à l’ouest de Caracas. Les conditions sont actuellement satisfaisantes pour la préparation du sol en vue des semis des cultures céréalières de 2000/01. La superficie sous maïs devrait être comparable à celle de l’an dernier, soit environ 373 000 hectares, mais inférieure à la moyenne sur cinq ans (400 000 hectares). La production de paddy devrait se maintenir au niveau de l’an dernier (750 000 tonnes).
On prévoit des importations céréalières analogues à celles de l’an dernier: environ 1,28 million de tonnes de blé et 1,3 million de tonnes de maïs jaune.
Dans la CE, les conditions ont été généralement peu favorables aux semis des céréales d’hiver pendant l’automne 2000 et la superficie totale ensemencée en vue de la récolte de 2001 devrait avoir marqué un recul. Ce fléchissement devrait concerner essentiellement le blé étant donné qu’outre les problèmes liés au mauvais temps, une conversion des terres aux cultures de céréales fourragères et d’oléagineux est attendue cette année en prévision de la demande accrue de l’industrie de l’alimentation animale, conséquence de l’interdiction d’utiliser les farines de viandes et d’os. On signale des réductions notables des superficies sous blé d’hiver en France et au Royaume-Uni, qui probablement compenseront largement les augmentations relevées dans d’autres pays (Allemagne, Autriche et Suède). Les températures supérieures à la normale, qui ont favorisé la bonne implantation des cultures, laissant espérer à ce stade des rendements légèrement supérieurs à la moyenne, ont été un trait caractéristique positif de l’automne 2000.
Jusqu’ici, les conditions de végétation des céréales d’hiver de 2000/01 ont été satisfaisantes. D’après les rapports officiels, la récolte de céréales et de légumineuses de 2000 se monte à 4,7 millions de tonnes, chiffre qui indique une bonne reprise par rapport à la récolte médiocre de 1999 (3,6 millions de tonnes) mais reste inférieur à la moyenne.
En 2000/01, le pays aura besoin d’importer des céréales pour la consommation alimentaire et il a déjà passé contrat avec le Kazakhstan pour environ 350 000 tonnes.
BOSNIE-HERZÉGOVINE* (13 février)
Les premières perspectives concernant les céréales d’hiver sont satisfaisantes. Cependant, la tendance à la baisse observée pour les semis de ces céréales risque de se poursuivre, du fait de la faible rentabilité du blé. Pour répondre à la demande de consommation, les importations de blé n’ont cessé d’augmenter et il est prévu que pendant la campagne de commercialisation 2000/01, elles dépassent les 290 000 tonnes importées en 1999/2000.
En Bulgarie, la superficie ensemencée en blé d’hiver est évaluée officiellement à quelque 1,2 million d’hectares, soit environ 10 pour cent de plus qu’en 1999. On estime que la superficie sous orge a également progressé, passant à environ 230 000 hectares. Les perspectives de récolte se sont améliorées à la mi-janvier avec l’arrivée de la neige, qui apportera l’humidité dont les cultures ont tant besoin pour se développer au printemps. D’après les derniers rapports de fin janvier, l’état des cultures est généralement satisfaisant et assurément meilleur que l’an dernier à la même époque.
Les premières perspectives sont incertaines. La sécheresse de 2000 a persisté pendant l’automne, retardant les semis des céréales d’hiver qui, selon les prévisions, seront inférieurs à ceux de l’an dernier. Les précipitations se sont améliorées depuis décembre, mais les cultures sont moins développées que l’an dernier, lorsque la récolte de blé a atteint le niveau record de 1,08 million de tonnes. La superficie qui sera ensemencée en cultures de printemps sera dans l’ensemble légèrement réduite, mais il est prévu de porter celle sous maïs à 386 000 hectares, contre 361 000 hectares en 2000, pour reconstituer les approvisionnements après la récolte médiocre de 2000, qui s’est montée à 1,5 million de tonnes seulement du fait de la sécheresse contre 2,1 millions de tonnes en 1999. Malgré ces récoltes médiocres, des quantités de maïs continuent à être exportées vers la Bosnie-Herzégovine voisine. Le pays prévoit par ailleurs d’exporter environ 200 000 tonnes de blé en 2000/01.
Les premières perspectives concernant les céréales d’hiver sont satisfaisantes. La récolte céréalière de 2000 est estimée à 0,6 million de tonnes (poids après nettoiement) sur 330 000 hectares, résultat exceptionnel. Les cours des produits d’alimentation animale devraient chuter en raison de la bonne récolte, supérieure de quelque 25 pour cent à celle de l’an dernier, et du fléchissement de la production animale enregistré au premier semestre de 2000. On procédera vers le milieu de 2001 au premier recensement agricole depuis 1939.
EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE (13 février)
On signale que les conditions sont généralement satisfaisantes pour les cultures céréalières d’hiver, et la superficie ensemencée devrait être comparable au niveau normal de l’an dernier.
Le PAM continue à distribuer une aide alimentaire à environ 7 500 réfugiés vivant dans des centres ou des familles d’accueil. Des colis de rapatriement sont également fournis par le PAM aux réfugiés qui rentrent volontairement dans la province du Kosovo de la République fédérative de Yougoslavie.
Les semis d’orge et de blé d’hiver sont estimés respectivement à 200 000 hectares et 1,2 million d’hectares, superficies légèrement supérieures à celles de l’année dernière, ce qui pourrait concourir au redressement de la production cette année. On signale cependant que les réserves d’humidité du sol sont très faibles après la sécheresse prolongée. De bonnes précipitations sont nécessaires à bref délai pour reconstituer les réserves d’eau indispensables à la croissance du printemps.
Les images satellites font apparaître le développement végétatif des cultures d’hiver, qui est moins avancé que l’année dernière à la même époque. La superficie ensemencée est probablement restée à un niveau moyen.
La production céréalière de 2000 est provisoirement estimée à presque 0,9 million de tonnes, chiffre proche de la moyenne et supérieur de près de 0,1 million de tonnes à celui de l’an dernier. Du fait de la stagnation de la production animale, les importations de céréales ont été limitées ces dernières années à environ 50 000-70 000 tonnes par an, principalement du blé panifiable.
Les premières perspectives concernant la récolte des céréales d’hiver de 2001 sont satisfaisantes, mais le développement des cultures dans le secteur nord-est du pays, limitrophe de la Lettonie, est sensiblement moins avancé qu’il y a un an. La production céréalière de 2000 devrait remonter par rapport au faible volume de l’an dernier - 2,1 millions de tonnes - pour atteindre un niveau proche de la moyenne, 2,4 millions de tonnes, dont près de 0,9 million de tonnes de blé.
Les précipitations de l’automne et de l’hiver ont été plus proches de la normale que dans les pays situés plus au sud, et la production de céréales d’hiver devrait se redresser après la récolte réduite de l’an dernier.
RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA (13 février)
Après deux années médiocres, les précipitations et les températures normales de l’automne ont été propices aux semis de l’orge et du blé d’hiver, qui seront récoltés en 2001. Jusqu’ici, les conditions de végétation ont été bonnes pendant cette campagne et le développement des cultures est sensiblement meilleur que l’année dernière à la même époque.
D’après les rapports officiels, la récolte céréalière de 2000 s’est montée à 2,1 millions de tonnes, chiffre nettement supérieur aux estimations précédentes et inférieur de très peu seulement à la récolte de 1999 qui avait elle aussi souffert de la sécheresse. Les agriculteurs, les négociants et les analystes indépendants mettent cependant en doute les estimations officielles, les analystes situant le rendement du blé entre 50 et 75 pour cent de l’estimation officielle, qui fait état de plus de 2 tonnes/hectare. En novembre 2000, les prix intérieurs du blé avaient plus que doublé, indiquant un marché céréalier tendu. D’après les rapports officiels, la production de blé, dont l’objectif initial avait été fixé à 1 million de tonnes, serait de 780 000 tonnes, mais les analystes estiment qu’elle ne dépasse pas 500 000 tonnes. De même, la production de maïs de 2000, estimée officiellement à 1,091 million de tonnes, pourrait être elle aussi inférieure.
La récolte de blé de 2000 est suffisante pour couvrir les besoins de consommation alimentaire même si, du fait de la mauvaise qualité d’une grande partie du blé, il est nécessaire d’importer du blé à forte teneur en gluten qui sera mélangé aux approvisionnements locaux pour fabriquer du pain de bonne qualité. Certains indices donnent à penser que ces importations pourraient rester faibles compte tenu du pouvoir d’achat. Après la deuxième récolte médiocre successive, la disponibilité de céréales fourragères pour le bétail est très restreinte et, du fait des prix élevés, il sera nécessaire de continuer à réduire considérablement le cheptel. Le gouvernement, qui a interdit les exportations de blé cette année, cherche à acheter de 60 000 à 80 000 tonnes pour les réserves nationales, sans grand succès.
RÉPUBLIQUE SLOVAQUE (13 février)
En République slovaque, les perspectives concernant les céréales d’hiver sont satisfaisantes et les semis sont probablement restés à un niveau comparable à celui de l’an dernier.
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE (13 février)
Selon les estimations officielles, la superficie sous céréales d’hiver est légèrement supérieure à 1 million d’hectares: 865 000 hectares de blé et 165 000 hectares d’orge. On signale que les conditions sont un peu plus propices aux cultures que dans les pays voisins situés au sud, car les précipitations ont été plus proches de la normale.
D’après les premières indications, la superficie sous blé d’hiver est comparable à celle de l’an dernier, soit environ 1,9 million d’hectares. Après la longue sécheresse de l’été, les semis ont pu se dérouler de manière satisfaisante dans les principales régions productrices grâce aux ondées éparses de l’automne. Cependant, le temps est resté généralement sec jusqu’à fin janvier, date à laquelle des précipitations non négligeables ont été enfin enregistrées. Des pluies beaucoup plus abondantes sont nécessaires en Roumanie pour reconstituer les réserves d’humidité des sols en vue du développement des cultures au printemps.
RUSSIE, FÉDÉRATION DE (13 février)
Les premières perspectives concernant les céréales d’hiver de 2001 sont bonnes. La superficie ensemencée en cultures d’hiver, qui seront récoltées au printemps/été de cette année, a progressé de 0,5 million d’hectares, passant à 14,66 millions d’hectares, en raison essentiellement des emblavures plus étendues dans le Caucase Nord. Dans l’ensemble, les conditions de végétation ont été bonnes. D’après les images satellites, le développement des cultures serait plus satisfaisant dans la plupart des régions, à l’exception des oblasts de Volgograd et de Saratov. Le temps généralement doux de cet hiver leur a été favorable. Les habitants ont été durement éprouvés par les périodes de froid intense mais, dans l’ensemble, les cultures ont été suffisamment protégées.
La FAO estime la récolte de céréales et de légumineuses de 2000 à 71 millions de tonnes, chiffre proche de la moyenne et supérieur de quelque 11 millions de tonnes aux estimations de la production effectuées par la FAO en 1999. Les estimations de la FAO pour les deux années dépassent d’environ 10 pour cent les estimations officielles (2000: 65,4 ; 1999: 54,7 millions de tonnes), du fait de la sous-comptabilisation systématique. La production de blé est maintenant estimée par la FAO à 38 millions de tonnes (quelque 10 pour cent de plus que les prévisions officielles) et la proportion de blé de bonne qualité est plus élevée que l’an dernier. La production de céréales secondaires est estimée par la FAO à 31 millions de tonnes, contre 25 millions de tonnes l’an dernier.
Selon certaines indications, la récolte de 2000 serait suffisante pour couvrir les besoins intérieurs de produits alimentaires et d’aliments du bétail et permettre de reconstituer un peu les stocks. Pendant la campagne de commercialisation 2000/01, il est prévu que les importations céréalières soient ramenées à la moitié du volume de l’an dernier (8,4 millions de tonnes) et partiellement compensées par des exportations s’élevant à environ 2 millions de tonnes.
L’insécurité alimentaire est essentiellement liée à l’accès aux vivres plutôt qu’à leur disponibilité, car les revenus sont répartis de manière très inégale. Environ la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté (4,30 dollars E.-U./personne/jour). Parmi les causes spécifiques de la pauvreté figurent les arriérés de paiements des pensions, des salaires et des traitements.
En Tchétchénie, on signale que les perspectives concernant les semis des céréales d’hiver qui seront récoltées l’année prochaine sont également sombres en raison du manque de ressources financières et de carburant. La production agricole de 2000 a énormément souffert des problèmes d’insécurité ainsi que des pénuries de machines, de carburant et d’intrants.
Le conflit de Tchétchénie continue à éprouver durement la population locale et les personnes déplacées, en particulier en ce moment pendant les mois d’hiver rigoureux. On estime qu’il reste 170 000 personnes déplacées à l’intérieur de la Tchétchénie. Les opérations de secours sont sérieusement entravées par les problèmes de sécurité et de pénuries de ressources. Le PAM et les ONG fournissent en outre une aide alimentaire de base et d’appoint à pratiquement toutes les personnes déplacées en Ingoutchie, qui sont au nombre de 160 000, dont 30 000 environ vivent encore sous la tente dans des camps.
Les premières perspectives concernant les céréales d’hiver de 2001 sont satisfaisantes. Les superficies ensemencées ont augmenté de 0,8 million d’hectares (chiffre estimatif), passant à 8,4 millions d’hectares. Jusqu’ici, les conditions de végétation de la campagne de 2000/01 sont bonnes et l’état d’environ 88 pour cent des récoltes est bon ou satisfaisant. D’après les images satellites, l’état de la végétation est sensiblement meilleur que l’année dernière à la même époque, bien que dans le sud-est, les cultures aient besoin de pluie.
La récolte céréalière de 2000 a souffert de la sécheresse. La FAO l’estime maintenant à 22,9 millions de tonnes seulement, c’est-à-dire moins que la production médiocre de 1999 (26,4 millions de tonnes) et moins que les prévisions officielles (24,4 millions de tonnes), compte tenu des informations fournies par les négociants et les spécialistes faisant état d’une surestimation, notamment pour les céréales secondaires de printemps (maïs).
Malgré une autre récolte médiocre, le pays pourrait rester exportateur net de céréales. Pendant les six premiers mois de la campagne de commercialisation actuelle, il a exporté plus de 0,8 million de tonnes (principalement de l’orge) et importé approximativement 0,4 million de tonnes (principalement du blé). Au cours de la campagne de commercialisation 2000/01, les exportations céréalières totales devraient être divisées par deux, passant à 1,4 million de tonnes, tandis que les importations seraient portées à environ 900 000 tonnes, contre un peu plus de 600 000 tonnes en 1999/2000.
YOUGOSLAVIE, RÉP. FÉDÉRATIVE DE (SERBIE ET MONTÉNÉGRO)* (13 février)
Les perspectives concernant le blé d’hiver, qui sera récolté plus tard cette année, se sont quelque peu améliorées mais elles restent incertaines. La sécheresse, qui a fortement réduit la récolte de céréales de 2000, s’est prolongée pendant l’automne, retardant les semis du blé d’hiver et gênant l’implantation des cultures. D’après l’Institut agricole de Novi Sad, situé en Voyvodina, principale région productrice, quelque 750 000 hectares ont été en définitive ensemencés en blé d’hiver malgré la situation économique difficile des agriculteurs. Cette superficie est inférieure à l’objectif – 800 000 hectares – mais, si elle est exacte, elle est supérieure à celle qui a été effectivement ensemencée et récoltée l’année dernière (approximativement 600 000 hectares) et plus proche de la moyenne. Les pluies plus favorables et les températures douces enregistrées depuis fin décembre ont amélioré les perspectives, mais les réserves d’humidité du sous-sol restent précaires. En raison de la désorganisation des systèmes administratifs régissant l’agriculture et des pénuries de fonds à tous les niveaux de ce secteur, l’utilisation des intrants, et probablement les rendements, resteront largement inférieurs au potentiel.
La FAO estime la production céréalière totale de 2000 à 5,2 millions de tonnes seulement, contre 8,6 millions de tonnes en 1999. La mission d’évaluation de juin/juillet a établi la récolte de blé de 2000 à 1,7 million de tonnes seulement, du fait du manque d’incitation à semer du blé, de la disponibilité limitée des intrants, des dégâts causés aux cultures par les inondations, et du temps sec qui a suivi. Les récoltes des céréales secondaires de printemps et des autres cultures vivrières ont été réduites à cause de la grave sécheresse du printemps et de l’été. D’après les estimations officielles, la production de maïs de 2000 ne se monterait qu’à 3,1 millions de tonnes, soit la moitié environ de la récolte exceptionnelle de 1999 (6,1 millions de tonnes).
La situation générale des approvisionnements céréaliers est difficile et il n’est pratiquement pas possible d’exporter des céréales malgré les importants stocks de report, notamment de maïs. La production animale subira le contrecoup de la hausse des prix des céréales.
La population continue à souffrir des pénuries d’énergie et de la montée en flèche des prix des aliments de base, étant donné que le nouveau gouvernement a commencé à libéraliser les prix auparavant contrôlés.
Le PAM apporte actuellement une aide à environ 700 000 réfugiés et personnes socialement vulnérables. Par ailleurs, le CICR prête assistance à 200 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays en leur distribuant une ration alimentaire individuelle, ainsi qu’à 100 000 bénéficiaires (cas sociaux) en leur fournissant un repas chaud dans le cadre de leur programme de soupe populaire.
D’après les dernières estimations, la production de blé de 2000 s’élèverait à environ 26,8 millions de tonnes, chiffre pratiquement inchangé par rapport à l’an dernier. Cependant, la moisson a été gênée par le temps humide et on signale qu’en moyenne, la qualité est un peu moins bonne que la normale. Selon les premières indications concernant le blé de 2001, qui sera pour la majeure partie semé en avril/mai, les emblavures totales seraient comparables à celles de l’année précédente. La superficie ensemencée en blé tendre pourrait augmenter aux dépens du blé dur et des oléagineux. La production totale de céréales secondaires de 2000 est estimée à 24,5 millions de tonnes, chiffre inférieur d’environ 9 pour cent à celui de l’an dernier et le plus bas depuis 1995. Ce recul est dû en grande partie au temps humide et froid qui a sévi pendant toute la saison et a nui aux rendements.
À la mi-février, les conditions météorologiques dans les Grandes plaines, principale région productrice de blé d’hiver des États-Unis, continuaient dans la meilleure des hypothèses à être satisfaisantes pour les cultures de blé de 2001. Le temps a été en général plus froid que la normale dans l’ensemble des plaines, ralentissant le développement des cultures. On signale que, dans le nord du Texas et le Kansas, des cultures ont été sérieusement endommagées par le vent et les gelées. Selon le rapport sur les semis du Département de l’agriculture américain du 11 janvier, la superficie sous blé d’hiver qui sera moissonnée en 2001 est tombée à 16,7 millions d’hectares, environ 800 000 hectares soit 5 pour cent de moins que l’année précédente et le niveau le plus bas depuis 1971. La principale raison de cette réduction serait le temps sec qui a gêné les semis dans les grandes régions productrices.
En Australie, la récolte du blé d’hiver de 2000 récemment achevée est maintenant estimée officiellement à 21,2 millions de tonnes, chiffre légèrement supérieur aux prévisions précédentes mais qui reste néanmoins très inférieur à la récolte de 1999 (25 millions de tonnes). Les rendements réduits en Australie occidentale et au Queensland, dus au temps sec, ont largement contrebalancé les récoltes exceptionnelles engrangées dans d’autres régions. La production de céréales secondaires d’hiver (principalement orge et avoine) s’est redressée par rapport au niveau réduit de 1999 grâce à l’accroissement des semis, mais elle est restée inférieure à la moyenne des cinq dernières années. La production totale de céréales secondaires de 2000 est estimée à 9,5 millions de tonnes, soit environ 10 pour cent de plus que la récolte réduite de l’année précédente. Les premières perspectives concernant les céréales secondaires de l’été 2001 (principalement sorgho), qui viennent d’être semées, sont assez peu favorables en raison du temps sec, et la superficie ensemencée finale risque d’être réduite. Les semis du riz de la campagne de 2001 sont en cours et les rapports du gouvernement indiquent que les emblavures pourraient progresser de 19 pour cent.
En décembre, les précipitations ont été abondantes et généralisées, leur niveau total dans certaines régions dépassant de 200 à 400 pour cent les niveaux moyens, en particulier pendant les deux premières semaines. Des conditions proches de la normale ont prédominé en janvier, certaines régions enregistrant même des précipitations inférieures à la moyenne. Dans l’ensemble, les conditions ont été bonnes pour les principales cultures du pays, qui produit de la canne à sucre, des noix de coco, du gingembre et des fruits tels que mangues et papayes. La situation des approvisionnements alimentaires du pays est généralement bonne, mais de graves problèmes nutritionnels sont signalés dans plusieurs régions.
La situation en matière de sécurité reste instable depuis que l’accord de paix a été signé en octobre dernier pour mettre fin à deux années de troubles intérieurs dans les îles. En janvier 2001, le Conseil de sécurité de l’ONU a appuyé énergiquement l’accord et divers donateurs d’Europe, d’Asie et du Pacifique se proposent maintenant de prêter leur concours et de contribuer au processus de redressement, de reconstruction et de développement économique.
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE (5 février)
Une série de tremblements de terre a frappé le pays en décembre 2000, touchant surtout les régions du nord. Même si certains d’entre eux ont atteint les degrés 6 et 8 degrés de l’échelle Richter, les dommages signalés aux personnes et aux biens ont été relativement limités, par rapport aux catastrophes analogues des années précédentes, comme celle de 1998 qui avait fait de nombreuses victimes et détruit des cultures et des biens.
Un temps sec a régné en décembre et en janvier, ce qui est inhabituel pour la saison. Des pluies plus généralisées sont nécessaires pendant les quatre prochains mois pour que les cultures se développent normalement.