SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE SUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE DE LA FAO

RAPPORT SPÉCIAL

EN AFRIQUE AUSTRALE DE LONGUES PÉRIODES DE SÉCHERESSE ET DE GRAVES INONDATIONS DANS PLUSIEURS RÉGIONS ASSOMBRISSENT LES PERSPECTIVES CONCERNANT LES RÉCOLTES

6 mars 2001

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VUE D'ENSEMBLE

Alors qu'en Afrique australe la campagne agricole va se terminer dans environ deux mois, les perspectives des récoltes se sont assombries en raison du mauvais temps qui sévit dans plusieurs régions. D'une manière générale, la campagne a commencé normalement, bénéficiant, sauf dans quelques endroits, de pluies opportunes, abondantes et bien réparties. Les cultures ont cependant souffert de la période prolongée de temps sec qui a régné au mois de janvier dans certaines régions de l'Angola, du Botswana, du Lesotho, de la Namibie, du Swaziland, de l'Afrique du Sud et du Zimbabwe. Les précipitations ont repris à partir de la mi-février, apportant leurs bienfaits aux régions qui en étaient privées jusque là; mais, parfois trop abondantes, elles ont provoqué des inondations dans les bas-fonds au Malawi, au Mozambique et en Zambie. Au Mozambique, qui souffrait encore des effets des inondations de l'an dernier - de mémoire d'homme les pires que le pays ait connues - les récentes inondations ont touché quelque 400 000 personnes, principalement dans la vallée du fleuve Zambèze, mais aussi dans d'autres bas-fonds situés dans les provinces de Sofala, Tete et Zambezia, dans le centre du pays. Au Malawi, 20 000 personnes ont été déplacées, principalement dans les régions méridionales situées le long du fleuve Shire. En Zambie, les inondations se sont produites le long des fleuves Zambèze et Luangwa.

Outre les déplacements de populations, les inondations ont submergé les cultures dans les régions touchées, mettant en danger la sécurité alimentaire d'un nombre important de familles qui ont aujourd'hui besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Les conséquences de ces inondations ne constituent toutefois pas, jusqu'à présent, une grave menace pour la sécurité alimentaire du pays. Au Mozambique, la superficie sinistrée est estimée à environ 22 000 hectares, alors qu'elle était de 167 000 hectares l'an dernier après les inondations catastrophiques qui ont touché principalement les provinces méridionales. Si les fortes précipitations se poursuivent dans les semaines à venir, les perspectives concernant les récoltes du Malawi et du Mozambique pourraient toutefois s'aggraver.

Conséquence d'une réduction des semis et d'une baisse des rendements, la récolte totale de céréales de la sous-région devrait enregistrer un recul important en 2001 par rapport au résultat - supérieur à la moyenne - de l'année dernière. Les pluies tombées à la mi-février ont été trop tardives pour empêcher que les cultures ne subissent des dommages dans plusieurs régions touchées par la vague de sécheresse survenue à mi-campagne, alors que des précipitations trop abondantes ont eu un effet préjudiciable sur les rendements. Selon les estimations, la superficie totale consacrée aux cultures céréalières est inférieure à celle de l'an dernier, ce qui s'explique principalement par les réductions d'emblavures opérées en Afrique du Sud, et, au Zimbabwe, par le réaménagement des grandes exploitations commerciales. Selon les premières estimations de la FAO, la récolte de maïs, qui représente les trois quarts de l'ensemble de la production céréalière, devrait, cette année, atteindre environ 13,8 millions de tonnes dans la sous-région, soit un résultat inférieur de 24 pour cent à la production de l'an dernier et de 15 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. Selon les prévisions, les stocks de report dont disposent plusieurs pays de la sous-région, notamment l'Afrique du Sud - le plus grand producteur et exportateur de maïs - suffiraient à peine à compenser la baisse de la production, et les stocks disponibles pour l'exportation seraient fortement réduits pendant la campagne de commercialisation (avril/mai). Il faudra peut-être importer du maïs de pays extérieurs à la sous-région. La situation des approvisionnements alimentaires devrait être difficile, notamment en Angola, en raison du conflit civil qui perdure, et au Zimbabwe, où l'on prévoit une forte baisse de la production. On s'attend également à une situation difficile pour les ménages vivant dans les régions touchées par les inondations au Mozambique, au Malawi et en Zambie. Le graphique à la page suivante montre l'évolution de la production de maïs sur la période 1996-2000, ainsi qu'une prévision pour 2001.


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SITUATION PAR PAYS

Mozambique

Les niveaux élevés du fleuve Zambèze, dus aux pluies torrentielles tombées dans les pays avoisinants, et les fortes pluies qui ont arrosé sans discontinuer les provinces du centre dès les dix derniers jours de janvier ont provoqué des inondations dans les provinces centrales de Zambezia, Sofala, Manica et Tete, surtout à la fin du mois de février. Selon les estimations, plus de 77 000 personnes ont perdu leurs biens et jusqu'à 400 000 sont touchées par la catastrophe. L'infrastructure des transports aurait également subi d'importants dégâts. L'accès au port principal de Beira a été coupé. Selon les premières évaluations des dégâts effectuées par le gouvernement, les inondations auraient, à la fin du mois de février, détruit 22 000 hectares de cultures de rapport et de cultures vivrières, principalement dans la province du Zambèze. Quarante-quatre mille familles d'agriculteurs ont été touchées. L'an dernier, 48 000 hectares de cultures vivrières étaient détruits par des inondations dans ces provinces du centre, tandis qu'à l'échelon national la superficie dévastée atteignait 167 000 hectares, principalement dans les provinces méridionales.

L'ouverture du barrage de Chaora Bassa, le plus grand barrage du pays sur le Zambèze, a augmenté le risque d'inondations dans les régions du centre. Près de 80 000 personnes ont été évacuées des villes de Marromeu, de Luabo et des régions avoisinantes. On craint de nouvelles inondations au bord du fleuve Pungue, ainsi que dans les provinces de Manica et de Sofala. Plus au sud, le niveau élevé du fleuve Save crée un risque d'inondation qui menace 30 000 personnes. Le gouvernement a lancé un appel pour obtenir les 30 millions de dollars E.-U. qui permettront de faire face à la situation d'urgence touchant les régions du centre. Compte tenu de la fermeture des axes routiers, il faut mobiliser au plus vite des avions supplémentaires pour les opérations d'évacuation. Une aide alimentaire d'urgence est actuellement fournie aux 20 000 personnes touchées. On estime à 2,3 millions de dollars E.-U. le prix des machines agricoles et des semences qui permettront aux agriculteurs d'effectuer les semis des cultures pour une deuxième campagne.

Dans les provinces méridionales, particulièrement touchées par les inondations de l'année dernière, la perspective concernant la récolte céréalière de cette année s'est assombrie du fait que les précipitations du mois de janvier ont été nettement inférieures à la moyenne. Les pluies de la seconde décade de février sont peut-être arrivées trop tard pour empêcher d'importantes baisses de rendement. Dans les principales régions céréalières du nord, des précipitations bénéfiques favorisent le développement des cultures depuis le début de la campagne.

Malgré d'importants dégâts localisés dus aux inondations, la perspective concernant la récolte céréalière de cette année reste dans l'ensemble satisfaisante, les pertes de cultures imputables aux inondations ne constituant pas un dommage très important à l'échelon national. Compte tenu de l'abondance générale des précipitations et d'un accroissement des emblavures par rapport à l'an dernier, les premières estimations officielles indiquaient pour cette année un accroissement de 6 pour cent de la production céréalière. Les perspectives pourraient cependant s'assombrir rapidement s'il continue à pleuvoir beaucoup pendant le reste de la période de végétation.
La situation des approvisionnements alimentaires reste satisfaisante à l'échelon national. Les prix du maïs ont baissé par rapport à l'an dernier. On estime néanmoins qu'un total de 165 000 personnes en situation d'insécurité alimentaire, dans 37 districts, ont besoin d'une aide alimentaire jusqu'à la prochaine récolte.

Angola

Les perspectives concernant les cultures vivrières de 2001, dont la récolte débutera en avril, sont incertaines en raison de l'irrégularité des précipitations depuis le début de la campagne. De longues périodes de temps sec dans certaines régions ont coïncidé avec des pluies surabondantes dans d'autres. Dans les régions méridionales, le temps sec du mois de janvier a beaucoup freiné le développement des jeunes cultures. Il a recommencé à pleuvoir au mois de février, mais peut-être trop tard pour empêcher une baisse des rendements. En revanche, les fortes précipitations qui ont arrosé fin janvier la province de Cabinda, dans le nord-ouest, ont provoqué des pertes en vies humaines et endommagé l'infrastructure et les cultures. Le conflit civil s'étant intensifié au moment des semis, on s'attend à une réduction de la superficie totale des emblavures, et, par voie de conséquence, à une récolte de nouveau inférieure à la moyenne.

La situation des approvisionnements alimentaires continue de se dégrader du fait d'un conflit civil incessant. À l'intérieur du pays, la sécurité est précaire, de violents incidents ayant été signalés dans diverses régions. Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays, estimé fin juin à 2,5 millions, a encore augmenté. On a signalé de nouveaux flux de populations à Benguela, à l'ouest, à Huila et à Kuando Kubango, au sud, à Malange, au nord et à Moxico à l'est. La situation alimentaire des personnes concernées est extrêmement critique, mais la distribution d'aide alimentaire est paralysée par l'insécurité régnante et par l'insuffisance des engagements en matière d'aide alimentaire. À la fin du mois de janvier, les annonces d'aide reçues par le PAM ne lui permettaient d'assurer que 60 pour cent des opérations qu'il mène actuellement en Angola. De ce fait, il a fallu réduire d'un tiers le nombre des bénéficiaires - de 1,5 million à 1 million - ainsi que les rations distribuées. Il importe donc de prendre au plus vite de nouveaux engagements.

Malawi

Les précipitations abondantes et continues qui arrosent le pays depuis la fin du mois de janvier ont provoqué de graves inondations dans 13 des 27 districts que compte le pays, notamment dans les régions méridionales situées le long du fleuve Shire. Les rapports officiels signalent que les inondations ont entraîné le déplacement de 200 000 personnes. L'endommagement des routes et des ponts interdit l'accès à de nombreuses régions. Selon les estimations, 50 000 hectares de cultures ont été détruits par les inondations. Le gouvernement a fait appel à l'aide internationale pour faire face à cette catastrophe.

Les perspectives des récoltes céréalières de 2001 se sont assombries en raison des précipitations excessives de février, qui auront sans doute provoqué des baisses de rendement. La vague de sécheresse et les températures élevées qui, en janvier, ont régné dans certains districts méridionaux, notamment ceux de Balaka, Zomba et Mwanza, ont également été préjudiciables aux rendements de ces régions. Selon les dernières prévisions, la récolte de maïs devrait être inférieure à celle de l'an dernier - qui avait atteint le niveau exceptionnel de 2,5 millions de tonnes - tout en restant supérieure à la moyenne. Le résultat final dépendra du régime des précipitations pendant le reste de la campagne agricole.

Avec la bonne récolte de l'an dernier et des stocks en quantité suffisante, la situation d'ensemble des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. La sécurité alimentaire des ménages serait également généralement satisfaisante.

Zambie

Si les fortes pluies tombées en janvier et dans la première moitié de février sur la quasi-totalité du pays, à l'exception de l'extrême sud, ont provoqué des inondations localisées le long des fleuves Zambèze et Luangwa, on peut penser que, d'une manière générale, elles ont été bénéfiques aux cultures céréalières de 2001. Ces inondations localisées ont touché des régions des provinces de l'ouest (Luapula), du nord et du centre. Les autres régions touchées sont la vallée du Luangwa (notamment des régions situées dans les districts de Serenje, Mpika, Mambwe, Lundazi, Katete, Chipata, Niymba et Luangwa). En revanche, un temps sec prolongé dans les provinces méridionales (Livingstone et la vallée du Gwembe) et occidentales (Sesheke, Shangombo et Senanga) devrait entraîner dans ces régions une forte réduction des rendements.
Les perspectives concernant les récoltes sont dans l'ensemble satisfaisantes, malgré des pertes de cultures localisées. La production de maïs devrait toutefois accuser un recul par rapport à la récolte exceptionnelle de l'an dernier: en effet, la zone ensemencée a été réduite en raison du bas niveau des prix, et il existe d'importants stocks de reports restant de la précédente campagne. La situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante.

Zimbabwe

Les perspectives concernant les cultures vivrières actuelles ne sont pas favorables, par suite du temps sec qui a régné pendant les vingt derniers jours de janvier et, en général, de l'irrégularité des précipitations depuis le début de la campagne. Les pluies bénéfiques des deux premières décades de février sont arrivées trop tard pour empêcher une réduction des rendements du maïs et des autres cultures vivrières. Les régions méridionales les plus touchées ont enregistré d'importantes réductions des semis et des rendements, du fait que les précipitations tombées depuis la mi-novembre sont inférieures à la moyenne. Dans la plupart des districts, les semis n'atteindraient pas la moitié du niveau normal et l'on prévoit une récolte médiocre. Parmi les districts les plus touchés figurent: Beibridge, Matobo, et Umzingwane, dans la province du Matebeleland-Sud; Umguza, dans la province du Matebeleland-Nord; Guruve, dans le centre du Mashonaland; Chiredzi, dans la province de Masvingo; et Shurugwim dans la province des Midlands. Dans les principales régions productrices de maïs du nord et du centre, les dernières estimations indiquent une réduction de 26 pour cent de la superficie ensemencée en maïs; les semis effectués dans le secteur de l'agriculture commerciale à grande échelle seraient inférieurs de 50 pour cent à la normale en raison des troubles civils et des pénuries de carburant. Les estimations provisoires font état d'une récolte totale de maïs ne dépassant pas 1,2 million de tonnes, chiffre qui traduit un recul de 41 pour cent par rapport à l'an dernier, mais le résultat final dépendra du régime des précipitations jusqu'à la fin de la campagne. D'après les prévisions touchant la production actuelle et les stocks de report, les besoins d'importation pendant la campagne de commercialisation 2001/2002 devraient connaître une forte hausse et s'établir à 500 000 tonnes environ, alors que le pays souffre d'une grave pénurie de devises.

La situation des approvisionnements alimentaires reste pour l'instant satisfaisante grâce à la bonne récolte de maïs de l'an dernier et à l'importance des stocks de report à disposition. La situation alimentaire est toutefois difficile pour les ménages vivant dans les villes et pour ceux qui, dans les secteurs communautaires, sont tributaires des achats de maïs. Le prix de ce dernier ainsi que d'autres denrées alimentaires de base a fortement augmenté au cours des derniers mois à cause d'une forte inflation, des pénuries de carburant et d'une dépréciation continue de la devise nationale.

Afrique du Sud

Les perspectives concernant la récolte de maïs de 2001 se sont assombries. Des précipitations nettement inférieures à la moyenne et des températures élevées en janvier et au début du mois de février, en particulier dans les régions productrices de l'ouest du pays, ont entravé le développement des cultures. L'arrivée des précipitations à la mi-février, salutaire pour les régions qui en manquaient, a été trop tardive pour empêcher une réduction des rendements. Selon les premières estimations, jusqu'à 30 pour cent des cultures de maïs ont été mises à mal dans les provinces du Nord-Ouest et du Cap-Nord qui assurent un tiers de la production de maïs et 40 pour cent de la production de maïs blanc. Les précipitations qui se produiront pendant le reste de la campagne seront décisives pour la régénération des cultures, qui se trouvent au stade décisif de la pollinisation. Les futurs prix du maïs, après être passés de 700 rand par tonne à la mi-décembre à plus de 900 rand par tonne pendant la première semaine de février, ont baissé en raison des pluies tombées récemment.

Selon les dernières estimations officielles, la production de maïs devrait atteindre 6,5 millions de tonnes contre 10,1 millions de tonnes lors de la dernière campagne, soit un recul de plus d'un tiers. Cela est dû à une réduction des emblavures de 17 pour cent, qui s'explique par le bas niveau des prix intérieurs au moment des semis et par les dommages subis par les récoltes pendant la vague de sécheresse survenue au cours de la campagne.

Les estimations concernant la production de blé de 2000 ont été révisées à la hausse à 2,1 millions de tonnes, résultat supérieur à la moyenne et qui indique une hausse d'un tiers par rapport à la récolte médiocre de l'an dernier.

Namibie

Les perspectives concernant les récoltes céréalières de cette année se sont assombries en raison du temps extrêmement sec qui a régné en janvier et au début de février dans les régions productrices du nord. Ce temps sec est arrivé après les pluies tardives et irrégulières qui ont marqué la campagne depuis le début. D'importantes précipitations pendant la seconde décade de février ont apporté un répit aux cultures de maïs et de sorgho qui en avaient bien besoin. Mais il faudra qu'il pleuve encore.

La bonne récolte de l'an dernier et la capacité d'importations commerciales du pays font que la situation globale des approvisionnements alimentaires reste satisfaisante.

Swaziland

Les perspectives concernant les cultures céréalières de 2001 se sont assombries. Une période prolongée de temps sec pendant presque tout le mois de janvier et au début du mois de février a nui au développement des jeunes pousses de maïs. Le retour des pluies dans la deuxième décade de février est peut-être intervenu trop tard pour empêcher une réduction des rendements.

La situation globale des approvisionnements alimentaires est critique; en effet, la récolte de l'an dernier a été amputée par les inondations, et les importations commerciales sont pour l'instant insuffisantes. Les 14 000 personnes qui ont perdu leurs récoltes lors de la dernière campagne ont de graves difficultés d'approvisionnement et ont besoin d'une aide alimentaire jusqu'à la prochaine récolte. Le gouvernement a lancé un appel pour la mise en place d'une aide internationale qui permette de répondre à leurs besoins.

Botswana

Le temps sec qui a régné pendant presque tout le mois de janvier et les deux premières décades de février a nui au développement des cultures, notamment de maïs. Il faudra qu'il pleuve encore pour éviter une baisse des rendements et une dégradation des pâturages.

Après deux années consécutives marquées par une récolte céréalière réduite, le pays devra importer 250 000 tonnes de céréales pendant la campagne de commercialisation 2001/2002 (avril/mars). La totalité de ces importations devrait se faire par la voie commerciale.

Lesotho

Les précipitations tombées pendant la deuxième décade de février ont été bénéfiques aux cultures de céréales secondaires de 2001, qui souffraient de la vague de sécheresse qui a régné pendant presque tout le mois de janvier et au début de février. Certaines régions devraient connaître une baisse des rendements. Le résultat définitif dépendra des précipitations qu'elles recevront pendant le reste de la période de végétation.

Après la récolte céréalière réduite de 2000, les besoins d'importation pour la campagne de commercialisation 2001/2002 (avril/mars) sont estimés à 248 000 tonnes. La plupart des importations devraient se faire par la voie commerciale.

Madagascar

Survenant après les précipitations abondantes des mois précédents, les pluies inférieures à la moyenne tombées dans le nord et le centre pendant les vingt premiers jours de février n'ont pas été propices aux cultures de riz de 2001. Les perspectives concernant la récolte de paddy sont incertaines, et le résultat définitif dépendra du comportement des pluies dans les semaines à venir. En revanche, les précipitations abondantes de la deuxième décade de février ont été un bienfait pour les cultures de maïs dans les zones de production méridionales qui souffraient d'une longue période de temps sec depuis la deuxième décade de janvier. Il se pourrait toutefois que certaines régions connaissent une baisse des rendements et que la récolte soit réduite pour la deuxième année consécutive. L'an dernier, les régions méridionales ont souffert d'une grave sécheresse, responsable d'une baisse d'un quart de la production de maïs.

La situation générale des approvisionnements alimentaires est critique suite à la médiocre récolte de riz de 2000. Dans les régions méridionales, une aide alimentaire est nécessaire pour 24 000 personnes vulnérables qui ont fait une mauvaise récolte pendant la dernière campagne.

Le présent rapport a été établi sous la responsabilité du Secrétariat de la FAO à partir d'informations provenant de sources officielles et officieuses. La situation pouvant évoluer rapidement, prière de s'adresser, pour tout complément d'information, à: M. Abdur Rashid, Chef, SMIAR, FAO; Télécopie: 0039-06-5705-4495, Mél: GIEWS1@FAO.ORG).

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