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1/ Sont indiqués en caractères gras les pays dont les perspectives de récolte pour les cultures en cours sont mauvaises et/ou ceux dont les approvisionnements alimentaires sont déficitaires pendant la campagne en cours et qui nécessitent une assistance exceptionnelle ou d'urgence. Les pays qui sont victimes ou menacés de mauvaises récoltes ou de pénuries alimentaires pendant plusieurs campagnes de suite sont signalés par un astérisque (*).
La récolte des cultures d'hiver de 2001 est en cours et on annonce un redressement par rapport au mauvais résultat de l'année 2000. La production de blé devrait doubler par rapport au volume réduit par la sécheresse de 2000, mais les conditions de sécheresse prolongées enregistrées en mars/avril au stade du remplissage des grains, pourraient se traduire par des rendements et des récoltes inférieurs aux attentes dans plusieurs régions. Selon les prévisions, la production céréalière totale s'établira cette année à environ 2 millions de tonnes, soit un volume nettement supérieur à celui de l'an dernier, mais qui se situe en dessous de la moyenne des cinq dernières années. De ce fait, on prévoit que les importations de céréales, blé principalement, atteindront environ 7 millions de tonnes au cours de la campagne de commercialisation 2001/02 (juillet/juin).
Grâce à des conditions de croissance dans l'ensemble satisfaisantes pour les cultures en grande partie irriguées de blé et d'orge de la campagne 2001, la production céréalière totale devrait être supérieure à la moyenne, avec un léger fléchissement par rapport à la bonne récolte de l'année précédente (19 millions de tonnes environ). Selon les prévisions provisoires, la récolte de blé s'élèverait à quelque 6,3 millions de tonnes, un volume supérieur à la moyenne mais en recul de quelque 4 pour cent par rapport au niveau de 2000, en raison d'une légère contraction des emblavures. Pour le maïs, on attend une récolte proche du niveau moyen de l'an dernier (6,2 millions de tonnes). Les semis du paddy de la campagne 2001 se déroulent actuellement dans des conditions météorologiques normales. La récolte de riz de 2000 s'établit à environ 6 millions de tonnes, soit 3 pour cent de plus que le volume supérieur à la moyenne de l'an dernier. Les prévisions indiquent pour les importations de blé de la campagne 2001/02 (juillet/juin) un volume d'environ 6,8 millions de tonnes, et on estime que les achats de céréales secondaires s'élèveront à 4 millions de tonnes. production de blé et de sorgho de 2001, dont la récolte est en cours, devrait dépasser 4,6 millions de tonnes, soit plus du double du niveau réduit par la sécheresse de l'année 2000, grâce à des conditions favorables dans les régions du nord et du centre. Il s'agit toutefois d'un volume inférieur à la moyenne des cinq dernières années, qui s'explique par un affaiblissement très marqué de la production dans les régions méridionales, imputable à des pluies inadéquates et à une diminution des semis. Selon les prévisions officielles, la récolte de blé atteindra environ 3,4 millions de tonnes, un volume plus de deux fois supérieur au niveau amoindri par la sécheresse de l'an dernier. La récolte d'orge, qui s'est ressentie elle aussi de la sécheresse en 2000, devrait plus que doubler par rapport à l'année précédente lorsque la production s'était établie à quelque 500 000 tonnes. Les importations de blé de la campagne 2001/02 (juillet/juin) devraient se situer autour de 3 millions de tonnes, alors que celles de céréales secondaires atteindront un volume proche de 1,5 million de tonnes.
La récolte des cultures d'hiver de 2001 est en cours. La production céréalière totale devrait s'établir à près de 1,2 million de tonnes, contre une moyenne de 1,7 million de tonnes. Les conditions de croissance ont été propices dans l'ensemble aux céréales d'hiver dans le nord du pays, mais une vague de sécheresse prolongée a affaibli les rendements et la production dans les régions centrales et méridionales. D'après les estimations provisoires, la production de blé approcherait un volume de 900 000 tonnes, avec une légère avancée par rapport au niveau réduit par la sécheresse de l'an dernier, mais un résultat néanmoins inférieur à la moyenne. La production d'orge devrait également progresser, passant de 241 000 tonnes à environ 325 000 tonnes, tout en restant en dessous de la moyenne. Pour la campagne 2001/02 (juillet/juin), on prévoit un volume d'importations céréalières, blé, maïs et orge principalement, de quelque 1,7 million de tonnes.
Les premières pluies sont arrivées à la mi-mars dans le sud, permettant ainsi de procéder aux semis du maïs de la première campagne. Elles se sont étendues à l'ensemble du pays à partir de la mi-avril et sont restées généralisées et supérieures à la moyenne tout au long du mois de mai, favorisant les semis et la levée des cultures de mil et de sorgho dans le nord. Elles se sont légèrement affaiblies au début de juin.
Grâce à une récolte céréalière nettement supérieure à la moyenne en 2000, la situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés et les cours des céréales demeurent stables dans l'ensemble. Les importations céréalières, pour l'utilisation intérieure et la réexportation, sont estimées à 143 000 tonnes pendant la campagne de commercialisation 2001, tandis que les besoins d'aide alimentaire devraient s'élever à 11 000 tonnes.
La saison des pluies a démarré comme prévu dans les régions du sud et du centre. Les premières averses ont été signalées à la fin du mois de mars dans le sud-est, mais les pluies sont devenues abondantes pendant la deuxième décade d'avril dans le sud-ouest et le centre-sud. Les précipitations se sont affaiblies à fin avril, puis elles se sont intensifiées et généralisées en mai. Les travaux de préparation des terres et les semis de mil et de sorgho sont désormais en cours dans le sud, l'ouest et le centre. Les disponibilités de semences peuvent être réduites dans certaines régions à la suite des mauvaises récoltes engrangées l'an dernier dans plusieurs provinces. On ne signale aucune attaque de ravageurs.
Les cultures de contre-saison ont été rentrées. Les chiffres définitifs concernant la production de l'année 2000 et le bilan céréalier 2000/01 ont été révisés à fin avril par les autorités du pays et la production céréalière totale est maintenant estimée à 2 286 300 tonnes, soit 15 pour cent de moins qu'en 1999 et un recul de 6 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
En raison de cette récolte réduite, la situation générale des approvisionnements alimentaires est tendue dans plusieurs régions déficitaires, notamment dans le nord, le centre et l'est. Le retour des Burkinabés de Côte d'Ivoire dans leurs villages d'origine exerce une pression supplémentaire sur les approvisionnements en vivres. Les cours des céréales ont fortement augmenté en février et en mars dans le nord, l'est et le centre. Toutefois, en avril et en mai, ils se sont légèrement affaiblis dans le nord, mais sont restés bien plus élevés que l'année dernière à la même époque. Le gouvernement prévoit de distribuer 34 000 tonnes d'aide alimentaire à 527 000 personnes vulnérables dans 25 provinces touchées, dont 18 000 tonnes proviendront du stock national de sécurité.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les semis de maïs démarrent d'ordinaire en juillet avec l'arrivée des pluies dans les îles principales. Après deux bonnes récoltes consécutives en 1999 et en 2000, les disponibilités de semences sont adéquates.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. La production locale ne couvre toutefois qu'environ un quart des besoins de consommation et le pays est donc tributaire des importations et de l'aide alimentaire. Compte tenu des stocks disponibles ainsi que des importations commerciales et de l'aide alimentaire prévues pour les mois à venir, les marchés devraient rester bien approvisionnés et les prix stables. On estime que les besoins d'importations de céréales pour la campagne de commercialisation 2000/01 (novembre/octobre) s'élèveront à 88 000 tonnes et les besoins d'aide alimentaire à 53 000 tonnes.
Avec l'arrivée des pluies à fin février, les semis du maïs de la première campagne sont en cours. Des précipitations abondantes ont arrosé l'ensemble du pays en avril et en mai, favorisant les semis et la levée des cultures de mil et de sorgho dans le nord.
Grâce à une récolte céréalière supérieure à la moyenne en 2000, la situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Quelque 110 000 réfugiés libériens et 2 000 Sierra-Léoniens sont encore signalés dans l'ouest.
Les premières pluies ont été enregistrées début juin dans l'est et dans certaines régions du centre où elles ont permis d'entamer les travaux de préparation des terres et de procéder aux premiers semis précoces. Toutefois, à la mi-juin, le temps restait sec dans l'ensemble. Les semis progresseront vers le centre et l'ouest dans les prochaines semaines, avec l'arrivée des pluies. Après la récolte record de l'année 2000, les disponibilités de semences sont adéquates pour ce qui concerne les céréales.
Grâce à deux récoltes record consécutives, en 1999 et en 2000, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés. Les prix des céréales demeurent faibles et stationnaires. De maigres récoltes ont toutefois été rentrées dans le nord de la "Central River Division" à cause d'une infestation des champs de jeune mil par les méloïdés et la striga. Environ 250 tonnes de céréales sont nécessaires pour les quelque 9 300 personnes touchées. Plus de 2 000 personnes en provenance de Casamance, dans le sud du Sénégal, ont fui vers la Gambie à la suite d'intenses combats entre l'armée sénégalaise et les rebelles. Le PAM fournira une aide alimentaire aux villages frontaliers ou au camp de transit de Kanilai.
Les premières pluies ont été signalées dans le sud à fin février /début mars et ont permis de procéder aux semis du maïs de la première campagne. Les précipitations enregistrées de la mi mars à la mi-avril ont été bien supérieures à la moyenne. Après s'être affaiblies à fin avril/début mai, les pluies ont ensuite repris de la vigueur durant la deuxième quinzaine de mai. Elles étaient encore inférieures à la moyenne au début du mois de juin, sauf dans le nord où les semis de céréales secondaires sont en cours actuellement.
Du fait des mauvaises récoltes engrangées dans plusieurs régions en 2000, la situation des disponibilités alimentaires est tendue dans certaines zones. Les autorités ont annoncé leur intention de diminuer de moitié les importations de riz en 2001 en consacrant à la riziculture plus d'un million d'hectares dans les vallées de l'intérieur du pays. Environ 10 000 réfugiés libériens et près de 2 500 Sierra-Léoniens sont encore signalés dans le pays.
Les premières pluies ont été enregistrées dans le sud à la fin du mois de mars et en mai elles s'étaient étendues à l'ensemble du territoire, rendant ainsi possible la préparation des terres et les premiers semis. Grâce à une bonne récolte en 1999 et à une récolte exceptionnelle en 2000, la situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante et les marchés sont dans l'ensemble bien approvisionnés, sauf dans le sud-est où les incursions de rebelles en provenance de la Sierra Leone ont fortement entravé les activités agricoles et commerciales.
On signale dans le pays plus de 400 000 réfugiés du Libéria et de la Sierra Leone et quelque 150 000 PDI. Il a fallu réinstaller environ 57 000 réfugiés sierra-léoniens et libériens provenant du "Parrot's Beak", une languette de terre guinéenne qui a été et restera probablement le théâtre d'opérations militaires de divers groupes armés. De nouveaux camps ont été mis en place dans les préfectures de Dabola et d'Albadaria pour accueillir les réfugiés.
Parallèlement, le rapatriement volontaire de ceux qui souhaitent rentrer en Sierra Leone est facilité. Un camp de transit a été établi à Conakry pour permettre le rapatriement des réfugiés par bateau jusqu'à Freetown où des installations d'accueil ont été prévues. Depuis septembre 2000, plus de 55 000 Sierra-Léoniens sont ainsi rentrés de Guinée.
Les premières pluies ont été enregistrées à la mi-mai dans l'est, mais le temps est resté sec dans l'ensemble jusqu'à la fin du mois. D'abondantes précipitations ont intéressé l'ensemble du territoire au début et à la mi-juin. Les travaux de préparation des terres et les semis de céréales secondaires et de riz irrigué sont en cours dans l'est et dans le nord du pays. Les semis de riz sur lits de semence ont également commencé. Le repiquage sera effectué en juillet/août lorsque les pluies auront dessalé les rizières inondées.
La situation est calme pour ce qui concerne les ravageurs. Des attaques d'insectes ont été signalées dans l'Île de Bolama. Des problèmes de disponibilités de semences sont probables dans certaines régions, notamment pour les arachides.
Dans l'ensemble, la situation des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les marchés restent bien approvisionnés dans le pays et les prix sont stables. Toutefois, certains groupes de population dont le pouvoir d'achat est faible connaissent des difficultés alimentaires, notamment dans les zones urbaines et dans les environs de Pirada, Fulacunda, Tite, S. Domingos et Ingoré, en raison de l'insécurité qui règne dans les régions frontalières avec le Sénégal.
Les semis de riz, la culture de base, sont en cours. Dans l'ensemble les précipitations ont été diffuses et abondantes depuis la mi-avril. Exception faite pour le comté de Lofa, il règne dans la plupart des régions une paix relative qui a eu des effets positifs sur les activités agricoles. Si les conditions météorologiques sont favorables, on prévoit un accroissement de la superficie consacrée au riz et de la production rizicole. Plusieurs ONG ont procédé à des distributions d'intrants dans certaines régions. Toutefois, l'infrastructure de transport est très insuffisante et limite les distributions et le commerce des produits locaux. On signale des pertes après-récolte importantes.
D'après les estimations, il y aurait au total quelque 80 000 réfugiés sierra-léoniens et 360 000 rapatriés libériens, notamment dans le comté de Lofa, l'une des principales zones de riziculture du Libéria, où les incursions des rebelles ont bouleversé les activités agricoles et causé le déplacement de milliers de personnes.
Les besoins d'importations céréalières sont estimés à 200 000 tonnes pour la campagne 2001, dont 160 000 tonnes à importer par les voies commerciales et 40 000 tonnes à titre d'aide alimentaire. Pour 2001, le PAM recherche au total 21 000 tonnes de céréales et de légumineuses et 3 800 tonnes d'autres produits pour couvrir les besoins alimentaires d'environ 145 000 réfugiés et autres personnes victimes par la guerre, et de 140 000 enfants fréquentant les écoles primaires. Le gouvernement a levé l'interdiction de voyager imposée le 30 avril au personnel des Nations Unies, et qui a gravement entravé les opérations du PAM. Des distributions bimensuelles de vivres sont effectuées en collaboration avec la Croix Rouge nationale et l'ACF, en faveur de toutes les PDI déclarées se trouvant dans les comtés de Bong et de Grand Cape Mount. On signale dans ces comtés un nouvel afflux de personnes déplacées, provenant du comté de Lofa, à la suite d'un relâchement des restrictions concernant le franchissement du pont de Lofa.
Les premières pluies importantes ont été signalées dans l'extrême sud à la mi-avril. Elles ont avancé vers le nord et étaient supérieures à la normale pendant les deux premières décades de mai, pour s'affaiblir ensuite au cours de la troisième décade. Dans l'ensemble, les précipitations ont été adéquates au début et à la mi-juin. Les travaux de préparation des terres sont en cours et les premiers semis de mil et de sorgho ont démarré dans le sud. Ils progresseront vers le nord avec l'arrivée des pluies.
Sur recommandation du Système national d'alerte rapide (SAP), une distribution de semences a été effectuée dans plusieurs régions. La situation est calme pour ce qui concerne les ravageurs. La présence de quelques essaims de criquets pèlerins est probable et pourrait continuer d'être signalée dans certaines zones du Timétrine et dans l'Adrar des Iforas. L'arrivée des pluies pourrait déclencher une activité limitée de reproduction.
À la suite d'une récolte moyenne et de deux récoltes exceptionnelles, en 1998 et 1999, les exploitations disposent encore de réserves pour la période de soudure. Le stock national de sécurité a atteint le niveau recommandé de 35 000 tonnes (plus 25 000 tonnes sous la forme de stock de sécurité "financier"). La situation alimentaire est donc dans l'ensemble satisfaisante. Les prix ont toutefois nettement augmenté en avril. Dans la région de Ségou, le prix moyen du mil à la mi-avril était supérieur de 26 pour cent à celui qui était enregistré en mars, de 56 pour cent aux prix d'avril de l'année précédente et de 30 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. Le SAP a établi que 400 000 personnes pourraient connaître des "difficultés alimentaires" aux alentours de Douentza, Mopti, Bandiagara et Youvarou dans la région de Mopti; à Niafunké et à Gourma-Rharous dans la région de Tombouctou; à Gao, Ansongo, Bourem et Ménaka dans la région de Gao et à Kidal et Abéïbara dans la région de Kidal. Il a recommandé de distribuer à ces populations 10 790 tonnes de mil et de sorgho pour trois mois.
Un temps sec de saison règne actuellement. Les semis démarreront avec l'arrivée des pluies à la fin de juin ou en juillet. Il se pourrait que les semis de saison sèche aient déjà commencé par endroits dans l'extrême sud et dans le sud-est.
Les disponibilités de semences sont adéquates dans l'ensemble grâce aux bons résultats des cultures irriguées de l'année 2000 dans la plupart des régions.
Des criquets pèlerins ont été signalés à la mi-avril au nord de Aïoun. Ils pourraient se déplacer vers les zones de reproduction dans le sud où ils devraient parvenir à maturité et pondre avec l'arrivée de la saison des pluies.
La situation alimentaire s'est améliorée dans les zones rurales grâce à une bonne récolte pluviale en 2000. Bien que les marchés soient dans l'ensemble très approvisionnés, les cours du sorgho ont grimpé en flèche dans le Brakna, le Gorgol et le Trarza, à la suite du mauvais résultat des cultures de décrue. Plusieurs groupes de population restent vulnérables, notamment dans certaines zones du Trarza, du Brakna et du Gogol-Ouest, où les importations de céréales en provenance du Mali ont fléchi. Les autorités ont lancé un appel pour 25 000 tonnes d'aide alimentaire d'urgence.
Un temps sec de saison règne dans l'ensemble actuellement. Des averses éparses ont été observées dans l'extrême sud, mais les semis démarreront dans les prochaines semaines avec l'arrivée des pluies. Les disponibilités de semences sont généralement adéquates car 2 000 tonnes en ont été distribuées dans les zones où de mauvaises récoltes ont été rentrées en 2000.
Après une récolte inférieure à la moyenne en 2000, estimée à 2 143 000 tonnes, soit 25 pour cent de moins qu'en 1999 et un recul d'environ 10 pour cent par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, la situation des disponibilités alimentaires est tendue dans les zones qui sont traditionnellement à déficit vivrier. Les prix des céréales ont nettement augmenté en mars et en avril, et sont restés supérieurs à la moyenne. Les zones les plus à risque se trouvent dans les arrondissements de Tchirozérine, Mainé-Sorea, N'Guigmi, Filingué et Ouallam. Les autorités ont lancé un appel à l'aide internationale pour la fourniture de vivres et de semences pour la prochaine campagne agricole. Le gouvernement et les donateurs ont acheté des céréales afin de les vendre à des prix subventionnés dans les zones où la production a été déficitaire. Les céréales, mil et sorgho principalement, sont vendues au prix de 10 000 francs CFA (environ 14 dollars E.-U.) le sac de 100 kg, contre un prix du marché oscillant entre 18 000 à 20 000 francs CFA. Plus d'un milliard de francs CFA ont été prélevés du Fonds national de la sécurité alimentaire et du Fonds commun des donateurs, pour l'achat de céréales. D'autre part, 2 000 tonnes de semences ont été distribuées dans les zones touchées. Une aide financière a également été fournie pour les cultures irriguées de contre-saison.
Les précipitations ont débuté dans le sud-est au début du mois de mars, puis ont progressé vers le sud-ouest à la mi-mars, ce qui a permis de préparer les terres et les semis pour la première campagne de maïs. Dans l'ensemble, les pluies ont été supérieures à la moyenne en avril et en mai. À fin avril/début mai, elles ont atteint les régions septentrionales, où les semis des céréales secondaires ont pu être effectués. Le gouvernement a réintroduit la subvention de 25 pour cent sur les engrais.
La situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Certains groupes de population restent toutefois vulnérables à la suite des inondations enregistrées l'an dernier à Sokoto, dans le nord-ouest.
Un temps sec de saison règne actuellement dans la plupart des régions. Quelques pluies précoces avaient été signalées en mai dans l'extrême sud-est. Elles se sont nettement intensifiées dans le sud-est au début du mois de juin. Ailleurs, on enregistre un temps sec de saison. Les pluies arriveront en juin pour progresser ensuite vers le centre et le nord. Les travaux de préparation des terres et les semis des céréales secondaires sont en cours dans le sud.
Les disponibilités de semences sont adéquates dans l'ensemble, après une récolte supérieure à la moyenne en 2000. Aucune activité notable de ravageurs n'est signalée.
La production céréalière totale de l'année 2000 a été estimée à 1 073 000 tonnes, soit environ 14 pour cent de plus que la moyenne. La reprise des combats en Casamance, dans le sud du pays, en mai pourrait entraver les activités agricoles et ce pendant la période cruciale des semis de paddy.
À la suite de deux bonnes récoltes consécutives, en 1999 et en 2000, la situation alimentaire est dans l'ensemble satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés. Les cours du mil et du sorgho ont augmenté conformément à la tendance saisonnière, tandis que le prix du riz est resté généralement stable.
Les semis de riz sont en cours depuis l'arrivée des pluies à la mi-avril. La production rizicole devrait augmenter cette année grâce à une expansion des semis à la suite du rapatriement des cultivateurs, et à de meilleures conditions pour les distributions d'intrants.
En raison d'une production vivrière réduite en 2000 et de problèmes de transport, la situation des disponibilités alimentaires restera tendue en 2001.
Le PAM prévoit de livrer en 2001 plus de 50 000 tonnes d'aide alimentaire à 544 000 bénéficiaires, selon les estimations, y compris les personnes déplacées à l'intérieur du pays, les populations récemment rentrées de Guinée et 200 000 bénéficiaires de programmes spéciaux en faveur de groupes vulnérables, par exemple programmes de scolarisation et enfants souffrant de malnutrition. Les ONG prévoient également de distribuer près de 37 000 tonnes de vivres en 2001. Le gouvernement a lancé un plan de réinstallation dans les districts de Freetown, Port Loko, Kenema et Pejehun, qui ont été déclarés sûrs. Un programme de désarmement, démobilisation et réintégration a également été mis en place en mai à l'intention des anciens combattants qui rendent les armes. Entre 58 000 et 60 000 réfugiés sierra-léoniens sont récemment rentrés dans le pays à la suite des affrontements en Guinée, et 2 000 à 2 500 réfugiés regagnent chaque semaine la Sierra Leone.
Grâce à des pluies supérieures à la normale en mai, les cultures de maïs de la première campagne se développent de manière satisfaisante dans le sud et le centre du pays. On signale la levée des céréales secondaires dans le nord. Les précipitations ont toutefois perdu en intensité au début du mois de juin.
La situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les populations victimes des inondations dans plusieurs régions demeurent cependant vulnérables.
Les premières pluies, supérieures à la moyenne, ont été signalées au début d'avril dans l'extrême sud, puis elles se sont étendues au sud-ouest à fin avril/début mai, tandis le temps demeurait sec dans le sud-est. Au cours de la deuxième décade de mai, les précipitations se sont intensifiées dans le sud et dans la zone soudanaise, pour s'affaiblir ensuite sensiblement dans les dix premiers jours du mois de juin. De ce fait, les semis des céréales secondaires ont été retardés dans le sud-est et il faudra probablement procéder à de nouveaux semis. Les travaux de préparation des terres ont démarré dans la région sahélienne.
À la suite d'une récolte inférieure à la moyenne en 2000, la situation des approvisionnements alimentaires est tendue dans les zones structurellement déficitaires de la région sahélienne. Des déplacements inhabituels de populations ont été signalés dans plusieurs cantons du département du Lac vers les principaux centres urbains, le Tchad méridional et la zone du Lac Tchad. Dans la zone soudanaise, la situation alimentaire est également précaire dans les zones rizicoles de la Tandjilé et d'une partie du Kabia, notamment dans la zone de Mayo Beneye. Les cours du mil ont fortement augmenté. Une évaluation conjointe CILSS/FAO/PAM/FEWS-NET de la situation des approvisionnements dans les zones à risque, organisée sur place et effectuée en janvier, a estimé la population à risque à 800 000 personnes auxquelles il fallait fournir environ 40 000 tonnes de céréales. De plus, quelque 700 000 personnes sont considérées comme modérément vulnérables. On a recommandé la vente de 20 000 tonnes de céréales à des prix subventionnés. Une opération d'urgence du PAM est en cours actuellement pour fournir 27 000 tonnes d'aide alimentaire à 375 000 bénéficiaires dans huit départements de la zone sahélienne.
Les pluies ont démarré dans le sud au mois de mars. Elles sont devenues particulièrement abondantes dans le sud et le centre à la mi-avril et ont atteint l'extrême nord en mai, permettant ainsi de préparer les terres et d'effectuer les premiers semis. Les précipitations se sont affaiblies dans le sud au début de juin.
La situation globale des disponibilités alimentaires est satisfaisante, sauf dans l'extrême nord. Une mission d'évaluation conjointe FAO/PAM effectuée à la fin de mai, a estimé à 19 000 tonnes les besoins d'aide alimentaire de 80 000 familles victimes de récoltes réduites par la sécheresse, des inondations ou des attaques de ravageurs dans les provinces du nord et de l'extrême nord. Les importations de céréales pour l'utilisation intérieure et la réexportation, au cours de la campagne de commercialisation 2001, sont évaluées à 300 000 tonnes, de blé et de riz principalement.
CONGO, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU* (11 juin)
La situation des disponibilités alimentaires continue de se détériorer du fait de l'insécurité persistante. L'intensification des combats, surtout dans l'est du pays, a encore entravé toutes les activités économiques et agricoles et provoqué de nouvelles vagues de déplacements de populations. Le nombre des PDI dont la situation alimentaire et nutritionnelle est critique, est actuellement estimé à 2 millions de personnes. Des enquêtes effectuées récemment par des organisations non gouvernementales ont montré que près de 21 pour cent de la population souffre de malnutrition grave dans la province orientale du Nord-Kivu. La situation pourrait se détériorer car une mauvaise récolte de manioc est attendue dans l'est du pays, du fait des ravageurs et des maladies. La situation alimentaire est également difficile dans les principales villes du pays, surtout à Kinshasa où la population a atteint 6-7 millions d'habitants. Une mission de la FAO effectuée en octobre dernier a estimé le déficit vivrier de Kinshasa en 2000 à 1 million de tonnes. Divers facteurs font obstacle à l'approvisionnement en vivres de Kinshasa et d'autres villes, notamment l'état de délabrement extrême de l'infrastructure routière; le harcèlement des transporteurs, des négociants et des agriculteurs par la police et les militaires; l'interruption des approvisionnements alimentaires en provenance des provinces d'Équateur et de l'Est; et la rareté du carburant du fait de la pénurie de devises.
La livraison de l'aide humanitaire demeure entravée par l'insécurité persistante et un réseau routier en très mauvais état. Le PAM prévoit d'augmenter ses distributions d'aide alimentaire afin d'atteindre 1,2 million de personnes, dont quelque 70 000 réfugiés angolais, et il a récemment lancé un appel pour 112 millions de dollars E.-U. destinés à des opérations d'urgence.
CONGO, RÉPUBLIQUE DU (11 juin)
Après avoir été inférieures à la moyenne en janvier et février, les précipitations ont augmenté début mars et sont devenues très abondantes dans le sud, de la mi-mars à la mi-avril. Elles se sont affaiblies en mai, restant toutefois généralisées dans l'ensemble, sauf dans le sud du pays.
La situation générale des disponibilités alimentaires s'est améliorée. Les organisations humanitaires ont maintenant accès à l'ensemble du pays. La quasi-totalité des 810 000 personnes déplacées par la guerre civile sont de retour chez elles. On compte environ 100 000 réfugiés, provenant de la province d'Équateur en République démocratique du Congo, dans les régions du nord, notamment à Betou près de la frontière avec la République centrafricaine. On dénombre aussi 7 000 réfugiés rwandais et burundais et 18 000 réfugiés angolais. Le PAM a lancé une nouvelle opération d'urgence pour venir en aide à 50 000 réfugiés de la République démocratique du Congo pendant 6 mois. Il fournit également des vivres à quelque 120 000 personnes à Brazzaville, à Pointe Noire et dans d'autres grandes villes.
Les précipitations ont été très abondantes de la mi-mars à la mi-avril. Malgré un affaiblissement à la fin d'avril, elles sont restées régulières en mai. Les principales cultures vivrières sont le manioc et les plantains, mais on cultive aussi du maïs (environ 25 000 tonnes). Le pays couvre par des importations commerciales l'essentiel de ses besoins céréaliers, estimés à quelque 87 000 tonnes en 2001.
Des précipitations abondantes ont été enregistrées pendant la deuxième décade d'avril. Les pluies sont restées généralisées en mai. Les cultures de base sont les patates douces, le manioc et les plantains. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne commerciale de 2001 sont évalués à 10 000 tonnes de riz et de blé.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (11 juin)
Les précipitations ont été abondantes en avril, notamment pendant la première décade. Elles ont été nettement inférieures à la moyenne au début du mois de mai, avec une amélioration à partir de la mi-mai, surtout dans la moitié est du pays, pour rester généralisées et abondantes au début de juin.
Après plusieurs bonnes récoltes consécutives, la situation des disponibilités alimentaires demeure satisfaisante. Toutefois, des déplacements de populations à partir de la capitale ont été signalés à la suite de la tentative de coup d'État de la fin mai. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2001 sont estimés à 33 000 tonnes, essentiellement de blé.
La production des cultures de la campagne A de 2001 devrait être satisfaisante. Une mission FAO/PAM/UNICEF d'évaluation, organisée sur place, a estimé la production vivrière à 85 000 tonnes de céréales, 68 000 tonnes de légumineuses, 483 000 tonnes de racines et tubercules, et 465 000 tonnes de bananes et de plantains, soit respectivement une progression de 15, 10, 4 et 1 pour cent, par rapport à la campagne A de l'année 2000. Le niveau reste toutefois inférieur aux résultats d'avant la crise (1988-1993), en raison de l'insécurité et de la perturbation des activités agricoles depuis 1994. La superficie ensemencée a sensiblement augmenté au cours de la présente campagne du fait de la sécurité accrue dans l'ouest du pays, notamment dans les provinces de Bubanza et de Cibitoke, et de la fermeture des camps de rassemblement dans la province rurale de Bujumbura, ce qui a permis aux agriculteurs de retourner dans leurs exploitations. Un autre facteur a également contribué à l'expansion des semis cette année: la distribution en temps voulu des semences par les pouvoirs publics et les organisations internationales, principalement dans les provinces de Kirundo et de Muyinga, qui ont été les régions les plus touchées par la sécheresse pendant la campagne A de l'année 2000.
Les pluies ont débuté en retard, mais elles ont été abondantes et bien réparties d'octobre à novembre, ce qui a favorisé le développement des cultures. Toutefois, les précipitations excessives enregistrées par endroits ont causé des inondations et des pertes de récolte, et déterminé un fléchissement général des rendements, surtout pour les haricots. Les rendements des bananes et des plantains ne devraient progresser qu'à partir de mars/avril car les plantes ont été très touchées par la récente sécheresse prolongée. La récolte de la petite campagne C des marais, qui se déroule de mi-juin à septembre, a été médiocre en 2000 en raison du temps sec qui a sévi au cours des mois précédents. Selon les estimations, la production vivrière est inférieure de 4 pour cent au niveau de la campagne C de 1999.
La situation alimentaire jusque là tendue s'est améliorée avec l'arrivée de la nouvelle récolte. Toutefois, à la suite de plusieurs récoltes inférieures à la moyenne, de l'insécurité persistante et des déplacements de populations ainsi que d'une récente épidémie de malaria, la situation alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables reste précaire. La situation est difficile en particulier pour 324 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et pour les populations victimes de la sécheresse dans les provinces de Karuzi, Gitega, Kayanza et Muyinga. Une enquête sur la nutrition effectuée récemment dans 7 provinces du pays a fait état d'un taux de malnutrition globale aiguë de 10 pour cent. De même, un rapport récent de Médecins sans frontières a indiqué que le nombre des enfants souffrant de malnutrition admis dans ses centres thérapeutiques d'alimentation, dans la province de Karuzi, avait doublé en janvier 2001. Une aide alimentaire d'urgence demeure nécessaire pour les groupes vulnérables.
Les semis des céréales et des légumineuses de 2001 viennent de commencer. Les pluies principales sont attendues à partir de fin juin. Les (courtes) pluies de printemps, de mars à mai, ont été insuffisantes dans de nombreuses régions. Ces pluies sont propices aux premiers travaux de préparation des terres et à la remise en état des pâturages. Les perspectives globales concernant la campagne agricole en cours restent incertaines, car jusqu'à présent seule une partie des populations agricoles déplacées par la guerre ont été en mesure de regagner leurs terres et la présence de mines empêche toujours l'accès à de vastes territoires. Dans l'ensemble, on estime que plus d'un million de personnes ont été déplacées. À la mi-mai, 16 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays seulement avaient été réinstallées.
La situation alimentaire continue à être tendue du fait de la guerre avec l'Éthiopie et de la sécheresse enregistrée l'an dernier. La récolte céréalière de 2000 a fortement diminué à la suite du déplacement de centaines de milliers d'agriculteurs provenant des riches régions agricoles de Gash Barka et de Debub, qui fournissent plus de 70 pour cent de la production céréalière.
Deux opérations d'urgence ont été approuvées conjointement par la FAO et le PAM, en avril et en mai 2001, pour une aide alimentaire d'urgence en faveur d'environ 1,8 million de personnes victimes de la guerre et de la sécheresse, pour un montant total de 77 millions de dollars E.-U. pour une période de 10 mois (de mai 2001 à février 2002). La lenteur de la réponse à l'appel lancé par le gouvernement en février 2001 constitue un grave sujet de préoccupation, car seule une petite partie des quelque 224 millions de dollars E.-U. demandés pour près de 2 millions de personnes pour une période de douze mois, a été couverte pour le moment.
Les engagements d'aide alimentaire pour 2001 s'élèvent à 55 000 tonnes mais aucune livraison n'a encore eu lieu.
Les pluies abondantes des deux premières décades de mai ont été propices aux cultures "belg" de 2001, à récolter à partir de juin. Après une vague de sécheresse à la fin de mars et au cours des dix premiers jours d'avril, de bonnes pluies ont favorisé le rétablissement des cultures. La production "belg" représente entre 7 et 10 pour cent de la production céréalière totale du pays, mais dans certaines régions elle fournit l'essentiel des approvisionnements alimentaires de l'année. Les perspectives de récolte sont favorables dans l'ensemble et la production devrait être en nette amélioration par rapport à la mauvaise récolte "belg" de l'année antérieure. Une infestation de chenilles légionnaires récemment signalée dans les régions orientales du pays pourrait toutefois avoir des répercussions négatives sur le résultat de la campagne.
Dans les régions pastorales, les précipitations de la campagne principale en cours actuellement ont été en retard de près d'un mois, mais elles ont été généralisées et abondantes à partir de fin avril. L'arrivée tardive des pluies pourrait avoir des effets sensibles du fait de la brève durée de la campagne et des graves sécheresses enregistrées récemment. De récentes enquêtes sur la nutrition ont indiqué des niveaux élevés de malnutrition globale aiguë, révélant des pénuries alimentaires persistantes.
Grâce au résultat exceptionnel de la récolte "meher" de céréales et de légumineuses de l'an dernier, la situation générale des approvisionnements alimentaires est stable dans le pays. Toutefois, le net fléchissement des cours des céréales s'est répercuté sur le revenu des ménages dans les zones rurales et pourrait avoir cette année un effet négatif sur les décisions des agriculteurs en matière de production. Le gouvernement et les donateurs se sont efforcés de soutenir les marchés locaux par des achats de céréales, mais en raison du caractère limité des fonds disponibles, ces efforts n'ont pas été fructueux pour l'instant. Quelque 6,5 millions de personnes, frappées par la grave sécheresse des deux dernières années et par la guerre avec le pays voisin, l'Éthiopie, sont tributaires de l'aide alimentaire.
Une opération d'urgence d'un montant d'environ 90 millions de dollars E.-U. a été approuvée conjointement en mars 2001 par la FAO et le PAM pour une aide alimentaire de secours en faveur de 2,5 millions de petits exploitants et d'éleveurs victimes de la sécheresse, pour une période de 10 mois (d'avril 2001 à janvier 2002). Une opération d'urgence révisée a également été approuvée conjointement en avril 2001 pour 323 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays à la suite de la guerre, pour un total d'environ 55 millions de dollars E.-U. jusqu'à fin juillet 2001.
À la fin du mois de mai, les engagements d'aide alimentaire s'élevaient à 585 000 tonnes, dont 215 000 tonnes avaient déjà été livrées.
Les perspectives de récoltes céréalières pour la campagne principale de 2001 sont bonnes. Les abondantes précipitations d’avril et de mai ont favorisé les semis et profité aux cultures précoces. La production devrait être normale et supérieure à celle de l’année dernière, où une grande sécheresse avait fortement réduit les récoltes. Cependant, une invasion de chenilles légionnaires signalée dans certaines des principales zones de cultures céréalières compromet la récolte de la campagne principale de cette année. Les pluies de juin seront également déterminantes pour la récolte de cette saison.
La situation générale des disponibilités alimentaires s’est considérablement améliorée grâce à de bonnes récoltes, à de petites pluies et à l’amélioration des pâturages dans plusieurs districts du centre et de l’ouest, consécutive à des précipitations abondantes. Cependant, les districts pastoraux de l’est continuent à souffrir de la rareté des pluies tombées jusqu’à présent.
La grande sécheresse de 1999-2000 a gravement pesé sur la sécurité alimentaire de 4,4 millions de personnes, en particulier dans les zones pastorales, justifiant une vaste opération de secours. Une amélioration notable des taux de malnutrition infantile a été signalée, du fait des interventions d’urgence. Cependant, l’aide alimentaire d’urgence sera encore nécessaire, au moins jusqu’à la récolte de la campagne principale, vers la fin de l’année.
Une opération d’urgence révisée a été approuvée conjointement par la FAO et le PAM en janvier 2001, son objectif étant d’apporter une aide alimentaire à 4,4 millions de personnes touchées par la sécheresse. Dans le cadre de l’Opération d'urgence, on estime à 548 000 tonnes les vivres requis pour la période de juin 2000 à juillet 2001 dont, à ce jour, environ 78 pour cent sont couverts par des annonces de contributions. Cependant, on rapporte que les retards d’acheminement posent des problèmes depuis janvier 2001.
Nonobstant l’invasion signalée de chenilles légionnaires dans certains districts, les perspectives concernant les cultures vivrières de la première campagne de 2001, qui doivent être moissonnées en juin, restent favorables après des pluies normales. La première saison des pluies a véritablement démarré à la mi-mars dans la plupart des régions du sud, garantissant aux cultures une humidité suffisante. Les cultures seraient en bon état dans presque toutes les régions du pays. Dans les districts du nord-est et de l’est, touchés par de mauvaises récoltes successives et par l’insécurité, les pluies abondantes et l'amélioration de la sécurité ont été bénéfiques aux cultures et aux pâturages.
Les disponibilités alimentaires sont dans l'ensemble satisfaisantes. Les prix des haricots et du maïs restent stables. Cependant, des pénuries alimentaires sont signalées dans certaines parties des districts de Katakwi, Kotido et Moroto. La population déplacée dans les districts de Bundibugyo, Gulu et Kitgum aurait, semble-t-il, une production suffisante et serait assistée par les programmes alimentaires du PAM.
Selon de premières indications concernant la récolte de la campagne A de 2001, rentrée récemment, la production vivrière serait proche du bon niveau de l’année dernière, voire légèrement au-dessus. Malgré l’arrivée tardive de la saison des pluies, les précipitations ont été abondantes et bien réparties de la mi-octobre à décembre. Bien que les pluies torrentielles de novembre aient provoqué des inondations et causé des pertes de cultures, essentiellement dans les préfectures de Gisenyi et de Butare, elles ont, dans l’ensemble, profité aux semis et favorisé de bons rendements, notamment en ce qui concerne la production de céréales et de légumes secs. La production de racines et de tubercules, de bananes et de plantains a été moins satisfaisante, à cause des pénuries de plants et de la longue période de sécheresse. Malgré le tableau globalement positif, la récolte a été maigre dans la région de Bugasera (province rurale de Kigali) en raison des pénuries de semences, les récoltes ayant été réduites plusieurs années de suite. Une mission gouvernement/FAO/PAM/UE organisée sur place, a évalué la production alimentaire de cette saison, mais ses conclusions ne sont pas encore disponibles.
La précarité des disponibilités alimentaires s’est atténuée avec la nouvelle récolte. Les prix du maïs, des haricots et de la pomme de terre sont inférieurs à ce qu’ils étaient il y a un an. Cependant, malgré l’amélioration globale de la situation alimentaire, on prévoit qu’une aide alimentaire d’urgence sera nécessaire jusqu’à la prochaine récolte pour la population de la région de Bugasera, plus particulièrement dans les districts de Kanzenze et Gashora. Le PAM projette de distribuer 13 000 tonnes d’aide alimentaire d’urgence pendant trois mois à 267 000 personnes touchées par la sécheresse dans le sud-est du Rwanda. Alors que des contrôles stricts ont permis de contenir l’expansion d’une épidémie de fièvre aphteuse dans la région d’Umutara, les restrictions à la commercialisation causent des difficultés économiques aux ménages exerçant une activité pastorale.
Une pluviométrie inférieure à la normale pendant le mois de mai dans les principales zones agricoles du sud a réduit l’humidité des sols pour le maïs et le sorgho semés récemment pour la campagne principale "gu" de 2001. Il faudrait davantage de pluies pour éviter des baisses de rendements. Il ressort de rapports récents que dans les grandes régions productrices de céréales de Bay et Bakool, les cultures flétrissent et des dégâts supplémentaires sont causés par les ravageurs, essentiellement des chenilles légionnaires. Malgré les bonnes récoltes des deux dernières campagnes, de graves problèmes alimentaires peuvent survenir car les ménages mettront un certain temps à surmonter les difficultés éprouvées lors de sécheresses successives et les effets persistants d’années d’insécurité. Par ailleurs, l'injection de monnaie sur le marché, conjuguée à la dépréciation du shilling somalien qui accompagne inévitablement pareil procédé, ont provoqué de fortes hausses des prix des aliments, érodant ainsi le pouvoir d’achat de vastes segments de population.
Ailleurs, dans le nord-ouest (Somaliland) et dans le nord-est (Puntland) de la Somalie, l'état des pâturages et du bétail s'est amélioré à la faveur des récentes pluies. Cependant, l’interdiction pour les pays situés le long de la Péninsule arabique d’importer du bétail sur pied en provenance d’Afrique orientale en raison de la fièvre de la Vallée du Rift, a causé des pertes de revenus substantielles et affecté les moyens de subsistance de très nombreux ménages pastoraux. Les Émirats-arabes-unis (EAU) ont levé récemment l’interdiction concernant le bétail sur pied, et il en a résulté un affermissement du shilling somalien. Cependant, les Émirats-arabes-unis ne représentent que 2 pour cent du total des exportations somaliennes de bétail sur pied vers les pays situés le long de la Péninsule arabique, de sorte que l’impact de la levée de l’interdiction en question sur la sécurité alimentaire devrait être limité.
Un appel interinstitutions des Nations Unies a été lancé en mars 2001 pour la fourniture de 130 millions de dollars E.-U. destinés à aider la population à subsister et le pays à se redresser.
Les cultures de blé de 2000/01, toutes irriguées et semées le long du Nil dans le nord du Soudan, sont maintenant récoltées. Une récente mission FAO/SMIAR d’évaluation des récoltes a estimé à 299 000 tonnes la production nationale pour 2000/01, soit 40 pour cent de plus que la récolte réduite de l’année dernière, mais 30 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. La libéralisation de la production de blé et la suppression des programmes de soutien public qui avaient favorisé les hauts niveaux de production au début des années 90 ont incité de nombreux agriculteurs à réduire considérablement leurs cultures de blé au cours des deux dernières années et à passer à des cultures de rapport plus lucratives tels que les légumes et les oléagineux. En 2001, les agriculteurs ont été encouragés par les cours élevés du blé au moment des semis, et des niveaux de rendements satisfaisants ont été atteints grâce à des températures plus fraîches que la moyenne, à un approvisionnement amélioré en eau d’irrigation, à la fourniture d’intrants en quantité suffisante et aux faibles incidences des ravageurs et des maladies.
Les estimations définitives de la production de sorgho et de mil pour 2000/01 ont été révisées à la baisse par la mission, soit 2,49 millions de tonnes et 483 000 tonnes, respectivement, contre 2,67 millions de tonnes et 496 000 tonnes, selon les estimations établies par la mission FAO/PAM à la fin de l’année dernière, essentiellement en raison des plus faibles rendements et des ravages causés par les parasites. De ce fait, la production céréalière globale de 2000/01 est estimée à 3,33 millions de tonnes, dans lesquelles sont comprises de faibles quantités de maïs et de riz. Cela représente une hausse de 7 pour cent par rapport à la récolte moyenne - très inférieure - de l’année dernière, mais une baisse d’environ 21 pour cent par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Les besoins révisés en importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2000/01 (novembre/octobre) sont estimés à 1,44 million de tonnes. Les importations commerciales sont estimées à environ 1,2 million de tonnes, soit environ autant que le volume réel des importations de l’année dernière. Les toutes dernières estimations de l’aide alimentaire d’urgence, en voie d’acheminement ou de mobilisation, représentent 55 000 tonnes, ce qui laisse un déficit non couvert d’environ 145 000 tonnes.
Les récoltes plus faibles de deux années consécutives, conjuguées à l’épuisement pratiquement total des stocks, ont provoqué une flambée des prix des céréales. En mars et avril 2001, les cours du sorgho étaient en moyenne de 45 000 livres soudanaises (LSd), contre 15 000 LSd pour la même période en 1999 et 30 000 LSd en 2000. Une telle augmentation a réduit l’accès à la nourriture pour les couches les plus pauvres de la population. Le pouvoir d’achat de nombreuses personnes, notamment des éleveurs nomades, s’en est trouvé sérieusement érodé. Après avoir utilisé leurs moyens d’adaptation jusqu’à la dernière extrémité, les agriculteurs et d’autres groupes vulnérables ont migré en quête de travail et de nourriture. Le nombre de personnes qui ont participé aux programmes du PAM "vivres-contre-travail" a augmenté dans des proportions spectaculaires.
Les efforts du gouvernement pour atténuer les pénuries alimentaires en levant des droits de douane sur les importations alimentaires et en finançant les achats de grains par l’intermédiaire de la Strategic Commodity Stock Authority, instituée récemment, ont aidé dans une certaine mesure à stabiliser les marchés céréaliers. Cependant, comme la période de soudure commence et que les annonces de contributions ne couvrent qu'une partie de l'aide alimentaire demandée, la situation risque de s’aggraver dans les mois à venir. La population la plus touchée par la sécheresse de l’année dernière est concentrée dans les régions suivantes: le grand Darfour et Kordofan, Bahr el Ghazal, Bahr el Jebel, East Equatoria, Jonglei, Mer Rouge et la province de Butana dans l'État de Gézira. Le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire d’urgence au Soudan est estimé, selon les derniers chiffres, à 2,97 millions, toutes touchées par la sécheresse et/ou la guerre civile. Les premières perspectives concernant les cultures vivrières de la campagne principale 2001, pour la récolte à partir de septembre, ne sont pas encourageantes. Un niveau pluviométrique que l’on prévoit inférieur à la moyenne pendant la principale saison des pluies (juin-septembre) sur la majeure partie du pays, conjugué aux nouvelles vagues de déplacements de populations déplacée sous l’effet de l’intensification récente du conflit dans la région de Bahr el Ghazal, devrait affecter gravement la production agricole.
Une pluviométrie variant entre des valeurs normales et des valeurs inférieures à la normale en janvier et février dans la majeure partie du pays a profité aux cultures lors de la campagne des longues pluies dans les zones unimodales du centre et du sud. Les conditions plus sèches en mars ont éventuellement éprouvé les cultures au stade critique de remplissage des grains dans certaines régions du centre, mais elles ont aussi aidé à réduire l’excédent d’humidité dans les zones inondées du sud et de l’ouest du pays. On s’attend à un rétablissement de la production de cette année par rapport à la baisse de 2000.
Dans les zones pluviales bimodales du nord et du nord-est, les pluies bénéfiques, quoique tardives tombées depuis avril, ont profité aux cultures de la campagne "Masika". Les perspectives de récolte sont satisfaisantes. Cependant, on rapporte que les cultures de certaines régions auraient été touchées par les ravageurs, notamment par les oiseaux quéléa et les chenilles légionnaires. Les pâturages et le bétail sont, semble-t-il, en bon état grâce à des précipitations généralement abondantes.
La situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Cependant, la situation alimentaire reste précaire dans certaines régions en raison des mauvaises récoltes successives qui ont précédé.
La récolte des céréales secondaires de 2001, principalement de maïs, est en cours. Les dernières prévisions indiquent une production de 7,3 millions de tonnes, soit un tiers de moins que l’excellente récolte de l’année dernière et bien en dessous de la moyenne des cinq dernières années. Cette baisse de production traduit la réduction de 17 pour cent de la superficie ensemencée, imputable aux faibles prix pratiqués dans le pays au moment des semis, mais aussi à des conditions météorologiques défavorables en cours de campagne. Les précipitations insuffisantes et les températures élevées de janvier et du début février, en particulier dans les principales zones de culture du centre, ont éprouvé les cultures de maïs à leur stade de développement. Les pluies abondantes arrivées par la suite n'ont pas pu empêcher une importante baisse de rendements. Malgré la forte baisse de production, le pays dispose encore d’un excédent exportable d’environ 500 000 tonnes de riz, provenant d’importants stocks de report estimés à 2,6 millions de tonnes.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s’est rendue en Angola du 5 au 27 mai 2001 afin d’évaluer la production vivrière pour la saison 2000/01 ainsi que les besoins en importations céréalières et en aide alimentaire pour la campagne de commercialisation 2001-02 (avril/mars). La mission a effectué des visites sur le terrain dans huit des 18 provinces. Il avait été prévu de visiter 10 provinces, mais la situation sur le plan de la sécurité était très changeante, obligeant à modifier le programme à la dernière minute.
La mission a constaté que la situation sur le plan de la sécurité s’est quelque peu améliorée, maintenant que le gouvernement a le contrôle militaire de tous les centres provinciaux et de la plupart des centres municipaux, les zones sécurisées ayant été étendues aux alentours de ces centres. Cependant, l’UNITA continue de lancer des attaques de guérilla dans de nombreuses régions, limitant ainsi les zones où le gouvernement, les organismes d’aide et les ONG peuvent opérer à celles situées directement autour des centres administratifs. L’essentiel de l’aide alimentaire et des produits de base doit encore être acheminé par avion depuis Luanda. L’insécurité et le mauvais état des routes continuent d’entraver les activités commerciales. Bien que très peu de personnes déplacées aient pu réintégrer leur foyer d’origine, des progrès notables ont été faits dans l’attribution de terres dans les zones sécurisées. 218 000 personnes déplacées et rapatriées ont été enregistrées comme étant actives dans l’agriculture pendant la saison 2000/01. De nouvelles personnes déplacées continuent d’arriver, et leur nombre est actuellement estimé à 2,7 millions, contre 2,6 l’an passé. Environ 1,34 million de personnes ont encore besoin d’une aide alimentaire.
La superficie ensemencées en céréales secondaires pour la saison 2000/01 est estimée à 995 000 hectares, soit 13 pour cent de plus par rapport à 1999/00. La production est estimée à 557 000 tonnes contre 500 000 tonnes pour la dernière campagne. L’augmentation de la production est due dans une large mesure à l'accroissement des semis, résultat de l’amélioration de la sécurité; à l'octroi de terres à des personnes déplacées, à la croissance naturelle de la population ainsi qu'à une meilleure distribution des intrants agricoles. Malgré une période de grande sécheresse vers le milieu de la campagne dans le nord du pays, les conditions météorologiques ont été généralement favorables dans les principales zones de cultures céréalières du centre et du sud. La récolte de maïs est estimée à 429 000 tonnes, soit 9 pour cent de plus que l’année dernière, l'augmentation des semis étant, en partie, annulée par les pertes de cultures dans les provinces du nord. La production de mil et de sorgho combinés sont estimés à 148 000 tonnes, soit une hausse de près de 30 pour cent, reflétant un fort accroissement de la superficie ensemencée et les pluies bénéfiques tombées dans le sud. La production de haricots est estimée à 71 000 tonnes, soit une baisse de 10 pour cent par rapport à l’année dernière, en raison des périodes de sécheresses qui ont touché le nord. On estime à 5,3 millions de tonnes la production de manioc pour la campagne 2000/01, contre 4,4 millions de tonnes l’an dernier.
Grâce à l’amélioration de la production, le déficit alimentaire de la campagne de commercialisation (avril/mars) 2001/92 est estimé à 581 000 tonnes de céréales. Ce chiffre comprend 48 000 tonnes de maïs, 107 000 tonnes de riz et 250 000 tonnes de blé. Selon les prévisions, les importations commerciales devraient représenter 405 000 tonnes, de sorte que 176 000 tonnes devront être couvertes par l’aide alimentaire. Par rapport à ces besoins, les annonces de contributions et les stocks d’aide alimentaire à la fin de mai se chiffraient 33 000 tonnes.
Selon les premières estimations de la récente moisson de céréales secondaires en 2001, la production s’élèverait à 9 000 tonnes, soit 57 pour cent de moins que l’année dernière. La production de maïs, estimée à seulement 2 000 tonnes, est inférieure de 78 pour cent à celle de 2000. On s’attend à une baisse de 42 pour cent de la production de sorgho et de mil, qui devrait s’établir à 7 000 tonnes. Cette forte baisse de production est la conséquence d’une longue sécheresse qui a duré de la fin décembre à début février, conjuguée à des températures élevées. On signale une récolte désastreuse dans certaines zones.
Conséquence de la mauvaise récolte et de l’épuisement des stocks de report, les besoins d'importation de céréales pour la campagne 2001-02 (avril/mars) ont augmenté, atteignant 258 000 tonnes, sont 66 000 tonnes de blé. Ces besoins devraient sont censés être couverts sur une base commerciale, mais la situation alimentaire devrait être très précaire pour les ménages pauvres dont la récolte a été faible.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s’est rendue dans ce pays du 5 au 16 mai 2001 afin d’examiner les perspectives de récoltes pour 2000/01 et la situation globale des disponibilités alimentaires et d’évaluer les besoins d'importations céréalières, y compris d'aide alimentaire, pour la campagne 2001-02.
La mission a estimé que la surface cultivée globale n’avait pas changé par rapport aux années normales. Cependant, au début de janvier 2001, un front froid est passé sur le Lesotho et le gel a gravement touché les cultures à des stades critiques de leur développement. Ont suivi une sécheresse prolongée, une vague de chaleur et une tempête de grêle dans certaines zones, autant de facteurs qui ont endommagé les cultures encore plus et sont à l’origine de mauvais rendements. Compte tenu de ces effets négatifs, la mission évalue à 80 000 tonnes la production céréalière pour 2000/01, soit environ 55 pour cent au-dessous du niveau de l’année dernière et 60 pour cent au-dessous de la moyenne des cinq dernières années. La production de maïs est estimée à 58 000 tonnes, celle de blé à 5 000 tonnes et celle de sorgho à 11 000 tonnes. D’autres cultures comme les haricots et les pois ont également été observées dans la plupart des champs des agriculteurs. Ces produits entrent dans l’alimentation des familles et constituent une source de revenus quand ils sont cultivés en grandes quantités.
Pour la campagne 2001/02 (avril/mars), les disponibilités de céréales produites dans le pays, estimées à 112 000 tonnes, sont très en dessous des besoins de la consommation nationale. Les besoins d'importations céréalières ont été estimés à 329 000 tonnes et devraient être couverts par voie commerciale. Même dans les années normales, la production céréalière du Lesotho couvre environ 50 pour cent de sa consommation nationale. La convertibilité à un contre un de la monnaie locale en rands sud-africains signifie que les disponibilités de devises étrangères ne sont pas une contrainte majeure pour les importations commerciales en provenance d’Afrique du Sud.
La mission a estimé qu’une aide alimentaire de grande ichelle n’était pas nécessaire. La plupart des familles sont confrontées à des déficits alimentaires plus importants que la normale pour la campagne 2001-02 (presque tous les ménages ruraux du Lesotho achètent de la nourriture entre les récoltes), mais elles disposent de moyens d’adaptation suffisants pour tenir jusqu’à la prochaine récolte, à condition que les prix des aliments restent stables. Parmi ces moyens d’adaptation figure la vente de bétail (plus de 80 pour cent des ménages ruraux possèdent des bœufs, des chèvres et des moutons), des envois de fonds de la part de membres de la famille qui travaillent en Afrique du Sud et dans les villes du Lesotho, ainsi que le travail local rétribué et les revenus provenant d’activités dans le secteur informel. Cependant, il existe une proportion relativement faible de ménages ruraux (probablement de 10 à 15 pour cent) dans la plupart des districts touchés (Mokhotlong, Thaba-Tseka, Mohale’s Hoek et Quthing), qui, ayant perdu leurs cultures, n’ont ni bétail ni revenu en dehors de la ferme qui leur permettrait d’acheter de la nourriture sur le marché. C’est le groupe le plus exposé. Ce groupe n’aura pas non plus de semences pour les semis de la prochaine campagne, qui commencent en septembre 2001.
La mission a recommandé qu’une enquête soit rapidement entreprise dans les quatre districts les plus touchés afin d’identifier, de quantifier et de déterminer de manière précise les ménages nécessitant une aide alimentaire et des semences. Il est recommandé que cette enquête soit menée conjointement par le Service des opérations spéciales de secours de la FAO, en association avec le Gouvernement du Lesotho et le PAM.
Les précipitations inférieures à la moyenne dans le nord et le centre du pays, en février et au cours de la première décade de mars, qui ont succédé aux précipitations abondantes des mois précédents, ont eu des répercussions sur les conditions de croissance du riz pour la récolte de 2001. Les perspectives d’ensemble pour le riz, dont la récolte débute en avril, sont incertaines; on prévoit une réduction des rendements par endroits. Par contre, dans les régions productrices de maïs du sud, grâce aux précipitations abondantes tombées à partir de la deuxième décade de février, on prévoit de meilleurs résultats pour cette culture qui avait souffert de la sécheresse. Toutefois, il est probable que les précipitations aient été trop tardives pour empêcher un fléchissement des rendements et la récolte pourrait être réduite pour la deuxième année consécutive. L’année dernière, le sud du pays a été touché par une grave sécheresse qui a réduit d’un quart la production de maïs.
Les toutes dernières estimations préliminaires concernant les cultures de maïs de 2001, moissonnées récemment, ont été révisées à la baisse pour s’établir à 2,047 millions de tonnes, soit une baisse de 18 pour cent par rapport à l’excellente récolte de l’année dernière, mais autant que la moyenne des cinq dernières années. La sécheresse de mi-saison dans le sud et le centre et les pluies trop abondantes qui ont suivi dans 13 des 27 districts du pays ont des répercussions néfastes sur la production céréalière. Les graves inondations survenues dans ces districts ont touché 346 000 personnes et provoqué la perte de 50 000 hectares de cultures vivrières. Le PAM estime que 275 000 personnes avaient besoin d’une aide alimentaire d’urgence.
Malgré la baisse de production, on estime que la récolte de maïs sera suffisante pour répondre aux besoins de la consommation nationale pour la campagne 2001-02 (avril/mars).
La récolte des cultures céréalières de 2001 est maintenant rentrée. On ne dispose pas encore d’une estimation de la production. Cependant, selon les premières estimations, il semblerait que la production de maïs soit égale ou légèrement supérieure à la bonne récolte de l’année dernière, à savoir 1 million de tonnes. Ce chiffre reflète une augmentation de 10 pour cent de la surface ensemencée et des pluies généralement favorables dans les principales zones de culture, malgré des inondations localisées.
Les pluies torrentielles de janvier et février ainsi que les fortes crues du Zambèze ont provoqué de graves inondations dans les provinces centrales de Zambesia, Sofala, Manica et Tete, provoquant la perte d’environ 77 000 hectares de cultures vivrières. En dehors des zones inondées, les pluies trop abondantes auront probablement causé des baisses de rendement. Dans les principales zones agricoles du nord, les précipitations abondantes et bien réparties ont favorisé le développement végétatif et l’on s’attend à un niveau de production satisfaisant. En revanche, dans les provinces du sud de Maputo, Gaza et Inhambane, une sécheresse prolongée de mi-saison survenue en janvier a considérablement réduit les rendements des cultures de maïs et de haricot. Dans ces provinces les plus durement touchées par les inondations de l’année passée, la production alimentaire devrait être faible pour la seconde année consécutive.
Dans l’ensemble, la production céréalière de 2001 devrait être satisfaisante. La production de manioc devrait être bonne également. Avec l’arrivée des nouvelles récoltes sur les marchés, les prix du maïs ont baissé sur les principaux marchés et sont inférieurs à ce qu’ils étaient, il y a un an.
Le démarrage tardif de la saison des pluies, conjugué à la grande sécheresse de janvier et de la première décade de février dans les principales zones agricoles du nord, s’est traduit par une réduction des emblavures et par de mauvais rendements. La production de maïs de 2001 est estimée, à titre provisoire, à 45 pour cent en dessous de la récolte satisfaisante de l’année dernière, à savoir 27 000 tonnes. La production est également inférieure de 10 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. Les estimations de la récolte de sorgho/mil, qui représente les deux tiers de la production céréalière globale, ne sont pas encore disponibles, mais la production devrait être en baisse par rapport au niveau normal de l’année dernière.
Conséquence de la forte diminution de la récolte de maïs, les importations de céréales secondaires pour la campagne 2001/02 (avril/mars) sont estimées à 80 000 tonnes, contre 60 000 tonnes pour la campagne précédente. En outre, le pays a besoin d’importer 45 000 tonnes de blé, dont la culture est structurellement déficitaire. Même si la totalité des besoins d’importations sera probablement couverte sur une base commerciale, la situation des disponibilités alimentaires devrait être très précaire pour les petits agriculteurs dont la récolte a été mauvaise cette saison.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires s’est rendue en visite au Swaziland du 16 au 28 mai 2001 afin d’examiner les perspectives des récoltes et la situation générale des disponibilités alimentaires et d’estimer les besoins d'importations céréalières, y compris d’aide alimentaire, pour la campagne 2001-02.
La mission a prévu pour 2000/01 une production de maïs de 73 000 tonnes, soit environ 66 pour cent de la moyenne des cinq dernières années. Le Swaziland ne produit pas d’autres cultures céréalières, à l’exception de quelques centaines de tonnes de sorgho. D’autres cultures comme la patate douce, les haricots et les doliques sont produites en faibles quantités, qui ne cessent de décroître. Il ressort des observations de la mission sur le terrain que la production de ces cultures a aussi été inférieure à la moyenne.
La baisse de production de maïs a été particulièrement importante dans le Middleveld et le Lowerveld, où les cultures semées tardivement ont été touchées au stade critique de la floraison. Les cultures semées plus tôt ont survécu à la sécheresse et ont généralement beaucoup donné. Pour la campagne de commercialisation 2001-02 (avril/mars), les disponibilités nationales en céréales, estimées à 85 000 tonnes, sont loin de suffire à couvrir les besoins de la consommation nationale. Avec une population estimée au milieu de la campagne à 1 034 000 personnes, les besoins d'importations céréalières ont été estimés à 123 000 tonnes. La mission a calculé que les besoins seraient pleinement couverts par les importations commerciales. Même dans les années normales, la production céréalière du Swaziland ne couvre que 60 pour cent des besoins de la consommation nationale. La convertibilité à un contre un de la monnaie locale en rands sud africains signifie que les disponibilités en devises étrangères ne sont pas une contrainte majeure pour les importations commerciales en provenance d’Afrique du Sud.
Néanmoins, en raison de la baisse de production, les ménages les plus touchés et les autres groupes de population vulnérables pourraient se retrouver à court d’aliments et nécessiter une aide alimentaire. Une évaluation des besoins est actuellement réalisée conjointement par l’équipe spéciale de gestion des opérations en cas de catastrophe et des ONG dans les zones touchées par la sécheresse. Cet exercice sera important pour déterminer plus précisément les groupes vulnérables ayant besoin d'une assistance.
La récolte des céréales secondaires de 2001, principalement de maïs, est déjà bien avancée. Les perspectives se sont dégradées du fait des pluies trop abondantes tombées en février et mars dans la majeure partie du pays, qui ont eu des répercussions néfastes sur les rendements et ont provoqué des inondations localisées, en particulier le long du Zambèze et du Luangwa. En revanche, dans les provinces du sud et de l’ouest, la sécheresse prolongée de janvier a éprouvé les cultures de maïs à leur stade de développement et provoqué une baisse des rendements.
D’une manière générale, la production de maïs, selon les prévisions pour cette année, devrait être de 1,1 million de tonnes, c’est-à-dire inférieure de 16 pour cent à la bonne récolte de 2000, mais à peu près autant que la moyenne des cinq dernières années. Après avoir été autosuffisant en maïs en 2000/01 (avril/mars), le pays devra éventuellement importer environ 220 000 tonnes de maïs pour la campagne 2001-02.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s’est rendue au Zimbabwe du 25 avril au 11 mai 2001 afin d’évaluer la production de céréales et de légumes secs de la saison principale, d’établir des prévisions concernant la production de la saison d’hiver 2001-02 et de déterminer les besoins d'importations alimentaires.
La mission a constaté que, comme l’année précédente, la saison des pluies de 2000/01 était généralement favorable dans les provinces du nord du pays, qui produisent normalement près de 70 pour cent de la récolte céréalière nationale. Mais les pluies ont été tardives et en dessous des valeurs normales dans le sud et l’est du pays. Une sécheresse a touché en janvier la majeure partie du pays, suivie de pluies incessantes et largement répandues en février et mars, provoquant localement des inondations.
La superficie sous céréales secondaires pour la campagne principale 2000/01 a été réduite de 15 pour cent par rapport à l’année précédente. Les emblavures de maïs dans le secteur où l’on pratique l’agriculture commerciale à grande échelle ont été réduites de plus de moitié en raison essentiellement des acquisitions de terres. Le secteur de la production artisanale, y compris les zones recolonisées, n’a pas compensé cette réduction de la superficie des cultures de maïs. Une partie de la réduction de la superficie globale sous maïs a été compensée par une extension de la superficie utilisée pour les cultures de soya, d'arachide, de tournesol et de paprika.
La mission a estimé à 1,57 million de tonnes la récolte céréalière nationale pour la principale campagne de 2000/01, contre 2,15 millions de tonnes en 1999-00, soit une réduction de 27 pour cent. La production de maïs, qui représente plus de 90 pour cent de la production céréalière globale, a été estimée à 1,47 million de tonnes.
L’état du bétail est généralement bon dans le secteur de l’élevage commercial à grande échelle, alors que dans le secteur des petits éleveurs, il varie entre acceptable et bon. Cependant, des décès d’animaux dus aux maladies transmises par les tiques ont été signalés dans certaines zones communales. L’état des pâturages et les disponibilités en eau étaient dans l’ensemble satisfaisants dans la plupart des provinces.
Sur la base des prévisions de production, les besoins d'importations sont estimés à 579 000 tonnes. Étant donné la baisse substantielle de la production d’or et de la récolte de tabac, et compte tenu du fait qu’une partie importante des revenus attendus en devises est déjà pré-engagée pour les importations de pétrole et d’autres sources d’énergie ainsi que pour le service de la dette international la capacité du gouvernement à importer du maïs est extrêmement limitée. Même si le déficit de blé et de riz, qui s’élève à 132 000 tonnes, devait être couvert par les importations commerciales des commerçants privés qui se seraient procurés des devises sur le marché parallèle, il reste un déficit net d’environ 447 000 tonnes de maïs, qui devra être couvert par les importations ou par prélèvement sur les stocks. Compte tenu de l’actuelle situation économique et de l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du pays, un prélèvement majeur sur les stocks ne saurait être conseillé. Le pays a besoin de tenir des stocks de céréales suffisants pour maintenir le niveau et la stabilité de l’offre afin d’empêcher une flambée des prix, ces derniers devant rester abordables pour les populations rurales et urbaines.
La distribution gratuite d'aide alimentaire n'est pas une option conseillée. On pourrait en revanche envisager une aide alimentaire bilatérale liée à des programmes pour contribuer à approvisionner les zones déficitaires, tant urbaines que rurales, à des prix abordables.
Le pays traverse une grave crise alimentaire à la suite d’une production vivrière inférieure à la moyenne pour la troisième année consécutive, conséquence de la sécheresse, des troubles intérieurs continus et d’un hiver très rude. Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires qui s’est rendue dans le pays en mai 2001 a sorti son rapport le 8 juin.
La mission a constaté que les cultures pluviales (blé et orge) n’avaient pratiquement rien donné, à l’exception de quelques zones limitées dans différentes régions. La production non irriguée de blé en 2001 était, selon les estimations, inférieure d’environ 40 pour cent à celle de l’année dernière, qui était déjà extrêmement maigre. Comme celle de 2000, La production céréalière irriguée de 2001 a également beaucoup souffert de la sécheresse. Cependant, étant donné que les précipitations ont été légèrement supérieures dans certaines régions et que des terres et de l’eau d’irrigation utilisées pour la culture du pavot ont été reconverties à la culture de blé, la production de blé sur terres irriguées de 2001 devrait, selon les estimations, être supérieure d’environ 14 pour cent à celle de 2000, mais inférieure d’environ 24 pour cent à celle de 1999. La production de céréales secondaires (riz, maïs, orge) serait supérieure d’environ 24 pour cent à la production extrêmement faible de l’année dernière, mais resterait inférieure d’environ 42 pour cent à celle de 1999. La mission a donc estimé à 2,03 millions de tonnes la production céréalière globale, soit 12 pour cent de plus qu’en 2000, mais 37 pour cent de moins qu'en 1999. De ce fait, les besoins en importations céréalières pour la campagne commerciale 2001-02 (juillet/juin) a été estimée à environ 2,2 millions de tonnes, soit légèrement moins que le niveau record de l’année dernière, à savoir 2,3 millions de tonnes, mais environ deux fois le volume de 1999, qui était de 1,1 million de tonnes.
Du fait de la perte des Talibans, consécutive à l’abandon des cultures de pavot pour cette année et à l’aggravation des problèmes économiques touchant commerçants et consommateurs, la capacité d’importation commerciale de l’Afghanistan a continué à décliner cette année par rapport à l’année dernière. Néanmoins, on estime généreusement à 760 000 tonnes les importations commerciales de céréales, soit 25 pour cent de plus que l’estimation de l’année dernière, ce qui laisse un déficit de 1,4 million de tonnes. Les besoins en aide alimentaire d’urgence sont évalués par le PAM à 386 000 tonnes, ce qui laisse un déficit de plus de 1 million de tonnes. Un déficit de cette ampleur, conjugué à une forte érosion du pouvoir d’achat de la population pourrait, s’il n’était pas couvert, avoir des conséquences désastreuses.
Des millions d’Afghans de toutes catégories – sédentaires, transhumants et nomades – n'ont guère accès aux produits alimentaires vendus sur les marchés en raison des problèmes de pouvoir d’achat, et leur accès aux aliments par la production autonome a été gravement compromis par la sécheresse et par la détérioration des infrastructures d’irrigation et par la capacité amoindrie des agriculteurs à accéder aux intrants nécessaires. Leur pouvoir d’achat a été sérieusement érodé par les facteurs suivants: manque de possibilités d’emplois dans l’agriculture et hors de ce secteur; abandon de la culture du pavot et baisse de production des autres cultures de rapport telles que les oignons, les patates, les amandes et les abricots; réduction du cheptel ainsi que baisse des prix du bétail. Les populations rurales pauvres sont donc prises dans le cercle vicieux de l’appauvrissement et de l’endettement rural. L’emprunt rural consenti par ceux qui ont encore les moyens est accordé à des taux d’intérêt très élevés. La mission a été témoin d’exemples où l’emprunteur devait payer 50 pour cent d’intérêts en deux mois. Le remboursement du capital et des intérêts appauvrit les emprunteurs d’année en année, jusqu’à ce qu’ils restent finalement sans ressources.
La situation générale est très grave, la famine menaçant des millions d’Afghans, dont la plupart ont épuisé l’essentiel de leurs moyens d’adaptation, en sorte qu’il ne leur reste d’autre alternative que de quitter leur foyer et de rejoindre les rangs des personnes déplacées ou réfugiées. Cette situation alarmante continuera de se détériorer à mesure que l’on avancera dans la campagne commerciale 2001-02. Lors de la traversée du pays, la mission a observé un grand nombre d’indices précurseurs de famine tels que les rations alimentaires considérablement réduites, l’effondrement du pouvoir d’achat, le bétail décimé, l’épuisement général des avoirs personnel, la flambée des prix des céréales vivrières, la croissance rapide du nombre d’indigents et le grossissement constant des flots de personnes déplacées ou réfugiées. La nécessité de "sauver la vie" en Afghanistan est une question qui se posera cette année en des termes plus critiques encore que l’année dernière.
La production de blé en 2000/01 devrait se monter à 1,8 million de tonnes, soit un peu plus que l'an dernier. Les importations de céréales en 2000/01 (juillet/juin) devraient, selon les prévisions actuelles, représenter 6,9 millions de tonnes. L'Arabie saoudite est le premier importateur mondial d'orge, représentant près du tiers du commerce mondial de ce produit.
Les perspectives pour les récoltes de céréales de 2001 se sont améliorées après les pluies d’avril et mai, supérieures à la moyenne, qui ont permis d’humidifier les sols et de remplir les réservoirs d’irrigation. Cependant, les précipitations cumulées pour la campagne agricole de 2000/01 restent, dans plusieurs endroits, inférieures au niveau normal, et il importe au plus au point que les pluies tombent régulièrement au cours du mois prochain pour assurer de bonnes récolte de céréales. Les images satellites indiquent que le développement général de la biomasse se fait nettement mieux que l'an dernier à la même époque. Il reste, selon les premières indications, que la pénurie de semences après la récolte de céréales 2000 (225 000 tonnes) réduite par la sécheresse a entraîné une réduction d’environ 34 pour cent de la surface ensemencée en blé d’hiver, qui est de 65 000 hectares. On espère accroître les emblavures des céréales de printemps et les porter à 108 000 hectares; l’objectif total d'emblavures de printemps étant de 197 000 hectares, dont 33 millions d’hectares de pommes de terre (2000: 34 millions d’hectares) et 21 000 hectares de légumes.
Malgré la réduction des semis de blé d’hiver, la récolte de grains (céréales et légumes secs) de 2001 pourrait dépasser les 220 000 tonnes initialement prévues par la FAO. Cependant, compte tenu du déficit des précipitations hivernales, les résultats définitifs et la situation en termes de sécurité alimentaire pour l’année prochaine, dépendront essentiellement des pluies, qui devront tomber régulièrement pendant toute la saison de culture, non seulement pour les céréales, mais aussi pour les cultures de base. Selon certaines indications, le pays pourrait se voir obligé d’importer jusqu’à 400 000 tonnes de céréales en 2000/01, et une quantité similaire sera probablement nécessaire en 2000-02.
Les données d’enquête indiquent que jusqu’à 68 pour cent de la population sont sans ressources, dans l’indigence ou proches du seuil de pauvreté et que 55 pour cent de la population vivent soit dans la pauvreté soit dans l’indigence. On entend par "ménages pauvres" des ménages dont le niveau de consommation par habitant est inférieur au seuil de pauvreté (assortiment minimum de produits alimentaires et de biens de consommation), ces deux postes étant fixés, pour le premier, à 11 735 drams (21,5 dollars E-U) et, pour le second, à 7 194 drams par mois. Trente-deux pour cent de la population vivent dans la pauvreté et près de 23 pour cent dans l’indigence;les chiffres correspondants pour les ménages sont 30 pour cent et 19 pour cent, respectivement. Par ailleurs, certains ménages sont considérés comme des ménages pauvres en puissance, leurs revenus se situant dans la fourchette comprise entre 12 000 et 12 500 drams, ne dépassant que de très peu le seuil de pauvreté. En conséquence, environ 68 pour cent de la population pourrait avoir besoin de programmes d’aide sociale. L’étude a également constaté que le niveau réel de chômage était de 27,3 pour cent. Le salaire mensuel moyen est de 20 157 drams, soit moins de deux fois le seuil de pauvreté, et près de 17 pour cent de la population active gagne trop peu pour assurer un revenu supérieur au seuil d'alimentation. Les salaires ne constituent toutefois pas la principale source de revenus monétaires: ils n’en représentent que 24,6 pour cent alors que la vente de produits agricoles en assurent 32,1 pour cent, le travail indépendant, 10,6 pour cent, et les retraites et les allocations de l'État, 9,3 pour cent. Environ 19,3 pour cent des revenus proviennent de virements effectués par des membres de la famille, dont 12,8 pour cent de parents vivant à l’étranger (ce poste représente à lui seul plus que les retraites et les allocations d'État). La privatisation a une incidence limitée sur les sources de revenus: seulement 0,1 pour cent est lié à la propriété (baux, intérêts, dividendes, etc.). La répartition des revenus est très inégale. Les revenus des plus riches (20 pour cent de la population) sont 32,2 fois plus élevés que ceux des plus pauvres (également 20 pour cent de la population). L’étude a en outre confirmé qu’au moins 620 000 Arméniens (et peut-être même 1 million), sur une population globale officiellement estimée à 3,8 millions, vivent actuellement à l’étranger à la recherche d’autres sources de revenus. La majorité de ces personnes sont en âge de travailler et les deux tiers sont des hommes.
Les problèmes politiques, économiques et sociaux qui affaiblissent le pays depuis dix ans se traduisent par un chômage, un sous-emploi et une insécurité alimentaire considérables. La malnutrition chronique touche près de 14 à 32 pour cent des enfants entre 3 et 59 mois, avec une moyenne de 22 pour cent. Ces niveaux sont considérés comme modestes mais montrent pour les deux dernières années une tendance à la hausse. Le PAM a fourni des secours alimentaires d’urgence à environ 300 000 paysans pratiquant l'agriculture de subsistance. Cette opération d’urgence sera pleinement intégrée dans l’intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) qui débutera en juillet 2001 et fournira 66 000 tonnes de vivres à environ 280 000 personnes victimes de la sécheresse. Le PAM, d’ici le milieu de 2003, aura distribué plus de 68 000 tonnes de produits de base dans le cadre de l’Opération d'urgence et de l’IPSR.
Les faibles réserves d’eau d’irrigation, conséquence de la sécheresse de l’année dernière et des dernières précipitations hivernales, inférieures à la normale dans les bassins hydrographiques, rendent incertaines les perspectives des récoltes de céréales de 2001. Cependant, les pluies du printemps ont été bonnes et les images satellites montrent que le développement de la biomasse se fait mieux cette année que l'an dernier à la même époque dans les vallées, mais moins bien dans les zones littorales. En 2000, la production céréalière a augmenté d’un tiers grâce à l’extension des emblavures de blé d’hiver et aux meilleurs rendements, car cette récolte, rentrée en juin/juillet, a été moins touchée par la sécheresse. Les travaux effectués d’urgence cet hiver (approfondissement des canaux d’irrigation, etc.) pourraient contribuer à maintenir les niveaux de production des cultures de rapport. Les superficies de céréales d’hiver ont encore progressé, pour s’établir à 650 000 hectares, dont 523 000 hectares de blé, et l’extension prévue des semis de céréales de printemps, qui porterait les emblavures globales à 712 000 hectares, pourrait entraîner un accroissement de la récole céréalière de 2001 qui s’établirait à environ 1,6 million de tonnes, contre 1,5 million de tonnes en 2000, en supposant des conditions de croissance normales jusqu’à ce que la récolte soit entièrement rentrée.
Malgré les bonnes récoltes prévues après la production largement au-dessus de la moyenne en 2000, les besoins d'importations céréalières devraient rester à peu près stables, autour de 700 000 tonnes, dans la mesure notamment où les zones urbaines sont approvisionnées essentiellement par les importations. En outre, les besoins en céréales fourragères devraient augmenter, en raison de l’accroissement du bétail et du fait que les agriculteurs sont confrontés à la concurrence des importations sur le marché des céréales vivrières. L’essentiel des besoins d’importations céréalières sera couvert par voie commerciale, mais les groupes vulnérables, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, ont encore besoin d’une aide alimentaire. Le PAM continue de soutenir 485 000 bénéficiaires dans le cadre de l’intervention prolongée (triennale) de secours et de redressement (IPSR) qui a commencé en juillet 1999. Le volume total de vivres engagés pendant la durée du projet représente 47 880 tonnes d’aide alimentaire.
Les grandes tempêtes et tornades tropicales qui ont eu lieu de la fin avril, jusqu’à la fin mai, ont fait un certain nombre de morts et provoqué des dégâts aux biens et aux infrastructures. Aucun dommage aux cultures de riz n’a été signalé.
Les averses d’avril précédant la mousson ont relevé l’humidité des sols pour les semis de riz aus, la plus petite des trois campagnes du pays. Les récoltes de riz boro sont en cours. En supposant des rendements moyens, l’objectif concernant la récolte de riz boro pour 2000/01 a été fixé à 11,2 millions de tonnes (riz usiné), soit environ 200 000 tonnes de plus que l’année d’avant, ce qui porterait la production globale de paddy à 35,6 millions de tonnes, soit 100 000 tonnes de plus que la récolte record de l’année dernière. Les stocks de céréales de l'État à la fin du mois de mai étaient de 1 million de tonnes, soit 9 pour cent de moins que le niveau correspondant de l’année dernière.
Les bonnes conditions météorologiques ont favorisé la récolte de riz de la campagne secondaire sèche, qui touche maintenant à sa fin. La production de cette récolte devrait dépasser les 735 000 tonnes prévues au début de l’année grâce à une extension des emblavures. Les récents rapports indiquent que la superficie sous riz de saison sèche a été accrue et doit avoisiner les 260 000 hectares, soit 4 pour cent de plus que l’année dernière et 50 000 hectares de plus que la moyenne des 10 dernières années. Les semis de riz de la principale campagne humide devraient commencer avec l’arrivée des pluies de mousson en juin. La récolte principale représente environ 80 pour cent de la production totale de riz, le reste provenant de la seconde récolte (saison sèche). En admettant des conditions de croissance normales, les perspectives, selon les premiers indices, seraient favorables pour la récolte globale de riz de 2001.
Malgré la situation globalement satisfaisante sur le plan des disponibilités alimentaires, les répercussions des graves inondations de septembre dernier sont encore ressenties par les communautés touchées, qui ont encore besoin d’une aide alimentaire.
Des conditions météorologiques extrêmes apportent la sécheresse dans le nord et des inondations dans le sud de la Chine. Dans le nord, le nord-est et dans des zones du nord-ouest et du sud-ouest, dans le Xinjiang nord, la Péninsule de Shandong, la province de Hubei et le nord de la province de Jiangsu, les précipitations ont diminué de 50 pour cent pour passer à 90 pour cent en dessous du niveau normal depuis le mois de février de cette année. Les conditions de sécheresse touchent aussi Beijing, Tianjin, Chongquing, Hebei, Shangxi, Liaoning, Heilongjiang, Henan, Shangdong, Jiangsu, Sichuan, Guizhou, Yunnan, Gansu, Sha’anxi, Qinghai, la province de Mongolie intérieure, Ningzia et Xinjiang. Selon des sources officielles, plus de 20 millions d’hectares de cultures sont touchés. La récolte devrait retomber à 13 millions d’hectares, et il se peut que rien ne soit récolté sur 800 000 hectares de cultures. En outre, 4 millions d’hectares de terres n’ont pas été cultivés pour cause de pénurie d’eau. On signale aussi que 20 millions de personnes et 15 millions d’animaux ne sont pas approvisionnés en eau, ce qui pose un problème critique dans les villes de la partie méridionale du nord, ainsi que dans le nord-est et dans la péninsule de Shangdong. On rapporte que les criquets sont apparus dans certaines régions, menaçant les cultures qui ont survécu et sont sur le point de parvenir à maturité. La baisse des récoltes d’été est confirmée dans le Sichuan, le Chongqing, le Henan et le Jiangsu. La sécheresse aurait touché, semble-t-il, de vastes zones ensemencées en blé d’hiver. Plusieurs jours de pluies abondantes à la mi-juin ont soulagé certaines régions touchées par la sécheresse, et l’on rapporte que les agriculteurs ont commencé à refaire les semis dans les champs endommagés, mais selon les météorologues, la sécheresse pourrait persister.
À l’inverse des provinces du nord exposées à la sécheresse, les inondations survenues dans le sud au début de juin ont sérieusement frappé les provinces de Guandong, Guangxi, Hunan, Hubei, Sichuan et d’autres. Selon les sources officielles, en plus de toucher directement 17 millions de personnes sur les 27 millions de personnes vivant dans les zones inondées, les inondations ont fait des milliers de morts, entraîné l’évacuation d’environ 140 000 personnes et endommagé les biens. On estime à 1,7 million d’hectares la superficie cultivée touchée, et la récolte pourrait être réduite sur 1,2 million d’hectares. Les répercussions des inondations sur les semis de riz tardif et les récoltes de riz précoce, qui représentent ensemble environ 43 pour cent de la production globale de riz et sont actuellement rentrées dans le sud, ne sont pas encore connues. Des glissements de terrain et inondations plus localisés, aggravés par les pluies saisonnières de la mi-juin, ont fait au moins 100 morts dans d’autres provinces du sud.
Les perspectives des récoltes de blé et d’orge de 2001, actuellement en cours, se situent à peu près dans la moyenne. Les emblavures totales étaient d’environ 61 000 hectares, comme l’année précédente. La production de céréales en 2000, composée essentiellement d’orge, est estimée à 101 000 tonnes, soit 1 pour cent en dessous de la moyenne pour les cinq dernières années.
Les prévisions concernant les importations de blé en 2000/01 (mai/avril) s’établissent à 100 000 tonnes, et celles concernant les importations globales d’orge et de maïs sont estimées à 540 000 tonnes, c’est-à-dire que leur niveau resterait inchangé par rapport à l’année dernière.
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE (13 juin)
On rapporte que le pays subit actuellement la plus grande sécheresse enregistrée depuis près d'un siècle. Les régions du centre ont été les plus durement touchées, les précipitations des trois derniers mois se situant à 10 pour cent de la moyenne annuelle. La sécheresse aurait, selon certains rapports, affecté le repiquage du riz, qui a commencé en mai. A ce jour, les pluies ne représentent que 30 pour cent seulement de la moyenne dans certaines zones rizicoles. Le gouvernement estime qu’environ 4 500 hectares de rizières n’ont pas été ensemencés et que, par ailleurs, 8 000 hectares ont été touchés par la pénurie d’eau. On signale que les réservoirs d’irrigation sont à sec. Les prix des légumes ont fortement augmenté dans les grandes villes. On estime que 10 pour cent des cultures de cette année seront endommagés par la sécheresse.
CORÉE, RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE * (25 mai)
Après l’hiver le plus froid enregistré depuis des dizaines d’années, le pays subit maintenant une grande sécheresse de printemps. Les perspectives de récoltes et de disponibilités alimentaires pour cette année sont très préoccupantes.
Une visite interinstitutions effectuée sur le terrain dans la principale province productrice de Nord-Hwanghae a permis de confirmer les dégâts considérables causés à deux récoltes non irriguées successives, encore que les cultures irriguées soient en bon état. Les plants de pommes de terre sur des champs non irrigués des basses terres étaient sous-développés et environ un tiers des champs montrait des signes de stress hydrique. Alors que le repiquage du riz dans les champs irrigués se faisait normalement, le manque de pluies a sérieusement retardé la transplantation du maïs. On rapporte que les nappes souterraines étaient basses, que les puits étaient en voie d’assèchement et que les disponibilités en eau des ménages avaient de ce fait diminué. Une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires doit se rendre dans ce pays entre le 23 juin et le 3 juillet 2001 afin d’examiner l’état des disponibilités alimentaires et d’évaluer les perspectives de récoltes précoces.
La mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires qui a été effectuée en novembre 2000 a estimé à 1,87 million de tonnes les besoins en importations céréalières, dont 200 000 tonnes devraient être couvertes par les importations commerciales, 810 000 tonnes par les contributions annoncées au titre de l’aide alimentaire fournie par le PAM, et 500 000 tonnes par les importations bilatérales à des conditions de faveur.
Les perpectives de récoltes pour 2001 se sont améliorées avec les pluies bénéfiques du printemps. Les images satellites montrent un développement végétatif satisfaisant, mais moins dense que l’année dernière dans les zones septentrionales du nord de l’Ossétie jusqu’à Shida Kartli, Mtianeti à Khaketi. C’est peut-être imputable à une réduction des semis de blé d’hiver ou aux semis tardifs. Comme les précipitations d’hiver ont été encore bien inférieures à la moyenne, les résultats définitifs de la récolte dépendront essentiellement de la régularité des pluies dans les mois à venir. Selon certains rapports, la superficie de blé d’hiver ne serait peut-être pas aussi réduite qu’initialement indiqué. Cependant, les semis ont été retardés dans nombreuses zones, et de nombreux agriculteurs ont dû employer toutes les semences qu’ils ont pu trouver. Il faut espérer qu’ils en trouveront suffisamment pour étendre au printemps les plantations de pommes de terre et les semis de maïs afin de compenser toute réduction éventuelle de la production de blé.
Si les conditions météorologiques le permettent, la récolte de blé de 2001 devrait se rétablir par rapport au niveau de 89 000 tonnes de l’année dernière, conséquence de la sécheresse, pour s’établir cette fois-ci à environ 200 000 tonnes. De même, la production de maïs pourrait croître d’un tiers, en sorte que la production céréalière globale serait supérieure de 58 pour cent à celle de l’année dernière, établie à 0,6 million de tonnes. Cependant, la production céréalière globale devrait quand même rester en dessous de la moyenne des cinq dernières années.
L’importance du commerce informel est telle qu’il est très difficile de contrôler le niveau réel de la consommation céréalière. Compte tenu des besoins pour la consommation céréalière nationale (céréales vivrières, céréales fourragères, semences, pertes), établis à 1,1 million de tonnes en 2001-02, les besoins d'importations céréalières de la Géorgie sont estimés à environ 500 000 tonnes, constituées en majeure partie de blé. Le volume des importations réelles est difficile à évaluer, mais selon certaines indications, le pays aurait importé plus que cela en 2000/01. Par rapport aux besoins estimatifs en aide alimentaire pour la campagne de commercialisation 2000/01, à savoir 311 000 tonnes, 810 000 tonnes seulement ont été enregistrées à ce jour.
Le PAM a lancé un appel l’an dernier pour réunir environ 60 000 tonnes de vivres afin de couvrir les besoins de base de 696 000 personnes particulièrement éprouvées par la sécheresse jusqu’à la prochaine récolte, soit pendant huit mois (de novembre à juin). La réponse à été lente et limitée; les premières expéditions de produits alimentaires ne sont parvenues en Géorgie qu’en janvier. Les premières distributions ont commencé tardivement en février. Faute de ressources, seule la moitié de la ration initiale a été distribuée pendant ce premier cycle de distribution. Au total, 516 750 bénéficiaires (nombre révisé suivant les recommandations d’une enquête sur l’économie vivrière des ménages, entreprise en novembre 2000) ont reçu 6 802 tonnes de vivres assortis (6 199 tonnes de farine de blé, 305 tonnes d’huile végétale, 298 tonnes de haricots). Depuis le début du mois de mai, une seconde série de distribution est en cours. A ce jour, 327 329 bénéficiaires ont reçu 4 139 tonnes de vivres. A la mi-juin, les annonces de contributions couvraient 65 pour cent du volume total demandé (42 500 tonnes contre les 66 000 tonnes de l’appel).
La récolte de blé est en cours et les semis de céréales secondaires et de riz kharif pour la récolte de septembre/novembre ont aussi commencé. D’après le Département météorologique indien, les pluies de mousson dans le sud-ouest devraient être normales en 2001. Les précipitations cumulées pour la période allant du 1er mars au 16 mai 2001 seraient, semble-t-il, normales dans les États du Rajasthan, du Madhya Pradesh, du Chattisgarh et de l’Orissa. Toutefois, les chutes de pluies sur les régions de Gujarat, Saurastra et Kutch sont restées très déficitaires. Dans des conditions normales, la saison de la mousson commence début juin et se poursuit jusqu’en septembre.
Le déficit de pluies dans les États du Rajasthan, du Gujarat et du Madhya Pradesh ont eu pour conséquence une réduction de la superficie ensemencée en blé, légumes secs et oléagineux. On signale que de mauvaises conditions météorologiques ont affecté la récolte des régions d’Haryana et du Pundjab, qui sont le grenier à blé du pays. En conséquence, la production de 2001-02 a été ramenée à 68,5 millions de tonnes, soit 7 millions de tonnes de moins que la récolte record de l’année dernière.
Les stocks de céréales vivrières sont si abondants que les installations d’entreposage sont saturées et le gouvernement aurait, selon certains rapports, autorisé quelques exportations de blé et de riz pour réduire la pression sur les installations de stockage.
Les pluies saisonnières ont profité aux semis et au développement des cultures de saison sèche, qui ont débuté en mai. Les semis de riz secondaire sont en cours à Sulawasi et devraient commencer à Sumatra pour la récolte de juillet/octobre. La production de paddy en 2001 devrait atteindre 50 millions de tonnes et donc accuser une baisse par rapport aux 51,1 millions de tonnes de l’an dernier.
Dans l’ensemble, après la crise économique de 1997-98, aggravée par les mauvais résultats agricoles dus à la sécheresse provoquée par le phénomène El Niño, la situation alimentaire générale du pays continue à se stabiliser. Grâce aux performances de la production nationale et à l’abondance des stocks, l’Indonésie, premier importateur mondial de riz, a annoncé qu’elle n’importerait pas de riz en 2001. Toutefois, la situation alimentaire et humanitaire demeure préoccupante dans certaines régions du pays touchées par des troubles intérieurs violents et prolongés.
IRAN, RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D' (18 mai)
Trois années successives de sécheresse ont gravement nui à l’agriculture et à l’élevage. La sécheresse de l’année dernière, la pire depuis 1964, a touché, selon les estimations, 37 millions de personnes, soit plus de 50 pour cent de la population. La production de blé de 2000 a donc fléchi, s’établissant à environ 8 millions de tonnes, soit 700 000 tonnes de moins que le volume de 1999, déjà réduit par la sécheresse, et près de 2 millions de tonnes de moins que la moyenne quinquennale. En raison du faible niveau de la production céréalière les importations seront sensiblement plus importantes cette année. Outre les céréales, les perspectives ne sont pas favorables pour l’élevage dont dépendent de larges couches de populations. On s’attend à un impact sérieux de la sécheresse sur des secteurs vulnérables de la population, notamment dans les zones rurales où les autres sources de revenus sont limitées.
Une mission de la FAO qui s’est rendue dans le pays fin avril a confirmé que la sécheresse continuait de sévir un peu partout. Les pluies d’hiver/printemps ont été très insuffisantes, et 20 des 28 provinces ont souffert d’un déficit de précipitations. La pluviométrie dans les régions de Bandar Tukman, Kurdhui, Guimishan et Banawa n'était que de 60 à 70 pour cent de celle de l’année passée, qui était pourtant une année de grande sécheresse. En décembre 2000-janvier 2001, le blé et l'orge ne poussaient que par endroits et leur croissance était retardée dans les zones cultivées en sec et dans les champs où l’irrigation par puits profonds était insuffisante. Dans certains champs du Ghomishan et du Banawar, les trois années de sécheresse consécutives 1999-2001 ont aggravé le problème des infiltrations de sel, les cultures étant éprouvées par l'effet combiné du manque d’eau et de la salinité. Sur plusieurs exploitations, la mission a vu des moutons en train de paître dans des champs abandonnés.
Après une troisième année de sécheresse consécutive, les fleuves, dont le Gorgon Rud (observé par la mission), se sont asséchés, les réservoirs sont presque vides et les nappes souterraines déjà basses ont encore baissé dans les zones les plus touchées (l’est, le sud et des régions du nord). Dans la province du Gulistan, environ 45 000 hectares sur les 65 000 hectares ensemencés en blé et en orge en décembre/janvier dernier ont souffert de la sécheresse.
La mission a également indiqué que la production céréalière de 2001 serait encore inférieure à celle de l’année dernière, la plus mauvaise des dix dernières années, à savoir 11,8 millions de tonnes (usinées). En même temps, le cheptel national va à nouveau diminuer du fait de la réduction et de la baisse de qualité des pâturages ainsi que de la pénurie de céréales fourragères, de fourrages et de résidus de récolte.
Les perspectives de la récolte céréalière de 2001 restent sombres après deux années consécutives de grande sécheresse et compte tenu des disponibilités insuffisantes d’intrants agricoles essentiels. Une mission FAO/PAM/OMS d’évaluation des disponibilités alimentaires et de la nutrition, effectuée en mai 2000, a constaté que dans la plupart des zones les plus touchées du centre et du sud, non seulement les emblavures avaient été réduites, mais aussi 75 pour cent de la superficie de blé et d'orge avaient été gravement endommagés et utilisés en majeure partie comme pacage pour le bétail. Les rendements de céréales ont atteint les niveaux les plus faibles jamais enregistrés. De ce fait, la production céréalière totale en 2000, estimée à 796 000 tonnes, était inférieure d’environ 47 pour cent au niveau de 1999 et de 64 pour cent à la moyenne quinquennale.
Les importations céréalières effectuées dans le cadre de l’opération "pétrole-contre-vivres" autorisée par la Résolution 986 du Conseil de sécurité ont permis d’améliorer sensiblement l’état des disponibilités alimentaires. Cependant, on signale encore de longs retards dans l’acheminement des importations alimentaires. En outre, malgré des accroissements notables de la ration alimentaire depuis l'adoption de la Résolution 986, les taux de malnutrition infantile dans le centre et le sud du pays ne semblent pas s’être améliorés de manière sensible, et les problèmes nutritionnels sont toujours aussi graves et répandus. Les rations alimentaires existantes ne constituent pas un apport nutritionnel suffisant et ne permettent pas une alimentation suffisamment variée; elles se caractérisent par un déficit de légumes, de fruits et d’aliments d’origine animale; il en résulte des carences en oligo-éléments.
Les récoltes de blé et d’orge de 2001, actuellement cours, s'annoncent bonnes, grâce aux pluies bénéfiques tombées pendant la campagne. La production nationale de blé dans les années normales couvre moins d’un cinquième des besoins totaux, le reste étant importé par voie commerciale.
La production de blé en 2000 a été estimée à 80 000 tonnes, soit plus du double de celle de l’année précédente, réduite par la sécheresse, mais moins que la moyenne. Les prévisions concernant les importations céréalières en 2000/01 (juillet/juin) s’établissent à 2,9 millions de tonnes.
Les semis de riz de 2001 pour la moisson d’octobre, ont commencé en mai dans des conditions météorologiques normales. On prévoit une baisse de la production, les semis continuant de diminuer se réduire dans le cadre du programme d’ajustement des superficies sous riz, mis en œuvre par le gouvernement.
La moisson des cultures de blé et d’orge de 2001 est en cours. Les perspectives sont mauvaises à cause d’une sécheresse prolongée qui a retardé les semis et de températures anormalement élevées, à savoir 10 degrés environ au-dessus de la moyenne. Les récentes prévisions indiquent un niveau global de production de blé et d’orge d’environ 45 000 tonnes, chiffre à peu près similaire au niveau médiocre de l’an dernier et inférieur de 40 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. C’est la troisième année consécutive que la production céréalière est en dessous de la moyenne à cause de la sécheresse. Le secteur de l’élevage a aussi été durement touché, plus particulièrement les éleveurs d’ovins.
Les semis de printemps sont bien avancés et progressent plus rapidement que l’année dernière. Les bonnes chutes de neige de cet hiver ont constitué d’abondantes réserves d’humidité des sols. Si les conditions météorologiques sont favorables dans la majeure partie du pays, le pays devrait atteindre l’objectif qu’il s’était fixé pour sa production céréalière, à savoir 11,7 millions de tonnes (2000: 11,6 millions de tonnes), dont 9,2 millions de tonnes de blé. Des mesures limitées ont été prises pour lutter contre les infestations acridiennes qui ont menacé les cultures les deux années précédentes.
Cette année, les céréales de printemps devraient être semées sur 11,5 millions d’hectares, produisant 11,2 millions de tonnes, chiffre similaire à celui de l’an passé. Si les prévisions pour 2001 se vérifient, des exportations céréalières représentant un volume d’environ 4,7 millions de tonnes, principalement du blé (4,2 millions de tonnes) et d’orge, sont probables en 2001-02. Ce chiffre est proche du volume d’exportations pour l’actuelle campagne de commercialisation qui touche à sa fin.
L’objectif de production céréalière pour 2001 a été fixé à 1,7 million de tonnes. La situation des cultures est globalement satisfaisante, et les semis des céréales de printemps sont pratiquement terminés. Le développement de la biomasse est plus avancé à ce jour qu’il ne l’était au même moment l’an dernier, à l’exception de la région du Osh occidental. À mesure que s’élève le niveau du fleuve SyrDarya, qui fournit l’eau d’irrigation à la région d’Asie centrale située dans les montagnes du Kirghizistan, ce pays ne peut être touché autant que ses voisins en aval par le déficit de précipitations de cet hiver. Cependant, la demande accrue d’électricité pendant les mois d’hiver, induite par les coupures de gaz opérées pour cause de dette, a eu pour conséquence que les eaux cumulées de cet hiver ont été détournées aux fins de la production hydroélectrique et que toute la région n’a disposé en été que d’une quantité réduite d’eau d’irrigation. L’objectif concernant les emblavures de céréales d’hiver a été fixé à 398 000 hectares, dont 67 000 hectares de maïs. La récolte de céréales de l’année 2000 est officiellement estimée à 1,57 million de tonnes, dont 1,04 million de tonnes de blé. C’est un peu moins que la récolte de l’année dernière (1,63 million de tonnes) et que l’objectif fixé, ce qui s’explique par les pertes dues à la sécheresses et aux neiges précoces.
La situation globale des approvisionnements alimentaires demeure satisfaisante et, en fait, le pays exporte des céréales vers les pays voisins que sont le Tadjikistan et l’Afghanistan. Cependant, une importante proportion de la population vit dans la pauvreté, et l’accès à une nourriture adéquate est essentiellement un problème de pouvoir d’achat. Le pays importe aussi du blé, pour satisfaire notamment la demande de blé de qualité, en complément de la Réserve de sécurité de l'État (alimentée par des livraisons d'aide alimentaire), et parce que les voies de communications internes sont en mauvais état.
Les pluies précédant la mousson ont bien préparé les terres aux semis de riz de saison sèche qui doivent commencer en juin pour la récolte de septembre/octobre. En supposant des conditions météorologiques normales, les prévisions concernant la production de paddy pour 2001 sont établies à 2,3 millions de tonnes, un chiffre similaire au niveau de production de l’an dernier. Malgré quelques améliorations survenues dans la production vivrière ces dernières années, une aide alimentaire ciblée est encore nécessaire pour les personnes sinistrées par les inondations de l’année dernière.
En septembre 2000, une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires a constaté que, conformément aux priorités que le gouvernement a accordées ces dernières années, il y a eu une croissance notable de la production de riz, imputable à l’adoption de variétés à haut rendement et à l’extension de la superficie des terres agricoles irriguées en saison sèche. En outre, malgré les inondations survenues au cours de la dernière saison humide, les chutes de pluies ont été globalement satisfaisantes, avec des effets généralement bénéfiques sur la production. Sur la base des données officielles concernant la production de la saison sèche en 2000 et des prévisions officieuses concernant la saison sèche de 2001, la mission a fait des projections concernant la production de riz usiné pour l’actuelle campagne de commercialisation, s’établissant à 1,28 million de tonnes. Avec l’aide alimentaire fournie dans le cadre de programmes et avec l’aide alimentaire d’urgence couverte par les annonces de contributions, les disponibilités totales de riz s’élèveront à environ 1,30 million de tonnes, assez pour couvrir entièrement les besoins.
La récolte de blé pour 2001, actuellement rentrée, devrait avoisiner 60 000 tonnes, nettement au-dessus du niveau de l’année dernière. Les prévisions concernant les importations de blé en 2000/01 (juillet/juin) s’établissent à 510 000 tonnes.
Les semis de riz de la seconde campagne, moissonné en juillet, sont terminés. En avril, de très violents orages s’accompagnant de pluies torrentielles se sont fréquemment abattus sur la Péninsule, provoquant des inondations soudaines dans de nombreuses régions.
Le pays produit normalement environ 2 millions de tonnes de riz chaque année, dont 60 pour cent issus de la campagne principale. Les perspectives de récolte pour 2001 sont favorables et l’on s’attend à une production de 2,3 millions de tonnes. Normalement, un tiers du riz consommé dans le pays est importé, alors que le blé et le maïs sont presque entièrement importés. Pour accroître la production, le gouvernement a annoncé diverses stratégies propres à garantir une production vivrière durable et à réduire la dépendance par rapport aux importations. Parmi ces stratégies figurent l’amélioration de l’efficacité et de la productivité, l’introduction de zones de production vivrière, le renforcement des systèmes de commercialisation et des industries agro-alimentaires, le développement des infrastructures et des ressources humaines. Les secteurs prioritaires seront le riz, les fruits, les cultures maraîchères, la pêche et l’élevage de volaille.
Les semis de la principale récolte de blé, qui doit avoir lieu en septembre, sont en cours dans les principales régions de production. Les effets conjugués d'un deuxième hiver catastrophique consécutif, qui a fait suite à deux sécheresses successives pendant l'été, ainsi que des problèmes structurels qui caractérisent le secteur agricole pourraient réduire encore plus la production céréalière en 2001 et accroître la dépendance à l'égard de l'aide alimentaire internationale. Une tempête de neige, en avril, a encore aggravé la situation difficile dans laquelle vivent souvent les gardiens de troupeaux en décimant le bétail. Des épidémies de fièvre aphteuse et de rage ont également causé la mort d'un grand nombre d'animaux. Selon les estimations officielles, plus de 2 millions de têtes de bétail sont morts au 15 avril 2001, soit trois fois plus que l'hiver dernier. Comme plusieurs provinces n'ont pas encore présenté leurs derniers chiffres concernant les pertes subies par les éleveurs, il est probable que ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Du fait de l'ampleur de ces pertes, jointes à celles de l'an dernier, nombre d'éleveurs ne peuvent plus troquer leurs animaux contre les aliments supplémentaires et autres articles essentiels dont ont besoin leurs familles.
Le système des Nations Unies et le gouvernement ont lancé en janvier dernier un appel à l'aide internationale, afin de mobiliser 7 millions de dollars en nature et 4,7 millions de dollars en espèces pour secourir les populations affectées dans 73 cantons.
Les semis de la principale récolte de riz – qui représente environ 95 pour cent de la production totale – sont bien avancés dans la plupart des régions du pays. Si les conditions sont normales, la récolte de riz de 2001 devrait dépasser celle de l'an dernier, qui avait atteint 20 millions de tonnes.
Le maïs devrait être récolté à partir de juillet et les plantations de riz sont en cours. La production de riz en 2001 devrait atteindre environ 4,1 millions de tonnes, soit quelque 100 000 tonnes de plus que l'an dernier, grâce à l'amélioration des rendements. Le gouvernement a l'intention de développer les systèmes d'irrigation pour accroître la superficie des terres irriguées, d'augmenter les approvisionnements en engrais grâce à une plus grande participation du secteur privé et d'améliorer l'infrastructure agricole.
Cette année encore, les perspectives des récoltes de céréales sont menacées par le manque d'eau d'irrigation. Fin avril, le débit des cours d'eau, dans la plupart des stations de pompage sur le Syr Darya et l'Amu Darya, était inférieur à ce qu'il était pendant la période correspondante de l'an dernier. Si les eaux de fusion provenant des glaciers n'augmentent pas sous l'effet des températures très élevées enregistrées depuis fin avril, le risque subsiste que l'eau disponible soit insuffisante pour irriguer comme il convient les cultures dans la région. Si le niveau des eaux d'irrigation est faible, c'est pour plusieurs raisons: les précipitations dans le bassin versant n'ont pas été suffisantes pour compenser le manque de pluies de l'an dernier, l'eau est détournée pour la génération d'hydroélectricité en amont pendant les mois d'hiver, et le système d'irrigation est de plus en plus en mauvais état. Si cette situation persiste, il est probable que les récoltes des cultures de printemps seront réduites à nouveau.
Un temps beaucoup plus chaud qu'à l'accoutumée, depuis fin avril, a permis de commencer plus tôt les semis de printemps et a également accru le besoin d'eau d'irrigation. Les plantations de coton, qui est la principale culture commerciale, sont virtuellement achevées. Les semis de céréales de printemps (principalement riz et maïs) et d'autres cultures vivrières risquent d'être affectés par le manque d'eau d'irrigation. Dans le Karakalpakie (KK), région la plus durement touchée par le manque d'eau l'an dernier, le total des superficies ensemencées de cultures de printemps a diminué de moitié environ pour tomber à quelque 200 000 hectares. Il n'a pratiquement pas été semé de riz (l'objectif était de 80 000 hectares), de sorte que le total des superficies ensemencées de riz pourrait tomber à environ 75 000 hectares, alors qu'il n'était déjà que de 125 000 hectares l'an dernier. Dans le Karakalpakie, les superficies des plantations de coton ont également diminué d'un tiers.
Les dernières estimations officielles ont confirmé à nouveau que les superficies semées en blé d'hiver ont diminué de quelque 100 000 hectares pour tomber à approximativement 1,2 million d'hectares, certaines terres où est pratiquée une agriculture pluviale étant laissées en jachère. Du fait de la réduction des superficies ensemencées de blé et de riz, la superficie totale des cultures céréalières devant être récoltées en 2001 n'est estimée qu'à 1,4 million d'hectares, soit environ 200 000 hectares de moins que l'an dernier. Étant donné que la sécheresse sévit également dans les pays voisins, la récolte de céréales de 2001 pourrait être inférieure à celle de l'an dernier, déjà mauvaise, qui avait été de 3,9 millions de tonnes.
Une mission conjointe FAO/PAM qui s'est rendue dans le pays en octobre 2000 à la suite du manque d'eau enregistré dans le pays a constaté que, dans le Karakalpakie, quelque 45 000 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire. Ce chiffre pourrait être plus élevé si l'eau manque à nouveau cette année.
Une troisième année consécutive de sécheresse a affecté les cultures dans bien des régions du pays. Au cours des trois dernières années, les précipitations ont été inférieures à la moyenne dans la province du Béloutchistan et dans certains secteurs de la province du Sindh, et la sécheresse que cela a entraînée commence à affecter d'autres régions du Pakistan. Les cultures pluviales de blé ont été sérieusement affectées, tandis que le rendement des cultures irriguées a beaucoup diminué. La production de blé en 2001 devrait être de l'ordre de 17 à 18 millions de tonnes, alors que celle de l'an dernier, qui avait été très bonne, avait représenté 22 millions de tonnes. Le bétail a lui aussi été affecté par suite du manque de pâturage et de fourrage. Le niveau de la plupart des cours d'eau est nettement inférieur à la normale, ce qui ne manquera pas d'affecter les perspectives des futures récoltes de riz et de canne à sucre.
Comme la récolte sera réduite, la situation des disponibilités alimentaires devra être suivie de près pendant la campagne de commercialisation 2001/02 (mai/avril). Cependant, le déficit devrait pouvoir être couvert au moyen des quelque 3 millions de tonnes de blé qui ont été stockées après la récolte record de l'an dernier. Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires vient de rentrer du pays et son rapport sera publié sous peu.
Avec l'arrivé des pluies et des vents du sud-ouest dans de nombreuses régions de l'ouest de Luzon à la fin mai, la saison des moussons a apparemment commencé à la date prévue.
Dans la plupart des régions du pays, la récolte des deuxièmes cultures de riz et de maïs dans les basses terres est en cours et les rendements devraient être normaux. Les semis de la troisième récolte de riz ont commencé. Si la saison des moussons se déroule normalement, la récolte totale de riz de 2001 devrait atteindre 12,6 millions de tonnes, soit quelque 100 000 tonnes de plus que l'an dernier. La demande et la consommation de produits alimentaires devraient diminuer cette année par suite du ralentissement de l'activité économique et des événements politiques qui se poursuivent dans le pays. Selon des sources officielles, il ne sera peut-être pas nécessaire d'importer du riz cette année, les stocks demeurant importants.
Les semis de la récolte de riz Yala, qui représente un tiers de la production totale, ont commencé en mai avec l'arrivée de la mousson du sud-ouest. Depuis les semis, des précipitations normales, voire supérieures à la moyenne, ont assuré de bonnes conditions végétatives dans les provinces du Centre-Nord, de l'Est, d'Uva et de Sabaragamuwa, qui produisent 62 pour cent de la récolte Yala. Le reste provient des provinces du Nord-Ouest, du Centre, de l'Ouest et du Sud, où les précipitations sont inférieures à la normale depuis le début de la saison. Au cours des cinq dernières années, le coût de production du riz a beaucoup augmenté par suite de la hausse du coût de la main-d'œuvre, des carburants et des engrais. En outre, les prix à l'exploitation, qui sont restés peu intéressants ces dernières années, pourraient affecter les décisions concernant les plantations futures et ainsi la production de riz.
Trois années de sécheresse consécutives ont sérieusement affecté les récoltes et l'élevage. Les précipitations de cette année ont apparemment été plus abondantes que l'an dernier, mais il subsiste certains secteurs où les pluies n'ont pas été suffisantes pour compenser la sécheresse du sol.
En 1999 et 2000, de graves sécheresses ont affecté les cultures céréalières et ont décimé les troupeaux de moutons, ce qui a sérieusement affecté les revenus des petits éleveurs. Selon les dernières informations disponibles, la production de blé en 2000 a été de 2,7 millions de tonnes, soit environ 4 pour cent de plus que la récolte réduite de l'année précédente, mais un chiffre qui n'en est pas moins inférieur de 25 pour cent à la normale. La production d'orge, qui provient presque entièrement de cultures pluviales, est estimée à 130 000 tonnes, soit 88 pour cent environ de moins que la moyenne des cinq années précédentes.
Les perspectives concernant les récoltes de céréales de 2001 ne sont pas bonnes. Selon les dernières données officielles disponibles, les superficies emblavées n'ont pas diminué - on pensait que tel aurait été le cas par suite d'une pénurie de semences après la mauvaise récolte de l'an dernier affectée par la sécheresse – et sont demeurées stables (345 000 hectares). Après la sécheresse de l'an dernier, cependant, les semis ont parfois été tardifs. Les problèmes causés par la salination, entraînée par le mauvais état des systèmes d'irrigation et de gestion des eaux et l'insuffisance des réseaux de drainage, persistent. L'utilisation d'engrais demeure peu élevée elle aussi par suite, notamment, de la hausse des cours mondiaux du pétrole. En outre, des données très fragmentaires portent à penser que si les précipitations pendant la période octobre- décembre 2000 ont été supérieures à ce qu'elles avaient été pendant la période correspondante de l'année précédente, elles ont été bien moindres en janvier et avril. Le gouvernement a demandé une assistance pour faire face aux besoins alimentaires, de crainte que la sécheresse persiste une deuxième année.
Il ressort des images satellites que, jusqu'à la mi-mai, le développement de la biomasse est inférieur à ce qu'il avait été en 2000 dans le sud de la région de Khatlon et dans le nord de la région de Leninabad, mais est cependant meilleur plus en amont des principaux cours d'eau. Le développement des cultures est nettement inférieur à ce qu'il avait été en 1999, année pendant laquelle, selon les estimations officielles, la production céréalière totale s'était montée à 482 000 tonnes. Un temps chaud et des températures supérieures à la normale depuis avril ont accru le besoin d'eau et d'irrigation. Si le temps reste chaud et sec, la production des cultures vivrières et des cultures de coton se trouvera à nouveau réduite. D'ores et déjà, étant donné que les rendements sont un peu inférieurs à ceux de l'an dernier, on peut prévoir que la récolte céréalière de 2001 pourrait tomber à moins de 350 000 tonnes. Le résultat final, toutefois, dépendra directement de l'intensité et de la durée de la sécheresse.
La production de denrées alimentaires de base a été réduite pendant deux années consécutives, ce qui pourrait avoir de sérieuses conséquences pour la population. Nombre de ménages vivent déjà dans une situation très difficile. Le gouvernement a lancé un appel à l'aide internationale. Une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires s'emploie actuellement à analyser l'impact des sécheresses sur les récoltes ainsi que la situation des approvisionnements alimentaires, et notamment des besoins d'aide alimentaire des populations affectées.
Le PAM a lancé un appel afin de mobiliser 126 000 tonnes d'aide alimentaire, d'une valeur de 62 millions de dollars, pour entreprendre une opération d'urgence et secourir plus d'un million de personnes qui ont sérieusement besoin d'une aide alimentaire. Plus de 15 600 tonnes de produits alimentaires ont été distribuées à 775 000 personnes affectées par la sécheresse pendant le premier trimestre de 2001. Le PAM a l'intention de poursuivre les programmes de distribution de vivres jusqu'en décembre 2001. Si la communauté internationale ne fournit pas une aide suffisante, environ 1,2 million de personnes se trouveront dans une situation extrêmement précaire, sans guère de possibilités d'emploi ou d'autres sources de revenus qui leur permettent d'acheter des aliments.
Les dépressions atmosphériques qui ont persisté dans le nord du pays au début du mois de mai ont causé de fortes pluies et des crues dans les régions de Kalasin et de Nakhon Ratchasima. Les plus fortes précipitations jamais causées par un cyclone dans la région ont affecté la province de Phrae, dans le nord du pays, au début du mois de mai. L'une des principales causes des inondations a été la mauvaise gestion des ressources forestières de la province. Il ressort des enquêtes réalisées, qu'indépendamment des pertes en vies humaines, les pluies ont détruit une bonne part de l'infrastructure économique et agricole dans les 39 villages sinistrés. Les pluies ont détruit plus de 7 000 rai (1 120 hectares) de cultures et ont causé des pertes massives pour les éleveurs et les pêcheurs. De fortes pluies sont attendues au cours des semaines à venir dans la province de Phrae.
Des orages localisés et les précipitations considérables qui se sont produites dans l'ensemble du pays depuis fin avril ont annoncé l'arrivée de la saison des moussons de la mer d'Andaman jusqu'au golfe de Thaïlande. Les pluies antérieures à la mousson, qui ont ralenti la récolte secondaire de riz, ont humecté le sol en vue des semis des principales récoltes de riz et de maïs. Selon les dernières prévisions, la production totale de riz en 2001 devrait être de 24 millions de tonnes, soit un chiffre semblable à celui de l'an dernier. Les exportations de riz de 2001 devraient également demeurer inchangées par rapport à l'année dernière.
La récolte de maïs est entièrement rentrée, alors que celle des cultures de riz de saison humide semées à partir de novembre, vient de commencer. Dans le sud, les cultures secondaires de riz et de maïs sont semées pour être récoltées en septembre/octobre. Les perspectives des cultures sont relativement favorables grâce à des pluies suffisantes, à de plus grandes disponibilités de semences et à une extension des emblavures. On rapporte que le cheptel s’est considérablement accru depuis 1999, une année où beaucoup de bétail a été tué pendant les violences. Malgré une amélioration générale de l’état des disponibilités alimentaires, l’instabilité économique et politique, le mauvais système de commercialisation et l’insuffisance des infrastructures agricoles continuent d’entraver le développement du secteur agricole.
Du fait de manque d'eau d'irrigation, cette année encore, les objectifs officiels (ambitieux) concernant la production de céréales et de coton, risquent de ne pas être atteints. L'objectif fixé pour le blé d'hiver est de 2 millions de tonnes, et il est également cultivé du riz et du maïs de printemps. Officiellement, les céréales d'hiver ont été semées sur quelque 775 000 hectares, soit une superficie d'approximativement 10 pour cent de plus que l'an dernier, dans un pays essentiellement désertique, où la plupart des cultures doivent être irriguées. Les efforts entrepris pour accroître la production de riz, qui a diminué l'an dernier, se poursuivent et les producteurs spécialisés prévoient d'ensemencer cette année quelque 40 000 hectares.
Les estimations officielles des superficies ensemencées sont sans doute plus réalistes. Comme le blé, le riz et le coton sont des cultures qui demeurent soumises aux commandes de l'État et pour lesquelles des intrants peuvent être mobilisés, il se peut également que les superficies ensemencées soient surestimées et que les intrants soient utilisés pour d'autres cultures. De plus, la plupart des estimations privées s'accordent à considérer que les évaluations des rendements sont exagérées. D'une part, la privatisation des terres et l'exploitation privée sur la base de baux agricoles ont encouragé la maximisation des rendements. De l'autre, il ressort d'informations officieuses que les rendements effectifs des cultures de blé sont compris entre 1,5 et 2 tonnes par hectare, plutôt que des 2,5 à 2,6 tonnes par hectare officiellement déclarés depuis 1999. La salination entraînée par une irrigation excessive de terres désertiques fragiles et le manque de drainage constituent un problème croissant.
Cela étant, et vu l'augmentation marquée de la disponibilité de céréales reflétée dans les prévisions officielles, la FAO a réduit ses estimations de la production depuis 1999. La production de blé en 2000 est maintenant estimée à 1,4 million de tonnes et la production céréalière totale à 1,5 million de tonnes. Selon les premières estimations disponibles, le niveau des réservoirs est inférieur à ce qu'il était l'an dernier et il n'a été possible d'irriguer qu'une seule fois en avril. L'eau a apparemment manqué pour irriguer les cultures en mai, ce qui non seulement réduira les rendements des cultures de printemps de céréales et de coton, mais pourrait aussi affecter le rendement du blé d'hiver. Les régions les plus affectées sont, semble-t-il, la province de Dashagouz (qui jouxte le Karakalpakie et qui est proche de la source de l'Amu Darya) et la province de Mary (à la frontière de l'Iran et de l'Afghanistan). L'eau d'irrigation, dans la province de Mary, provient du fleuve Murghab, qui a apparemment été à sec pendant la majeure partie de la saison végétative des cultures de printemps. Étant donné le risque de manque d'eau, et en dépit de l'augmentation déclarée des superficies plantées, il y a lieu de s'attendre à une diminution de la production vivrière en 2001.
Les importations de blé ont beaucoup diminué ces dernières années et devraient demeurer stables (environ 40 000 tonnes) en 2001/02 si les prévisions de la production céréalière se matérialisent. Toutefois, il est difficile de se procurer des informations sur le commerce extérieur, et il existe selon certaines indications des importations officieuses de farine de blé. La stratégie élaborée par le gouvernement met l'accent sur l'augmentation de la production nationale de blé et de riz, afin de réduire les besoins d'importation. Simultanément, le gouvernement souhaite quintupler la production de graines de coton d'ici à 2010.
La sécheresse et les dégâts localisés causés par les inondations début mai ont affecté les perspectives des cultures d'hiver de 2001 dont la récolte doit commencer en mai. De ce fait, la production de blé devrait tomber en 2001 à 17 millions de tonnes, alors que les prévisions précédentes du gouvernement étaient de 20 millions de tonnes. De même, la récolte d'orge ne devrait pas dépasser 6,5 millions de tonnes, alors qu'elle avait été de 8 millions de tonnes en 2000.
Le gouvernement a considérablement réduit les prix de soutien des céréales en juin 2000 dans le but d'atténuer les pressions inflationnistes et de réduire les dépenses publiques. Par exemple, les prix de soutien du blé dur rouge d'Anatolie, qui est le plus commun, ont été réduits d'environ 14 pour cent par rapport à 1999 et ramenés à 166 dollars E.-U. la tonne.
En 2001, l'Office turc des céréales (TMO) devrait acheter quelque 3,5 millions de tonnes de céréales aux cultivateurs.
La saison des moussons est arrivée en mai dans le delta du Mékong et dans certaines régions des hautes terres du centre du pays, où elle a partout causé de fortes précipitations. La récolte du riz d'hiver et de printemps, qui est la plus importante dans le nord et le sud du pays, devrait être plus élevée que l'an dernier dans les deltas du Fleuve rouge et du Mékong du fait de l'utilisation de variétés hybrides à haut rendement.
Les semis du riz d'été et d'automne progressent dans le sud en vue d'une récolte en octobre. Étant donné la baisse des prix du riz, les superficies cultivées ont diminué et, dans certaines régions, les agriculteurs ont remplacé le riz d'été et d'automne par d'autres cultures plus rentables. Pour empêcher une nouvelle baisse des prix, l'État a acheté environ un million de tonnes de riz aux agriculteurs locaux en avril. Les contingents imposés aux exportations de riz et aux importations d'engrais ont récemment été supprimés pour stimuler les exportations et la production. Environ 2 millions de tonnes, soit 50 pour cent de l'objectif fixé cette année pour les exportations, ont été expédiées dans différents pays d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.
Les précipitations et les températures convenant aux principales cultures de sorgho et de mil qui doivent être récoltées vers la fin de l'année sont apparemment normales. Pour 2000, la production céréalière totale est estimée à 672 000 tonnes, soit un chiffre semblable à la moyenne des cinq années précédentes.
Il n'a toujours pas été signalé d'infestations de criquets pèlerins, mais les pluies d'hiver qui sont tombées récemment dans les plaines qui s'étendent le long de la côte de la Mer Rouge ont sans doute créé une situation favorable à la multiplication de ces insectes.
La saison des pluies a commencé et, ainsi, la campagne agricole de 2001. Les intentions de semis de maïs blanc demeurent inchangées par rapport à l'an dernier. Les semis de la première culture de paddy sont presque achevés et les superficies ensemencées devraient également semblables à ce qu'elles étaient l'an dernier. La troisième et principale récolte de haricots est terminée, et la production est estimée à 16 000 tonnes.
La campagne de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) touche à sa fin et les importations de blé devraient approcher les 120 000 tonnes. Les importations de maïs blanc sont estimées à quelque 50 000 tonnes et de maïs jaune à 500 000 tonnes. Les importations de haricots pendant l'année de commercialisation 2001/02 (juillet/juin) devraient se monter à 40 000 tonnes.
Il a beaucoup plu en mai, ce qui a profité à la floraison des plants de café, mais a obligé le pays à arrêter la récolte de canne à sucre de 2001, qui avait précédemment été affectée par la sécheresse. La production cubaine de canne à sucre devrait, selon les dernières estimations, être de 3,6 millions de tonnes, contre 4,1 millions de tonnes l'an dernier. La production de paddy devrait être plus élevée qu'en 2000, des pluies modérées sur les régions de Pinar del Río, de La Havane et de Matanzas ayant reconstitué en partie les réservoirs d'eau. Malgré les pluies, la sécheresse n'est pas terminée, et il faudra continuer à surveiller la situation jusqu'à la fin de 2001 en raison du déficit hydraulique qui s'est accumulée.
Les importations de riz pendant l'année de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient demeurer inchangées (400 000 tonnes) par rapport à l'an dernier.
Le pays se remet peu à peu des deux forts tremblements de terre de janvier et de février, mais la distribution de vivres et d'autres types de secours d'urgence se poursuivra sans doute jusqu'au début des premières récoltes, en août/septembre. L'économie semble reprendre peu à peu, mais les deux catastrophes ont plongé 160 000 personnes de plus dans la misère. Le gouvernement distribue des enveloppes d'intrants agricoles aux petits exploitants pour faire en sorte qu'ils puissent planter la première récolte et, selon les sources officielles, la production de céréales de base de la campagne en cours ne sera probablement pas inférieure à celle de l'an dernier. Des chocs secondaires de moindre envergure sont fréquents, et l'on craint que les cyclones, pendant la saison des pluies qui vient de commencer, ne provoquent des glissements de terrain et de boue.
L'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) est bien avancée. Les importations de blé devraient approcher les 200 000 tonnes, mais les estimations des importations de maïs ont été révisées à la baisse pour les ramener à quelque 320 000 tonnes. Les importations de riz pendant la campagne de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient représenter 30 000 tonnes.
Les semis des premières récoltes, prévues pour août/septembre, sont bien avancés. Avril a été un mois relativement sec, mais il a plu en mai dans les principaux départements producteurs de maïs, notamment ceux de Jutiapa, de Sololá, de Quetzaltenango et de San Marcos, de sorte que la campagne agricole a pris un meilleur départ que l'an dernier, l'arrivée tardive des pluies ayant alors remis les semis jusqu'à juin.
Les importations à la fin de l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient se monter à environ 400 000 tonnes de blé et à 550 000 tonnes de maïs (principalement jaune). Les importations de riz pendant l'année de commercialisation 2001 (janvier/décembre) devraient représenter quelque 35 000 tonnes, contre 30 000 tonnes en 2000.
Trois jours ininterrompus de fortes pluies, à la mi-mai, ont marqué le début de la saison des pluies, et les semis de culture de céréales secondaires sont en cours. Les intentions de semis seront sans doute inchangées par rapport à l'an dernier. Les pluies ont causé un certain nombre de morts et ont endommagé les plantations et les élevages. Cependant, le déficit hydraulique résultant de la sécheresse de l'an dernier n'est pas encore comblé et il faudra suivre de près la situation au cours des mois à venir pour surveiller le développement des cultures. Le gouvernement s'emploie à coordonner l'aide alimentaire fournie au pays pour atténuer la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire pendant les mois critiques qui séparent les récoltes. Pendant l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin), les livraisons d'aide alimentaire ont représenté 85 000 tonnes de produits.
Les semis de la première récolte de maïs, la plus importante, ont commencé et se poursuivront jusqu'en juillet. Cette récolte représente normalement plus de 80 pour cent de la production totale. Les superficies plantées correspondront sans doute à la normale, la saison des pluies étant arrivée à point nommé. Les semis de la première récolte de paddy ont commencé en mars et les superficies ensemencées devraient être légèrement supérieures à l'an dernier. Les cultivateurs et l'industrie du paddy se sont entendus sur un nouveau prix, ce qui devrait avoir pour effet d'accroître la production pendant la campagne en cours (la production de paddy ne s'est jamais remise du cyclone Mitch, en 1998, lorsqu'elle a été réduite de près des deux tiers).
Les besoins d'importations de blé pendant l'année de commercialisation 2001/02 (juillet/juin) devraient se monter à quelque 200 000 tonnes. Les importations de maïs pendant l'année de commercialisation 2000/01 en cours (juillet/juin) devraient atteindre environ 160 000 tonnes, et un volume semblable est prévu pour l'an prochain.
Les récoltes de blé de 2001 sont en cours et la production devrait dépasser 3,2 millions de tonnes, soit à peu près 5 pour cent de moins que l'an dernier par suite de la diminution des superficies emblavées et du temps sec qui a prévalu. Les semis de céréales secondaires pluviales ont commencé en avril. Les intentions de plantation de maïs sont inchangées par rapport à l'an dernier mais, si les pluies sont favorables cette année, les superficies plantées de maïs cet été devraient augmenter d'environ un million d'hectares, et la production être supérieure de 2,6 millions de tonnes à ce qu'elle a été l'an dernier. On pense que quelque 1,9 million d'hectares de terres seront ensemencées de sorgho à partir de juillet, soit 4 pour cent de plus que l'an dernier, par suite de l'augmentation de la demande du secteur de l'élevage. La production de paddy en 2001 devrait demeurer inchangée par rapport à l'an dernier et être de l'ordre de 400 000 tonnes.
Les importations pendant l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient être d'environ 2,4 millions de tonnes de blé, de 5,6 millions de tonnes de maïs et de 4,2 millions de tonnes de sorgho, tandis que, selon les estimations, les importations de riz devraient atteindre 440 000 tonnes.
La saison des pluies étant arrivée à temps, les perspectives des récoltes de céréales secondaires d'hiver qui sont actuellement ensemencées dans les régions humides et semi-humides sont favorables. Officiellement, les superficies ensemencées pendant cette campagne devraient être d'environ 4 pour cent de moins que l'an dernier par suite de la faiblesse des prix et de contraintes financières. La production de paddy en 2000 devrait être proche de 300 000 tonnes.
Les besoins d'importations pendant l'année de commercialisation 2001/02 (juillet/juin) devraient, selon les prévisions, atteindre 120 000 tonnes de blé, 90 000 tonnes de maïs et 90 000 tonnes de riz.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (28 mai)
La saison des pluies a commencé et, en même temps, les semis des premières récoltes. La récolte de paddy de printemps est bien avancée et l'on prévoit pour 2001 une production record de 540 000 tonnes. Les prix du paddy sont déprimés en raison de l'importance des stocks reportés de l'an dernier et de l'excellente récolte qui est prévue. Les superficies ensemencées de cultures vivrières secondaires (yucca, haricots et pommes de terre) correspondent apparemment à la moyenne.
Les importations de blé pendant l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) devraient se monter à 300 000 tonnes et les importations de maïs jaune (utilisé pour l'alimentation des animaux) devraient être semblables à ce qu'elles ont été l'an dernier, c'est-à-dire de 700 000 tonnes.
Les semis de blé ont commencé pendant un automne relativement pluvieux et froid. Ainsi, les pluies ont retardé la préparation de la terre, mais ont apporté une humidité abondante qui garantira une bonne germination. Les superficies emblavées devraient augmenter cette année et atteindre 7 millions d'hectares par suite de la hausse escomptée des prix et des superficies records –10 millions d'hectares – qui ont été plantées en soja l'été dernier (les cultures de blé sont généralement alternées avec celles de soja). La récolte de maïs est presque terminée et la production devrait atteindre 15,4 millions de tonnes. Les superficies ensemencées de paddy en 2001 ont diminué d'un tiers par rapport à l'an dernier et la production ne devrait pas dépasser 640 000 tonnes.
Les terres sont actuellement préparées en vue de la prochaine campagne de blé et de pommes de terre. Grâce à l'eau qui s'est accumulée dans les réservoirs des vallées après les abondantes pluies d'été, les premières perspectives de ces récoltes sont favorables. La récolte des céréales et des cultures racines dans les hautes terres et les vallées est en cours et les rendements dans les départements qui n'ont pas été affectés par les inondations sont apparemment supérieurs à la moyenne. Dans les hautes terres du nord du pays, dans les départements de La Paz et d'Oruro, les cultures ont été très endommagées par un excès d'eau le long des cours d'eau et dans les plaines. Dans les vallées, les cultures aussi bien de céréales que de tubercules ont été affectées aussi par la saturation de la terre et des orages de grêle mais, dans les régions qui n'ont pas été affectées, les rendements sont apparemment supérieurs à la moyenne. Dans les régions tropicales du pays, les cultures sont parvenues à maturité et la récolte avance normalement. Selon les rapports officiels, l'on manque de semences pour la prochaine campagne agricole.
L'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) touche à sa fin et les importations de blé sont estimées à 305 000 tonnes environ. Les besoins d'importations de blé pendant la prochaine année de commercialisation devraient, selon les prévisions, dépasser 300 000 tonnes.
Des conditions météorologiques favorables ont permis de commencer les semis de blé à temps dans l'État du Paraná, où se trouve la moitié du total des superficies emblavées. Le nombre d'hectares ensemencés cette année devrait être semblable à celui de l'an dernier. La récolte de maïs d'été a atteint des niveaux records et la production totale de maïs pour 2001 devrait dépasser de près de 7 millions de tonnes la moyenne de 2000. De ce fait, le pays devrait être non plus importateur net, mais exportateur net de maïs. Les superficies plantées de maïs safrinha (deuxième récolte) sont sans doute inférieures de 15 pour cent à ce qu'elles ont été l'an dernier et n'atteindront peut-être pas le million d'hectares. La récolte safrinha ne se développe pas bien dans le nord-est (Goiás et Pernambuco) par suite du temps sec, et la production devrait être inférieure de 25 pour cent à ses niveaux de l'an dernier. En mai, les régions arides et semi-arides du nord et du nord-est n'ont reçu que des averses dispersées et les perspectives ne sont guère favorables. La récolte de paddy est terminée et la production est estimée à 11 millions de tonnes. Les importations de blé pendant l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) sont estimées à 7,7 millions de tonnes.
Les pluies modérées qui sont tombées en mai encouragent la germination et le développement des cultures de blé de 2001 dans le centre du pays. Selon les intentions de plantation, les superficies emblavées sont sans doute supérieures de 6 pour cent à ce qu'elles ont été en 2000. La récolte de maïs de 2001 est achevée et la production est estimée à 720 000 tonnes. La production de paddy devrait dépasser de 15 pour cent celle de l'an dernier, qui avait été affectée par la sécheresse, et atteindre quelque 140 000 tonnes.
Les besoins d'importations pour l'année de commercialisation 2001/02 (juillet/juin) seront probablement de 460 000 tonnes de blé, de 1,1 million de tonnes de maïs (surtout jaune) et de 70 000 tonnes de riz.
Les précipitations du mois d'avril ont marqué le début de la saison des pluies et les semis des premières récoltes de blé, de maïs, de sorgho, d'orge, de riz et de pommes de terre sont en cours. Selon les sources officielles, la plupart des départements des régions andines et des Caraïbes du pays souffrent d'un déficit hydraulique légèrement inférieur à la moyenne passée, tandis que l'eau est abondante dans les départements de l'est, de l'Amazone et de l'Atlantique. D'une manière générale, les conditions météorologiques sont favorables à un développement normal des cultures.
Les importations pendant l'année de commercialisation 2000/01 (juillet/juin) sont estimées à 1,2 million de tonnes de blé et à 2,1 millions de tonnes de maïs. Les besoins d'importations de ces deux produits pour la prochaine année de commercialisation devraient augmenter d'environ 5 pour cent.
Les cultures de maïs jaune et de paddy dans les régions côtières se développent normalement grâce à des pluies d'automne modérées et également réparties. À Loja, dans le sud, la préparation de la terre en vue des semis de la deuxième récolte de paddy, en août/septembre, est en cours. Dans les départements andins, la récolte des cultures de maïs précoce, de blé et d'orge (plantées en septembre) a commencé. Dans les départements de l'Amazonie, le gouvernement a proclamé l'état d'urgence après que les fortes pluies au mois de juin ont causé des inondations localisées et des glissements de terrain et ont obligé à évacuer plus de 8 000 personnes. La production de maïs de 2001 est estimée à 770 000 tonnes (3 pour cent de plus que l'an dernier) et celle de paddy à 1,5 million de tonnes.
Les besoins d'importations pendant l'année de commercialisation 2000/02 (juillet/juin) sont estimées à 450 000 tonnes de blé et 200 000 tonnes de maïs.
Dans les régions côtières, la récolte du blé est en cours et les rendements devraient être supérieurs à la moyenne. Les cultures de maïs jaune se développent normalement et la production devrait augmenter de 8 pour cent par rapport à l'an dernier grâce à la fois à la disponibilité d'eau et à l'augmentation des superficies ensemencées. Dans les hautes terres, où vivent la plupart des paysans, la récolte du maïs blanc a commencé en mai et se poursuivra jusqu'en juillet. La production des trois derniers mois laisse entrevoir une diminution de la production totale de 15 pour cent par rapport à l'an dernier. Le temps pluvieux a retardé la maturation et la récolte du paddy (65 pour cent de la production totale est récoltée entre mai et août), mais la production devrait atteindre 1,9 million de tonnes. Les inondations qui se sont produites dans la province de Puno en février et mars ont dévasté quelque 17 000 hectares de terres agricoles et ont compromis la sécurité alimentaire de quelque 30 000 personnes. La communauté internationale, le gouvernement et les organisations de la société civile fournissent une assistance dans le cadre d'activités vivres-contre-travail.
Les besoins d'importations pendant l'année de commercialisation 2000/02 (juillet/juin) sont estimés à 1,3 million de tonnes de blé et à 1 million de tonnes de maïs (principalement maïs jaune).
Les intentions de plantation pour la campagne de blé de 2001 sont de 200 000 hectares, soit nettement plus que les 120 000 hectares emblavés l'an dernier. Cette augmentation est due à la hausse escomptée des cours du blé ainsi qu'aux rendements élevés obtenus l'an dernier. De plus, il est probable que, cette année, les agriculteurs, après les épidémies récentes de fièvre aphteuse, préféreront privilégier l'agriculture plutôt que la production de viande de bœuf. Les superficies ensemencées d'orge devraient également augmenter. La récolte récente du maïs a donné une production estimée à 200 000 tonnes. L'Association des cultivateurs de riz (ACA) a fait savoir qu'il avait été récolté au total 157 000 hectares de paddy, pour une production estimée à 990 000 tonnes.
Les fortes précipitations du début du mois de juin ont fait quelque 8 000 sans-abri dans le département septentrional d'Artigas et dans le sud du Brésil. La situation économique de la région est précaire, les échanges ayant été suspendus au début de l'année pour contenir l'épidémie de fièvre aphteuse.
Un temps relativement sec en avril et des pluies modérées en mai ont permis de procéder normalement à la préparation de la terre et aux semis de la première récolte d'été de 2001. Il sera sans doute ensemencé cette année quelque 420 000 hectares de maïs blanc, 30 000 hectares de maïs jaune et 300 000 hectares de sorgho. La production de paddy devrait être légèrement supérieure à celle de l'an dernier et atteindre 800 000 tonnes.
Les importations de blé et de maïs pendant l'année de commercialisation 2001/02 (juillet/juin) devrait atteindre dans l'un et l'autre cas environ 1,3 million de tonnes.
Les conditions demeurent mitigées pour les récoltes de céréales de 2001. En général, les parties septentrionales de la Communauté ont enregistré des précipitations abondantes en avril et début mai qui ont entravé les semis des cultures de printemps et d'été et les autres activités de printemps comme l'épandage d'engrais. À la mi-mai, toutefois, le temps plus sec et plus chaud a atténué le problème causé par une humidité excessive et l'état des terres s'est amélioré. Dans la Péninsule ibérique, en revanche, le manque de précipitations et des températures supérieures à la normale en avril ont nui aux cultures les plus avancées. Les conditions se sont néanmoins améliorées à la mi-mai pour les cultures d'été qui venaient d'être semées avec un rafraîchissement du temps et l'arrivée de quelques averses.
Selon les dernières informations, la récolte de céréales dans la CE devrait effectivement diminuer en 2001 par suite, principalement, d'une contraction marquée des superficies ensemencées de blé tendre d'hiver. La production totale de blé de 2001 devrait, selon les dernières prévisions, représenter 97,5 millions de tonnes, soit un peu moins que prévu dans le rapport précédent et 7,5 pour cent de moins que la récolte record de l'an dernier. Indépendamment d'une réduction considérable des superficies emblavées, les perspectives de rendement ont été légèrement réduites au cours des deux derniers mois car, dans de nombreuses régions de la Communauté, les conditions végétatives n'ont pas été optimales. Pour ce qui est céréales secondaires, et bien que les résultats des semis de printemps et d'été demeurent incertains, on peut prévoir, à ce stade, une réduction globale de la production qui devrait tomber à un peu moins de 108 millions de tonnes, contre 108,3 millions de tonnes en 2000. La production d'orge diminuera peut-être un peu, mais celle de maïs pourrait augmenter s'il est effectivement ensemencé des superficies plus vastes en France, principal producteur de la Communauté. La campagne de paddy de 2001/02 est en cours mais, pour l'essentiel les intentions de plantation demeurent incertaines. En attendant des informations plus détaillées et selon les estimations provisoires, la production dans la CE devrait reprendre après avoir diminué de 11 pour cent l'an dernier, du fait des pertes causées par les inondations en Italie. Les plafonds imposés au plan national dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) continuent de limiter les possibilités d'accroître beaucoup les superficies plantées. Ces plafonds ont néanmoins été dépassés l'an dernier en Espagne. L'abondance de l'eau disponible dans le pays ainsi qu'une amélioration constante de la productivité risquent de se traduire par des superficies encore une fois supérieures à la limite nationale imposée dans le cadre de la PAC en dépit des pénalités que tout dépassement de plafond peut entraîner du point de vue des aides à la production.
La récolte céréalière de cette année devrait être légèrement supérieure à celle de l'an dernier par suite de conditions météorologiques généralement plus favorables. La production globale pourrait atteindre environ 600 000 tonnes, dont quelque 350 000 tonnes de blé.
Les semis de printemps ont été achevés bien avant l'époque correspondante de l'an dernier. Un temps favorable et l'humidité suffisante de la terre ont généralement favorisé les cultures aussi bien de printemps que d'hiver. Les superficies ensemencées de céréales de printemps en 2001 devraient couvrir quelque 1,6 million d'hectares, soit un chiffre semblable à celui de l'an dernier, et la production devrait atteindre approximativement 2,8 millions de tonnes (contre 2,6 millions de tonnes en 2000). Selon les informations disponibles, la récolte de céréales de 2001 pourrait atteindre 5 millions de tonnes, en poids nettoyé, contre 4,8 millions de tonnes en 2000.
Les perspectives concernant la récolte céréalière de 2001 sont mitigées. La situation des céréales d'hiver a été satisfaisante jusqu'à présent, mais les récoltes de maïs de printemps dépendront directement de la persistance des précipitations, l'humidité de la terre devant être reconstituée après le temps sec qui a prévalu l'été et l'automne dernier. Pour faire face à la demande, les importations de blé ont augmenté régulièrement et le pays a également importé du maïs, la sécheresse ayant réduit la production l'an dernier.
Au cours des deux derniers mois, les conditions météorologiques sont restées généralement favorables au développement des cultures céréalières et la production devrait reprendre cette année après avoir diminué l'an dernier. La production céréalière totale pour 2001 devrait, selon les dernières prévisions, se monter à quelque 5,4 millions de tonnes, soit environ 18 pour cent de plus qu'en 2000, dont approximativement 3,2 millions de tonnes de blé.
Les premières perspectives concernant la récolte céréalière de 2001 sont mitigées. Après que la production s'est trouvée réduite par la sécheresse l'an dernier, les précipitations ont été jusqu'à présent suffisantes pour les cultures de céréales d'hiver, mais les réserves d'humidité de la terre n'ont pas été pleinement reconstituées. La récolte de blé de 2001, sur 215 000 hectares emblavés, devrait, selon les prévisions officielles, se situer entre 0,95 et 1,0 million de tonnes, soit un peu plus que les 929 000 tonnes de l'an dernier et un chiffre supérieur à la moyenne. Les superficies ensemencées de cultures de printemps seront légèrement inférieures à celles de l'an dernier par suite de la réduction prévue des cultures de tournesol, de betteraves à sucre et d'orge. Les superficies plantées de maïs devraient augmenter légèrement et atteindre 386 000 hectares contre 379 000 hectares en 2000, afin de reconstituer les stocks de maïs après la mauvaise récolte provoquée par la sécheresse en 2000 (1,3 million de tonnes seulement contre 2,1 millions de tonnes en 1999). En dépit des mauvaises récoltes et d'une situation tendue sur le plan des approvisionnements, du maïs est exporté en Bosnie-Herzégovine. Le pays a besoin chaque année de quelque 650 000 tonnes de blé, ce qui laisse un excédent exportable. L'écoulement du blé stocké dans les magasins d'État a freiné la hausse des prix du blé dans le pays.
Les premières perspectives concernant les récoltes de céréales d'hiver sont satisfaisantes. Des précipitations adéquates en avril et en mai et un temps plus chaud que la normale en avril ont également permis de commencer plus tôt les semis de printemps. La récolte de céréales d'hiver de 2001 devrait être à peu près aussi bonne que l'an dernier et, si les conditions demeurent favorables jusqu'à la fin des récoltes, en septembre, la production totale pourrait être proche de la récolte record de 0,6 million de tonnes en poids nettoyé de l'an dernier, c'est-à-dire à peu près 25 pour cent de plus qu'en 1999. La reprise de la production laitière s'est poursuivie pendant le premier trimestre de 2001 et le taux d'abattage des animaux s'est ralenti.
Les semis de printemps ont avancé beaucoup plus rapidement que l'an dernier. À la mi-mai, plus de la moitié des terres céréalières avaient été ensemencées. Les conditions météorologiques ont généralement été favorables aux cultures d'hiver et d'été et les précipitations ont été suffisantes presque partout. Selon les indications disponibles, la superficie totale des terres ensemencées de céréales (d'hiver et de printemps) devrait augmenter de plus de 2 millions d'hectares pour atteindre près de 48 millions d'hectares, y compris 35 millions d'hectares de céréales de printemps. C'est dans le bassin de la Volga et dans les régions du Centre que l'augmentation des semis de céréales a sans doute été la plus marquée. Des céréales d'hiver ont été semées sur 14,7 millions d'hectares et le gel n'a endommagé que quelque 1,2 million d'hectares de cultures.
D'une manière générale, les perspectives concernant la récolte céréalière de 2001 sont bonnes à ce stade. Selon les prévisions officielles, la récolte céréalière de 2001 devrait être de l'ordre de 65 à 70 millions de tonnes, soit près de 5 millions de tonnes de plus que les 65,4 millions de tonnes enregistrées en 2000. Selon les dernières prévisions de la FAO, la récolte céréalière de cette année devrait être d'approximativement 74 millions de tonnes, soit à peu près 3 millions de tonnes de plus que les estimations pour 2000 (71 millions de tonnes) et environ 10 pour cent de plus que les estimations officielles. L'Union céréalière estime que de 10 à 20 pour cent du commerce de céréales se font sur le marché parallèle. Les graves inondations qui se sont produites en Yakoutie ont causé des difficultés et des dégâts, mais n'affecteront probablement pas la production totale.
Après la relative bonne récolte de 2000, les importations de céréales pendant l'année de commercialisation 2000/01 devraient tomber à 2,4 millions de tonnes, contre 8,4 millions de tonnes l'année précédente, dont 1,4 million de tonnes de blé et 700 000 tonnes de céréales secondaires (orge, maïs et seigle). Les exportations de céréales atteindront sans doute 1,24 million de tonnes, contre 670 000 tonnes l'année précédente. Selon les sources officielles, les stocks de céréales au 1er mai étaient au total de 16,3 millions de tonnes, soit près de 4 millions de tonnes (29 pour cent) de plus qu'à l'époque correspondante de l'année précédente. Apparemment, les stocks de céréales du pays sont suffisants pour faire face aux besoins de consommation jusqu'à la prochaine récolte.
Selon les rapports officiels, il est prévu de planter des cultures de printemps en Tchétchénie sur 116 000 hectares de terres, dont 63 000 hectares de céréales. Près de 38 000 hectares (33 pour cent de l'objectif) avaient déjà été labourés au 15 mai, contre 29 000 hectares à la période correspondante de l'an dernier. Néanmoins, la production reste compromise par l'insécurité et l'insuffisance des intrants agricoles.
Les personnes déplacées et les personnes affectées par le conflit en Tchétchénie et en Ingoutchie continuent de dépendre de l'aide alimentaire de base et complémentaire du PAM et des ONG.
Pendant la deuxième quinzaine de mai, le PAM a distribué 1 900 tonnes de produits alimentaires à quelque 131 000 bénéficiaires dans les deux Républiques. Le manque de financement continue de limiter les activités du PAM.
Le temps sec qui a régné en avril a été favorable aux semis des cultures de printemps. En outre, des averses, au début et au milieu du mois de mai, ont contribué à recharger l'humidité de la terre, généralement faible depuis l'été dernier, mais plus d'eau sera nécessaire pour assurer un développement satisfaisant des cultures jusqu'à la récolte. Selon les dernières prévisions, la production de blé devrait reprendre et atteindre environ 4,5 millions de tonnes après avoir été réduite ces deux dernières années. On s'attend aussi à une nette reprise de la production de maïs, à condition toutefois que les précipitations continuent à être suffisantes.
Selon les premières indications disponibles, les perspectives concernant les récoltes céréalières de 2001 sont satisfaisantes. Grâce à des précipitations adéquates pendant l'hiver et au printemps, les réserves d'humidité de la terre sont suffisantes. Les superficies ensemencées ont sans doute correspondu à la moyenne. Si les conditions favorables durent, la production céréalière de 2001 pourrait à nouveau, comme l'an dernier, approcher les 924 000 tonnes, soit 18 pour cent de plus que la mauvaise récolte de 1999. La production de l'élevage reste déprimée et le nombre de têtes de bétail continue de diminuer, de sorte que les importations de céréales ces dernières années n'ont pas dépassé de 50 000 à 70 000 tonnes par an, composées principalement de blé panifiable devant être mélangé avec le blé d'origine locale. Apparemment, la productivité animale est en hausse.
Les premières perspectives concernant la récolte de céréales d'hiver de 2001 sont satisfaisantes, mais les cultures dans la partie nord-est du pays, à proximité de la Lettonie, sont un peu moins avancées qu'il y a un an. Cette année, les cultures ont bien résisté à l'hiver et la récolte de céréales de 2000 pourrait, comme en 2000, être supérieure à la moyenne et atteindre 2,7 millions de tonnes, à condition bien entendu que les conditions demeurent favorables pendant toute la saison végétative. Les exportations de viande (bœuf) ont été affectées par l'encéphalopathie spongiforme bovine, mais les exportations de produits laitiers ont augmenté.
L'EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE (11 juin)
Après un hiver exceptionnellement sec, surtout dans l'est du pays, les perspectives concernant les récoltes céréalières de 2001 demeurent passablement incertaines. La production de blé d'hiver en particulier a été sévèrement affectée dans certains départements, de sorte que la production totale pourrait être cette année inférieure à la moyenne.
Le PAM continue de distribuer des rations de base aux réfugiés qui vivent dans des familles d'accueil et des centres collectifs. Depuis fin mai, l'accroissement des tensions et les échanges de coups de feu entre les forces macédoniennes de sécurité et les groupes armés d'origine albanaise dans la région de la Municipalité de Lipkovo ont causé de nouveaux déplacements de populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Toutes les personnes déplacées sont logées par des familles d'accueil.
Les cultures de printemps sont presque parvenues à maturation et ont bénéficié de conditions météorologiques généralement satisfaisantes et d'une humidité adéquate de la terre. Les superficies sur lesquelles ont été plantées les principales cultures de céréales de printemps, de maïs et de légumineuses, devraient demeurer stables, c'est-à-dire approcher les 500 000 hectares. Les perspectives concernant le blé d'hiver, ensemencé sur quelque 350 000 hectares, sont meilleures que l'an dernier. De ce fait, la récolte céréalière totale devrait, selon les dernières estimations, atteindre quelque 2,4 millions de tonnes, sur près de 1 million d'hectares, soit environ 300 000 tonnes de plus que les récoltes de 1999 et de 2000, qui avaient été affectées par la sécheresse.
Les conditions météorologiques pendant l'hiver et le printemps ont été excellentes pour les cultures céréalières de 2001. Ainsi, bien que la superficie totale des terres plantées de céréales ait sans doute été semblable à celle de l'an dernier, l'amélioration des rendements devrait se traduire par une nette augmentation de la production. Actuellement, on prévoit que la production céréalière totale devrait revenir à près de 26 millions de tonnes, soit 15 pour cent de plus que la récolte réduite de l'an dernier, dont près de 9 millions de tonnes de blé.
En République slovaque, les perspectives concernant les cultures céréalières d'hiver sont satisfaisantes et la production devrait reprendre après avoir été réduite l'an dernier.
La production céréalière devrait être moyenne cette année par suite des conditions météorologiques généralement satisfaisantes qui ont prévalu pendant les semis et la période végétative. La superficie ensemencée de céréales en 2001 devrait être semblable à celle de l'an dernier, c'est-à-dire environ 1,6 million d'hectares, et la production devrait atteindre quelque 6,7 millions de tonnes.
Les perspectives concernant les récoltes céréalières de 2001 se sont améliorées au cours des deux derniers mois, des pluies très attendues ayant contribué à reconstituer les réserves d'humidité de la terre, qui avaient été sérieusement épuisées. Les rendements devraient être meilleurs que l'an dernier et la production céréalière totale devrait, selon les dernières prévisions, atteindre près de 14 millions de tonnes, soit 4 millions de tonnes de plus que l'an dernier, mais un chiffre qui demeure nettement inférieur à la moyenne des cinq années qui ont précédé la grave sécheresse de 2000.
Les semis de printemps ont été achevés bien avant la date correspondante de l'an dernier. Des conditions météorologiques favorables ainsi qu'un accès plus facile aux intrants agricoles ont permis aux cultivateurs d'achever le 18 mai la plantation de cultures de printemps sur 16 millions d'hectares, contre 12,6 millions d'hectares seulement à la date correspondante de l'an dernier. Les superficies ensemencées de céréales d'hiver ont également augmenté de 600 000 hectares. Si les objectifs fixés sont atteints, ce qui est probable étant donné la situation favorable qui règne actuellement, le total des superficies ensemencées de céréales pour 2001 pourrait atteindre 14,6 millions d'hectares, soit près de 700 000 hectares de moins que l'an dernier. À ce stade, on pense que les rendements moyens seront plus élevés qu'en 2000 et qu'en 2001, la production céréalière totale pourrait atteindre 31 millions de tonnes, soit près de 8 millions de tonnes de plus que les estimations de la FAO pour l'an dernier. Si le temps demeure favorable jusqu'à la fin de la récolte, la production comprendra sans doute 18 millions de tonnes de blé (11 millions de tonnes en 2000) et 13 millions de tonnes de céréales secondaires (12 millions de tonnes en 2000).
Si les prévisions de la production se matérialisent, les importations céréalières en 2001/02 devraient diminuer et tomber à moins de 200 000 tonnes, contre près de 900 000 tonnes pendant l'année de commercialisation en cours. En revanche, les exportations en 2001/02 pourraient se monter à près de 5 millions de tonnes, soit environ 3,5 millions de tonnes de plus qu'en 2000/01, y compris 3 millions de tonnes de blé et près de 2 millions de tonnes de céréales secondaires.
YOUGOSLAVIE, RÉP. FÉD. DE (SERBIE ET MONTÉNÉGRO)* (4 juin)
La récolte de blé d'hiver, qui doit commencer ce mois-ci, devrait être assez bonne étant donné que les précipitations ont généralement été suffisantes depuis décembre, et ce malgré un temps sec pendant l'automne, des semis tardifs, des pénuries d'engrais et, d'une façon générale, le chaos dans lequel se trouve le secteur depuis le changement de gouvernement. Il est difficile d'estimer la superficie des terres ensemencées ou de prévoir ce que sera la prochaine récolte étant donné que les points de repère sont très incertains. Les estimations précédentes, selon lesquelles les superficies ensemencées de céréales d'hiver (principalement de blé) avaient atteint l'objectif de 700 000 à 750 000 hectares en dépit de la sécheresse qui avait prévalu pendant l'automne et du manque d'intrants et d'argent, sont de plus en plus remises en question et l'on pense qu'il est plus réaliste de considérer qu'il a été emblavé quelque 670 000 hectares en 2001. Les photographies prises par satellite montrent que, jusqu'à fin mai, les cultures s'étaient développées comme l'an dernier, sauf que la situation est meilleure dans l'est de la Voyvodine, région sérieusement affectée par les inondations et une longue saturation l'an dernier. Selon les estimations des récoltes de la FAO, il devrait être récolté entre 1,7 et 1,8 million de tonnes de blé sur une superficie comprise entre 600 000 et 640 000 hectares, et étant donné les pénuries de carburant, d'engrais et d'autres intrants enregistrées en 2000, la récolte de blé devrait atteindre quelque 2 millions de tonnes en 2001, soit un chiffre inférieur aux prévisions officielles, c'est-à-dire une récolte de 2,9 millions de tonnes sur 800 000 hectares.
En ce qui concerne les cultures de printemps, les perspectives demeurent incertaines. Les pluies de printemps, bien qu'adéquates, n'ont pas encore totalement reconstitué les réserves d'humidité de la terre. Les rendements des cultures continueront de dépendre de la régularité des pluies pendant toute la période végétative, jusqu'en octobre. Les superficies ensemencées de maïs devraient, selon les prévisions officielles, atteindre 1,4 million d'hectares. Les prix du maïs dans le pays demeurent plus intéressants que ceux du blé, ce qui encourage la plantation de maïs, ce produit étant moins réglementé que le blé. Toutefois, même si les superficies plantées correspondent à l'objectif fixé, l'objectif officiel d'une récolte record de 6 millions de tonnes paraît élevé étant donné les pénuries de carburant et de produits chimiques pour l'agriculture. Selon les indications disponibles, il semble que les superficies plantées de betteraves à sucre et de soja seront moindres que l'an dernier.
Le PAM fournit actuellement une assistance à quelque 700 000 réfugiés et personnes vulnérables. Il envisage de réduire ce chiffre de moitié à la mi-2002. En outre, le CICR aide 200 000 personnes déplacées auxquelles il distribue des rations individuelles, ainsi que 100 000 cas sociaux qui reçoivent chaque jour un repas chaud dans le cadre du programme de soupes populaires.
Au Canada, où les semis des cultures de printemps de 2001 sont virtuellement achevés, les dernières informations disponibles confirment que, comme on s'y attendait, la superficie totale des terres emblavées a diminué, celle-ci, selon les dernières prévisions officielles, étant de 10,7 millions d'hectares, soit 2 pour cent de moins que l'année précédente. En outre, le temps ayant été peu favorable aux semis dans l'Alberta et dans certaines régions du Saskatchewan, le rendement moyen dans l'ouest du Canada sera sans doute inférieur aux chiffres initialement prévus, et la production totale de blé devrait, selon les dernières prévisions, être de 23,7 millions de tonnes, soit 2 millions de tonnes de moins que les prévisions précédentes. S'agissant des céréales secondaires, il semble, selon les dernières indications disponibles, que les superficies plantées aient augmenté de 4 à 5 pour cent pour l'orge pour atteindre près de 4,7 millions d'hectares, et de 14 pour cent pour le maïs, avec approximativement 1,2 million d'hectares. Toutefois, le temps sec qui a régné pendant les semis a conduit à réduire les rendements attendus pour les céréales secondaires, et l'orge en particulier, de même que les prévisions de la production totale, qui ne sont plus que d'environ 27 millions de tonnes, chiffre qui représenterait néanmoins approximativement 10 pour cent de plus qu'en 2000.
Selon les prévisions officielles, la production totale de blé (d'hiver et de printemps) en 2001 devrait se monter à 53,4 millions de tonnes, soit 12 pour cent de moins que l'année précédente. Selon les dernières prévisions, les superficies ensemencées de blé d'hiver devant être récoltées en 2001 devraient être de quelque 13 millions d'hectares, soit approximativement 8 pour cent de moins qu'en 2000, et le chiffre le plus réduit depuis 1971. S'agissant du blé de printemps, les semis étaient virtuellement achevés fin mai et, si les indications figurant dans le "Prospective Plantings Report" du Ministère de l'agriculture des États-Unis se sont matérialisées, les superficies plantées seront inférieures d'environ 1 pour cent à ce qu'elles étaient en 2000, c'est-à-dire 7,7 millions d'hectares. Pour ce qui est des céréales secondaires, selon le même rapport du Ministère de l'agriculture, il est également attendu une diminution du total des superficies plantées par rapport à l'année précédente. Les semis de maïs, d'orge et d'avoine devraient diminuer, tandis que les superficies plantées de sorgho pourraient augmenter. Apparemment, les semis de maïs ont été achevés à 90 pour cent lors de la publication du rapport intérimaire du 4 juin du Ministère de l'agriculture, soit un chiffre semblable à celui de l'an dernier et correspondant à la moyenne. Sur la base d'estimations des superficies ensemencées et à supposer que les conditions météorologiques restent normales pendant le reste de la saison, la production totale de céréales secondaires aux États-Unis devrait être en 2001 d'environ 267 millions de tonnes, soit quelque 3 pour cent de moins que l'année précédente. Sur ce chiffre, le maïs représenterait 243 millions de tonnes. Les semis de la récolte de paddy de 2001/02 sont en cours. Les préoccupations suscitées par les pannes périodiques d'électricité, dont on a besoin pour l'irrigation, en Californie, qui est le principal État producteur et par la diminution de la demande de l'industrie de l'usinage ont conduit à réviser à la baisse les prévisions de la récolte de cette année. Par conséquent la production de paddy pour 2001/02 devrait, selon les chiffres officiels, diminuer d'environ 3 pour cent par rapport à l'année précédente, pour tomber à 8,4 millions de tonnes.
Les perspectives concernant la récolte des céréales d'hiver de 2001 se sont nettement améliorées avec l'arrivée début juin, après une longue période de sécheresse, de pluies très attendues, qui ont bénéficié aux cultures qui avaient déjà été semées en terrain sec et encouragé de nombreux exploitants à continuer de semer des céréales d'hiver. Après un début prometteur de la saison des semis, l'on craignait, après le temps sec qui a prévalu pendant la majeure partie du mois d'avril et en mai, que de nombreux exploitants reconsidèrent leurs intentions, ce qui se serait traduit par une réduction des superficies plantées de blé d'hiver. Les dernières prévisions officielles de la récolte de blé de 2001, qui ont été publiées début juin, juste avant l'arrivée des pluies, ont été sérieusement révisées à la baisse et ramenées à 21,7 millions de tonnes, soit un niveau semblable à celui de l'an dernier. Les dernières indications disponibles portent cependant à penser qu'il est probable qu'en définitive, la récolte sera légèrement supérieure à celle de l'an dernier, même si elle n'atteint pas le niveau initialement prévu. La différence pourra être compensée par l'orge, normalement semé plus tard, qui aurait été la culture d'hiver privilégiée si le temps sec avait persisté. La récolte de riz de 2001 est presque achevée, et elle a atteint le chiffre record de près de 1,8 million de tonnes grâce à la disponibilité accrue d'eau d'irrigation et aux conditions idéales qui ont prévalu pendant la saison végétative.
La situation des approvisionnements alimentaires demeure difficile pour nombre d'habitants du pays, et surtout pour les personnes déplacées et les nouveaux rapatriés, qui ont besoin d'une aide humanitaire. En dépit de la signature d'un accord global de paix entre les principales factions à la fin de l'an dernier, le processus de réinsertion et de réinstallation n'a avancé que lentement. Les possibilités d'emploi et de gains sont rares dans le pays, l'activité économique s'étant ralentie et le bilan des trois dernières années n'atteignant même pas la moitié de la normale.
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE (15 juin)
Début juin, le pays a été secoué par deux tremblements de terre qui ont affecté surtout les régions septentrionales du pays, comme en décembre 2000. Ces deux tremblements de terre, de force 6,4 sur l'échelle de Richter, ont été suivis par plusieurs secousses secondaires et en particulier de glissements de terrain aux voisinages immédiats de leur épicentre. Bien que les dégâts corporels et matériels aient apparemment été limités, deux villages ont été détruits, ce qui a fait quelque 200 sans-abri.
La saison des cyclones a été généralement calme cette année, le seul cyclone tropical majeur ayant été signalé à l'extrémité nord du pays début avril, sans toutefois faire de dommages importants aux récoltes. En fait, les fortes pluies dans les régions affectées ont peut-être profité aux cultures.