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PRÉPARATION DU PREMIER RAPPORT SUR L'ÉTAT DES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES DANS LE MONDE

DIRECTIVES POUR L'ÉTABLISSEMENT DES RAPPORTS NATIONAUX


These Les présentes directives sont destinées à aider à l'élaboration des rapports nationaux, qui sont des documents stratégiques d'orientation portant sur l'état des ressources zoogénétiques, l'état des connaissances en la matière, la capacité requise pour gérer ces ressources, ainsi que les besoins et priorités des pays.

Ces directives servent à appuyer le Processus sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde, impulsé par les pays, dont la préparation est coordonnée par la FAO au niveau mondial. Les rapports nationaux constitueront les documents de base de ce Processus et la participation de toutes les parties prenantes à leur élaboration est donc vivement encouragée.

Un vaste éventail d'experts et de pays ont contribué à l'élaboration des directives, qui doivent être utilisées en même temps que le Module du Système d'information sur la diversité des animaux domestiques http://www.fao.org/dad-is/ après formation et coordination des initiatives au niveau de chaque pays


TABLE DES MATIERES

I. INTRODUCTION

II. GÉNÉRALITÉS, CONTEXTE
ET MANDAT

III. OBJECTIFS, PORTÉE ET STRUCTURE PROPOSÉS POUR LES RAPPORTS NATIONAUX

IV. PROCESSUS INTERACTIF DE PRÉPARATION DES RAPPORTS NATIONAUX

V. ÉLABORATION DES RAPPORTS NATIONAUX

VI. OBSERVATIONS FINALES ET SUGGESTIONS SUPPLÉMENTAIRES IMPORTANTES


ANNEXE 1 QUESTIONS GENERALES POUVANT AIDER A LA PRÉPARATION DES RAPPORTS DE PAYS

ANNEXE 2 DÉFINITIONS CONÇUES POUR LES RAPPORTS DES PAYS EN DÉVELOPPEMENT ET POUR LA SOUMISSION DE DONNÉES CONNEXES


I. INTRODUCTION

1. Les ressources génétiques constituent le bien le plus précieux et le plus important d'un point de vue stratégique dont sont dotés les pays. Dans bon nombre d'entre eux, il y a des espèces et des races animales indigènes qui pourraient éventuellement contribuer beaucoup plus qu'elles ne le font actuellement à la production alimentaire et agricole et satisfaire des besoins humains beaucoup plus vastes. La FAO et sa Commission intergouvernementale sur les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA), qui compte 161 membres et qui est la principale instance internationale chargée d'élaborer des politiques dans ce domaine, ont demandé que soit préparé selon un processus laissé à l'initiative des pays, le premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde. Ce rapport servira à définir les priorités nationales, régionales et mondiales, ainsi que l'assistance nécessaire pour maintenir et accroître la contribution que les ressources zoogénétiques apportent à l'alimentation et à l'agriculture.

2. L'objectif final de ce travail est de créer des capacités nationales et d'instaurer une coopération internationale permettant de renforcer durablement les systèmes de production animale. Cela sera possible grâce à l'utilisation et à la mise en valeur rationnelles de ressources zoogénétiques adaptées localement, tandis que seront pris en compte les contraintes et les possibilités générées par l'accroissement de la demande sur le secteur de l'élevage ainsi que l'évolution des climats, des maladies et des technologies.

3. Les présentes directives sont destinées à aider les pays à élaborer leur rapport national sur les ressources zoogénétiques qui servira de base au premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde. Il ne faudra pas s'en tenir à une simple description des ressources, mais analyser et rendre compte de l'état de ces ressources et des capacités à les gérer, tirer les leçons des expériences passées et identifier les problèmes et les priorités. Le Rapport offrira également la possibilité de regarder vers l'avenir en établissant des prévisions des besoins, des demandes, des tendances et des besoins nationaux de renforcement des capacités dans tous les domaines de la gestion des ressources zoogénétiques. S'il est indispensable de comprendre l'état des ressources et des capacités à les gérer, les rapports nationaux doivent également analyser les politiques sous-jacentes qui ont une incidence à la fois sur ces ressources et sur ces capacités.

II. GÉNÉRALITÉS, CONTEXTE ET MANDAT

4. En 1990, le Conseil de la FAO a recommandé de préparer un programme global de gestion durable des ressources zoogénétiques au plan mondial. Une réunion d'experts tenue en 1992 et des réunions ultérieures des organes directeurs de la FAO ont donné l'impulsion nécessaire pour amorcer l'élaboration de la Stratégie mondiale de gestion des ressources génétiques des animaux d'élevage (Stratégie mondiale) en 1993. La signature du programme Action 21 de la CNUED et la ratification de la Convention sur la diversité biologique ont encouragé plus avant l'élaboration et la conception de cette Stratégie. En 1995, le Comité de l'agriculture de la FAO a réexaminé les premières étapes du processus de mise en route et le Conseil a approuvé la Stratégie, reconnaissant la nécessité d'y associer l'ensemble des parties prenantes et de mobiliser des fonds supplémentaires de sources extrabudgétaires pour garantir le perfectionnement et l'application réussis de la Stratégie.

5. Au sein de la FAO, le mandat de la Commission des ressources phytogénétiques a été élargi en 1995 et étendu aux ressources zoogénétiques. En 1996, l'importance des ressources zoogénétiques et de la Stratégie mondiale a été reconnue à la fois au Sommet mondial de l'alimentation et à la troisième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. La Conférence de la FAO a demandé au Directeur général de créer un Groupe ad hoc d'experts des ressources zoogénétiques, qui s'est réuni du 7 au 9 janvier 1997, pour préparer les futurs travaux d'un groupe technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture. Le Groupe ad hoc a souligné qu'il importait de mettre en place un mécanisme intergouvernemental solide pour favoriser et encourager une meilleure gestion des ressources zoogénétiques aux plans mondial, régional et national. À sa septième session, en mais 1997, la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA) a décidé de créer un Groupe de travail technique intergouvernemental subsidiaire sur les ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture. Le Groupe de travail a reçu pour mandat d'adresser à la huitième session ordinaire de la Commission en 1999 des recommandations concernant le perfectionnement de la Stratégie mondiale (voir le Tableau 1 qui contient un schéma des éléments constitutifs de la Stratégie).

6. Le Groupe technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture s'est réuni pour la première fois du 8 au 10 septembre 1998. Il a recommandé:

«que la FAO devrait coordonner l'élaboration, impulsée par les pays, d'un Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde, qui fournirait une évaluation de programmes nationaux concernant les ressources zoogénétiques et de l'état des ressources zoogénétiques pour l'élevage.»

7. Le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques a également décidé qu'il était nécessaire de préparer, en consultation avec les pays, des directives qui serviront à la collecte et à la compilation des données et informations existantes, aux fins de l'établissement du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde. Il a aussi recommandé de perfectionner le Système d'information sur la diversité des animaux d'élevage (DAD-IS) pour aider les pays dans le processus d'élaboration.

8. La Commission sur les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, le Comité de l'agriculture et le Conseil de la FAO ont approuvé ultérieurement ces recommandations.

9. En outre, à sa cinquième réunion, la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique a approuvé le programme de travail pluriannuel sur la diversité biologique agricole (par sa décision V/5 sur la diversité biologique agricole) contribuant ainsi à l'application de la décision III/11 qu'elle avait prise antérieurement. Les quatre éléments du programme de travail, à savoir évaluations, gestion souple, renforcement des capacités et intégration, ont été élaborés compte tenu de la nécessité de tirer parti des plans d'action, programmes et stratégies internationaux existants qui avaient été adoptés par les pays; le programme souligne en particulier le rôle de la Stratégie mondiale de gestion des ressources génétiques des animaux d'élevage. Le processus du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde contribuera directement à l'application de cette décision.

10. L'élaboration des directives s'inscrit dans le cadre d'un processus consultatif. La FAO l'a amorcé en réunissant plusieurs réunions d'experts informelles qui ont formulé des avis sur la forme et le contenu des directives. Sur la base de ces avis, la FAO a préparé des projets de directives qui ont été envoyés aux coordonnateurs nationaux pour les ressources zoogénétiques pour examen et observations écrites. A l'occasion d'un atelier d'orientation qui a eu lieu en septembre 2000, les coordonnateurs nationaux de toutes les régions du monde, d'autres experts nationaux, des personnels de la FAO et des consultants ont réexaminé à nouveau les projets de directives. Les observations des coordonnateurs nationaux et les conseils des participants à l'atelier ont été regroupés dans un document d'information qui a été distribué à la deuxième session du Groupe de travail intergouvernemental sur les ressources génétiques qui a aussi eu lieu en septembre 2000.

11. Pendant sa deuxième session, le Groupe intergouvernemental a formulé plusieurs recommandations concernant l'élaboration des rapports nationaux. Il a recommandé la finalisation dans les meilleurs délais des directives et des principales fonctions du DAD-IS afin d'aider les pays à préparer leur rapport national. Le Groupe a aussi recommandé que tous les pays qui ne l'ont pas encore fait établissent leur centre de coordination national et selon que de besoin créent un centre de coordination régional pour faciliter la préparation des rapports nationaux.

12. Les rapports nationaux seront des documents officiels. Afin que la FAO puisse s'en servir lorsqu'elle élaborera le premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde, ceux-ci devront avoir été approuvés par le gouvernement de chaque pays.

III. OBJECTIFS, PORTÉE ET STRUCTURE PROPOSÉS POUR LES RAPPORTS NATIONAUX

A. OBJECTIFS

13. Les objectifs globaux des rapports nationaux et en fin de compte du premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde consistent à:

  1. analyser et présenter l'état des ressources zoogénétiques, leur statut et leur évolution ainsi que leur contribution actuelle et potentielle à l'alimentation, à l'agriculture et au développement rural;
  2. évaluer l'état des capacités des pays à gérer ces ressources indispensables, afin de définir les priorités aux fins du renforcement de ces capacités;
  3. identifier les priorités nationales devant faire l'objet de mesures dans le domaine de la conservation et de l'utilisation durable des ressources zoogénétiques et les besoins connexes de coopération internationale.

14. Les objectifs spécifiques des rapports nationaux doivent tenir compte des problèmes et besoins particuliers du pays. Ils doivent viser des intérêts très divers dans le domaine des ressources zoogénétiques afin d'inciter les parties prenantes à participer à la préparation des rapports nationaux. Ils ne seront pas tous nécessairement réalisables dans le court terme ni applicables à tous les pays. Les objectifs spécifiques qui ont pour but de sensibiliser aux avantages liés à la préparation d'un rapport national consistent à:

B. PORTÉE DES RAPPORTS NATIONAUX ET QUESTIONS À TRAITER

15. Le premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde traitera des espèces aviaires et mammaliennes qui présentent un intérêt pour l'alimentation et l'agriculture. Pour chaque espèce, on distinguera les populations naturelles ou sauvages et les races, y compris les populations décrites comme variétés locales, lignées de sélection, populations primaires, races normalisées et tout matériel génétique de ces populations conservé in vivo et in vitro.

16. Lorsqu'ils prépareront leur rapport national, les pays souhaiteront peut-être aborder l'étude d'espèces autres que les espèces aviaires et mammaliennes présentant un intérêt pour l'alimentation et l'agriculture pour répondre à des besoins particuliers mais ces espèces ne seront pas traitées dans le premier Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde. Il est recommandé que les rapports nationaux étudient les ressources zoogénétiques proprement dites mais également les aspects suivants:

Le rapport ne doit pas décrire tous les aspects du secteur de la production animale du pays, mais il doit mettre en évidence les éléments qui ont un rapport direct avec la compréhension, la mise en valeur et la conservation des ressources zoogénétiques.

17. Conformément à la Stratégie mondiale de gestion des ressources génétiques des animaux d'élevage (Tableau 1), la gamme d'activités qu'il faudra traiter dans le rapport national ne devra pas se limiter aux activités de conservation des ressources zoogénétiques in situ et ex situ, à leur caractérisation et à leur évaluation. Le rapport devra également étudier l'utilisation des ressources dans les systèmes de production et l'amélioration génétique aux fins de la mise en valeur du cheptel, la recherche, la mise au point et le transfert de technologies, l'enseignement et la formation, les systèmes d'information sur les ressources zoogénétiques (y compris les mécanismes d'alerte et d'intervention rapide et les opérations d'urgence connexes) et les structures institutionnelles et réglementaires nationales qui régissent ces activités (voir les définitions de ces termes dans l'Annexe 2). Les activités ne doivent pas se limiter au secteur public mais concerner toutes les parties prenantes qui s'occupent de ressources zoogénétiques: secteur privé, ONG et plus particulièrement les associations d'agriculteurs.

18. Bien que la gamme des activités et parties prenantes qui sera l'objet du rapport national soit assez vaste, il n'est pas prévu de rechercher de nouvelles informations, par exemple en réalisant d'autres études ou recherches ou en organisant d'autres travaux sur l'utilisation des races. Le rapport national devra plutôt puiser dans les données existantes qui seront regroupées et analysées, en utilisant les différentes sources offertes par les diverses parties prenantes à l'intérieur du pays.

19. De plus, il est recommandé que le rapport national s'en tienne aux éléments descriptifs qui sont indispensables pour:

Par exemple, des informations détaillées sur les caractéristiques et les performances des races locales seront introduites dans le système national d'information et dans le DAD-IS de la FAO (voir également le paragraphe 55), alors que le rapport national fournira avant tout la liste des races, notamment celles qui ont été caractérisées, évaluées, celles qui sont menacées ou dans une situation critique, etc. De même, un pays souhaitera peut-être donner des informations sur ses capacités d'enseignement dans le domaine des ressources génétiques mais il n'aura pas besoin d'énumérer tous les cours organisés ni de recenser les professionnels et techniciens ayant subi une formation. Toutefois, une évaluation des capacités d'enseignement et de formation actuelles ainsi que des besoins futurs serait extrêmement utile pour mettre en évidence les lacunes et fixer les priorités en vue de développer ces deux domaines (voir également le paragraphe 56).

20. En ce qui concerne la période de référence, il est indispensable d'analyser la situation passée (dix dernières années), actuelle et future (dix prochaines années) pour faire le point et évaluer le potentiel présent et futur du pays dans les domaines de la caractérisation, de l'utilisation, de la mise en valeur et de la conservation des ressources zoogénétiques. Il est important que l'analyse ne se limite pas à une simple description des ressources si l'on veut que les rapports nationaux et le Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde (Rapport mondial) permettent d'améliorer la gestion et de renforcer les politiques en matière de ressources zoogénétiques et que ces ressources contribuent davantage à l'alimentation et à l'agriculture, ainsi qu'au développement rural.

21. Il faudra donc traiter de questions stratégiques fondamentales:

22. Il est important pendant l'analyse de poser à propos de chaque point qui sera traité les questions stratégiques suivantes:

Les directives suggèrent de nombreux points qui doivent être traités mais il ne faudra pas que les rapports nationaux soient présentés sous forme de réponses à tous les points suggérés(voir également le paragraphe 68); ils devront plutôt fournir une analyse de la situation, définir clairement les besoins et offrir des orientations stratégiques pour mieux utiliser, mettre en valeur et conserver les ressources zoogénétiques.

C. STRUCTURE DES RAPPORTS NATIONAUX

23. Comme de nombreux pays prépareront un rapport national, il serait bon que ces rapports soient présentés de façon assez homogène, afin que l'on puisse les compiler facilement pour préparer le Rapport mondial. Toutefois, la FAO reconnaît qu'il y a des disparités entre pays à propos de nombreuses questions touchant aux ressources zoogénétiques et qu'il faut en tenir compte dans les rapports nationaux; aussi, tous les aspects ne pourront pas être présentés avec la même uniformité.

24. Conformément aux recommandations du Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques, le Rapport mondial fournira une évaluation dans trois grands domaines:

  1. État de la diversité: évaluation de l'état de la conservation, de l'érosion et de l'utilisation de la diversité biologique agricole des animaux d'élevage et analyse des causes fondamentales;
  2. État de la capacité de gestion des ressources zoogénétiques des pays, y compris les politiques, plans de gestion, infrastructures institutionnelles, ressources humaines et équipements existant dans ce domaine;
  3. État actuel des connaissances, méthodes et techniques disponibles pour aider les agriculteurs, les éleveurs et les scientifiques à mieux comprendre, utiliser, mettre en valeur et conserver les ressources zoogénétiques et contribuer ainsi à la sécurité alimentaire et au développement rural dans le monde.

25. Le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques a souligné l'importance du processus proprement dit dans la préparation du rapport. Ce processus comporte une série d'étapes telles qu'évaluer les activités passées, identifier les problèmes actuels et futurs, élaborer des politiques et programmes appropriés, et recenser les besoins de renforcement des capacités. Il devra aussi permettre de formuler des priorités concernant les futures activités nationales et la coopération internationale. Il est donc proposé que les rapports nationaux soient structurés conformément aux recommandations du Groupe et comportent les cinq grandes parties:

26. Après l'achèvement des cinq parties principales, il sera peut-être souhaitable de préparer un résumé (voir également le paragraphe 62).

IV. PROCESSUS INTERACTIF DE PRÉPARATION DES RAPPORTS NATIONAUX

27. Pendant la préparation de leur rapport national, les pays recevront un soutien dans la mesure du possible et compte tenu des ressources à disposition. La FAO a été chargée de coordonner la préparation du premier Rapport sur l'état des ressources génétiques dans le monde et apportera donc dans le cadre de la première étape clé du processus son appui à la préparation des rapports nationaux. Il s'agira d'un processus interactif qui est décrit dans les paragraphes ci-après. La FAO encouragera la participation de toutes les parties prenantes conformément aux souhaits de ses membres.

A. SYSTÈME D'INFORMATION ET D'APPUI DAD-IS

28. Le système d'information DAD-IS (http://www.fao.org/dad-is/) sera perfectionné afin de fournir aux différents pays des outils de gestion et de communication de l'information qui devraient faciliter la préparation des rapports nationaux. En plus d'être la source d'informations sur la caractérisation fondamentale des races, le DAD-IS fournira aux pays ce qui suit:

29. La participation des divers pays à l'ensemble du processus sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde (le processus) et leur utilisation du module DAD-IS pour l'établissement du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde (le module) seront fortement encouragées. Cela permettra d'améliorer l'efficacité des analyses, des synthèses et du processus de publication du rapport, ainsi que sa future mise à jour aux plans régional et mondial. Les fonctions de formation seront également utiles aux niveaux régional et mondial. Les pays utilisant le DAD-IS pourront obtenir une aide supplémentaire grâce à un accès direct avec l'animateur du DAD-IS pendant toute la durée du processus préparatoire.

30. Le dossier DAD-IS sera complété par des documents d'information générale (par exemple, la Stratégie mondiale), des documents thématiques et des listes de questions sur des sujets spécifiques qui pourraient contribuer au processus d'analyse et de synthèse des informations au niveau national (voir également le paragraphe 50). La liste des questions relatives aux directives a été préparée dans le but d'aider la collecte de données et informations utiles et est reproduite dans l'annexe 1 (Questions générales pouvant aider à la préparation des rapports nationaux).

B. COMMUNICATIONS ET FORMATION RÉGIONALES

31. Les pays seront invités à associer aux consultations régionales (réunions et conférences électroniques) les principaux responsables chargés de coordonner la préparation du rapport national, selon les besoins de formation et pour qu'ils puissent:

C. CENTRES DE COORDINATION NATIONAUX POUR LES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

32. Chaque pays souhaitant participer au processus préparatoire créera, s'il ne l'a pas déjà fait, un centre de coordination national et désignera un coordonnateur national (chargé de coordonner la conception du réseau et d'assurer les contacts officiels entre le Centre de coordination national et le Centre mondial). Le Centre de coordination mondial, qui se trouve à la FAO, devra être informé immédiatement après acceptation par le gouvernement de l'invitation à participer au processus d'élaboration du rapport, du nom, de l'adresse postale, de l'adresse du courrier électronique, des numéros de téléphone et de télécopie du coordonnateur national.

D. PROCESSUS D'ÉTABLISSEMENT DES RAPPORTS NATIONAUX

33. Le module du DAD-IS devrait aider les pays à mettre en place, guider et surveiller le processus d'établissement des rapports. Étant donné que ce processus comporte des aspects scientifiques et touchant à des questions importantes de politiques générales, on recommande la création d'un Comité consultatif national chargé d'identifier les domaines et questions importantes qui auront besoin d'être traitées pendant la préparation du rapport. Dans certains pays, un comité déjà existant pourrait être chargé par le gouvernement de préparer le rapport national et de le présenter au gouvernement pour adoption/approbation. Il est essentiel que la représentation au sein du Comité consultatif national soit aussi diversifiée que possible et que celui-ci mette en place un large réseau permettant à toutes les parties prenantes sans exception de contribuer au rapport national.

34. Il est recommandé que le gouvernement crée d'emblée le Comité consultatif national et qu'il lui soit donné mandat d'élaborer et de présenter le rapport national au gouvernement pour adoption/approbation. Il est recommandé en outre que le Coordonnateur national pour les ressources zoogénétiques fasse partie du Comité consultatif national en qualité de membre ou de secrétaire du Comité, notamment dans les cas où une personne plus expérimentée aura été choisie pour présider le Comité, et que les parties concernées ci-après soient représentées au sein de ce Comité:

35. Tous les membres du Comité consultatif national devront étudier soigneusement les directives, comprendre l'objectif et la nature de la tâche, connaître parfaitement bien le module du DAD-IS et les outils qu'il offre pour aider au processus d'établissement du rapport et renforcer les capacités.

36. Il est recommandé que le Comité consultatif national charge un petit groupe de rédaction composé des membres du Comité consultatif national, y compris du coordonnateur national, de coordonner les travaux de mise en forme et de rédaction des rapports nationaux et d'établir des liens avec les Centres de coordination régionaux et mondiaux. En outre, il est recommandé que le Comité consultatif national crée un vaste réseau permettant de s'assurer de la participation de ceux qui s'intéressent aux ressources zoogénétiques à toutes les phases de préparation des rapports nationaux, à la collecte de données et d'informations utiles sur la base des Questions générales (annexe 1), et au projet de rapport. Des groupes ou des sous-comités spéciaux pourront être chargés de traiter de thèmes ou de questions spécifiques.

37. Le Comité consultatif national devra se familiariser avec:

38. Il est souhaitable que dès le début du processus de planification le Comité consultatif national établisse la structure et le plan d'ensemble du rapport national, y compris la portée des principales questions de chaque section du rapport, en ne perdant pas de vue les questions stratégiques: Où en sommes-nous? Que devons-nous faire? Comment atteindre nos objectifs? et estime la longueur approximative de chaque section (voir également le paragraphe 67). Pour chaque section du rapport, il faudra désigner la ou les personne(s) chargée(s) de rassembler les informations et de préparer un projet, afin qu'elles puissent commencer dès que possible à travailler sur toutes les sections, en consacrant beaucoup de temps à la réflexion et à l'analyse. (Note: souvent de telles entreprises échouent parce que l'on passe beaucoup trop de temps à recueillir des informations générales et trop peu à les analyser et à en tirer parti).

39. Le module du DAD-IS permettra de lancer et de faire évoluer de façon contrôlée le processus d'élaboration du rapport, étant donné qu'une réponse sera apportée aux questions stratégiques pour chaque section du rapport et que des projets de rapport seront ensuite établis. Le Comité consultatif national devra se réunir souvent et régulièrement pour définir les principales questions à traiter dans chaque section du rapport, évaluer les progrès réalisés, établir des contacts à l'extérieur du Comité le cas échéant, coordonner la formation des responsables de réseau et la collecte de nouvelles données et informations qui serviront à étayer les grandes questions posées dans le rapport, et à finaliser l'ultime projet de rapport. Les installations de mise en réseau du DAD-IS devraient permettre au Comité consultatif national de communiquer avec les parties prenantes, de les associer à la collecte des données requises et de surveiller les activités de façon à gérer efficacement le processus de consultation et les informations supplémentaires qu'il fournit.

40. Il faudra prévoir dès le début, l'examen final, l'approbation par le gouvernement et l'impression du Rapport national, le cas échéant, désigner un ou plusieurs réviseur(s) extérieur(s), un traducteur pour traduire le rapport dans l'une des langues officielles de la FAO et un éditeur. Une copie électronique du rapport national devra figurer sur le DAD-IS et une copie papier sera envoyée à la FAO.

41. N.B. Sous réserve des ressources disponibles, la FAO pourra contribuer au processus de préparation des rapports, mais seulement si elle est invitée à le faire par le gouvernement du pays proprement dit. Des fonds très limités pourraient être mis à disposition pour fournir un soutien financier aux réunions préparatoires à l'établissement des rapports nationaux, notamment celles auxquelles participeront, outre les représentants gouvernementaux, des scientifiques, des ONG, le secteur privé, les associations d'agriculteurs, etc. Une aide technique limitée pourrait être fournie sur place. Si un pays a besoin d'assistance, il pourra contacter le Centre de coordination mondial à la FAO à Rome, afin de discuter de ses projets et besoins, avant d'entamer une démarche officielle auprès de l'Organisation.

V. ÉLABORATION DES RAPPORTS NATIONAUX

PARTIE 1. ÉVALUER L'ÉTAT DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE AGRICOLE DANS LE SECTEUR DE L'ÉLEVAGE DU PAYS

42. Les directives présentées dans la section IV concernent la préparation de la Partie 1 du rapport telle que décrite dans la section III-C.

Les pays qui ont contribué précédemment au premier Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques dans le monde peuvent, par l'intermédiaire du DAD-IS, avoir accès à leur rapport national et au Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques dans le monde. La section contenant l'introduction au rapport national sur les ressources phytogénétiques en particulier pourra aider à préparer l'introduction du rapport national sur les ressources zoogénétiques (voir également le paragraphe 61). Le module du DAD-IS permettra également aux pays de recueillir un ensemble de données importantes sur lesquelles se fonder pour élaborer les sections pertinentes du rapport national. Le module vise à aider les pays à élargir la participation au processus d'analyse et de synthèse et à faciliter la distribution, l'actualisation régulière et l'utilisation plus large du rapport national aux fins de la planification de mesures.

Préparation des rapports nationaux sur les ressources zoogénétiques

Où en sommes-nous?

Que devons-nous faire?

Comment atteindre nos objectifs?

43. Il est recommandé de s'en tenir dans la Partie 1 aux éléments descriptifs jugés indispensables pour évaluer la situation et identifier les lacunes et les problèmes, alors que l'on devra introduire dans le DAD-IS national des informations et des données techniques plus détaillées, sur la base des Questions générales pouvant aider à la préparation des rapports nationaux (annexe 1). Bien que la structure et le contenu de la Partie 1 dépendent largement des conditions régnant dans le pays, il est proposé d'adopter une démarche commune, y compris les différentes étapes (présentées ci-après), afin de faciliter ultérieurement l'établissement des rapports nationaux.

1.1 APERÇU DES SYSTÈMES DE PRODUCTION ANIMALE DU PAYS ET DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE ANIMALE CONNEXE

44. Avant d'aborder les aspects relatifs à la conservation et à l'utilisation des ressources zoogénétiques, il faudra réexaminer l'ensemble du secteur de la production animale du pays. L'étude devra porter sur:

1.2 ÉVALUER L'ÉTAT DE LA CONSERVATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE DES ANIMAUX D'ÉLEVAGE

45. Cette étape doit consister notamment:

1.3 ÉVALUER L'ÉTAT D'UTILISATION DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES DES ANIMAUX D'ÉLEVAGE

46. Il faudra réexaminer l'état d'utilisation des races selon les espèces, leur performance, leur importance, leur contribution à la production alimentaire et aux services agricoles et autres contributions ainsi que les tendances de leur utilisation. Il faudra étudier et évaluer les systèmes et techniques d'élevage utilisés, leurs objectifs, les réalisations et les problèmes, ainsi que l'avancement des travaux de mise en valeur génétique par espèces, et les activités de recherche connexes; il faudra aussi évaluer la conception des systèmes d'information aux fins de l'utilisation des races, leur utilisation et les liens entre ces systèmes.

1.4 IDENTIFIER LES PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES ET LES
DOMAINES IMPORTANTS DE CONSERVATION ET D'UTILISATION DES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

47. Les étapes décrites ci-dessus devraient permettre d'obtenir des informations et des données de différentes sources et régions dans le pays. La plupart des éléments et des données recueillis ne devront pas être inclus dans le rapport, mais stockés dans le système d'information aux fins des évaluations actuelles et futures. Parmi ces données, il faudra choisir les éléments d'évaluation essentiels, les conserver et les résumer, afin de les inclure dans le rapport national aux fins de l'évaluation globale de l'état des ressources zoogénétiques du pays, tout en mettant en évidence les principaux problèmes qui se posent actuellement. Des données importantes pourront également être présentées dans le rapport national sous forme de tableaux.

PARTIE 2. ANALYSER L'ÉVOLUTION DE LA DEMANDE DANS LE SECTEUR DE LA PRODUCTION ANIMALE NATIONALE ET SON INCIDENCE SUR LES POLITIQUES, STRATÉGIES ET PROGRAMMES NATIONAUX EN MATIÈRE DE RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

48. Les directives présentées ci-après concernent la préparation de la Partie 2 du rapport telle que décrite dans la section III-C.

On propose un processus de réexamen et de formulation des politiques, stratégies et programmes nationaux dans le domaine des ressources zoogénétiques en quatre étapes. Cela ne signifie pas pour autant que le rapport national devra contenir tous les conclusions et résultats du processus. Il devra seulement expliquer les raisons qui ont conduit à d'importants changements et à de nouvelles initiatives et décrire essentiellement les principales orientations des politiques et plans de gestion nationaux qui seront adoptés en matière de ressources zoogénétiques.

2.1 EXAMINER LES POLITIQUES, STRATÉGIES, PROGRAMMES ET MÉTHODES DE GESTION PASSÉS (DANS LA MESURE OÙ ILS CONCERNENT LES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES)

49. L'objectif de cette première étape doit consister à identifier les causes des échecs et des succès passés dans les domaines de la conservation, de l'utilisation et de la mise en valeur des ressources zoogénétiques et à en tirer les leçons, à définir les avantages pour les agriculteurs et les systèmes de partage des profits avec les consommateurs. Il faudrait étudier l'économie des méthodes de sélection passées et présentes et l'utilisation de races locales au lieu de races exotiques pour les espèces importantes dans divers modes de production. On procédera aussi à une évaluation des méthodes de gestion et de leur impact sur la diversité biologique animale, l'environnement, les changements de sources d'aliments pour le bétail, l'évolution des maladies animales, l'évolution des marchés intérieurs et extérieurs ainsi que l'incidence de tous ces changements sur les ressources zoogénétiques du pays.

2.2 ANALYSER LES DEMANDES ET LES TENDANCES FUTURES

50. Les tendances de l'offre et de la demande (type, qualité et quantité) de divers produits et services de l'élevage dans les pays et sur les marchés mondiaux sont en train d'évoluer à la suite de changements dans la croissance démographique, les conditions socio-économiques, la demande des consommateurs, les contraintes existantes et nouvelles (par exemple, normes en matière de santé et d'environnement) et les possibilités (par exemple, nouvelles technologies de production et de traitement, nouvelles demandes des consommateurs). De ce fait, le secteur de la production animale se développe rapidement et exige une analyse critique de la validité des systèmes de production actuels du point de vue de la place et du rôle des ressources zoogénétiques dans ces systèmes. Afin de faciliter cette analyse, la FAO fournira aux pays dans le cadre du DAD-IS des données et des informations générales pertinentes telles que statistiques, documents thématiques et récentes études prospectives du secteur de l'élevage qu'elle a elle-même élaborées ou qui proviennent d'autres organismes. Des consultations et des communications régionales devraient offrir la possibilité d'élargir l'analyse de la demande et des tendances futures du secteur de l'élevage du pays et de réexaminer de façon critique les politiques et systèmes de production passés dans le domaine de la conservation et de l'utilisation (emploi et mise en valeur) des ressources zoogénétiques. Il conviendra notamment de réexaminer à la lumière de cette analyse tout plan national de gestion des ressources zoogénétiques existant.

2.3 EXAMINER D'AUTRES STRATÉGIES DE CONSERVATION, D'UTILISATION ET DE MISE EN VALEUR DES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

51. L'analyse des tendances futures du secteur de la production animale permet de définir les divers moyens dont dispose le secteur de l'élevage pour répondre à l'évolution de la demande et aux nouveaux défis et envisager différents niveaux et méthodes de conservation et d'utilisation des ressources zoogénétiques dans les environnements nationaux. Il faudra examiner les avantages et les inconvénients d'autres stratégies (avantages pour les communautés d'agriculteurs, les consommateurs et les systèmes de partage des profits, rôles des secteurs public et privé), de même que les avantages comparatifs des diverses espèces, races et méthodes de sélection associées à des systèmes de production différents pour satisfaire la demande future. Il faudra au cours de ce processus faire preuve d'une une vision à long terme et examiner également les perspectives et les problèmes créés par la mise au point et l'utilisation de biotechnologies reproductives et moléculaires et de techniques d'information et de communication en rapide évolution.

2.4 DÉFINIR, POUR L'AVENIR, LES POLITIQUES, STRATÉGIES ET PLANS NATIONAUX DE GESTION, DE CONSERVATION, D'UTILISATION ET DE MISE EN VALEUR DES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

52. Il faudra réexaminer les résultats du processus susmentionné et, le cas échéant, élaborer et/ou reformuler les méthodes et modalités de conservation, d'utilisation et de mise en valeur des ressources zoogénétiques du pays, en définissant les futures orientations d'une gestion durable de ces ressources. Le Comité consultatif national devra jouer un rôle déterminant pour promouvoir ce processus en coopération avec les divers participants et autres parties prenantes associées à la préparation du rapport national. Les avis d'experts nationaux ou étrangers pourraient être sollicités. Le Comité devra également veiller que le gouvernement propose les grandes orientations de politique générale. Les consultations régionales qu'il organisera pourraient permettre d'examiner les politiques et les stratégies et d'identifier les besoins communs et les perspectives de coopération.

53. Les éléments constitutifs de la stratégie nationale résultant du processus susmentionné devront en général refléter autant que de besoin ceux de la Stratégie mondiale, élaborée sous l'égide du Groupe technique intergouvernemental pour les ressources zoogénétiques et la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, tout en étant spécifiquement axés sur les objectifs et les besoins particuliers du pays. Le rapport national ne devra pas décrire en détail les raisons et le contenu des politiques, stratégies et plans de gestion nationaux, mais plutôt mettre en évidence les aspects qui vont dans le sens des besoins du pays et des possibilités d'intensification de la coopération internationale en particulier dans des domaines tels que le renforcement de capacités, l'échange d'informations et de documentation, la recherche, la conception et le transfert de technologies, et les cadres réglementaires.

PARTIE 3. EXAMINER L'ÉTAT DES CAPACITÉS NATIONALES ET ÉVALUER LES BESOINS FUTURS DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

54. Il faudra évaluer les capacités nationales à la lumière des politiques, stratégies et plans de gestion qui seront adoptés (tel qu'exposé dans la Partie 2), étant donné que les futurs programmes nationaux et les capacités nationales actuelles devraient déterminer les besoins et possibilités de renforcement de ces capacités. Aucune directive spécifique n'est proposée, mais ce domaine sera abordé pendant les consultations régionales. Le Comité consultatif national devrait associer toutes les parties prenantes concernées des secteurs public et privé au processus d'évaluation des capacités nationales.

3.1 ÉVALUATION DES CAPACITÉS NATIONALES

55. Les éléments descriptifs et la liste des besoins de renforcement des capacités à inclure dans le rapport national devront se limiter au minimum nécessaire à l'évaluation de la situation actuelle et des possibilités et besoins prioritaires. D'autres informations détaillées devront être introduites dans le système d'information national et dans le DAD-IS et utilisées pour formuler des demandes spécifiques d'aide aux initiatives nationales de renforcement des capacités.

56. Selon les circonstances et les caractéristiques du pays, le processus pourra englober plusieurs ou la totalité des points suivants:

PARTIE 4. IDENTIFIER LES PRIORITÉS NATIONALES POUR LA CONSERVATION ET L'UTILISATION DES RESSOURCES ZOOGÉNÉTIQUES

57. Le processus de définition des priorités (Partie 4) sera fondé sur les politiques nationales et objectifs des activités (Partie 2) et sur l'évaluation des besoins de renforcement des capacités (Partie 3). Il devra comporter plusieurs étapes de consultation des parties prenantes à plusieurs niveaux et dans différents sous-secteurs et domaines d'activités. La liste ci-après donne une idée des priorités éventuelles et de la manière dont elles pourraient être regroupées et représentées dans le rapport national; le contenu de cette section dépendra bien entendu de la situation, des politiques, des objectifs et de la stratégie du pays.

4.1 PRIORITÉS NATIONALES TRANS-SECTORIELLES

58. Il pourrait s'agir par exemple:

4.2 DÉPARTAGER LES PRIORITÉS NATIONALES DU POINT DE VUE DES ESPÈCES, DES RACES, DES RÉGIONS ET DES COMMUNAUTÉS RURALES D'UN PAYS

59. Elles pourraient concerner par exemple:

PARTIE 5. FORMULER DES RECOMMANDATIONS VISANT LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE DANS LE DOMAINE DE LA BIODIVERSITÉ DES ANIMAUX D'ÉLEVAGE

5.1 RECOMMANDATIONS

60. Les recommandations formulées dans la Partie 5 du rapport pourraient porter sur la coopération bilatérale, régionale, interrégionale et mondiale. Elles pourraient aussi prévoir une évaluation de la coopération actuelle, du potentiel du pays et de ses besoins pour développer davantage cette coopération. La section présentera également les observations et recommandations du pays concernant la Stratégie mondiale. La liste ci-après est présentée à titre d'exemple seulement:

PARTIE 6. AUTRES ÉLÉMENTS QU'IL EST PROPOSÉ D'INCLURE DANS LE RAPPORT NATIONAL

6.1 PRÉPARATION DU RAPPORT NATIONAL

61. Dans l'introduction du rapport, il est suggéré d'indiquer brièvement comment le rapport a été préparé et de renvoyer à une annexe qui donnera la liste des institutions et personnes ayant participé au processus de préparation, ainsi que leur adresse, numéro de télécopie et adresse de courrier électronique.

6.2 RÉSUMÉ ANALYTIQUE

62. En outre, il serait hautement souhaitable d'inclure un résumé analytique présentant les principales conclusions et recommandations. Celui-ci doit présenter les résultats de l'évaluation dans trois grands domaines: état de la diversité, état des capacités et état des connaissances. Il doit en outre identifier les besoins critiques et les actions prioritaires.

6.3 ANNEXES

63. Des annexes fournissant des informations, des cartes et des diagrammes utiles, des statistiques nationales pertinentes et autres éléments intéressants, ainsi qu'une liste de références à d'autres sources d'information pourront être ajoutées au rapport et compléter ainsi le contenu du corps du rapport, en particulier les Parties 1, 2, 3 et 4. Ces éléments additionnels pourront être aussi consignés dans le module du DAD-IS et servir à perfectionner l'ensemble des informations sur le pays aux fins de la planification de mesures et de l'élaboration de politiques.

6.4 ÉTUDES DE CAS

64. Quelques brèves études spécifiques ( sur des exemples de réussites ou des cas difficiles) présentant un intérêt général pourront également trouver leur place dans les annexes et servir ultérieurement à des fins d'illustration (encadrés) dans le Rapport mondial sur l'état des ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture. De brèves descriptions d'ébauches de projets prioritaires sur la coopération internationale et les besoins nationaux urgents pourraient également compléter certaines des recommandations présentées dans la Partie 5.

6.5 INFORMATIONS CONFIDENTIELLES

65. Étant donné que le rapport sera remis à la FAO et diffusé dans le public, des informations de caractère confidentiel ne devront pas y figurer. Il sera aussi possible d'indiquer par le biais des bases de données DAD-IS que des données spécifiques confidentielles sur un pays sont sécurisées. Au cas où un gouvernement souhaiterait communiquer des informations confidentielles à la FAO, il devra envoyer une lettre au Directeur général qui la transmettra au Directeur de la Division de la production et de la santé animales.

VI. OBSERVATIONS FINALES ET SUGGESTIONS SUPPLÉMENTAIRES IMPORTANTES

66. Homogénéité: Les rapports nationaux seront très utiles à la préparation du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde à condition qu'ils soient tous présentés, de façon homogène et cohérente, comme le propose le présent document, de façon à faciliter les comparaisons et la synthèse aux niveaux régional et mondial. Toutefois, bien que les présentes directives suggèrent les éléments qui devront être traités dans les rapports nationaux, toutes les suggestions ne s'appliquent pas forcément à tous les pays. Il est vivement conseillé d'éviter que le rapport national ne traite de points ne présentant aucun intérêt, simplement parce qu'ils sont mentionnés dans les directives. Les directives sont présentées à dessein non pas sous forme de questionnaire, mais comme une série d'étapes qui permettront de couvrir un ensemble de domaines spécifiques dans le cadre d'un processus dynamique d'évaluation, de formulation des politiques et de fixation des priorités. Dans le cadre du DAD-IS, les questions posées sont de nature à aider le pays à formuler ses réponses et à encourager des analyses rigoureuses et originales.

67. Longueur: Il est suggéré que rapport national soit aussi court que possible. Il ne devrait pas dépasser 60 pages. Vingt-cinq à trente pages correspondraient à la longueur optimale recommandée pour le corps du rapport sans les annexes. Plus le rapport sera court, plus il sera pertinent, simplement parce qu'il sera beaucoup plus facile à diffuser largement et à lire. Aucune directive n'est proposée concernant la longueur des principales sections du rapport, mais celles qui traitent de l'état de la diversité (Partie 1) et de l'état des capacités (Partie 3) seront nécessairement plus longues que les autres.

68. Style: Pour que le rapport corresponde à la longueur recommandée, le style devra être concis, direct et précis. Pour avoir le maximum d'impact, il devra être analytique, pratique et réaliste. Les directives suggèrent de nombreux points qu'il conviendra de traiter avant de décider du contenu. Le rapport ne devrait pas être présenté sous forme de réponses à tous les points énumérés dans les directives.

69. Portée: Étant donné que les rapports nationaux contribueront à la préparation du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde, ils devront analyser les priorités nationales et les propositions du pays en vue d'initiatives internationales. On espère que le processus décrit dans les directives aidera les pays à démarrer un processus de gestion durable de leurs ressources zoogénétiques, grâce au renforcement de leurs programmes nationaux et de la coopération internationale dans ce domaine, tout en contribuant à une évaluation mondiale et à des initiatives internationales mieux ciblées.

70. Calendrier: La date limite de présentation des rapports est fixée au 28 février 2002. Il est indispensable que tous les rapports nationaux soient présentés d'ici cette date, de sorte qu'ils puissent tous être examinés avec l'attention nécessaire avant la préparation du Rapport mondial. Les quelques lacunes qui pourraient subsister dans un rapport national ne devraient pas en retarder la présentation, étant donné qu'elles pourront être comblées au cours du processus interactif de consultation qui aura lieu entre coordonnateurs nationaux et régionaux et le Centre de coordination mondial. Les pays qui ne seront pas en mesure de présenter leur rapport d'ici le 28 février 2002, voudront bien soumettre un rapport préliminaire contenant leurs conclusions afin de contribuer à la définition des priorités mondiales en matière de ressources zoogénétiques.

71. Suivi: L'achèvement et la présentation des rapports nationaux sur l'état des ressources zoogénétiques ne devront pas être considérés comme la fin d'un processus, mais plutôt comme le début d'un processus encore plus large. Pour s'assurer de la participation continue des pays et des parties prenantes à l'élaboration du Rapport sur l'état des ressources zoogénétiques dans le monde et surtout pour veiller à une application efficace des priorités stratégiques identifiées pendant la préparation des rapports nationaux, les activités suivantes sont prévues:

72. Contacts: De nombreuses informations sur le processus du Rapport mondial et les principales personnes à contacter dans les pays (Centre de coordination national), aux niveaux régional et mondial pourront être obtenues par l'intermédiaire du module du DAD-IS (Phase 3). Des conseils interactifs seront également fournis en ligne par le DAD-IS et par l'animateur du système via le courrier électronique (dad-is@fao.org). La correspondance devra être adressée au Centre de coordination mondiale à l'adresse suivante: Monsieur le Secrétaire, État des ressources zoogénétiques dans le monde, Division de la santé et de la production animales, FAO, Rome (Italie). Téléphone : (39) 06 5705 24 39, télécopie : (39) 06 5705 3927, site http://www.fao.org/dad-is/.

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