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I. La situation actuelle de l'agriculture - faits et chiffres

1. TENDANCES CONCERNANT LA SOUS-ALIMENTATION

2. PRODUCTION AGRICOLE ET ANIMALE

3. PÉNURIES ET URGENCES ALIMENTAIRES1

4. SITUATION DES APPROVISIONNEMENTS CÉRÉALIERS À L'ÉCHELLE MONDIALE2

5. L'AIDE EXTÉRIEURE À L'AGRICULTURE3

6. FLUX D'AIDE ALIMENTAIRE5

7. ÉVOLUTION DES COURS DES DENRÉES

8. PÊCHES: PRODUCTION, ÉCOULEMENT ET COMMERCE

9. PRODUCTION ET COMMERCE DES PRODUITS FORESTIERS

Encadré 1

L'ÉVALUATION DES RESSOURCES FORESTIÈRES MONDIALES 20001

Depuis 1947, la FAO effectue, avec une périodicité d'ordre décennal, une évaluation des ressources forestières mondiales. L'Evaluation des ressources forestières mondiales 2000 (ERF 2000) a été entreprise conjointement par la FAO, ses pays membres et de nombreux autres partenaires. On propose, ci-dessous, une synthèse des principaux résultats.

  • Il existe, dans le monde, environ 3 milliards 870 millions d'hectares de forêts, dont 95 pour cent de forêts naturelles et 5 pour cent de plantations forestières. Cette estimation du couvert forestier mondial est plus élevée que celle proposée par les deux évaluations précédentes des ressources forestières (Evaluation des ressources forestières mondiales 1990 [ERF 1990] et Evaluation intérimaire de 1995). Cependant, cette différence ne traduit pas une augmentation réelle de la superficie forestière, mais reflète plutôt l'utilisation, pour la première fois, d'une définition commune de toutes les forêts à l'échelle mondiale, ainsi que l'incorporation de nouvelles données d'inventaire forestier.
  • Près de 30 pour cent de la surface terrestre de la planète sont couverts par des forêts, dont 47 pour cent de forêts tropicales, 9 pour cent de forêts subtropicales, 11 pour cent de forêts tempérées et 33 pour cent de forêts boréales.
  • Au cours des années 90, la conversion des forêts naturelles de la planète à d'autres utilisations des terres s'est poursuivie à un rythme très élevé. On estime à 16,1 millions d'hectares la superficie de forêts naturelles perdues chaque année du fait du déboisement (14,6 millions d'hectares par la déforestation et 1,5 million d'hectares par la conversion en plantations forestières). Près de 15,2 millions d'hectares des superficies forestières perdues sont situés dans les tropiques. Cette perte est en partie compensée par un gain de 3,6 millions d'hectares résultant de l'expansion naturelle des forêts, si bien que la perte nette est de 12,5 millions d'hectares. Une bonne partie des gains concernant les superficies forestières naturelles provient de l'occupation naturelle par la forêt de terres agricoles abandonnées. L'expansion de la superficie forestière est en cours depuis plusieurs décennies dans de nombreux pays développés.
  • L'extension de la superficie forestière est également le résultat de l'expansion des plantations forestières. En fait, près de la moitié des 3,1 millions d'hectares de plantations nouvelles réalisées chaque année dans le monde intéresse des terres recouvrées sur des superficies de forêts naturelles, et représente donc un reboisement de terres forestières naturelles précédemment déboisées.
  • L'évolution globale nette de la superficie forestière au cours des années 90, à savoir la somme des modifications portant sur les forêts naturelles et les plantations forestières, a été estimée à 9,4 millions d'hectares par an, soit 0,2 pour cent du total de la surface forestière. Ce chiffre représente le résultat net d'un taux de déboisement annuel de 14,6 millions d'hectares et d'une augmentation de la surface forestière de 5,2 millions d'hectares. Les taux nets de déboisement les plus élevés ont été enregistrés en Afrique et en Amérique du Sud. Les pertes de forêts naturelles ont également été élevées en Asie, mais elles ont été compensées de manière substantielle, au plan de la superficie, par l'établissement de plantations forestières. En revanche, on a enregistré une légère augmentation du couvert forestier dans d'autres régions, principalement dans les pays industrialisés.
  • Selon les statistiques citées, la perte estimative de superficies forestières a été inférieure au cours des années 90 à celle enregistrée dans les années 80. Il convient de souligner que la variation annuelle nette de la surface forestière a été estimée à -9,4 millions d'hectares pour la période 1990-2000, à -11,3 millions d'hectares pour la période 1990-1995, et à -13 millions d'hectares pour la période 1980-19902.
  • Au cours de la dernière décennie, la gestion des forêts s'est orientée de plus en plus vers la gestion durable, conformément aux «Principes forestiers» adoptés lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) de 1992. En 2000, 149 pays participaient déjà aux initiatives internationales visant à élaborer et à mettre en œuvre des critères et des indicateurs de gestion durable des forêts; cependant, le degré de mise en œuvre varie considérablement. La superficie forestière de notre planète assujettie à une gestion formelle ou informelle est en augmentation. De plus, la certification des forêts gagne du terrain; ainsi, un certain nombre de régimes de certification des forêts ont été créés au cours des années 90, et la surface des forêts mondiales assujetties à certification avait atteint 80 millions d'hectares à la fin de l'année 2000.

1 Pour de plus amples informations concernant l'Évaluation des ressources forestières mondiales, le lecteur pourra se reporter au document: FAO. 2001. Situation des forêts du monde 2001. Rome.
2 Bien que les chiffres portant sur les deux décennies ne soient pas directement comparables, on est porté à penser que le taux net de pertes de superficies forestières a, en fait, diminué.


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