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APPENDICES


A. ORDRE DU JOUR

1. Ouverture de la session

2. Élection du bureau

3. Adoption de l’ordre du jour et organisation de la session

4. Rôle de l’État du port pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée

5. Éléments d’éventuels mémorandums d’accord régionaux

6. Inclusion de mesures du ressort de l’État du port pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans la législation nationale

7. Questions diverses

8. Adoption du rapport

B. LISTE D’EXPERTS

PRESIDENT

MENSAH Thomas A.
Juge
Tribunal international du droit de la mer
50 Connaught Drive
Londres NW11 6BJ
Royaume-Uni
Téléphone: +44 20 8458 3180
Télécopie: +44 20 8455 8288
Mél: tamensah@yahoo.co.uk

EXPERTS

FRANCKX Erik
Professeur
Centre de droit international
Vrije Universiteit Brussel
Pleinlaan 2,
1050 Bruxelles, Belgique
Téléphone: +32 2 6292606
Télécopie: +32 2 6293698
Mél: erik.franckx@vub.ac.be

FUEYO MACDONALD, Luis[2]
Director-General for Fisheries and Marine
Resources Inspection and Surveillance
Federal Attorney for Environmental Protection
Camino al Ajusco 200, 6° Piso
Col. Jardines en la montaña
México D.F. 41210
Téléphone: +52 55 54496322
Télécopie: +52 55 26152093
Mél: lfueyo@correo.profepa.gob.mx

NAVARRO José
Subdirector General de Asuntos Comunitarios y de Control
Dirección General de Recursos Pesqueros
Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación
José Ortega y Gasset, 57
28006 Madrid, Espagne
Téléphone: +34 91 347 60 35
Télécopie: +34 91 347 60 37
Mél: jnavarro@mapya.es

OZAKI Eiko (Mme)
Deputy Manager
International Department
Federation of Japan Tuna Fisheries
Co-operative Associations
3-22 Kudankita 2-Chome
Chiyoda-ku
102-0073 Tokyo, Japon
Téléphone: +81 3 326 46167
Télécopie: +81 3 3234 7455
Mél: ozaki@intldiv.japantuna.or.jp

ONOORA Poungthong (Mme)
Legal Adviser
Department of Fisheries
Division of Legal Affairs
Kasetsart University Campus
Phaholyothin Road, Chatuchak,
Bangkok 10900, Thaïlande
Tel: +662 558-0201
Fax: +662 558-0234
Email: poungtho@fisheries.go.th
poungthong2@yahoo.ie

SEEBALUCK Pravin
Director of Shipping
Ministry of Public Infrastructure, Land
Transport and Fishing
4th Floor, New Government Centre
Port Louis, Maurice
Tel: +230 201 2115
Fax: +230 201 3417
Email: pseebaluck@mail.gov.mu

TINKHAM Stetson
Senior Fishery Officer
Office of Marine Conservation
OES/OMC, Rm 5806
US Department of State
Washington D.C. 20520-7818, Etats-Unis
Téléphone: +1 202 647 3941
Télécopie: +1 202 736 7350
Mél: tinkhamsx@state.gov

ZANKER Mark
Assistant Secretary
International Trade and Environment
Law Branch
Office of International Law
Attorney General's Department
Canberra ACT 2600, Australie
Tel: +61-2-62506647
Fax: +61-2-62505931
Email: mark.zanker@ag.gov.au

SPÉCIALISTES

LOBACH Terje
Senior Legal Adviser
Directorate of Fisheries
Strandgaten 229
N-5804 Bergen, Norway
Tel: +47 55 23 8000
Fax: +47 55 23 8090
Email: terje.lobach@fiskeridir.dep.no

MARTIN-CASTEX Brice
Fonctionnaire technique
Division de la sécurité maritime
Organisation maritime internationale
4 Albert Embankment
London SE1 7SR, UK
Téléphone: +44 207 587 3155
Télécopie: +44 207 587 3210
Mél: bmcastex@imo.org

FAO
Viale delle Terme di Caracalla
00100 Rome
Italie

NOMURA Ichiro
Directeur général adjoint
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 56423
Télécopie: +39 06 570 53605
Mél: ichiro.nomura@fao.org

PULVENIS DE SÉLIGNY Jean-François
Directeur
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 54138
Télécopie: +39 06 570 56500
Mél: jeanfrancois.pulvenis@fao.org

VALDIMARSSON Grimur
Directeur
Division des industries de la pêche
Département des pêches
Tel: +39 06 570 56510
Fax: +39 06 570 55188
E-Mail: grimur.valdimarsson@fao.org

SATIA Benedict P.
Chef
Service des institutions internationales et de liaison
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 52847
Télécopie: +39 06 570 56500
Mél: benedict.satia@fao.org

TURNER Jeremy
Chef
Service de la technologie des pêches
Division des industries de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 56446
Télécopie Télécopie: +39 06 570 55188
Mél: jeremy.turner@fao.org

EDESON, William R.
Juriste principal
Service des affaires juridiques générales
Bureau juridique
Tel: +39 06 570 53476
Fax: +39 06 570 54408
E-Mail: william.edeson@fao.org

KUEMLANGAN Blaise
Juriste
Service droit et développement
Bureau juridique
Téléphone: +39 06 570 54080
Télécopie: +39 06 570 54408
Mél: blaise.kuemlangan@fao.org

REYNOLDS Eric
Coordonnateur du Programme FishCode
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 56807
Télécopie: +39 06 570 56500
Mél: eric.reynolds@fao.org

SMITH Andrew
Spécialiste des industries de la pêche
Service de la technologie des pêches
Division des industries de la pêche
Téléphone: +39 06 570 56483
Télécopie: +39 06 570 55188
Mél: andrew.smith@fao.org

TEIGENE Henning
Cadre associé
Service droit et développement
Bureau juridique
Téléphone: +39 06 570 56897
Télécopie: +39 06 570 54408
Mél: henning.teigene@fao.org

SECRÉTARIAT

DOULMAN David
Fonctionnaire principal des pêches, Chargé de liaison
Service des institutions internationales et de liaison
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Tel: +3906 570 56752
Télécopie: +3906 570 56500
Mél: david.doulman@fao.org

VAN HOUTTE Annick (Mme)
Juriste
Service droit et développement
Bureau juridique
Téléphone: +39 06 570 54287
Télécopie: +39 06 570 54408
Mél: annick.vanhoutte@fao.org

GUYONNET Marianne (Mme)
Secrétaire
Service des institutions internationales et de liaison
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 53951
Télécopie: +39 06 57056500
Mél: marianne.guyonnet@fao.org

ABDIRIZZAK Tania (Mme)
Assistant administratif
Service de la planification du développement
Division des politiques et de la planification de la pêche
Département des pêches
Téléphone: +39 06 570 55396
Télécopie: +39 06 570 56500
Mél: tania.abdirizzak@fao.org

C. DOCUMENT

Lobach, Terje. Port State Control of Foreign Fishing Vessels (Contrôle des navires de pêche étrangers par l’État du port). Études juridiques de la FAO en ligne n° 29. Mai 2002. 29p.

D. ALLOCUTION D’OUVERTURE DE M. ICHIRO NOMURA, SOUS-DIRECTEUR GÉNÉRAL, DÉPARTEMENT DES PÊCHES DE LA FAO

Chers experts, amis et collègues,

Au nom du Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, j’ai le grand honneur de vous accueillir à la FAO et dans la ville de Rome à l’occasion de cette importante Consultation. J’espère que pendant votre séjour, vous aurez l’occasion de visiter quelques uns des sites de cette magnifique cité antique.

Nous sommes tous conscients du fait que la question de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée figure parmi les priorités en matière de pêche internationale. Elle a été traitée dans de nombreux forums internationaux, notamment ceux qui ont été organisés par les Nations Unies, la FAO et les organisations régionales de gestion des pêches. Récemment, la question a été abordée au Sommet mondial sur le développement durable. Ce type de pêche compromet sérieusement l’objectif de durabilité à long terme des pêches, tel que prévu dans le Programme Action 21 et dans le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable de 1995, car il sape les efforts déployés à l’échelon national et international pour conserver et gérer de façon rationnelle les stocks de poisson.

Reconnaissant la menace que constitue la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, les membres de la FAO n’ont pas ménagé leurs efforts entre février 1999 et février 2001 pour élaborer, dans le cadre du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable de 1995, un plan d’action international visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ce plan est désormais largement soutenu par la communauté internationale et est plus connu sous le sigle PAI-INDNR.

Le Plan d’action international adopte une approche holistique pour traiter la question de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. En effet, il aborde le problème du point de vue de la responsabilité de tous les États, de celle des États du pavillon, des mesures devant être prises par les États côtiers et les États du port, des mesures en rapport avec les marché décidées à l’échelle internationale, des organisations régionales de recherche et de gestion des pêches.

Les participants à la consultation axeront leurs travaux sur un aspect de ces mesures de mise en œuvre: l’utilisation de mesures du ressort de l’État du port pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Cet aspect est important car l’absence de mesures du ressort de l’État du port constitue l’un des maillons les plus faibles de la chaîne visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Dans l’intérêt de la présente consultation, chaque expert, à titre individuel, a été choisi en raison de l’expérience géographique ou professionnelle unique qu’il ou elle apporterait aux débats. La FAO se félicite donc d’avoir pu rassembler un groupe d’experts éminents pour aider à mieux comprendre comment des mesures du ressort de l’État du port pourraient être utilisées pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et donc améliorer la conservation et la gestion des pêches.

La présente consultation s’est fixée les tâches suivantes:

La FAO reconnaît que les tâches assignées à la Consultation sont assez vastes, compte tenu en particulier du peu de temps disponible. Cependant, nous savons que vous travaillez de façon efficace, que vous êtes habitués à devoir respecter des délais très courts et qu’il devrait être possible d’atteindre l’objectif qui a été fixé.

Pour aider aux travaux de la Consultation, le personnel de la FAO sera à votre disposition pendant toute la durée de la réunion pour fournir des éclaircissements sur les points techniques si besoin est. Je peux vous assurer que je suivrai les débats avec le plus grand intérêt et je suis sûr que d’autres hauts responsables du Département des pêches en feront de même.

Le rapport de la présente consultation sera présenté à la vingt-cinquième session du Comité des pêches, en février 2003. Je pense qu’il sera essentiellement de nature administrative et qu’il couvrira les points susmentionnés. Il contiendra également des propositions de libellé des éléments d’un éventuel mémorandum d’accord et de ses annexes. A mon avis, ces propositions de libellé, qui seront incluses dans le texte des appendices du rapport, seront particulièrement importantes au cas où le Comité des pêches déciderait d’organiser une consultation technique.

Je terminerai en vous souhaitant plein succès dans vos travaux. Si mes collègues ou moi-même pouvons être d’une quelconque utilité au cours des trois prochaines journées, n’hésitez pas à nous contacter.

Je vous remercie.

E. PROJET DE MÉMORANDUM D’ACCORD SUR LES MESURES DU RESSORT DE L’ÉTAT DU PORT POUR LUTTER CONTRE LA PÊCHE ILLICITE, NON DÉCLARÉE ET NON RÉGLEMENTÉE

Les Parties au présent Mémorandum,

préoccupées par la persistance de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée;

soulignant que des actions efficaces sont nécessaires de la part des États du port pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée;

notant que les instruments internationaux pertinents préconisent que les États du port prennent des mesures pour promouvoir l’efficacité des dispositifs sous-régionaux, régionaux et mondiaux de conservation et de gestion;

reconnaissant que le Code de conduite pour une pêche responsable et le Plan d’action international visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, encouragent l’utilisation de mesures en faveur du contrôle des navires de pêche par les États du port afin de satisfaire aux objectifs du Code et du Plan d’action;

souhaitant parvenir à la coopération et à la coordination en matière de contrôle des pêches par l’État du port conformément au droit international;

soulignant la nécessité que les tierces parties et les entités de pêche prennent des mesures compatibles avec le présent Mémorandum;

conviennent de ce qui suit:

Champ d’application

Dans le présent Mémorandum,

les références aux navires de pêche englobent les navires transportant du poisson et des produits de la pêche sauf disposition contraire figurant dans le texte du Mémorandum et

les références aux ports englobent les terminaux au large ainsi que toute installation servant au débarquement, transbordement, approvisionnement en carburant ou avitaillement.

Engagements

Chacune des parties au présent Mémorandum s’engage à:

appliquer les dispositions du présent Mémorandum et de ses annexes, qui font partie intégrante de celui-ci;

maintenir un système efficace de contrôle par l’État du port afin de garantir que les navires de pêche étrangers qui ont accès à ses ports respectent les mesures de conservation et de gestion pertinentes[3];

exiger, avant d’autoriser l’accès au port à un navire de pêche étranger, que ce navire fasse parvenir au moins xx heures à l’avance une notification comportant l’identification du navire, l’(les) autorisation(s) de pêcher, des précisions sur la sortie de pêche, les quantités de poisson à bord et autres documents pertinents[4];

exiger, avant d’autoriser l’accès au port à un navire transportant du poisson et des produits de la pêche, que celui-ci fasse parvenir au moins xx heures à l’avance une notification comportant l’identification du navire, les documents de transport, les quantités de poisson et produits de la pêche à bord et autres documents pertinents[5];

lorsqu’il existe des motifs raisonnables de suspecter qu’un navire de pêche a pratiqué ou soutenu des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans des eaux situées au-delà des limites de sa juridiction de pêche, refuser au navire l’utilisation de ses ports pour le débarquement, le transbordement, l’approvisionnement en carburant ou l’avitaillement, ou prendre des mesures telles que la confiscation du poisson et des produits de la pêche, conformément à la législation nationale correspondante;

ne pas autoriser un navire à utiliser ses ports pour le débarquement, transbordement ou traitement du poisson si le navire qui a capturé le poisson est autorisé à battre le pavillon d’un État qui n’est pas partie contractante à une organisation régionale de gestion des pêches ou qui ne collabore avec une telle entité, ou s’il a été identifié comme pratiquant ou soutenant des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans la zone relevant d’une organisation régionale de gestion des pêches donnée, à moins que le navire puisse établir que la prise a été effectuée dans le respect des mesures de conservation et de gestion;

ne pas autoriser un navire à utiliser ses ports pour le débarquement ou le transbordement lorsqu’il a été établi que le navire a été identifié par une organisation régionale de gestion des pêches comme ayant dans le passé contrevenu aux mesures de conservation et de gestion[6] de cette organisation;

désigner et faire connaître les ports auxquels les navires de pêche étrangers peuvent avoir accès et veiller que ces ports aient la capacité d’effectuer des inspections;

garantir que les inspections au port soient effectuées conformément aux dispositions de l’annexe A[7];

obtenir au cours des inspections au moins les renseignements mentionnés dans l’annexe B et consulter les autres parties, coopérer et échanger des renseignements avec elles dans le but de promouvoir les objectifs du présent Mémorandum.

Inspections

Afin de respecter ses engagements au titre du présent Mémorandum, chacune des parties prend la résolution de:

Réaliser des inspections dans ses ports dans le but de vérifier que les mesures de conservation et de gestion pertinentes[8] sont respectées;

Faire en sorte que les inspections soient réalisées par des personnes dûment qualifiées et habilitées, conformément aux dispositions de l’annexe C;

Faire en sorte qu’avant une inspection, les inspecteurs soient tenus de présenter au capitaine du navire une pièce attestant leur identité;

Faire en sorte qu’un inspecteur puisse examiner toutes les zones du navire de pêche, les captures (transformées ou non), les filets ou autre engin de pêche, l’équipement et tout document qu’il juge nécessaire pour vérifier que les mesures de conservation et de gestion pertinentes[9] sont respectées;

Faire en sorte que le capitaine du navire soit tenu de fournir à l’inspecteur l’assistance et les renseignements nécessaires, de lui montrer selon que de besoin les papiers et documents pertinents ou de certifier l’authenticité des copies de ces derniers;

En fonction des arrangements spécifiques pris avec l’État du pavillon d’un navire, l’État du port chargé de l’inspection peut inviter l’État du pavillon à effectuer l’inspection ou à y participer;

En effectuant l’inspection, l’État du port s’efforcera d’éviter de retarder indûment le navire.

Actions

Si un inspecteur constate qu’il y a de bonnes raisons de suspecter qu’un navire de pêche étranger a pratiqué des activités de pêche illicite, non déclarée ou non réglementée, notamment les activités suivantes[10];

a) pêcher sans licence, autorisation ou permis valides délivrés par l’État du pavillon;

b) ne pas tenir de registre précis des captures et des données y relatives;

c) pêcher dans une zone interdite, pêcher pendant la période de fermeture de la pêche ou pêcher sans quota ou après l’avoir dépassé;

d) pêcher des stocks faisant l’objet d’un moratoire ou pour lesquels la pêche est interdite;

e) utiliser des engins de pêche interdits;

f) falsifier ou dissimuler les marquages, l’identité ou l’immatriculation du navire;

g) dissimuler, altérer ou éliminer les preuves liées à une enquête;

h) mener des activités qui, considérées dans leur ensemble, risquent de nuire gravement aux mesures de conservation et de gestion applicables

alors l’État du port doit rapidement notifier l’État du pavillon du navire et, si nécessaire, les États côtiers et les organisations régionales de gestion des pêches compétentes[11].

L’État du port doit prendre dûment acte de toute réponse ou de toutes mesures proposées ou prises par l’État du pavillon du navire inspecté[12]. Sauf si l’État du port est convaincu que l’État du pavillon a pris ou va prendre des mesures adéquates, le navire ne sera pas autorisé à débarquer ou à transborder du poisson dans ses ports.

Renseignements

Chaque partie s’engage à rendre compte des résultats des inspections réalisées au titre du présent Mémorandum à l’État du pavillon du navire inspecté, aux parties au présent Mémorandum ainsi qu’aux organisations régionales de gestion des pêches compétentes.

Chaque partie s’engage à mettre en place un mécanisme de communication permettant un échange informatisé direct de messages entre États, entités et institutions compétents, compte dûment tenu des exigences appropriées en matière de confidentialité.

Les renseignements seront communiqués sur un formulaire normalisé et conformément aux procédures établies figurant dans l’annexe D.

Annexe A

Procédures d’inspection des navires étrangers

1. Identification du navire

L’inspecteur doit:

être convaincu de la validité du certificat d’immatriculation;

s’assurer que le pavillon, le numéro d’identification externe (et le numéro OMI si disponible) et l’indicatif international d’appel radio sont corrects;

chercher à savoir si le navire a changé de pavillon et, dans l’affirmative, noter le(s) nom(s) et le (les) pavillon(s) précédent(s);

noter le port d’immatriculation, le nom et l’adresse du propriétaire (et de l’armateur si celui-ci est différent) ainsi que le nom du capitaine du navire;

noter le (les) nom(s) et adresse(s) du (des) précédent(s) propriétaire(s), le cas échéant.

2. Autorisation(s)

L’inspecteur doit être sûr que la (les) autorisation(s) de pêcher ou de transporter du poisson et des produits de la pêche est (sont) compatible(s) avec les renseignements obtenus au titre du paragraphe 1 et examiner la durée de validité de la (des) autorisation(s) ainsi que les zones, espèces et engins de pêche auxquelles elle(s) s’applique(nt).

3. Autres documents

L’inspecteur doit passer en revue tous les documents pertinents[13], lesquels peuvent inclure différents livres de bord, en particulier le registre international de pêche, les plans d’arrimage ainsi que des dessins ou des descriptions des cales à poisson. Ces cales peuvent être inspectées pour vérifier que leur taille et leur composition correspondent aux dessins et descriptions et que l’arrimage est conforme aux plans.

4. Poissons et produits de la pêche

L’inspecteur doit, dans la mesure du possible, vérifier si le poisson à bord a été pêché dans le respect des conditions précisées dans l’autorisation. Ce faisant, l’inspecteur examine le registre de pêche, les rapports présentés, y compris ceux émanant d’un système de surveillance des navires.

Si l’inspecteur a des motifs raisonnables de suspecter qu’un navire a pratiqué ou soutenu des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée, il peut examiner la quantité et la composition de toutes les captures se trouvant à bord afin de vérifier si le poisson a été pêché dans les zones mentionnées dans les documents pertinents.

Afin de déterminer les quantités et les espèces qui sont fraîches et conservées dans de la glace, congelées mais non conditionnées, transformées, conditionnées ou en vrac, l’inspecteur [doit /peut][14] examiner le poisson dans la cale ou pendant le débarquement. Ce faisant, il peut ouvrir les caisses dans lesquelles le poisson a été conditionné et déplacer le poisson ou les caisses pour s’assurer du bon état des cales.

Si le navire est en cours de déchargement, l’inspecteur doit vérifier les espèces et les quantités débarquées. Cette vérification doit porter entre autres sur la présentation (forme du produit), le poids vif (quantités déterminées d’après le registre de pêche) et le facteur de conversion utilisé pour calculer le poids vif à partir du poids transformé. L’inspecteur doit également vérifier toutes quantités éventuelles de poisson restées à bord.

5. Engins de pêche

L’inspecteur doit s’assurer que les engins de pêche à bord sont conformes aux conditions précisées dans les autorisations. Les engins [doivent/peuvent][15] également être inspectés afin de s’assurer que la taille des mailles (et des systèmes éventuels), la longueur des filets, la taille des hameçons, etc., sont conformes aux réglementations en vigueur et que les marques d’identification des engins de pêche correspondent à celles qui ont été autorisées pour le navire inspecté.

L’inspecteur [doit/peut][16] également fouiller le navire pour rechercher tout engin de pêche dissimulé à l’abri des regards.

6. Rapport

Les résultats d’une inspection au port doivent être présentés au capitaine du navire et un rapport doit être rédigé et signé par l’inspecteur et le capitaine. Il est donné à ce dernier la possibilité d’ajouter des commentaires au rapport.

Annexe B

Résultats des inspections au port

Les résultats des inspections au port doivent inclure au minimum les renseignements suivants:

1. Références de l’inspection

Autorité chargée de l’inspection (nom de cette autorité ou de l’organisme désigné par cette dernière);

nom de l’inspecteur;

port d’inspection (lieu où le navire est inspecté);

date (date d’achèvement du rapport).

2. Identification du navire

Nom du navire;

type du navire;

numéro d’identification externe (numéro situé sur le flanc du navire) et numéro OMI (si disponible) ou autre numéro le cas échéant;

indicatif international d’appel radio;

numéro d’identification du service mobile maritime, si disponible;

État du pavillon (État où le navire est immatriculé);

nom(s) et pavillon(s) précédent(s) du navire, le cas échéant;

l’État du pavillon est-il ou non partie à une organisation régionale de gestion des pêches donnée;

port d’attache (port d’immatriculation du navire) et ports d’attache précédents;

propriétaire du navire (nom et adresse);

armateur du navire, responsable de l’utilisation du navire, si ce dernier est différent du propriétaire;

nom et adresse du (des) propriétaire(s) précédent(s), le cas échéant;

nom et certificat(s) du capitaine.

3. Autorisation de pêcher (licences/permis)

Autorisation de pêcher du navire;

État(s) ayant délivré l’autorisation;

zones, champ d’application et durée (des) de l’autorisation(s);

espèces et engins de pêche autorisés;

documents et registres de transbordement[17] (chaque fois qu’il convient).

4. Renseignements relatifs à la sortie

Date du début de la sortie (date à laquelle la sortie de pêche a commencé);

zones visitées (entrée et sortie dans les différentes zones);

ports visités (entrée et sortie dans les différents ports);

date de la fin de la sortie (date à laquelle la sortie de pêche s’est terminée).

5. Résultat de l’inspection au déchargement

Début et fin (date) du déchargement;

espèces de poissons;

présentation (forme du produit);

poids vif (quantités déterminées d’après le registre de pêche);

facteur de conversion (tel que défini par le capitaine pour les espèces, la taille et la présentation correspondantes);

poids transformé (quantités débarquées par espèces et présentation);

poids vif équivalent (quantités débarquées en poids vif équivalent, comme étant «le poids du produit multiplié par le facteur de conversion»);

destination prévue du poisson et des produits de la pêche déchargés.

6. Quantités restées à bord du navire

Espèces de poissons;

présentation (forme du produit);

facteur de conversion (tel que défini par le capitaine pour les espèces, la taille et la présentation correspondantes);

poids transformé;

poids vif équivalent.

7. Résultats de l’inspection des engins de pêche

Détails des types d’engin inspectés et des accessoires, le cas échéant.

Annexe C

Formation des agents chargés de l’inspection au port[18]

Eléments à inclure dans un programme de formation:

aperçu des mesures de conservation et de gestion applicables aux fins d’un mémorandum d’accord donné;

sources de renseignements, telles que livres de bord et autres données électroniques qui pourraient servir à valider les renseignements fournis par le capitaine du navire;

identification des espèces de poisson;

surveillance du débarquement des captures, y compris calcul des facteurs de conversion pour les différents espèces et produits;

arraisonnement/inspection du navire, inspection des cales et évaluation de leur capacité;

inspections des engins de pêche;

collecte, évaluation et conservation de preuves;

série de mesures possibles après inspection.

Annexe D

Système de renseignements sur les inspections

1. Un système de communication informatisé entre États et entre États et organisations régionales de gestion des pêches compétentes exige ce qui suit:

caractères de données;

structure de transmission des données;

protocoles de transmission;

formats de transmission, y compris des éléments de donnée ayant un code de rubrique, et une définition plus détaillée et une explication des différents codes.

2. Des codes reconnus internationalement doivent être utilisés pour identifier les points suivants:

États: code de pays ISO alpha-3;

espèce de poisson: code alpha-3 de la FAO;

navires de pêche: code alpha de la FAO;

types d’engins de pêche: code alpha de la FAO;

appareils/ accessoires: code alpha-3 de la FAO;

ports: LOCODE des Nations Unies.

3. Les éléments de données devraient inclure au minimum ce qui suit:

références de l’inspection;

identification du navire;

autorisation(s) de pêcher (licences/permis);

renseignements sur la sortie de pêche;

résultat de l’inspection au déchargement;

quantités restées à bord du navire;

résultat de l’inspection des engins de pêche;

irrégularités observées;

mesures prises;

renseignements fournis par l’État du pavillon.


[2] Dans l’incapacité de participer à la Consultation.
[3] La création d’une liste de mesures de conservation et de gestion pertinentes pour un mémorandum d’accord donné pourrait s’avérer nécessaire.
[4] Les précisions à fournir dans la notification préalable doivent être convenues pour chaque mémorandum d’accord.
[5] Voir la. note 2.
[6] L’organisation régionale de gestion des pêches devrait identifier ces navires par le biais de procédures convenues et de manière équitable, transparente et non discriminatoire.
[7] Un nombre total annuel d’inspections correspondant à un minimum de XX pour cent du nombre de navires auxquels le mémorandum d’accord s’applique devrait être convenu.
[8] Voir la note 1.
[9] Voir la note 1.
[10] Les activités autres que celles énumérées ci-dessous (par exemple, le non-respect des exigences des systèmes de surveillance des navires) peuvent être précisées dans des procédures établies par une organisation régionale de gestion des pêches compétente.
[11] Dans chaque région, il peut être fait référence aux instruments internationaux applicables.
[12] Il est recommandé d’établir une liste de points de contacts au sein de l’administration compétente de chaque partie au Mémorandum.
[13] Il s’agit aussi des documents présentés dans un format électronique.
[14] Vu les problèmes pratiques liés à de telles inspections, on a utilisé la formule «doit/peut».
[15] Voir la note 12.
[16] Voir la note 12.
[17] Les documents et registres de transbordement doivent inclure les renseignements dont il est question aux paragraphes 1 à 3 de la présente annexe (annexe B).
[18] Des critères plus larges devraient être définis pour la qualification (par exemple, aptitudes et connaissances) des inspecteurs. Les aptitudes et les connaissances énumérées ci-après constituent un minimum.

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