NB: Ce document est aussi disponible en anglais. |
Le présent document donne une évaluation préliminaire des récoltes céréalières de 2002 dans les neuf pays du CILSS1/. Il est établi à partir des renseignements dont disposait le Système Mondial d'Information et d'Alerte Rapide sur l'alimentation et l'agriculture (SMIAR) au début de novembre 2002 et sur des estimations de la production fournies par les services nationaux, examinées et étudiées par les missions d'évaluation des récoltes qui ont été organisées en octobre dans les neuf pays du CILSS. Ces missions comprenaient des experts du SMIAR et du Centre Agrhymet du CILSS. Le PAM et le programme FEWS (Famine Early Warning System) de l'USAID ont également participé aux missions dans plusieurs pays. Ces missions ont collaboré étroitement avec les services nationaux des statistiques agricoles chargés de la collecte et de l'analyse des données de la production des céréales, avec les services techniques de la météorologie, de la protection des végétaux, de l'hydrologie et avec, s'ils existent, les systèmes nationaux d'alerte rapide (SAP), les systèmes de suivi de la sécurité alimentaire (SISAAR en Mauritanie, CASPAR au Sénégal, CASAGC au Tchad, etc.) et les systèmes d'information sur les marchés (SIM). Les missions ont également rencontré les représentants des principaux bailleurs de fonds. Pour ces évaluations, la FAO et le CILSS ont coopéré étroitement, tant sur le terrain qu'au niveau central, et les chiffres de ce rapport ont fait l'objet d'un accord général des deux secrétariats.
Ces chiffres ont été discutés du 28 au 30 octobre 2002 à Ouagadougou lors d'une réunion organisée par le CILSS avec les représentants des pays du CILSS. Ils ont aussi été présentés et discutés lors de la réunion annuelle du "Réseau de Prévention des Crises Alimentaires au Sahel" organisée par le Club du Sahel et le CILSS du 9 au 11 décembre à Bruxelles en Belgique.
Au moment des missions d'évaluation, les récoltes des cultures pluviales étaient en cours ou presque terminées dans la plupart des pays. Le mil précoce et le maïs avaient généralement déjà été moissonnés mais les variétés à cycle long et les cultures semées tardivement étaient en train de mûrir ou sur le point d'être récoltées dans certaines zones, tandis que les cultures irriguées étaient moins avancées. Le repiquage du riz se poursuivait dans les mangroves et les bas-fonds du sud Sénégal et de Guinée-Bissau. Les semis des cultures de décrue dans la vallée du fleuve Sénégal et au Tchad étaient en cours. Les prévisions contenues dans ce rapport sont donc préliminaires et susceptibles d'être révisées ultérieurement.
La production céréalière sera nettement réduite à l'Ouest du Sahel cette année. Suite aux premières pluies en juin, une longue période sèche qui a duré tout le mois de juillet a sérieusement affecté les cultures pluviales en Gambie, en Guinée-Bissau, en Mauritanie et au Sénégal. La reprise des pluies au début du mois d'août a permis d'éviter une perte totale des semis précoces mais la production céréalière a nettement été réduite dans ces pays. Au Cap-Vert la saison des pluies a également connu beaucoup de retard et beaucoup de poches de sécheresse. Par contre, malgré une installation tardive des pluies, les conditions de croissance des cultures ont été dans l'ensemble plus favorables dans les autres pays sauf dans l'ouest du Mali et dans certaines zones du Tchad.
La production céréalière totale des neuf pays membres du CILSS en 2002 a été estimée par les missions FAO/CILSS d'évaluation des récoltes à 11.3 millions de tonnes, ce qui est inférieur de 3 pour cent à 2001 mais supérieur de 11 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. La production devrait être supérieure à la moyenne au Burkina Faso et au Niger. Elle devrait avoisiner la moyenne, en Gambie, au Mali, au Sénégal et au Tchad. Des récoltes inférieures à la moyenne sont attendues au Cap-Vert, en Guinée-Bissau, et en Mauritanie. Par rapport à 2001, la production devrait baisser considérablement au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau, en Mauritanie, au Sénégal et au Tchad.
Dans les pays côtiers, les perspectives de récolte sont en général favorables au Bénin, au Nigéria et au Togo mais moins favorables au Ghana en raison de pluies inférieures à la moyenne en septembre et en octobre. Au Libéria, la reprise des troubles civils a perturbé les travaux agricoles, ce qui laisse présager une baisse de la production rizicole cette année. En Côte d'Ivoire, la production céréalière devrait diminuer de manière significative suite aux troubles civils et à un temps sec qui a affecté les cultures en octobre et novembre au sud du pays.
La saison des pluies a commencé à la fin du mois d'avril ou en mai dans le sud du Burkina-Faso, du Tchad, du Mali, du Niger et dans l'extrême sud-est du Sénégal. Les pluies ont progressé vers le nord en juin dans le reste du Sénégal, en Gambie et dans le sud de la Mauritanie. La saison des pluies a également commencé à la mi-juin en Guinée-Bissau après plus d'un mois de retard.
Suite à ces premières pluies, une période sèche qui a duré de début juillet jusqu'à début août a sérieusement affecté les conditions de croissance sur la majeure partie de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie et du Sénégal. Cette période de sécheresse a contribué à une diminution sensible du cumul des pluies dans ces pays. Au Cap-Vert, les premières pluies n'ont été reçues qu'en août. Pendant la première décade d'août, les pluies ont repris sur la majeure partie de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie et du Sénégal. Grâce à cette reprise des pluies, certaines cultures qui avaient été affectées par le manque de pluie ont repris. Cependant, la campagne agricole n'a démarré qu'en septembre au centre et au sud-ouest de la Mauritanie.
Dans l'est et le centre du Sahel en revanche, les précipitations se sont améliorées considérablement à partir de juillet, suite à des pluies erratiques et inférieures à la moyenne jusqu'à la fin juin. Ces pluies irrégulières ont nécessité des resemis dans tous les pays et les stades de développement des plantes ont varié considérablement selon les régions.
En septembre, les pluies ont été bonnes en général sur la plupart des régions de production mais ont diminué pendant la deuxième et la troisième décade sur une bonne partie de la Gambie, du Mali, du Sénégal et du Tchad. En octobre, des pluies abondantes ont été enregistrées dans la plupart des pays.
Malgré la poursuite des pluies jusqu'en octobre, le cumul des précipitations du 1er mai au 31 octobre a été inférieur à la normale dans la plupart des pays, notamment à l'ouest du Sahel.
Les disponibilités en semences ont été dans l'ensemble suffisantes dans la plupart des pays sauf au Cap-Vert et en Mauritanie, en raison de faibles récoltes de 2001 et des pluies exceptionnelles tombées en janvier 2002 et qui ont fait beaucoup de dégâts. Des semences ont été distribuées gratuitement par la FAO et le gouvernement au Cap-Vert. En outre, l'irrégularité ou l'arrêt des pluies après les semis ont provoqué un stress hydrique sur les jeunes plants et des pertes de semis et ont donc nécessité de nombreux resemis aussi bien à l'ouest, au centre qu'à l'est du Sahel. Ces facteurs ont suffisamment affecté les superficies ensemencées, notamment à l'ouest.
D'après les premières indications, les superficies ensemencées en céréales ont diminué considérablement (par rapport à 2001) dans plusieurs pays de l'ouest du Sahel, notamment en Mauritanie, en Gambie et Guinée-Bissau. En Mauritanie, pays le plus affecté, cette baisse est de -52 pour cent.
Les attaques de déprédateurs sont restées relativement limitées durant la saison agricole. Des infestations de sauteriaux ont été signalées au Mali, au Niger, au Sénégal et au Tchad tandis que des chenilles défoliatrices ont été signalées au Mali et au Tchad. Les attaques d'oiseaux granivores ont été persistantes au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. Des traitements ont été effectués avec succès. Cependant des dégâts localisés ont été notés au Mali, au Niger et au Tchad.
Aucune infestation significative de Criquets pèlerins n'a été signalée en Afrique de l'Ouest. Seuls des adultes isolés étaient présents dans quelques zones du sud de la Mauritanie et du nord du Mali et du Niger où une reproduction à petite échelle a été observée par endroits en septembre/ octobre.
Source: NOAA, FAO - Préparée par: FAO, SDRN, Groupe d'Agrométéorologie
Outre ses sources classiques d'information, le SMIAR utilise des données pluviométriques recueillies par les stations météorologiques ainsi que les données fournies par deux types de satellites pour suivre l'évolution des cultures dans la région et établir des prévisions de la production agricole. Par l'intermédiaire du Système ARTEMIS installé dans son Centre de télédétection, la FAO produit pour l'ensemble de l'Afrique des images satellitaires décadaires et mensuelles sur la durée de présence des nuages à sommets froids, les estimations de pluviométrie et sur les indices de végétation (NDVI). Les images de durée de présence des nuages à sommets froids, qui comptabilisent la durée de présence des systèmes nuageux pluviogènes, sont produites à partir des données transmises en temps réel par le satellite européen géostationnaire METEOSAT. A partir de ces informations, sont aussi établies des cartes décadaires et mensuelles des estimations de la pluviométrie. Les images des indices de végétation, qui donnent une indication sur la biomasse photosynthétiquement active, sont produites à partir des données transmises par les satellites américains NOAA.
Le SMIAR a accès aux séries historiques du Système ARTEMIS. Ces séries historiques comprennent des cartes d'indices de végétation remontant jusqu'à 1981. Les cartes de la durée de présence des nuages à sommets froids établies à partir du satellite METEOSAT existent depuis août 1988. Ces séries historiques permettent de comparer la situation actuelle avec les années antérieures et fournissent une analyse plus complète dans l'espace et plus rapidement disponible que les informations provenant du terrain.
Dans la planche 1, sont présentées les cartes de durée de présence des nuages à sommets froids pour les mois d'avril à octobre 2002. On peut voir que la durée de présence des nuages à sommets froids et, de ce fait, la quantité de pluies reçues a été la plus élevée pendant les mois de juillet et août. Comparativement au centre et à l'est, on note bien la faiblesse des pluies en juillet dans la partie ouest du Sahel, notamment en Mauritanie, en Gambie et au nord du Sénégal. L'amélioration à partir du mois d'août est également remarquable.
La planche 2 présente une évaluation de la saison agricole 2002 basée sur une classification selon l'évolution des valeurs des indices de végétation durant la saison comparée à la moyenne 1982-2001. La zone du CILSS a ainsi été divisée en cinq classes. Chaque classe, identifiée par une couleur, correspond à un comportement type de l'hivernage 2002 par rapport à la moyenne.
Les graphiques montrent l'évolution, sur différentes régions du Sahel, de la situation pluviométrique pendant l'hivernage 2002 par rapport à la moyenne calculée sur la période de 1961 à 1990. Les données proviennent du Groupe d'Agrométéorologie du Service de l'environnement et des ressources naturelles de la FAO. Les graphiques montrent l'évolution décadaire à gauche et le cumul à droite du 1er mars au 31 octobre.
Carte 1: Pluviométrie Saisonnière du 1er mai au 31 octobre 2002
Total (mm)
Carte 2: Pluviométrie Saisonnière du 1er mai au 31 octobre 2002
Pourcentage par rapport à la Normale (1961-90)
(ii) Conditions météorologiques et suivi des cultures en 2002
| Pays | Production céréalière | Prévisions de récolte pour 2002 |
2002/
1997-2001 (%) | |||||||||
| 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | |||
| Burkina Faso |
2 478 |
2 496 |
2 492 |
2 308 |
2 482 |
2 014 |
2 657 |
2 700 |
2 286 |
3 109 | 3 277 |
28.3 |
| Cap-Vert |
10 |
12 |
3 |
8 |
1 |
5 |
5 |
36 |
24 |
20 | 5 |
-71.7 |
| Gambie |
96 |
102 |
91 |
106 |
111 |
112 |
114 |
151 |
176 |
199 | 149 |
-0.5 |
| Guinée-Bissau 1/ |
171 |
180 |
190 |
201 |
147 |
173 |
131 |
139 |
168 |
164 | 147 |
-4.9 |
| Mali |
1 809 |
2 228 |
2 457 |
2 189 |
2 219 |
2 138 |
2 548 |
2 894 |
2 380 |
2 583 | 2 527 |
0.7 |
| Mauritanie |
106 |
188 |
200 |
220 |
121 |
152 |
195 |
193 |
179 |
122 | 100 |
-40.7 |
| Niger |
2 548 |
1 787 |
2 440 |
2 093 |
2 261 |
1 721 |
2 979 |
2 861 |
2 122 |
3 094 | 3 090 |
20.9 |
| Sénégal 2/ |
856 |
1 134 |
964 |
1 093 |
1 023 |
818 |
771 |
1 009 |
1 061 |
962 | 901 |
-2.5 |
| Tchad 3/ |
977 |
629 |
1 175 |
908 |
878 |
986 |
1 353 |
1 230 |
929 |
1 322 | 1 123 |
-3.5 |
| TOTAL 4/ |
8 800 |
8 700 |
10 000 |
9 100 |
9 200 |
8 100 |
10 800 |
11 200 |
9 300 |
11 574 | 11 320 |
11.0 |
Source: FAO/CILSS
Note: Les récoltes records sont soulignées.
1/ Un changement a été introduit dans la méthodologie d'enquête en 1997 et aucune enquête n'a été possible en 1998 et 1999.
2/ Pour 1993 et 1999, le chiffre est basé sur une estimation faite par les services statistiques mais pas sur une enquête.
3/ Pour 2001, le chiffre est basé sur une estimation faite par les services statistiques mais pas sur une enquête.
4/ Les totaux ont été arrondis.
Ces chiffres doivent être considérés comme préliminaires car les enquêtes ont été généralement préparées avant la fin de la récolte et comprennent des prévisions pour les cultures de décrue et de contre-saison, notamment en Mauritanie, où les cultures pluviales ne représentent qu'environ la moitié de la production totale. Ces estimations sont donc susceptibles d'être revues dans les prochains mois mais il est peu probable qu'apparaisse un changement significatif dans la tendance générale, à savoir une production globale moyenne dans la région sahélienne.
D'avril à mai, les pluies enregistrées ont été faibles, irrégulières et insuffisantes pour un démarrage effectif de la campagne. Bien qu'il y ait eu une amélioration en juin, ce n'est qu'au mois de juillet que les pluies se sont généralisées sur tout le pays. Le mois d'août a été peu pluvieux dans l'ensemble mais a connu une bonne répartition spatio-temporelle. En septembre, des poches de sécheresse ont été enregistrées localement au moment critique de la reproduction des cultures, surtout durant la deuxième décade et dans la partie nord du pays. A début octobre une reprise assez régulière des pluies dans tout le pays a amélioré la physionomie de la campagne observée en septembre et a fait naître un espoir d'une bonne campagne dans tout le pays sauf dans les régions du Nord et du Sahel.
La mise en place des cultures a été tardive dans la plupart des régions par rapport à l'année dernière et à la moyenne. A la fin du mois de juillet, la situation de la campagne a été assez hétérogène d'une région à une autre et même d'une localité à une autre dans la même région. Une proportion importante de semis tardifs a été observée dans les régions du Nord, du Sahel et du Centre. A la fin du mois d'août, la bonne répartition des pluies au cours du mois a été favorable au bon développement des cultures et à la bonne exécution des opérations culturales. Mais la physionomie de la campagne restait marquée par les différences de niveau de développement des cultures et de leurs stades phénologiques. Ensuite, au moment où les plantes étaient au stade de reproduction, on a observé des poches de sécheresse qui ont affecté le mil. Le sorgho a résisté et la reprise des pluies au début du mois d'octobre a favorisé une bonne évolution de cette culture. Les régions du Nord et du Sahel ont été plus touchées.
D'une manière générale, la situation phytosanitaire est restée calme dans tout le pays et les quelques attaques de sauteriaux, cantharides et pucerons n'ont porté préjudice au bon développement des cultures. Quelques traitements chimiques ont été effectués et ont permis de stopper la propagation des attaques. Le développement des pâturages a été compromis dans les régions du Nord et du Sahel.
Les perspectives de récoltes céréalières sont satisfaisantes en général. La mission CILSS/FAO d'évaluation des récoltes 2002/2003 qui a séjourné au Burkina Faso du 14 au 18 octobre, a estimé la production céréalière 2002 à 3 276 600 tonnes, soit une hausse de 5 pour cent par rapport à 2001/2002 et 22 pour cent de plus que la moyenne. Comparativement à elle de l'année dernière, les perspectives alimentaires s'annoncent nettement meilleures dans la plupart des provinces.
Le mois de juillet marque habituellement le début de l'hivernage au Cap-Vert. Mais cette année, ce mois a été sec, malgré quelques "pluies occultes" enregistrées en zones d'altitude. Ce n'est qu'au début du mois d'août que des pluies significatives ont été relevées dans certaines localités des îles de Santiago, Fogo, Santo Antao, et S. Nicolau. Mais les précipitations sont restées faibles et insuffisantes en août. Au début de la première décade du mois de septembre, des pluies ont été enregistrées dans une grande partie de l'Archipel notamment dans l'île de Santo Antao. Elles ont été abondantes dans les zones d'altitude surtout à Cova. Des pluies plus abondantes sont également tombées en milieu de deuxième décade et en début de troisième décade. Cependant, les précipitations ont diminué considérablement pendant la première décade d'octobre avant de reprendre pendant la deuxième décade.
Le retard et l'insuffisance des pluies n'ont pas permis d'effectuer des semis en humide avant la première décade du mois d'août notamment dans les zones d'altitude des îles de Fogo, Santo Antao, Santiago et Brava. Des ressemis ont été nécessaires dans presque toutes les zones semi-arides. Ceux-ci se sont poursuivis parfois jusqu'à début septembre.
La situation des ravageurs a été calme dans l'archipel. Le développement des pâturages a été fortement compromis, notamment dans les îles de Santiago, Fogo, Maio et Brava.
La mission conjointe CILSS/FAO d'évaluation des récoltes qui a séjourné au Cap-Vert du 19 au 26 octobre a estimé la production de maïs de la campagne 2002/2003 à 5 067 tonnes. Cette récolte connaît une baisse importante de 74 pour cent par rapport à celle de l'année passée estimée à 19 549 tonnes qui était déjà inférieure de 19 pour cent à la production 2000/2001. Elle est proche des productions de 1997 et 1998 (4 900 et 4 883 tonnes respectivement) mais plus élevée que celles de 1994 et 1996 qui étaient respectivement de 3 163 tonnes et 1 300 tonnes. La récolte 2002/2003 se situerait donc parmi les plus mauvaises ces dix dernières années.
Bien que les premières pluies soient arrivées de manière précoce en mai dans l'ouest et le centre, les pluies significatives marquant le démarrage des activités de semis ne sont tombées qu'au début du mois de juin. Les précipitations ont diminué durant la dernière décade du mois et le temps est resté principalement sec en juillet. Les pluies ont repris à début août et ont continué jusqu'à octobre même si elles ont baissé pendant les deux dernières décades de septembre dans la partie centrale et l'est du pays.
Les premiers semis ont démarré en juin après que les pluies significatives aient couvert tout le pays. Suite à la longue pause pluviométrique de juillet, les semis ont échoué dans certaines régions, nécessitant des resemis. La plupart des plantes ont subi un flétrissement, certaines ont été définitivement atteintes. Le repiquage du riz a été retardé dans le centre et l'ouest. Le maïs, le riz et l'arachide ont été très affectés tandis qu'une bonne partie du mil et du sorgho a récupéré.
La situation des ravageurs a été calme. Les pâturages n'ont pas bien régénéré en raison de la pluviométrie limitée.
En début octobre, la production céréalière 2002 a été estimée par la mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes à 149 000 tonnes, inférieure de 9 pour cent à celle enregistrée en 2001 mais équivalente à la moyenne des cinq dernières années.
Bien que les premières précipitations aient été enregistrées à la mi-mai, la saison des pluies n'a démarré que durant la deuxième décade de juin. Ce retard dans l'installation de la saison a provoqué des échecs de semis et nécessité des resemis, notamment dans les régions de Bafata et de Gabu, où ont eu lieu des semis précoces de maïs, sorgho et millet. La pluiviométrie mensuelle est inférieure à celle de l'année 2001 dans la plupart des stations pluviométriques. En juillet, les pluies sont restées irrégulières et mal réparties, affectant sérieusement les cultures, notamment dans les régions de Gabu et Oio, à la frontière nord avec le Sénégal. La pluviométrie mensuelle était déficitaire dans la plupart des stations. La préparation des pépinières et le repiquage du riz de mangrove et de bas-fonds ont été retardés. Pendant les mois d'août et de septembre, la pluviométrie s'est améliorée considérablement dans la plupart des régions, malgré que certaines stations, notamment à la frontière nord-est avec le Sénégal, aient enregistré des valeurs déficitaires. Il continuait à pleuvoir dans la plupart des régions agricoles pendant le séjour de la mission FAO/CILSS en octobre. Cependant, le cumul pluviométrique de cette année est resté en général inférieur à la normale (1961-1990).
L'amélioration de la pluviométrie à partir d'août a permis aux cultures de céréales sèches de récupérer, même si le rendement potentiel a été atteint dans certaines zones comme celles bordant la frontière avec le Sénégal. La transplantation du riz a également repris et s'est poursuivie dans la plupart des régions jusqu'en octobre, pendant le séjour de la mission, ce qui est assez tard et laisse planer une certaine incertitude quant au rendement des riz de bas-fonds et de mangrove.
D'une façon générale, la situation des déprédateurs est restée calme et leur l'impact faible dans l'ensemble du pays. Les pâturages se sont bien développés en général, sauf dans les régions bordant le Sénégal au Nord.
La mission conjointe FAO/CILS d'évaluation des récoltes a estimé la production céréalière 2002 à 147 358 tonnes. Cette production accuse une nouvelle baisse de 11 pour cent par rapport à 2001 et une baisse de 5 pour cent par rapport à la moyenne de cinq dernières années. Les productions de riz de bas-fonds et de mangrove ont baissé de respectivement 14 et 9 pour cent. Les productions de céréales sèches ont baissé de 12 pour cent par rapport à 2001.
Après les premières pluies enregistrées dans l'extrême-sud au mois d'avril, les précipitations ont progressé vers le nord mais sont restées irrégulières dans la plupart des régions jusqu'à la fin juin lorsque les conditions de croissance se sont sensiblement améliorées dans les régions du centre, de l'est et du nord. Durant la dernière décade de juillet, de grandes manifestations pluvio-orageuses ont occasionné des inondations par endroits. Les bonnes conditions pluviométriques se sont poursuivies au mois d'août mais les cumuls mensuels sont restés déficitaires par rapport à l'année dernière et par rapport à la normale. Au cours du mois de septembre, des quantités appréciables de pluie ont été enregistrées notamment durant les deux premières décades. Le régime pluvieux s'est affaibli durant la troisième décade. En première décade d'octobre, des quantités de pluies normales à excédentaires sont tombées sur l'ensemble du pays
Ce n'est qu'à partir de la première décade du mois de juillet que les opérations de mise en place des cultures se sont généralisées avec l'amélioration générale de la situation météorologique, ce qui s'est globalement traduit par un retard dans le démarrage effectif de la campagne. Les perturbations pluviométriques ont entraîné une hétérogénéité de la physionomie d'ensemble de la campagne agricole qui tranche totalement avec celle de l'année passée. L'étalement des opérations de labour et de semis, les nombreux ressemis voire des reprises totales dans le nord des régions de Kayes, Koulikoro et dans les régions de Ségou et de Mopti ont donné des niveaux très variés de développement végétatif des cultures et des taux de semis tardifs sont relativement importants. En outre, les pluies diluviennes enregistrées dans le courant du mois de juillet dans la localité de Goundam (région de Tombouctou) ont causé la submersion de 4.480 ha de sorgho de décrue, la noyade de 1.546 ha de niébé et de 200 ha d'arachide au niveau des Lacs Télé et Takara. La campagne a également été affectée par une insuffisance d'engrais chimiques pour les céréales (complexe céréales, DAP) ce qui a entraîné la substitution d'autres types d'engrais conseillés pour des types de sol particuliers et le non respect des doses à l'hectare.
La situation des ravageurs a été calme dans l'ensemble. Cependant la présence d'oiseaux granivores et l'apparition des chenilles légionnaires sur le mil et le riz ont été signalées. Par rapport à l'année dernière, les conditions de biomasse sont moins bonnes cette année et l'état des pâturages est hétérogène ce qui a entraîné des concentrations de bétail par endroits.
La mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes a estimé la production céréalière 2002 à 2 527 001 tonnes. Cette production, en baisse de 2,2 pour cent par rapport à l'année précédente, est supérieure de 1,7 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.
D'une manière générale l'hivernage 2002 en Mauritanie, a été caractérisé par un démarrage très tardif et par l'insuffisance et la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies. Les premières pluies utiles ont été enregistrées début juin dans la wilaya2/ du Guidimaka et le Sud-est du Gorgol. Toutefois elles n'ont été importantes qu'en troisième décade du mois et n'ont concerné que le Guidimaka. Au cours de la première décade de juillet, les pluies se sont étendues aux wilayas du Hodh El Chargui et de l'Assaba mais, les quantités enregistrées étaient en général faibles. Par contre, elles ont été importantes dans les wilayas du Guidimaka et du Gorgol. Cette décade a été suivie d'une longue pause pluviométrique entraînant la perte des semis effectués début juin. La première décade du mois d'août a connu quelques précipitations généralement faibles, mais qui marquent le début de la campagne dans plusieurs localités des zones agro-pastorales. Cependant, les wilayas du sud-ouest (Nord Gorgol, Brakna et Trarza) et du centre (Tagant) n'ont connu des pluies significatives qu'à partir de la seconde décade du mois de septembre.
Le retard important dans l'installation de l'hivernage et la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies ont beaucoup perturbé le calendrier agricole et compromis le développement des cultures notamment celles pluviales du diéri et le développement des pâturages. Généralement les semis du diéri sont pratiqués en juin et début juillet au plus tard. Cette année, ils n'ont pu être réalisés pendant cette période que dans certaines localités des wilayas du Guidimaka, du Hodh El Chargui et du Gorgol. Mais, la plupart de ces semis ont été perdus suite à la longue pause pluviométrique intervenue à partir de la seconde décade de juillet. Leur généralisation n'a eu lieu qu'à partir de la deuxième décade d'août et ils se sont poursuivis jusqu'en septembre voir début octobre au Brakna, dans l'Ouest du Gorgol et au Tagant.
Des attaques d'oiseaux granivores ont été observées dans la wilaya du Trarza où des équipes de lutte aviaire ont traité près de 3000 hectares. La situation concernant le criquet pèlerin est restée calme en général. Les pâturages ne couvriront pas plus de 3 mois de consommation pour le bétail. La transhumance transfrontalière sera précoce et plus importante cette année.
La mission FAO/CILSS a estimé la production céréalière 2002/2003 à 99 705 tonnes. Elle est en baisse de 18 pour cent par rapport à la campagne 2001/2002 qui était déjà inférieure de 32 pour cent à 2000/2001. Comparée à la moyenne des cinq dernières années, elle est en baisse de 41 pour cent. Le dieri chute de 80 pour cent par rapport à son niveau de 2001.
Les premières pluies ont été recueillies en avril dans certaines localités du sud du pays. En mai, des pluies faibles à modérées ont été enregistrées dans quelques localités des régions de Tillaberi, Dosso, Tahoua et Zinder. En juin, c'est surtout l'ouest et le centre de la bande agricole qui ont enregistré des pluies, également faibles à modérées. A fin juin/début juillet, les précipitations sont restées en général irrégulières et inférieures à la normale. A partir de la deuxième décade de juillet, une reprise des activités pluvio orageuses a été observée et de fortes précipitations ont été enregistrées sur certaines localités des départements de Dosso, Tahoua et du sud Zinder. Après une légère chute en intensité constatée début août, la situation pluviométrique du mois s'est nettement améliorée durant les deux dernières décades grâce à des précipitations fortes à modérées observées sur la majeure partie de la zone agricole. Ces fortes pluies ont occasionné localement des inondations dans certaines localités des départements de Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder. Le mois de septembre a connu des précipitations modérées sur l'ensemble du pays avec par endroits des hauteurs importantes. Des pluies importantes ont été enregistrées durant la première décade d'octobre dans la majeure partie du pays, ce qui est inhabituel pour cette période.
Les semis ont commencé en avril. Cependant, les pluies irrégulières ont occasionné des pertes de semis et ralenti leur progression dans les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder. A la fin du mois de juin, 60% des villages agricoles avaient semé. Les derniers semis ont été effectués en août après la normalisation es pluies.
La situation phytosanitaire a été relativement calme dans l'ensemble. Des infestations de sauteriaux et d'insectes floricoles ont été cependant observées sur le mil dans pratiquement toutes les régions. On note, par ailleurs, des dégâts localisés de la mineuse de l'épi dans les régions de Tillabéri, Dosso et Maradi. A la fin du mois de septembre, un total de 318 000 hectares de cultures avait été infestées. Des traitements sont intervenus sur 142 000 hectares. Au cours de la troisième décade de septembre, des individus solitaires de criquets pèlerins ont été observés dans le secteur du Tamesna (5 à 10 individus par hectare), dans l'Aïr et le Tadress sur plus de 500 hectares. Dans l'ensemble, la situation de la biomasse herbacée est satisfaisante à l'exception des régions d'Agadez et de Diffa où la situation est moyenne. Des poches de sécheresse à pâturages médiocres sont toutefois observées dans certaines localités de la frange nord du pays.
Des récoltes satisfaisantes sont attendues de cette campagne 2002/2003. La mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes a estimé la production céréalière 2002 à 3 090 300 tonnes. Cette production, équivalente à celle de 2001/2002 est supérieure de 21 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.
Les premières pluies utiles de la campagne agricole 2001 ont été enregistrées dès la mi-mai dans le sud-est. Elles se sont étendues et accrues en importance durant la première quinzaine du mois de juin dans le sud, l'est et le centre-sud. Au cours de la seconde quinzaine de juin, les pluies se sont étendues au centre et au nord. En juillet, la zone sahélienne recevait à son tour, les premières pluies. Une pause pluviométrique est intervenue à partir de fin juin-début juillet, pour une durée de trois à cinq semaines selon les régions. Elle a été plus longue dans l'extrême nord (Saint Louis, Podor) et le centre Ouest (Dakar, l'Ouest du département de Thiès, les départements de Mbour et Fatick). A la fin de la première décade d'août, les précipitations reprirent et les bonnes conditions hydriques pour le développement des cultures ont prévalu jusqu'à la deuxième décade de septembre. Une seconde pause pluviométrique s'installa durant la troisième décade de septembre et la première moitié de la première décade du mois d'octobre. A la fin de la première décade d'octobre, un retour de la pluviométrie est observé et qui a intéressé l'ensemble du pays. Les régions qui ont accusé les déficits pluviométriques les plus importants sont : Saint Louis, Matam, Louga et Thièst.
Les semis sont effectués en fonction de diverses stratégies de compensation des semis qui n'ont pas résisté au stress hydrique prolongé et de substitution des cultures dont l'achèvement du cycle n'était plus probable au regard de la durée de la saison humide. Les semis de mil ont mieux résisté à la pause pluviométrique. Le maïs a été la culture qui a subi les pertes les plus significatives au point que certains producteurs ont fait le choix de la substitution par d'autres cultures (pastèque, fonio, sésame, légumes, sorgho).
La situation phytosanitaire est restée calme dans l'ensemble. Des infestations de sauteriaux et autres ravageurs (chenilles, insectes floricoles, oiseaux et rats) ont été observées dans plusieurs zones mais leur incidence sur les cultures a été faible. Les pâturages se sont développés cette année avec beaucoup de retard, notamment dans la zone nord et centre du pays.
La mission conjointe FAO/CILSS d'évaluation des récoltes a estimé la production céréalière totale de la campagne agricole 2002/2003 à 901 500 tonnes (y compris les estimations des productions de décrue et de contre-saison). Elle est (à nouveau) en baisse de 6 pour cent par rapport à 2001/2002 et de 3 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Les premières pluies significatives sont arrivées en avril dans l'extrême sud du pays. Elles se sont étendues à l'ensemble de la zone soudanienne en mai mais sont restées irrégulières et inférieures à la normale en juin. De la mi-juillet jusqu'à la fin de la deuxième décade de septembre, la majeure partie des zones agricoles du pays ont enregistré des pluies abondantes avec une période de légère baisse d'intensité vers la fin du mois d'août. Les quantités décadaires ont été, parfois, supérieures à celles enregistrées durant la même période en 2001. Cette tendance s'est maintenue durant la dernière décade de septembre où des pluies significatives sont tombées sur la majeure partie du pays. La répartition temporelle a été assez bonne durant la période dans l'ensemble. Les pluies ont continué jusqu'au début du mois d'octobre, mais au 10 octobre, le cumul saisonier reste toujours en général inférieur à la normale.
L'irrégularité et la faiblesse des pluies en début de saison ont entraîné dans presque toute la zone soudanienne du pays, des retards de semis allant de deux à six semaines. Les semis généralisés n'ont été observés qu'en fin juin et début juillet. Par contre, dans de la zone sahélienne les semis généralisés des céréales ont été constatés dans la plupart des départements durant la deuxième décade de juillet, situation quasi identique à celle de 2001. A la mi-octobre, l'évolution des cultures était satisfaisante dans la zone soudanienne et à l'est de la zone sahélienne avec des débuts de récoltes par endroits. Par contre, dans la partie ouest du Sahel, des poches de déficits pluviométriques, provoquant des fletrissements des céréales à l'épiaison sont signalées.
La situation phytosanitaire a été surtout marquée par des éclosions massives de larves de sauteriaux en août et septembre avec des dégâts importants sur le mil notamment dans le sud du département du Ouaddaï, les Nord de Hadjer Lamis et de Guéra. Environ 30 000 ha de cultures sont infestés dont seulement 900 ha traités. Une pullulation des chenilles légionnaires, des infestations de sauteriaux et des attaques d'oiseaux granivores ont également été signalés. Les pâturages sont bien développés et les points d'eau ont été bien remplis. Même si, les animaux ont souffert de la rareté des pâturages pendant le mois de juillet, l'état général des pâturages est satisfaisant dans la majeure partie des zones pastorales du pays à mi- octobre.
La mission conjointe CILSS/FAO d'évaluation des récoltes qui a séjourné au Tchad du 14 au 20 octobre a estimé la production céréalière 2002/2003 à 1 123 460 tonnes, soit une baisse de 15 pour cent par rapport à celle de 2001/2002 et de 4 pour cent comparée à la moyenne des cinq dernières années.
En raison de conditions climatiques défavorables et de troubles civils dans plusieurs pays, les perspectives pour la récolte céréalière de 2002 sont mitigées. Elles devraient être au-dessous du niveau de l'année dernière dans beaucoup de pays.
La saison des pluies a commencé en mars dans le sud des pays du Golfe de Guinée permettant les semis de la culture principale de maïs. Les pluies ont atteint le nord en général vers la mi-avril et fin avril au Nigeria, permettant la préparation des terres et les semis du mil et du sorgho. Les précipitations sont restées en général inférieures à la moyenne en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Au Ghana, les pluies ont diminué considérablement en août et septembre au sud du pays. Il en est de même du sud de la Côte d'Ivoire qui a connu un temps principalement sec en septembre et octobre.
Les estimations de la production céréalière 2002 ne sont pas encore disponibles. Suite aux conditions agro-climatiques en
général favorables au Bénin, au Nigéria, au Togo et au Cameroun, la production agricole devrait y être supérieure à la normale. En Guinée, les pluies, bien qu'insuffisantes étaient bien distribuées dans le temps et l'espace, ce qui laisse espérer une récolte moyenne. Par contre, la pluviométrie réduite en août et septembre pourrait avoir affecté la production céréalière au Ghana.
En Sierra Leone, malgré les pluies inférieures à la normale, la production de riz devrait à nouveau augmenter
cette année, grâce à une amélioration des conditions de sécurité, à une expansion des semis due au retour des réfugiés
et des agriculteurs antérieurement déplacés, ainsi qu'à une meilleure distribution des intrants agricoles. Au Libéria,
la reprise des combats depuis janvier dans les régions du nord, du nord-est et du centre a provoqué de nouveaux déplacements de
populations et désorganisé la campagne agricole, ce qui devrait se traduire par une contraction de la production rizicole
cette année. En Côte-d'Ivoire, en plus de la période sèche de septembre et d'octobre qui pourrait avoir affecté le maïs de la seconde saison au sud, les troubles civils qui ont causé d'importants déplacements de population en septembre et octobre auront un impact certain sur la récolte cérélière de cette année. En effet, les régions affectées par les troubles au nord du pays (Bouaké, Katiola, Bouna et Korhogo) assurent durant une année normale environ 80 pour cent de la production nationale d'igname, 40 pour cent de la production rizicole et l'essentiel de la production de mil, de sorgho et de fonio.
Les évaluations préliminaires de la FAO concernant la production céréalière dans les neuf pays côtiers s'établissent à un total d'environ 31,1 millions de tonnes ce qui est proche de 2 001 et de la moyenne. Ces estimations, présentées dans le tableau 2, sont très approximatives puisque les données de production fournies par les administrations locales ne sont pas encore disponibles pour l'instant pour la plupart des pays.
(iv) Résumé par pays
Burkina Faso:
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de base, préparées par le SMIAR, sur ce pays
Cap-Vert :
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Gambie:
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Guinée-Bissau :
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Mali :
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Mauritanie :
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Niger:
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Sénégal :
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Tchad :IV. RÉSUMÉ DE LA SITUATION DANS LES PAYS CÔTIERS D'AFRIQUE DE L'OUEST
Tableau 2: Pays côtiers d'Afrique de l'Ouest Production céréalière 1992-2001
et premières prévisions pour 2002
(production brute en milliers de tonnes, le riz étant exprimé en paddy)
| Pays | Production céréalière | Estimation pour 2002 |
2002/ 1997-2001 (%) | |||||||||
| 1992 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | |||
| Bénin | 612 | 628 | 742 | 686 | 717 | 879 | 870 | 972 | 1 006 | 904 | 938 | 101.3 |
| Cameroun | 906 | 970 | 920 | 1 228 | 1 314 | 1 180 | 1 240 | 1 350 | 1 263 | 1 269 | 1 296 | 102.8 |
| Côte d’Ivoire | 1 340 | 1 536 | 1 678 | 1 754 | 1 903 | 1 602 | 1 712 | 1 769 | 1 848 | 1 785 | 1 404 | 80.5 |
| Ghana | 1 255 | 1 623 | 1 594 | 1 825 | 1 770 | 1 700 | 1 767 | 1 686 | 1 750 | 1 636 | 1 624 | 95.1 |
| Guinée | 964 | 953 | 760 | 823 | 872 | 922 | 978 | 1 042 | 1 100 | 1 026 | 990 | 97.7 |
| Libéria | 102 | 50 | 23 | 56 | 94 | 100 | 110 | 128 | 144 | 145 | 109 | 86.9 |
| Nigéria | 19 989 | 18 509 | 20 338 | 20 711 | 21 636 | 21 833 | 22 553 | 22 211 | 22 714 | 23,164 | 23 577 | 104.8 |
| Sierra Leone | 479 | 503 | 507 | 402 | 444 | 467 | 375 | 271 | 221 | 345 | 414 | 123.3 |
| Togo | 495 | 634 | 420 | 443 | 687 | 680 | 589 | 759 | 711 | 712 | 727 | 105.3 |
| Total 2/ | 26 100 | 25 400 | 27 000 | 27 900 | 29 400 | 29 400 | 30 200 | 30 200 | 30 800 | 31 000 | 31 100 | 102.6 |
Source: FAO
Note: Les récoltes record sont soulignées.
1/ Estimations préliminaires de la FAO pour la production 2002 basées uniquement sur une évaluation qualitative de la saison agricole.
2/ Totaux arrondis.
1/ CILSS: Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel. Les neuf Etats Membres sont les suivants: Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.
2/La wilya est la plus grande unité administrative du pays ; elle correspond à la région dans certain pays.