SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE SUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE DE LA FAO
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

RAPPORT SPÉCIAL

MISSION FAO/PAM D'ÉVALUATION DES RÉCOLTES ET DES DISPONIBILITÉS ALIMENTAIRES AU SWAZILAND

29 mai 2002

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Faits saillants

  • Les réserves de céréales du pays sont estimées à 77 000 tonnes pour 2002/2003. Avec des besoins de consommation qui devraient atteindre au total 188 000 tonnes, le pays devra donc importer 111 000 tonnes.
  • Les importations commerciales sont estimées à 96 000 tonnes. L'aide alimentaire, qui devra être assurée par le gouvernement et par des intervenants extérieurs, représente 15 200 tonnes.
  • La mission estime qu'au total 144 000 personnes devront recevoir une aide alimentaire dans les régions du Lowveld, du Middleveld et du plateau de Lubombo. La durée des opérations variera selon les groupes concernés en fonction des stratégies d'adaptation à disposition, raison pour laquelle il faudra cibler les opérations d'aide et en organiser soigneusement les étapes. La mission préconise l'acheminement de quelque 17 720 tonnes de denrées alimentaires, notamment de maïs, de légumineuses, d'huile végétale et de sel iodé. Le gouvernement a déjà prévu une distribution de 1500 tonnes de maïs en faveur des personnes les plus vulnérables.
  • La mission recommande également d'approvisionner rapidement les familles d'exploitants touchées par la sécheresse en intrants agricoles (notamment en semences) afin qu'elles puissent reprendre leurs activités pour la prochaine grande campagne, dont les semis vont commencer en octobre 2002.
  • La mission estime qu'il serait possible de produire du maïs irrigué avant d'effectuer les semis de canne à sucre. Ce choix devrait s'inscrire dans le cadre du projet de développement de l'irrigation et permettre au Swaziland d'accroître sa production de maïs.

     

    1. VUE D'ENSEMBLE

    Comme l'an dernier, le Swaziland a connu un temps instable, caractérisé notamment par des périodes prolongées de sécheresse qui ont gravement endommagé les cultures au moment critique de la floraison. Le gouvernement du Swaziland, pronostiquant une mauvaise récolte, a demandé à la FAO de l'aider à faire le point sur la situation alimentaire du pays ainsi que sur les perspectives qui s'offrent à la campagne de commercialisation 2002/2003. Suite à cette demande, une mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires s'est rendue sur place du 15 au 24 avril 2002. Un membre de l'Unité régionale d'alerte rapide (URAR) de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) s'est joint à la mission en qualité d'observateur.

    La mission a bénéficié de la pleine coopération du Ministère de l'agriculture et des coopératives, de l'Unité nationale d'alerte rapide (UNAR), de l'équipe chargée des opérations en cas de catastrophe et du Programme des Nations Unies pour le développement. Des entretiens ont également été menés avec des membres des institutions des Nations Unies concernées et d'ONG, des représentants des donateurs, la National Maize Corporation (NMC), Ngwane Milling et la Régie nationale des marchés et produits agricoles. Deux groupes ont été constitués, ce qui a permis à la mission de se rendre dans les quatre districts et zones agro-écologiques que compte le pays. Les membres de la mission ont pu rencontrer des vulgarisateurs, des agriculteurs, des familles et des commerçants, avec lesquels ils ont mené en tout plus de 120 entretiens.

    La mission estime la production totale de céréales (maïs) du Swaziland à 68 000 tonnes, chiffre qui, selon les statistiques du gouvernement, représente une baisse de 18 pour cent par rapport au mauvais résultat de l'an dernier et de 37 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Suite à une longue période de sécheresse - de décembre à mi-février - la récolte a été particulièrement mauvaise dans les régions sèches du Middleweld, dans le Lowveld ainsi que sur le plateau de Lobombo. Le Highveld est la seule région où la production céréalière pourrait être supérieure à celle de l'an dernier. Les agriculteurs ont également cultivé d'autres produits - importants tant sur le plan alimentaire que commercial - comme le coton, les haricots, les pommes de terre, le manioc, le tabac et les doliques. Selon les estimations de la mission, la totalité des superficies cultivées représenteraient 61 000 hectares, soit environ 4 pour cent de plus que l'an dernier.

    Les réserves céréalières du pays (estimées à 77 000 tonnes) étant loin de pouvoir couvrir la totalité des besoins de consommation (188 000 tonnes), le Swaziland devra donc importer 111 000 tonnes de céréales. Le volume des importations commerciales est estimé à 96 000 tonnes, celui de l'aide alimentaire à 15 200 tonnes.

    La mission a estimé à 144 000 le nombre de personnes vulnérables qui auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence en 2002/2003. Il faudra prévoir environ 17 720 tonnes de denrées alimentaires, notamment du maïs, des légumineuses, de l'huile végétale et du sel iodé. Le gouvernement a déjà prévu une distribution de 1 500 tonnes de maïs en faveur des personnes les plus vulnérables.

    2. ÉCONOMIE

    Territoire enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique, le Royaume du Swaziland est un pays montagneux qui s'étend sur quelque 17 364 km carrés. Les terres cultivables ne représentent que 11 pour cent de la superficie totale, recouverte essentiellement de prairies, de forêts et d'espaces boisés. Le pays est divisé en quatre zones agro-écologiques qui forment autant d'entités administratives: le Highveld, le Middleveld, le Lowveld et le plateau de Lubombo. La densité démographique et la production agricoles sont plus importantes dans les deux premières. Le climat peut être tropical ou presque tempéré.

    Avec un revenu par habitant de 1 360 dollars E.-U., le Swaziland entre dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure). Le revenu par habitant des 40 pour cent les plus pauvres de la population n'est cependant que de 230 dollars, et 66 pour cent de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Il existe également une forte inégalité au niveau de la distribution, puisque 10 pour cent seulement de la population se partagent 43 pour cent de l'ensemble des revenus.

    L'agriculture et le secteur manufacturier sont les deux piliers de l'économie du Swaziland. Pendant la période 1997-2000, le taux de croissance réel du PIB a oscillé entre 2, 5 et 3,9 pour cent, puis a chuté brusquement à 1,8 pour cent en 2001, en raison de la baisse de la demande extérieure pour les produits agricoles du pays et de la chute des cours de ces produits. Les prévisions pour 2002 annoncent un taux de croissance réel du PIB de 2,1 pour cent. L'activité du secteur manufacturier devrait être faible en raison de la fermeture de quelques-unes des plus importantes entreprises.

    Le budget de l'exercice 2002/2003 devrait accuser un déficit de 654,4 millions d'emalangeni, soit 5,5 pour cent du PIB. L'ensemble des recettes (subventions y compris ) et celui des dépenses sont respectivement estimés à 3 329, 6 millions et 3 984 millions d'emalangeni. Les recettes de l'Union douanière d'Afrique australe (SACU) représentent 49 pour cent environ de l'ensemble des rentrées et constituent une source de revenus encore plus importante que l'impôt sur le revenu. Au terme de l'exercice 2001, la totalité de la dette extérieure était estimée à
    314 millions de dollars E.-U.

    La balance des paiements du Swaziland, excédentaire pendant cinq années de suite, a accusé en 2000 un déficit global de 45, 9 millions d'emalangeni. Malgré une entrée nette de 58,4 millions (monnaie swazi), le déficit de la balance des opérations courantes (279 millions d'emalangeni) a fortement pesé sur celui de la balance des paiements. Les produits les plus exportés sont les concentrés de jus de fruit, le sucre, la pâte à papier et les réfrigérateurs. En 2002, les concentrés de jus de fruit ont représenté 25 pour cent de l'ensemble des recettes d'exportations. Les exportations de sucre ont augmenté de 24 pour cent malgré la chute des cours sur le marché mondial.

    Le taux de chômage du Swaziland est d'environ 40 pour cent. Il est plus élevé dans les régions rurales. Ce chiffre élevé peut s'expliquer, notamment, par la fermeture de quelques grandes entreprises manufacturières dans les zones urbaines, par les réductions de personnel opérées dans les mines d'Afrique du Sud et par le peu de débouchés offerts par le marché national de l'emploi. L'agence de l'emploi qui recrute du personnel pour les mines d'Afrique du Sud - le « Employment Bureau of Africa » (TEBA) - n'a pu fournir un emploi qu'à 650 swazis en 2001, contre 11 500 en 1997.

    En 2001, le taux moyen d'inflation a été de 7,5 pour cent. Une forte dépréciation du lilangeni par rapport aux principales devises l'a porté en décembre à 10 pour cent. La hausse du prix de l'huile et des denrées alimentaires devrait faire monter les prix à la consommation et accroître l'inflation.

    Depuis 1998/1999, la monnaie du Swaziland, le lilangeni (qui est aligné sur le rand sud-africain) ne cesse de se déprécier par rapport au dollar E.-U.; cette dépréciation a dépassé les 38 pour cent au cours de l'exercice 2001/2002.

    3. PRODUCTION VIVRIERE EN 2001/2002

    Le Swaziland connaît deux régimes fonciers: les terres communales (SNL), qui représentent environ 60 pour cent de la superficie du pays, le reste étant occupé par les terres privées (TDL). Les SNL, administrés pour le compte du roi, sont attribuées à des chefs qui en assurent le contrôle conformément aux anciennes coutumes. Les cultures pluviales prédominent sur les SNL, qui sont de ce fait à la merci des sécheresses. Les SNL assurent la production de maïs du pays, 80 pour cent des cultures de coton et hébergent 77 pour cent de l'ensemble du cheptel.

    Les terres privées sont quant à elles sous le régime de la pleine propriété. D'importantes superficies sont irriguées et utilisées pour la production commerciale, assurée par les terres et les plantations des entreprises (produits de l'exploitation forestière, canne à sucre, agrumes et ananas) et l'élevage de bovins. Des projets d'aménagement des bassins fluviaux devraient permettre une hausse de la production des SNL. L'aménagement du bassin des fleuves Komati et Usutu permettrait notamment d'irriguer respectivement 7400 et 14 000 hectares supplémentaires.

    Pluviométrie

    La campagne agricole de 2001/2002 a été marquée, comme l'an dernier, par des précipitations irrégulières: d'abord normales au début de la campagne (en septembre et en octobre) sur toutes les zones agro-écologiques du pays, puis supérieures à la normale au mois de novembre - 152 pour cent dans le Highveld et 270 pour cent dans le Lowveld -, elles ont à nouveau faibli dans la seconde moitié du mois de décembre - période de floraison du maïs - pour tomber sur l'ensemble du pays - en particulier dans le Lowveld, les régions arides du Middleveld et le plateau de Lubombo - à un niveau inférieur à la normale qui s'est maintenu jusqu'en mars. Le Lowveld a été particulièrement touché, les précipitations de février et de mars n'y ayant atteint que 21 à 24 pour cent de la moyenne à long terme (figure 1)

    Figure 1. Swaziland: situation actuelle et précipitations normales, par zone agro-écologique, pour la campagne agricole 2001/2002

     

    Réserves d'intrants agricoles

    Pendant la période allant de 1995/1996 à 1998/1999, le pays a utilisé entre 14 000 et 17 000 tonnes d'engrais pour la production vivrière (agriculture commerciale non comprise). Cette consommation a atteint 12 700 tonnes en 2000/2001. Les engrais, qui ne sont plus subventionnés, sont vendus dans le pays par des particuliers et des coopératives, mais les agriculteurs ont de moins en moins les moyens de s'en procurer.

    L'utilisation de semences de maïs hybride est passée de 4000 tonnes en 1995/1996 à 1 183 tonnes en 2000/2001. Ce recul considérable provient de la décision du gouvernement d'arrêter de fournir gratuitement des semences aux agriculteurs, qui doivent désormais se les procurer au prix de marché auprès de particuliers et de coopératives.

    Superficies cultivées

    Les estimations de la mission concernant les superficies cultivées en maïs lors de la dernière campagne agricole sont fondées sur les données qui lui ont été fournies en avril 2002 par l'Unité nationale d'alerte rapide. Ces données, recueillies dans chaque zone agro-écologique par le Services de vulgarisation, étaient les plus fiables dont pouvait alors disposer la mission. Le Bureau central des statistiques fournira les estimations définitives en cours d'année. Les estimations des superficies cultivées en maïs dans chaque district figurent dans le tableau 1. La superficie totale emblavée en maïs est estimée (sans compter les TDL) à 60 133 hectares, ce qui est légèrement inférieur (d'environ 3 pour cent) à la moyenne des cinq dernières années.

    Tableau 1: Superficie totale (en hectares) cultivée en maïs en 2001/02 et pendant la période 1996/97-2000/01

    Zones agro-écologiques
    1996/97
    1997/98
    1998/99
    1999/00
    2000/01
    Moyenne sur 5 ans
    2001/02
    Pourcen-tage de la moyenne
    Highveld
    14 639
    21 068
    20 025
    20 338
    20 672
    19 348
    17 620
    91
    Middleveld
    22 908
    25 481
    21 241
    27 003
    19 434
    23 213
    22 905
    99
    Lowveld
    20 166
    14 983
    12 096
    18 886
    14 771
    16 180
    15 820
    98
    Plateau de Lubombo
    3 192
    3 617
    2 608
    2 306
    2 974
    2 939
    3 788
    129
    Swaziland
    60 905
    65 149
    55 970
    68 533
    57 851
    61 680
    60 133
    97

    Toutes les régions ont bénéficié d'excellentes conditions pour les premiers semis de maïs, mais ceux-ci ont comme d'habitude été effectués à différents moments et les cultures ont, à des degrés divers, souffert du temps sec des mois de décembre et janvier. Les semis ont également été retardés ou réduits dans certaines zones du Middleveld, du plateau de Lubombo et du Lowveld en raison des difficultés des exploitants à se procurer des tracteurs, du matériel et des intrants. Les estimations concernant les superficies et la production de maïs de chaque zone agro-écologique sont indiquées dans le tableau 2. Plusieurs facteurs ont contribué à une réduction considérable de la superficie ensemencée en sorgho: des problèmes de main-d'_uvre, de protection contre les oiseaux, mais également une pénurie de variétés appropriées, un certain désintérêt à l'égard de cette céréale vivrière ainsi que des carences au niveau de l'organisation du marché. La mission a pu constater les efforts déployés par le Service de vulgarisation pour promouvoir la production de manioc et de patates douces mais également une certaine inertie à cet égard chez les agriculteurs et la faible diversité des cultures, en particulier dans le Lowveld. La culture du riz, dont la production totale est d'environ 150 tonnes, est rendue possible par quatre réseaux d'irrigation.

    Tableau 2. Estimation des superficies, des rendements et de la production de maïs en 2001/2002, par zone agro-écologique

    Zone
    Superficie
    (en hectares)
    Rendement
    (en tonnes par hectare)
    Production
    (en tonnes)
    Highveld
    17 620
    1.78
    31 364
    Middleveld
    22 905
    1.04
    23 821
    Lowveld
    15 820
    0.46
    7 277
    Plateau de Lubombo
    3 788
    0.64
    2 424
    Total pour les SNL 1/
    60 133
    1.08
    64 944
    TDL 2/
    857
    3.50
    3 000
    Swaziland
    61 000
    1.11
    67 886
      Source: Unité nationale d'alerte rapide et estimations de la mission.
      1/Terres communales (Swaziland National Land) appartenant à l'État.
      2/ Terres privées (« Title Deed Land ») consacrées aux cultures commerciales.

     

    Le gouvernement ayant l'intention de promouvoir le développement de l'irrigation, la superficie cultivée en maïs devrait également diminuer. Il serait cependant possible d'obtenir une récolte de maïs irrigué avant les semis de la canne à sucre. Un tel choix, qui devrait s'inscrire dans le cadre du projet de développement de l'irrigation, permettrait d'accroître la production nationale de maïs. De fait, la marge bénéficiaire brute par hectare est - au cours actuel - plus élevée pour le maïs que pour la canne à sucre. Une superficie irriguée de 2 à 3 mille hectares consacrée au maïs permettrait d'augmenter la production nationale de 10 à 15 mille tonnes.

    Rendements

    Les prévisions concernant les rendements de chaque zone agro-écologique figurent également dans le tableau 2. Il sera peut-être nécessaire de réviser les chiffres des rendements et de la production lorsque le Bureau central des statistiques aura communiqué ses estimations définitives pour la production de maïs de 2000/2001. La mission a évalué les rendements de quelques exploitations choisies au hasard dans l'ensemble des régions agro-écologiques, ce qui a permis d'ajuster certaines estimations de l'UNAR. Les rendements peuvent varier à l'intérieur d'une même zone en fonction des conduites culturales, des précipitations et des conditions agro-écologiques. D'une manière générale, la production de maïs est allée en décroissant d'ouest en est.

    Highveld

    La mission s'est rendue dans quinze exploitations agricoles, situées à différents endroits de cette zone (la plus grande productrice de maïs) pour évaluer avec précision les rendements du maïs et les comparer à ceux de l'an dernier. La saison des pluies a dans l'ensemble favorisé la production, pour autant que les semis aient été effectués assez tôt. Les cultures étaient en bon état, et certains agriculteurs avaient commencé la récolte. Si certains d'entre eux pensaient que leurs rendements seraient inférieurs à ceux de 2000/2001, d'autres en revanche s'attendaient à des rendements identiques ou supérieurs. La production de cette année pourrait être supérieure de 10 pour cent à celle de 2000/2001.

    Middleveld

    La mission a pris contact avec vingt-deux exploitants répartis dans différents endroits de cette zone, où le maïs, parvenu à maturité, était prêt à être récolté. La mission a pu observer une grande différence, en termes de rendements, entre les zones humides et les zones plus arides du Middleveld, selon qu'elles étaient plus ou moins touchées par la vague de sécheresse qui avait commencé à la mi-décembre. Sauf en quelques rares endroits, les régions humides ont en général été moins touchées et les rendements n'y ont été que très légèrement inférieurs à ceux de l'an dernier, alors qu'ils ont été considérablement réduits dans les régions plus sèches. La production de cette année pourrait être inférieure de 30 pour cent à celle de 2000/2001.

    Plateau de Lubombo

    La mission a visité six exploitations dans cette zone, où la moisson venait de commencer. Les cultures avaient généralement souffert de l'insuffisance des précipitations entre décembre et mars, la partie méridionale du plateau étant à cet égard moins touchée que la partie septentrionale. La production de cette année pourrait être inférieure de 40 pour cent à celle de 2000/2001.

    Lowveld

    La mission a pris contact avec vingt-cinq exploitants dans cette zone, la plus touchée du pays. Les cultures de maïs ont gravement souffert du temps sec, qui a privé de récolte 50 pour cent des agriculteurs. La production de cette année sera sans doute nettement inférieure (peut-être de 60 pour cent) à celle de 2000/2001.

    Dans une même localité, la mission a rencontré des agriculteurs dont la récolte était dérisoire, d'autres pour qui elle avait atteint 5 tonnes par hectare, ce qui montre que les pratiques culturales (semis précoces, utilisation de semences hybrides appropriées, usage adéquat d'engrais chimiques et organiques, rotation des cultures) peuvent profondément modifier l'impact de la sécheresse. En raison de leur faible pouvoir d'achat, les agriculteurs les plus pauvres n'ont toutefois guère les moyens de se procurer les intrants nécessaires.

    Situation globale

    Les rendements de maïs ont accusé un net recul par rapport à la moyenne des cinq dernières années (1996/1997- 2000/2001). Cette baisse a été particulièrement sensible dans les régions arides du Middleveld, dans le Lowveld et sur le Plateau de Lubombo où les cultures semées tardivement ont été frappées - au stade crucial de la floraison - par la vague de sécheresse qui a sévi entre décembre et février. Les cultures précoces ont en revanche été épargnées et ont généralement donné de bons rendements.

    Sur la base des études et des évaluations de la mission, le rendement moyen du maïs sur les SNL serait en 2001/2002 de 1, 08 tonne par hectare. La production totale est estimée à 64 984 tonnes, ce qui représente 61 pour cent de la moyenne des cinq dernières années, 79 pour cent des résultats officiels de la production de l'an dernier et 90 pour cent du volume (72 554 tonnes) annoncé l'an dernier par la mission d'évaluation (tableau 3). Comme l'indique le tableau 1, la production de maïs est en baisse malgré les mesures de soutien des prix. Les deux principaux responsables de ce recul sont le mauvais et temps et la baisse de productivité des terres.

    Tableau 3: Production céréalière totale de 2001/02 et moyenne des cinq dernières années 1996/97-2000/01 (en milliers de tonnes)

    Zones agro-écologiques
    1996/97
    1997/98
    1998/99
    1999/00
    2000/01
    Moyenne
    sur cinq ans
    2001/02
    Pourcen-tage de la moyenne
    Highveld
    30 630
    44 741
    45 486
    38 721
    33 493
    38 614
    31 404
    81
    Middleveld
    37 134
    50 661
    39 939
    43 514
    28 995
    40 049
    23 921
    60
    Lowveld
    32 527
    24 562
    17 358
    27 627
    16 860
    23 787
    7 223
    30
    Plateau de Lubombo
    7 916
    5 240
    4 557
    2 917
    3 187
    4 763
    2 436
    51
    Swaziland
    108 207
    125 204
    107 340
    112 779
    82 535
    107 213
    64 9841/
    61

    Autres cultures

    La canne à sucre est cultivée sur 44 000 hectares; le sucre - brut et raffiné -, les produits sucrés et l'éthanol constituent aujourd'hui l'essentiel des exportations agricoles et représentent une source importante de devises étrangères. Le pays continue à aménager des terres pour la culture de la canne à sucre irriguée, qui s'exporte à un bon prix depuis des années, mais les cours ont récemment chuté, ce qui pourrait entraîner une modification de la répartition des cultures.

    Le coton, l'une des principales cultures commerciales, n'a été cultivé que sur 11 082 hectares en 2001/2002 mais continue à jouer un rôle prépondérant pour la sécurité alimentaire de nombreux ménages, en particulier dans les régions sèches du Middleveld et dans le Lowveld. La production est cependant en train de baisser ; la superficie est inférieure de 35 pour cent à celle de l'an dernier et l'on est bien loin des 35 000 hectares de la campagne de 1998/1999. La réduction continue des superficies s'explique par la baisse des cours.

    Le pamplemousse, l'orange, les agrumes doux et le citron vert occupent également une grande place dans l'alimentation et constituent eux aussi une source de devises étrangères. Le Swaziland produit également de petites quantités des produits suivants: sorgho, potiron, patate douce, haricots, arachides, dolique, manioc, banane, pêche, avocat. Le sorgho représente un véritable potentiel pour les régions les plus arides, mais il faudra promouvoir la culture de cette céréale vivrière qui n'est pour l'instant guère à l'honneur dans le pays.

    Élevage

    L'élevage est un secteur d'activité important. Les petits exploitants possèdent environ 77 pour cent de la totalité du cheptel. L'état du bétail et des pâturages a été jugé satisfaisant dans la plupart des régions. Des pluies tardives ont aidé l'herbe à pousser, mais leur effet ne va pas durer longtemps; les réserves d'eau potable fournies par les ruisseaux et les réservoirs n'ont pas augmenté.

    Le Swaziland a un quota d'exportation de 3 360 tonnes de b_uf à destination de l'Union européenne mais ne réussit à en expédier qu'une petite partie. Les exportations vers l'Union européenne sont passées de 416 tonnes en 1999 à 665 tonnes en 2000, ce qui représente une hausse de plus de 50 pour cent. Les éleveurs semblent peu disposés à vendre un bétail de bonne qualité, à moins d'y être contraints par les aléas de l'économie ou du climat; cette année, par exemple, les agriculteurs - en particulier dans le Lowveld - devront vendre des bêtes pour acheter le maïs nécessaire à la consommation des ménages. Les cours du bétail ont déjà commencé de chuter.

    4. SITUATION DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE DE PRODUITS ALIMENTAIRES

    Prix et accès aux denrées alimentaires

    Le Swaziland est un importateur net de maïs, de blé, de produits laitiers et d'autres produits alimentaires. Pendant une année normale, 60 pour cent environ des denrées alimentaires consommées dans le pays sont importées. Les importations de maïs - denrée de base du Swaziland - ont avoisiné les 30 000 tonnes en moyenne au cours des cinq dernières années, soit de quoi couvrir un peu plus du tiers des besoins du pays (figure 2). Dix pour cent environ de la production sont commercialisés, principalement par la National Maize Corporation (NMC) et Ngwane Milling. La NMC, organisme sans but lucratif semi-autonome, est également le seul importateur de maïs. L'entreprise Ngwane Milling est un gros importateur de blé, avec une moyenne de 38 000 tonnes au cours des dix dernières années. L'importation de tous les produits alimentaires autres que le maïs est libéralisée, mais les importateurs doivent obtenir un permis de la Régie nationale des marchés et produits agricoles. Mis à part le blé, pratiquement toutes les importations proviennent de la République sud-africaine.

    Figure 2: Importations annuelles de maïs (1997/98-2001/02)

    Alors que la mission était encore sur place, la NMC a annoncé une hausse d'environ 25 pour cent du prix du maïs (soit 2 330 emalangeni la tonne). Ngwane Milling lui a emboîté le pas en annonçant une hausse d'environ 10 pour cent du prix du blé (soit 2695 emalangeni la tonne).

    Figure 3: Maïs: moyenne mensuelle des prix de vente de la NMC

    Les cours du maïs et du blé enregistrent depuis octobre une hausse continue qui pourrait encore s'accentuer: la forte baisse de la production céréalière locale attise en effet la concurrence que se livrent les pays de la sous-région pour les exportations de l'Afrique du Sud et du Mozambique.

    Les familles à faible revenu ont du mal à faire face à la hausse des prix. Le pouvoir d'achat de la plus grande partie de la population rurale - miné par un taux de chômage élevé, la rareté des activités rémunératrices et une forte pauvreté - est extrêmement faible. Au cours des quatre derniers mois, le prix du bétail a chuté de plus de 30 pour cent dans le Lowveld, ce qui est le signe qu'un nombre important de familles démunies ont commencé de vendre leurs bêtes.

    Bilan céréalier pour 2002/03

    Les prévisions concernant la situation de l'offre et de la demande de céréales pour la campagne de commercialisation 2002/2003 (avril/mars) indiquées dans le tableau 4 sont fondées sur les hypothèses et les observations suivantes:

    Tableau 4. Swaziland: bilan céréalier pour 2002/03 (en milliers de tonnes)

     
    Maïs
    Blé
    Riz
    Total
    Disponibilités intérieures
    68.4
    8.9
    0.0
    77.2
    Stock d'ouverture
    0.4
    8.9
    0.0
    9.3
    Production
    68.0
    0.0
    0.0
    68.0
    Utilisation totale
    139.2
    44.7
    4.3
    188.2
    Alimentation
    135.1
    44.7
    4.3
    184.1
    Alimentation du bétail, semences et pertes
    4.1
    0.0
    0.0
    4.1
    Besoins d'importations
    70.8
    35.8
    4.3
    110.9
    Importations commerciales
    55.6
    35.8
    4.3
    95.7
    Aide alimentaire
    15.2
    0.0
    0.0
    15.2

     

    Les besoins d'importations de céréales s'élèvent à 111 000 tonnes (tableau 4). Les importations commerciales sont estimées à 96 000 tonnes. L'aide alimentaire - qui doit être prise en charge par le gouvernement et des intervenants extérieurs - devrait s'élever à 15 200 tonnes.

    Depuis des années, c'est principalement d'Afrique du Sud que le Swaziland importe le maïs dont il a besoin. Le manque de devises n'est à cet égard pas un obstacle, étant donné la parité entre le linengani swazi et le rand sud-africain. Toutefois, il existe aujourd'hui une forte demande de la part d'autres pays de la sous-région pour les céréales sud-africaines, et les réserves disponibles ne suffiront pas pour répondre à cette demande. Il se peut donc que le Swaziland (tout comme d'autres pays de la région) fasse appel à d'autres pays pour importer une partie des céréales dont il a besoin et soit dès lors confronté à un problème de pénurie de devises.

    5. AIDE ALIMENTAIRE D'URGENCE

    Insécurité alimentaire

    La sécurité alimentaire du Swaziland est tributaire de la situation du marché de l'emploi. Les ménages les plus pauvres et les plus menacés par la sécurité alimentaire sont dirigés par les particuliers qui ont le plus de difficultés à trouver un emploi et qui possèdent très peu de biens. Même pendant les années où le pays peut compter sur une bonne récolte et des prix stables, on estime que deux tiers environ des ménages swazi vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Cette proportion vient récemment d'augmenter, suite à la forte hausse du prix des denrées alimentaires qui aggrave encore la situation des personnes déjà lésées.

    La grande majorité des ménages ruraux doit compter sur un revenu en espèces pour assurer leur survie. Pour la plupart de ces ménages, les activités agricoles ne sont qu'une source de revenus parmi bien d'autres. Dans l'éventail des stratégies de subsistance, les personnes les plus pauvres semblent cependant privilégier l'agriculture, choix qui n'est pas nécessairement justifié d'un point de vue strictement économique. Bien que la production agricole ne permette jamais de satisfaire l'ensemble des besoins alimentaires, elle est un complément essentiel des autres sources d'approvisionnement et offre à ceux qui n'ont guère d'autres choix des possibilités d'emploi (les « petits boulots » qui se présentent pendant les périodes de récolte ou en cas de forte demande de main-d'_uvre agricole). C'est pourquoi toute baisse de la production agricole se traduit par une réduction des emplois (et des revenus en espèces) et contraint la population à faire plus largement appel au marché. A l'heure actuelle, a plupart des personnes vivant en milieu rural doivent s'approvisionner sur le marché, alors même que les prix y sont très élevés.

    Les stratégies de subsistance de certaines couches de la population sont en perte de vitesse. Pour beaucoup d'hommes, le travail dans les mines d'Afrique du Sud a longtemps constitué la principale source de revenus. L'évolution de l'industrie minière vers une production à forte intensité de capital, conjuguée à la baisse du prix de l'or à la fin des années 1990 et à la politique de l'emploi préférentielle adoptée par l'Afrique du Sud en faveur de ses propres ressortissants ne cessent cependant de réduire les possibilités d'emploi et de revenus pour la main-d'_uvre swazi immigrée.

    Il semblerait que les enfants swazi des ménages vulnérables soient de plus en plus nombreux à abandonner l'école; de fait, les frais de scolarité d'un trimestre peuvent nourrir une famille pendant un mois. Lorsqu'il n'existe plus d'autre possibilité, les ménages vendent leurs bêtes. De nombreux ménages vulnérables considèrent le bétail comme un investissement à long terme et ne peuvent se résoudre à le vendre que si cela est absolument nécessaire. Mais, à la fin de l'année, ils sont généralement contraints de vendre des troupeaux entiers, ce qui entraîne une baisse sensible du prix du bétail.

    La pandémie de VIH/SIDA, particulièrement virulente au Swaziland où elle touche entre 20 et 30 pour cent de la population, frappe l'ensemble des secteurs, des groupes socio-économiques et des régions du pays. Les chances de se procurer un revenu sont encore plus restreintes pour les ménages touchés par ce fléau et confrontés par ailleurs à la hausse généralisée des prix. Il existe un lien direct entre le VIH/SIDA et la sécurité alimentaire des ménages ; en effet,

    Même dans les périodes relativement normales, l'apport énergétique est assuré à 75 pour cent par les glucides (dont 80 pour cent environ proviennent du maïs), l'apport en protéines étant principalement d'origine végétale. Confrontés à la hausse considérable du prix des denrées alimentaires, les ménages pauvres préfèrent acheter des céréales que d'autres aliments, d'où une baisse globale de l'apport énergétique et de la consommation de micronutriments. La consommation de protéines animales est pour ainsi dire inexistante dans la plupart des régions rurales. La consommation des produits végétaux est quant à elle tributaire de la production des petits jardins potagers et des hasards de la cueillette.

    Besoins d'aide alimentaire

    Les régions les plus touchées par la baisse de la production agricole de cette année sont le Lowveld, les régions arides du Middleveld et la partie septentrionale du plateau de Lubombo. La mission estime que 231 000 personnes au total auront besoin d'une aide alimentaire d'un type ou d'un autre (tableau 5). La distinction entre « gravement touchée » et « modérément touchée » tient compte à la fois de l'ampleur de la réduction des récoltes et - c'est l'élément essentiel - de l'efficacité des diverses stratégies de subsistance.

    Table 5: Effectifs des personnes gravement et modérément touchées

    Zone
    Gravement touchées
    Modérément touchées
    Nombre total de personnes touchées
    Middleveld
    30 000
    45 000
    75 000
    Lowveld
    96 000
    24 000
    120 000
    Plateau de Lubombo
    18 000
    18 000
    36 000
    Total
    144 000
    87 000
    231 000

    Des mesures comme les subventions aux prix ou la monétisation de l'aide alimentaire reçue peuvent - la baisse des prix facilitant l'accès aux denrées alimentaires - aider à renforcer la sécurité alimentaire des personnes modérément touchées. Compte tenu toutefois de la gravité de la crise alimentaire, de l'ampleur de la pauvreté ainsi que de la diminution du nombre et de l'efficacité des stratégies habituellement utilisées en cas de crise, il faudra organiser cette année la distribution d'une aide alimentaire ciblée pour les personnes les plus gravement touchées. La mission estime que ces dernières auront besoin d'une aide directe pendant six mois, les autres pendant 3 mois.

     
    Aide sur six mois
    Aide sur trois mois
    Nombre de personnes
    144 000
    87 000

     

    Les rations alimentaires distribuées directement doivent satisfaire l'ensemble des besoins en calories. Il faut tenir compte de ce que les besoins énergétiques sont plus importants chez les personnes vivant dans les régions où il fait plus froid (en tout cas en hiver) et qui ont besoin d'un apport supplémentaire pour pouvoir assumer le mode de vie physiquement éprouvant des agriculteurs du Lesotho. Ces rations doivent également satisfaire les besoins énergétiques accrus des personnes touchées par le VIH/SIDA (à qui il faut 15 pour cent d'hydrates de carbone et 15 pour cent de protéines en plus) et, dans la mesure du possible, apporter les micronutriments de base nécessaires à une population qui se nourrit presque exclusivement de maïs. Il faudra donc prévoir, pour l'aide alimentaire directe, quelque 17 720 tonnes de denrées alimentaires, dont du maïs, des légumineuses, de l'huile végétale et du sel iodé.

    Quant aux modalités de la distribution, il faudra envisager diverses possibilités. Dans les zones les moins touchées, les initiatives « vivres-contre-travail » peuvent se révéler plus indiquées que la distribution gratuite, laquelle sera en revanche nécessaire dans les régions les plus touchées. La mise en _uvre d'un vaste programme de distribution gratuite doit pouvoir s'appuyer sur un recensement précis des personnes auxquelles l'aide alimentaire est prioritairement destinée.

    Le présent rapport a été établi sous la responsabilité des secrétariats de la FAO et du PAM à partir d'informations provenant de sources officielles et officieuses. La situation pouvant évoluer rapidement, prière de s'adresser aux soussignés pour un complément d'informations le cas échéant.
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    Directeur régional, ODK, PAM
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    Les alertes spéciales et les rapports spéciaux peuvent aussi être reçus automatiquement par courrier électronique dès leur publication, en souscrivant à la liste de distribution du SMIAR. A cette fin, veuillez envoyer un courrier électronique à la liste électronique de la FAO à l'adresse suivante: mailserv@mailserv.fao.org sans remplir la rubrique sujet, avec le message ci-après:
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