SYSTEME MONDIAL D'INFORMATION ET D'ALERTE RAPIDE SUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE DE LA FAO PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

RAPPORT SPÉCIAL

MISSION FAO/PAM D'ÉVALUATION DES RÉCOLTES ET DES
APPROVISIONNEMENTS ALIMENTAIRES EN GAMBIE

3 décembre 2002

-------

Faits saillants

  • La production céréalière de 2002/03 devrait s'établir, selon les prévisions, à 149 400 tonnes, accusant une baisse de 9 pour cent par rapport à 2001, et de 1 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette chute s'explique par la sécheresse qui a sévi pendant trois à cinq semaines, de la mi-juillet à la première semaine d'août.
  • Les besoins céréaliers nationaux sont estimés à 216 120 tonnes. Les 102 000 tonnes manquantes devraient être entièrement couvertes par les importations commerciales.
  • Au cours des six derniers mois, les prix du mil ont enregistré une hausse vertigineuse, augmentant de 245 pour cent entre mai et octobre 2002, et dépassant les prix du riz pour la première fois en cinq ans. Selon toute vraisemblance, et compte tenu de la mauvaise récolte prévue pour 2002/03, les prix du mil resteront élevés.
  • La production d'arachides de 2002/03 devrait, selon les prévisions, être très inférieure à celle de 2001/02 (de 52 pour cent). Le pouvoir d'achat des agriculteurs, qui, pour la plupart, vivent de cette culture, s'en trouvera affaibli.
  • Les districts des départements de la Rive nord, de la Région centrale, et du Fleuve supérieur semblent être les plus atteints. L'enquête nutritionnelle que le PAM vient de terminer fournira des renseignements plus précis sur les zones les plus touchées dès que l'analyse des données sera achevée. Le PAM prévoit provisoirement de fournir une aide alimentaire à 33 250 personnes dans les régions les plus touchées.

1. VUE D'ENSEMBLE

À la suite des précipitations irrégulières reçues dans la plupart des régions de la Gambie au début de la campagne agricole 2002/03, le gouvernement s'attend à une récolte particulièrement mauvaise qui entraînera des pénuries alimentaires, un manque de semences pour les prochaines semailles et un taux de mortalité animale élevé. Dans ces conditions, une mission conjointe FAO/PAM s'est rendue sur le terrain du 20 au 25 octobre 2002, pour évaluer la situation et recommander les mesures à prendre.

La mission s'est entretenue avec des hauts fonctionnaires du Ministère de l'agriculture, du Ministère des pêches et des ressources naturelles, et du Ministère du commerce, de l'industrie et de l'emploi. Des entretiens ont également eu lieu avec les organisations des Nations Unies concernées, les représentants des bailleurs de fonds, les ONG et les importateurs de céréales.

La mission s'est séparée en deux groupes et a pu visiter quatre régions: la Rive nord, le Fleuve central sud, le Fleuve inférieur et le Fleuve central nord. Elle a rencontré des agriculteurs, des cadres des services de vulgarisation, des commerçants et des représentants des coopératives.

Les premières pluies tombées en mai n'ont pas été suffisantes pour commencer les semis qui ont ainsi pris 20 jours de retard sur la normale. Une période de sécheresse de la mi-juillet à la première semaine d'août a compromis les activités agricoles dans l'ensemble du pays. La plupart des cultures qui avaient été semées tôt ont été détruites, notamment dans les hautes terres. Le mil, le maïs, le riz et l'arachide qui avaient été semés tôt ont donné de très mauvaises récoltes dans tout le pays.

La mission a estimé que la production céréalière de 2002/03 serait de 149 400 tonnes, contre une récolte exceptionnelle de 200 000 tonnes en 2001/02, et une moyenne annuelle de 150 400 tonnes sur cinq ans. On estime que la récolte céréalière sera inférieure de 25 pour cent à celle de l'année dernière et de 1 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.

Les prix du mil ont augmenté de façon phénoménale au cours des derniers mois. Les prix de vente au détail se sont accrus de 245 pour cent entre mai et mi-octobre. Deux raisons peuvent expliquer cette hausse inhabituelle: en premier lieu, les sorties importantes, mais non enregistrées, de produits vers le Sénégal, où le prix du mil est en hausse depuis mars 2002; en second lieu, les difficultés rencontrées dans la commercialisation de l'arachide en 2001/02, qui ont entraîné un retard dans les paiements. Les producteurs auraient vendu une partie de leur stock de mil plus tôt que d'ordinaire afin de se procurer des espèces, et auraient ensuite été contraints d'acheter des céréales au début de la saison maigre, contribuant ainsi à augmenter la demande en mil dans un contexte d'offre limitée.

Comme les besoins nationaux de céréales s'élèvent au total à 276 120 tonnes, et les disponibilités nationales à 173 930 tonnes, le pays a besoin d'importer 102 190 tonnes de céréales. Compte tenu des importations commerciales prévues de 97 040 tonnes, et des promesses d'aide alimentaire légèrement supérieures à 5 000 tonnes, le déficit céréalier du pays sera entièrement couvert.

La plupart des districts des départements de la Rive nord, du Fleuve central et du Fleuve supérieur semblent avoir été particulièrement touchés. Une enquête nutritionnelle récemment menée par le PAM apportera des précisions supplémentaires pour compléter les observations de terrain de la mission.

2. ÉCONOMIE ET AGRICULTURE

La Gambie est un pays essentiellement agricole. Près de 80 pour cent de la population y vit de l'agriculture, qui se caractérise par une faible productivité et fournit 33 pour cent du PIB. Les activités commerciales et le transport constituent une composante dynamique du secteur tertiaire. Par contre, le tourisme est la principale source de devises et fait vivre la population des zones côtières.

L'économie gambienne a accusé un recul dû à l'instabilité politique en 1994, aux sanctions imposées par les bailleurs de fonds et à l'effondrement du tourisme. Le commerce et la compétitivité des exportations ont été compromis par la dévaluation du franc CFA la même année, d'où une croissance négative du PIB en 1994. Apparemment, il n'y a pas eu de conséquences préjudiciables durables car le PIB réel a repris sa progression en 1995/96. Depuis 1998, le commerce, le tourisme et la construction ont retrouvé leur dynamisme avec le soutien des bailleurs de fonds.

Depuis le milieu des années 90 et jusqu'à ces dernières années, l'inflation a été maîtrisée grâce à la politique monétaire rigoureuse de la Banque centrale. Le taux annuel moyen de hausse de l'indice des prix à la consommation, qui était de 1,9 pour cent entre 1996 et 2000, est brusquement monté à 4,3 pour cent en 2001.

Le déficit financier global, compte non tenu des dons, se situait autour de 4 pour cent du PIB entre 1999 et 2001. Il a été financé en grande partie par les dons des bailleurs et les emprunts intérieurs. Il pourrait être encore allégé grâce à l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Cette Initiative concerne la dette extérieure, mais sa mise en oeuvre permettrait de libérer des ressources pour les investir dans des infrastructures sociales et la création d'emplois.

Tableau 1. Indicateurs annuels, 1997-2001

  1997 1998 1999 2000 2001
PIB aux prix du marché (millions de dalasi) 4 180 4 479 4 956 5 171 5 641
Croissance réelle BIP (%) 4,9 3,5 6,4 5,6 4,6
Inflation des prix à la consommation 2,8 1,1 3,8 0,8 4,3
Population (millions) 1,19 1,23 1,38 1,39 1,40
Exportations f.o.b. (millions $ E.-U.) 108 130 120 127 n/a
Importations f.o.b. (millions $ E.-U.) 176 207 194 192 n/a
Balance courante des paiements (millions $ E.-U.) -15 -13 -19 -19 n/a
Taux de change (D/$ E.-U.; moyenne) 10,2 10,64 11,39 12,79 16,0
Source: Economist Intelligence Unit, Rapport par pays, juillet 2002.

La dépréciation du dalasi par rapport au dollar américain et aux autres grandes monnaies d'échange est préoccupante. En novembre 2001, il fallait moins de 17D pour acheter un dollar E.-U. (taux de change interbancaire) et en octobre 2002 il en fallait 20. Le taux de change était encore plus élevé sur le marché parallèle. La dépréciation particulièrement rapide du dalasi depuis juillet 2002 est due, entre autres, aux perspectives de mauvaise récolte annoncée en début de campagne et à l'inflation galopante. Non seulement la dépréciation du dalasi contribue à aggraver l'inflation, mais elle fait monter les prix du riz, denrée de base qui est importée (voir section 4). D'après les prévisions de la Banque centrale de la Gambie, le dalasi se stabilisera en novembre 2002 et devrait progressivement se raffermir en 2003, dans l'hypothèse d'une certaine relance du tourisme, du secteur de l'arachide, des exportations de poissons et des activités de réexportation.

En une année moyenne, environ 45 pour cent des 200 000 hectares de terres arables de la Gambie sont voués à la culture des arachides, que pratiquent la quasi-totalité des agriculteurs. Depuis deux ans, ce secteur connaît des problèmes de commercialisation. Le Département de la planification (DOP) annonce que la campagne commerciale 2002/03 devrait se dérouler sans encombre car les problèmes d'organisation devraient être résolus.

Grâce aux efforts du gouvernement, l'industrie de la pêche côtière et fluviale se développe et bénéficie de l'aide de l'Union européenne et d'autres donateurs. Il existe huit petites usines de transformation et 15 bateaux immatriculés en Gambie. Environ 90 pour cent des prises sont exportées vers les marchés européens.

Tableau 2. Principales exportations et importations, 1999 (millions de dollars E.-U.)

Exportations Importations
Dérivés de l'arachide 10,0 Produits alimentaires et boissons 89,4
Poisson et préparations dérivées 3,1 Machines et matériel de transport 46,5
Réexportations 104,0 Produits manufacturés 53,8
Source: Economist Intelligence Unit, Rapport par pays, juillet 2002.

Source: Banque centrale de Gambie.

3. PRODUCTION ALIMENTAIRE EN 2002/03

3.1 Conditions agrométéorologiques

Le début de l'hivernage a été marqué par l'arrivée de quelques pluies dans tout le pays en mai. Certes, elles n'ont pas été suffisantes pour entreprendre les semis, mais elles ont permis de préparer la terre. Dans la partie occidentale du pays, les premières pluies sont arrivées avec trois semaines de retard.

Les premières pluies mesurables de la saison sont arrivées le 4 juin dans la moitié orientale du pays. À la fin de la première décade (10 juin), on a enregistré des précipitations mesurables sur l'ensemble du pays, qui dans certaines régions ont été suffisamment abondantes pour déclencher les activités agricoles. Pendant la seconde décade, un orage qui a traversé tout le pays a apporté de fortes précipitations. Après ce seul et unique jour de pluie, il n'a pratiquement pas plu pendant dix jours sur tout le pays.

En juillet, on a observé une recrudescence des précipitations au début et au milieu de la première décade, mais, plus tard dans le mois, les pluies se sont arrêtées sur l'ensemble du pays. Cette période de sécheresse a gravement compromis les activités agricoles. Les pluies ont recommencé à tomber au milieu de la première décade d'août, mettant ainsi fin à une longue période de temps sec, qui avait duré de deux à trois semaines, selon les régions.

En septembre, on a enregistré des précipitations abondantes pendant la première décade et les zones côtières ont été davantage arrosées. Pendant la seconde décade, on a continué d'enregistrer des précipitations sur tout le pays, notamment dans le tiers occidental, alors que dans les régions centrale et orientale, la pluviométrie a été faible.

On enregistrait encore des précipitations dans la plupart des régions de la Gambie pendant la troisième semaine d'octobre, au moment de la mission. Grâce à elles, les cultures semées tardivement parviendront probablement à maturité. Pourtant, dans l'ensemble, les précipitations totales enregistrées à la fin octobre étaient encore inférieures à celles de 2001.

     Jambanjelly: Ouest       Kuntaur: Fleuve central nord
     Kerewan: Rive nord     Georgetown: Fleuve central sud
     Jenoi: Fleuve inférieur   Basse: Fleuve supérieur

3.2 Superficies ensemencées

Cette année, les semis ont débuté dans la première décade de juin, quand l'ensemble du pays a bénéficié de pluies substantielles. Mais la longue période sèche de juillet a gravement endommagé les jeunes plants en raison du manque d'humidité. De nombreuses récoltes ont été détruites, notamment en altitude. Les cultures de maïs, riz et arachide ont été les plus touchées mais certaines cultures de mil et de sorgho ont pu être épargnées. Les semis ont été effectués avec plus de vingt jours de retard sur la normale.

La superficie totale ensemencée en céréales est estimée à 145 100 hectares, soit environ 9 pour cent de moins que l'an dernier. C'est la superficie ensemencée en riz qui a diminué le plus, notamment celle du riz aquatique (en baisse de 48 pour cent). Par contre, les superficies de mil et de maïs semées tôt ont augmenté de 6 pour cent par rapport à l'an dernier (tableau 1). La superficie consacrée aux céréales secondaires a diminué de 5,4 pour cent par rapport à l'an dernier.

À l'échelle régionale (tableau 5), c'est le Département de la région de l'Ouest qui a été le plus atteint, avec une diminution de la superficie cultivée de 41 pour cent par rapport à l'an dernier. Le Département de la région centrale sud et le Département du Fleuve inférieur, ont aussi été gravement touchés (on y enregistre une baisse de 12,7 pour cent et 10,6 pour cent respectivement).

3.3 Rendements

Compte tenu de l'insuffisance des précipitations, les rendements céréaliers seront vraisemblablement inférieurs à ceux de l'an dernier, à l'exception du riz irrigué dont le rendement devrait rester à peu près stable.

De 1990 à 2000, la consommation nationale d'engrais s'est située autour de 4 000 tonnes par an, ce qui correspond à un taux d'utilisation par hectare très faible. C'est le riz irrigué qui en est le principal bénéficiaire.

3.4 Estimation de la production céréalière en 2002/03

Les estimations de la production céréalière en 2002/03 sont basées sur les données recueillies au cours d'une enquête nationale sur l'agriculture conduite par un groupe de suivi saisonnier pluridisciplinaire, et que la mission a vérifiées et validées.

La production céréalière de 2002/03 est estimée à 149 400 tonnes, contre 200 000 tonnes l'an passé et une moyenne annuelle de 150 400 tonnes sur cinq ans, ce qui représente une baisse de 25 pour cent et 1 pour cent respectivement. La récolte de 2001/02, exceptionnellement bonne, a été la meilleure des cinq dernières années. Les estimations calculées par la mission pour la campagne 2002/03 sont plus optimistes que l'évaluation préliminaire faite par le gouvernement début août. Cela est dû à une reprise des précipitations à la mi-août.

Tableau 3. Estimations de superficie et de production des cultures principales pendant la agricole de 2002 (en milliers)

Cultures Campagne
2001/02 Moyenne
1997-2001
Chiffres
provisoires
2002/03
2002/03 par
rapport à
2001/02
2002/03 par
rapport à la
moyenne
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(%)
Prod.
(%)
Sup.
(%)
Prod.
(%)
Mil précoce 81,3 89,0 66,0 70,0 86,4 80,3 6,3 -10 30,9 14,7
Mil tardif 16,1 15,9 13,3 12,8 10,4 8,3 -35 -48 -21,8 -35,2
Sorgho 26,2 33,4 17,5 19,8 18,1 19,5 -31 -41,6 3,4 -1,5
Maïs 17,2 29,0 12,0 18,6 18,3 21,4 6 -26,2 52,5 15,1
Total,
céréales secondaires
140,8 167,3 108,8 121,2 133,2 129,5 -5,4 -22,6 22,4 6,8
Riz pluvial 8,9 9,9 7,4 8,7 6,0 4,1 -33 -59 -18,9 -52,9
Riz aquatique 6,9 9,3 6,9 9,4 3,6 2,4 -48 -74,2 -47,8 -74,5
Riz irrigué 2,3 13,4 1,9 11,1 2,3 13,4 - - 21,1 20,7
Total, riz 18,1 32,6 16,2 29,2 11,9 19,9 -34,2 -39 -26,6 -31,9
Total,
céréales
158,9 200,0 125,0 150,4 145,1 149,4 -8,7 -25,3 16,1 -0,7
Arachide 138,7 154,2 97,7 112,4 105,5 73,4 -23,9 -52,4 8,1 -34,6
Sup. = superficie ensemencée
Prod.= production

Tableau 4. Superficie, rendement et production des céréales secondaires en 2002/03, par région (en milliers)

Régions Mil précoce Mil tardif Sorgho Maïs Total
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Gambie 86,4 80,3 10,4 8,3 18,1 19,5 18,3 21,4 133,2 129,5
Ouest 0,4 0,3 4,9 4,8 1,8 2,6 3,2 3,8 10,3 11,5
Rive nord 46,8 36,9 - - 1,0 1,0 3,9 3,4 51,7 41,3
Fleuve inférieur 8,9 8,8 - - 0,3 0,2 0,9 0,9 10,1 9,9
Centre nord 16,1 16,2 0,1 - 3,9 3,6 2,5 2,3 22,6 22,1
Centre sud 7,9 11,9 0,1 0,1 2,8 3,4 1,7 1,7 12,5 17,1
Fleuve supérieur 6,3 6,2 5,4 3,4 8,3 8,7 6,1 9,3 26,1 27,6

Les régions où la production est la plus basse sont la région de l'Ouest (baisse de 50 pour cent), du Fleuve inférieur (baisse de 35 pour cent), de la Rive nord (baisse de 24 pour cent) et du Fleuve supérieur (baisse de 20 pour cent). La principale région productrice de céréales est le Département de la Rive nord qui fournit environ 30 pour cent de la production nationale. La production de 2002 dans cette région est en baisse malgré une augmentation de 2 pour cent de la superficie cultivée.

Tableau 5. Production céréalière en 2002 par rapport à celle de 2001, par région (en milliers)

Régions Riz
2002
Céréales
secondaires
2002
Total
céréales
2001
2002 par rapport à
2001
(%)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Gambie 11,9 19,8 145,1 149,3 158,9 200,0 -8,7 -25,3
Ouest 2,7 1,7 13,0 13,2 22,1 26,5 -41,1 -50,2
Rive nord 1,6 1,0 53,3 42,3 53,3 55,9 1,9 -24,3
Fleuve inférieur 2,5 1,6 12,6 11,5 14,1 17,6 -10,6 -34,7
Centre nord 1,1 0,7 23,7 22,8 25,2 27,9 -6,0 -18,2
Centre sud 3,3 14,3 15,8 31,4 18,1 36,9 -12,7 -14,9
Fleuve supérieur 0,7 0,5 26,8 28,1 26,9 35,2 -0,4 -20,2

Tableau 6. Production céréalière des cinq dernières années (en milliers)

  1997/98 1998/99 1999/2000 2000/01 2001/02 Moyenne 1997-01
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Sup.
(ha)
Prod.
(tonnes)
Mil précoce 59,8 54,4 53,5 55,6 63,4 72,6 71.8 78,5 81,3 89 66 70,0
Mil tardif 13,7 12,0 13,8 11,7 8,8 8,3 14,0 16,1 16,1 15,9 13,3 12,8
Sorgho 13,4 12,9 12,2 9,9 16,2 18,0 19,7 24,9 26,2 33,4 17,5 19,8
Maïs 7,2 8,5 9,1 13,0 12,8 20,4 13,7 22,0 17,2 29 12 18,6
Total,
céréales
secondaires
94,1 87,8 88,6 90,2 101,2 119,3 119,2 141,5 140,8 167,3 108,8 121,2
Riz pluvial 6,3 6,5 7,7 8,0 6,9 8,9 7,1 10,1 8,9 9,9 7,4 8,7
Riz aquatique 7,9 10,2 8,3 10,9 5,4 5,8 5,8 10,9 6,9 9,3 6,9 9,4
Riz irrigué 1,3 7,4 1,3 7,8 2,2 13,4 2,3 13,4 2,3 13,4 1,9 11,1
Total, riz 15,5 24,1 17,3 26,7 14,5 28,1 15,2 34,4 18,1 32,6 16,1 29,2
Total,
céréales
109,6 111,9 105,9 116,9 115,7 147,4 134,4 175,9 158,9 199,9 125,0 150,4

3.5 Autres cultures

La récolte d'arachides, principale culture commerciale, sera tout aussi mauvaise pour cette campagne. On prévoit une production de 73 400 tonnes, ce qui représente une baisse de 52,4 pour cent par rapport à la campagne précédente.

Tableau 7. Production d'arachides en 2002 par rapport à celle de 2001, par région (en milliers)

Régions Arachides
2001
Arachides
2002
2002 par rapport à 2001
%
Sup.
(ha)
Production
(tonnes)
Sup.
(ha)
Production
(tonnes)
Sup.
(ha)
Production
(tonnes)
Gambie 138,7 154,2 105,5 73,4 -23,9 -52,4
Ouest 12,7 10,7 9,8 5,3 -22,8 -50,5
Rive nord 55,4 58,4 40,3 27,6 -27,3 -52,7
Fleuve inférieur 9,4 8,7 7,2 4,4 -23,4 -49,4
Centre nord 20,5 28,8 15,7 10,6 -23,4 -63,2
Centre sud 19,2 28,8 15,0 15,6 -21,9 -45,8
Fleuve supérieur 21,5 18,8 17,5 9,9 -18,6 -47,3

3.6 Élevage

Le recensement agricole de 2001/02 indique que 74 pour cent des agriculteurs pratiquent l'aviculture. Environ 40 pour cent d'entre eux ont déclaré posséder des bovins, 38 pour cent des ovins et 58 pour cent des caprins. Les plus gros troupeaux de bovins se trouvent dans la région de Basse (Fleuve supérieur) et dans le Département de l'Ouest.

Tableau 8. Répartition du cheptel par région en 2000

Régions Bovins Ovins Caprins Volailles
Kanifing 1 731 5 395 2 314 12 380
Ouest 60 409 19 955 50 996 188 818
Fleuve inférieur 46 621 18 950 36 982 84 824
Rive nord 52 858 15 196 41 469 122 382
Centre nord 58 163 19 134 32 938 64 978
Centre sud 39 739 23 298 31 349 61 715
Fleuve supérieur 63 646 27 304 32 356 51 234
TOTAL 323 167 129 232 228 404 586 331
Source: Rapport du recensement agricole de Gambie, 2001/02.

3.7  Pêche

Le secteur de la pêche en Gambie se divise en sous-secteur industriel et sous-secteur artisanal. La pêche industrielle qui se caractérise par des investissements élevés est principalement concentrée dans la région du Grand Banjul. Inversement, la pêche artisanale est dispersée et se pratique jusqu'à 200 km de l'embouchure sur le fleuve Gambie. Quatre-vingt pour cent de la production artisanale est consommée localement. La consommation nationale brute de poisson est estimée à 25 kg par personne par an et représente la source la plus importante de protéines animales du régime alimentaire des Gambiens1.

Tableau 9. Production halieutique, 1997-2001 (en tonnes)

Années Pêche industrielle Pêche artisanale Total
1997 7 988 30 243 38 231
1998 7 012 26 534 33 546
1999 10 249 29 743 39 992
2000 9 237 26 867 36 104
2001 11 198 32 016 43 214

4.  SITUATION DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE ALIMENTAIRES

4.1 Accès aux aliments et prix

Seulement 15 pour cent du riz consommé est produit dans le pays, d'où le recours à des importations substantielles. Le ménage moyen est, de ce fait, exposé aux fluctuations défavorables du taux de change de la monnaie nationale par rapport aux principales monnaies et aux variations du prix du riz sur le marché mondial. D'une façon générale, la sécurité alimentaire des Gambiens est liée à leur capacité de se procurer des devises par le biais des exportations et du tourisme.

En Gambie, l'importation et la vente du riz sont libéralisées et le marché est essentiellement approvisionné par quatre grands importateurs qui assurent près de 95 pour cent des importations totales. Les importateurs vendent aux grossistes qui vendent à leur tour aux détaillants. Avant la libéralisation des importations de riz au Sénégal, en 1996, des quantités considérables de riz importées par le port de Banjul étaient introduites en contrebande au Sénégal. Aux dires des importateurs interrogés, les quantités de riz réexportées au Sénégal ont considérablement diminué depuis 1996, mais elles ne sont certes pas négligeables, étant estimées à 30 pour cent des importations totales.

Le marché libre concerne aussi les céréales secondaires, dont la production est principalement locale. Petit pays enclavé dans le Sénégal, la Gambie pratique les échanges informels entre les deux pays.

Les prix du mil ont subi une hausse considérable depuis mai dernier. Le prix au détail est passé de 3,22D en mai à 6,62D le kg début octobre, soit une augmentation de 245 pour cent par rapport à mai dernier (graphique 3).

Source: NASS 2002 (DOP/DOSA).

En juin 2002, les prix du mil ont dépassé ceux du riz et se maintiennent à ce niveau depuis lors. Il s'agit là d'une situation inhabituelle en Gambie, du moins dans les cinq dernières années.

En 2001/02, la production de mil a été supérieure à la moyenne (voir tableau 10). La flambée des prix du mil depuis mai 2002 n'a donc rien à voir avec une mauvaise récolte en 2001/02 mais peut s'expliquer par deux raisons: en premier lieu, l'augmentation sensible des prix du mil au Sénégal depuis mars 2002, qui aurait favorisé les importations informelles (non déclarées) vers ce pays, dont le marché est plus important. En temps normal, le franc CFA - monnaie convertible - est intéressant pour les négociants gambiens; il le devient encore davantage quand les prix sont élevés.

Tableau 10. Production de mil de 1997/98 à 2001/02 (en milliers de tonnes)

Année 1997/98 1998/99 1999/2000 2000/01 2001/02 Moyenne
Production 66,4 67,3 80,9 94,6 106 83

La seconde raison est liée aux difficultés rencontrées dans la commercialisation de l'arachide en 2001/02. Les retards dans la collecte des récoltes et le paiement des agriculteurs auraient contraint ces derniers à vendre une partie de leurs stocks de mil pour se procurer des espèces.

Il importe de noter que les producteurs de mil ont profité des prix forts de cette céréale. Le graphique 4 montre que les prix du mil, au détail et sur les marchés «lumo2» ont évolué parallèlement de novembre 2001 à septembre 2002.

Les prix du riz, notamment des brisures, ont augmenté mais de façon moins rapide. Ceux des brisures sont passés de 4,71D le kg en novembre 2001 à 5,52D le kg en septembre 2002, soit une majoration de 17 pour cent. Cette hausse est en grande partie due à la dépréciation du dalasi par rapport au dollar américain au cours de cette période.

Pendant la campagne commerciale 2002/03, les prix des céréales en Gambie continueront de subir l'influence du marché sénégalais. Comme on s'attend à une escalade des prix du mil au Sénégal à partir de mars-avril 2003, comme l'an dernier, les activités commerciales transfrontalières auront une incidence sur les prix du mil en Gambie.

Les prix du riz, quant à eux, seront conditionnés par le taux de change du dalasi. La Banque centrale de Gambie prévoit un raffermissement du dalasi en 2003, dans l'hypothèse d'un redressement du tourisme, des exportations halieutiques et des réexportations. En outre, dans l'hypothèse d'un allégement de la dette extérieure en 2003 grâce à l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), la diminution du service de la dette renforcerait la capacité du pays à importer du riz, d'où une baisse des prix à la consommation.

4.2 Bilan de l'offre et de la demande céréalières en 2002/03

Les prévisions concernant l'offre et la demande céréalières pour la campagne commerciale de 2002/03 (de novembre à octobre), qui sont récapitulées au tableau 11, s'appuient sur les hypothèses et les observations de la mission ci-après:

Tableau 11. Bilan de l'offre et de la demande en 2002/03 (en milliers de tonnes)

  Riz Farine de blé Céréales secondaires Total
Disponibilités intérieures 44,30 - 129,63 173,93
Stocks d'ouverture 24,35 - - 24,35
Production nationale 19,95 - 129,63 149,58
Utilisations intérieures 117,98 24,82 133,32 276,12
Alimentation humaine 87,60 24,82 113,88 226,30
Autres utilisations 8,93 - 19,44 28,37
Stocks de clôture 21,45 - - 21,45
Besoins d'importations 73,68 24,82 3,69 102,19

Les besoins d'importations céréalières en 2002/03 sont estimés à 102 190 tonnes, dont 72 pour cent de riz. Ils devraient être couverts entièrement par les importations commerciales privées.

5. AIDE ALIMENTAIRE EN FAVEUR DES GROUPES VULNÉRABLES

A. Résultats de l'unité VAM

Le PAM a mené une enquête nutritionnelle approfondie dans 29 villages (30 grappes) au cours du mois d'octobre. Les données recueillies complèteront celles que Concern a réunies sur la sécurité alimentaire des ménages. L'étude a porté au total sur 697 enfants âgés de 6 à 59 mois qui ont été pesés, mesurés, et interrogés sur leur état de santé, leur régime alimentaire et la provenance de l'eau consommée par eux.

L'étude a conclu que 11,2 pour cent des enfants examinés souffrent de malnutrition aiguë (dépérissement). Ce pourcentage est légèrement supérieur au plafond de 10 pour cent qui est adopté dans les pays africains comme seuil d'alarme. Les niveaux de dépérissement sont supérieurs à ceux relevés par la récente enquête MICS (2000). L'enquête en grappes à indicateurs multiples du FISE (MICS) n'a relevé que 8,6 pour cent de cas de dépérissement chez les enfants âgés de 0 à 59 mois.

Il semble que la malnutrition affecte davantage les garçons que les filles (12,5 et 9,8 pour cent respectivement). Le groupe d'âge le plus atteint par la malnutrition aiguë est celui des enfants en période de sevrage, soit entre 12 et 23 mois. Ce groupe accuse un taux de malnutrition de 18 pour cent. La malnutrition aiguë frappe moins les enfants de moins d'un an et de plus de trois ans (taux inférieur à 10 pour cent). Les résultats de l'enquête MICS figurent aussi au tableau concernant la malnutrition par rapport à l'âge.

Tableau 12. État nutritionnel des enfants

Total 697 enfants Garçons
(%)
Filles
(%)
Total
(%)
Malnutrition aiguë modérée (%) 11,1 9,5 10,3
Malnutrition aiguë grave (%) 1,4 0,3 0,9
Total malnutrition aiguë (%) 12,5 9,8 11,2

Tableau 13. État nutritionnel des enfants par classe d'âge

Total 697 enfants 6-11
mois
12-23
mois
24-35
mois
36-47
mois
> 47
mois
Total
Malnutrition aiguë modérée (%) 9,4 15,9 12,7 4,7 9,8 10,4
Malnutrition aiguë grave (%) 1 2,3 0,6     0,9
Malnutrition aiguë, total (%) 10,4 18,2 13,3 4,7 5,8 11,2
Enquête MICS, 2000 12,5 12,0 7,4 6,1 3,8 8,6

La malnutrition chronique (retard de croissance) frappe 16,2 pour cent des enfants, soit un pourcentage du même ordre que les résultats de l'enquête MICS (17 pour cent), et largement inférieur à la moyenne des niveaux de malnutrition chronique dans les pays africains en développement (30 pour cent).

La morbidité est très élevée chez les enfants (66 pour cent). Plus de 50 pour cent d'entre eux avaient souffert du paludisme dans les deux semaines précédant l'enquête. Il semble qu'il existe une relation entre la morbidité et la malnutrition aiguë. Le taux de malnutrition aiguë chez les enfants qui ont été malades dans les deux dernières semaines est de 14,3 pour cent contre 5,4 pour cent chez les autres. Ce sont surtout le paludisme et la diarrhée qui semblent s'associer à la malnutrition aiguë (15 pour cent de cas de malnutrition aiguë chez les enfants souffrant de paludisme ou de diarrhée, contre 6 pour cent chez les autres). Les taux de morbidité sont élevés dans toutes les communautés visitées.

On a interrogé les mères sur les aliments consommés par leurs enfants dans les dernières 24 heures; 23,5 pour cent d'entre eux ont un régime alimentaire extrêmement varié pendant le sevrage, composé de lait maternel, de céréales, de sucre, de protéines animales et végétales, de fruits et de légumes. Seize pour cent d'entre eux consomment un bon assortiment d'aliments, dont des protéines d'origine animale et autres, des céréales, des fruits et des légumes. Quarante et un pour cent ont un régime alimentaire moyen, sans fruits ni légumes. En revanche, 19 pour cent des enfants ont un régime alimentaire incomplet et insuffisant. Ils appartiennent, pour la plupart, à la catégorie des 6 à 23 mois et reçoivent une alimentation complémentaire insuffisante. Ils sont nourris au sein, soit exclusivement, soit avec un seul complément de céréale et de sucre. Le taux de malnutrition aiguë chez ces enfants est considérablement supérieur, à savoir 16 pour cent.

En résumé, les taux de malnutrition aiguë sont relativement élevés. Même dans les ménages qui ont suffisamment de quoi se nourrir, le bon état nutritionnel des enfants n'est pas garanti pour autant. Les maladies et les régimes alimentaires incomplets provoquent aussi la malnutrition aiguë. Si on prévoit des interventions nutritionnelles, elles devraient cibler les enfants les plus jeunes (de 6 à 36 mois) et comporter un enseignement en matière de santé, de nutrition (notamment sur les pratiques de sevrage) et d'hygiène.

Tableau 14. Régime alimentaire des enfants

Types de régime alimentaire des enfants Fréquence Pourcentage Qualité du régime
alimentaire
Lait maternel accompagné de céréales, protéines,
d'origine animale ou végétale, et fruits ou
légumes
164

23,5

Très bon régime de sevrage

Très grande variété d'aliments (protéines d'origine
animale et végétale, céréales, et fruits ou
légumes)
113

16,2

Très bon

Régime insuffisant (céréales et haricots ou
céréales et lait maternel)
134
19,2
Insuffisant
Céréales, protéines d'origine animale et végétale,
ni fruits ni légumes
286
41,0
Moyen

Tableau 15. Enfants dont le régime alimentaire est insuffisant

Mois Enfants (%)
6-11 45,8
12-23 21,0
24-35 15,0
36-47 9,3
> 47 11,6
Total 19,2

B. Intervention envisagée par le PAM

Le PAM, reconnaissant que les précipitations ont été insuffisantes en Gambie pendant la campagne 2002/03, réagit en élargissant ses projets en cours dans le pays. Le projet communautaire de développement rural vivres-contre-travail est actuellement élargi et un élargissement supplémentaire est recommandé pour 2003. Environ 300 tonnes de semoule de maïs, d'huile végétale et de légumineuses prélevées dans les réserves du PAM dans le pays seront immédiatement attribuées aux activités vivres-contre-travail qui vont démarrer d'ici à décembre 2002 dans les régions les plus touchées.

Dans le cadre de l'Opération d'urgence régionale du PAM prévue pour les pays de la sous-région et en fonction de la disponibilité des ressources, la Gambie bénéficiera de denrées alimentaires qui permettront au Bureau de pays d'élargir ses activités vivres-contre-travail. Il pourra aussi, le cas échéant, procéder à des distributions gratuites en faveur de la population vulnérable ciblée pendant la période difficile prolongée de l'année prochaine. Ces distributions seront effectuées en collaboration avec le gouvernement et les ONG.

Le PAM offrira une aide à 33 250 personnes dans les départements de la Rive nord, du Fleuve central, du Fleuve supérieur, du Fleuve inférieur et de l'Ouest.

Le présent rapport a été établi sous la responsabilité des Secrétariats de la FAO et du PAM à partir d’informations provenant de sources officielles et officieuses. La situation pouvant évoluer rapidement, prière de s’adresser aux soussignés pour un complément d’informations le cas échéant.

Henri Josserand
Chef, SMIAR, FAO
Télécopie: 0039-06-5705-4495
Mél : giews1@fao.org
Aranda da Silva
Directeur régional, ODD, PAM
Télécopie: 00221-8223798
Mél : Manuel.ArandadaSilva@wfp.org

Les alertes spéciales et les rapports spéciaux peuvent aussi être reçus automatiquement par courrier électronique dès leur publication, en souscrivant à la liste de distribution du SMIAR. A cette fin, veuillez envoyer un courrier électronique à la liste électronique de la FAO à l’adresse suivante: mailserv@mailserv.fao.org sans remplir la rubrique sujet, avec le message ci-après:

subscribe SMIARAlertes-L

Pour être rayé de la liste, envoyer le message:

unsubscribe SMIARAlertes-L


Retour au menuRetour au menu

1. Menday Asberr N, Département des pêches et des ressources naturelles, rapport non daté.

2. Marchés hebdomadaires qui ont lieu dans les villages des zones rurales.