Les appellations employées dans cette publication et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites ISBN 92-5-204721-2 Tous droits réservés. Les informations ci-après peuvent être reproduites ou diffusées à des fins éducatives et non commerciales sans autorisation préalable du détenteur des droits d'auteur à condition que la source des informations soit clairement indiquée. Ces informations ne peuvent toutefois pas être reproduites pour la revente ou d'autres fins commerciales sans l'autorisation écrite du détenteur des droits d'auteur. Les demandes d'autorisation devront être adressées au Chef du Service des publications et du multimédia, Division de l'information, FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 0100, Rome, Italie ou, par courrier électronique, à copyright@fao.org © FAO 2001
Tables des matières1. Introduction
6. Financement REMERCIEMENTSCes Directives ont été préparées par T L Wiles et D G Sharp de la société “ T L Wiles and Associates Limited ”, Chichester, UK avec l’assistence du Professeur G.A. Mathews, de l’IPARC, ” collège impérial de Silsoe, Université de Londres. Nos remerciements vont aux experts internationaux, appartenant aux secteurs public et privé, pour les précieuses informations et commentaires qu’ils ont fournies. CONTEXTEDepuis 1995, la FAO-AGSE a travaillé sur l’amélioration de la sécurité et l’efficacité des pesticides dans des systèmes d’agriculture soutenable et de lutte intégrée (IPM). Ceci a commencé avec la publication de directives pour aider les Etats membres à contrôler la qualité des types du matériel d’application les plus utilisés. Les premières versions de ces directives ont été approuvées pour publication en mai 1997 par le Panel d’Experts de la FAO sur les Spécifications de Pesticides, les procédures d’inscription, les normes d’application, le principe de l’information et du consentement préalable ainsi que par le Panel d’Experts de la FAO du Génie Agricole En 2001, de nouvelles directives, y compris celles mentionnées dans la présente publication, relatives à l’équipement ont été revues, élaborées et diffusées par la FAO AGSE. Les directives contenues dans ce document couvrent le contrôle et la certification des pulvérisateurs appliquant actuellement des pesticides dans les fermes commerciales. La série exprime un besoin urgent dans plusieurs pays à assurer que durant l’utilisation des pesticides dans la protection des plantes, ces pesticides sont appliqués avec du matériel sans danger et complètement fonctionnel. La publication s’applique aussi bien aux grands pulvérisateurs pour grandes cultures et arboricoles qu’aux appareils portatifs. La série comprend les autres directives suivantes : Directives sur les exigences minimales relatives au matériel
agricole d’application de pesticides. Ces directives prennent en considération le matériel d’application qui est déjà sur le marché, et dont un grand nombre répond aux exigences. Par conséquent, l’objectif principal est que les pays devraient adopter ces directives immédiatement, pour commencer à éliminer les pulvérisateurs non conformes et dangereux des marchés nationaux et en fin de compte de la scène internationale. Directives sur les normes relatives au matériel agricole
d’application de pesticides et méthodes d’essai. Directives sur les procédures relatives à l’inscription,
la certification et le contrôle du nouveau matériel d’application
de pesticides. Directives sur l’organisation et la mise en œuvre des programmes
de contrôle et sur la certification des opérateurs du
matériel d’application de pesticides. Deux directives supplémentaires couvrent l’application des pesticides à l’aide d’aéronefs et de pulvérisateurs pour grandes cultures et arboricoles. Directives sur la bonne pratique de l’application aérienne
de pesticides.
1. IntroductionLe matériel d’application des pesticides agricoles doit permettre de déposer des produits de protection sur les plantes cibles avec le plus de sécurité et de précision. L’objectif est d’appliquer la quantité juste nécessaire pour contrôler les ennemis de cultures, et minimiser la contamination de l’opérateur et de l’environnement. Ces directives ne concernent que le matériel de pulvérisation et non, à ce stade, d’application de granules ou de poudres. Soigneusement utilisé et régulièrement entretenu, un pulvérisateur, bien conçu et bien fabriqué, doit continuer à être performant. Toutefois, la réalité est que, une fois un matériel de pulvérisation utilisé, il s’use et se détériore considérablement. Même parmi les agriculteurs les plus évolués, il y a ceux qui mènent des opérations de réparation et d’entretien souvent inappropriées. Dans des régions d’Europe, même là où l’agriculture est très développée, il est fréquent de trouver que 30 à 50% des pulvérisateurs pour cultures basses ne réussissent pas les contrôles habituels. Il est vrai que plusieurs des défaillances peuvent être rétablies avec des simples réparations et remplacements. Mais, en absence du contrôle, un pulvérisateur peut continuer à fonctionner de manière hasardeuse et moins optimale sans que personne n’en soit conscient. Dans les pays en développement et les pays à économie de transition, il y a quelques exemples de contrôle et de certification habituels des pulvérisateurs (terme utilisé dans ces directives). Il y a des programmes et des initiatives qui visent l’amélioration de la sécurité et de la performance des pulvérisateurs de pesticides à travers une formation formelle et informelle de l’opérateur. Ces programmes sont mis en œuvre par des entités officielles et par des organisations du secteur privé, comme les industries de fabrication des pulvérisateurs et des pesticides. Dans le monde en développement, il y a lieu de se préoccuper de l’état des pulvérisateurs utilisés. Cette situation conditionne considérablement la quantité de pesticide appliquée, la manière de son application, et le danger qu’elle représente pour la santé humaine et l’environnement. Des programmes de contrôle et de certification des pulvérisateurs bien conçus peuvent contribuer à réduire la quantité de pesticides utilisée et à améliorer la sécurité et les performances et ils sont largement applicables dans plusieurs pays. Ces directives visent à aider les Etats, qui ne disposent toujours pas de systèmes, à profiter de l’expérience internationale. 2. Politique de contrôleLes programmes de contrôle des pulvérisateurs concernent principalement les pulvérisateurs pour cultures basses et arboricoles, et peu d’expériences existent sur le matériel portable (porté par l’opérateur), dont la majorité est utilisée en agriculture à climat chaud et dans les pays en développement. Le contrôle et la certification habituels des pulvérisateurs ont été menés de manière volontaire pendant plusieurs décennies. Toutefois, dans certains pays, les programmes nationaux deviennent de plus en plus obligatoires et relèvent de la protection des plantes, de la santé et de la législation environnementale. Il y a de bonnes raisons qui expliquent que le contrôle des pulvérisateurs devrait être volontaire ; et il existe des exemples de programmes volontaires de valeur. Cependant, les gouvernements devraient être légalement tenus responsables du contrôle des pesticides pour protéger la santé humaine et l’environnement ; cette responsabilité devrait aussi inclure le contrôle de la manière dont les pesticides sont appliqués. Dans plusieurs pays, les agriculteurs et les cultivateurs sont aussi appelés à éviter l’utilisation aveugle des pesticides. Toutefois, et à part les obligations légales, il y a aussi des raisons commerciales logiques qui devraient encourager les agriculteurs à faire contrôler leurs pulvérisateurs de manière régulière. Les pertes financières suite à un excès d’application causé par des buses usées ou un mauvais réglage, et les pertes indirectes causées par les insectes, les maladies, et les mauvaises herbes peuvent être importantes. Malheureusement, ces pertes et les épargnes potentielles ne sont pas rapidement perçues par les cultivateurs et les opérateurs de pulvérisateurs, et plusieurs agriculteurs ne font pas contrôler leurs pulvérisateurs dans le cadre des programmes volontaires. Afin que tous les agriculteurs y participent, les programmes obligatoires sont de plus en plus introduits. Toutefois, ils nécessitent une organisation et une infrastructure, et engendrent souvent des coûts supplémentaires. Ces programmes, bien qu’ils soient très souhaitables pour maximaliser le contrôle, ne sont pas toujours possibles. 3. ResponsabilitésLes programmes de contrôle et de certification des pulvérisateurs devraient, dans tous les pays, faire partie des responsabilités du gouvernement pour minimiser les dangers qui guettent la santé humaine et l’environnement à cause de l’application des pesticides. Idéalement, l’autorité chargée du contrôle des pesticides devrait être inter-ministérielle/inter-disciplinaire étant donné qu’il est probable que les ministères de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, et des affaires économiques soient impliqués. Afin d’aider à répondre à cette obligation, un conseil ou une agence devrait administrer les programmes relatifs au contrôle des pesticides. Il est possible qu’un service opérationnel de contrôle des pulvérisateurs, qui devrait relever précisément du Ministère de l’Agriculture, réponde au gouvernement central dans le cadre d’une telle structure. Hormis l’implication des ministères, une option supplémentaire consiste à attribuer à l’autorité en question le droit d’inclure des représentants de l’agriculture et d’autres groupes concernés. Ce type d’organisation institutionnelle pourrait impliquer des représentants de l’union des agriculteurs, des associations des fabricants de matériel et de produits chimiques, des importateurs de matériel, des vendeurs de machines, des ateliers de réparation et l’industrie d’assurance. De tels programmes sont reconnus pour leur représentativité d’un ensemble de groupes d’intérêts, ce qui constitue une bonne base pour mettre en place un programme objectif. Des programmes efficaces peuvent aussi être mis en place et administrés par les associations indépendantes d’agriculteurs ou éventuellement des corps de professions, tels que les associations d’ingénieurs professionnels ou agronomes. Leur motivation principale est souvent de protéger les industries avec lesquelles ils collaborent en garantissant un standard de travail élevé dans le but de minimiser le danger des pesticides et accroître la productivité. Toutefois, ces programmes peuvent être sans hésitation reconnus par la législation nationale, et peuvent être éventuellement le prélude à des programmes nationaux efficaces et complets. 4. Autres programmes de contrôleIl n’existe pas un programme supposé être le meilleur pour toutes les circonstances. Les buts ultimes consistent à limiter les dangers des pesticides et minimiser les pertes qui peuvent être causées par une maintenance médiocre des pulvérisateurs agricoles. Plusieurs facteurs clés conditionnent le choix d’un programme:
Toutefois, quelle que soit la situation, les principes figurant dans ces directives s’appliquent à tous les types de pulvérisateurs, de systèmes de production, et de structures sociales. 5. Organisation des programmes de contrôle5.1 Conditions généralesL’entité appelée à gérer un programme de contrôle doit assumer les principales fonctions suivantes :
5.2 Lieux de contrôleLes contrôles peuvent être effectués dans des unités mobiles, qui peuvent se déplacer dans le territoire, ou bien à travers un réseau de centres de contrôle fixes. Unités mobiles avec équipements montés ou traînés sur véhicule. Cette approche permet d’effectuer le contrôle dans les fermes ou à des endroits proches du lieu où ces pulvérisateurs sont utilisés ou sont abrités. Les unités mobiles sont pratiques pour les agriculteurs, mais toutefois, l’approche nécessite une grande organisation et est coûteuse par rapport à d’autres approches de contrôle. Les bâtiments convenables à l’exécution des contrôles dans les fermes ou à leur proximité ne sont pas toujours disponibles, et la plupart du temps le contrôle a lieu en plein air. Ceci ne permet pas d’effectuer certains tests, comme par exemple les tests de distribution des gouttes de pulvérisation impliquant une modélisation ou des calculs de pulvérisation par scanner. Une autre approche utilisant les unités mobiles consiste à effectuer les contrôles dans des bâtiments choisis à travers toute la zone ; ces bâtiments sont indépendants des propriétaires des pulvérisateurs. Dans ce cas, les propriétaires de pulvérisateurs doivent déplacer leurs pulvérisateurs vers un lieu de contrôle proche. Centres de contrôle “ officiels ” ou reconnus officiellement dans des lieux fixes. Lorsque le programme est basé sur le choix de lieux fixes, les centres de contrôle sont souvent des ateliers “ officiels ” ou “ reconnus officiellement ”. Ces derniers peuvent être soit des ateliers indépendants ou appartenant à un réseau de vendeurs de matériel agricole. Tous les ateliers doivent répondre aux critères suivants :
Les programmes qui utilisent des unités mobiles “ officiels ” sur les lieux mêmes où se trouvent les pulvérisateurs facilitent le bon contrôle étant donné que tout le personnel fait partie de l’autorité chargée du contrôle. Ce type de programme peut être coûteux à exécuter mais il est efficace dans certains pays ; il peut aussi être auto-financé une fois que le nombre de contrôles effectués de manière régulière est assez élevé. Les programmes qui impliquent un réseau de centres de contrôle
officiellement reconnus, et qui fonctionnent suivant les mêmes
directives qu’un système de contrôle et de certification
de véhicules, peuvent être efficaces à condition
qu’il y ait des contrôles précis et des dispositions
de garantie de la qualité, à savoir un programme géré
par le service chargé du contrôle. Ces programmes sont
souvent moins coûteux à mettre en œuvre mais peuvent
nécessiter plus de ressources pour leur supervision. 5.3 Personnel chargé du contrôleChaque centre de contrôle devrait avoir au moins deux personnes qui répondent aux conditions suivantes :
5.4 EquipementLa gamme d’équipement ci-après est souvent requise pour le contrôle de routine des pulvérisateurs agricoles :
L’équipement de contrôle devrait être adéquat dans sa diversité opérationnelle et son nombre pour le(s) type(s) de pulvérisateurs à tester. Idéalement, l’équipement de contrôle devrait être contrôlé annuellement par l’autorité de réglementation. 5.5 Approche de contrôleLes séries de programmes peuvent varier, mais toutefois, plusieurs problèmes centraux demeurent communs:
Les programmes devraient chercher un équilibre entre l’importance du paramètre, la complexité du test et les considérations du coût. Un programme qui est excessivement axé sur le contrôle ou qui limite trop le nombre de pulvérisateurs évalués au cours d’une année fait que le programme perd de son intérêt et devient financièrement non viable. D’un autre côté, une série de contrôles trop simple et sans précision est souvent sans valeur. 5.6 Procédure de contrôleLa plupart des protocoles de contrôle ont été développés pour les pulvérisateurs pour cultures basses et arboricoles à grande échelle. Les approches de contrôle varient selon les programmes et les protocoles. Les programmes de contrôle abordent les principaux éléments sous les groupages suivants ou des groupages similaires, à savoir :
La série de directives de la FAO AGSE présente les pulvérisateurs dans un format modulaire détaillé. La Figure 1 montre le système des portatifs (pulvérisateurs portés par l’opérateur) et la Figure 2 montre les pulvérisateurs tractés (pulvérisateurs pour grandes cultures et arboricoles). Le système fournit une base pratique à partir de laquelle on peut développer les protocoles de contrôle pour les pulvérisateurs utilisés. Les Directives sur les exigences minimales relatives au matériel agricole d’application de pesticides fournissent les informations requises. Figure 1 Modules des composants des pulvérisateurs portatifs (portés par l’opérateur)
Figure 2 Modules des composants des pulvérisateurs tractés portés et traînés
* nécessaire pour des pulvérisateurs avec une cuve de plus de 1000 l de capacité Aéronefs. La navigabilité d’un avion relève normalement de la responsabilité des autorités de l’aviation civile. Toutefois, la vérification de l’état du matériel de pulvérisation est souvent faite par les autorités agricoles. L’état physique général de l’unité de pulvérisation, l’état des contrôles, les manomètres et les tuyaux sont vérifiés. Le circuit de pulvérisation est également examiné visuellement pour détecter les fuites et l’égouttage des buses. La préoccupation principale est de vérifier le calibrage des débits réglés et l’uniformité de la distribution de pulvérisation sur l’ensemble de l’avion. L’uniformité est souvent déterminée en mesurant le débit de chaque buse. De plus, des papiers hydrosensibles peuvent être utilisés pour mesurer les gouttelettes. En plus de ce qui précède, la vérification du système de pulvérisation de l’aéronef se caractérise spécialement par le besoin de voir si aux extrémités des ailes, il n’y a pas eu formation d’un tourbillon. Pulvérisateurs tractés, porté et traînés. Dans la majorité des programmes de contrôle, on vérifie l’état physique général du pulvérisateur, la fonctionnalité du manomètre et l’état des tuyaux, le circuit électrique, etc. Le pulvérisateur est également vérifié visuellement pour détecter des fuites ou des buses présentant un égouttement. Ensuite, la préoccupation majeure est de vérifier la stabilité de pression et l’uniformité de la distribution de pulvérisation le long de la rampe pendant la pulvérisation. Idéalement, on devrait mesurer la distribution de pulvérisation et le débit de chaque buse. Toutefois, afin de mesurer la distribution des gouttelettes, il y a besoin d’utiliser des équipements convenables, à savoir un banc de répartition ou un scanner informatisé de pulvérisation. Ceci implique des frais supplémentaires et n’est pas toujours pratique dans certains pays, surtout lorsqu’on utilise des unités mobiles ou des ateliers indépendants. Lorsqu’il s’agit de programmes qui n’exigent pas la détermination des modèles de distribution, la conformité est déterminée en mesurant le débit de chaque buse et en effectuant une évaluation visuelle des angles de pulvérisation. Dans les pays en développement, les équipes chargées du contrôle et les centres sont souvent appelés à avoir des buses de remplacement, des rinceurs, et des filtres de remplacement. Les programmes basés sur des ateliers officiellement reconnus, qui encouragent une maintenance de routine du pulvérisateur avant son contrôle, peuvent ne pas être totalement objectifs. Toutefois, ils peuvent assurer la maintenance routinière de ces pulvérisateurs. Pulvérisateurs portatifs (portés par l’opérateur). Dans le cas de ce type de pulvérisateurs, qui disposent souvent d’une seule buse, il n’est pas requis de mesurer la distribution des gouttelettes. Les préoccupations majeures à vérifier lors d’un contrôle de routine sont :
On trouve des fuites dans des pulvérisateurs même lorsqu’ils sont neufs. Toutefois, le problème s’aggrave à cause de l’usure et de la mauvaise maintenance. Il est connu que l’état des buses et des filtres au niveau des pulvérisateurs est problématique. Les pulvérisateurs portatifs ayant des buses à pression liquide sont souvent utilisés pendant plusieurs saisons en ayant soit des filtres partiellement bouchés, soit des orifices d’embouts délibérément élargis et sans aucun filtre. 5.7 Rapport du test et registresDes détails complets sur le test dans un format standard, incluant une copie du protocole de test contenant les résultats des examens et des mesures, doivent être envoyés par le centre de contrôle à l’autorité de réglementation. Cette dernière doit archiver l’information et la stocker électroniquement dans une base de donnée là où c’est possible. Le propriétaire du pulvérisateur doit également recevoir une copie du compte rendu directement du centre de contrôle immédiatement après le test. L’objectif de l’autorité de réglementation est d’établir un enregistrement de toute la population des pulvérisateurs et chercher éventuellement de tester et certifier la conformité à des intervalles réguliers. Ceci sera extrêmement difficile dans plusieurs circonstances ; cependant, dans certains pays, il existe déjà des registres pour toute la population des aéronefs et des pulvérisateurs pour grandes cultures et arboricoles, qui sont contrôlés à des intervalles réguliers. 5.8 Certification, étiquetage, et contrôleTous les programmes exigent, une fois que le pulvérisateur ayant réussi le contrôle officiel, l’émission d’un certificat de conformité. Le but de l’autorité de réglementation devrait être d’établir et de maintenir l’intégrité du programme en garantissant des méthodes d’essai uniformes, logiques, et appropriées au niveau de tous les centres de contrôle afin que les propriétaires accordent au certificat de conformité la valeur qu’il faut, étant donné qu’il permet:
A part les détails relatifs au propriétaire, le certificat de conformité devrait inclure certaines informations essentielles, à savoir :
En plus du certificat, le centre de contrôle devrait également délivrer une étiquette de certification résistante aux conditions climatiques, affichant les informations ci-dessus ; l’étiquette devrait être bien placée sur le pulvérisateur aussitôt que ce dernier est autorisé suite au contrôle officiel. La fréquence de contrôle varie d’un pays à l’autre, et est conditionnée essentiellement par le standard général de maintenance, par le travail fait avec ce type de pulvérisateur pendant une année, et par le nombre de contrôles que le centre est capable d’effectuer. Pour ce qui est des pulvérisateurs pour grandes cultures et arboricoles dans des climats chauds, il y a tendance à réduire l’intervalle de contrôle de deux ans à une année. Pour ce qui est des pulvérisateurs portatifs, c’est le contrôle annuel qui est normalement requis. 6. FinancementLes programmes de contrôle des pulvérisateurs cherchent le plus possible un auto-financement. La manière la plus évidente pour assurer cet auto-financement est d’appliquer des frais que le propriétaire paie s’il veut faire contrôler son pulvérisateur. Toutefois, les programmes les plus réussis sont lancés à l’aide de fonds officiels ou un financement de lancement, pour assurer ce qui suit :
Le co-financement avec des partenaires du secteur privé à
savoir les organisations d’agriculteurs, des corps professionnels
des industries agro-chimiques et d’équipement peuvent être
une solution alternative. 7. Introduction et maintien des programmes de contrôle des pulvérisateursCes directives étalent les principales considérations et options disponibles aux pays qui ne disposent toujours pas de moyens de contrôle pour réglementer l’état des pulvérisateurs utilisés dans les fermes ; les directives présentées ont besoin d’être adaptées aux circonstances individuelles. Sans être détaillée, la série d’actions suivantes permet d’orienter les pays qui comptent instaurer des programmes de contrôle : 1. Incorporer dans la législation le contrôle des pulvérisateurs. 8. Garantie de la qualitéPour assurer la réussite de n’importe quel programme, il faut dès le début répondre à une condition fondamentale, à savoir le maintien de l’intégrité. Quand il s’agit de programmes financièrement viables et efficacement administrés, l’atteinte de cet objectif est beaucoup facilitée par l’incorporation d’un système stricte de contrôle de la qualité. Ceci aidera à s’assurer que :
Plusieurs pays sont capables de garantir une qualité au niveau des programmes de contrôle des pulvérisateurs. Ces programmes peuvent fournir des outils puissants pour contribuer significativement à la sécurité des opérateurs de ces pulvérisateurs, à la protection de l’environnement et au contrôle général des pesticides dans les systèmes de production agricole soutenables. |