Examen des recommandations de la sixième session du Comité scientifique consultatif (CSC)
58. Le Président du CSC a présenté pour chaque Sous-Comité les recommandations adoptées à la sixième session du Comité et s'est référé à cet égard aux documents GFCM/XXVIII/20003/5 et GFCM/XXVIII/20003/Inf.5.
59. La Commission a pris note des suggestions et des avis du CSC et s'est félicitée à nouveau des travaux réalisés. Elle a noté que le mandat du CSC adopté à la vingt-septième session couvrait deux périodes intersessions et que nombre de recommandations portaient sur la poursuite et l'affinement d'activités en cours.
60. La Commission a invité le CSC à mettre davantage l'accent sur une approche holistique de la gestion des pêches, en tenant compte notamment du fait que la plupart des pêcheries partagées comprenaient plusieurs espèces. Cela exigera d'évaluer plus de stocks exploités par la même pêcherie ainsi qu'un renforcement de la coordination et de l'intégration des activités entre les différents Sous-Comités; il faudra également veiller à ce que les avis issus des évaluations de stocks et de l'état de l'environnement se traduisent en avis pour l'aménagement des pêcheries, tenant compte des effets socioéconomiques possibles des mesures proposées.
61. S'agissant en particulier des avis dérivés des travaux du Sous-Comité sur l'évaluation des stocks, la Commission a réitéré la nécessité de prendre en considération la nature multiespèces de nombreuses pêcheries afin de réaliser des progrès sur la voie de l'évaluation de stocks plurispécifiques, notamment en relation avec la réduction de l'effort de pêche. On a toutefois noté que d'un point de vue méthodologique, les méthodes utilisées pour les stocks plurispécifiques n'étaient pas facilement applicables à toutes les pêcheries méditerranéennes et que des évaluations monospécifiques pouvaient, dans certains cas, contribuer à l'évaluation de l'abondance dans des pêcheries plurispécifiques particulières.
62. La Commission a pris note des avis donnés par le CSC et a fait observer qu'ils étaient conformes à la recommandation GFCM/2002/1 concernant la gestion de certains stocks d'espèces démersales et de petits pélagiques, adoptée à la vingt-septième session de la CGPM. La Commission a confirmé la validité de cette recommandation à la lumière des évaluations qui lui ont été présentées lors de la session et a renouvelé son engagement de la mettre en uvre.
63. Le délégué du Maroc a souligné la nécessité d'examiner différentes méthodes de réduction de l'effort de pêche, compte tenu de la complexité des paramètres utilisés pour mesurer et contrôler l'effort de pêche, y compris puissance du moteur, temps passé en mer, réduction des flottilles, périodes et zones d'interdiction de pêche, etc. L'applicabilité concrète de ces mesures et mise en oeuvre progressive devrait également être examinée par le CSC.
64. La Commission a entériné la liste mise à jour des stocks partagés et des espèces prioritaires. Elle a souligné la haute importance qui devait être attachée aux travaux portant sur les points de référence biologiques.
65. La Commission a demandé au CSC de poursuivre et d'amplifier les études sur les indicateurs socioéconomiques en relation avec l'identification de points de référence pour l'évaluation des effets socioéconomiques des avis concernant la gestion des pêches. Elle a souligné l'importance des travaux concernant les Unités opérationnelles, qui méritaient une priorité élevée parmi les activités du CSC. Elle a pris note avec satisfaction de la proposition visant à réaliser des projets pilotes sur les unités opérationnelles avec l'appui des projets CopeMed et AdriaMed.
66. Le délégué de la Tunisie s'est référé aux interactions entre les activités de pêche et celles concernant l'aquaculture dans les zones côtières et a suggéré de relier, dans le Système d'informations et de statistiques de la CGPM, les données sur les pêches et les informations sur l'aquaculture du SIPAM, sur le modèle des activités initiées entre SIPAM et FIGIS. Le Secrétariat a fait savoir à la Commission que le projet MedFisis prévoyait une telle intégration, ainsi que la prise en compte d'autres sources de données.
67. Plusieurs délégations ont estimé que les avis émanant du Sous-Comité sur le milieu et les écosystèmes marins étaient trop ambitieux, notamment si l'on tient compte de la participation assez faible aux réunions de ce Sous-Comité.
68. L'observateur de l'UICN a informé la Commission des conclusions et recommandations pertinentes adoptées lors d'une réunion consacrée aux requins de la Méditerranée (Saint-Marin, octobre 2003), ainsi qu'au Congrès mondial de l'UICN sur les zones marines protégées (Durban, septembre 2003). La Commission a aussi noté que le Comité des animaux du CITES avait suggéré qu'un groupe conjoint de spécialistes de l'UICN et du CSC de la CGPM examine les progrès réalisés dans la mise en uvre du Plan d'action de la FAO sur les requins.
69. La Commission a réaffirmé la nécessité de renforcer la coopération opérationnelle entre le CSC et d'autres organismes internationaux s'occupant de l'environnement, notamment le PNUE et le projet SAP/BIO et elle a recommandé que le Secrétariat invite le PNUE et d'autres organismes associés (Convention de Barcelone et ACCOBAMS) à présenter leurs plans d'action et autres activités pertinentes lors de la prochaine session de la CGPM. Le Secrétariat a également été encouragé à poursuivre ses efforts de coopération avec ces organisations et, le cas échéant, à participer à leurs réunions afin d'assurer la liaison sur les questions revêtant un intérêt pour la CGPM.