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Le rôle des forêts dans l’atténuation des changements climatiques

Climate change and the forest sector – possible national and subnational legislation. K.L. Rosenbaum, D. Schoene et A. Mekouar. 2004. Étude FAO: Forêts no 144. Rome, FAO. ISBN 92-5-105200-X.

Les changements climatiques représentent pour la planète une menace redoutable. Les dernières découvertes scientifiques laissent entendre que les humains pourraient être sur le point de provoquer de profonds changements dans le climat du monde. Les enjeux économiques et écologiques sont énormes. Pour relever le défi il faudra déployer des efforts novateurs en matière scientifique, politique, juridique, de lutte contre la pollution et de gestion des forêts. Dans un monde idéal, des techniques scientifiques affinées guideraient la réforme des politiques et des lois. Mais dans le monde réel, il n’est pas toujours possible de prendre des décisions strictement rationnelles fondées sur les connaissances scientifiques.

Ce volume s’occupe de la formulation de lois internationales liées aux changements climatiques, ainsi que de questions dont les organes juridiques nationaux et sous-nationaux pourraient devoir tenir compte dans leurs efforts visant à atténuer les phénomènes climatiques et leurs effets sur les forêts. Il analyse les différentes conclusions auxquelles sont parvenues les Parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCCC) en matière de législation nationale afin de promouvoir le rôle des forêts dans les prises de position internationales vis-à-vis du changement climatique. Il note que l’activité législative nationale relative aux forêts et aux changements climatiques a été limitée jusqu’à présent, hormis quelques exceptions (Australie, Costa Rica et République dominicaine, par exemple).

Cette publication concise présente les aspects juridiques et institutionnels qui promeuvent l’atténuation des changements climatiques par le biais des forêts, y compris le boisement, le reboisement et la gestion forestière. Elle examine la mise en place éventuelle d’un système national de commandement et de contrôle, l’application de subventions visant à encourager l’utilisation des forêts comme puits et les possibilités d’intensifier le piégeage du carbone dans les forêts moyennant des mécanismes d’information (services de vulgarisation, et certification et recherche forestières). Les auteurs concluent qu’en mettant au point de manière définitive la majorité des lois sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (LULUCF), la neuvième Conférence des Parties a clarifié le rôle que jouent les forêts dans le piégeage du carbone, ce qui devrait aider les Parties souhaitant adopter des lois en la matière. Les pays devraient maintenant s’attaquer à la question de savoir s’il faut et de quelle façon encourager et intégrer l’utilisation des forêts comme puits de carbone dans les régimes juridiques nationaux.


Promouvoir les avantages des champignons sauvages comestibles

Wild edible fungi – a global overview of their use and importance to people. E. Boa. 2004. Non-Wood Forest Products No. 17. Rome, FAO. ISBN 92-5-105157-7.

Au niveau international, une attention soutenue est accordée à la façon dont les forêts et les produits forestiers peuvent contribuer à réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire. La FAO participe à la réalisation de cet objectif en promouvant la valorisation et l’utilisation durable de produits forestiers non ligneux qui assurent des revenus et garantissent la sécurité alimentaire et la conservation de la biodiversité.

Les champignons forment un important groupe de produits forestiers non ligneux et sont une source d’aliments et de revenu pour plus de 80 pays. Beaucoup d’informations sont disponibles sur leur utilisation et bienfaits, mais l’accent a porté jusqu’ici en premier lieu sur les espèces cultivées; les données sur les champignons sauvages comestibles sont encore rares.

Les champignons sauvages comprennent différentes espèces dont les truffes (Tuber spp.), les chanterelles (Cantharellus spp.) et Termitomyces spp., qui ne poussent qu’en association avec les termites. Certaines espèces revêtent une importance économique du point de vue de l’exportation, mais leur consommation à des fins de subsistance dans les pays en développement est encore plus importante car elles contribuent, par exemple, au régime alimentaire des populations d’Afrique centrale et australe pendant les périodes de disette.

L’ouvrage documente et analyse le rôle des champignons sauvages comestibles dans la sécurité alimentaire, notamment dans les pays en développement. Il rassemble en un seul volume des informations sur leurs utilisations et perspectives de développement, et couvre des domaines comme la biologie, l’écologie, les méthodes de collecte, les avantages socioéconomiques et le commerce de ces champignons. Il oriente aussi les lecteurs vers des sources d’information utiles et spécialisées.

Cette publication vise à attirer l’attention des techniciens forestiers, des nutritionnistes, des planificateurs des ressources naturelles et des décideurs sur le rapport entre les champignons sauvages comestibles d’une part, et, d’autre part, la sécurité alimentaire et la gestion durable des forêts qui, quant à elles, contribuent à promouvoir l’utilisation durable des champignons dans le développement économique et la réduction de la pauvreté.

La publication est également disponible en ligne: www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/007/Y5489E/Y5489E00.HTM


Synthèse des actes du XIIe Congrès forestier mondial

Congress Proceedings – Synthesis. XIIe congrès forestier mondial, Québec, Canada, 21-28 septembre 2003. 2004. Rome, FAO. ISBN 92-5-105161-5.

Organisé tous les six ans sous l’égide de la FAO, le Congrès forestier mondial est l’événement forestier le plus important du monde. Le douzième congrès s’est tenu du 21 au 28 septembre 2004 à Québec, Canada, et avait pour thème «La forêt, source de vie». Y ont assisté quelque 4 000 participants venus de 137 pays, représentant des gouvernements, des établissements d’enseignement, des institutions de recherche, des organisations non gouvernementales et le secteur privé.

Le texte intégral des mémoires sollicités et des mémoires volontaires de haut niveau, ainsi que les résumés de la plupart des autres mémoires volontaires, a été imprimé par le Secrétariat du Congrès en trois volumes mis à la disposition des participants au Congrès. Cependant, le quatrième et principal volume contenant les résultats du Congrès a paru initialement sur CD-ROM seulement. La FAO a imprimé cette synthèse des actes pour diffuser plus largement ses principaux éléments. Disponible en anglais, français et espagnol, ce volume contient l’introduction, le programme, les conclusions et recommandations, ainsi que l’énoncé final du congrès, de même que les discours des cérémonies d’ouverture et de clôture.

Le volume de synthèse, ainsi que le CD-ROM contenant l’ensemble des actes, est disponible sur demande auprès du spécialiste des publications et des communications de la FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie (Courriel: forestry-information@fao.org). La version intégrale de tous les mémoires soumis au Congrès (volontaires et sollicités) est en ligne à l’adresse suivante: www.fao.org/forestry/site/5388/en


Atlas de la biodiversité forestière en Afrique occidentale

Biodiversity of West African forests: an ecological atlas of woody plant species. L. Poorter, F. Bongers, F., F.N. Kouamé et W.D. Hawthorne, éds. 2004. Wallingford, Royaume-Uni, CABI Publishing. ISBN 0-85199-734-1.

S’étendant du Togo au Sénégal, les forêts d’Afrique occidentale sont parmi les plus riches du monde en biodiversité, mais elles sont actuellement menacées de déboisement et de dégradation en raison de leur exploitation illégale et de leur conversion à l’agriculture.

Pour gérer ces forêts de façon durable, il faut des informations de base sur le couvert forestier, les types de forêts, et la répartition et l’écologie des espèces végétales. Le projet de recherche ECOSYN, appuyé par la Communauté européenne et auquel participe un groupe international de chercheurs, a pour objectif de rassembler des informations sur les forêts d’Afrique occidentale et leur diversité biologique. Le présent ouvrage est l’un des résultats de ce projet.

La première partie contient un aperçu du déboisement dans la région et des changements survenus dans les limites de la savane au fil du temps et une classification régionale des types de forêts. D’autres chapitres portent sur la biodiversité de la région, notamment sur les espèces rares et endémiques. La deuxième partie fournit des aperçus écologiques des principales essences ligneuses et productrices de bois d’œuvre de la région, chacune accompagnée d’une description d’une page, y compris une photo en couleur et une carte de sa répartition. Des détails sont donnés pour 280 espèces rares et endémiques ainsi que pour 56 essences forestières commerciales. Une liste de toutes les 2 800 essences présentes dans la région est également fournie et celles qui sont rares et/ou endémiques sont indiquées. La troisième partie comprend une liste exhaustive de publications sur les forêts et les essences forestières d’Afrique occidentale. Dans les appendices on trouvera des cartes montrant les types de forêts, les centres de diversité biologique et les réserves forestières.

L’ouvrage offre des informations précieuses de façon concise mais approfondie. C’est un excellent atlas écologique pour la région qui répondra aux besoins des chercheurs œuvrant dans les domaines de la forêt, de la biodiversité, de l’écologie des plantes et de la conservation.

Approches et méthodes de gestion des forêts d’Afrique australe

Policies and governance structures in woodlands of southern Africa. G. Kowero, B.M. Campbell et U.R. Sumaila, éds. 2003. Bogor, Indonésie, Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR). ISBN 979-3361-22-0.

Les forêts d’Afrique australe renferment certains des troupeaux d’animaux sauvages les plus nombreux du monde, alimentent une importante industrie de l’élevage, jouent un rôle pivot dans le fonctionnement hydrologique de la région et offrent des moyens de subsistance à des millions d’individus grâce à l’agriculture, aux produits forestiers et à d’autres services. En raison de la demande accrue de terres à destiner à l’agriculture, au développement de l’élevage et des infrastructures et aux ressources forestières pour la production d’énergie, de matériel de construction et d’autres biens, les pays d’Afrique australe doivent résoudre le problème ardu de savoir comment gérer et conserver leurs ressources forestières dans le cadre général du développement rural. Les gouvernements centraux s’efforcent de façon croissante de transférer la propriété et la gestion des forêts naturelles aux communautés locales. Toutefois, la prise en charge de la gestion de ces forêts par les communautés soulève de nombreuses difficultés.

L’ouvrage présente des résultats tirés de la recherche qui peuvent orienter la planification et la gestion durable des forêts d’Afrique australe. La première partie de la publication résume les expériences faites en matière de gestion communautaire des forêts. Elle fournit des études de cas sur différents accords institutionnels locaux relatifs à la gestion forestière et étudie leur évolution, les facteurs influençant le changement et ceux qui assurent le succès de la gestion des ressources naturelles, ainsi que la question des conflits. La deuxième partie passe en revue les politiques sectorielles s’appliquant à l’utilisation des terres, à l’agriculture et aux forêts et note comment leur évolution est à la base des nouveaux faits survenus dans le secteur forestier. Elle étudie aussi les questions de parité et le rôle des deux sexes dans l’utilisation des terres boisées, et cherche à identifier les impacts différents que les politiques qui régissent le développement économique ont sur les hommes et les femmes au niveau local. La troisième partie analyse les effets potentiels de certains instruments sectoriels et macroéconomiques choisis sur les moyens de subsistance des ruraux et sur l’état de la forêt.

La publication est également disponible en ligne:

www.cifor.cgiar.org/publications


L’histoire de l’Organisation internationale des bois tropicaux

Changing landscapes – the development of the International Tropical Timber Organization and its influence on tropical forest management. D. Poore. 2003. Londres, Royaume-Uni, ITTO/Earthscan Publications. 1-85383-991-4.

Le présent ouvrage examine l’évolution des politiques relatives aux forêts tropicales à travers l’histoire de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Ce faisant, il fournit aussi un résumé valable du débat international sur les forêts au cours des 20 dernières années et prédit les tendances futures.

Le livre débute par un intéressant examen historique. «La montée et la chute des forêts», qui documente les changements survenus dans les forêts et le couvert forestier au fil du temps, changements causés par des influences naturelles aussi bien que par des facteurs extérieurs. Il décrit ensuite comment le grand public et les responsables des politiques prennent conscience de façon croissante de l’importance de conserver et de gérer tous les types de forêts de façon rationnelle. Le reste du livre est consacré pour l’essentiel à l’établissement, au développement et aux réalisations de l’OIBT.

Au moment de son institution en 1983, le principal objectif de l’OIBT était de fournir aux pays membres producteurs et consommateurs une instance de consultation sur tous les domaines liés au commerce des bois tropicaux. D’après l’auteur, les objectifs de l’OIBT étaient étayés par la conviction que les forêts tropicales ne continueraient à exister que si elles étaient utilisées rationnellement à des fins économiques, la plus importante étant la production de bois et qu’il était techniquement et politiquement possible de gérer les forêts tropicales en vue de la production durable de bois d’œuvre tout en préservant leurs fonctions de production, de protection et sociales.

Le premier Accord international sur les bois tropicaux (ITTA), adopté en 1983, est entré en vigueur en 1985. L’auteur note que les trois principaux éléments moteurs de son adoption et de sa ratification étaient le désir des pays producteurs de bois tropicaux d’accroître au maximum la contribution des forêts au développement national; le souhait des pays importateurs de garantir l’approvisionnement en bois tropicaux; et la conviction que les avantages procurés par le commerce du bois entraîneraient la conservation et la gestion améliorées des forêts tropicales.

Le deuxième accord international sur les bois tropicaux, adopté en 1994, est entré en vigueur en janvier 1997. A cette époque-là, les statistiques du commerce de l’OIBT couvraient désormais la totalité du commerce mondial du bois et non seulement celui des bois tropicaux. D’autres aspects comme la transparence dans le commerce international du bois, l’évaluation et le suivi des progrès vers la gestion durable des forêts et la gestion des forêts tropicales secondaires sont devenus, pour l’OIBT, des questions de fond. Le troisième accord est actuellement en voie de négociation.

Le volume décrit aussi en détail l’évolution de l’«Objectif an 2000», énoncé initialement dans le préambule de l’Accord de 1994 et au titre duquel toutes les exportations de produits tirés des bois tropicaux par les pays membres devaient provenir de forêts gérées rationnellement d’ici 2000. Au fil des ans, le concept s’est étendu pour inclure la gestion durable de toutes les forêts tropicales des pays membres, et non seulement celles produisant du bois pour l’exportation.

Le dernier chapitre, «Paysages changeants, perspectives futures», exprime le point de vue de l’auteur concernant l’évolution escomptée et souhaitable de l’OIBT et, d’une manière plus générale, la bonne gestion et l’utilisation judicieuse des forêts du monde.

Cet ouvrage, fruit d’une recherche approfondie et intuitive, servira aux forestiers et aux décideurs aussi bien qu’à tous ceux qui s’intéressent aux forêts tropicales et au débat international sur les forêts en général.

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