DEVELOPPEMENT
Parallèlement aux actions de recherches sur la productivité du bétail trypanotolérant et la trypanotolérance qui se sont développées au cours de ces dix dernières années, des changements importants sont intervenus au niveau des unités de multiplication et des projets de développement du bétail trypanotolérant. Quelques opérations ont été arrêtées; la plupart poursuivent et développent leurs activités; enfin, un grand nombre de nouveaux projets ont été implantés.
Toutefois, ce qui est important, nouveau et caractérise le mieux cette période ce sont les efforts réalisés tant par les différents gouvernements concernés que par les bailleurs de fonds pour planifier et coordonner leurs actions dans ce domaine. C'est pourquoi, avant de passer en revue les résultats des unités de multiplication et des projets de développement un paragraphe sera consacré aux activités de planification et de coordination.
Un effort considérable de planification et de coordination des activités de développement de l'élevage du bétail trypanotolérant a été entrepris au cours de ces dernières années. La quasi-totalité des pays étudiés ont élaboré avec leurs moyens propres ou avec l'assistance de missions extérieures, une stratégie nationale du développement de leur élevage de bétail trypanotolérant ou ont au minimum identifié un certain nombre d'actions prioritaires dans ce domaine. De plus, des structures de concertation et de coordination se sont développées et/ou sont devenues fonctionnelles au cours de cette dernière décennie.
Le tableau 3.1. présente par pays l'étude ou les études de synthèse les plus récentes réalisées pour planifier ou promouvoir l'élevage au niveau national.
Ces documents datent pour la plupart de moins de cinq ans et sont donc encore d'actualité. Ils ont tous, malgré leurs origines fort diverses, un point commun qui est de présenter un certain nombre de fiches de projets bien identifiés et jugés prioritaires par les gouvernements concernés. Il existe donc actuellement une masse importante de documents qui permettent de mieux cerner le contexte dans lequel s'inscrit ou va s'inscrire une action de développement. Ceci est un phénomène nouveau et récent qui méritait d'être souligné.
De plus, comme le montre bien le tableau 3.1., la plupart des bailleurs de fonds potentiels et des agences d'exécution ont été associés à l'élaboration de ces stratégies de développement et à l'identification ou à la formulation des nouveaux projets. Cela devrait faciliter la recherche des financements et la coordination régionale.
Tableau 3.1 Etudes de synthèse les plus récentes pour le développement de l'élevage du bétail trypanotolérant
| PAYS | TITRE DES ETUDES DE SYNTNESE | ORGANISME RESPONSABLE | REFERENCE BIBLIOGRAPNIQUE |
| SENEGAL | Etude sectorielle de l'élevage au Sénégal (situation et perspectives) | B.M/FAO/gouvernement | D.S.P.A, 1982 |
| Dévelopment of the Gambia River Basin. Preinvestment action plan | PNUD | UNDP, 1982 | |
| GAMBIE | Mission PICDL/PIDSV (2) | FAO | FAO, 1980 |
| Development of the Gambia River Basin. Preinvestment action plan | PNUD | UNDP, 1982 | |
| GUINEE BISSAU | Mission PICDL/PIDSV (2) | FAO | FAO, 1985 |
| Etude sectorielle de l'élevage | B.M. | Tacher, 1985 | |
| GUINEE | Mission PAG(3) dans les pays de la Mamo River Union | FAO | FAO, 1983 |
| Projet de développement de l'élevage. Etude de faisabilité | B.M. | B.D.P.S, 1985 | |
| SIENRA LEONE | Livestock development study | FED | Hunting, 1979 |
| Mission PAG (3) dans les pays de la Mano River Union | FAO | FAO, 1983 | |
| LIBERIA | Mission PICDL/PIDSV (2) | FAO | FAO 1979 |
| Mission PAG (3) dans les pays de la Mano River Union | FAO | FAO 1983 | |
| Etude des possibilités d'augementation de la production de protéines animales | FED | FED (en préparation) | |
| MALI | Mission PICDL/PIDSV (2) | FAO | FAO, 1977 |
| Rapport sur la situation de l'élevage au Mali | gouvernement | D.N.E, 1984 | |
| BURKINAFASO | L'élevage au Burkina Faso (4 tones) | FAO | FAO, 1985 |
| COTE D'IVOIRE | Stratégie et plan d'action pour le développement de l'élevage (synthèse + 11 documents annexes) | FAO/ gouvernement | FAO, 1986 |
| GHANA | Mission PAG (3) | FAO | FAO, 1985 |
| TOGO | Mission PAG (3) | FAO | FAO, 1981 |
| BENIN | Mission PAG (3) | FAO | FAO, 1981 |
| Séminaire national sur la production animale | gouvernement | MFEEP, 1982 | |
| Mission PICDL/PIDST (2) | FAO | FAO, 1984 | |
| NIGERIA | A Livestock production plan for Nigeria | B.M./ gouvernement | F.N.A, 1981 |
| CAMEROUN | Autosuffisance alimentaire. Livre d'or. Comice agro-pastoral de Bamenda | gouvernement | Cameroun, 1984 |
| Mission PICDL/PIDSV (2) | FAO | FAO, 1988 | |
| Etudes préparatoires pour un projet d'élevage | B.M./PNUD/ gouvernement | en cours d' exécution | |
| REPUBLIQUE | Etude de faisabilité du projet de sauvegarde des bovins trypanotolérants | BDEAC/gouvernt. | BDPA, 1984 |
| CENTRAFRICAINE | Préparation du second projet de développement de l'élevage | B.M/gouvernt. | BDPA, 1985 |
| GABON | ldentification des besoins du service de l'élevage | FAO | FAO, 1985 |
| Vèmeplan 1984–1988. Objectifs. Stratégie. Coût. | gouvernement | Gabon, 1985 | |
| CONGO | Mission PAG (3) | FAO | FAO, 1982 |
| ZAIRE | |||
| GUINEE EQUATORIALE | Mission PICDl/PIDSV(2) | FAO | FAO, 1983 |
Note: (1) Voir bibliographie spécifique par pays
Source: Partie 2. Etudes par pays.
Pour sa part, la FAO a fait d'importants efforts dans ce domaine puisque 15 des 19 pays étudiés ont bénéficié de missions d'appui soit dans le cadre du programme international de coordination du développement laitier (PICDL) et du programme international de développement du secteur des viandes (PIDSV) soit dans le cadre du programme de lutte contre la trypanosomiase animale africaine et de mise en valeur des zones concernées.
En 1974, la conférence mondiale de l'Alimentation a demandé à la FAO d'entreprendre un programme à long terme de lutte contre la trypanosomiase animale africaine (TAA). Une phase préparatoire de 5 ans a débuté dès 1975. Au cours de celle-ci la FAO et les différents organismes de financement impliqués dans ce programme ont mis l'accent sur la formation des cadres nationaux supérieurs et moyens, le renforcement des recherches sur la maladie, ses vecteurs, son traitement et sur le bétail trypanotolérant. Plusieurs réunions de groupes d'experts et plusieurs missions de consultation se sont penchées sur la TAA dans tous ses aspects y compris les problèmes de socio-économie dans un contexte de développement rural intégré ainsi que les problèmes de protection de l'environnement.
Le programme proprement dit de lutte contre la TAA et de mise en valeur des zones concernées a été lancé en 1979 et un organe directeur appelé la Commission de la TAA a été créé. Cette Commission dont font partie la plupart des pays infestés de glossines et les principaux pays bailleurs de fonds se réunit tous les deux ans et sa quatrième session s'est tenue à Ouagadougou en Novembre 1986. Elle a pour rôle d'orienter et de coordonner toutes les actions entreprises dans les différents domaines relevant de ce programme.
Au cours de ses deux dernières sessions la Commission avait tout particulièrement insisté sur la nécessité de créer en Afrique cinq unités sous-régionales d'appui au développement des zones infestées ou récemment assainies. Consécutivement à ces recommandations, le gouvernement italien a apporté son assistance à la FAO pour créer la première unité sous-régionale en Afrique de l'Ouest. Celle-ci est basée à Ouagadougou depuis novembre 1983 et concerne directement sept pays de la sous-région qui sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et le Togo. Actuellement les autres unités ne sont pas encore constituées. Parallèlement à la création de cette première Unité sous-régionale et avec également l'assistance du gouvernement italien, la FAO a lancé un programme régional plus spécifique visant à l'amélioration, la multiplication et la conservation du bétail trypanotolérant en Afrique de l'Ouest. Ce projet intéresse directement les pays suivants : Gambie, Sénégal, Guinée Bissau, Guinée, Sierra Leone, Liberia, Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso, Ghana, Togo et Bénin. Il assure toutefois une liaison étroite avec le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, le Congo, la République Centrafricaine et le Zaïre qui possèdent un bétail trypanotolérant plus ou moins important ainsi qu'avec les autres pays infestés par la tsétsé qui sont intéressés par l'élevage de bétail trypanotolérant.
Les objectifs de ce projet portant sur le bétail trypanotolérant peuvent être résumés comme suit:
- fournir aux gouvernements des pays intéressés des informations sur les caractéristiques, la disponibilité, le coût et l'état de santé du bétail trypanotolérant;
- aider les gouvernements à formuler des projets de développement basée sur l'utilisation du bétail trypanotolérant et à trouver les financements nécessaires;
- apporter une assistance technique aux projets en coure;
- faciliter l'échange entre les pays de reproducteurs, de matériel génétique (sperme et embryons) et de spécimens biologiques;
- évaluer les besoins en formation au niveau national et promouvoir les formations nécessaires;
- étudier, proposer et encourager des mesures de sauvegarde pour les races trypanotolérantes en danger d'extinction et/ou d'absorption.
Pour atteindre les objectifs qui lui sont assignés le projet coopère étroitement avec:
- les centres internationaux et nationaux exécutant des recherches sur la trypanotolérance;
- les projets nationaux de sélection et de multiplication du bétail trypanotolérant;
- les projets de développement basés sur l'utilisation du bétail trypanotolérant y compris ceux s'occupant de la traction animale.
C'est dans le cadre de ce projet régional de la FAO qu'une enquête détaillée a été réalisée dans les 19 pays d'Afrique occidentale et centrale couverts par le projet pour étudier les échanges commerciaux et évaluer l'offre et la demande en reproducteurs trypanotolérants dans chaque pays cette étude vient d'être publiée par la FAO (SHAW et HOSTE, 1987). Ce sont également les informations recueillies au cours de ces missions de terrain complétées par d'autres sources qui ont permis à la FAO et au CIPEA de préparer ce 3ème volume de l'étude sur le bétail trypanotolérant d'Afrique Occidentale et Centrale. Enfin, en collaboration avec le CIPEA, le LIRMA et le CTA (Centre technique de coopération agricole et rurale) le projet régional de la FAO prépare un film d'information sur l'élevage du bétail trypanotolérant et la trypanotolérance.
En vue de faciliter la coordination des activités dans ces zones et le travail des deux projets régionaux ceux-ci ont, avec l'appui de la Commission, demandé à chaque pays concerné de nommer un comité national inter-ministériel et pluridisciplinaire de lutte contre la TAA et de mise en valeur des zones infestées ou récemment assainies et de nommer un officier de liaison avec le programme. Ce responsable national a la charge de centraliser les informations sur toutes les activités nationales de lutte contre la TAA et est donc l'interlocuteur privilégié de tout intervenant extérieur voulant travailler dans ce domaine. Un outil remarquable est donc en place dans la plupart des pays et mériterait peut être d'être mieux ou plus utilisé.
Parallèlement à ces efforts nationaux de définition d'une stratégie d'identification de projets et de coordination, auxquels ont le plus souvent été associés les bailleurs de fonds, ces derniers ont également tendance à se concerter et l'organisation de plus en plus fréquente de “tables rondes” entre gouvernements et bailleurs de fonds traduit bien ce souci d'efficacité qui anime actuellement toutes les parties intéressées.
Toutes ces actions de planification et de coordination mises en place au cours de ces dernières années illustrent bien la priorité qui est accordée au développement de l'élevage dans les zones infestées de glossines. Elles autorisent un certain optimisme pour l'avenir puisque l'on peut considérer que leur existence ne s'est pas encore traduite ou commence seulement à se traduire concrètement sur le terrain, ce que révèlent les deux paragraphes suivants.
Ne sont prises en considération dans ce paragraphe que les structures dont l'objectif premier est la multiplication d'un cheptel trypanotolérant en vue de produire des reproducteurs améliorés, des animaux pour la traction animale (dans le cas des bovins) ou de la viande et dont la taille est relativement importante (plus de 500 têtes en général). De plus, seules les structures nouvelles ou celles dont les effectifs ont changé de façon significative sont mentionnées. En conséquence sont exclus de ce qui suit les troupeaux dont les effectifs peuvent être considérés comme stationnaires au cours de la période étudiée. Pour avoir une vision globale de la situation des unités de multiplication il faut donc combiner les informations contenues dans les tomes 1 et 2 avec celles présentées ci-après.
Ce paragraphe est divisé en trois parties. Il traite successivement des programmes bovins et des programmes petits ruminants puis discute des programmes de contrôle des performances, préalable indispensable à la réussite des opérations d'amélioration et de multiplication tant des bovins que des ovins-caprins.
Le tableau 3.2 présente les troupeaux de multiplication de bovins trypanotolérants en expension ou nouvellement créés. Douze pays ont donc redynamisé, développé ou créé des unités de multiplication de bovins trypanotolérants au cours des dix dernières années.
Tableau 3.2. Les troupeaux de multiplication de bovins trypanotolérants en expension ou nouvellement créés
| PAYS | NON DE LA STRUCTURE | DATE CREATION | RACKSET EFFECTIFS | OBJECTIFS/REMARQUES | AIDE EXTERIEURE | ||
| GUINEE | Centre de sélection et de multiplication du N'dama | 1979 | N'dama: 300 têtes en 1985 | - | centre de sélection et de multiplicationa | ||
| - | difficaltés dans la comestitution des troupeaux du centre | PNUD/FAO | |||||
| - | 2ème phase prévue et 1986 orlentée vers le milieu paysan | ||||||
| MALI | Opération N'dama Yamfolila (ONDY) Ranch de Madina Diassa | 1974 | N dama 984 têtes en 1977et 1800 en 1985 | - | fin du financement FED prévue en 1987 | FED | |
| COTE D' IVOIRE | Ranch de la Marahomé | 1975 | N'dama: 3000 têtes en 1977 et 12000 têtes en1985 | - | sélection et multiplication du N'dama | FED | |
| Projets bovins | |||||||
| Industriels | |||||||
| +Noroningue | 1979 | 330 N'dama + 394 | - | croisement N'dama × Abondance | |||
| 1980 | N'damance en 1984 | ||||||
| +Panya | 1977 | 282 N'dama, 394 sébus | - | croisement sébu × N'dama | |||
| 1980 | 1554 métis en 1984 | ||||||
| +Badikaha (troupeau) | 1980 | 1300 tamrine en 1985 | - | production de viande | |||
| GHANA | Wulugu Livestock company | 1980 | 700 WAS en 1985 | - | Multiplication et production de boeufs de culture attelée | Bank of Ghana | |
| TOGO | Ranch de l'Adélé | 1979 | Somba et N'dama 2740 têtes en 1984 | - | absorption du Somba par le N'dama pour la production de boeufs de culture attelée.capacité 60000 ha, 15600 OBT | FED | |
| BENIN | Station de N'Bétécomcou | 1972 | Borgon : 110 têtes 1977, 1660 têtes 1986 | - | sélection et multiplication du Borgou | PNUD/FAO 1975, BAD depuis 1978 | |
| Station de Samiondji | 1975 | Lagume 100 têtes 1977, S00 têtes 1986 | - | sélection et multiplication du Lagune | |||
| NIGERIA | Ranches d'Etat (m=25) | l'dama (1985) 11300 têtes. | - | importation de 5000 N'dama en provenance de Gambie au cours des ailées 1980 | |||
| Ranches privés (m=625) | WAS + N'dama (1985) 106000 têtes | ||||||
| CAMEROUN | SOCAPLM (Société Cameroumaise des Palmeraies) | 1979 | N'dama 350 têtes en 1979,950 têtes en 1985 | - | importation de 350 têtes en provenance du Zaïre | ||
| REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE | Station de Bambari | Baoulé 63 têtes 1977 200 têtes 1985 | - | regroupement des Baoulé dans une seule station | BM | ||
| N'dama | - | 1100 N'dama importés au cours des années 1980 | |||||
| GABON | Ranch d'Okouma | 850(1978)1600 (1985) | |||||
| Ranch de la Nyanga | 35(1978) 6300 (1985) | - | objectif de 30000 têtes en 1992 | ||||
| Raneh de la Lekabi | 1980 | 3370 têtes (1985) | - | objectif de 12000 têtes en 1992 | |||
| Ranch de la Ngounie | 1980 | 1080 têtes (1985) | - | objectif 5000 têtes en 1992 plus 3500 têtes en moyaux villageois | |||
| N'dama | - | importation de 3000 têtes en provenance do Zaïre entre 1975 et 1982 | |||||
| CONGO | Ranch de Louils | 2700(1977)5700(1985) | - | objectif de 5000 têtes | FED 1978à1982 | ||
| Ranch de Louboulon | 2750(1977)3540(1985) | - | objectif de 5000 têtes | ||||
| Ranch de Dihessé | 3500(1977)13000(1985) | - | objectif de 15000 têtes | BM/France Jusqu'en 1978 | |||
| ZAIRE | Ranch de Nushie | 1977 | 177000 têtes et 1984 , | - | objectif 23500 têtes;ranches privés | ||
| Ranch de la Kalombi | 1400(1977)4000(1984) | - | objectif 4000 têtes;ranches privés | ||||
| Ranch de la Lombo | 9000(1977)15000(1984) | - | objectif 45400 têtes;ranches privés | ||||
Source: Partie 2. Etudes par pays.
Très approximativement, on peut estimer qu'environ 120.000 têtes supplémentaires sont nées ou ont été introduites dans ce système d'élevage au cours de la période étudiée.
De la même façon que pour les programmes bovins sont exclus les petits troupeaux expérimentaux des universités et centres de recherches et les troupeaux dont les effectifs sont restés plus ou moins stationnaires au cours de la période étudiée. Ces restrictions mettent en évidence le peu d'efforts qui ont été consacrés aux unités de multiplication des petits ruminants au cours de la période étudiée. En effet, seuls quatre pays peuvent être considérés comme ayant innové de façon significative dans ce domaine: la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Congo. Les actions entreprises par ces pays sont présentées ci-après.
| Côte d'Ivoire : | C'est très certainement le pays qui a consacré le plus d'efforts à l'élevage ovin au cours de ces dernières années et les résultats obtenus sont spectaculaires. Il faut citer notamment, la création en 1976 avec l'assistance du FED et du FAC, du Centre National Ovin (CNO) de Béoumi qui possède en 1986 3400 ovins dont 1600 mères et l'élevage SODEPALM de Toumoudi qui comprend plus de 5300 têtes. Ces actions s'inscrivent dans le cadre d'un programme national de sélection ovine (PNSO) présenté dans le tableau 3.4. |
| Ghana: | Deux unités de multiplication se sont développées dans ce pays: la ferme d'Ejura qui possédait en 1983 880 ovins et 140 caprins dans le cadre d'un projet de développement de la production de moutons et chèvres et la plantation de palmiers à huile de Juaso qui gère un troupeau estimé à 320 ovins en 1983. |
| Togo: | Avec l'assistance du FAC français le Togo a créé un centre de multiplication, sélection et diffusion en milieu traditionnel d'ovins Djallonké. Cette station de Kolokopé possède environ 2000 ovins en 1986. |
| Congo: | Ce n'est qu'assez récemment que la République Populaire du Congo a décidé de mettre l'accent sur l'élevage des petits ruminants. Avec l'assistance de la FAO, le gouvernement a mis en place un centre d'appui technique à l'élevage des petits ruminants. Les phases 1 et 2 ont couvert la période 1982–1987. Toujours avec la même assistance technique, un centre d'élevage ovin vient d'être créé à Inoni-Falaise. |
Une nouvelle fois il faut attirer l'attention sur la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour améliorer et multiplier les petits ruminants et sur le fait que le vocable “petits ruminants” utilisé ne concerne généralement que les ovins. L'élevage caprin est un secteur important de production de protéines animales qui est encore actuellement négligé.
Il peut paraître a priori surprenant de discuter sur le même plan les programmes bovins, les programmes petits ruminants et les programmes de contrôle des performances. La mise en place de systèmes de contrôle des performances conditionne cependant directement les résultats des unités de multiplication. Et si une place aussi importante leur est accordée dans ce chapitre, c'est parce que, il faut bien l'avouer, ils ont jusqu'à maintenant été le plus souvent négligés.
Les centres ou unités de multiplication ont ou devraient avoir comme objectif de produire des reproducteurs améliorés ou au minimum d'augmenter la productivité de leurs animaux. Pour ce faire il est indispensable de mettre en place un système de contrôle des performances qui soit simple et adapté à chaque situation et qui permette au responsable de prendre les décisions de gestion qui s'imposent. Or, dans la plupart des unités existantes et même parmi celles qui ont été nouvellement créées, de tels systèmes n'existent pas ou leur implantation n'est pas jugée prioritaire.
Sans exagération on peut admettre que dans la grande majorité des cas, si les résultats zootechniques observés ne sont pas aussi bons que ceux que l'on pouvait attendre, cela est dû à l'absence d'un suivi zootechnique rigoureux et précis. Pourtant, avec l'avènement de l'informatique, la tâche de l'éleveur et du sélectionneur a été grandement facilitée notamment au niveau du traitement et de l'interprétation des résultats enregistrés sur le terrain.
Selon les informations disponibles le premier programme conçu et mis en place à grande échelle date du début des années 1970 et a été appliqué au Botswana (Mc NAMARA et al., 1974). Il a été utilisé dans le cadre d'un programme de sélection de bovins à viande et a permis le suivi de plus de 5.000 bovins répartis dan6 16 ranches gouvernementaux et plus de 10.000 bovins dans les fermes et stations associées au programme. Ce système a ensuite été utilisé au Swaziland puis implanté au Kenya sous le titre de “Kenya Beef Recording System” (KBRS) par le CIPEA (ILCA, 1977).
Parallèlement, en Côte d'Ivoire, un système informatisé de suivi individuel dans des élevages traditionnels a été mis au point par des chercheurs de l'IEMVT (POIVEY et al., 1978 et 1981). Un tel système, basé sur le principe de listes-échanges et donc d'un dialogue permanent entre les éleveurs (par le biais des encadreurs) et la cellule de calcul, a permis en 1980 de suivre 8.000 têtes réparties dans 64 parcs villageois. Simultanément, un second programme pour le contrôle des performances pondérales dans les unités d'élevage et d'embouche bovines a été mis au point et a permis de suivre et de tester en 1980 plus d'un millier de taurillons dans des centres d'expérimentation et de sélection implantés en milieu villageois. Une autre équipe de l'IEMVT a également élaboré et est actuellement en train de tester au Mali un programme informatisé de suivi dans un système de ranching (PLANCHENAULT, 1985).
Tous ces systèmes de suivi et de contrôle des performances ont cependant le gros inconvénient de la séparation physique entre le lieu d'enregistrement des résultats (village, ranch, etc.) et le lieu de traitement de ceux-ci. Cela est dû aux contraintes liées à l'informatique “lourde” (climatisation, volume et coût de l'appareillage, programmes demandant une grande capacité de mémoire, etc.). Cela occasionne dans tous les cas des délais (parfois inacceptables) entre le recueil des données et le retour des résultats à l'éleveur pour la prise de décisions. Cet obstacle majeur a pu être levé grâce à l'apparition de micro-ordinateurs relativement peu onéreux et à grande capacité de mémoire.
C'est cette opportunité que le CIPEA a saisi en élaborant en 1985/1966 le progiciel “IDEAS” (ILCA Data Entry and Analysis System/Système CIPEA d'enregistrement et d'analyse de données) (WISSOCQ et al., 1988). Ce progiciel répond à cinq objectifs principaux:
- Traiter tous les paramètres importants: reproduction, viabilité, croissance, production laitière, production de laine, traction, et les intégrer dans des index de productivité appropriés, pour les différentes espèces animales : bovins, ovins, caprins, camélidés, équidés (chevaux et ânes);
- Fournir des fichiers de base de données standardisés permettant des comparaisons régionales et des prises de décision au niveau national;
- Permettre l'enregistrement de données climatiques, nutritionnelles et de gestion qui mèneront à l'interprétation biologique des résultats statistiques;
- Permettre un accès immédiat à toute information sur un animal particulier;
- Permettre, au niveau d'une exploitation particulière, de mener les analyses jusqu'à un point où toutes les décisions logiques au niveau du troupeau peuvent être prises sans avoir recours à une grosse installation informatique.
Untel outil - s'il est largement diffusé - devrait permettre, au cours des années à venir, d'améliorer de façon sensible la gestion quotidienne et les résultats zootechniques et économiques des unités de multiplication. La conséquence immédiate sera un regain d'intérêt de la part des bailleurs de fonds pour de tels projets et une redynamisation de ce secteur de l'élevage.
C'est dans cette optique que depuis 1985 un cours annuel de formation est organisé conjointement par le CIPEA et la FAO sur la normalisation des données en production animale en Afrique et l'utilisation du progiciel “IDEAS”.
Afin de simplifier la présentation une première distinction est faite entre les projets “élevage” et les projets de développement rural intégré qui possèdent une composante élevage. Oh deuxième niveau de classification est fait au sein des projets “élevage” entre les projets généraux (au niveau national ou régional) et les projets spécifiques: santé animale, culture attelée et petits ruminants.
Quatre types de projets de développement de l'élevage sont présentés sous cette rubrique: les projets “généraux”, les projets “santé animale”, les projets “culture attelée” et les projets “petits ruminants”.
3.3.1.1. Les projets “généraux”
Le tableau 3.3 présente par pays les projets de développement de l'élevage qui couvrent plusieurs volets tels le renforcement des services nationaux, l'encadrement des éleveurs, l'aménagement pastoral etc… au niveau d'une province, d'un pays ou au niveau régional.
Certains de ces projets étaient déjà cités dans les tomes 1 et 2 et sont donc relativement anciens. Toutefois, si ils sont repris dans ce tableau c'est que, soit ils continuent de bénéficier d'une aide extérieure soit ils sont toujours actifs et continuent de jouer leur rôle. Enfin, et heureusement, de nouveaux projets ont vu le jour et sont donc incorporés dans cette liste.
3.3.1.2. Les projets “santé animale”
Au cours de ces dix dernières années on a assisté à une recrudescence du problème de la peste bovine et à la mise en place d'une nouvelle campagne panafricaine de lutte contre cette maladie par l'OUA/IBAR avec l'assistance de la CEE. Toutefois depuis quelques années, une série de mesures d'urgence ont été prises dans certains pays avec l'aide du programme de coopération technique de la FAO. Bien que non spécifiques à l'élevage du bétail trypanotolérant, ces projets intéressent et conditionnent directement son développement. Les pays qui ont bénéficié d'une telle assistance sont : Sénégal (1983 et 1985); Gambie (1981 et 1983); Sierra Leone (1984); Liberia (1983/1984); Mali (1983 et 1984); Burkina Faso (1984) Togo (1980); Nigeria (1986) et Zaïre (1986).
Un projet de lutte contre la péripneumonie bovine a également été financé par la FAO en 1986 en République Centrafricaine pour contrôler essentiellement le cheptel M'Bororo en provenance des pays limitrophes.
Tableau 3.3. Projets généraux de développement de l'élevage
| PAYS | NOM DE LA STRUCTURE | DATE CREATION | RACKS ET EFFECTIFS DU ZONES D'INTERVENTION | OBJECTIFS/REMARQUES | AIDS EXTERIEURE ET DOREE | |
| SENEGAL | - Amélioration de l'élevage et des pâturages dans leDépartement de Bakel | 1975 | 350.000 ha 40.000 bovins | - | encadrement des activités de l'élevage | USAID phase II 1985–1989 |
| - Projet de Développement de l'élevage au Sénégal Oriental (PDESO) | 1976 | 1.300.000 ha 132.000 bovins | - | amélioration des services de santé et encadrement | B.M/BADEA/Koweit phase II 85/89 | |
| GAMBIE | - Projet “production et développement du”Centre International sur la Trypanotolérance (ITC) | 1984 | territoire national suivi continu de 50.000 têtes N'dama | - | renforcement des services vétérinaires | prêt de la BAD remboursement sur 50 ans avec 10ans de grâce |
| - | diminution des mortalités de 50 p.100 | |||||
| - | réduction de l'intervalle entre vêlages à - de 24 mois | |||||
| - | améliorer les croissances annuelles de + de 50 kg | |||||
| GUINEE | - Projet de modernisation et de développeient du secteur de l'élevage | 1986 | territoire national | - | renforcement des services nationaux | B.M/FAC/CCCE/ BADEA 4 ans première phase |
| - | augmenter la production de viande de + 75 p.100 | |||||
| - | augmenter la production de lait de + 95 p.100 | |||||
| - | création d'un centre de formation et d'une unité de production de vaccins | |||||
| MALI | - Développement de l'élevage dans le sud Mali | 1978 | 100.000 ha | - | amélioration de la santé animale, commercialisation vulgarisation, etc (arrêt du projet) | FED (arrêt en 1985) |
| - Mali Livestock sector Project | 1982 | territoire national | - | renforcement du laboratoire vétérinaire et de la direction nationale de l'élevage | USAID-5 ans | |
| BURKINA FASO | -amélioration de l'élevage tra ditionnel dans la Comoé(ph.II) | 1982 | région des hauts bassins | - | aménagement pastoral | FED jusque 1985 |
| - aménagement de la zone pastorale de Sondré-est | 1981 | région de Sondré | - | aménagement pastoral | Pays-Bas | |
| jusque 1985 | ||||||
| - centre d'embouche et zone pastorale de Léo | 1980 | région de Léo | - | centre d'embouche et aménagement pastoral | Pays-Bas | |
| COTE D'IVOIRE | -SODEPRA nord (encadrement des éleveurs du nord)+ depuis 1984 opération encadrement des zébus dans le nord. | 1972 | 417700 bovins sédentaires | - | encadrement éleveurs | CCCE/FAC/GTZ/AGCD 3ème phase 1986–1990 |
| 1984 | 315100 bovinstranshumants. | - | aménagement pastoral | |||
| 38200 boeufs trait | ||||||
| 23800 bovins en ranch | ||||||
| - SODEPRA Centre | 1975/76 | 54250 bovins | - | encadrement éleveurs | PNUD/FAO jusque 1985 et BAD pour 4 ans depuis 1985 | |
| 29730 ovins | ||||||
| - Centre national d'Insémination artificielle | 1986 | territoire national | - | développement de l'IA chez les bovins et les ovins | Belgique pour 3ans | |
| BENIN | - Projet de développement de l' élevage dans le sud Borgou | sud de la province du borgou | - | amélioration de l'élevage traditionnel | FED | |
| - Projet de promotion de l' élevage de l'Atacora. | 1983 | province de l'Atacora | - | développement de l'élevage traditionnel | GTZ de 1983–1988 | |
| CAMEROUN | -Plan viande I et II | 1975/86 1980/85 | Provinces de l'Adamoua et du Nord-ouest | - | crédit aux éleveurs, création de ranches, abattoir, renforcement des services vétérinaires, mission d'éradication des glossines.etc… | B.M fin de la phase II en janvier 86 |
| - Etudes préparatoires pour un projet d'élevage | 1986/87 | territoire national | - | définition d'une stratégie du développement de l'élevage au niveau national. | B.M/PNUD pour 10 mois | |
| REPUBLIQUE CENTRAFRI-CAÏNE | -second plan de développement de l'élevage | 1986 | territoire national | - | renforcement des services nationaux | B.M/PNUD/FED pour 5 ans |
| - | encadrement des éleveurs M'bororo | |||||
| - | redynamisation de l'élevage des bovins trypanotolérants | |||||
| - | création d'un laboratoire vétérinaire | FAC | ||||
| GABON | - Développement agropastoral de la zone de Lebamba | 1980 | zone de Lebamba | - | étude des aspectssocio-économiques | PNUD durée 2 ans |
| - création de noyaux d'élevage | 1985 | autour des ranches OGAPROV/AGROGABON | - | noyaux provenant de OGAPROV et AGROGABON | ||
| CONGO | - Développement de l'élevage dans le district de Boundji | 1986 | district de Boundji | - | fourniture de matériel équipement et assistance technique. | FAO |
Source: Partie 2. Etudes par pays.
Parallèlement à ces actions purement sanitaires un certain nombre de projets de renforcement ou de création de structures vétérinaires ont été financés au cours de ces dix dernières années et sont présentés brièvement ci-après:
| Guinée Bissau | : | En 1985 le pays a bénéficié d'une aide du PNUD en matériel de laboratoire, en médicaments et en vaccins. |
| Guinée | : | Un financement du FENU a permis la construction et l'équipement de 5 centres vétérinaires et d'un petit laboratoire en Haute Guinée entre 1984 et 1986. |
| Centrafrique | : | Le FAC envisage de participer au financement du laboratoire vétérinaire qui sera créé à Bangui dans le cadre du second plan de développement de l'élevage. |
| Zaïre | : | La Belgique finance depuis 1986 un projet d'assistance vétérinaire aux éleveurs de Mbanza Ngungu dans le Bas-Zaïre, ce qui touche entre 5 et 10.000 têtes de bovins. |
3.3.1.3. Les projets “culture attelée”
Seuls sont repris les projets spécifiques de culture attelée. La plupart des projets de développement rural intégré qui possèdent une composante élevage (cf 3.3.2.) se préoccupent toutefois de culture attelée. Il faut donc se référer au tableau 3.5. si l'on veut obtenir une vision plus complète des activités en cours dans le domaine de la culture attelée.
Trois pays seulement ont eu ou ont des projets de développement spécifiques dans le domaine de la culture attelée: la Sierra Leone, le Togo et le Bénin. Ceux-ci sont présentés brièvement ci-après.
| Sierra Leone | : | Le Work Oxen project a débuté en 1978 avec l'assistance de l'ODA et a développé l'élevage, le dressage et la diffusion de boeufs de culture attelée. Il est prévu actuellement de créer des Work Oxen Project Units dans chaque province du pays. |
| Togo | : | Le projet sur la promotion de la Traction animale (PROPTA ex-PRODEBO) a débuté en 1977. Il coordonne toutes les activités relatives à la culture attelée au niveau national. Ses objectifs sont de dresser 6.000 paires de boeufs, d'assurer la formation des encadreurs et approvisionner les projets en produits vétérinaires. Un appui extérieur est reçu du FED. |
| Bénin | : | Le projet de développement de la culture attelée et de la production animale implanté au niveau national avec l'assistance du PNUD et de la FAO s'est arrêté en 1977. Un autre projet sur la culture attelée a débuté en 1980 avec un financement de la Hollande mais s'est arrêté en 1983. Un nouveau financement est actuellement recherché. |
Ces quelques exemples ne reflètent pas le regain d'intérêt que suscite la culture attelée depuis quelques années dans les différents pays d'Afrique Occidentale et Centrale. Il suffit de se rappeler les réunions de 1985 et 1986 organisées par le Togo et la Sierra Leone avec l'assistance de l'USAID sur la traction animale et les efforts actuellement déployés conjointement par la FAO et le CIPEA pour mettre en place un réseau de recherches sur la traction animale. Tous ces efforts devraient déboucher prochainement sur l'implantation de nouveaux projets dans ce domaine.
3.3.1.4. Les projets “petits ruminants”
Huit pays ont plus particulièrement développé des projets d'amélioration de multiplication et d'encadrement de l'élevage des petits ruminants au cours de ces dix dernières années. Le tableau 3.4 présente ces différents projets ainsi que leurs principaux objectifs.
Le projet mis en place en Côte d'Ivoire s'appuie également sur les deux unités de multiplication qui ont été présentées dans le paragraphe 3.2.2. à savoir le Centre National Ovin (CNO) et l'élevage de la SODEPALM à Toumodi. Si actuellement la carrière de près de 5.000 brebis est suivie dans le cadre de ce programme, l'objectif est d'atteindre assez rapidement une base de sélection de 10.000 mères. Ce programme a déjà produit des résultats spectaculaires et met à la disposition des éleveurs participant au schéma des béliers améliorateurs très performants. Il illustre l'intérêt de la mise en place de schémas de sélection et démontre que certains d'entre eux sont tout à fait applicables aux conditions d'élevage africaines.
Les projets de développement rural intégré présentés dans le tableau 3.5. ont tous une composante élevage. Celle-ci est toutefois le plus souvent orientée vers la production, le dressage et l'entretien des boeufs de culture attelée qui permettent d'atteindre les objectifs de production végétale fixés dans le cadre du projet. Dans certains cas ces projets s'efforcent de réaliser une réelle intégration agriculture-élevage. Cependant, dans la grande majorité des cas, la composante élevage est citée “pour mémoire” ou pour pouvoir parler de développement rural intégré et reste très souvent le parent pauvre de ces projets.
Tableau 3.4. Projets de développement de l'élevage des petits ruminants
| PAYS | NON DE LA STRUCTURE | DATE CREATION | RACES ET EFFECTIFS OU ZONES D'INTERVENTION | OBJECTIFS/REMARQUES | AIDE EXTERIEURE DUREE | |
| SENEGAL | Projet de développement de l'élevage ovin dans les régions de Kaolack et de Fatick (PRODELOV) | 3000 ha | encadrement de l'élevage ovin | FAC 2ème phase 1985–1989 | ||
| COTE D'IVOIRE | Programme national de sélection ovine (PNSO) | 1983 | territoire national3600 brebis suivies en 1985. | amélioration et multiplication des ovins Djallonké | FAC 1ère phase 1983–1987 | |
| GHANA | Development of sheep and goat production | Fermed'Ejura éleveurs avoisinants | métissage Djallonké × Sahélien | PNUD/FAO à l'origine | ||
| TOGO | Projet petits ruminants | 1980 | territoire national | - | volet sanitaire | -FED en 1980 et USAID depuis 1985 FAC 1983–1987 |
| - | recherche démonstration et vulgarisation à la station de Kolokopé | |||||
| BENIN | Projet de développement de l'élevage des petits ruminants | 1978 | Provinces de l'Atacora du Borgou et du Zou | - | phase I:volet sanitaire | USAID 1ère phase78/83 2ème phase83/88 |
| - | phase II:volet zootechnique | |||||
| CAMEROUN | Projet d'aide aux éleveurs traditionnels de moutons | 1981 | Province du Nord ouest | Station de Bamenda-Mankon recherches sur la pathologie et la productivité. | Belgique | |
| CONGO | Centre d'appui technique (CAT) ovin-caprin | 1982 | Région de la cuvette, de la Likouala et des plateaux. | Santé animale, amélioration en en pâturages, sélection massale gardiennage et parcs de nuit | FAO (assistance technique) 1ère phasel982/85 2ème phase l985/87 | |
| GUINEE EQUATORIALE | Projet caprin laitier | 1985 | île de Bioko | - | enquête en milieu traditionnel | GTZ |
| - | production et technologie en station | |||||
Source.: Partie 2. Etudes par pays.
Tableau 3.5. Projets de développement rural intégré avec une composante élevage
| PAYS | NON DE LA STRUCTURE | DATE CREATION | RACKS ET EFFECTIFS DU ZONESD'INTERVENTION | OBJECTIFS/REMARQUES | AIDE EXTE-RIEURE ET DUREE | |
| SENEGAL | -Projet intégré de développement agricole en Basse Casamance (PIDAC) | 1979 | -Dans le cadre de la société de lise en valeur de la Casamance | Signalement et suivi des boeufs detrait; geetion de troupeaux; pharmacies vétérinaires etc… | ||
| -Projet rizicole de Sedhiou | -Casamance | Encadrement des paysans utilisant la culture attelée | ||||
| GAMBIE | -Gambia Mixed Farming and sources management project | 1980 | Territoire national | Encadrement culture attelée | USAID 1980–1985 | |
| GUINEE BISSAU | -Projet intégré de la zone I | -Biombo, Cacheu, Oio | - | Soutien du service de l'élevage développement de traction animale | -Suède | |
| -Projet intégré de la zone II | -Bafata, Gabu | - | Diffusion de 3000 paires de boeuf d'attelage | -FED/FAC | ||
| SIERRA LEONE | -Koinadugu Integrated Agricultural development project | -Koinadugu district | - | Gestion de la station de Nusaia | financement jusque 1986 | |
| -Northern Integrated Agricultural development project | -Northern region | - | Gestion du ranch du Halal Mara (200 ha et 200 têtes en 1985) | |||
| MALI | -Projet Dali-sud (CMDT) | -zone cotonnière | Encadrement culture attelée par la Compagnie Malienne des Textiles | B.M. | ||
| BURKINA FASO | -Développement intégré de l'ORD du centre-Est | 1983 | ORD du centre-Est | Renforcement des structures régionales de l'élevage Aménagement pastoral de la vallée de la Nouhao | Italie/FAO 5 ans | |
| COTE D'IVOIRE | -promotion de l'élevage en région forestière dusud-est | 1981 | -sud est du pays | Création d'exploitation agricoles | -CCCE | |
| -promotion de l'élevage en région forestière du sud-ouest | 1984 | -sud ouest du pars | mixtes intensives et élevages | -BAD | ||
| -promotion de l'élevage en région forestière ouest | 1983 | -ouest du pars | d'espèces animales à cycle courts | -Belgique | ||
| GANA | -Ghanaian German Agricultural Development Project (GGADP) | 1974 | Northern et Upper Regions | - | encadrement culture attelée | -GTZ (terminé) |
| -Northern Region Integratedproject (NORRIP) | 1970 | Northern Region | - | organe de planification du développement de la région nord. | -CIDA | |
| -Upper Region Agricultural develop ment project (OBADEP | 1977 | Upper Region | - | toutes activités du Ministère de l'agriculture dans la région. | -BM/ODA/GTZ jusque 1984 | |
| TOGO | -Programme de développement intégré du nord Togo | 1976 | Région de Kara | Volet encadrement bovin et ovin | PNUD/FAO 3ème phase 1981–1986 ; | |
| BENIN | -Projet de développerait rural intégré dans l'Atacora | 1983 | Province Atacora | - | Développement rural | BM/FIDA/OPEP de 1983 à 88 BM/FIDA/OPEP BM/FAC/CCCE 1983–1988 |
| -Projet de développement rural intégré dans le Zou | 1983 | Province du Zou | - | Développement rural | ||
| -Société nationale des Industries des corps gras (SONICOG) (ex SOBEPALM) | Province Ouémé | - | Elevage sous palmeraies | |||
| REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE | -Projet de développement rural intégré de l'Ouham-Pendé | Ouham-Pendé | - | Promotion de la culture attelée | GTZ | |
| -Projet de développement rural des préfectures deBamangui-Bangoran-Vakaga | 1985 | Bamangui.Bangoran et Vakaga | - | Développement rural intégré | PNUD | |
| ZAÏRE | -Projet de développerait agricole intégré de Kwango-Kwilu | 1986 | Kwango-Kwilu | Recyclage des agents de terrain | B.M/GTZ/FAO | |
| GUINEE EQUATORIALE | -Projet de développement rural intégré de Niefang | Niefang | Déparasitage des petits ruminants | FAC | ||
Source: Partie 2. Etudes par pays.
En conclusion à ce chapitre sur les activités de développement de l'élevage du bétail trypanotolérant réalisées au cours de ces dix dernières années un certain optimisme - sans triomphalisme - peut être affiché. En effet des résultats concrets et encourageants ont été . atteints mais surtout un travail de base au niveau de la planification et de la coordination des programmes de développement a été réalisé. Ces efforts devraient porter leurs fruits au cours des prochaines années et c'est avec confiance que la prochaine décennie peut être abordée pour le développement de l'élevage du cheptel trypanotolérant.