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PARTIE 2 ACTUALISATION DES ETUDES NATIONALES (continuer)

CHAPITRE 9
COTE D'IVOIRE

COTE D'IVOIRE

1. GENERALITES

En 1983, Yamoussoukro est devenue la capitale de la Côte d'Ivoire à la place d'Abidjan.

Le Ministère de la Production animale créé en 1966 a fusionné en 1983 avec le Secrétariat d'Etat à l'Agriculture pour former le Ministère du Développement rural.

En juillet 1986, suite à un remaniement ministériel, le Ministère de l'Agriculture et des Eaux et Forêts a été scindé en un Ministère de l'Agriculture et un Ministère des Eaux et Forêts tandis que le Ministère du Développement Rural a été scindé en un Ministère du Développement Rural et un nouveau Ministère de la Production Animale.

Des données récentes sur le pays sont présentées dans le tableau 1.

Tableau 1. Données récentes sur la Côte d'Ivoire

Population humaine (1985) 
Nombre10.187.000
Densité31,77/km2
Population animale (1985) 
Bovins922.000
Ovins1.032.000
Caprins748.000

Sources: Pour la population humaine: données de 1983, projections (+4,1%) basées sur un recensement de 1975, Ministère de l'Economie et des Finances. Pour les populations bovine, ovine et caprine: Direction de l'Elevage du Ministère du Développement Rural (MDR), 1985; Société de Développement des Productions Animales (SODEPRA), 1985 et SARNIGUET, 1986.

La répartition des glossines dans la région des Savanes au Nord de la Côte d'Ivoire a fait l'objet d'une nouvelle étude en 1979/1980 par la FAO et la GTZ. L'enquête a permis de mettre en évidence la présence des espèces riveraines G. palpalis palpalis, G. palpalis gambiensis et G. tachinoïdes ainsi que des espèces de savane G.morsistans submorsitans et G.longipalpis sur toute l'étendue de la zone d'étude. Dans le sud de la zone, ont été capturées aussi bien les espèces G. fusca, G. medicorum et G.pallicera pallicera que l'espèce G.palpalis (PNUD-FAO/GTZ, 1982).

2. EFFECTIFS ET REPARTITION GEOGRAPHIQUE DU BETAIL

Les effectifs bovins par région sont présentés pour l'année 1985 dans le tableau 2.

En 1985, le cheptel national est estimé à environ 922.000 têtes dont 605.000 bovins élevés dans le milieu traditionnel sédentaire, dans les fermes et les ranches et 317.000 bovins transhumants .

La région Nord possède près de 86% des effectifs bovins tandis que les régions Sud et Sud-forestier en ont respectivement 10% et 4%.

Tableau 2. Effectifs et répartition géographique des bovins en 1985

 Effectifs%
Zone Mord  
-Transhumants317.000 
-Sédentaires455.900 
-Fermes et Ranches23.800 
Sous-total Nord796.70086,5
Zone Centre  
-Taurins en milieu traditionnel90.500 
-Taurins en stations ou ranches4.500 
Sous-total Centre95.00010,3
Zones Ouest, Sud-Est, Sud-Ouest  
-Taurins en milieu traditionnel20.000 
-Taurins en fermes ou ranches9.500 
Sous-total Sud forestier29.5003,2
Sous-total fermes et ranches37.8004,0
Total arrondi  
-sédentaires605.00065,8
-transhumants317.00034,2
Total bovins922.000100,0

Source: SARNIGUET, 1986.

Le tableau 3 donne la répartition des effectifs bovins par Département et par mode d'élevage dans la région Nord pour l'année 1985.

Tableau 3. Effectifs et répartition géographique des bovins dans les Départements du Nord en 1985.

DépartementCheptel SédentaireCheptel TranshumantBoeufs de culture atteléeStations et ranchesTotal bovins
Touba9700-500-10200
Biankouma6300--30009300
Seguela3600-4001260016600
Mankono5900-500-6400
Odienne2590014002000-29300
Boundiali5000069200127002300134200
Khorogo12550015200012400200290100
Ferkessedougou769006530093005700157200
Bouna11390027200400 141500
Total4177003151003820023800794800

Source: SARNIGUET, 1986.

Le Tableau 4 présente l'évolution de la répartition des effectifs par race dans les régions du Nord pour les années 1979, 1982 et 1985 et traduit l'importance des opérationsde métissage entre Zébus et taurins dans la région Nord.

Ce tableau montre une chute nette de la population bovine de race Baoulé qui passe de 73% du cheptel dans la région Nord en 1979 à 56 p.100 en 1985. Cela correspond à une diminution de 4,5% par an; à ce rythme, dans vingt ans, si aucune mesure de protection n'est prise, la proportion de Baoulé sera de 20% et dans quarante ans, il n'en restera rien.

Tableau 4. Répartition des effectifs par race dans la région Nord pour les années 1979, 1982 et 1985 (en %)

 197919821985
RégionsBNDMZBNDMZBNDMZ
Touba2968,520,511,58350,5167851
Odienne0,599,5--0,299,8-- 100--
Boundiali78136,52,5701839697159
Ferkessedougou    863111766171
Korhogo Nord9433-9325 632323
Korhogo Sud        722233
Bouna990,5-0,5971,50,51881101
total73233167274,51,55625163

B=Baoulé,
ND=N'dama,
M=Métis,
Z=Zébu

Source: HOSTE, 1986.

3. LES BOVINS

3.1 DESCRIPTION DES RACES

Les effectifs du cheptel bovin trypanotolérant en Côte d'Ivoire sont estimés en 1985 à 672.000 têtes dont 138.000 N'dama, 350.000 Baoulé, 1000 Lagune et 183.000 métis Zébu × taurin.

3.1.1 Le Baoulé

3.1.1.1 Paramètres de production.

LANDAIS et POIVEY (1981) citent un taux de mortalité des veaux de 0 à 1 an élevés en milieu villageois de 18,3%, dont 4,2% avant 1 mois, et 1,3% dans les trois premiers jours.

Pour la production laitière en milieu villageois, GODET et al. (1981), après des sondages effectués dans 65 parcs de la SODEPRA Nord estiment que la production laitière est de 130 à 150 kg pour une durée de lactation de 210 jours (écart-type de 122 jours), tandis qu'en station, au CRZ de Bouaké, HOSTE et al (1983) citent une production laitière de 400 kg (coefficient de variation de 22%) pour une durée de lactation de 210 jours.

Le CRZ de Khorogo (1980) a étudié le Gain quotidien moyen à différents âges pour l'élevage villageois, à Affouvassou dans la région Centre. Les résultats sont présentés dans le tableau 5.

Tableau 5 . Gain quotidien moyen (en g/j) des veaux à Affouvassou

 AGE (mois)
 12345 66–12Cumul
GQM g/j203137107110127 18076110
Effectifs3232323232 323231

Source: CRZ de Khorogo , 1980.

3.1.2 Le N'dama

3.1.2.1 Paramètres de production.

La Société de Développement des Productions animales dans son rapport d'activité technique (SODEPRA, 1984) présente de nombreuses données sur les paramètres de reproduction et les taux de mortalité du N'dama. Les paramètres recueillis en milieu villageois sont présentés dans le tableau 6 et ceux recueillis dans différents ranches ou stations d'élevage sont présentés dans le tableau 7. Les effectifs et écarts-type ne sont pas cités et les valeurs doivent donc être prisée à titre indicatif.

Tableau 6. Paramètres de reproduction et taux de mortalité du N'dama élevé en milieu villageois (données de 1984 )

 SODEPRA-NordSODEPRA-Centre
Taux de fécondité (%)4848,3
Taux de mortalité (%)  
- global-3,3
- des veaux de 0 à 1 an10,2-
- des adultes3-

Source: SODEPRA, 1984.

Tableau 7. Paramètres de reproduction et taux de mortalité du N'dama élevé en ranch (données de 1984).

 MarahouéAbokouamekroSipilou
Taux de fécondité (%)60,353,347
Taux de fertilité (%)64,655,947,6
Taux de mortalité(%)   
global7,315,111,1
des veaux72610,1
des femelles   
- génisses8,12 8,6
- génisses au taureaux2,9612,87,7
- vaches4,947,217,3
des mâles   
- jeunes mâles8,4  
- taurillons912,815,5
- taureaux5,67,28,7

Source: SODEPRA , 1984.

GODET et al (1981) ont estimé la production laitière du N'dama élevé en milieu villageois : pour une durée de lactation de 210 jours (écart-type de 122 jours) la production moyenne de lait était de 200 à 220 kg. La production laitière calculée au CRZ de Bouaké par HOSTE et al (1983) est de; 475 kg (avec un coefficient de variation de 22%) pour une durée de lactation de 210 jours.

Le tableau 8 présente les données recueillies par la SODEPRA (SODEPRA, 1984) sur la croissance des veaux élevés en ranch ou station d'élevage.

Tableau 8. Croissance du veau N'dama élevé en ranch ou station d'élevage

1 Données recueillies au ranch de la Marahoué
Poids moyen (kg) à 9 mois dans le troupeau de sélection
- pour les mâles103,3 kg
- pour les femelles99,4 kg
Poids moyen (kg) à 9 mois dans le troupeau du ranch
- pour les mâles98,3 kg
- pour les femelles95 kg
2 Données recueillies à la Station de Noroningue
Age-typeNaissance3m6m12m18m24m
n=212339425640
Poids (kg)19,564108156212230

Source: SODEPRA, 1984.

Pour avoir une idée sur les possibilités d'engraissement des taurillons N'dama, un essai d'embouche a été réalisé en ferme d'élevage (JANSSENS, 1986). Cet essai a porté sur 60 taurillons N'dama âgée de 2 ans. Ils ont reçu pendant 6 mois une complémentation à base de graines de coton, de mélasse et de poudre à lécher. Le poids moyen initial était de 178 ± 8 kg; après 6 mois, il était de 225 ±15 kg. Le GMQ à 6 mois d'essai était donc de 260 g/j.

3.1.2.2 Index de productivité. Le tableau 9 présente les estimations des principaux paramètres de production nécessaires pour calculer un index de productivité donnant le poids total de veaux d'un an par 100 kg de vache élevée par an. Cet index de productivité est basé sur les données recueillies en ranch avec risque de trypanosomiase moyen pour la production de viande.

Tableau 9. Estimation de la productivité du N'dama élevé en ranch avec risque de trypanosomiase moyen pour la production de viande

Viabilité des femelles adultes (%)92,8
Taux de vêlage (%)60,3
Viabilité des veaux jusqu'à un an (%)74
Poids des veaux d'un an (kg)127
Index de productivité par vache par an (kg)58,7
Poids des femelles adultes (kg)250 (a)
Index de productivité par 100 kg de vache élevée par an (kg)23.5

(a) estimation.

Source: index calculés par les auteurs.

3.1.3 Le Méré

Aucune information récente n'est disponible sur le Méré.

3.1.4 Le Lagune

La race Lagune n'a pas fait l'objet d'études particulières au cours des dix dernières années.

3.1.5 Le Zébu

Bonnet (1983–1984), d'après une enquête réalisée sur un échantillonde 3500 têtes de Zébu appartenant à des troupeaux sédentarisés, estimele taux de fécondité à 55%, le taux de mortalité des veaux de 0 à 1 an à 8% et le taux d'avortement à 4% (ROMBAUT, communication personnelle).

3.2 SITUATION SANITAIRE

TOURE (1986) donne une description précise de l'état sanitaire du bétail de Côte d'Ivoire. La peste bovine n'est toujours pas éradiquée. Entre 1983 et 1985 des foyers se sont déclarés dans les régions de Ferkéssédougou, Djeriba, Niellé, Sanhala, Khorogo et Sinématiali. En 1984, 7 foyers de péripneumonie contagieuse bovine ont été déclarée. Les charbon bactéridien et symptomatique ont touché, en 1984 les régions du nord-est et du nord-ouest du pays. La brucellose bovine, la pasteurellose bovine et la tuberculose restent des maladies préoccupantes en Côte d'Ivoire. La fièvre aphteuse, constatée il y a quelques années, nest plus signalée et aucune vaccination n'est pratiquée.

L'importance des maladies parasitaires est reconnue mais les études d'épidémiologie parasitaire sont peu nombreuses, exception faite de la trypanosomiase pour laquelle les données sont éparses. DOUATI (1984) cite une enquête épizootiologique menée par la SODEPRA sur les taurins villageois du nord de la Côte d'Ivoire qui montre un taux d'infestation des jeunes (0–2 ans) de 13%. Le projet “lutte anti-glossinaire” révèle que dans la même région le taux d'infestation moyen des jeunes Zébus est de 25%.

3.3 MODES D'ELEVAGE.

LANDAIS (1983) a analysé la structure démographique d'un ensemble de neuf troupeaux de la région de Khorogo. Sur un effectif de 1407 têtes, il observe 24,6% de mâles et 75,4% de femelles. Le nombre de mâles de plus de 2 ans est faible et il y a très peu de taureaux adultes. Au ranch de la Marahoué, la structure du troupeau, en 1983, fait apparaître 70,8% de femelles, 20,1% de mâles et 9,1% de veaux.

En ce qui concerne la culture attelée, en 1983, il y avait plus de 34.000 boeufs de trait utilisés dans la zone cotonnière, dont 27.700 encadrés par la SODEPRA Nord. En 1985, celle-ci encadre près de 38.200 boeufs de culture attelée (SARNIGUET, 1986).

4. LES OVINS ET CAPRINS

4.1 DESCRIPTION DES RACES

4.1.1 Les ovine

De gros efforts ont été faits, en Côte d'Ivoire, pour améliorer et développer l'élevage des petits ruminants et des données récentes sur les paramètres de production de ceux-ci ont été recueillies.

4.1.1.1 Paramètres de production.

BASSEWITZ (1983) cite les paramètres de reproduction et les taux de mortalité de moutons Djallonké obtenus en élevage villageois amélioré et en élevage pastoral. Ces deux modes d'élevage sont les plus fréquemment rencontrés dans le nord de la Côte d'Ivoire. Dans le premier type d'élevage, les ovins reçoivent des compléments (voir chapitre “mode d'élevage”). Les données sont présentées dans le tableau 10.

Tableau 10. Paramètres de reproduction des moutons Djallonké en élevage villageois amélioré et en élevage pastoral (moyennes arithmétiques pondérées: années 1980/81)

 Elevage villageois amélioréElevage pastoral
Mises bas enquêtées207362
Taux de fécondité (%)122151
Taux de prolificité(%)107109
Taux de mortalité (%)  
- global2124
- des mâles1630
- des femelles2519

Source: BASSEWITZ, 1983.

DISSET (1986) donne les paramètres de reproduction et les taux de mortalité obtenus en élevage villageois. Le taux de fécondité est de 106,6% et les taux de mortalité des jeunes, des adultes et globaux sont respectivement de 3,7%, 2,4% et 6% (ces taux de mortalité sont sous-estimés car certains animaux naissent et meurent en échappant au contrôle).

De nombreuses données existent sur les paramètres de reproduction et les taux mortalité du mouton Djallonké élevé en ranch ou station d'élevage. Celles-ci sont présentées dans le tableau 11.

Tableau 11. Paramètres de reproduction et taux de mortalité du Djallonké élevé en ranch ou station d'élevage.

 (*) 123456
Taux de fécondité (%)80121138144200142
Taux de prolificité (%)113109 132124 
Taux de mortalité (%)      
global10 28,17,0 7,5
des jeunes 15,613,811,421,47,9
des adultes 6,8 1,5112,7

Source: (*) 1:CRZ de Bouaké, 1982

2: Troupeaux encadrés par la SODEPRA-Nord (SODEPRA, 1984)

3: Ferme semencière de Badikaha (SODEPRA, 1984)

4: Centre national ovin (DISSET, 1986)

5: Projet sud forestier (SODEPRA, 1984)

6: Elevage ovin de Toumodi (DISSET et ROMBAUT, 1986)

La SODEPRA dans son rapport technique d'activité (1984) présente des données sur la croissance des agneaux élevés en ranch ou station d'élevage. Ces données sont présentées dans le tableau 12.

Tableau 12. Croissance des agneaux élevés en ranch ou station d'élevage

Donnéerecueillies auCentre National ovin 
Poids (kg) à la naissance des 
 mâles nés simples2,08
 "nés doubles1,9
 moyenne pour les mâles2,1
 femelles nées simples2,03
 "nées doubles1,74
 moyenne pour les femelles1,90
 moyenne pour les femelles et les mâles1,96
Poids (kg)à 80 jours des mâles10,95
  des femelles9,86
  moyenne10,41
Gain quotidien moyen (g/j)106
Poids (kg) des mâles19,84
 des femelles16,79
 moyenne18,13
Données recueillies au Projet sudest forestier
Poids (kg) à la naissance des mâles1,9
  des femelles1,8
Poids (kg) à 3 mois11,3

Source: SODEPRA, 1984.

DISSET et ROMBAOT (1986) donnent des informations sur la croissance des agneaux dans l'élevage ovin de la SODEPALM à Toumodi. Celles-ci sont reprises dans le tableau 13.

Tableau 13. Paramètres de croissance des agneaux dans l'élevage de la SODEPALM, à Toumodi

Poids (kg) à la naissance
 des agneaux nés simples2,47
 des agneaux nés doubles2,16
Poids (kg) au sevrage
 des agneaux nés simples14,9
 des agneaux nés doubles13,85

Source: DISSET et ROMBAUT, 1986.

Le tableau 14 donne le Gain quotidien moyen des agneaux mâles nés simples ou doubles en fonction de l'âge. Ces données ont été recueillies à l'élevage de la SODEPALM à Toumodi.

Tableau 14. Gain quotidien moyen (GMQ en g/j) des agneaux en fonction de l'âge

  AGES
 0 à 30 j30 à 90 j90 à 120 j120 à 180 j205 j
Simples173,410510098 
Doubles1429087 99

Source: SODEPALM, 1983–1984.

4.1.1.2 Index de productivité.

Le tableau 15 présente les estimations des principaux paramètres de production nécessaires pour calculer un index de productivité donnant le poids total d'agneaux de 5 mois produit par 10 kg de brebis élevée par an. Cet index de productivité est basé sur les données recueillies au Centre National Ovin .

Tableau 15. Estimation de la productivité

Viabilité des brebis (%)95 (a)
Taux d'agnelage (%)137,5
Viabilité des agneaux jusqu'à lan (%)95
Poids des agneaux à 5 mois (kg)14 (a)
Index de productivité par brebis par an (kg)18,7
Poids des brebis (kg)25 (a)
Index de productivité par 10 kg de brebis élevée par an.7,5

(a) estimations .

Source: index calculés par les auteurs.

4.1.2 Les caprins

L'élevage de caprins a jusqu'à présent été plus ou moins négligé et aucune information récente n'a pu être obtenue.

4.2 SITUATION SANITAIRE

Les maladies virales sont dominées par la peste des petits ruminants. En 1984, trois foyers ont été reconnus avec un total de 577 cas dont 547 mortels. En 1984, 21.731 doses de vaccin ont été administrées aux petits ruminants.

La pasteurellose ovine est combattue avec un faible taux de couverture: 1.126 immunisations en 1984. Il en est de même concernant la clavelée et le charbon bactéridien (TOURE, 1986).

On rencontre en élevage intensif des troubles nerveux liés à l'alimentation. Récemment, des adénocarcinomes de la muqueuse pituitaire avec une morbidité qui progresse rapidement, ont fait leur apparition (ROMBAUT, communication personnelle).

4.3 MODES D'ELEVAGE

BASSEWITZ dans son document de 1983 a bien décrit les modes d'élevage des ovins dans le nord de la Côte d'Ivoire. Un résumé de ces nouvelles informations est présenté ci-après. BASSEWITZ (1983) classifie les modes d'élevage des ovins en 4 systèmes. Ces systèmes sont: l'élevage urbain, l'élevage pasteur (Peul), l'élevage villageois amélioré et l'élevage de cueillette.

L'élevage urbain représente la forme la plus intensive des élevages traditionnels mais est peu répandu (5% de l'effectif). Les animaux vagabondent pendant la journée dans les quartiers des villes en pâturant sur les ordures et au bord des rues. Ils rentrent, le soir, dans les cours de leurs propriétaires qui les enferment pour la nuit dans des maisonnettes en banco et qui les complémentent régulièrement avec du maïs, du son de maïs et sel de cuisine. Il s'agit souvent de moutons métis Sahélien × Djallonké. Ce type d'élevage a plus pour objectif le prestige et la constitution d'une réserve financière que l'aspect commercial.

L'élevage pasteur est un système qui a gagné en importance au cours de la sédentarisation des Peul en Côte d'Ivoire depuis 1972. Ce mode d'élevage semi-sédentarisé concerne environ 25 % de l'effectif ovin du Nord. Il est caractérisé par la véritable tradition d'élevage amenée par les nomades d'origine sahélienne. Les troupeaux sont gardés la journée par les enfants des propriétaires et, la nuit, ils sont enfermés dans des enclos d'arbustes épineux coupés. Ces troupeaux, en général relativement importants, ne sont pas ou peu complémentés mais les soins sanitaires traditionnels sont pratiqués. Le but de cet élevage e6t commercial.

L'élevage villageois amélioré représente le système le plus important avec près de 70 % de l'effectif du nord concerné. Les caractéristiques de cet élevage, pratiqué principalement par les Senoufo et couvrant la zone nord et nord-est, sont la présence de parcs de nuit, la distribution organisée de compléments, les soins sanitaires et le gardiennage par des bergers salariés ou par les membres de la famille.

L' élevage de cueillette a peu d'importance au nord mais il prédomine en région guinéenne et forestière. Les animaux ne font l'objet d'aucun soin ni d'aucune surveillance. Ils vivent en commensaux des villageois, vagabondent autour des villages et s'alimentent avec l'herbe qui pousse au bord des chemins et avec les ordures ménagères. Par manque de gardiennage, les dégats aux cultures sont fréquents et entraînent des conflits agriculture-élevage. Il n'y a pas de responsable pour le troupeau et l'objectif prédominant est la constitution d'une réserve financière.

5. ACTIVITES DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT

5.1 LES CENTRES DE RECHERCHES

Lors du dernier remaniement ministériel survenu en juillet 1986, le Département de l'Education et de la Recherche scientifique a été scindé en quatre ministères: Ministère de l' Education nationale, chargé de l'enseignement secondaire supérieur; Ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle; Ministère de l'Enseignement primaire et Ministère de la Recherche scientifique. Dans le cadre de ce dernier Ministère, les actions de recherches zootechniques sont confiées essentiellement au Centre de recherches zootechniques (CRZ) de Minankro Bouaké. Ce Centre est le Département Elevage de l'Institut des Savanes (IDESSA) et possède, en 1986, 710 bovins dont 200 N'dama, 430 Baoulé et 80 métis divers. D'autres structures relevant du nouveau Ministère de la Production animale mènent des études relatives à l'élevage sur le terrain ou en laboratoire. Il s'agit du Centre National d'Insémination Artificielle (CNIA) et du Laboratoire Central de Nutrition Animale (LACENA). Le CNIA dépend du Laboratoire de Pathologie Animale de Bingerville. Ce dernier est un laboratoire de diagnostic et de production de vaccins. Le LACENA est situé à Abobo, 06 BP 353, dans la banlieue d'Abidjan dans l'enceinte de l'Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie. Il contrôle la qualité des aliments du bétail fabriqués en Côte d'Ivoire et effectue des analyses bromatologiques et des recherches sur l'alimentation et la digestibilité des produits disponibles dans le pays.

Le Centre National Ovin (CNO) situé à Béoumi sur le lac de Kossou met au point et perfectionne les techniques d'élevage ainsi que le matériel d'élevage. Il mène également des études sur l'alimentation des ovins, l'amélioration des pâturages et les choix des espèces fourragères les mieux adaptées à l'élevage du mouton. De plus, il sert de base au testage des béliers dans le cadre du programme national de sélection génétique du mouton Djallonké. Ce programme est financé en partie par le FAC. La SODEPRA en collaboration avec le Centre International Pour l'Elevage en Afrique (CIPEA) et le Laboratoire International de Recherche sur les Maladies Animales (LIRMA) mène à Tengrela et Boundiali des recherches sur la productivité et la santé des bovins et des petits ruminants trypanotolérants dans le cadre du réseau africain d'étude du bétail trypanotolérant (ILCA, 1986). Il convient également de signaler que dans le cadre du Projet de lutte antiglossinaire actuellement mené en collaboration avec l'Allemagne (GTZ), un petit laboratoire d'écologie a été installé à Korhogo en vue de mesurer les effets des insecticides sur la faune des régions touchées par le programme de lutte antiglossinaire. En 1986, le programme d'études de ce projet concerne l'expérimentation de techniques nouvelles de lutte contre G. morsitans, l'étude de l'effet des attractifs chimiques sur l'espèce G. tachinoides et l'étude du comportement des espèces G.longipalpis et G.palpalis palpalis(DOUATI, 1986).

5.2 TROUPEAUX DE MULTIPLICATION

La Société de Développement des Productions animales (SODEPRA) gère toujours les trois ranches qui élèvent du N'dama. Ceux-ci sont repris dans le tableau 16.

Tableau 16. Les ranches N'dama de la SODEPRA

NomAbokouamékroSipilouLa Marahoué
Situationprès de Yamoussoukro 120 km au sud de Bouaképrès de Biankouma au nord-ouest de Manau nord-est de Ségéla
Organisation responsableSODEPRASODEPRASODEPRA
Taille12.000 ha12.000 ha99160 ha dont 65960 utilisables
Races et effectifs3.000 N'dama (fin 1984)3.465 N'dama (fin 1984)12.212 N'dama (en 1985)
Années de création196219641975
ObjectifsSélection et multiplication de la race N'dama
Aide extérieure  FED

Source: SHAW, 1985.

La SODEFRA gère également l'“Opération bovins industriels” qui a pour but de développer différents croisements devant répondre aux besoins en animaux améliorés de l'élevage ivoirien. L'Opération bovins industriels est menée dans les Stations de Noroningue et Panya présentées dans le tableau 17.

Taleau 17. Opération Bovins industriels

NomStation de PanyaStation de Noroningue
Situationsitué près de Boundialiau nord de Ferkessedougou
Organisation responsableSODEPRASODEPRA
Taille9000 Ha1.200 Ha
Races et effectifs2283 en 1984 dont 432 Zébus, 282 N'dama 15 Ndamaze et 1554 Ndamaze.394 Ndamance et 332 N'dama en 1984
ObjectifsProduction de Ndamaze (croisements entre N'dama et Zébu Gobra)Production de Ndamance (croisement entre N'dama et Abondance)
Production de Ndasie (croisement entre N'dama et Fleckvieh)
Aide extérieureBSIE et ressources propres.BSIE et ressources propres.

Source: DE ROCHEMONTEIX, 1984; SHAW, 1985.

D'autres Centres d'élevage ou de multiplication, dépendants du Ministère de la Production animale sont décrits ci-dessous:

-   Le Centre d'Elevage de Bingerville, dans la région sud près d'Abidjan est surtout orienté vers l'aviculture et la formation des éleveurs.

-   Le Laboratoire de Pathologie animale de Bingerville dispose depuis peu d'un centre d'insémination artificielle équipé pour la récolte et la congélation du sperme de bovin ainsi que la récolte et le conditionnement du sperme ovin. Un programme d'insémination a débuté en 1986 grâce à un financement Belgo-ivoirien. Ce projet envisage l'insémination de 25.000 ovins et 5.000 bovins sur une période de 3 ans.

-   Le Centre National Ovin (CNO) déjà cité poursuit plusieurs objectifs qui sont: la mise au point et le perfectionnement des techniques d'élevage, la formation des bergers et techniciens spécialisés; la sélection de la race Djallonké et la mise à la disposition des éleveurs de reproducteurs performants. En 1984, le CNO possède un cheptel de 2060 têtes et travaille en association avec des éleveurs privés (au nombre de 6 actuellement) choisis comme éleveurs sélectionneurs et multiplicateurs dans le cadre du programme de sélection (SODEPRA, 1984).

-   La société pour le Développement du Palmier à Huile (PALMINDUSTRIE) possède plus de 7000 bovins répartis dans 5 plantations de la zone côtière. En 1984, il y avait 1000 Baoulé et métis à la plantation d'Ehania ;3000 N'dama à Fresco; 800 N'dama à Bolo; 1500 N'dama dans le bas Gavally et 675 métis à Soubré.

-   La Société de Développement des Palmiers à Huile (SODEPALM) a un volet ovin au domaine de Toumodi. Les effectifs sont, en mars 1986, de 5324 têtes. Ce volet a commencé en 1979 avec un financement conjoint du FAC et de la CCCE. Le financement extérieur doit se terminer en décembre 1986.

5.3 ACTIVITES DE DEVELOPPEMENT

Les activités de développement de l'élevage sont encore menées essentiellement par la SODEPRA.

La SODEPRA-Nord (encadrement des éleveurs du Nord) couvre 7 zones (Touba, Odienne, Boundiali, Ferkessedougou, Bouna, Korhogo nord et sud) ce qui représente un total de 417.700 bovins sédentaires, 315.100 bovins transhumants, 38.200 boeufs de trait et 23.800 bovins élevés en ranch ou station d'élevage. L'aide extérieure provient de la France (CCCE, FAC) de l'Allemagne (GTZ), de la Belgique (AGCD) (SODEPRA, 1985; SARNIGUET, 1986). Depuis 1984, d'autres activités ont été intégrées à celles de la SODEPRA-Nord. Il s'agit de l'opération d'encadrement des Zébu dans le Nord et de l'opération de développement de l'élevage ovin dans le Nord.

Dans le Centre, un Projet d'encadrement et de promotion des fermes d'élevage en région Centre (appelé également SODEPRA-CENTRE) couvre 5 zones (Bouaké, Katiola, Boundoukou, Dimbokro, Yamoussoukro) ce qui représente, en 1984, 54.252 bovins et 29.730 ovins. Ce projet bénéficie pour 4 ans depuis 1985 d'un financement de la BAD.

Il existe divers autres programmes de la SODEPRA notamment: le centre d'embouche industrielle de Ferkessedougou qui en 1984 engraissa environ 7966 bovins. De plus, la SODEPRA encadre 38.000 boeufs de culture attelée en collaboration avec La Compagnie Ivoirienne des Textiles (CIDT).

La SODEPRA est également responsable de la Ferme Semencière de Badikaha située à 50 km au sud-est de Khorogo. Cette Ferme d'une superficie de 6732 ha possède, en 1984, 1327 têtes de N'dama, Ndamance et Baoulé. Elle doit devenir le principal centre de multiplication des géniteurs N'damance sortis de Noroningue.

Trois autres projets de développement ont vu le jour récemment:

-    Le projet de Promotion de l'Elevage en région forestière du Sud-est qui a démarré fin 1981 et dont le siège se trouve à Abidjan. Ce projet bénéficie d'un financement de la CCCE.

-    Le projet de Promotion de l'Elevage en région forestière du Sud-ouest qui a démarré en 1984 grâce à un financement de la BAD. Son siège se trouve à Gagnoa.

-    Le projet de Promotion de l'Elevage en région forestière Ouest qui a démarré en 1983 et dont le siège se trouve à Man. Ce projet bénéficie d'un financement du Gouvernement belge. Ces trois projets insistent surtout sur la création d'exploitations agricoles mixtes intensives et sur les élevages à cycle court.

Aucune information récente n'a pu être obtenue sur la Société pour l'Aménagement de la Vallée du Bandama.

En 1983, a débuté un Programme National de Sélection Ovine (PNSO) géré par le Ministère de la Production animale et financé par le FAC. Les objectifs de ce programme sont l'amélioration du format et du poids commercial du mouton Djallonké (HUMBERT, 1984).

Enfin, en 1986, une importante réunion organisée conjointement par le gouvernement et la FAO a été organisée à Bouaké. Cette réunion faisant suite à une série de consultations sur le terrain qui avait pour but de définir une stratégie et un plan d'action de Développement de l'élevage pour les années 1986–2000. A cette occasion, de nombreux projets de développement ont été identifiés. Ceux ayant trait à l'élevage des bovins et des petits ruminants sont les suivants (FAO, 1986):

-    Création de fermes-écoles laitières;

-    Création de bassins de production laitière;

Assistance à la production de vaccins vétérinaires;

-   Projet de lutte contre la Trypanosomiase animale en Côte d'Ivoire; Antennes mobiles de diagnostic vétérinaire;

-   Opération de réélevage extensif à caractère semi-industriel;

-   Opération pilote de réélevage et d'embouche de finition liés à la traction animale dans les zones cotonnières;

-   Opérations mini-ranches;

-   Projet de centre de sélection et de multiplication de bétail Baoulé.

Ces différents projets sont à la recherche de financements.

6. BIBLIOGRAPHIE SPECIFIQUE

BASSEWITZ H.G. (1983) Perspectives d'amélioration de l'élevage ovin villageois en zone soudanaise de l'Afrique de l'ouest, examinées par l'exemple de la Côte d'Ivoire.

CRZ de BOUAKE (1981) Contribution à l'étude des troupeaux villageois sédentaires du Nord Ivoirien: analyse de la mortalité des veaux entre la naissance et un an.

CRZ de KHOROGO (1980) Contribution à l'étude de la production laitière et de la traite en élevage sédentaire, village d'Affouvassou.

DE ROCHEMONTEIX (1984) Elevages naisseurs de Panya-Noroningue. Rapport annuel 1984.

DISSET R. (1984) La promotion de l'élevage ovin en région du centre. Rapport de fin de mission. CEL.POV 309 juillet 1984.

DISSET R. (1986) Elevage ovin: la production ovine et caprine en Côte d'Ivoire. Ministère du Développement rural, Abidjan.

DISSET R, et ROMBAUT D. (1986) Evaluation de l'élevage ovin de la SODEPALM à Toumoudi (Projet Manioc/ovin). FAO, juin 1986.

DOUATI A. (1985) Rapport sur la Côte d'Ivoire. Présenté lors de la première réunion de coordination des activités en Afrique de l'Ouest du programme de lutte contre la Trypanosomiase Animale Africaine et de mise en valeur des zones concernées, tenue à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso et organisée par la FAO, Ouagadougou.

DOUATI A. (1986) Programme d'activité et budget prévisionnel pour la campagne 1986. Projet “Lutte antiglossinaire”. Ministère du Développement rural.

FAO (1986) Stratégie et plan d'action pour le Développement de l'élevage en Côte d'Ivoire. FAO, Rome.

GODET G., LANDAISE., POIVEY J.P., AGABRIEL J. ET MAWUDO W., 1981. La traite et la production laitière dans les troupeaux villageois sédentaires au nord de la Côte d'Ivoire. Rev.Elev.Méd.vét.Pays Trop., 1981 34 (1): 63–71.

HOSTE C., 1986. L'amélioration génétique des ruminants en Côte d'Ivoire. Projet FAO GCP/RAF/190/ITA, Ouagadougou.

HOSTE C., CLOE L., DESLANDES P., POIVEY J.P, 1983. Etude de la production laitière et de la croissance des veaux de vaches allaitantes N'dama et Baoulé en Côte d'Ivoire. Rev.Elev.Méd.Vét. Pays tropicaux, № 2 , pp 197 à 207.

HUMBERT J.M. (1984) Le programme National de sélection ovine de Côte d'Ivoire. Rapport présenté aux journées techniques de réflexion sur l'élevage et la protection des petits ruminants au Togo. FAO, Ouagadougou.

ILCA/ILRAD (1986) The ILCA/ILRAD Trypanotolerance Network. Situation report, December 1985. Proceedings of Network meeting held at ILCA, Nairobi. ILCA, Addis Ababa, Ethiopia.

JANSSENS L., 1984. Encadrement et promotion des fermes d'élevage dans le centre de la Côte d'Ivoire. Rapport terminal.

LANDAIS E. (1983) Analyse des systèmes d'élevage bovin sédentaire du Nord de la Côte d'Ivoire. Tome II Données zootechniques et conclusions générales. I.E.M.V.T. Maisons-Alfort, France.

MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL (1984) Direction de l'Elevage, 1984. Rapport, d'activité.

PNUD-FAO/GTZ (1982) Etude de l'infestation glossinaire en Côte d'Ivoire. Cartographie de la répartition des glossines. République de la Côte d'Ivoire, Ministère de la production animale, Abidjan.

SARNIGUET J.(1986) Stratégie et plan d'action pour le Développement de l'élevage. Rapport technique du consultant en économie de l'élevage. Projet FAO TCP/IVC/4504, Rome.

SEDES (1985) Opération d'encadrement des éleveurs du nord de la Côte d'Ivoire. Etude de faisabilité de la troisième phase de l'opération 1986–1990. Rapport définitif, SEDES, Paris.

SHAW A. (1985) Mission de consultation sur le commerce et la multiplication du bétail trypanotolérant, Projet FAO GCP/RAF/190/ITA, Ouagadougou.

SODEPRA (1984) Rapport des activité techniques, Ministère du Développement Rural, Abidjan.

TOURE S.M. (1986) Santé animale et Médecine vétérinaire préventive en Côte d'voire. Bilan actuel 1985 et prévisions de politique sanitaire. Projet FAO GCP/RAF/191/ITA Ouagadougou.

7. PRINCIPAUX CHANGEMENTS INTERVENUS DEPUIS 1977

La Côte d'Ivoire a, en 1986, élaboré avec l'assistance de la FAO, une stratégie et un plan d'action pour le développement de l'élevage au niveau national. A cette occasion, de nombreuses études dans tous les secteurs et sur toutes les espèces animales ont été publiées. En ce qui concerne les bovins, il faut noter le flux croissant de la population zébu qui est estimée, en 1986, à 250.000 têtes alors qu'en 1977 elle n'était que de 107.000 têtes. Parmi les races trypanotolérantes la race Baoulé perd proportionnellement beaucoup de son importance, victime du peu d'intérêt qui lui est porté, par rapport à la race N'dama et à ses croisements avec des races européennes. La Côte d'Ivoire héberge le plus important ranch de N'dama d'Afrique occidentale avec plus de 12.000 têtes en 1985. Un programme laitier basé sur les métis N'dama × Abondance est actuellement en train de se mettre en place autour de quelques grandes villes.

La Côte d'Ivoire a fait des efforts importants pour améliorer et développer son élevage de petits ruminants. La mise en place d'un programme national de sélection ovine en 1983 est un événement important pour la sous-région et des résultats significatifs ont déjà été obtenus. Des béliers Djallonké améliorateurs pourraient prochainement être mis sur le marché international.

GHANA

CHAPITRE 10
GHANA

1. GENERALITES

En 1984, suite à une réorganisation des différentes régions, la Upper Region a été divisée en une Upper East Region et une Upper West Region.

Des données récentes sur le pays sont présentées dans le tableau 1.

Tableau 1. Données récentes sur le Ghana

Population humaine (1984) 
nombre12.205.574
densité51,1/km2
Population animale (1983) 
bovins1.002.015
ovins1.554.760
caprins1.282.677

Sources: Pour la population humaine: population census office, Accra, 1984, Pour la population animale, Veterinary Services Ministry of Agriculture, 1985.

Une enquête récente (1979–1983) sur la distribution des glossines dans les Upper et Northern Regions a été menée par le Gouvernement Ghanéen en collaboration avec la République Fédérale d'Allemagne au travers d'un. projet intitulé: Ghanaian-German Tsetse Fly Control Project (TAYLOR, 1984; GYENING, 1985).

Il ressort de cette enquête que dans la Upper Region les espèces riveraines G.palpalis palpalis et G.tachinoïdes sont présentes le long des rivières importantes mais avec une densité relativement faible sauf près de la Red Volta river où les densités sont plus élevées. Dans la Northern Region, les régions de Yendi, Tamale, Walewale et Bambilla sont infestées par les deux espèces riveraines de même que. les régions de Damongo et Bole qui, elles, sont de plus infestées par G.morsitans submorsitans.

2. EFFECTIFS ET REPARTITION GEOGRAPHIQUE DU BETAIL

Le tableau 2 présente les effectifs par espèce, et par région à partir des estimations du Ministry of Agriculture pour l'année 1983.

Tableau 2. Effectifs du bétail au Ghana en 1983

REGIONBOVINSOVINSCAPRINS
nombre%nombre%nombre%
Upper392.59739,1339.35321,8303.08523,6
Northern348.34934,8276.01617,8238.06318,5
Brong Ahafo37.6063,7312.65120,2274.69121,4
Ashanti11.2481,2167.06010,7117.3999,2
Western4.3060,4203.3531396.9367,6
Central4.4070,471.1824,567.9745,4
Eastern20.5342,1185.14512184.52914,3
Volta89.4079- - 
Greater Accra93.1669,3- - 
Total1.002.015100L.554.760100 :1.282.677100

Source: Veterinary services, Ministry of Agriculture, 1984.

Selon ces résultats, la répartition géographique des bovins demeure très inégale. Les Upper et Northern Regions possèdent 73,7% du cheptel national et les plaines de la Greater Accra Region et de la Volta Region, au sud-ouest, possèdent 18,2% du cheptel.

Les ovins et caprins sont également concentrés dans le nord où les Upper et Northern Regions détiennent 40% des ovins et 40 % des caprins.

Le tableau 3 présente l'évolution des effectifs bovin, ovin et caprin pour l'ensemble du pays entre 1973 et 1983. Ce tableau montre que la population animale a régulièrement augmenté entre 1973 et 1981 pour ensuite marquer une diminution en 1982 principalement due aux effets de la sécheresse.

Tableau 3. Evolution de la population animale entre 1973 et 1983

AnnéeBovinsOvinsCaprins
1973729.448906.102744.114
1974744.602902.236779.084
1975776.608905.767790.428
1976790.601900.466874.200
1977823.6611,129.850980.742
1978835.9121.107.9461.314.664
1979857.0041.314.6641.303.889
1980876.8411.449.4181.303.889
1981947.1121.672.0141.406.970
1982924.6971.482.2741.215.059
19831.002.0151.554.7601.282.677

Source: Veterinary services Department, Ministry of agriculture, 1984.

3. LES BOVINS

La répartition géographique des principales races par région a été estimée à partir du recensement des services vétérinaires (1983) et est présentée dans le tableau 4.

La République du Ghana possède un effectif bovin de plus d'un million de têtes, constitué pour plus de 86 % de bétail trypanotolérant. Les races faisant partie de ce bétail trypanotolérant sont le Ghana Shorthorn, le N'dama et un noyau de Muturu dans la Western Region qui représentent respectivement 83 %, 3 % et 0,03 %.

Le restant du cheptel est constitué de bovins de race Sanga, qui proviennent d'un croisement entre le WAS et le Zébu (12,4 %), et le Zébu (0,8 %). Les Zébus, de type White Fulani et Sokoto Gudali proviennent du Nigéria tandis que quelques Zébus de type Nellore ont été importés du Brésil.

Certaines stations d'élevage d'Etat et fermes privées possèdent encore quelques bovins de race exotique de pays tempérés: Frisonne, Jersey, Hereford .

Tableau 4. Répartition géographique des races bovines locales au Ghana en 1983

REGIONZEBUSSANGAN'DAMAGHANA S.MUTURUTOTAL
Upper3446393898964344798 392597
Northern665111616880330038-348744
B/Ahafo7872196371130912-37606
Ashanti838148415347392-11248
Western5131024119674306
Central-4286-121-4407
Eastern8116580285210291-20534
Volta52629337387155673-89407
S/Accra100029992224759927-93166
TOTAL807812443830161839271671002015
%0,812,423,0283,760,03100

Sources: Veterinary services Department, 1984.

L'élevage bovin au Ghana se fait à 99,2% en milieu villageois. Seuls 0,8% des effectifs sont élevés en ranches et stations de recherches.

3.1 DESCRIPTION DES RACES

Les seules données récentes disponibles concernent le Ghana Shorthorn et le Zébu “Sokoto Gudali”.

3.1.1 Le Ghana Shorthorn

3.1.1.1 Paramètres de production.

Millar (1979) cite quelques paramètres de production du Ghana Shorthorn élevé à l'Agricultural research Station de Legon. Les principales données sont présentées dans le tableau 5.

Tableau 5. Paramètres de production du Ghana Shorthorn

Age au premier vêlage47,9 ± 11,3 mois (n=33 ,cv=25,7 %)
Premier intervalle vêlages18,9 ± 8,9 mois (n=27 ,cv=47,1 %)
Intervalle vêlages16,7 ± 1,7 mois (n=82 ,cv=10,2 %)
Mortalité des veaux109 veaux,10 morts avant sevrage=10%

Source: Millar, 1979.

3.1.1.2. Index de productivité.

Le tableau 6 présente les estimations des principaux paramètres de production nécessaires pour calculer un index de productivité donnant le poids total de veaux d'un an par 100 kg de vache élevée par an. Cet index de productivité est basé sur les données recueillies à l'Agricultural Research Station de Legon et sur des estimations.

Tableau 6. Estimations de la productivité du Ghana Shorthorn

Viabilité des femelles adultes (%)96 (a)
Taux de vêlage (%)71
Viabilité des veaux jusqu'à 1 an (%)90
Poids des veaux d'un an (kg)135 (a)
Index de productivité par vache par an (kg)88
Poids des femelles adultes (kg)180 (a)
Index de productivité par 100 kg de vache élevée par an (kg)48,8

(a) estimations.

Source: index calculés par les auteurs

3.1.2 Le Ghanaian Sanga

Il n'existe pas d'informations récentes sur les paramètres de production du Ghanaian Sanga.

3.1.3 Le N'dama

De nouvelles données sur le N'dama n'ont pu être obtenues.

3.1.4 Le taurin nain d'Afrique Occidentale

Il n'y a pas d'informations nouvelles sur le taurin nain d'Afrique Occidentale.

3.1.5 Le Zébu.

3.1.5.1 Paramètres de production.

Les différents paramètres obtenus pour le Ghana Shorthorn ont été comparés avec ceux du Zébu Sokoto Gudaliélevé dans les mêmes conditions. Les données sont présentées dans le tableau 7.

Tableau 7 . Paramètres de production du Zébu “Sokoto Gudali”

Age au premier vêlage43,4 ± 7,9 mois (n=24 ,cv=18,2%)
Premier intervalle vêlage17,1 ± 7,5 mois (n=24 ,cv=44,1%)
Intervalle vêlage15,6 ± 2,4 mois (n=27 ,cv=15,4%)
Mortalité des veaux129 veaux, 8 morts avant sevrage=6,2%

Sources: Millar, 1979.

3.1.5.2 Index de productivité.

Le tableau 8 donne les index de productivité du Zébu “Sokoto Gudali” calculés à partir des paramètres de production cités ci-dessus et à partir d'estimations.

Tableau 8. Estimations de la productivité du Zébu “Sokoto Gudali”

Viabilité des femelles adultes (%)95 (a)
Taux de vêlage (%)76
Viabilité des veaux jusqu'à 1 an (%)93,8
Poids des veaux d'un an (kg)100 (a)
Index de productivité par vache par an (kg)71,1
Poids des femelles adultes (kg)180 (a)
Index de productivité par 100 kg de vache 
élevée par an (kg)40,6

(a) estimations.

Source: index calculés par les auteurs

3.2 SITUATION SANITAIRE

La peste bovine et d'autres maladies encore endémiques telles que la péripneumonie contagieuse bovine, la streptothricose, les trypanosomiases, le charbon bactéridien sont bien contrôlées. En ce qui concerne la trypanosomiase, GYENING (1985) indique que les services habilités du Department of Veterinary Services ont, en 1982, effectué 25.482 traitements.

3.3 MODES D'ELEVAGE

La culture attelée, après un début prometteur dès les années 1930 dans la Upper Region (3000 paysans utilisaient alors la culture attelée) a connu un déclin brutal à l'avènement de la mécanisation agricole (vers 1957).

Elle ne doit sa reprise dans la région de Pong Tamale, dans le nord, qu'aux difficultés d'approvisionnement en pièces détachées des tracteurs (en 1970), et à la faveur de diverses missions, dont celle de la GTZ, soutenues par l'Etat.

En 1974, fut mis en oeuvre le Ghanaian German Agricultural Development Project (GGADP) dans les Northern et Upper Régions . Fin 1979 on pouvait dénombrer 5000 fermiers utilisant la traction animale dans la Northern Region et 1000 dans la Upper Region (MUNZINGER, 1982; NORRIP TECHNICAL UNIT and WARDROP DELOITTE, 1984). STARKEY estime le nombre de boeufs de labour, en 1986, à environ 20.000 têtes (STARKEY, communication personnelle, 1986).

4. LES OVINS ET CAPRINS

4.1 DESCRIPTION DES RACES

4.1.1 Les ovins.

4.1.1.1 Paramètres de production.

Des données récentes sur les paramètres de production du West African Dwarf (WAD) et du Nungua Blackhead (NBH) sont présentées dans le tableau 9.

Tableau 9. Paramètres de production du West African Dwarf (WAD) et du Nungua Blackhead (NBH)

 WADNBH
 moyenneécart-typemoyenneécart-type
Fertilité0,790,170,720,14
Prolificité1,510,261,020,2
% agneaux survivant    
au sevrage0,840,110,940,05
% d'agneaux par brebis    
mise à la saillie1,190,310,890,26
Poids des agneaux à    
la naissance (kg)1,30,092,20,07
Poids au sevrage (kg)5,80,289,80,24

Source: NGERE et al, 1981

4.1.2 Les caprins.

Il n'y a pas d'informations récentes disponibles sur les caprins.

5. ACTIVITES DE RECHERCHES ET DE DEVELOPPEMENT

5.1 CENTRES DE RECHERCHE

Les stations de recherches de l'University of Ghana continuent leurs différentes activités de recherche de même que la Kumasi University Farm et l'Achimota Animal Research Institute.

Des données récentes sur les stations agricoles de l'Université du Ghana ne sont pas disponibles.

5.2 ACTIVITES DE DEVELOPPEMENT ET DE MULTIPLICATION

Des informations récentes sur les effectifs des Fermes d'Etat, des Fermes de l'Animal Husbandry, du Shai Hills Ranch ainsi que des Ranches de la Ghana Livestock Company n'ont pu être obtenues.

Sur les 12 stations de l'Animal Husbandry Service, 5 ont cessé leurs activités.

En ce qui concerne les activités de développement menées au niveau des stations d'élevage, il faut signaler l'arrêt de l'insémination artificielle des bovins dans les trois stations expérimentales de :

-   Sogakope dans la Volta Region

-   Pong Tamale dans la Northern Region

-   Kasua dans la Greater Region

Ces trois stations fonctionnaient à partir de semences importées du Kenya. Ces semences provenaient de taureaux des races Brahman, Droughtmaster, Bradford, Frisonne et Sahiwal.

En ce qui concerne la composante élevage du projet Ghanaian-German Fertilising il n'y a pas de données récentes.

Au Ghana, deux institutions importantes mènent des activités de développement dans les Northern et Upper Region. Il s'agit de la Upper Region Agricultural Development Programme (URADEP) qui a débuté en 1977 et de la Northern Region Integrated Project (NORRIP) qui a démarré en 1970.

L'objectif de l'URADEP est d'augmenter la production agricole en initiant différents programmes de développement rural intégrés dans la Upper Region. Cet organisme a bénéficié d'un financement de la Banque Mondiale, de l'Angleterre et de la République fédérale d'Allemagne jusqu'en 1984. La NORRIP mène des activités similaires à l'URADEP mais au niveau de la Northern Region, elle bénéficie d'un financement CIDA.

Le Projet “Development of Sheep and Goat Production” entrepris à la Ferme d'Ejura possède, en 1983, 880 moutons et 140 chèvres. La majorité des brebis sont croisées avec du sang Sahélien dans le but d'augmenter le format et de distribuer les produits améliorés en taille aux paysans. Ce projet s'intéresse aussi à l'amélioration de l'élevage traditionnel dans 7 villages (VALLERAND, 1983).

D'autres stations s'occupent également de l'élevage d'ovins et caprins. Il s'agit de la Sheep and Goat Diseases Research Station de Techiman qui possède 400 animaux dont 180 brebis et 12 chèvres et de la Sheep production on oil-palm plantation de Juaso avec un effectif, en 1983, de 320 moutons.

En ce qui concerne les nouvelles activités, l'Aveyime cattle breeding Project qui a démarré en 1974 avec 50 bovins avec l'assistance du Gouvernement italien a été repris par la CEE en novembre 1984 avec un effectif de 1200 têtes. Vers la fin de la 5ème année du projet, l'effectif prévu sera de 2000 têtes.

Ses objectifs sont principalement la production de viande et secondairement la promotion de cette production auprès des fermiers environnants par un encadrement serré et par la vulgarisation.

Un nouvelle compagnie ayant des activités portant sur l'élevage, la Wulugu Livestock Company a été créée en 1980. Elle est située dans la Northern Region et est financée à 80% par la Bank of Ghana. Ses effectifs sont d'environ 700 bovins de race West African Shorthorn et elle a pour objectifs de fournir des taureaux améliorés et des boeufs de culture attelée au milieu paysan. Elle fournit également une assistance aux fermiers.

Dans le cadre de son Programme de lutte contre la trypanosomiase animale et de mise en valeur des zones concernées la FAO, en 1985, envoya une mission de formulation de projet pour assister le Gouvernement du Ghana dans la planification du Développement dans les “Northern et Upper Regions”, libérées de l'onchocercose. Les différents projets formulés furent les suivants:

-   Livestock Development Assistance in Qnchocercosis Controlled Resettlement Areas of Northern Ghana ;

-   West African Shorthorn Breeding and Selection Centre. Training and Technical Assistance Centre for the extension service of the Animal Husbandry Department (FAO, 1985).

Une seconde mission de la FAO s'est rendue au Ghana en 1986, pour entreprendre l'étude de faisabilité de ce deuxième projet (FAO, 1986).

6. BIBLIOGRAPHIE SPECIFIQUE

ASSOGBAKPE F. (1985) Mission de consultation sur le commerce et la multiplication du bétail trypanotolérant. Projet FAO GCP/RAF/190/ITA, Ouagadougou.

FAO (1985) Report of mission on livestock development in onchocerciasis control/tsetse areas of northern Ghana. FAO, Rome.

FAO (1986) Feasability study for “improvement and promotion centre for the West African Shorthorn Cattle breed”. Projets FAO GCP/RAF/190-191/ITA, Ouagadougou.

GHANA, ANIMAL HUSBANDRY DEPARTMENT (1985) Livestock statistics 1979–1984.

GHANA, VETERINARY SERVICES DEPARTMENT (1984) Livestock Disease control statistics 1973–1983, Appendices A-B-C.

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GYENING, K.O. (1985) Desk study for preparatory assistance mission to Ghana.

MILLAR.D. (1979) Relationships between inbreeding levels and some reproductive performance traits in West African Shorthorn and Sokoto Gudali cows at Agricultural Research Station, Legon. Ghana Univ. Legon, Dept.of Animal Science.

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VALLERAND F., (1983) Compte-rendu d'une mission en Afrique de l'Ouest (Togo, Ghana, Côte d'Ivoire). FAO, Rome.

7. PRINCIPAUX CHANGEMENTS INTERVENUS DEPUIS 1977

Les effectifs bovins, ovins et caprins ont régulièrement progressé au cours de la période étudiée et la race bovine dominante reste le West African Shorthorn avec 84% des effectifs totaux. Il est intéressant de noter que les populations zébus et métis zébu × taurin ne se sont pas développées au Ghana (au moins jusqu'en 1983, date des dernières informations disponibles) aussi rapidement que dans les pays côtiers voisins.

Le Gouvernement entreprend actuellement de gros efforts pour développer et encadrer l'élevage dans le nord du pays. La création de la Upper West Region et la priorité qui lui est accordée pour les opérations de développement devraient permettre de mettre en place rapidement un programme d'amélioration et de promotion de la race West African Shorthorn. Ce programme permettra à la fois de sensibiliser les éleveurs à l'intérêt de conserver leurs animaux en race pure et d'en améliorer le format pour répondre à la demande croissante en boeufs de culture attelée.


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