Table des matières - Précédente - Suivante


Les activités forestières dans le passé

Des efforts méritoires ont été entrepris dans toute l'Afrique depuis la grande sécheresse du Sahel pour freiner le rythme du déboisement et de la désertification. Ils témoignent d'une conscience croissante de l'importance des arbres pour la stabilité de l'environnement dans les zones arides et semi-arides de l'Afrique. Malheureusement, les causes de la désertification ont été jusque là attribuées trop étroitement au "problème du bois de feu". Avec l'augmentation de la demande de bois de feu, due à la croissance démographique et qui s'évalue facilement en chiffres astronomiques, il n'est pas étonnant que les premiers programmes fixent des objectifs de production ambitieux pour le reboisement.

Par ailleurs, le reboisement a été considéré comme étant du ressort des forestiers et ceux-ci ont été encouragés à relever le défi grâce notamment à une aide importante des donateurs. Leurs premiers plans étaient axés sur des plantations massives, traditionnellement leur point fort, et à l'occasion sur de petits bois de villages destinés à faire participer la population rurale. Faute de modèles permettant d'analyser les priorités dans le contexte des problèmes généraux du développement, ces premières initiatives ont été acceptées d'emblée et leur effet, fortement visible (plantations) jugé approprié. Ce n'est qu'à la fin des années 1970 et au début des années 1980, lorsque les projets ont commencé à être examinés dans le cadre des évaluations périodiques, qu'on a commencé à en tirer des enseignements. L'examen de l'efficience et de l'efficacité des projets en cours a conduit les Africains comme les donateurs à commencer à douter des options stratégiques qu'ils avaient choisies (8) Les plantations massives financièrement très coûteuses pour la production de bois de feu dans les zones arides et semi-arides ont souffert d'un ensemble redoutable de handicaps: coût élevé, croissance lente et faible prix sur le marché. Pour le moment, ces plantations sont considérées comme non réalisables dans des zones où la précipitation annuelle est inférieure à 800 mm. Les bosquets villageois, qui impliquent un travail commun pour des avantages communs sur une terre commune se sont révélés, pour de nombreuses raisons, un objectif irréalisable car dans les zones où l'on a besoin d'arbres, par définition, il n'y a pas assez de terres réellement communes pour obtenir l'effet recherché.

La réalité, comme on l'a vu plus haut dans l'examen des causes, est que le modèle du bois de feu n'explique qu'imparfaitement la disparition des arbres dans l'équation de la désertification. Dans les zones victimes de la désertification, beaucoup de composantes du système de production rural sont soumises à des contraintes. Le peu d'expérience que l'on a aujourd'hui suffit à montrer que la population rurale a rarement été enthousiaste pour planter des arbres uniquement pour produire le bois de feu. Cet objectif étroit a eu tendance à se limiter à lui-même et à sous-estimer la valeur réelle de l'arbre pour la population rurale (9). Une "approche exclusivement axée sur le bois de feu" aggrave en réalité la dichotomie entre l'agriculture et la foresterie en renforçant l'idée fausse que les forestiers vont d'une manière ou d'une autre résoudre à eux seuls le problème du bois de feu et de l'environnement (10).

Les arbres et l'agriculture en Afrique sub-saharienne

Le regain d'intérêt manifesté par les donateurs internationaux pour des activités forestières à grande échelle a été suscité par les préoccupations au sujet de l'approvisionnement en bois de feu (la "crise de l'énergie du pauvre") et de l'environnement. La première orientation retenue a été utile parce quelle a encouragé l'action, encore que cette vision assez étroite du problème ait en partie contribué au choix de l'option "plantations en blocs". Mais les besoins auxquels doit répondre aujourd'hui la foresterie en Afrique sub-saharienne et le rôle qu'elle doit jouer apparaissent sous un jour tout à fait différent.

Le principal problème de développement en Afrique sub-saharienne réside aujourd'hui dans la diminution de la capacité de produire les aliments nécessaires pour nourrir une population croissante. Un aspect important de la situation est la dégradation continue du sol due à une culture intensive, à la poursuite du défrichage des terres marginales et à la diminution globale de la stabilité de l'environnement qui aboutit à la désertification. Les spécialistes du développement du secteur forestier parmi d'autres commencent à comprendre que les projets et activités dont le seul objet est la production de bois de feu sont rarement soutenables, particulièrement dans les zones arides et semi-arides de la région. Il faut au contraire que ces activités soient doubles, qu'elles soient orientées à la fois vers la production et vers la protection, qu'elles exploitent sur une grande échelle les effets positifs de conservation du sol et de l'eau produits par le couvert végétal qui permettent de maintenir et de favoriser la stabilité environnementale.

En termes simples, cela signifie travailler avec les agriculteurs pour encourager la plantation d'arbres aux moindres frais et sur la plus grande échelle possible partout où cela peut se faire. c'est-à-dire dans les exploitations et les terres agricoles d'Afrique. Dans les climats extrêmes d'Afrique, les efforts de développement agricole ne doivent pas simplement viser à accroître les rendements des cultures vivrières de base en introduisant la technologie moderne Il faut aussi chercher à améliorer les systèmes agricoles de subsistance afin d'accroître leur résilience dans les années de faibles précipitations De même, il semble évident que de bons sols fertiles seront nécessaires pour tirer parti entièrement du nombre croissant des variétés génétiquement améliorées de cultures vivrières. Il faudra probablement plus que des semences améliorées pour lancer la révolution verte là où elle est le plus nécessaire en Afrique.

L'agriculture africaine est soumise à quatre contraintes majeures que les arbres peuvent aider à atténuer. Elles font partie du problème de la désertification mais interviennent aussi sur des terres qui, pour le moment, sont plus ou moins intactes. Les précipitations sont plus ou moins variables et les saisons de végétation peuvent ne pas dépasser deux mois.

Il est fréquent qu'une grande partie, pouvant aller jusqu'à 40 à 60%, des précipitations se perde par ruissellement du fait d'une infiltration insuffisante (11). Les couches de terre végétale sont instables et soumises à l'érosion pluviale et éolienne. Plusieurs études indiquent des pertes annuelles par ruissellement de 20 à 170 tonnes de terre à l'hectare (12). Pendant le seul été de 1969, des vents d'est saisonniers ont emporté du Sahara et du Sahel vers l'Atlantique 60 millions de tonnes de bonne terre (13). Les éléments nutritifs sont rares, en particulier les principaux, c'est-à-dire l'azote, le phosphore et le potassium. Lorsque ces éléments disparaissent du fait des récoltes, du lessivage et du ruissellement, la fertilité du sol diminue rapidement, de même que les rendements des cultures vivrières. S'il n'est pas recomplété, l'azote d'un champ peut être complètement épuisé en quatre ans par les récoltes annuelles. La restauration naturelle de la fertilité par la jachère peut prendre jusqu'à 20 ans (14). Les cultures annuelles peuvent prélever en une seule récolte la moitié de l'azote immédiatement disponible (15). Les matières organiques se perdent facilement lorsque les températures au sol sont élevées, ce qui diminue la capacité d'échange cationique et accélère le lessivage des éléments nutritifs. Enfin, des populations en augmentation se trouvent en concurrence pour des quantités d'aliments. de fourrages. de fibres et de combustibles qui, elles, n'ont pas augmenté. La superficie de terres disponibles pour les produire reste essentiellement la même, alors qu'à leur taux d'augmentation actuels, les populations africaines peuvent doubler tous les vingt ans.

Contrastant avec ces contraintes importantes et quelque peu éclipsés par l'approche de la foresterie orientée vers le bois de feu, les arbres et arbustes ont des effets positifs pour l'agriculture. Là où ils sont présents, soit en bordure, soit en abri, soit dispersés dans les champs et les pâturages, leurs effets peuvent être importants.

- Le ruissellement des eaux de pluie peut être fortement réduit, ce qui permet de conserver l'eau et le sol.

Les arbres et leurs racines peuvent avoir un effet d'endiguement et accroître la porosité du sol qui facilite l'infiltration de la pluie.

- La vitesse du vent et les températures peuvent être réduites au niveau du sol.

Ceci améliore le microclimat dans les champs. L'érosion éolienne est réduite. Les rideaux-abris de neem au Niger ont réduit de 45 à 80% la vitesse du vent dans la zone cultivée entre les arbres (16).

- Les éléments nutritifs du sol sont convertis et recyclés, en particulier par les légumineuses en arbres.

L'azote est capté dans l'air, fixé dans le sol, récupéré par les racines, redéposé sous forme de feuilles mortes et de brindilles.

L'enrichissement des couches superficielles du sol attribué à la présence d'Acacia albida a fait l'objet de plusieurs études (17). Les augmentations de carbone organique total (C) et d'azote total (N) dans le sol sous les arbres, par rapport au sol des champs situés hors couvert des arbres, ont été les suivantes:

Niger

(1960)

N:

231%

C:

269%

Sénégal

(1969)

N:

33%

C:

40%

(1965)

N:

194%

C:

192%

(1966)

N:

110%

C:

91%

Soudan

(1969)

N:

600%

C:

200%

Plusieurs de ces études ont aussi fait apparaître une augmentation de la capacité de rétention d'eau du sol et de sa capacité d'échange cationique. Les accroissements de constituants minéraux (Ca, Mg, K et P) se sont étagés entre 20 et 100% (18).

Au Nigéria, les haies de lucaena, intercalées avec du maïs, produisaient encore, au bout de six ans, environ 160 kg N/ha/an à partir de 5 tonnes/ha/an de feuilles coupées appliquées en paillis vert (19).

- Les rendements des cultures peuvent être stabilisés et dans certains cas augmentés. Quelques recherches ont donné les résultats suivants:

Niger (1979):

Les rendements de mil entre des rideaux-abris de margousiers de sept ans étaient de 1099 kg/ha contre 854 kg/ha dans la parcelle témoin, soit une augmentation nette de 23% après soustraction de la surface située sous les arbres où il ne pousse pas de mil (20).

Nigéria (1984):

Les rendements de maïs se sont stabilisés à environ 2 tonnes/ha/an après une culture continue pendant six ans utilisant un paillis vert de feuilles de lucaena au taux de 5 tonnes/ha/an. Drant cette même période, les rendements de la parcelle témoin sont tombés à 500 kg/ha (21).

Sénégal (1965):

Les rendements de mil indiqués sous frondaisons d'Acacia albida étaient équivalents à 1688 kg/ha, contre 660 kg/ha sur la terre située en dehors des frondaisons, soit une augmentation de 152% (22).

(1968):

Les rendements de sorgho signalés sous frondaisons d'Acacia albida étaient équivalents à 934 kg/ha, contre 457 kg/ha sur les parcelles non couvertes par les frondaisons, soit une augmentation de 104% (23).

Burkina Faso (1963):

Les rendements de mil signalés sous frondaisons d'Acacia albida ont été équivalents à 1 250 kg/ha, contre 820 kg/ha dans les parcelles témoin situées en dehors des frondaisons, soit une augmentation de 50% (24).

- Des réserves d'aliments et de fourrages sont disponibles entre les récoltes et pendant les périodes de sécheresse. Les arbres survivent généralement aux périodes sèches en prenant sur la nappe d'eau souterraine. Les racines pivotantes de nombreux arbres ont 20 mètres de long ou plus.

Au Sahel, les feuilles, graines et gousses d'arbres représentent environ 5% du fourrage dont le bétail a besoin pendant la saison des pluies et jusqu'à 45% vers la fin de la saison sèche, soit environ un tiers en moyenne du fourrage pour toute l'année.

Au Malawi, on produit le lucaena sur de petites exploitations, avec du maïs en sous-étage, le feuillage étant utilisé en fourrage vert ou séché au soleil pour l'hiver ou vendu en tant que culture de rapport. Dans certaines régions, le lucaena fournit environ un cinquième du fourrage nécessaire.

Outre les fruits, les graines, gousses et feuilles de nombreux arbres sont régulièrement utilisées comme compléments alimentaires. En période de sécheresse, ils fournissent des approvisionnements marginaux.

- Bois de feu. Dans les exploitations agricoles, les arbres peuvent représenter une source importante de bois de feu.

50 arbres dans une exploitation de 2 hectares, occupant moins de 5% des terres arables, peuvent fournir à eux seuls la moitié ou plus du bois de feu dont une famille a besoin par un émondage régulier et des coupes sélectives (27).

Mise en oeuvre d'une plus grande intégration de l'agriculture et de la foresterie

Le rôle des arbres et des forêts au niveau macro-économique pour la stabilité globale de l'environnement et au niveau du champ pour leur effet sur l'humidité, les éléments nutritifs dans le sol et le rendement des cultures, est probablement la technologie la plus expérimentée et la plus accessible aujourd'hui en Afrique pour lutter contre la désertification.

La plantation d'arbres dans les champs, dans des configurations d'agro-foresterie ou en petits bois ou clôtures autour des habitations ou ailleurs, ainsi que l'entretien et la gestion de forêts et de bois pour des usages multiples durables peuvent être la clé de la stabilité environnementale en Afrique. Cela signifie cependant davantage que faire adopter et promouvoir l'agro-foresterie par les forestiers. En fait, cela signifie une politique et des programmes qui reconnaissent l'importance de l'arbre et de la forêt Pour la productivité agricole et qui se concrétisent en un cadre administratif. législatif et institutionnel apte à promouvoir cette approche auprès des agriculteurs et à la leur faire adopter. Ce sera nécessairement une opération à long terme; ni les forestiers ni les agronomes ne sont encore prêts à ce mariage et il faudra en chemin vaincre beaucoup de situations acquises et de problèmes institutionnels. Le moment est néanmoins venu de la lancer; elle devrait aboutir à une vulgarisation multidisciplinaire visant à répondre aux possibilités et aux besoins des paysans plutôt qu'à trois services de vulgarisation séparés (agriculture, élevage et foresterie) qui se disputent l'attention et les ressources des agriculteurs.

La foresterie paysanne impliquera aussi un changement qui doit commencer par les forestiers eux-mêmes, leurs attitudes et leurs méthodes. L'accent mis traditionnellement sur la préservation des forêts classées a conduit à adopter des politiques et à prendre des mesures axées sur la conservation et sur la maîtrise de ces forêts. Pour pouvoir assurer un service approprié et efficace à la clientèle la plus importante du pays - c'est-à-dire sa paysannerie - ces politiques et ces mesures doivent évoluer vers le développement et le service. Il sera dans certains cas difficile de surmonter l'antagonisme entre paysans et forestiers; il est peu probable que les premiers croient que les seconds sont subitement et miraculeusement devenus leurs bienfaiteurs.

De nouveaux travaux seront nécessaires dans le cadre d'études et de recherches fondamentales pour rassembler les informations disponibles sur les avantages de la plantation d'arbres pour les cultures du point de vue des systèmes agricoles et pour en développer les effets, Il sera cependant encore plus important de poursuivre l'examen en cours au niveau de certains gouvernements africains de la politique d'intégration de l'agriculture et de la foresterie, de développer cette politique et de l'accélérer là où c'est possible. Un processus dynamique et concret de dialogue entre ministères intéressés et entre gouvernements africains et leurs donateurs sur les politiques à suivre est nécessaire pour déterminer les réformes politiques et les changements institutionnels qu'exige dans la pratique l'application de l'intégration.

Une étape importante sur la voie d'une plus grande intégration de l'agriculture et de la foresterie sera la solution du problème de régime foncier et forestier. Trop souvent, les agriculteurs sont dissuadés de planter des arbres sur leurs terres parce qu'ils ont des doutes, réels ou imaginaires, quant à leurs droits futurs sur ces arbres.

La mise en place de tels systèmes d'agro-foresterie nécessitera en fin de compte l'exécution d'un programme massif et efficace de vulgarisation dans ce domaine, qui montrera à l'agriculteur que les sacrifices de production qu'impliquent la plantation, la protection et l'entretien des arbres se traduiront finalement par des avantages concrets pour sa famille. La réussite de la stratégie de développement de la foresterie agricole pour le bois de feu détendra finalement de la nature de ce programme de vulgarisation, Un certain nombre d'idées fausses ont circulé dans le passé sur la vulgarisation, qui a nui à ses effets. La vulgarisation doit être prise pour ce qu'elle est - le prolongement d'un programme ou d'un projet qui permet le dialogue entre le service et le client. Cette approche qui est nécessaire se fonde sur l'idée que l'élément le plus important d'une stratégie de développement axée sur la population est la population elle-même, ses besoins, ses aspirations et ses possibilités. Le message de vulgarisation en matière de foresterie, qui fait partie de la stratégie globale de vulgarisation en matière d'agriculture et de développement rural, doit avoir pour effet de mettre l'accent non plus sur le contrôle et la "police" mais sur le service et le développement. Ce sont les services gouvernementaux qui doivent susciter ces changements, mais il faut qu'ils se fondent pour cela sur des informations patiemment acquises au sujet de la population, de son attitude à l'égard des arbres et des forêts, de sa demande actuelle, de ses besoins futurs et de ses pratiques de production agricole ainsi que de son système de gestion sociale. Ces informations serviront de guide à la réorientation nécessaire de la politique, des codes, de la réglementation, des programmes forestiers, des projets et des pratiques de gestion. Elles permettront aussi au vulgarisateur d'aider la population à concevoir elle-même les systèmes locaux de gestion participative nécessaires pour maîtriser l'aménagement, la production et la protection des ressources naturelles dans le cadre de programmes de développement convenus

Jointe à la possibilité économique d'un marché de rapport pour le bois de feu, la foresterie agricole en Afrique promet d'avoir des effets très importants sur les initiatives de production et de protection nécessaires pour lutter contre la désertification.

Un dernier mot

Il faut souligner que ces mesures doivent non pas remplacer mais faire partie d'un large éventail de mesures essentielles de conservation du sol et de l'eau et d'amélioration des cultures qui sont nécessaires d'urgence pour aider à accroître la production vivrière en Afrique. Il faudra développer les efforts des pays africains à la fois dans les domaines de l'ingénierie de conservation du sol (construction de terrasses, de diguettes, labour selon les courbes de niveaux, etc.), de la maîtrise du ruissellement (micro-captages et collecte de l'eau), des techniques sans labour et de la recherche visant à abréger les cycles de culture, pour que les systèmes agricoles résistent davantage aux effets de la sécheresse. Ces mesures ne sauraient remédier aux conséquences d'une sécheresse excessive ou d'une trop forte pression démographique. Mais si elles sont appliquées de manière systématique et continue, elles pourront accroître de façon durable la superficie cultivée et abréger l'ensemble des efforts de développement économique à plus long terme nécessaires à la croissance du paysan et du pays.

Notes

1. T.M. Catterson est conseiller forestier principal et F.A. Gulick est consultant en planification forestière au Bureau pour l'Afrique de l'Agency for International Development, Washington, D.C., T. Resch est coordonnateur pour l'Afrique du Programme de soutien à la foresterie, USDA - Forest Service, Washington, D. C.

2. Weber, F. Review of the CILSS Forestry Sector Program Analysis Papers, réunion technique foresterie/écologie du CILSS, Banjul, Gambie, octobre 1982, p. 94.

3. CILSS: Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel: comprend le Tchad, le Cap-Vert, la Gambie, le Burkina-Faso, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

4. Pour un excellent exposé sur la climatologie de l'Afrique aride et semi-aride, voir: "The Climatology of Sub-Saharan Africa", Sharon Nicholson - Appendice B dans Environmental Changes in the West African Sahel, National Academy press, Washington, D.C., 1983, pp. 71-92.

5. Ibid.

6. On trouvera un exposé détaillé de cette question dans: Desertification in the Sahelian and Sudanian Zones of West Africa, Département des projets d'Afrique de l'Ouest, Banque mondiale, Washington, D.C., Rapport N° 5210, 2ème projet, février 1985, p. 60.

7. Food Problems and Prospects in Sub-Saharan Africa - The Decade of the 1980's, C. Christensen et al, Foreign Agricultural Research Report N° 166, USDA - Economic Research Service, Washington, D.C., 1981, p. 293.

8. Il n'entre pas dans le cadre du présent document de procéder à une analyse détaillée des stratégies passées. Un exercice de ce type a fait l'objet du document: AID Experience in the Forestry Sector in the Sahel - Opportunities for the Future, T.M. Catterson, préparé pour la réunion tenue sous l'égide du CILSS/Club du Sahel - "Action concertée pour le développement du secteur écologie/foresterie dans les pays du Sahel", Paris, juin 1984, p. 29.

9. Boisement en milieu rural. Étude FAO: Forêts N° 64, Rome, février 1985, p. 133.

10. Op. cit. Catterson.

11. Charreau, Claude Soils of Tropical Dry and Dry-wet Climatic Areas of West Africa and their Use and Management, conférences faites au Département d'agronomie, Cornell University, 1974, Agronomy mimeo N° 74-26, pp. 200-203; voir le tableau de la p. 202; et Productivity of Sahelian Rangelands. Course Book. Volume I, Wageningen Agricultura University, Pays-Bas, 1982, p. 145.

12. Ibid.

13. Jensen, A.M., Shelter-belt Effects in Tropical and Temperate Zones, juillet 1983, IDRC-MR80e, Canada, 61 pages, p. 34.

14. Op. cit., Productivity of Sahelian Rangelands.

15. Op. cit., Productivity of Sahelian Rangelands, p. 115.

16. Els Bognetteau-Verlinden, Study of Impact of Windbreaks in Majjia Valler. Niger, février 1980, Université agricole, Wageningen, Pays-Bas, 77 pages et annexes. Cité plus loin sous le nom de Majjia Valley.

17. Felker, Peter, State of the Art: Acacia albida, Université de Californie, Riverside, Californie, avril 1978 (AID Grant Afr-C-1361) p. 87, qui résume les recherches originales effectuées par Dugain (Niger, 1960); Charreau et Vidal (Sénégal, 1965); Dancette et Poulain (Sénégal, 1969); Jung (Sénégal, 1966); Radwinski et Wickens (Soudan, 1969).

18. Op. cit., Charreau, op. cit., p. 214.

19. Kang, B.T. et B. Duguma, Nitrogen Management in Alley Cropping Systems, document présenté au Symposium international sur la gestion de l'hydrogène dans les systèmes agricoles sous les tropiques, IITA, Nigéria. 23-26 octobre 1984, p. 7.

20. Op. cit. Els Bognetteau-Verlinder, pp. 66-69 et Appendice VI.

21. Op. cit., Kang, B.T., p. 12.

22. Charreau, C. et P. Vidal, Influence de l'Acacia albida del, sur le sol, nutrition minérale et rendements des mils pennisetum au Sénégal, dans l'Agronomie tropicale, 1965, pp. 601-626. Rendements indiqués p. 616.

23. Dancette C. et J.F. Poulain, Influence of Acacia albida on pedoclimatic factors and crop yields in African soils, (XIV, N. 1-2), 1969, pp. 143-183.

24. Direction des Eaux et Forêts, République de Haute-Volta, Secteur de restauration de sols de Ouahigouya, 1965, p. 36.

25. Agroforestry in the West African Sahel, Comité consultatif sur le Sahel, BOSTID, National Research Council, 1983, citant H.N. LeHouerou, "The Range Lands of the Sahel", Jn1 of Range Management, 33(1): pp. 41-46, 1980.

26. Savory R., J.A. Breen et C.I.A. Beale, "Leucaena as a Forage Crop on Small Farms in Malawi", dans Browse in Africa, H.N. LeHouerou, ed., International Livestock Centre, Addis Abeba, Éthiopie, 1980, pp. 411-415.

27. Spears, J.S., Review of World Bank Financed Forestry Activity. FY 1983, BIRD, ronéo, p. 37.


Table des matières - Précédente - Suivante