8. Mise en valeur et production des produits forestiers non ligneux aux niveaux national et régional


Comme nous l'avons déjà vu aux chapitres 4 et 5, les potentialités de développement des produits forestiers non ligneux dans la région méditerranéenne occidentale sont élevées, aussi bien en terme de production que de revenus.

Le développement de la plupart des produits en question est étroitement lié à l'équilibre de l'écosystème forestier naturel méditerranéen et par conséquent à l'amélioration et à l'expansion des formations forestières. Parmi les produits considérés, le liège et le miel amer font exception à cette considération, car tous deux dépendent de conditions écologiques favorables à la diffusion d'espèces végétales particulières (respectivement Quercus suber et Arbutus unedo).

On a pu définir les possibilités d'accroissement des superficies boisées en prenant comme référence la dimension territoriale de chaque état, le pourcentage des surfaces boisées, et une valeur théorique optimale de couverture par des systèmes naturels estimée à 50% de la surface des pays considérés (avec des réductions nécessaires pour l'Algérie dont le territoire est en grande partie inclus dans le Désert du Sahara).

Pour avoir un aperçu exhaustif et détaillé, l'on a indiqué aux annexes I, II et III, les potentialités de développement, par pays, des divers produits forestiers non ligneux en terme de production et de revenus que l'on peut en tirer.

Parmi les produits considérés dans les estimations des tableaux, certains ne figurent pas: les fruits sauvages, pour lesquels on ne dispose pas de données suffisantes; les résines, du fait du caractère particulier des sources de production (installations spécialisées, diffusion du lentisque); et les biens environnementaux et les paysages, à cause de la difficulté de quantifier cette donnée.

On tient cependant à préciser qu'en ce qui concerne le liège, les données réelles et potentielles s'annulent en Grèce, où le territoire exclut, pour des motifs phyto-climatiques, la présence et la diffusion de Quercus suber.

Il ressort de ces tableaux une augmentation potentielle générale considérable, dont les proportions sont particulièrement évidentes en terme de revenu. La différence entre réalité et potentialité donne des valeurs élevées dans les pays nord africains, tandis qu'elle est plus contenue, bien qu'également importante dans les pays européens.

Les résultats de ces tableaux font apparaître les bonnes possibilités de développement du secteur, qui se traduisent à moyen/long terme par des revenus élevés. Ceci est particulièrement vrai pour le territoire nord africain, caractérisé par des problèmes de développement économique, social, de défense du sol et de protection du territoire.

Dans les deux derniers tableaux, on a un aperçu économique récapitulatif et exhaustif des divers pays, et les revenus à l'hectare que l'on peut tirer de chaque produit.

On attire l'attention du lecteur sur le fait que toutes les données chiffrées des tableaux suivants sont exprimées en lires italiennes. Pour faciliter la conversion, on estime qu'un dollar E.U. représente 1400 lires italiennes.