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La Troisième conférence internationale mixte FAO/OMS/PNUE sur les mycotoxines

C. Bessy

Catherine Bessy est cadre associée auprès du Service des normes et de la qualité des aliments,
Division de la nutrition et de l'alimentation de la FAO.

Le mois de mars 1999 a vu se dérouler à Tunis la Troisième conférence internationale sur les mycotoxines. Cet événement a été parrainé par la FAO, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et il perpétue une tradition initiée il y a plus de 20 ans. En effet, en 1977, pour la première fois, 42 pays et 10 organisations internationales se sont réunis à Nairobi, sous l'égide de la FAO, de l'OMS et du PNUE, sur le thème des mycotoxines. Cela a été l'occasion de se concerter sur les actions à mener pour limiter la contamination des denrées alimentaires par ces toxines naturelles. Cette conférence a été jugée très utile et, 10 ans plus tard, la communauté internationale a jugé bon de se réunir à nouveau, cette fois à Bangkok. Trente-trois pays et six organisations internationales ont débattu du suivi et des progrès réalisés en 10 ans, donnant ainsi les éléments pour les stratégies à appliquer au cours des années à venir.

Tout cela résume l'historique ayant abouti à la tenue de la troisième conférence, près de 12 ans plus tard en 1999. Durant ce laps de temps, de nouvelles mycotoxines, les fumonisines, ont été étudiées plus en détail par les chercheurs. D'autres informations plus récentes - concernant l'importance sur le plan de la santé humaine de mycotoxines déjà connues ainsi que les progrès réalisés dans les techniques d'échantillonnage et d'analyse - ont permis d'envisager d'une manière différente la problématique de la contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines. En effet, les programmes de surveillance instaurés il y a plusieurs dizaines d'années commencent à porter leurs fruits et les derniers développements en matière de réglementation, de contrôle et de procédures de décontamination ont accéléré ce besoin de concertation internationale. C'est ainsi que cette dernière conférence a pu réunir 38 pays et 10 organisations internationales afin de débattre et de s'accorder sur les priorités des activités à mener dans le futur.

L'organisation des contrôles, la finesse des méthodes d'analyse étant en constante amélioration, et le cadre de la réglementation des mycotoxines dans les denrées destinées à la consommation humaine et animale étant de plus en plus complet (plus de mycotoxines, dans une plus grande variété de produits et dans un plus grand nombre de pays), les problèmes posés par les mycotoxines sont plus nombreux, et mieux cernés. Les dommages économiques créés par les refus et l'écartement de nombreux lots du marché ne peuvent plus être ignorés. Parallèlement, les progrès de la recherche en toxicologie, le développement de concepts tels que l'analyse des risques permettent de mieux évaluer quels peuvent être les risques pour la santé, à court et à long terme. Il est capital que ces connaissances, liées à la fois à l'aspect santé et à l'aspect économique, soient connues des décideurs pour que les orientations prises en termes de moyens accordés à la prévention et au contrôle soient raisonnées et correctement dimensionnées.

Cette conférence avait donc pour but immédiat d'offrir un forum d'échanges d'informations scientifiques et techniques, et de porter ces informations à la connaissance des fonctionnaires ayant une influence sur les politiques publiques et l'administration des contrôles, dans le but d'une harmonisation de la réglementation et des programmes de renforcement de la prévention et du contrôle. L'objectif final était de garantir la santé du consommateur, tout en limitant les pertes en denrées alimentaires. Il ne faut en effet pas oublier, qu'outre le préjudice immédiat subi par le pays exportateur, dont l'économie nationale en dépend parfois dramatiquement, il semble absurde de gaspiller des ressources alimentaires à une époque où le concept de sécurité alimentaire est au centre des préoccupations mondiales.

La communauté internationale ayant convenu des orientations à respecter dans les travaux à venir, les institutions des Nations Unies participantes, en l'occurrence la FAO, l'OMS et le PNUE, ainsi que les comités d'experts indépendants tels que le Comité mixte FAO/OMS d'experts des additifs alimentaires (JECFA), ont pu bénéficier des indications précieuses quant à leur plan de travail et aux priorités à fixer pour les prochaines années.

Les débats ont débuté par un examen de la situation générale pour tenter de mesurer l'importance des dommages occasionnés par la contamination des denrées par les mycotoxines. Malgré les estimations considérables en termes économiques, cela reste un exercice difficile, étant donné le manque de données comparables au niveau mondial. On comprend donc l'importance de la prise de conscience du problème et de sa surveillance.

Afin de faire le point sur les connaissances acquises durant ces dernières années, quatre mycotoxines ou groupes de mycotoxines ont fait l'objet de présentations: les fumonisines, l'ochratoxine, la zéaralénone et les trichothécènes. On a jugé opportun de modifier la perspective en présentant trois études de cas concrets portant sur des produits tels que le maïs (voir article de Riley et Norred), le café et les pistaches. Ces études présentaient les possibilités de prévention des contaminations des produits par les mycotoxines dont il avait été question auparavant et les options de décontamination. Tout cela a été précédé d'un document introductif (voir article de Lopez-Garcia, Park et Phillips) présentant les systèmes intégrés de gestion des mycotoxines. Ces cas concrets, à la fois de contaminants et de produits contaminés, ont amené à aborder les concepts de l'analyse des risques dans la réglementation visant les mycotoxines, cela étant bien sûr un moyen de protéger la santé publique en procédant à une revue systématique des dangers, de l'exposition et donc du risque encouru, en n'oubliant ni la gestion de ces risques, ni une communication adéquate à ce sujet. Le premier document a présenté une vue d'ensemble du processus d'évaluation des risques concernant ces contaminants particuliers que sont les mycotoxines (voir article de Kuiper-Goodman). Le second document s'est penché sur les processus spécifiques mis en œuvre par le JECFA (voir article de Herrman et Walker). La conférence s'est ensuite intéressée à la réglementation concernant les mycotoxines et à ses modalités d'application. Le premier document a présenté un aperçu de la réglementation mondiale et le second (voir article de Park, Njapau et Boutrif) a mis en évidence l'utilité du concept du Système d'analyse des risques - points critiques pour leur maîtrise (HACCP) dans la réduction des risques de contamination liés aux mycotoxines.

La Conférence a formulé différentes conclusions et recommandations, et a, en particulier, insisté sur le fait que les pays doivent tenir compte des méthodologies d'évaluation des risques développées par les organisations internationales, afin de baser leurs exigences en termes d'innocuité et de santé sur des fondements transparents et scientifiques. Cela ressort d'ailleurs de façon très claire des dispositions des Accords sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a été également rappelé que les effets sur la santé demeurent le souci principal, mais que les mesures de contrôle doivent tenir compte des conséquences socioéconomiques. C'est pour cette raison qu'une priorité élevée a été accordée aux travaux du JECFA dans ce domaine, et il a été recommandé que celui-ci se réunisse dès que les données nécessaires auront été rassemblées. Ces données devront de préférence s'appuyer sur des observations sur des êtres humains. On accordera une attention particulière aux enfants, et dans l'évaluation des apports, on veillera à l'harmonisation des méthodologies. Etant donné que certaines régions, telle l'Afrique subsaharienne, disposent d'informations limitées sur l'étendue des contaminations, il est fondamental d'encourager le partenariat entre pays développés et en développement pour combler cette lacune.

En ce qui concerne la prévention et le contrôle, il a été recommandé que des recherches sur le développement de variétés résistantes à l'infestation fongique soient menées. Les programmes intégrés de contrôle des mycotoxines doivent s'inspirer des principes du système HACCP. La Conférence s'est également penchée sur le problème des besoins en formation dans le domaine des principes et programmes HACCP, des bonnes pratiques agricoles et de fabrication, et du développement des stratégies pratiques de contrôle et de gestion. Enfin, la Conférence a tenu à préciser que, pour garantir la rentabilité, la réglementation et le contrôle devaient être axés sur les sources majeures de contamination, les ressources à y affecter étant limitées.

Des recommandations précises en ce qui concerne les aflatoxines, les fumonisines et les ochratoxines ont été formulées. La Conférence s'est également intéressée aux problèmes d'échantillonnage et d'analyse. Elle a insisté sur le besoin de développer la recherche tant au niveau de l'échantillonnage et des techniques d'analyse qu'à celui du matériel de référence pour couvrir une gamme de produits et de mycotoxines plus vaste. Elle a ajouté qu'un manuel explicitant les différentes méthodes et étapes de l'échantillonnage devrait être élaboré, et que des méthodes analytiques simples et solides devraient être développées à l'usage des pays en développement. La FAO, l'OMS et le PNUE pourraient apporter leur aide dans le transfert des technologies. Il reste également nécessaire de fournir des normes analytiques, en particulier pour des mycotoxines peu courantes, domaine dans lequel la FAO a un rôle important à jouer en termes de centralisation et de diffusion de l'information. Pour finir, la FAO, l'OMS et le PNUE devraient également promouvoir le développement de méthodes analytiques qui ne soient pas nuisibles à l'environnement ou au personnel de laboratoire.

Third Joint FAO/WHO/UNEP International Conference on Mycotoxins

C. Bessy

Catherine Bessy is Associate Professional Officer in the Food Quality and Standards Service,
FAO Food and Nutrition Division.

The Third International Conference on Mycotoxins took place in March 1999 in Tunis, Tunisia. It was jointly organized by FAO, the World Health Organization (WHO) and the United Nations Environment Programme (UNEP) and continued a tradition that stretches back for more than 20 years. The first such meeting took place in 1977 in Nairobi, under the sponsorship of FAO, WHO and UNEP, when 42 countries and ten international organizations met to reach consensus on actions that would restrict the contamination of food products by these natural toxins. This conference was considered very useful. Ten years later, the international community decided that a sequel was needed, this time in Bangkok where 33 countries and six international organizations discussed follow-up and progress during the ten-year interval, and shaped the strategies to be applied during subsequent years.

This is the brief historical background to the third conference which was held some 12 years later in 1999. During the intervening period, new mycotoxins, including fumonisins, were studied more closely by researchers. More recent additional information on, for example, the impact of already-known mycotoxins on human health, and progress in sampling and analysis techniques shed new light on food contamination by mycotoxins. The monitoring programmes initiated several years previously were beginning to bear fruit, and recent developments in regulation, control and decontamination procedures had emphasized the need for international coordination. Some 38 countries and ten international organizations met at this third conference to discuss and agree on future operational priorities.

The problems caused by mycotoxins are now more numerous and better defined, as analytical methods have become increasingly precise and the regulatory framework for mycotoxins in foods and feeds has become more comprehensive (covering greater numbers of mycotoxins in a wider range of products and an increased number of countries). The economic cost of having consignments rejected and withheld from markets can no longer be ignored. At the same time, advances in toxicological research and the development of concepts such as risk analysis make it easier to assess potential short- and long-term health risks. Decision-makers need to be made aware of the health and economic implications so that resource allocation policy for prevention and control can be measured and adequate.

The primary aim of this conference was, therefore, to serve as a forum for the exchange of scientific and technical information, and to make this information available to government officials responsible for policy-making and administering controls so that prevention and control regulations and programmes could be harmonized - the ultimate aim being to safeguard consumer health while, at the same time, limiting food losses. Quite apart from the immediate damage to the exporting country whose economy may be heavily dependent on exports, it seems absurd to waste food resources at a time when food security is a prime global concern.

The guidelines agreed by the international community for future work provide the participating United Nations agencies (FAO, WHO and UNEP) and independent expert committees, such as the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (JECFA), with invaluable markers for their future plans of work and priorities.

The debate began with a situational overview to gauge the level of damage caused by mycotoxin food contamination - an exercise that was made difficult by the absence of comparable worldwide data, although there are many economic estimates. Awareness of the problem needs, therefore, to be raised and constant surveillance implemented.

Four mycotoxins or mycotoxin groups were reviewed to determine insights acquired in recent years: fumonisins, ochratoxin, zearalenone and trichothecenes. It was believed that taking three different perspectives might yield interesting results so case studies were presented on maize (see Riley and Norred), coffee and pistachio. These suggested ways of preventing contamination from the mycotoxins under consideration and looked at decontamination options. A previous introductory paper (Lopez-Garcia, Park and Phillips) had addressed the issue of integrated mycotoxin management systems.

These concrete examples of contaminants and contaminated products triggered debate on the concept of risk analysis in mycotoxin regulation, the systematic review of dangers, exposure and, therefore, risk, clearly being one way of protecting human health, without however neglecting the management of risk and necessary communication. One of the papers presented at the Conference (Kuiper-Goodman) looked at the risk assessment process for these very distinctive contaminants. Another dealt with the specific processes implemented by JECFA (Herrman and Walker).

The Conference then looked at mycotoxin regulations and enforcement modalities. The first paper presented reviewed worldwide regulations, and the second (Park, Njapau and Boutrif) drew attention to the usefulness of the Hazard Analysis and Critical Control Point (HACCP) concept in reducing the risk of mycotoxin contamination. The Conference concluded by examining the importance of analysis and sampling techniques in the control of mycotoxins.

Several conclusions and recommendations were made. In particular, the Conference insisted that countries take note of the risk assessment methodologies that had been developed by the international organizations, so that their safety and health requisites would be transparent and scientifically justified. This echoed the provisions of the World Trade Organization (WTO) Sanitary and Phytosanitary Agreements (SPS).

It also recalled that impact on human health remained the primary concern, although control measures should also take social and economic consequences into account. High priority was given to the work of JECFA which was urged to discuss the matter as soon as the necessary data - preferably based on observations with human beings - had been gathered. Particular attention would be paid to children and efforts would be made to standardize methodologies for input evaluation.

Some geographical areas such as sub-Saharan Africa have little information on the extent of contamination - a shortcoming that should be put right through partnerships between developed and developing countries. As regards the more specific question of prevention and control, it was recommended that research be directed towards developing varieties that are resistant to fungal infestation. The integrated mycotoxin control programmes should reflect HACCP principles. Training requirements were also stressed, on: HACCP principles and programmes; good agricultural and manufacturing practices; and the development of practical control and management strategies.

Finally, the Conference pointed out that regulation and control should concentrate on the principal sources of contamination to maximize returns from limited available resources. Specific recommendations for aflatoxins, fumonisins and ochratoxins were also made. The Conference examined the problems of sampling and analysis and identified a clear need to pursue research on sampling plans, techniques of analysis and reference materials to cover a wider range of products and mycotoxins. A manual explaining the different sampling methods and stages should be produced. At the same time, simple and robust analytical methods should be developed for use in developing countries, with FAO, WHO and UNEP providing assistance with technology transfer. Analytical standards are needed, particularly for the less common mycotoxins, and FAO could again play a key role here as a clearing-house for information. FAO, WHO and UNEP should also promote the development of analytical methods that are environmentally friendly and not harmful to laboratory staff.

Tercera Conferencia Internacional FAO/OMS/PNUMA sobre micotoxinas

C. Bessy

Catherine Bessy, Profesional Asociada, Servicio de Calidad de los Alimentos y Normas Alimentarias,
Dirección de Alimentación y Nutrición de la FAO.

En el mes de marzo de 1999 tuvo lugar en Túnez la Tercera Conferencia Internacional sobre Micotoxinas. Esta reunión fue organizada conjuntamente por la FAO, la Organización Mundial de la Salud (OMS) y el Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA), y perpetúa una tradición iniciada hace ya más de 20 años. En efecto, en 1977 se reunieron por primera vez en Nairobi 42 países y 10 organizaciones internacionales, bajo el patrocinio de la FAO, la OMS y el PNUMA, para tratar el tema de las micotoxinas. En esta ocasión se llegó a un acuerdo sobre las medidas que habían de tomarse para limitar la contaminación de los alimentos con esas toxinas naturales. La Conferencia fue considerada sumamente útil y 10 años después la comunidad internacional estimó que era necesario reunirse de nuevo, esa vez en Bangkok. Treinta y tres países y seis organizaciones internacionales examinaron el seguimiento y los progresos realizados en 10 años, proporcionando con ello los elementos para las estrategias que habrían de aplicarse en los años sucesivos.

Estos son los antecedentes históricos de la Tercera Conferencia, celebrada unos 12 años más tarde, en 1999. Durante ese período de tiempo, los investigadores han estudiado más detenidamente nuevas micotoxinas, como las fumonisinas. Otras informaciones más recientes, relativas por ejemplo a la importancia para la salud humana de micotoxinas ya conocidas y los progresos realizados en las técnicas de muestreo y análisis, han arrojado nueva luz sobre el problema de la contaminación de alimentos con micotoxinas. Los programas de vigilancia establecidos hace varias decenas de años comienzan a dar fruto y las últimas novedades en materia de reglamentación, control y procedimientos de descontaminación han acentuado la necesidad de una colaboración internacional. Este es el motivo de que en esta Conferencia se hayan reunido 38 países y 10 organizaciones internacionales para debatir y acordar las actividades prioritarias que han de llevarse a cabo en el futuro.

Teniendo en cuenta la constante mejora de la organización del control y de la precisión de los métodos de análisis, y el marco cada vez más amplio de la reglamentación de las micotoxinas presentes en los alimentos y los piensos (que se aplica a más micotoxinas, en productos más diversos y en un número mayor de países), los problemas que plantean las micotoxinas son más numerosos y, sobre todo, están mejor delimitados. No se puede seguir pasando por alto los daños económicos ocasionados por el rechazo y el descarte de numerosos lotes en el mercado. Paralelamente, los progresos en la investigación toxicológica y la elaboración de conceptos como el de análisis de riesgos permiten evaluar mejor los riesgos para la salud a corto y largo plazo. Es preciso que estos conocimientos relativos a la economía y la salud estén a disposición de los encargados de tomar decisiones, para que las medidas adoptadas respecto de los medios destinados a la prevención y al control estén fundamentadas y respondan a las necesidades.

El objetivo inmediato de esta Conferencia era, por consiguiente, ofrecer un foro para el intercambio de información científica y técnica y facilitar esta información a los funcionarios públicos de los que dependen las políticas oficiales y la administración del control, con miras a armonizar los reglamentos y los programas de prevención y control. La finalidad que se perseguía era garantizar la salud del consumidor limitando al mismo tiempo las pérdidas de alimentos. En efecto, no hay que olvidar que, además del perjuicio inmediato que sufre el país exportador, en ocasiones considerable para la economía nacional, parece absurdo desperdiciar recursos alimentarios en una época en que la atención mundial se centra en el concepto de seguridad alimentaria.

Las orientaciones convenidas por la comunidad internacional para las actividades futuras proporcionan a los organismos participantes de las Naciones Unidas, a saber, la FAO, la OMS y el PNUMA, así como el Comité Mixto FAO/OMS de Expertos en Aditivos Alimentarios (JECFA), valiosas indicaciones en cuanto al plan de trabajo y a las prioridades que han de establecerse para los próximos años.

Los debates se iniciaron con un examen de la situación general para tratar de calcular la importancia de los daños ocasionados por la contaminación de alimentos con micotoxinas. A pesar de las numerosas estimaciones económicas, ese cálculo sigue siendo difícil dado que faltan datos comparables a nivel mundial. Por consiguiente, es necesario tener conciencia de estos problemas, y llevar a cabo una acción de vigilancia constante.

Para hacer un balance de los conocimientos adquiridos en los últimos años, las exposiciones se centraron en cuatro micotoxinas o grupos de micotoxinas: las fumonisinas, la ocratoxina, la zearalenona y los tricotecenos. Pareció conveniente modificar la perspectiva presentando tres estudios de casos concretos, relativos a productos como el maíz (véase el artículo de Riley y Norred en este mismo número), el café y los pistachos. En estos estudios se indicaban las posibilidades de prevención de la contaminación de productos con micotoxinas que se habían examinado anteriormente y las opciones para su descontaminación. Todo ello estuvo precedido de un documento introductivo (véase el artículo de López García, Park y Phillips) en el que se presentaban sistemas integrados de gestión de micotoxinas. Estos casos, tanto de contaminantes como de productos contaminados, sirvieron para abordar los conceptos de análisis de riesgos en la reglamentación sobre micotoxinas, como medio para proteger la salud pública mediante un examen sistemático de los peligros de la exposición, sin olvidar la gestión de esos riesgos y su comunicación adecuada. En el primer documento se presentó una visión de conjunto de los procesos de evaluación de riesgos relativos a esos contaminantes particulares que son las micotoxinas (véase el artículo de Kuiper-Goodman). El segundo documento trataba de los procesos aplicados por el Comité Mixto FAO/OMS de Expertos en Aditivos Alimentarios (véase el artículo de Herrman y Walker).

A continuación la Conferencia se interesó por la reglamentación sobre las micotoxinas y sus modalidades de aplicación. En el primer documento se presentaba un resumen de la reglamentación mundial y en el segundo (véase el artículo de Park, Njapau y Boutrif) se señalaba la utilidad del concepto de Análisis de peligros y de puntos críticos de control (HACCP) en la reducción de los riesgos de contaminación asociados con las micotoxinas. Por último, se examinó la importancia de las técnicas de análisis y muestreo en las actividades de lucha contra las micotoxinas.

La Conferencia formuló diversas conclusiones y recomendaciones. En particular, insistió en que los países debían tener en cuenta las metodologías de evaluación de riesgos elaboradas por las organizaciones internacionales con el fin de que sus requisitos en materia de inocuidad y salud se basaran en principios científicos y transparentes. Por lo demás esto se desprendía claramente de las disposiciones del Acuerdo sobre la Aplicación de Medidas Sanitarias y Fitosanitarias (SPS) de la Organización Mundial del Comercio (OMC). También se recordó que los efectos sobre la salud seguían siendo la preocupación principal, aunque las medidas de control debieran tener en cuenta las consecuencias socioeconómicas. Por este motivo se concedió gran prioridad a las actividades en este sector del JECFA, y se recomendó que éste se reuniera rápidamente, una vez que hubieran podido recogerse los datos necesarios. Estos datos deberían basarse preferiblemente en observaciones en seres humanos. Se concederá especial atención a los niños y, al evaluar las ingestas, se tratará de armonizar las metodologías. Algunas zonas geográficas, como por ejemplo el África subsahariana, disponen de información limitada sobre la amplitud de la contaminación, por lo que debe alentarse la colaboración entre países desarrollados y en desarrollo para colmar esa laguna. Por lo que concierne a la prevención y el control, se recomendó que se realizaran investigaciones sobre la obtención de variedades resistentes a la infestación por hongos. Los programas integrados de lucha contra las micotoxinas debían inspirarse en los principios del sistema HACCP. También se subrayaron las necesidades de capacitación en principios y programas de HACCP, en buenas prácticas agrícolas y de fabricación y en la formulación de estrategias prácticas de lucha y de gestión. Por último, la Conferencia señaló que, para garantizar la rentabilidad, la reglamentación y el control deberían orientarse hacia las fuentes principales de contaminación, dado que los recursos disponibles eran limitados. Se formularon recomendaciones precisas con respecto a las aflatoxinas, las fumonisinas y las ocratoxinas. La Conferencia se interesó también por los problemas del muestreo y el análisis. Indicó la necesidad de fomentar la investigación sobre planes de muestreo, técnicas de análisis y material de referencia para abarcar una gama más amplia de productos y de micotoxinas. Debería prepararse un manual en el que se explicaran los diferentes métodos y fases del muestreo. Además deberían establecerse métodos de análisis sencillos y adecuados a las condiciones de los países en desarrollo. La FAO, la OMS y el PNUMA podrían prestar ayuda en la transferencia de tecnologías. Será también necesario proporcionar normas analíticas, para micotoxinas poco corrientes, ámbito en el que la FAO tendría que desempeñar, una vez más, una importante función de coordinación y difusión de la información. La FAO, la OMS y el PNUMA deberían fomentar la elaboración de métodos analíticos que no fueran nocivos para el medio ambiente ni para el personal de laboratorio.

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