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Dimensions régionales

138.     Pour rappel, le Programme de travail de la FAO est présenté de manière "unifiée" dans les documents relatifs au Plan à moyen terme (PMT) et au Programme de travail et budget (PTB). Les entités constituantes relevant du programme établi visent à trouver des solutions aux problèmes et aux questions auxquels sont confrontés les Membres et, dès lors, sont appelées à contribuer aux objectifs de l'Organisation énoncés dans le Cadre stratégique, comme cela a été indiqué au chapitre précédent. Les programmes de fond sont le plus souvent exécutés de concert par les départements du siège et les équipes détachées dans les bureaux régionaux et sous-régionaux. Il s'ensuit que nombre des activités mises en oeuvre résultent d'une collaboration entre les agents du siège et ceux des bureaux extérieurs.

139.     Dans le cadre de cette démarche unifiée, certaines activités présentent manifestement des avantages pour chaque région. En conséquence, la présente section du Rapport sur l'exécution du Programme cherche à illustrer, du point de vue de l'ensemble de l'Organisation, les activités qui ont été mises en œuvre au cour de l'exercice biennal 2002-03 et présentent un intérêt particulier pour chacune des régions. Elle porte sur les activités de fond relevant du Chapitre 2, Programmes techniques et économiques, et du Grand Programme 3.1, Assistance aux politiques, qu'elles émanent du siège ou des bureaux décentralisés.

140.     Bien que tout ait été mis en œuvre pour éviter une duplication inutile des informations, de nombreux programmes ou activités d’un intérêt évident pour toutes les régions (par exemple la CIPV) sont d’une importance telle qu’il a paru important de souligner les aspects utiles au contexte régional.

Afrique

Production agricole et systèmes de soutien

141.     Au titre du programme 2.1.0, l’élaboration d’un cadre de bonnes pratiques agricoles s’est concrétisée par des activités de terrain (projets pilotes démarrés dans le sud-ouest du Burkina Faso et au Kenya occidental) qui ont débouché sur des études de cas, des analyses et des rapports utiles. Un processus multipartenaires a également été lancé au Burkina Faso pour renforcer le partage d’informations et le consensus entre les acteurs nationaux sur les “bonnes pratiques agricoles´┐Ż? s’appliquant aux systèmes coton-céréales-élevage. Le concept d’agriculture de conservation a été introduit dans un certain nombre de pays et promu par le biais d’ateliers régionaux et de nombreuses démonstrations de terrain. La priorité a été accordée aux questions intéressant directement la région : l’eau, les méthodes permettant d’économiser la main-d’œuvre, l’accroissement de la rentabilité et des rendements, la conservation de l’humidité du sol et l’utilisation des résidus de récolte. On estime qu’au moins neuf pays africains ont inscrit le soutien à l’agriculture de conservation dans leurs politiques nationales.

142.     Au titre du programme 2.1.1, la priorité a été donnée à la maîtrise des ressources en eau et à l’utilisation croissante d’engrais en Afrique, dans le contexte du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) qui lui est associé. L’accent a été également placé sur la lutte contre la dégradation des sols et l’amélioration de la productivité du sol. Les projets du PCT ont traité de questions connexes, telles les politiques des eaux, les stratégies d’irrigation et le renforcement des capacités dans plusieurs pays de la région. Une place importante a été accordée aux informations et aux données relatives à l’irrigation dans le continent, dans le cadre de la contribution de la FAO au NEPAD. Un atelier régional sur la gestion intégrée des ressources en eau et la sécurité alimentaire s’est tenu en Éthiopie pendant la Conférence panafricaine sur la mise en œuvre et le partenariat dans le domaine de l’eau. Un atelier sous-régional sur la gestion de l’eau et du sol a eu lieu au Zimbabwe pour préparer le Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après.

143.     Au titre du programme 2.1.2, le palmier à huile résistant au froid a été introduit dans les hautes terres de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest, où les précipitations sont plus abondantes. Les fermiers isolés disposent ainsi d’un nouveau produit d’autant plus important qu’il améliore la santé, car l’huile de palme rouge contient des vitamines A et E. En ce qui concerne la lutte intégrée contre les ravageurs, l’approche désormais bien enracinée des écoles pratiques d’agriculture a été appliquée en Afrique de l’Est pour le remplacement du bromure de méthyle comme fumigant du sol, la gestion des éléments nutritifs du sol et la maîtrise des ressources en eau, et dans les communautés qui luttent contre les conséquences du virus HIV/SIDA sur l’agriculture. Un processus a été lancé pour harmoniser les règles et réglementations du secteur des semences afin d’élargir l’accès, l’échange et le commerce des semences (également au niveau international) entre les pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Dans le contexte des consultations techniques entre organisations régionales pour la protection des végétaux appuyées par le secrétariat de la Convention internationale de protection des végétaux (CIPV), un atelier régional s’est réuni pour faciliter la révision des projets de norme et la préparation des commentaires sur les pays par les organisations de protection des végétaux nationales pendant la période de consultation. En ce qui concerne les pesticides, des ateliers organisés sur le thème de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam ont contribué à améliorer le respect des obligations de la Convention de Rotterdam, notamment celles relatives aux décisions d’importation de produits chimiques. Des progrès ont été notés dans l’évolution du programme qui vise à éliminer tous les stocks de pesticides périmés en Afrique et à mettre en place des mesures pour empêcher leur reconstitution. Dans le contexte de la mise en œuvre du Plan d’action mondial, des mécanismes nationaux de partage de l’information sur les ressources phytogénétiques ont été créés ou sont en cours de création dans plusieurs pays, tandis que les activités de conservation in situ et à l’exploitation, ou de biodiversité associée aux cultures ont bénéficié d’un soutien actif.

144.     En ce qui concerne l’élevage, les progrès réalisés dans le cadre du Programme de lutte contre la trypanosomose africaine (PLTA), qui vient appuyer la Campagne panafricaine d’éradication de la mouche tsé-tsé et de la trypanosomose (PATTEC), ont été notables pendant l’exercice biennal 2002-2003, bien que la Conférence de la FAO de 2003 ait conclu qu’il fallait poursuivre les efforts pour que les actions soient plus efficaces sur le terrain. Les activités en cours des programmes EMPRES et GREP ont été également importantes, ainsi que les différents projets concernant la production animale (liés en particulier au PSSA), la santé et les politiques. Le traitement du lait à petite échelle est important dans les zones rurales, pastorales et péri-urbaines de l’Afrique, et le développement d’unités de transformation laitière au niveau villageois, dans le cadre des programmes de terrain de la FAO dans la région, exige un soutien normatif. Les pays ont également reçu une aide pour participer au processus d’élaboration d’un rapport sur la situation des ressources génétiques animales dans le monde. La lutte intégrée contre les ravageurs s’est concentrée sur les questions liées à la résistance des parasites, objet des préoccupations les plus vives dans la région.

145.     Au titre du programme 2.1.4, les succès en matière de développement de nouvelles entreprises rurales ont été diffusés et des manuels de formation à la gestion de l’exploitation agricole et adaptés aux conditions locales ont été créés. Les informations et les directives sur l’amélioration de l’efficacité des opérations d’approvisionnement et de distribution des denrées alimentaires ont été promues par le biais d’ateliers organisés dans la Corne de l’Afrique et en Afrique du Nord. Des évaluations de l’impact de la libéralisation du commerce sur les petits exploitants ont été conduites en Afrique occidentale et orientale, ainsi que des évaluations analogues portant sur les technologies permettant d’économiser la main-d’œuvre pour faire face à la pandémie de VIH/SIDA. Une consultation régionale s’est réunie dans le cadre d’une nouvelle initiative mondiale sur la gestion des opérations après récolte. Les pays de l’Afrique subsaharienne ont manifesté un intérêt continu pour le soutien à l’élaboration de politiques en matière de mécanisation agricole et au développement du secteur agro-industriel, notamment avec la participation des petits exploitants. Les organisations régionales et nationales d’exploitants ruraux ont été conseillées sur la manière d’améliorer la gestion de l’exploitation agricole.

146.     Au titre du programme 2.1.5, la division mixte FAO/AIEA a apporté une contribution importante dans les domaines suivants : le renforcement des activités phytogénétiques au plan national, y compris en utilisant les biotechnologies (une illustration éloquente étant l’enregistrement effectif ou en cours de 10 lignées de mutants résistants à la sécheresse), le renforcement des capacités dans les pays pour diagnostiquer et mener des activités de surveillance contre la peste bovine et la péripneumonie contagieuse des bovins (PPBC), notamment par l’utilisation de méthodes biotechnologiques, et l’accord conclu sur les critères des interventions régionales contre la mouche tsé-tsé et la trypanosomose.

Politiques et développement alimentaires et agricoles

147.     En ce qui concerne la nutrition au titre du programme 2.2.1, une aide a été accordée à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans d’action nationaux pour la nutrition dans de nombreux pays. Des ateliers se sont déroulés en Afrique orientale et occidentale pour tester les outils d’évaluation et veiller à ce qu’ils soient utilisés localement pour lutter contre les graves problèmes de nutrition. En parallèle au soutien apporté au programme de terrain, de nombreuses initiatives ont visé à promouvoir des programmes communautaires destinés à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des ménages. Des efforts de sensibilisation ont été déployés pour améliorer l’état nutritionnel des personnes atteintes du virus VIH/SIDA, en collaboration avec les partenaires au développement des Nations Unies et des organes sous-régionaux et régionaux. Un cours de formation de trois semaines a été organisé en Afrique du Sud, en relation avec le réseau régional AFROFOODS et dans le cadre de l’initiative mondiale INFOODS. Une aide directe a été accordée à la compilation des bases de données et des tables de composition des aliments, et à leur harmonisation au niveau régional, en vue d’améliorer la sécurité et la qualité des aliments.

148.     Au titre du programme 2.2.2, une entité (222A2) a été entièrement affectée à la région Afrique pour fournir un soutien direct au renforcement des capacités statistiques et à la supervision des projets. Une version provisoire des principes directeurs applicables à l’élaboration durable de statistiques agricoles et rurales en Afrique a été élaborée et sera présentée pour adoption aux groupements sous-régionaux. Les pays de la CEDEAO seront les premiers consultés, en 2004. Le soutien au développement des moyens statistiques dans la région a bénéficié de deux projets de fonds fiduciaires, financés par la Banque Mondiale et le gouvernement français. Plusieurs ateliers et réunions de groupes d’experts ont été organisés pour examiner un certain nombre de questions statistiques essentielles intéressant directement la région. Ces initiatives sont venues compléter l’action des centres de démonstration nationaux qui visent à améliorer les capacités de mesure et d’analyse de la sécurité alimentaire au niveau des pays. Une autre initiative importante s’est traduite par le lancement de CountryStat, qui contribue à renforcer les capacités statistiques au niveau des pays et à améliorer les échanges d’information entre les niveaux nationaux et internationaux.

149.     Au titre des programmes 2.2.3 et 2.2.4, l’évaluation de l’importance et du potentiel des produits alimentaires de base pour renforcer la sécurité alimentaire dans le contexte du commerce intra-africain a été effectuée. On a enregistré une amélioration de la collaboration avec les organisations régionales et gouvernementales (CILSS, SADC) dans le cadre de l’évaluation des disponibilités alimentaires et des récoltes dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Des études par pays ont été conduites sur la gestion des ressources naturelles dans le contexte d’une analyse économique générale et d’un travail de recherche sur les politiques.

Pêches

150.     Il faut noter qu’une grande majorité des projets appuyés par la FAO et relatifs à l’information sur les pêches ont été mis en œuvre dans les pays africains. L’attention a été placée sur l’utilisation traditionnelle du poisson et d’autres ressources aquatiques, sauvages ou cultivés, dans les systèmes rizicoles, et la promotion des systèmes rizi-piscicoles. En matière d’aquaculture, l’aide aux pays a principalement été apportée par le biais d’interventions effectuées dans le cadre de programmes de terrain visant à renforcer le sous-secteur et améliorer la production. Les programmes régionaux de développement de l’aquaculture ont évolué depuis l’approche stratégique élaborée dans le cadre de l’Analyse de l’aquaculture régionale en Afrique en 1999, qui s’appuyait sur les leçons apprises au cours des trente dernières années. Un atelier démontrant les technologies de réduction des captures accessoires a été organisé pour la sous-région de l’Afrique de l’Est, et un certain nombre d’études de cas sur le soutien aux petites exploitations piscicoles ont été conduites. Des ateliers sur les systèmes de surveillance des navires se sont déroulés en Afrique de l’Ouest. L’entité 234A4, Promotion de l’aménagement des pêches côtières, a été particulièrement active dans certains pays de la région, par exemple au Sénégal, où l’on est très sensibilisé au fait que le contrôle d’accès doit être mis en place pour tous les pêcheurs. La Tanzanie, quant à elle, a élaboré une stratégie d’aménagement commun des pêches artisanales et industrielles de crevettes en mer. Des efforts supplémentaires ont été déployés pour renforcer les organismes régionaux des pêches (ORP) de la FAO, accroître leur efficacité, améliorer et stimuler la coopération entre tous les ORP, qu’ils relèvent ou non de la FAO, et les organisations régionales d’aménagement des pêches (ORAP) sur des questions particulières et des activités conjointes.

Forêts

151.     Des documents importants présentent des exemples d’aménagement des forêts en Afrique centrale, dont le succès est dû à des partenariats d’envergure, à l’élaboration de politiques d’utilisation durable de la faune et de la flore sauvages, et au traitement des problèmes liés à la viande de brousse. Une stratégie d’action future destinée à protéger les forêts d’Afrique centrale a été mise sur pied. Des activités de démonstration et de formation à l’évaluation des ressources forestières se sont déroulées, ainsi que des ateliers régionaux, visant à définir la nouvelle génération de projets d’aménagement des bassins hydrographiques. Le projet régional – appuyé par la FAO – du Massif du Fouta Djallon contribue de manière importante à la coopération en matière d’aménagement des bassins hydrographiques et de développement durable dans les zones montagneuses. Plusieurs études sur l’impact de plantes envahissantes comme certaines espèces d’Acacias et de Prosopis ont été conduites. L’Étude prospective du secteur forestier en Afrique a souligné l’importance de soutenir le secteur informel, qui est une source d’emplois et de revenus essentielle pour les communautés rurales, et insisté sur la nécessité de renforcer les institutions du secteur public. Des études de cas ont illustré le potentiel d’accroissement des revenus tirés des forêts grâce à l’augmentation régulière des redevances. Les besoins et les capacités en matière de recherche et d’enseignement forestier ont été réévalués. La Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique a pu développer des activités intersessions et apporter une contribution importante dans les domaines suivants : traitement de la crise de la viande de brousse en Afrique Centrale et de l’Ouest, prévention et maîtrise des feux de brousse dans la zone aride de l’Afrique. Un soutien a également été apporté aux pays arides et à faible couvert forestier de l’Afrique subsaharienne, pour la validation des critères et des indicateurs nationaux de l’aménagement durable des forêts.

Développement durable

152.     Au titre du programme 2.5.1, une assistance a été fournie à la formulation du «quatrième pilier» du PDDAA/NEPAD, qui concerne la recherche agricole, la diffusion et l’adoption des technologies. Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a été créé, et ce Forum a pris la décision importante d’élargir son audience à toute l’Afrique, y compris l’Afrique du Nord, et de ne pas se limiter à l’Afrique subsaharienne comme il était initialement prévu. Une aide directe a été apportée afin de favoriser la diffusion des connaissances agricoles et des technologies par le canal de la recherche agricole nationale et des systèmes de vulgarisation dans plusieurs pays, notamment ceux de la région CEMAC. Des pays sélectionnés (par exemple le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Swaziland) ont bénéficié d’un soutien dans le domaine des réglementations sur la sécurité biologique. Des séries de données sur le couvert végétal provenant de la région SADC ont été incorporées afin d’améliorer les services de la FAO en matière de ressources naturelles et environnementales de la FAO (c’est-à-dire la fourniture de données et d’informations complètes sur le couvert végétal et les données géospatiales). Sous l’égide du Conseil scientifique intérimaire du GCRAI, plusieurs rapports marquants sur les problèmes de la recherche agricole dans la région et les solutions possibles ont été publiés.

153.     En ce qui concerne la parité hommes-femmes et la population, une attention particulière a été apportée aux incidences du virus VIH/SIDA et du vieillissement de la population rurale, notamment les inégalités entre monde rural et populations urbaines, la diminution de la richesse et des biens des ménages ruraux, et les problèmes causés par le transfert intergénérationnel des compétences et des aptitudes, qui rendent les exploitations moins productives et augmentent l’insécurité alimentaire. Pour la plupart, les travaux de recherche sous-jacents et les essais de terrain connexes se sont déroulés dans la région Afrique. Des ateliers de formation ont été organisés pour les pays lusophones (avec le concours de l’IPGRI) sur les connaissances autochtones, le rôle des femmes dans les communautés rurales et l’utilisation des semences. Des activités de formation et des ateliers ont été créés sur le Programme d’analyse socio-économique selon les questions de parité hommes-femmes (SEAGA) désormais bien implanté, et sur d’autres thèmes. Des progrès ont été enregistrés en Afrique de l’Ouest dans l’utilisation de données ventilées par sexe dans les exercices de collecte de données de l’agriculture au niveau national. Par ailleurs, la correction des bases de données agricoles existantes a été effectuée, notamment en Afrique australe.

154.     Au titre du programme 2.5.3, compte tenu de l’émergence des approches décentralisées de la gouvernance dans l’ensemble de l’Afrique, l’accent a été placé sur un engagement plus marqué de la société civile dans la formulation des politiques nationales et sur le renforcement des capacités des organisations nationales d’exploitants en matière de sensibilisation, de médiation et d’analyse des politiques. Des partenariats renforcés et des réseaux d’organisations de producteurs ont également bénéficié d’un soutien au niveau régional, national et à l’intérieur des sous-régions. Les études concernant le rôle des institutions locales dans la gestion du risque et des catastrophes ont été conduites dans les régions du Sahel exposées à la sécheresse, dans le cadre d’un programme mondial. Les supports de formation sur le diagnostic participatif de l’aménagement des ressources de la collectivité ont été préparés pour les pays lusophones. En Afrique orientale et australe, un travail de recherche a été effectué pour évaluer les incidences du virus VIH/SIDA sur les personnes vulnérables, notamment les veuves, confrontées aux réglementations du régime foncier. Le soutien apporté aux groupes thématiques du Réseau du Système des Nations Unies sur le développement rural et la sécurité alimentaire (entité 253P1) travaillant au niveau national a représenté une activité importante.

Assistance aux politiques

155.     L’adoption du NEPAD et de son PDDAA associé a permis d’orienter l’assistance aux politiques et le travail d’élaboration des programmes de terrain vers la réalisation d’objectifs plus concrets visant au redressement rapide du secteur agricole. Une aide a été accordée à la formulation du PDDAA mais également au plan d’action qui en découle et à l’identification des projets-phares du PDDAA. Au niveau national, une assistance a également été donnée à la mise à jour des Stratégies nationales pour le développement rural et agricole - Horizon 2015. Les Communautés économiques régionales ont également bénéficié d’un soutien pour concevoir et rechercher des stratégies régionales pour la sécurité alimentaire et des mécanismes pour une meilleure harmonisation des politiques agricoles. Des projets de Programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (PRSA)ont été préparés pour 8 organisations économiques régionales. Le programme principal a également porté sur la révision des besoins de financement de l’agriculture et sur l’efficacité des investissements dans le secteur agricole. Des réunions de haut niveau se sont tenues avec les banques régionales de développement pour examiner les PRSA et faciliter la mobilisation des ressources nécessaires à leur mise en œuvre. Par exemple, un financement a été obtenu de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En matière juridique, une assistance a été fournie sur la législation des eaux applicable à la nappe aquifère du Sahara et la législation relative aux semences en Afrique de l’Ouest. En outre, plusieurs publications ont traité de questions intéressant la région, telles la législation forestière dans l’ensemble de l’Afrique et le droit pastoral en Afrique de l’Ouest.

Asie et Pacifique

Production agricole et systèmes de soutien

156.     Au titre du programme 2.1.0, le travail sur les bonnes pratiques agricoles a notamment inclus des études de cas, des analyses et des rapports qui ont été établis dans certains pays (l’Indonésie et le Népal). Le concept d’agriculture de conservation a été promu, notamment l’efficacité économique des machines, la rentabilité de l’exploitation agricole, la conservation des ressources pédologiques en Asie Centrale, la conservation des ressources pédologiques (avantages environnementaux) en Chine, la rentabilité améliorée de l’exploitation agricole, la conservation des ressources en sol et en eau en Asie du Sud.

157.     Au titre du programme 2.1.1, un atelier sous-régional sur l’investissement dans les ressources en eau et en terre s’est tenu en vue du Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après (Bangkok). La modernisation des systèmes d’irrigation a été promue par le biais d’un programme régional de formation, destiné à 300 spécialistes de cinq pays. Ce programme a vu la mise en place de neuf ateliers de formation, le lancement d’un site web, la création de publications et d’un cédérom de formation. Un soutien à l’amélioration de la gestion des ressources en eau au niveau de l’exploitation a été assuré dans plusieurs pays par le canal du PSSA et d’autres projets. Les pratiques agricoles de conservation appliquées à la conservation et à la gestion intégrée de l’eau et de la terre ont été diffusées au moyen de méthodes et d’outils d’évaluation de la dégradation des sols. Un atelier a été organisé sur le thème de la planification de l’utilisation durable de la terre en s’appuyant sur des méthodes de zonage agroécologique.

158.     Au titre du programme 2.1.2, les systèmes de production intégrée visant à améliorer la sécurité alimentaire ont continué à être mis en valeur, notamment l’intensification durable des systèmes rizicoles reposant sur un nouveau système «Rice-Check» de gestion des cultures. Plusieurs projets permettant de renforcer les moyens d’existence ont été lancés, s’appuyant, par exemple, sur la production de noix de coco ou de café. Dans la région de l’Himalaya et sur le plateau tibétain, le travail de mise en place d’un réseau de recherche sur la production fourragère (essentiellement à base d’avoine) a été complété par deux projets du PCT dont les buts sont les suivants : évaluer de nouveaux cultivars d’avoine adaptés aux coupes fréquentes ; évaluer des cultivars d’autres cultures fourragères ; concevoir des ensembles technologiques permettant aux petits exploitants de disposer de fourrage vert (et de paille) pendant l’hiver pour maintenir la production de lait et augmenter les revenus du ménage. Un programme national de lutte intégrée contre les ravageurs a été mis sur pied au Népal grâce à un fonds fiduciaire unilatéral et avec le concours du gouvernement norvégien. La collecte et la compilation des données et des informations sur les pâturages des pays du Pacifique sud-ouest est presque terminée. Elles sont désormais accessibles sur le site web de la FAO.

159.     Dans le cadre du volet «protection des plantes» de l’EMPRES, un contrôle efficace des espèces de criquet autres que le criquet pélerin a été réalisé, en particulier en Afghanistan, grâce à l’assistance technique de la FAO. Le soutien au renforcement des capacités en matière de technologie des semences a été fourni, tirant parti du succès d’un atelier sur l’identification des variétés de semences et sur les essais de semences génétiquement modifiées (GM) dans la région, en collaboration avec l’AIES. Dans le contexte des Consultations techniques des organisations régionales de protection des plantes appuyés par le Secrétariat de la CIPV, un atelier régional s’est réuni dans le but de faciliter la révision des projets de normes et la préparation des commentaires sur les pays par les organisations nationales de protection des plantes pendant la phase de consultation des pays. En ce qui concerne les pesticides, des ateliers organisés sur le thème de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam ont contribué à améliorer le respect des obligations de la Convention, notamment celles relatives aux décisions d’importation des produits chimiques. Dans le contexte de la mise en œuvre du Plan d’action mondial, des mécanismes nationaux de partage de l’information sur les ressources phytogénétiques ont été créés ou sont en cours de création dans plusieurs pays. Une aide a également été accordée aux activités liées à la conservation in situ et à l’exploitation, ou à la biodiversité associée aux cultures.

160.     Au titre du programme 2.1.3, et compte tenu de la croissance dynamique du secteur asiatique de l’élevage, l’aide aux politiques d’élevage, de production animale et de santé animale a été complétée par des activités bénéficiant de financements externes (Communauté Européenne, FEM) et liées à l’utilisation des déchets animaux. La manière dont les petits exploitants peuvent participer à la croissance du secteur a été également abordée. En outre, on a enregistré une demande d’assistance dans le domaine de la transformation de la viande à petite échelle, qui représente potentiellement une source de revenus et d’emplois importante, ainsi qu’un facteur d’amélioration de la sécurité sanitaire des aliments. Une aide a été apportée aux pays dans le cadre du processus de présentation de rapports lié à l’élaboration d’un document sur l’état des ressources génétiques animales dans le monde. L’initiative LEAD sur les ressources informationnelles s’est également avérée pertinente pour les zones d’intensification rapide de la production animale.

161.     Au titre du programme 2.1.4, de nouvelles possibilités de diversification ont été évaluées au Népal et au Vietnam, et des manuels de formation à la gestion des activités agricoles, adaptés aux conditions locales, ont été élaborés. Une forte demande de formation au microcrédit a été enregistrée. Dans ce domaine, cinq cours ont été dispensés et le logiciel «MicroBanking» a été installé dans 70 sites répartis entre sept pays. Des ateliers régionaux ont réuni des décideurs qui ont étudié les conditions d’application et de supervision des microcrédits. Les pays ont bénéficié d’un soutien pour améliorer les systèmes d’information sur le marché grâce à l’utilisation du logiciel Agrimarket. Une consultation régionale s’est tenue dans le cadre d’une initiative mondiale sur la gestion des opérations après récolte. Cinq projets du PCT ayant pour objet de renforcer les capacités en matière de techniques de gestion des exploitations, de commercialisation et de traitement après la récolte ont été réalisés dans le Pacifique. Cinq nouveaux ouvrages sont venus compléter la série Pacific Farm Management and Marketing.

162.     Au titre du programme 2.1.5, la division mixte FAO/AIEA a joué un rôle décisif dans le renforcement des capacités en matière de sélection végétale, de biotechnologies végétales et de protection phytosanitaire, et de nouvelles variétés ont pu être créées. Dans un pays, une région importante a été débarrassée de la mouche du fruit, ce qui a permis la reprise, longtemps impossible, des exportations de mangue. Deux projets appuyés par la FAO ont été récompensés par des prix nationaux pour les résultats obtenus. Les efforts régionaux pour lutter contre la fièvre aphteuse ont bénéficié du renforcement des capacités locales de production et d’utilisation de réactifs de diagnostic. Par ailleurs, de nombreux pays ont tiré un large profit des connaissances sur la mise en place pratique de plans d’action mondiaux pour la production de fruits et de légumes grâce aux directives élaborées par un atelier organisé en Thaïlande.

Politiques et développement alimentaires et agricoles

163.     En ce qui concerne la nutrition au titre du programme 2.2.1, un atelier de formation régional «Nourrir les esprits, combattre la faim» a été organisé avec la collaboration de l’UNESCO pour sensibiliser les écoles à la lutte contre la faim et la malnutrition et faciliter la création de réseaux régionaux et sous-régionaux. Les centres de données régionaux intégrés au réseau INFOODS (ASEANFOODS, SAARCFOODS et NEASIAFOODS) ont organisé des réunions techniques et une consultation d’experts, et dispensé un cours de formation de trois semaines dans le cadre d’études de troisième cycle universitaire. Le comité régional de coordination du CODEX a continué à promouvoir l’échange d’information sur les questions de réglementations alimentaires et à renforcer les infrastructures de contrôle des aliments. Les travaux sur l’évaluation des risques alimentaires causés par les contaminants microbiologiques et chimiques ont été particulièrement importants pour les pays qui doivent faire face à de graves problèmes commerciaux dus à l’émergence de risques liés à la contamination chimique des denrées alimentaires. Parmi les exemples de problèmes traités, citons le dosage du mercure dans certains types de poisson, la présence d’acrylamide dans les aliments et les conseils fournis sur le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

164.     Au titre du programme 2.2.2, plusieurs ateliers et groupes d’experts ont été organisés sur un certain nombre de questions statistiques importantes intéressant directement la région. Ils ont complété l’action des centres de démonstration, dont le but est de renforcer la capacité de mesure et d’analyse de la sécurité alimentaire au niveau du pays. La dix-neuvième session de l’APCAS a abordé les problèmes critiques posés par les statistiques agricoles et alimentaires, et identifié les domaines principaux de renforcement des capacités. Le lancement de CountryStat a contribué au renforcement des capacités statistiques au niveau du pays et amélioré les échanges d’information entre les niveaux nationaux et internationaux. Le soutien à l’élaboration de statistiques dans la région a continué à bénéficier de l’apport du projet de Système régional d’échange de données financé par le gouvernement japonais. Des ateliers, organisés sur la gestion de l’information, ont porté notamment sur de questions intéressant directement la région, et sur des études et des analyses évaluant l’impact de l’information sur les communautés rurales en Inde et en Chine.

165.     Au titre du programme 2.2.3, le suivi de l’évolution du marché des céréales en Chine a contribué à favoriser une prise de conscience de son impact potentiel sur les marchés mondiaux et des conséquences préoccupantes qu’il pourrait avoir sur la sécurité alimentaire au niveau mondial. Les questions de sécurité alimentaire et d’atténuation de la pauvreté dans le contexte de la gestion des catastrophes ont été les principaux thèmes des ateliers régionaux qui se sont déroulés en Corée, aux Philippines et en Inde. Plusieurs activités et ateliers ont prêté leur soutien direct aux initiatives nationales du SICIAV.

Pêches

166.     L’attention a été placée sur l’utilisation traditionnelle du poisson et d’autres ressources aquatiques, sauvages ou cultivés, dans les systèmes rizicoles, et sur la promotion des systèmes rizi-piscicoles. Plusieurs pays, notamment du Asie du Sud-Est, ont bénéficié d’une aide relative aux ressources sous-utilisées et aux captures d’espèces de faible valeur marchande. La région a formulé plusieurs demandes d’assistance concernant la sécurité sanitaire et la qualité des produits aquacoles, et des progrès notables ont été enregistrés dans l’harmonisation régionale des normes de sécurité sanitaire et de qualité du poisson en Asie du Sud-Est. Un atelier démontrant les technologies de réduction des captures accessoires a été organisé pour la sous-région de l’Asie du Sud-Est. Des ateliers sur les systèmes de surveillance des navires se sont déroulés dans le sud-ouest de l’océan Indien.

167.     Parmi les activités menées en collaboration avec des partenaires (RCAAP, SEAFDEC, MRC et le Centre mondial sur le poisson) citons : une consultation régionale de donateurs sur le rôle de l’aquaculture et des ressources aquatiques vivantes, le deuxième Symposium international sur l’aménagement des pêches dans les grands fleuves, un séminaire régional sur la manière dont les produits aquacoles peuvent accéder aux différents marchés et répondre à leurs besoins, et un atelier régional sur l’utilisation de mécanismes internationaux pour le contrôle et l’utilisation responsable des espèces exotiques dans les systèmes aquatiques. Le projet de grand écosystème marin de la Baie du Bengale laisse envisager l’élaboration d’un programme de plus grande envergure.

Forêts

168.     La diffusion et l’application du concept de forêts modèles et l’identification des cas exemplaires de gestion forestière ont été menées à bien. Des ateliers régionaux ont été organisés pour définir la nouvelle génération de projets d’aménagement de bassins hydrographiques dans la région. Une étude réalisée dans 9 pays a traité de la question importante des mesures d’incitation au développement des plantations forestières. Le renforcement des capacités des négociateurs des pays en développement sur les changements climatiques a été appuyé. Des travaux d’actualisation des informations sur les besoins et les capacités en matière de formation et de recherche forestière dans la région ont été entrepris. L’étude de l’impact des espèces forestières envahissantes a été approfondie. Appuyés par des ressources extrabudgétaires, les programmes forestiers nationaux, notamment les processus participatifs, ont été démarrés dans un certain nombre de pays. Les réseaux régionaux de correspondants responsables des statistiques forestières ont été renforcés, ce qui a permis d’améliorer les flux d’information. La Commission des forêts pour l’Asie et le Pacifique (CFAP) a élaboré et mis en œuvre un code d’usage pour l’exploitation des produits forestiers, et une analyse des interdictions d’exportation des grumes a été terminée.

Développement durable

169.     Au titre du programme 2.5.1, le travail sur l’utilisation de données ventilées par sexe s’est traduit par la publication d’ouvrages sur des analyses comparatives entre plusieurs pays. Le projet régional Asian Bio-Net, financé par le Japon, est désormais opérationnel dans dix pays. Parmi les autres activités, les autorités des Philippines ont reçu une aide pour élaborer un projet de politique nationale sur la vulgarisation pluraliste et les mécanismes de partenariat entre les institutions publiques et privées. Un réseau régional d’organisations de jeunes en zones rurales a bénéficié d’un appui par le biais de réunions, d’une lettre d’information électronique et d’études de cas sur les «pratiques optimales» dans les programmes en faveur de la promotion de la jeunesse rurale.

170.     En ce qui concerne la parité hommes-femmes et la population, un appui technique a été prêté au projet ASIACOVER pour identifier les données et indicateurs socio-économiques et différenciés selon le sexe, afin de les fusionner avec les données biophysiques dans plusieurs pays. Des directives pour identifier et évaluer les données socio-économiques et les questions de parité hommes-femmes au niveau local ont été fournies, ce qui permettra d’améliorer la qualité des recensements agricoles au niveau national. Une série de consultations régionales ont été organisées sur le thème de l’enseignement à distance et des technologies de l’information dans le but de favoriser l’accès à l’information des femmes des zones rurales de l’Asie du Sud. Un soutien technique a été fourni pour améliorer la prise en compte des questions de parité hommes-femmes dans la sécurité alimentaire et des projets de renforcement des moyens d’action des communautés dans les pays d’Asie du Sud. Des ouvrages ont été publiés sur des thèmes importants pour la région, par exemple le rôle des femmes des communautés rurales et tribales dans la conservation de la biodiversité agricole, les femmes et la culture des racines alimentaires comme moyens d’existence, et la place des femmes dans la gestion de la biodiversité. Des activités de formation, incluant des ateliers, ont été conduites, en s’appuyant sur programme SEAGA et sur du matériel pédagogique.

171.     Au titre du programme 2.5.3, l’accent était mis sur la planification participative décentralisée et la restructuration du secteur public, et sur le renforcement des capacités des institutions et des coopératives à la demande des pays. Un soutien technique a été accordé à l’instauration d’un impôt foncier rural en vue de créer des revenus pour le développement agricole et à la mise en place de mesures susceptibles d’aider les groupes vulnérables et les personnes handicapées.

Assistance aux politiques

172.     Le programme principal a continué à préparer des profils de pays pour constituer la base future de l’assistance aux politiques et du travail d’élaboration des programmes de terrain. Dans la sous-région Pacifique, l’analyse des questions communes de développement a facilité la création d’un programme régional pour la sécurité alimentaire. Des projets de Programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (PRSA)ont été préparés pour trois organisations économiques régionales, et des réunions de haut niveau se sont tenues avec les banques régionales de développement pour examiner les PRSA et faciliter la mobilisation des ressources pour leur mise en œuvre. Des financements ont été obtenus, par exemple, pour le Programme régional pour la sécurité alimentaire destiné aux pays du Forum des Îles du Pacifique. En matière juridique, certains ouvrages ont traité de questions régionales comme le droit forestier dans les Îles du Pacifique. En outre, plusieurs pays ont bénéficié d’une assistance aux politiques et de conseils sur les réformes des politiques commerciales et l’adhésion à l’OMC.

Proche-Orient

Production agricole et systèmes de soutien

173.     Le programme 2.1.1 a répondu aux demandes des pays de plusieurs façons: formulation de plusieurs descriptifs de projet du PCT, fourniture d’un appui technique à d’autres projets, concernant notamment la gestion de l’irrigation et l’atténuation de l’impact des sécheresses, et aux projets liés au PSSA. Les directives, manuels et documents de politique générale ont traité des domaines suivants: gestion de la demande d’eau, atténuation de l’impact des sécheresses et plans de préparation d’interventions, promotion des services consultatifs sur l’irrigation, conservation de l’eau et des sols, réutilisation des eaux usées et traitées dans l’agriculture, gestion des eaux et des éléments nutritifs des plantes pour une meilleure maîtrise des conditions environnementales. Une Consultation régionale sur les investissements dans les projets de mise en valeur des terres et des eaux s’est tenue en Jordanie à la suite du Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après. Des réunions régionales regroupant des groupes de travail thématiques et des organisations partenaires se sont tenues en vue de coordonner les plans d’action et les activités co-parrainées qui intéressent directement l’ensemble de la région.

174.     Le programme 2.1.2 et sa composante EMPRES ont connu une forte activité, principalement axée sur la lutte contre le criquet pélerin dans les pays bordant la mer Rouge. Par ailleurs, l’extension du programme à l’Afrique du Nord et du Nord-Ouest est en bonne voie. Les principales infestations de criquet pélerin ayant démarré en 2003, notamment dans les pays de l’Afrique de l’Ouest (région centrale), un appui technique a été apporté aux opérations antiacridiennes. L’utilisation d’outils reposant sur l’usage d’Internet, de technologies modernes d’enregistrement des données (eLocust), de transmission et de gestion (RAMSES et SIG) a été extrêmement profitable aux pays situés dans l’aire d’invasion du criquet.

175.     Un nouveau programme de lutte intégrée contre les ravageurs, destiné au Proche-Orient, a été lancé avec l’appui des gouvernements nationaux concernés, des ONG et des donateurs. Dans un contexte identique, un séminaire sur la protection intégrée du palmier-dattier a été organisé en 2003 à l’intention des pays de l’UMA. La réussite d’un atelier sur l’identification des variétés de semences et le contrôle des semences génétiquement modifiées, organisé en collaboration avec l’ICARDA, est à l’origine d’une demande de renforcement des capacités en matière de technologies des semences. Un processus de redressement du système des semences a également été lancé avec l’ICARDA. Dans le cadre des consultations techniques entre organisations régionales de protection des végétaux appuyées par le secrétariat de la CIPV, un atelier régional s’est réuni pour faciliter la révision des projets de norme et la préparation des commentaires par les organisations nationales de protection des végétaux pendant la phase de consultation des pays. En ce qui concerne les pesticides, des ateliers sur la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam ont été organisés.

176.     Le concept d’agriculture biologique a été promu dans plusieurs pays par le biais d’ateliers et de projets du PCT. Un réseau international sur le palmier-dattier a été créé afin de promouvoir les échanges sur la production et l’amélioration des espèces de palmier-dattier. La production intégrée sous serres et la protection des récoltes sous serres ont été promues dans de nombreux pays, y compris le transfert des technologies améliorées aux exploitants. Dans le domaine de l’aménagement des terrains de parcours, un projet régional du PCT a jeté les bases d’un système de gestion de l’information et de contrôle de l’état des parcours qui peut être utilisé par les décideurs.

177.     Au titre du programme 2.1.3, le programme mixte OADA/FAO/AIEA de lutte contre la Chrysomie de Bezzi a constitué une initiative importante pour les pays infestés par ce ravageur. Le besoin de procéder à la création définitive de la Commission de la santé animale pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord (AHCNENA)était à l’ordre du jour de la vingt-septième Conférence régionale pour le Proche-Orient (mars 2004). Le secrétariat provisoire de l’AHCNENA a créé un site web régional (www.ahcnena.net) qui inclut une base de données sur l’élevage dans la région.

178.     Au titre du programme 2.1.4, le renforcement des capacités a été la principale priorité dans le secteur des activités après récolte. La formation régionale sur les opérations après récolte avait pour but de créer une équipe de base d’instructeurs intervenant dans la région. En outre, le répertoire des activités après récolte a été mis à jour et un projet régional du PCT sur la maturation des dattes a été formulé. En ce qui concerne le financement de l’agriculture, une version en arabe du logiciel «Microbanker» de la FAO/GTZ a été diffusée pour faciliter la mise en œuvre la plus large possible de ce logiciel de microfinancement dans la région.

Politiques et développement alimentaires et agricoles

179.     En ce qui concerne la nutrition au titre du programme 2.2.1, la première réunion de coordination des activités régionales en matière de nutrition entre la FAO, le PAM, l’OMS et l’UNICEF a été organisée par le Bureau régional pour le Proche-Orient. Les quatre agences ont décidé d’organiser de telles réunions quatre fois par an pour continuer à partager l’information et coordonner la mise en œuvre des activités. La FAO a appuyé la création du Comité national du Codex dans plusieurs pays et déployé des efforts pour promouvoir l’utilisation d’une approche fondée sur les risques dans le contrôle des importations alimentaires, compte tenu de son importance dans la gestion de la sécurité sanitaire des aliments et dans la réduction des coûts.

180.     Au titre du programme 2.2.2, les données régionales sur le commerce ont été collectées et traitées par l’OADA avec l’assistance technique de la FAO (projet du PCT). Ce travail constitue la première étape de la création d’une capacité de traitement des données régionales sur le commerce. Les données sur le commerce concernant les 21 pays membres de l’OADA seront, dans le futur, collectées, traitées et transférées électroniquement vers FAOSTAT. Il est également à noter que les données d’accès au site web de la FAO indiquent que le système des profils de pays est utilisé fréquemment dans les pays du Proche-Orient et que l’arabe est la deuxième langue la plus utilisée après l’anglais dans l’interface du système. Au titre du programme 2.2.3, le travail analytique présenté dans le rapport SOFA accorde la priorité à la variabilité du climat et à la vulnérabilité face à la sécheresse dans la région du Proche-Orient. Au titre du programme 2.2.4, l’accent a été placé sur le soutien aux Systèmes d’information et de cartographie sur l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV).

Pêches

181.     Un atelier démontrant les technologies de réduction des captures accessoires a été organisé pour la région du Golfe persique. Dans le cadre de la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable, les pays du Proche-Orient ont accordé la priorité aux domaines suivants : opérations de pêche, développement de l’aquaculture et recherche sur les pêches. Le commerce interrégional du poisson et l’échange d’information sur le commerce du poisson ont bénéficié d’un appui, avec le concours de partenaires tels que l’OMC, l’UE et INFOSAMAK. Des efforts ont été déployés pour renforcer les organismes régionaux des pêches (ORP) de la FAO, accroître leur efficacité, améliorer et stimuler la coopération entre tous les ORP, qu’ils relèvent ou non de la FAO, et les organisations régionales d’aménagement des pêches (ORAP) sur des questions particulières et des activités conjointes. Les organisations de la Ligue arabe ont été contactées pour poursuivre les programmes de travail conjoints et les activités visant à créer de nouveaux ORP pour les régions de la mer Rouge et du golfe d’Aden.

Forêts

182.     Des ateliers régionaux ont été organisés pour définir la nouvelle génération de projets d’aménagement de bassins hydrographiques et des directives ont été publiées sur la manière de renforcer le rôle des plantations forestières et des arbres dans les pays à faible couvert forestier. Ces directives sont censées déclencher des actions concrètes au plan national et produire des effets positifs sur les plantations forestières, les arbres isolés et les forêts en milieu urbain et périurbain. Plusieurs pays de la région demandent expressément le concours de la FAO pour formuler des programmes forestiers nationaux. La FAO a fourni une aide pour poursuivre et consolider le Processus de Téhéran, qui intéresse directement la région du Proche-Orient.

Développement durable

183.     Au titre du programme 2.5.1, des études régionales sur les systèmes de vulgarisation et de recherche ont été conduites et ont servi de base à un atelier régional sur les institutions de vulgarisation et de recherche agricole qui s’est tenu à Amman (Jordanie). Ces travaux ont permis de formuler un cadre d’action complet visant à améliorer le fonctionnement des institutions de vulgarisation et de recherche agricole de la région. Le renforcement des liens entre la recherche et la vulgarisation au niveau régional et national a été traité par le biais d’un atelier sous-régional ayant pour but d’améliorer les liens entre la recherche et la vulgarisation grâce à l’utilisation des nouvelles technologies de communication (projet de réseau VERCON). La poursuite du partenariat de la FAO avec le FNUAP a permis la réalisation de plusieurs projets et la formulation de nouveaux projets sur l’intégration de considérations démographiques et de l’éducation relative à l’environnement dans les programmes de vulgarisation. L’accent a été également placé sur les résidus agricoles, notamment par le biais d’études régionales sur l’utilisation de ces résidus dans l’agriculture biologique et l’alimentation des animaux. Pour répondre à la forte demande de renforcement des capacités dans le domaine de la sécurité biologique, la FAO a organisé un atelier en collaboration avec l’ICARDA. En outre, la FAO a continué à héberger le secrétariat de l’AARINENA et à fournir une aide technique à cette association régionale.

184.     En ce qui concerne la parité hommes-femmes et la population, la priorité a été donnée au renforcement des capacités et à la formation des instructeurs dans le cadre du Programme d'analyse socioéconomique selon les questions de parité hommes-femmes de la FAO (SEAGA). Des ateliers nationaux et régionaux liés à l’intégration des femmes dans l’élaboration des politiques et des programmes ont été organisés. Un réseau sur le rôle des femmes dans l’agriculture et le développement rural dans la région du Proche-Orient a été mis en place. Des études de cas portant sur la parité hommes-femmes dans l’agriculture, le régime foncier et l’aménagement des ressources naturelles ont été préparées en vue d’orienter une assistance future. En ce qui concerne le programme 2.5.3, pour répondre à la demande des pays, la priorité a été donnée à l’utilisation de méthodes décentralisées efficaces et à la restructuration du secteur public rural.

Assistance aux politiques

185.     Les activités d’assistance aux politiques et de renforcement des capacités ont porté essentiellement sur les questions régionales prioritaires suivantes : gestion et utilisation durable de l’eau, sécurité alimentaire dans le cadre des réformes politiques et de la libéralisation, négociations avec l’OMC ou autres négociations multilatérales dans le domaine de l’agriculture, coopération régionale, harmonisation des politiques et intégration économique. Le soutien au Réseau régional Proche-Orient et Afrique du Nord pour les politiques agricoles s’est renforcé, incluant le lancement officiel du Réseau en décembre 2003.

186.     L’amélioration de l’aide aux pays de la Communauté des États Indépendants (CEI) de l’Asie centrale a pris la forme de consultations d’experts au niveau sous-régional, d’ateliers de formation et de projets dans le domaine des réformes des politiques des eaux, de l’analyse des politiques et de la sécurité alimentaire. En Afrique du Nord, des réunions ont été organisées pour renforcer la capacité nationale des cinq pays de l’UMA concernant l’intégration des petites et moyennes exploitations dans le contexte de la mondialisation, et la remise à niveau des secteurs agricoles de ces pays. Une aide a été fournie aux organisations économiques régionales pour la formulation de projets de stratégies régionales en matière de sécurité alimentaire. Les projets régionaux du PCT aident le Conseil de l’Unité économique arabe (CUEA) et l’Organisation de coopération économique (OCE) à formuler les projets de Programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (PRSA). Une réunion de haut niveau avec la Banque islamique de développement s’est tenue à Djeddah en octobre 2003. Elle a souligné le rôle fondamental de l’aide que la FAO apporte aux pays pour préparer des propositions se prêtant à un financement et mobiliser des ressources pour les mettre en œuvre.

Europe

Production agricole et systèmes de soutien

187.     Diverses activités ont été réalisées au titre du programme 2.1.1, de la cartographie de la vulnérabilité du terrain et des sols aux cours de formation sur l’aménagement des ressources en eau et en terre. Un séminaire sur la gestion intégrée des ressources hydriques du bassin de la rivière Tisza a apporté des éléments techniques importants à la formulation d’un projet axé sur les cinq États riverains du bassin de la rivière Tisza, qui permettra aux pays participants de respecter la directive cadre de l’Union européenne sur l’eau. Une assistance technique directe a été fournie aux pays, par le biais de projets du PCT ou de projets de fonds fiduciaires portant notamment sur la télédétection et les systèmes d’information géographique (SIG), l’utilisation durable des terres à l’abandon, l’élaboration d’une législation relative à la gestion des eaux souterraines, les technologies modernes d’irrigation à petite échelle au niveau des exploitations et la gestion intégrée des sols salinisés et gypsifères.

188.     Au titre du programme 2.1.2, l’accent a été principalement placé sur l’amélioration de la production végétale et la réduction des pertes dues aux ravageurs. Une assistance technique a été fournie dans plusieurs domaines : i) relèvement de l'industrie des semences de maïs hybride, ii) renforcement des capacités dans le domaine de la lutte contre les acridiens et les rongeurs et mise en place de mesures de lutte intégrée, iii) renforcement des capacités dans le domaine phytosanitaire et iv) relèvement des pépinières de noisetiers et de noyers. Un programme régional de lutte intégrée contre les ravageurs en Europe centrale et orientale, financé par des fonds italiens, est en cours de réalisation, s’appuyant sur l’utilisation des écoles pratiques d’agriculture et la promotion de la recherche appliquée axée sur l’action envahissante de la chrysomèle occidentale des racines du maïs. En ce qui concerne les pesticides, des ateliers, organisés sur le thème de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam, ont contribué à améliorer le respect des obligations de la Convention, notamment des décisions relatives aux importations de produits chimiques.

189.     En ce qui concerne l’élevage, une formation a été délivrée sur la lutte contre la fièvre aphteuse dans les pays du Caucase et sur le renforcement de la surveillance active de la fièvre aphteuse et d’autres maladies transfrontalières dans la région de la Thrace. Une assistance technique a été fournie dans les domaines de la sélection et de la production animale. La participation au processus de présentation de rapports nationaux sur la situation mondiale des ressources zoogénétiques a été facilitée par la mise en place d’un atelier sous-régional financé par des ressources propres à la région.

190.     Au titre du programme 2.1.4, des ateliers ont été organisés sur le morcellement des structures agricoles qui résulte du processus de privatisation et de restitution des terres, et constitue un obstacle important au développement des exploitations familiales privées. Des études de cas sur les nouvelles activités génératrices de revenus et de valeur ajoutée à l’échelle des exploitations et des communautés ont été entreprises. Une aide a été fournie aux pays dans des domaines allant de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles à l’élaboration de systèmes d’informations commerciales.

191.     Au titre du programme 2.1.5, les activités de la division mixte FAO/AIEA concernant l’élaboration de directives sur l’irradiation des aliments intéresseront directement les pays qui subissent encore les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

Politiques et développement alimentaires et agricoles

192.     En ce qui concerne la nutrition au titre du programme 2.2.1, le réseau sous-régional CEECFOODS, qui fait partie de l’initiative mondiale INFOODS, a organisé des réunions pour élaborer des plans de travail coopératif et nommer de nouveaux comités exécutifs. Le comité régional de coordination du CODEX a continué à promouvoir l’échange mutuel d’information sur les questions de réglementations alimentaires et à renforcer les infrastructures de contrôle des aliments dans la région. Conformément aux recommandations de la Conférence paneuropéenne sur la sécurité sanitaire et la qualité des aliments, plusieurs ateliers sous-régionaux ont été organisés dans le domaine du contrôle alimentaire et de la protection des consommateurs. Le Manuel de la FAO sur la procédure HACCP et l’hygiène alimentaire a été traduit en russe.

193.     Au titre d’autres programmes, les activités ont porté essentiellement sur l’amélioration de la qualité de l’information agricole, notamment la collecte, l’analyse et la diffusion de l’information dans les pays d’Europe centrale et orientale. Le travail analytique présenté dans le rapport SOFA accorde la priorité aux réformes agricoles dans les pays d’Europe centrale et orientale et de la CEI, et à la PAC pour les pays qui préparent leur adhésion à l’Union européenne. Des ouvrages ont été publiés sur des questions diverses, telle la gestion des exploitations individuelles en Europe centrale et orientale. Grâce à des financements de donateurs, d’autres publications sont parues, portant notamment sur l’évaluation de la sécurité alimentaire dans la Fédération de Russie et sur une étude comparative de la sécurité alimentaire dans la Fédération de Russie, en Ukraine et au Bélarus.

Pêches

194.     Dans le cadre de la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable, les pays européens ont accordé la priorité aux domaines suivants: gestion de la pêche, opérations de pêche, développement de l’aquaculture et pratiques après-récolte. Des efforts ont été déployés pour renforcer les organismes régionaux des pêches (ORP) de la FAO, accroître leur efficacité, améliorer et stimuler la coopération entre tous les ORP, qu’ils relèvent ou non de la FAO, et les organisations régionales d’aménagement des pêches (ORAP) sur des questions particulières et des activités conjointes. Une aide technique a été fournie dans divers domaines : mise en place d’écloseries, réouverture de voies de migration pour le saumon, relèvement du secteur des pêches et mise à niveau des techniques de pêche dans le lac Balaton.

Forêts

195.     Des ateliers régionaux ont été organisés pour définir la nouvelle génération de projets d’aménagement de bassins hydrographiques. La principale étude d’évaluation forestière de la FAO, FRA 2000, a servi de base à l’élaboration des rapports sur la situation des forêts dans la région, transmis à la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe qui s’est tenue en 2003. L’Étude sur les perspectives du secteur forestier en Europe a souligné l’importance grandissante de la fourniture de services environnementaux et de l’utilisation du bois comme source d’énergie indispensable. Un certain nombre de pays de l’Europe orientale, notamment ceux qui adhèrent à l’Union européenne, ont reçu une aide leur permettant de formuler des programmes forestiers nationaux et de mettre à jour leurs politiques et leurs législations forestières par le biais de processus participatifs adéquats. Un nombre croissant de pays d’Europe orientale et de la CEI recherchent un soutien analogue de la FAO. Plusieurs pays d’Europe orientale ont également adopté de nouvelles méthodologies pour associer la société civile et le secteur privé à la révision ou la mise à jour de leurs stratégies et de leurs politiques nationales en matière forestière. La FAO a activement appuyé le processus ministériel en faveur de la protection des forêts en Europe.

Développement durable

196.     Au titre du programme 2.5.1, une évaluation des besoins en matière de biotechnologies agricoles et de sécurité biologique a été conduite dans les Balkans, le Caucase et la République de Moldova, et un atelier régional sur ces questions a été organisé dans la région du Caucase, en République de Moldova. En coopération avec l’UNESCO, un atelier réunissant des directeurs de recherche a été mis sur pied pour examiner la situation des applications de biotechnologie et la mise en œuvre de systèmes de sécurité biologique dans la sous-région du Caucase. Une étude de cas sur «les systèmes d’information et de communication à l’appui de la recherche agricole et du développement rural» a été entreprise, suivie d’un atelier visant à améliorer ces systèmes pour l’agriculture durable. Une évaluation des besoins dans le domaine des technologies de communication et d’information (TIC) a été conduite dans plusieurs pays, en prévision d’une aide future.

197.     En ce qui concerne la parité hommes-femmes et la population, l’incorporation de questions liées au rôle des femmes dans les politiques, les programmes et les projets s'est poursuivie, grâce à une série de formations utilisant la méthode mise au point par le Programme d'analyse socioéconomique selon les questions de parité hommes-femmes de la FAO (SEAGA). Dans le cadre du Groupe de travail sur la femme et la famille dans le développement rural, plusieurs réunions et ateliers ont été organisés sur des questions aussi diverses que le rôle des femmes dans l’agriculture durable et dans le développement rural ; la planification, le contrôle et l’évaluation des programmes et projets de développement rural en vue d’intégrer les questions liées aux femmes et des éléments participatifs ; la mobilisation des communautés et les mécanismes permettant de les motiver à participer activement au développement rural.

198.     Au titre du programme 2.5.3, des directives sur l’utilisation d’un impôt foncier rural pour appuyer la décentralisation des services gouvernementaux ont été profitables à plusieurs pays d’Europe centrale et orientale. Les pays concernés ont reçu une aide technique en matière de remembrement des terres, notamment pour traiter les problèmes des petites exploitations morcelées et favoriser le développement rural dans son ensemble. La FAO a joué un rôle décisif dans la création du Centre de connaissances d’Europe centrale (CELK) auquel elle prête son concours régulièrement.

Assistance aux politiques

199.     Le Grand Programme s’est concentré sur les moyens de faciliter l’ajustement des politiques des pays préparant leur adhésion à l’Union européenne ou à toute autre forme d’association. Plusieurs pays des Balkans et des sous-régions de la CEI ont bénéficié d’un soutien pour formuler des programmes et des stratégies sectoriels au plan national, et renforcer les capacités institutionnelles qui leur sont associées. Un projet de Programme régional pour la sécurité alimentaire (PRSA) a été préparé pour une organisation économique régionale. En matière juridique, plusieurs publications ont traité de questions régionales, telle la législation forestière en Europe.

Amérique latine et Caraïbes

Production agricole et systèmes de soutien

200.     Au titre du programme 2.1.0, l’élaboration d’un cadre de bonnes pratiques agricoles a requis notamment l’organisation d’un atelier national en collaboration avec l’EMBRAPA (Brésil), des études de cas, des analyses et des rapports dans plusieurs pays (Brésil et Chili). Le concept d’agriculture de conservation a été promu dans plusieurs pays, en particulier par le canal d’ateliers régionaux. Le programme 2.1.1 a traité des questions comme le paiement de rétributions pour les services environnementaux, notamment dans le cadre des bassins versants, qui intéressent directement les pays d’Amérique latine. Un atelier sous-régional sur les investissements en eau et en terre s’est tenu en vue du prochain Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après(Santiago).

201.     Au titre du programme 2.1.2, l’analyse des informations sur les ressources en pâturages dans les pays d’Amérique latine est presque terminée et disponible sur le site web de la FAO. Dans le cadre des consultations techniques entre organisations régionales de protection des végétaux appuyées par le secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un atelier régional s’est réuni pour faciliter la révision des projets de norme et la préparation des commentaires par les organisations nationales de protection des végétaux pendant la phase de consultation des pays. En ce qui concerne les pesticides, des ateliers organisés sur le thème de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam ont contribué à améliorer le respect des obligations de la Convention, notamment celles relatives aux décisions d’importation de produits chimiques. Dans le contexte de la mise en œuvre du Plan d’action mondial, des mécanismes nationaux de partage de l’information sur les ressources phytogénétiques ont été créés ou sont en cours de création dans plusieurs pays, tandis que les activités de conservation in situ et à l’exploitation, ou de biodiversité associée aux cultures ont bénéficié d’un soutien actif.

202.     En ce qui concerne l’élevage, l’aide s’est concentrée sur la transformation de la viande et le traitement du lait à petite échelle, qui sont une source potentielle de revenus et d’emplois et un facteur d’amélioration de la sécurité alimentaire. L’initiative LEAD s’est avérée pertinente pour les zones d’intensification rapide de la production animale. La lutte intégrée contre les ravageurs s’est concentrée notamment sur l’Amérique Latine où la résistance des parasites est l’objet de préoccupations croissantes.

203.     Au titre du programme 2.1.4, les succès en matière de développement de nouvelles entreprises rurales ont été recensés et diffusés. Des manuels de formation à la gestion de l’exploitation agricole et adaptés aux conditions locales ont été créés pour les Caraïbes. Les informations et les directives sur l’amélioration de l’efficacité des opérations d’approvisionnement et de distribution des denrées alimentaires ont été communiquées par le biais d’ateliers régionaux. Une consultation régionale s’est réunie dans le cadre d’une nouvelle initiative mondiale sur la gestion des opératons après-récolte. Pour répondre à l’intérêt manifeste des municipalités pour la promotion de l’agriculture urbaine et périurbaine, et l’amélioration des infrastructures de commercialisation des aliments, la FAO a appuyé plusieurs projets de production et de planification concernant l’agriculture urbaine et périurbaine dans la région.

204.     Au titre du programme 2.1.5, les activités de la division mixte FAO/AIEA ont débouché sur une alliance entre l’Institut américain de coopération pour l’agriculture (IICA), l'Organisme international régional contre les maladies des plantes et des animaux (OIRSA) et le Département de l’agriculture des États-Unis (USDA) pour aider les pays d’Amérique centrale à lutter contre la mouche des fruits. La région a aussi bénéficié d’un atelier sur l’utilisation de bonnes pratiques agricoles dans les cultures légumières et fruitières, et d’une formation de correspondants de plusieurs pays, spécialisés dans l’analyse des résidus de pesticides.

Politiques et développement alimentaires et agricoles

205.     En ce qui concerne la nutrition au titre du programme 2.2.1, un atelier de formation régional «Nourrir les esprits, combattre la faim» a été organisé avec la collaboration de l’UNESCO pour sensibiliser les écoles à la lutte contre la faim et la malnutrition et faciliter la création de réseaux régionaux et sous-régionaux. Des cours de formation et des réunions techniques pour promouvoir l’éducation nutritionnelle ont été dispensés dans plusieurs pays (Chili, El Salvador, Mexique, République dominicaine), suscitant l’intérêt des donateurs et un certain soutien financier. Le centre de données régional LATINFOODS, intégré au réseau mondial INFOODS, a été installé, ainsi que d’autres centres de diffusion d’information. Une table ronde FAO/LATINFOODS s’est réunie sur le thème de la composition des aliments. Le comité régional de coordination du CODEX a continué à promouvoir l’échange d’information sur les questions de réglementations alimentaires et à renforcer les infrastructures de contrôle des aliments. Les travaux entrepris dans la région sur le contrôle de la sécurité sanitaire et sur la qualité des fruits et des légumes frais, ainsi que les matériels préparés à cet effet, seront utilisés dans des programmes analogues mis en place dans d’autres régions. Dans le cadre des autres programmes, il faut faire ressortir le travail placé sous la responsabilité de l’entité 224P2 qui traite de l’impact des mutations mondiales sur l’évolution des systèmes alimentaires en Amérique Centrale et sur la pauvreté rurale.

Pêches

206.     Plusieurs pays ont reçu une aide pour améliorer la gestion de leurs ressources halieutiques, notamment les pêches dans les eaux intérieures et la production provenant de ressources aquatiques sous-utilisées et de captures de faible valeur marchande. Le soutien a également concerné la lutte contre les maladies présentes en crevetticulture, la sécurité sanitaire et la qualité des produits aquacoles. L’harmonisation régionale des normes de sécurité sanitaire et de qualité des poissons a réalisé des progrès notables. La région des Caraïbes a reçu une aide pour élaborer des directives relatives à la conception et la construction de bateaux de pêche de petit gabarit. Dans le cadre de la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont accordé la priorité aux domaines suivants : gestion de la pêche, développement de l’aquaculture, pratiques après-récolte et recherche sur les pêches. Des supports audiovisuels destinés à promouvoir l’application du Code de conduite dans la pêche artisanale ont été créés avec l’aide de la FAO. Des efforts ont été déployés pour renforcer les organismes régionaux des pêches (ORP) de la FAO, accroître leur efficacité, améliorer et stimuler la coopération entre tous les ORP, qu’ils relèvent ou non de la FAO, et non FAO et les organisations régionales d’aménagement des pêches (ORAP) sur des questions particulières et des activités conjointes.

Forêts

207.     Des documents ont été publiés sur les liens entre la gestion durable des forêts et le changement climatique, et les capacités des négociateurs des pays en développement de l’Amérique latine sur le changement climatique ont été renforcées. Les pays de la région ont bénéficié directement des activités de formation et de démonstration consacrées à l’évaluation des ressources forestières, et des ateliers portant sur la définition de la nouvelle génération de projets d’aménagement de bassins versants. En combinant l’aide de la FAO, des contributions extrabudgétaires et leur propre initiative, plusieurs pays ont réussi à élaborer des programmes forestiers nationaux, en utilisant également une démarche participative.

Développement durable

208.     Au titre du programme 2.5.1, une aide sur les systèmes de sécurité biologique a été donnée à plusieurs pays, notamment la Bolivie, la Grenade et le Paraguay. L’éducation pour les communautés rurales a été renforcée par le biais d’un atelier régional co-parrainé par la FAO et l’UNESCO. L’encouragement à créer des entreprises rurales non agricoles s’est poursuivi par l’intermédiaire d’un programme interinstitutions pour l’intégration des femmes.

209.     Des ateliers sur la parité hommes-femmes et la transformation de l’agriculture (avec la participation d’autres agences de développement) se sont déroulés dans la sous-région des Caraïbes. Plusieurs fiches récapitulatives de pays ont été constituées et des études analytiques sur la situation des femmes dans les communautés rurales de pays sélectionnés ont été réalisées. Au titre du programme 2.5.3, une aide a été fournie, sur demande, à plusieurs pays concernant la gestion des conflits résultant du régime foncier.

Assistance aux politiques

210.     Dans le cadre du Grand Programme, la préparation des profils de pays s’est poursuivie. Ils serviront de base à une future assistance aux politiques et à un travail d’élaboration des programmes de terrain. Dans la sous-région des Caraïbes, l’analyse des questions de développement commun a facilité la création d’un programme régional pour la sécurité alimentaire. Des projets de Programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (PRSA)ont été préparés pour 3 organisations économiques régionales et des réunions de haut niveau se sont tenues avec des banques régionales de développement pour examiner les PRSA et faciliter la mobilisation des ressources pour leur mise en œuvre. Des fonds ont été accordés, par exemple, par le Forum des Caraïbes (CARIFORUM). En ce qui concerne l’élaboration de programmes de terrain, la mobilisation de fonds fiduciaires unilatéraux pour l’assistance technique et les investissements à connu un succès particulièrement éloquent. L’entité 311A1 étant responsable des activités de renforcement des capacités, celles-ci ont profité essentiellement aux pays d’Amérique latine, grâce au soutien extrabudgétaire fourni par le Gouvernement espagnol et la collaboration d’un groupe d’institutions de formation de la région. En matière juridique, une assistance a été accordée aux aspects législatifs de la planification de l’utilisation des terres.

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