195. Le descriptif ci-après présente les activités prévues au titre des nouveaux chapitres, pour chacun des programmes dont ils se composent. Les crédits budgétaires inscrits dans les tableaux reflètent à la fois les ressources du Siège et celles des structures décentralisées dans un scénario de croissance réelle (CR) et tiennent compte de l'importance relative attribuée aux domaines de fond, comme expliqué à la Section III. Selon une pratique établie, les crédits des Bureaux régionaux et sous-régionaux sont affectés aux différents Programmes en fonction du profil du personnel attaché à ces bureaux. De même, les ressources des Bureaux de pays ainsi que des Bureaux de liaison ont été allouées sur la base de leur contribution attendue aux activités de fond.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
||
1A |
Organes directeurs |
9 917 |
0 |
0 |
9 917 |
1B |
Direction générale |
11 922 |
0 |
0 |
11 922 |
| Total | 21 838 | 0 | 0 | 21 838 | |
| Pourcentage par source de financement | 100% | 0% | 0% | 100% | |
196. Le Chapitre 1 inclurait donc les coûts des principaux Organes directeurs et des Conférences régionales (Programme 1A) et ceux de la Direction générale, en d’autres termes le Bureau du Directeur général et la part des activités du Bureau juridique correspondant aux avis que ce dernier fournit à la Direction sur des questions juridiques (Programme 1B).
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 2A | Gestion des systèmes de production vivrière | 29 981 | 21 163 | 51 722 | 102 866 |
| 2B | Gestion des systèmes de production animale | 19 357 | 15 052 | 46 725 | 81 134 |
| 2C | Maladies et ravageurs des animaux et des plantes | 16 834 | 0 | 174 756 | 191 590 |
| 2D | Nutrition et protection du consommateur | 23 634 | 9 142 | 6 666 | 39 442 |
| 2E | Foresterie: information, statistiques, aspects économiques et politiques générales | 13 616 | 3 664 | 13 743 | 31 023 |
| 2F | Foresterie: gestion, conservation et remise en état | 17 032 | 7 533 | 17 918 | 42 483 |
| 2G | Industrie et produits forestiers | 4 450 | 0 | 0 | 4 450 |
| 2H | Pêches et aquaculture: information, statistiques, aspects économiques et politiques générales | 17 590 | 13 384 | 12 843 | 43 817 |
| 2I | Gestion et conservation des pêches et de l’aquaculture | 20 784 | 2 041 | 15 372 | 38 197 |
| 2J | Produits et industrie de la pêche et de l’aquaculture | 10 023 | 1 017 | 3 114 | 14 154 |
| 2K | Gestion durable des ressources naturelles | 22 812 | 20 655 | 58 281 | 101 748 |
| 2L | Technologie, recherche et vulgarisation | 9 978 | 0 | 0 | 9 978 |
| 2M | Infrastructure et agro-industries rurales | 17 858 | 910 | 22 257 | 41 025 |
| Total | 224 152 | 94 561 | 423 397 | 742 110 | |
| Pourcentage par source de financement | 30% | 13% | 57% | 100% | |
197. Ce Chapitre inclurait les activités de quatre départements qui touchent à des domaines clés du mandat de la FAO: agriculture, biosécurité, nutrition et protection du consommateur; foresterie; pêches et aquaculture; et ressources naturelles, technologie et développement durable. Ces départements seraient responsables des treize programmes, 2A à 2M, inclus dans ce chapitre qui, tous, contribuent en dernière analyse à des systèmes agricoles et alimentaires durables.
198. Ce programme traiterait de manière intégrée des systèmes de production des principales plantes cultivées (céréales, graines oléagineuses, fruits et légumes, racines et tubercules, etc.). Il inclurait des domaines prioritaires comme les ressources phytogénétiques, les systèmes semenciers, les systèmes intégrés de nutriments des végétaux, l'aspect protection des systèmes de production et l'entreposage sur l'exploitation. Il examinerait des facteurs socio-économiques au niveau de l'exploitation, notamment la contribution de la production vivrière à l'atténuation de la pauvreté et les besoins des petits exploitants agricoles, avec un travail de microanalyse sur les politiques. Il inclurait également le travail de la Division mixte FAO/AIEA.
199. Le Programme fournirait également un appui au Secrétariat du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation et à la mise en œuvre du programme de travail adopté par son organe directeur. La contribution du Comité de l’agriculture sera intégrée dans ce Programme pour des raisons administratives, même si le mandat de ce Comité est bien plus large et recouvre plusieurs Programmes.
200. L'expérimentation de systèmes de production intégrée et durable se poursuivrait essentiellement dans le cadre de programmes spécifiques de vulgarisation au niveau des pays, tout en s'appuyant sur les réseaux régionaux et sous-régionaux d'échange de connaissances. Le soutien en matière d'énergie agricole et de mécanisation ou de génie agricole serait apporté essentiellement dans le contexte des programmes d'échange des connaissances et de vulgarisation exécutés directement dans les pays.
201. Ce Programme traiterait tous les aspects des systèmes de production animale. Il couvrirait donc des secteurs prioritaires tels que: les ressources zoogénétiques et les espèces améliorées, les aspects alimentation et protection animales, les équipements sur l'exploitation et la conservation des produits. Grâce à un travail de microanalyse sur les politiques, il traiterait des facteurs socio-économiques au niveau de l'exploitation et prendrait en compte les besoins des petits éleveurs et la contribution de l'élevage à l'atténuation de la pauvreté.
202. Une fois le premier Rapport sur l’état des ressources zoogénétiques dans le monde achevé, il est prévu de donner la priorité aux actions visant à améliorer la gestion et la conservation des ressources zoogénétiques nationales adoptées par la Première conférence internationale technique sur les ressources zoogénétiques qui doit se tenir en 2007. La collecte d’informations spécialisées constituerait un volet important de ce programme.
203. Comme l’indique son titre, ce Programme viserait à donner une plus grande visibilité à un domaine dans lequel la FAO est amenée à intervenir de plus en plus et bénéficie d’un avantage comparatif largement reconnu, à savoir l’intensification de la coopération internationale, par la recherche de solutions efficaces, dans la lutte contre les maladies et ravageurs des animaux et des plantes, en particulier dans le cas de menaces transfrontalières.
204. Face aux menaces récurrentes graves que font peser sur les systèmes de production vivrière et animale les maladies et les ravageurs, ainsi que des risques potentiels qu’ils présentent pour la santé humaine, il est impératif de maximiser les capacités de la FAO à réagir avec efficacité et promptitude. Le programme regrouperait toutes les activités en cours sur les ravageurs des plantes, en particulier sur les criquets pèlerins et sur les maladies animales transfrontalières, notamment celles qui, comme la grippe aviaire, présentent le caractère de zoonose, ainsi que l'éradication de la peste bovine. Il serait exécuté, notamment, dans le contexte du Cadre mondial FAO/OIE5 pour la maîtrise progressive des maladies animales transfrontières (GF-TAD) et par l’entremise de l’ECTAD6.
205. Ce programme continuerait aussi d’accorder une attention particulière à la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), en ce qui concerne plus particulièrement l’harmonisation des mesures phytosanitaires, l’échange d’informations et l’assistance technique. D’autres aspects importants sont la promotion de la protection intégrée contre les ravageurs (IP), la gestion des pesticides, y compris la mise en œuvre d’instruments de réglementation comme la Convention de Rotterdam en étroite coopération avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour la protection de l’environnement), et les activités de la division mixte FAO/AIEA relatives à la qualité des aliments et aux maladies et ravageurs des plantes et des animaux.
206. Ce programme, ainsi que les trois autres, serait placé sous la responsabilité du nouveau département Agriculture, biosécurité, nutrition et protection des consommateurs. Ce département serait ainsi mieux à même d’appréhender les liens entre systèmes de production vivrière et animale et nutrition. En vertu de l’approche de la filière alimentaire dite « de la ferme à la table », il traitera toutes les questions de qualité et de sécurité sanitaire des produits. Il serait notamment chargé des activités hautement prioritaires en matière de nutrition et de protection des consommateurs comme le travail sur les normes du Codex et activités connexes, et celui sur les aspects de la biosécurité spécifiquement liés à la sécurité sanitaire des aliments.
207. Rappelons que les activités relatives au Codex incluent la fourniture d'avis scientifiques concernant l'évaluation de la sécurité sanitaire des additifs alimentaires, des contaminants et des résidus de médicaments vétérinaires (dans le cadre, notamment, des réunions du JECFA7); les réunions de la JMPR8; l'évaluation de la sécurité sanitaire quant aux risques microbiologiques liés à l'alimentation et aux aliments dérivés des biotechnologies modernes; les avis sur des questions pertinentes transmises à la FAO et à l'OMS9 par la Commission du Codex Alimentarius; et le renforcement des capacités relatives aux systèmes de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments dans les pays. Le programme pourra aussi bénéficier des contributions de la division mixte FAO/AIEA touchant à la qualité et à la sécurité sanitaire des aliments, à travers le soutien apporté à la recherche, à l’élaboration de normes, à la formation et au développement des capacités.
208. Bien qu’il soit prévu de poursuivre les activités sur des aspects tels que les besoins humains en nutriments, l’évaluation de l’alimentation et de la nutrition, l’élaboration des politiques et programmes en matière de nutrition, la promotion d’une alimentation saine et de l’éducation nutritionnelle dans les écoles et auprès du grand public, il sera possible en les consolidant de dégager des ressources pour renforcer les domaines bénéficiant d’une plus haute priorité tels que le Codex.
209. Concernant les activités relatives aux politiques forestières, la première priorité serait le rôle de chef de file de la FAO dans ce domaine à l’échelle internationale, à travers le Partenariat de collaboration sur les forêts et un Comité des forêts renforcé. Au niveau des pays, le programme fournirait une aide au développement des capacités nationales et de la planification stratégique, y compris sous l’angle de programmes forestiers efficaces appuyés par le Mécanisme pour les programmes forestiers nationaux. Les commissions forestières régionales recevront un soutien supplémentaire pour conserver une place centrale dans les processus forestiers régionaux. L’économie de la gestion durable des forêts serait prise en compte, en particulier sous les tropiques.
210. La composante « information » de ce programme inclurait l’analyse et la diffusion des informations sur les forêts et les arbres non forestiers, y compris des statistiques et des études prospectives du secteur forestier à l’échelle régionale et mondiale, et l’utilisation efficace d’Internet comme outil de diffusion. D’autres supports pour la diffusion d’informations de qualité sur ce secteur seront le rapport sur l’État des forêts dans le monde et Unasylva.
211. La gestion durable des forêts exigeant des données fiables, ce programme serait chargé de mettre à jour l’évaluation des ressources forestières dans le monde et de développer les capacités nationales d’évaluation dans les pays. Il aborderait notamment la mise au point d’outils d’aide à la décision pour la gestion des plantations et des ressources arboricoles et l’assistance aux petits propriétaires concernant les plantations et les systèmes agroforestiers, la participation des communautés locales et la contribution de la foresterie à la réduction de la pauvreté. Une autre priorité serait de fournir une tribune de discussion et de venir en aide aux réseaux nationaux et régionaux dans la lutte contre les incendies et les maladies et ravageurs, d’appuyer l’élaboration de stratégies et de plans nationaux de lutte contre les incendies, y compris par la prévention et les contrôles, et de faciliter la coopération entre les pays. Les pays en développement seront tenus informés des avantages potentiels à attendre des nouveaux marchés environnementaux, dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP).
212. Ce programme traiterait des aspects cruciaux de la production, de la consommation et du commerce du bois et des produits non ligneux, ainsi que des combustibles ligneux et de leur économie. Il aurait pour but de renforcer la contribution des produits forestiers à la lutte contre la pauvreté tout en garantissant la durabilité de l’environnement, notamment à travers des évaluations périodiques de leur potentiel, l’amélioration des méthodes d’exploitation et l’élaboration de codes d’exploitation forestière. Parmi les autres activités figurent le Comité consultatif du papier et des produits dérivés du bois, et l’analyse de la situation de l’offre et de la demande mondiales en fibres.
213. Dans le cadre de ce programme, les activités relatives aux politiques de pêche s’inspireront des aspects pertinents du Code de conduite pour une pêche responsable. Parmi les principales priorités, l’élaboration de plans d’action nationaux et régionaux, la poursuite du développement de l’aquaculture dans une perspective durable, la recherche d'un meilleur équilibre entre l'aquaculture et la pêche dans l'ensemble du programme du département et l’appui renforcé aux organes régionaux pour l’examen des grandes questions de politique générale, notamment les aspects socio-économiques, institutionnels et politiques de la surcapacité, l’accès aux ressources et aux lieux de pêche dans les eaux côtières et continentales, la pêche en eau profonde, le rôle des subventions dans la pêche artisanale et à petite échelle et leur impact sur la capacité de pêche et sur la gestion des pêches en général, ainsi que la contribution des pêches et de l'aquaculture à l'atténuation de la pauvreté.
214. Sur le plan de l’information, la Stratégie visant à améliorer l’information sur la situation et les tendances des pêches de capture, adoptée récemment, recevrait toute l’attention qui s’impose, tandis que la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture (SOFIA) continuera à être publiée.
215. Ce programme accorderait une attention particulière à la surveillance continue des pêches maritimes nationales, régionales et mondiales, ainsi qu’à la mise au point des indicateurs pertinents. Il inclurait le soutien à la mise en œuvre des Plans d’action internationaux approuvés par le Comité des pêches. L’élimination de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée à travers l'application de bonnes pratiques de gestion, et notamment de mesures de suivi, contrôle et surveillance (SCS) sera une priorité majeure. Une analyse prospective internationale à grande échelle serait réalisée, à partir d’enquêtes régionales et d’ateliers régionaux. Le programme accorderait aussi la priorité à l’atténuation de l’impact de la pêche sur l’environnement ainsi qu’à l’évaluation de ses effets sur les communautés vivant de la pêche artisanale. Enfin, il s’efforcerait de promouvoir davantage la coopération internationale autour des systèmes de suivi des navires.
216. Ce programme serait centré sur l’utilisation et la commercialisation des produits de la pêche sous l’angle des objectifs nationaux de sécurité alimentaire. Il aurait pour objet de renforcer la contribution des pêches artisanales à l’alimentation en poisson et produits dérivés des marchés locaux et d’identifier des opportunités d’accès aux marchés. La priorité serait aussi donnée au développement des capacités en relation avec les accords de l’OMC10 et leur application à l’industrie de la pêche, la gestion de la qualité et de la sécurité sanitaire des produits, une large place étant faite à l’aquaculture.
217. Ce programme serait placé sous la responsabilité du département Ressources naturelles, technologie et développement durable, afin de lui permettre de prendre en charge toute une série de questions importantes jusqu’ici abordées de manière quelque peu désordonnée au sein de l’Organisation: la gestion des terres et des ressources en eau, y compris les aspects liés aux régimes fonciers; l’appui à la mise en oeuvre des accords internationaux comportant un volet environnemental, du point de vue en particulier des implications du changement climatique et de l’adaptation requise; et l’utilisation d’outils d’information et d’aide à la décision en matière d’environnement.
218. L’approche combinée des terres et des ressources en eau retenue pour ce programme recouvre un certain nombre de questions importantes telles que la rationalisation de l’utilisation de l’eau, appuyée par des efforts de conservation, la mise en place de politiques intégrées de planification et de gestion des terres et des ressources en eau, l’amélioration de la qualité des terres et des ressources en eau et le suivi des grandes initiatives internationales, ainsi que le conseil en matière de politiques et méthodes pratiques visant à favoriser l’accès à la terre et la sécurité de jouissance au niveau national. Concernant la gestion de l’eau, les activités incluraient les ressources en eau transfrontalières pour lesquelles la FAO est à même de jouer un rôle catalyseur dans la coopération et les accords internationaux.
219. D’autres aspects de la gestion durable des ressources naturelles seront traités: l’analyse géospatiale, les outils et systèmes d’information et la promotion de la bioénergie. Le Secrétariat de la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture serait inclus dans ce programme. Le travail sur le changement climatique serait poursuivi en partenariat avec l’Organisation météorologique mondiale.
220. La consolidation de diverses activités relatives à la gestion des connaissances et aux bases de données pour les programmes sur les terres et les ressources en eau permettra de dégager des ressources pour les affecter à d’autres domaines. Par ailleurs, un large éventail d’activités ayant trait à l’infrastructure, aux services, à la planification et à la gestion de l’information géospatiale et environnementale seraient recentrées sur l’agriculture et le changement climatique. Le Programme international pour la recherche et la technologie en drainage et en irrigation serait supprimé.
221. Ce programme appuierait les transferts de technologie et la consolidation des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA). L’appui aux systèmes de recherche nationaux, y compris le renforcement des capacités en biotechnologies, prendrait en compte les savoirs existants et les politiques et priorités nationales de développement. Des politiques, accords institutionnels et méthodes seraient mis en œuvre pour réformer les systèmes nationaux de vulgarisation. La coopération bien établie de la FAO avec le GCRAI sera intégrée dans ce programme.
222. Ce programme viserait en premier lieu à aider les pays à améliorer les infrastructures rurales dans les domaines relevant de la compétence de la FAO, soit en amont (systèmes adéquats d’approvisionnement en intrants, par exemple) soit en aval de la production (routes rurales et infrastructures commerciales, abattoirs et entrepôts frigorifiques, etc.). Il aurait également pour objet d’améliorer la compétitivité et l’efficacité des entreprises agroalimentaires, en particulier dans la perspective d’une transition vers une agriculture commerciale. Le renforcement des capacités et le resserrement des liens avec le marché pour soutenir les exploitants agricoles et les entreprises agroalimentaires demeurent tout à fait prioritaires. Le programme fournirait des orientations sur les stratégies et pratiques managériales à mettre en œuvre pour améliorer la rentabilité à tous les niveaux de la chaîne agroalimentaire ainsi que sur les services d’appui nécessaires. En ce qui concerne l’industrie agroalimentaire, la coopération avec l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le développement industriel) recevrait toute l’attention qui s’impose.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
||
| 3A | Effet multiplicateur sur les ressources et les investissements | 53 235 | 0 | 15 548 | 68 783 |
| 3B | Politiques alimentaires et agricoles | 35 407 | 15 670 | 14 109 | 65 186 |
| 3C | Commerce et commercialisation | 14 649 | 1 893 | 6 213 | 22 755 |
| 3D | Information et statistiques agricoles | 11 066 | 173 | 6 021 | 17 260 |
| 3E | Alliances et initiatives de plaidoyer contre la faim et la pauvreté | 22 460 | 6 037 | 8 016 | 36 513 |
| 3F | Parité et équité dans les sociétés rurales | 8 992 | 4 824 | 2 572 | 16 388 |
| 3G | Moyens d’existence en milieu rural | 5 937 | 8 898 | 0 | 14 835 |
| 3H | Échange d’informations et renforcement des capacités | 24 880 | 0 | 1 064 | 25 944 |
| 3I | Systèmes de technologie de l’information | 31 223 | 0 | 0 | 31 223 |
| 3J | Communication et information | 18 684 | 0 | 810 | 19 494 |
| Total | 226 534 | 37 495 | 54 353 | 318 382 | |
| Pourcentage par source de financement | 71% | 12% | 17% | 100% | |
223. Ce chapitre engloberait une grande partie du travail du Département économique et social, du Département de l’échange d’informations, des communications et du renforcement des capacités, et du Département des alliances et des moyens d’existence en milieu rural. Tous ces départements jouent un rôle important d’interface avec les composantes de la FAO. Bien que leurs dimensions respectives varient selon les ressources affectées, les dix entités de programmes constitutives sont directement liées à des fonctions ou des objectifs essentiels pour l’Organisation tels que la collecte et la diffusion d’informations, les services de conseils aux politiques, la mobilisation de ressources, le renforcement de capacités et les activités de plaidoyer.
224. Ce programme regrouperait les activités de mobilisation des ressources et celles relatives à l’élaboration de projets d’investissements, telles qu’elles sont prises en charge par la division du Centre d’investissement de la FAO, en coopération avec d’autres institutions financières et internationales. Dans ces deux domaines d’activités, l’objectif global est de mobiliser les ressources non seulement pour les fonctions d’exécution remplies par la FAO, mais également pour répondre aux besoins des États Membres dans les domaines correspondant au mandat de la FAO. Il conviendra d’adapter ces activités aux mutations observées au niveau des pays concernant l’évolution de l’assistance externe.
225. S’agissant du premier domaine, le programme tiendrait compte des nouvelles tendances, à savoir la décentralisation des autorités chargées des décisions par plusieurs bailleurs de fonds, le recentrage plus net de l’aide des bailleurs de fonds en fonction des Objectifs du Millénaire pour le développement11 et des Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté12, les nouvelles modalités de financement; et les débouchés créés par des réunions telles que la Conférence de Monterrey et les engagements pris à l’occasion du Sommet du G8 à Gleneagles et par l’Union européenne.
226. En plus des institutions financières régionales et internationales, il s’agirait d’établir une coopération plus étroite avec l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et le Comité d'aide au développement y afférent, l’Union européenne et des accords bilatéraux de financement (Millenium Challenge Account, etc.).
227. En ce qui concerne le deuxième domaine, le Centre d’investissement de la FAO continuerait de nouer des liens solides avec une vingtaine d’institutions financières et assimilées, tout en prenant en compte le renforcement indispensable de la capacité des gouvernements à élaborer des programmes et des projets de développement rural et agricole. Compte tenu de la forte hausse de la demande prévue de la part de la Banque mondiale, en particulier pour l’Afrique, une portion considérable des ressources globales de ce programme serait consacrée à l’accord de partage des coûts conclu par la FAO et ce partenaire essentiel.
228. Ce programme fédèrerait et contribuerait à rendre plus directes les interactions entre les services traditionnels d’assistance aux politiques fournis par la FAO, notamment par l’intermédiaire de ses groupes décentralisés, et les activités plus générales d’analyse des politiques, et la diffusion des résultats de ce travail relatif aux politiques, tel qu’il est effectué par le Siège au travers d’activités diverses. Les services de conseils aux politiques fournis aux États Membres incluent l’assistance juridique. Ce programme visait particulièrement à établir des réseaux reliant des centres d’excellence dans les pays, afin de stimuler les confrontations d’expériences dans le domaine des activités de haut niveau liées aux politiques concernant l’agriculture (mais également d’un point de vue historique et géographique), à l’interface entre le secteur agricole, y compris les agro-industries, les secteurs secondaires et tertiaires, et son rôle de stimulateur de la croissance économique.
229. Compte tenu de l’importance croissante des accords et des traités d’intégration régionale, l’assistance aux politiques sera ensuite élargie aux organisations d’intégration économique régionale afin d’obtenir la convergence et l’harmonisation des priorités, stratégies et politiques de développement dans les domaines relevant du mandat de la FAO. Le renforcement des capacités dans ce domaine sera particulièrement important.
230. En conséquence, outre les services rendus directement aux États Membres, le Programme inclurait des activités visant à mieux appréhender l’incidence sur la pauvreté et la sécurité alimentaire des politiques relatives à l’environnement, au développement rural et à l’agriculture, et comprendrait d’autres activités de recherche en matière de politiques, notamment celles contribuant aux Études prospectives mondiales. Les Systèmes d’information et de cartographie sur l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité seraient un instrument important de ce programme, car les informations plus fiables qu’ils fournissent aux pays sur la sécurité et la vulnérabilité en matière alimentaire permettent de mieux cibler les politiques.
231. Compte tenu de leur dépendance étroite à l’égard du flux de travail en matière de politiques (voir ci-dessus), les activités liées à la préparation de « La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture » (SOFA), au soutien du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, et au suivi de la réalisation des engagements du Sommet mondial pour l’alimentation s’inscrivent également dans ce programme.
232. Le regroupement de divers aspects du travail relatif aux politiques doit se traduire par des synergies plus importantes qui permettront de dégager des ressources contribuant à élargir la couverture géographique dans la structure décentralisée.
233. Ce programme comprend les politiques de produits et les stratégies de développement, y compris la diversification et la production de valeur ajoutée dans les marchés d’exportation et intérieurs, et traite des liens avec la sécurité alimentaire au niveau des ménages et au plan national. En ce qui concerne la politique commerciale agricole internationale, il inclut des travaux analytiques, une assistance technique aux pays et des activités de renforcement des capacités en vue d’améliorer l’efficacité de la participation des pays aux négociations commerciales internationales, et la mise en application des accords commerciaux multilatéraux. Des travaux sur les perspectives des produits et l’évaluation du marché complètent l’ensemble. La coopération étroite avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) forme l’un des traits marquants de ce programme.
234. Ce programme inclut les travaux de la FAO sur les statistiques, en particulier l’assistance aux systèmes nationaux. Les systèmes FAOSTAT et CountrySTAT (la version adaptée à chaque pays de FAOSTAT), entièrement revus et modernisés, devraient apporter des avantages considérables au cours du prochain exercice.
235. Comme son titre l’indique, ce programme fournirait une structure d’accueil plus logique qui permettrait de dégager des synergies entre les principales activités de plaidoyer de l’Organisation, notamment l’Alliance internationale contre la faim et l’appui aux alliances nationales conformément aux décisions prises à l’occasion du Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après, la Journée mondiale de l’alimentation et la campagne TeleFood, ainsi que le recours aux Ambassadeurs de la FAO.
236. Ce programme ferait également la promotion de cadres institutionnels favorisant le dialogue et l’action avec des partenaires différents, en particulier la société civile, les parlements, les artistes, les sportifs, des intellectuels de renom, etc. Il appuierait la mise en œuvre de programmes de partenariat, permettant aux États Membres de tirer le meilleur parti des ressources limitées dont dispose la FAO.
237. L’Alliance internationale contre la faim pourrait ainsi participer plus étroitement au processus de concrétisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, voire à d’autres efforts d’envergure internationale, en attirant l’attention sur les réformes de politiques et les initiatives programmatiques visant à lutter contre la faim. Les activités relatives à la Mise en œuvre des directives volontaires à l’appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale s’inscriraient logiquement dans ce programme et viseraient à mettre sur pied des activités de formation et de renforcement des capacités, et à préparer et diffuser des documents de communication et d’information.
238. Ce programme apporterait son concours à la priorité placée par l’ensemble de l’Organisation sur la problématique hommes-femmes dans le contexte du développement et s’efforcerait d’étudier les conséquences de la pandémie du VIH/SIDA sur l’alimentation et l’agriculture. Les activités portant sur la malnutrition infantile, les jardins scolaires et les besoins des populations rurales autochtones exigeraient de nouer des partenariats efficaces avec l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial, celles concernant la parité nécessitant une coopération étroite avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).
239. Ce programme fournirait en premier lieu un appui aux activités nationales visant à renforcer la capacité des personnes vivant dans le dénuement de se prendre en charge et de participer efficacement aux processus de décision concernant leur avenir. Il accorderait une attention particulière au potentiel de groupes aussi importants que les organisations de producteurs agricoles, les conseils communautaires, les associations féminines, les mouvements populaires locaux et les organisations de travailleurs ruraux. Il s’efforcerait de contribuer à l’amélioration des moyens d’existence en milieu rural, notamment dans les domaines importants suivants: communication en faveur de la valorisation et de l’éducation des ruraux; possibilités accrues d’emploi en milieu rural et participation des ruraux aux processus décisionnels; réactivité accrue des systèmes de services et réduction de la vulnérabilité des ruraux aux catastrophes naturelles, aux crises économiques et aux bouleversements politiques. Le regroupement de différents aspects de la question des moyens d’existence devrait se traduire par une plus grande cohérence. Le Réseau du Système des Nations Unies sur le développement rural et la sécurité alimentaire apporterait son soutien aux activités entreprises au niveau local, tant dans la conception que dans la diffusion des usages et des politiques concernant les moyens d’existence et le développement rural.
240. Le travail sur l’éducation et l’emploi en milieu rural exigerait une coopération étroite avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’Organisation internationale du travail (OIT).
241. Le renforcement des capacités est intrinsèquement lié au mandat de la FAO concernant l’aide aux Membres et la diffusion d’informations. Il s’agit d’améliorer la planification, la programmation et le contrôle des arrangements, de garantir une coordination efficace et de promouvoir les fonctions relatives aux activités spécialisées de renforcement des capacités dans les départements concernés. Ce programme ciblerait les possibilités de formation, assurerait la promotion et la stimulation des systèmes de bourses en mettant l’accent sur la sélection de stagiaires adaptés aux besoins spécifiques, et mobiliserait un appui pour combler les lacunes. Ce programme jouerait un rôle essentiel en matière d’appui au renforcement des capacités institutionnelles.
242. Ce programme accorderait une place privilégiée aux activités entreprises dans le cadre de WAICENT, principal instrument d’incitation à l’échange d’informations et au renforcement des capacités, et des outils qui lui sont associés, notamment l’extension des éléments du modèle institutionnel WAICENT au niveau des pays. Il inclurait également l’ensemble des services de bibliothèque de la FAO, ainsi que le Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture (GIEWS).
243. Une autre activité importante de ce programme, et du programme 3I qui suit, consisterait à la mise en œuvre progressive des systèmes interactifs à l’appui des services « La FAO répond », qui permettront aux personnes ou institutions intéressées d’accéder plus directement à l’immense réservoir d’informations actualisées accumulées par la FAO et par les États Membres, notamment celles concernant la diffusion des meilleures pratiques. Cette activité apporterait également sa contribution aux programmes de vulgarisation de l’Organisation.
244. Ce programme traiterait le volet « technologies de l’information » de la production et de l’échange d’informations. Il engloberait à ce titre les principes théoriques, les normes, la planification, la mise au point et l’application des technologies de l’information dans l’ensemble de l’Organisation, ainsi que les infrastructures de télécommunications et informatiques qui en forment la base. Il exclurait l’aide à la mise en œuvre des technologies de l’information relative aux activités administratives et financières, qui relèvent du chapitre 5. Pour la plupart, les coûts des systèmes d’information ont été ventilés dans les divers programmes qui font usage de ces technologies et ne sont donc pas directement identifiables. Ils seraient néanmoins présentés dans leur intégralité dans ce programme. La coopération serait menée comme il convient avec l’Union internationale des télécommunications (UIT).
245. Ce programme comprendrait essentiellement toutes les activités liées à la communication externe et à la gestion des publications de l’Organisation. Il s’efforcerait d’assurer un flux dynamique de communications avec les États Membres ainsi qu’une communication proactive de l’Organisation avec les publics les plus divers, incluant une interaction étroite avec les médias et le recours à des visites sur le terrain pour mieux apprécier le travail de la FAO. Il contribuerait aussi à l’élaboration de produits et de services d’information multilingues. Il faudrait également étudier la possibilité d’accroître les revenus tirés des dons et de la publicité par l’intermédiaire du site Internet de la FAO.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 4A | Coopération, intégration et suivi dans le système des Nations Unies | 18 510 | 0 | 0 | 18 510 |
| 4B | Coordination des services décentralisés | 19 085 | 0 | 0 | 19 085 |
| 4C | Sécurité alimentaire, lutte contre la pauvreté et autres programmes de coopération au développement | 82 644 | 0 | 59 239 | 141 883 |
| 4D | Gestion des situations d’urgence et de l’après-crise | 18 261 | 0 | 0 | 18 261 |
| 4E | Programme de coopération technique | 107 184 | 0 | 0 | 107 184 |
| Total | 245 685 | 0 | 59 239 | 304 924 | |
| Pourcentage par source de financement | 81% | 0% | 19% | 100% | |
246. Ce chapitre comprendrait le travail du Département de la coordination et de la décentralisation (à l’exception de la Division de la Conférence, du Conseil et du protocole, dont les ressources sont logiquement placées dans les chapitres 1 et 5) et celui des programmes de vulgarisation. Les cinq entités constitutives de ce programme s’intéresseraient aux aspects essentiels du « travail de terrain » de la FAO et aux principaux besoins de coordination, aussi bien à l’intérieur de l’Organisation qu’en relation avec le système des Nations Unies dans son ensemble.
247. L’objectif le plus important serait d’apporter une cohérence plus grande aux activités de l’Organisation à l’intérieur d’un même pays, afin que les programmes soient mieux intégrés et pleinement conformes aux priorités du gouvernement concerné. Pour y parvenir, il conviendrait de s’appuyer sur un processus de planification stratégique engageant le gouvernement, le système des Nations Unies et les bailleurs de fonds, ce qui permettrait d’identifier dans quel domaine la FAO, conformément à son mandat et à son avantage comparatif, pourrait le mieux contribuer à la réalisation des objectifs du gouvernement concerné, tels qu’ils sont formulés dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et définis dans les Objectifs du Millénaire pour le développement. Cette nouvelle approche s’appliquerait également au travail d’élaboration de programmes effectué avec les organisations régionales et sous-régionales. Elle exigerait que les informations recueillies tant au niveau national que sous-régional soient de meilleure qualité. La coopération technique de la FAO avec les États Membres devrait essentiellement contribuer à faire naître des programmes efficaces pilotés par les pays (et les régions) et n’aurait pas nécessairement pour vocation d’accroître l’importance des opérations conduites par l’Organisation en la matière.
248. Comme l’indique clairement son titre, ce programme orienterait la coopération de la FAO avec les partenaires du système des Nations Unies, notamment par l’intermédiaire des bureaux de liaison avec les Nations Unies à New York et à Genève. Il se positionnerait en tant que centre de coordination des relations au niveau des politiques avec le Secrétariat des Nations Unies, l’Assemblée générale, le Conseil économique et social, le Corps commun d'inspection, la Commission de la fonction publique internationale, le Conseil des chefs de secrétariat, et toutes les organisations du système des Nations Unies, à l’exception de la Banque mondiale et du FMI. Il fournirait une aide à la formulation et la réalisation des politiques de l’Organisation visant à promouvoir la coopération et à mettre en place des partenariats et des divisions mixtes avec ces organisations, et à assurer le suivi global de la contribution de la FAO aux Objectifs du Millénaire pour le développement et aux processus de réforme des Nations Unies. S’agissant d’un travail analogue, la coopération avec d’autres organisations internationales serait également incluse.
249. Ce programme appuierait la politique de décentralisation de la FAO et veillerait à ce que le Siège et les diverses couches de la structure décentralisée travaillent de manière véritablement complémentaire à la fourniture de services aux États Membres. L’élargissement de la couverture géographique des pays membres et le transfert accru des responsabilités aux niveaux régional, sous-régional et national exigent que le Siège exerce un contrôle rigoureux et qu’une capacité de secours soit mise en place afin que les bureaux décentralisés puissent pleinement aider les pays. Ce programme engloberait les activités suivantes: fourniture de conseils et de rapports à la direction et aux organes directeurs sur des questions liées aux bureaux décentralisés, soutien au réseau de bureaux décentralisés en matière de gestion et de contrôle, et coordination des dispositions concernant la sécurité du personnel de la FAO sur le terrain, y compris une coopération à l’échelle du système des Nations Unies. Il enverrait régulièrement des directives actualisées aux bureaux décentralisés, les orientant notamment sur leur participation et leur contribution aux réformes des Nations Unies et aux initiatives en matière de développement.
250. Ce programme comprendrait en premier lieu les informations de base sur le pays, l’analyse et la préparation de notes d’information; la conception, la documentation et la mise à jour des procédures (y compris les cadres de priorités à moyen terme); l’amélioration du suivi et des outils de rapport, en s’appuyant sur le Système d’information sur la gestion du Programme de terrain; et l’inspection systématique des activités de vulgarisation. Il servirait également de centre d’échange pour les propositions de programmes et de projets.
251. Ce programme apporterait son concours à la formulation et, en cas de besoin, à l’exécution des programmes régionaux et nationaux de lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, lesquels serviraient de « cadre fédérateur » à de nombreuses activités sous-régionales et nationales de la FAO. Il renforcerait la coopération avec les bureaux de terrain et les unités responsables de la mobilisation des ressources et coordonnerait les interventions des différentes branches de spécialisation de l’Organisation. Il intègrerait également les crédits affectées au titre du budget ordinaire à l’appui des programmes nationaux pour la sécurité alimentaire, grâce à la transposition à plus grande échelle des programmes spéciaux pour la sécurité alimentaire. Certains aspects des programmes de vulgarisation devraient être traités avec les partenaires concernés du système des Nations Unies, par exemple avec le Centre des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), au titre de l’agriculture urbaine et périurbaine.
252. Du point de vue opérationnel, ce programme s’inscrirait dans un contexte dans lequel les éléments constitutifs des programmes de vulgarisation dont la progression est la plus rapide sont essentiellement liés aux projets de secours d’urgence et de réhabilitation (34 pour cent des opérations mises en œuvre en 2004). Il s’efforcerait d’améliorer les liens entre l’appui fourni par la FAO aux secours d’urgence et la mise au point à plus long terme d’interventions qui ne soient plus seulement destinées à apporter un soulagement immédiat, mais qui puissent être à la base de stratégies d’anticipation et de résistance aux menaces futures. Par conséquent, la stratégie globale de la FAO consisterait à préserver, rétablir et promouvoir les moyens d’existence axés sur l’agriculture et les pêches, en vue d’atténuer la vulnérabilité, d’augmenter l’autosuffisance et de permettre un désengagement par rapport à l’aide alimentaire.
253. Le Programme de coopération technique (PCT) constituerait le cinquième élément important placé dans ce chapitre. Le Programme de coopération technique (PCT) a fait l’objet d’un examen dans le cadre d’un processus engagé par le Comité du Programme de la FAO, sous réserve d’une approbation par le Comité et le Conseil des propositions y afférentes. Ce processus devrait renforcer notablement le PCT pour le prochain exercice biennal et les suivants.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 5A | Contrôle | 10 037 | 0 | 0 | 10 037 |
| 5B | Services pour le budget-programme | 11 867 | 0 | 783 | 12 650 |
| 5C | Services financiers | 20 708 | 0 | 0 | 20 708 |
| 5D | Gestion des ressources humaines et bien-être du personnel | 17 519 | 0 | 0 | 17 519 |
| 5E | Contrats et achats | 7 290 | 0 | 0 | 7 290 |
| 5F | Gestion des locaux | 34 460 | 0 | 0 | 34 460 |
| 5G | Réunions, services linguistiques et protocole | 6 500 | 0 | 0 | 6 500 |
| 5H | Services partagés | 34 718 | 0 | 0 | 34 718 |
| Total | 143 100 | 0 | 783 | 143 883 | |
| Pourcentage par source de financement | 99% | 0% | 1% | 100% | |
254. Ce programme présenterait d’une manière plus transparente les dépenses liées à la fonction essentielle de contrôle, à savoir le travail effectué par le Commissaire au comptes et l’Inspecteur général dans tous les lieux de travail, les vérifications à l’échelle locale des bureaux décentralisés, les activités d’évaluation financées par des ressources centrales, notamment les auto-évaluations.
255. Ce programme engloberait le travail du Bureau du programme, du budget et de l’évaluation, à l’exception de celui qui concerne l’évaluation, qui relève du programme précédent. Les crédits prévus incluraient le soutien informatique à la programmation, à la budgétisation et au suivi des activités de l’Organisation et un fonds catalytique géré centralement pour appuyer la mise œuvre des Domaines prioritaires pour une action interdisciplinaire (DPAI) (en attendant l’intégration complète des responsabilités de premier plan des DPAI dans la nouvelle structure, comme indiqué).
256. Ce programme comprendrait la gestion des ressources financières de l’Organisation, la mise à niveau des systèmes financiers et la communication de résultats financiers précis et actualisés à tous les niveaux de l’Organisation et aux organes directeurs. Il engloberait également la préparation des états financiers de l’Organisation afin qu’ils puissent être vérifiés par le Commissaire aux comptes, et les besoins de l’Organisation, au plan mondial, en matière de gestion de devises, de la trésorerie et des investissements.
257. Ce programme engagerait la participation de la Division de la gestion des ressources humaines et du Service médical du Département des ressources physiques, financières et humaines. Il veillerait à ce que l’Organisation dispose de l’éventail des compétences et des ressources humaines qui lui permettent d’atteindre ses objectifs. Il donnerait également un nouvel élan à la planification et à la valorisation des ressources humaines, et s’attacherait à mettre en valeur une culture d’apprentissage permanent. La mise en œuvre du Système de gestion des ressources humaines faisant appel aux applications d’Oracle constitue une mesure de l’efficacité de l’exécution de ce programme.
258. Ce programme inclurait le soutien de l’Organisation aux activités d’achats, dont l’importance s’est considérablement accrue du fait des urgences. Il appuiera également les activités institutionnelles de formation et de renforcement des capacités dans les pays concernés, dans le contexte de programmes et de projets dont le financement est unilatéral.
259. Ce programme engloberait divers aspects de la gestion des locaux, en particulier les services collectifs et l’entretien des bâtiments, à l’exclusion cependant de la sécurité qui est prise en compte au titre du chapitre 9. Pour les améliorations des infrastructures, on continuerait de compter sur l’aide du Gouvernement italien, ainsi que sur les donateurs publics et privés. Ce programme inclurait des services essentiels se rapportant aux documents, aux archives centrales et aux communications internes.
260. Ce programme consisterait à assurer la programmation des services linguistiques, la gestion financière et le suivi des services d’interprétation, de traduction et d’impression. Il concernerait également les activités de liaison et de protocole au Siège, à savoir la liaison avec les Représentants permanents et les missions accréditées auprès de la FAO, et la délivrance de documents de voyage, de visas et de cartes d’identité.
261. Ce programme accueillerait le Centre de services communs, encore à l’état de proposition, et qui aurait pour objectif d’obtenir des gains d’efficience dans le traitement des tâches administratives en réduisant la fragmentation et la duplication. Dans la structure programmatique actuelle, il existe un précédent, celui du Service d’appui à la gestion (MSS), dont le coût est ventilé dans un certain nombre de programmes. Le Centre de services communs renforcerait les interventions respectives du Service d’appui à la gestion, d’une unité analogue dans le Bureau de coordination des activités normatives, opérationnelles et décentralisées, et de l’Unité administrative de soutien (MSU) de chaque bureau régional, en procédant à des ajustements relatifs au nombre de fonctionnaires nécessaires au Siège conformément au principe des coûts partagés et des possibilités offertes par les solutions informatiques de pointe.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 6A | Imprévus | 600 | 0 | 0 | 600 |
| Total | 600 | 0 | 0 | 600 | |
| Pourcentage par source de financement | 100% | 0% | 0% | 100% | |
262. Les crédits pour imprévus restent inchangés au niveau fixé par la Conférence pour le Programme de travail et budget 1980-81.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 8A | Dépenses d’équipement | 13 195 | 0 | 0 | 13 195 |
| Total | 13 195 | 0 | 0 | 13 195 | |
| Pourcentage par source de financement | 100% | 0% | 0% | 100% | |
263. La Conférence a, par la Résolution 10/2003, créé un Dispositif pour les dépenses d’équipement permettant d’intégrer la planification des dépenses d’investissement dans le cadre financier et de budgétisation de la FAO. Elle a conçu le Chapitre 8 du PTB afin de définir et d’autoriser les dépenses d’investissement pour l’exercice biennal concerné par le Programme de travail. Les propositions de dépenses d’investissement restent inchangées au niveau fixé dans le document principal13.
(tous les montants sont exprimés en milliers de dollars EU) | |||||
Budget ordinaire |
Fonds fiduciaire |
Toutes sources de financement | |||
Programme |
CR - Programme de travail 2006-07 |
Appui direct au Programme de travail |
Autres contributions volontaires |
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| 9A | Sécurité au Siège | 7 563 | 0 | 0 | 7 563 |
| 9B | Sécurité sur le terrain | 12 435 | 0 | 0 | 12 435 |
| Total | 19 998 | 0 | 0 | 19 998 | |
| Pourcentage par source de financement | 100% | 0% | 0% | 100% | |
264. Ce chapitre concerne le Dispositif pour les dépenses de sécurité, dont la création a été proposée, qui prévoit une couverture détaillée des coûts de personnel et hors personnel se rapportant directement à la sécurité de la FAO. Le budget de la sécurité pour le prochain exercice biennal est estimé à près de 20 millions de dollars. Ce chapitre comprend deux programmes qui traitent respectivement du Siège et de la structure décentralisée (se reporter au document principal14). Il faudra peut-être réviser le montant des crédits, en fonction des besoins réels et dès que la structure décentralisée réorganisée sera définitivement en place.
5 Office international des épizooties
6 Centre d'urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontières
7 Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires
8 Réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides
9 Organisation mondiale de la santé
10 Organisation mondiale du commerce
11 Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
12 Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (PRSP)
13 C 2005/3 paragraphes 499-512
14 C 2005/3 paragraphes 514-519