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Chapitre 2 du PTB: Programmes techniques et économiques

Grand Programme 2.1: Production agricole et systèmes de soutien

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 102 927  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 890  
  Programme de travail final 103 817  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 103 765  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 52  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,9%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 135 814  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 199 774  
  Exécution de projets du PCT 60 157  
  Total exécution du Programme de terrain 395 744  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 3,8  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 17 382  


152.     Le Grand Programme 2.1 couvre les défis que l’agriculture doit relever pour répondre à la demande croissante et diversifiée de produits alimentaires et autres – et partant réduire aussi le nombre de personnes vulnérables et sous-alimentées – tout en préservant les ressources naturelles, en assurant la qualité et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et en améliorant les moyens d’existence dans les zones rurales.

Programme 2.1.0: Entités départementales

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 395  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 200  
  Programme de travail final 5 595  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 5 589  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 3,7%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 3 649  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 1 303  
  Total exécution du Programme de terrain 4 952  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,9  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 419  


Réalisations
153.     Le programme accueille le Secrétariat de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA) et le Secrétariat du Comité de l’agriculture. Il comprend aussi les entités départementales qui traitent de questions nouvelles intéressant l’ensemble de l’Organisation et assurent la cohérence des activités et services au niveau départemental. Les principaux résultats obtenus ont été les suivants:

  • La tenue de la dixième session ordinaire de la CRGAA et le soutien d’une session de chacun des groupes de travail techniques subsidiaires sur les ressources zoogénétiques et les ressources phytogénétiques. Le résultat a été une décision de la Commission de préparer un plan de travail pluriannuel pour sa onzième session ordinaire et de mieux structurer les activités de la FAO concernant la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture.
  • L’organisation de quatre réunions préparatoires pour la première session de l’organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et la promotion de la ratification rapide du Traité qui est entré en vigueur le 29 juin 2004.
  • La tenue de la troisième session du Groupe d'experts éminents en matière d'éthique alimentaire et agricole et la publication d’une étude sur les questions d’éthique dans le domaine des pêches. La création d’une nouvelle collection intitulée Documents de la FAO sur l’éthique alimentaire et agricole, rassemblant les activités des programmes techniques pertinents, montre comment les questions d’éthiques ont été intégrées avec succès aux activités de la FAO.
  • L’organisation de deux sessions du Comité de l’agriculture: la dix-huitième session en février 2004 était une session spéciale consacrée à la suite que la FAO se proposait de donner au Rapport de la Consultation d’experts OMS/FAO sur la nutrition et la prévention des maladies chroniques; et la dix-neuvième session ordinaire en avril 2005 au cours de laquelle ont été examinés les faits nouveaux intervenus dans le domaine de l’agriculture et du développement rural durables (ADRD) et des bonnes pratiques agricoles (BPA), la stratégie de la FAO pour un approvisionnement en aliments sains et nutritifs, les nouvelles questions ayant trait à la bioénergie et l’impact de l’évolution des marchés sur un secteur de l’élevage qui se mondialise (voir encadré).
  • L’organisation de la Consultation biennale des chefs de Groupes techniques du Département de l’agriculture en provenance des bureaux régionaux et sous-régionaux, à Rome en décembre 2004. La consultation a permis des interactions étroites entre les chefs de groupe et les collègues du siège et d’informer les chefs de groupe des événements récents survenus dans les domaines prioritaires.
  • La préparation de plusieurs études de cas sur l’économie de l’intensification des systèmes de production, les systèmes de production intégrée et les interactions entre les entreprises agricoles et non agricoles. Des progrès ont été réalisés dans les activités liées aux BPA, dans le cadre du domaine prioritaire des Systèmes de production intégrée (ADRD/PSSA), mettant l’accent sur le soutien technique et les orientations pour les activités de terrain dans des pays comme le Burkina Faso.
  • La promotion de l’agriculture de conservation au moyen de matériel pédagogique, d’ateliers, de conférences et d’un soutien direct aux pays, conduisant à l’augmentation des aides publiques et à l’adoption de pratiques et de mesures pour l’agriculture de conservation. Un évènement important à cet égard a été le troisième Congrès mondial sur l’agriculture de conservation tenu à Nairobi (Kenya) en octobre, qui a donné une haute visibilité et contribué à sensibiliser les bailleurs de fonds à l’agriculture de conservation.


Incidences régionales
154.     En Afrique, des activités sur les systèmes de production intégrée ainsi que des ateliers et des activités de formation sur les BPA pour le coton, les céréales et l’élevage au Burkina Faso ont été menées avec le Bureau régional pour l'Afrique et avec la participation d’autres projets FAO dans la région [protection intégrée (PI) au Mali et au Sénégal], par exemple. En Asie, l’atelier consacré aux BPA pour les fruits et les légumes frais en Thaïlande, organisé avec le Bureau régional pour l’Asie et le Pacifique, a été co-parrainé par les pouvoirs publics; d’autres pays dans la région ainsi que des organisations et des bailleurs de fonds intéressés (notamment, Malaisie, Singapour, ANASE - BPA, CESAP, Norvège). En Amérique latine, une conférence électronique sur le renforcement des capacités nationales et régionales pour l’application des BPA dans différentes filières de produits et différents écosystèmes agricoles a été organisée par le Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes (RLC) en collaboration avec des partenaires des secteurs public et privé, y compris des organisations de la société civile (OSC), afin d’élaborer des initiatives et des projets régionaux. Les ateliers régionaux sur l’agriculture de conservation ont débouché directement sur des demandes de projets PCT, en particulier en Afrique (Kenya, Lesotho, Mozambique, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Ouganda) et en Asie (Bangladesh, Chine, République populaire démocratique de Corée, Kazakhstan, Ouzbékistan). L’agriculture de conservation soulève l’intérêt dans deux régions, plus particulièrement en Afrique subsaharienne, où elle contribue à traiter les problèmes de la dégradation de l’environnement ainsi que les questions de sécurité alimentaire et d’amélioration des moyens d’existence en milieu rural.

Ressources extrabudgétaires
155.     Plus de 2,5 millions de dollars EU de ressources extrabudgétaires, ainsi que des appuis en nature, ont été mobilisés pour préparer la première réunion de l’organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme de travail pluriannuel de la CRGA et la Conférence technique internationale sur les ressources zoogénétiques. Le Programme de partenariat FAO-Norvège a permis de financer des activités de terrain concernant les BPA. Dans ce contexte, des partenariats étroits ont été établis avec les gouvernements, les instituts de recherche comme l’Institut d'études et de recherches agricole (INERA), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut international d'agriculture tropicale (IITA), l’Université de Wageningen, plusieurs bailleurs de fonds intéressés par le secteur du coton en Afrique de l’Ouest (CE, Banque africaine de développement, Banque mondiale, Office allemand de la coopération technique) et d’autres organisations internationales (PNUE). Les activités de production et de protection intégrée au Burkina Faso devraient être reliées aux écoles pratiques d’agriculture financées par les Pays-Bas pour la protection des cultures de coton. Les projets d’agriculture de conservation ont attiré d’autres financements de la part des bailleurs de fonds, soit avec la participation de la FAO (Kenya/Allemagne, République populaire démocratique de Corée/Suède et Italie) soit dans le cadre d’une exécution national directe (Kazakhstan/Banque mondiale, Ouzbékistan/Banque asiatique de développement). Neuf projets nationaux de coopération et deux projets régionaux (en Asie et Afrique) ont été financés au titre du programme de coopération technique de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour traiter des questions liées à la conservation des sols et à la dégradation des terres.


Le Comité de l’agriculture

À la demande des organes directeurs, le Secrétariat a cherché comment organiser de manière efficace et économique les sessions du Comité de l’agriculture en parallèle avec les réunions du Comité des produits durant le même exercice biennal. Pour la première fois en 2005, les sessions du Comité des produits et du Comité de l’agriculture ont été organisées l’une à la suite de l’autre dans la même semaine, chacune avec une durée plus courte et un ordre du jour plus concentré. Ainsi, la dix-neuvième session du Comité de l’agriculture en avril 2005 n’a duré que trois jours contre cinq pour les sessions ordinaires précédentes; le nombre des questions de fond inscrites à l’ordre du jour était plus réduit (six contre huit en 2003), avec un examen prospectif et stratégique renforcé du programme de travail de la FAO dans le domaine de l’alimentation et de l’agriculture; une distinction plus claire a été faite entre les points présentés pour information et pour examen, et un nombre réduit de documents de réunions a été préparé; et enfin, les événements parallèles ont été soigneusement programmés en corrélation étroite avec les questions de fonds examinées en plénière. Des réductions de coûts d’environ 15 pour cent ont ainsi pu être réalisés par rapport à la session ordinaire précédente du Comité de l’agriculture en 2003. Les Membres se sont en général déclarés satisfait de la tenue des sessions du Comité des produits et du Comité de l’agriculture l'une à la suite de l'autre.


Programme 2.1.1: Ressources naturelles

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 17 392  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (600)  
  Programme de travail final 16 792  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 16 781  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 11  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (3,4%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 37 247  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 38 193  
  Exécution de projets du PCT 5 771  
  Total exécution du Programme de terrain 81 210  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 4,8  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 3 797  


Réalisations
156.     Le Programme 2.1.1 contribue à la gestion et à la mise en valeur des terres et des eaux pour améliorer la sécurité alimentaire et atténuer la pauvreté en milieu rural; il s’efforce d’accroître la productivité agricole grâce au développement durable et à la gestion améliorée des ressources en terres et en eaux. Les principales réalisations durant l’exercice biennal ont été notamment les suivantes:

  • Renforcement des capacités de gestion de la modernisation de l’irrigation en Asie du Sud (Pakistan, Inde, Népal) moyennant l’évaluation rapide des grands périmètres d’irrigation.
  • Recherche sur l’avenir des grands périmètres d’irrigation du riz dans le Sud-Est de l’Asie (Colloque de Ho Chi Min Ville, 2005).
  • Consultation d’experts sur le dessalement de l’eau pour les applications agricoles.
  • Forum électronique sur la base de références mondiales pour les ressources en sol et l’élaboration d’une nouvelle version pour adoption au Congrès de l’Association internationale de la science du sol en 2006.
  • Soutien aux pays en matière de politiques d’engrais, y compris la libération des prix des engrais et son impact sur l’agriculture au Pakistan; suivi dans les pays de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) de la résolution sur les engrais adoptée lors de la vingt-troisième Conférence régionale pour l’Afrique; et renforcement de l’accès des agriculteurs aux engrais dans le cadre du Programme national spécial pour la sécurité alimentaire au Nigéria.
  • Lancement d’une initiative mondiale sur l’eau au bénéfice de l’alimentation et des écosystèmes, avec une conférence internationale à La Haye en janvier-février 2005 précédée d’une préconférence africaine à Addis Abeba en novembre 2004.
  • Création de systèmes d’information sur les engrais (Fertibase), systèmes intégrés de nutrition des plantes (SINP) et informations infranationales géoréférencées sur la production végétale, les rendements et les zones récoltées (Agromaps).
  • Activités de projet et soutien au renforcement des capacités dans le cadre du Programme international pour la recherche et la technologie en irrigation et drainage (IPTRID). Des publications sur les enseignements tirés de toutes ces activités ont été largement diffusées par le biais du réseau de l’IPTRID qui comprend plus de 4 000 spécialistes de l’eau. L’IPTRID a aussi établi le Centre virtuel pour l’eau dans l’agriculture, un système d’informations sur l’Internet pour l’Afrique francophone et maintenant disponible aussi en anglais.


Incidences régionales
157.     L’élaboration du programme de maîtrise de l’eau dans la Région Asie et Pacifique (RAP) a conduit à un vaste examen au niveau régional des performances de l’irrigation dans les grands périmètres en Asie. Suite à la troisième réunion régionale de la Commission de l'agriculture et de l'utilisation des terres et des eaux pour le Proche-Orient (ALAWUC) tenue à Doha en 2004, une assistance technique a été fournie afin de renforcer les capacités des pays à formuler et à mettre en application des stratégies de lutte contre la sécheresse et de préparation des interventions. Des politiques et des stratégies d’irrigation ont été formulées pour le Botswana, le Ghana, le Nigéria et la Zambie, qui ont abouti à une évaluation régionale de la demande pour la production irriguée en Afrique subsaharienne. L’Initiative de partenariat sur la gestion durable des terres dans les Caraïbes a été mise en place en collaboration avec le Secrétariat et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, le PNUE, le Réseau des Caraïbes pour le développement rural intégré, l’Office allemand de la coopération technique et le gouvernement de Trinité-et-Tobago. Avec le soutien de fonds extrabudgétaires, l’IPTRID a mené à bonne fin trois grands projets en Asie Centrale, en Afrique de l’Ouest et en Égypte portant sur des problèmes stratégiques de l’agriculture irriguée. L’IPTRID a aidé des institutions chargées de l’eau à planifier les interventions visant à améliorer les activités d’irrigation et de drainage en Ouzbékistan, en Syrie et au Sénégal; il a aussi parrainé des ateliers de perfectionnement des compétences gestionnaires et opérationnelles des spécialistes des systèmes d’irrigation et de drainage dans la Fédération de Russie, en Inde, au Niger, au Burkina Faso, au Mali, en Chine, en Malaisie et en Tanzanie.

Ressources extrabudgétaires
158.     Les programmes sur les eaux internationales, la dégradation des terres et les écosystèmes intégrés du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ont été une source principale de financement. Des ressources ont également été mobilisées dans le cadre de fonds fiduciaire unilatéral pour les projets de gestion des ressources en eau dans le Bassin du Nil, et un financement au titre du Fonds pour l’eau de l’Union européenne a été utilisé au Mozambique. Le partenariat étroit instauré avec le Gouvernement néerlandais pour l’initiative mondiale sur l’eau pour l’alimentation et les écosystèmes a eu un effet multiplicateur sur la mobilisation d’autres ressources du Programme de partenariat FAO/Pays-Bas (PPFPB) pour la gestion des ressources en eau pour l’agriculture. Un programme de coopération avec la Banque africaine de développement, le FIDA, l’Institut international de gestion des ressources en eau et la Banque mondiale a permis de réaliser une étude régionale approfondie dans le cadre du NEPAD. Un soutien important a été apporté à l’évaluation détaillée de la gestion de l’eau dans l’agriculture menée par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI). La mise à jour de la base de données mondiales Sols et terrain a continué d’avancer en coopération avec l’UE et le Centre international de référence et d'information pédologique.


AQUASTAT

AQUASTAT est le système mondial d’informations sur l’eau et l’agriculture. Il collecte, analyse et diffuse des données et des informations par pays et par région. Son but est de fournir aux utilisateurs intéressés par les analyses aux niveaux mondial, régional et national (comme par exemple, les responsables, les décideurs et les chercheurs) des informations précises, fiables, cohérentes et actualisées sur les ressources en eau et la gestion des eaux en agriculture. Tous les produits d’ AQUASTAT sont disponibles sur le web et sous forme de rapports publiés ou sur CD-ROM. Durant cet exercice biennal, les informations concernant le continent africain ont été actualisées; les chiffres figurent dans la collection de la FAO Rapport sur l’eau n°29 L’irrigation en Afrique en chiffres: enquête - 2005. AQUASTAT est considéré comme le système d’information mondial le plus pertinent sur les ressources en eaux et leur utilisation en agriculture; il s’agit de l’un des systèmes d’information de la FAO les plus consultés.


Programme 2.1.2: Cultures

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 27 745  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 1 160  
  Programme de travail final 28 905  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 28 894  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 11  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 4,2%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 58 177  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 115 664  
  Exécution de projets du PCT 33 522  
  Total exécution du Programme de terrain 207 363  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 7,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 5 131  


Réalisations
159.     Le programme concerne l’amélioration de la gestion intégrée de la production végétale et des systèmes de protection des cultures vivrières, horticoles, industrielles, des herbages et des cultures herbagères. Une attention particulière est portée à la conservation et à l’utilisation des ressources phytogénétiques, par le biais de la sélection végétale et des systèmes de production semencière, et à la protection végétale, à la protection intégrée, à l’utilisation et à la gestion des pesticides dans le contexte mondial des normes et de la biosécurité, afin de réduire les risques pour la santé et l’environnement. Les réalisations les plus marquantes de l’exercice biennal ont été les suivantes:

  • Soutien par l’élément concernant les ravageurs des plantes de EMPRES dans le cadre du Centre d'intervention antiacridienne d'urgence (ECLO) à la coordination des campagnes de lutte antiacridienne en Afrique à la suite des infestations en Afrique de l’Ouest (2003) et de la recrudescence survenue en 2004 en Afrique du Nord-Ouest. La priorité a été donnée au renforcement des capacités nationales, en particulier pour les opérations de prospection et de lutte antiacridienne, en accordant une attention spéciale à la santé et à l’environnement. Une évaluation du programme effectuée en 2005 a conclu que le programme de la région centrale avait fourni une base solide pour la coordination des futures activités de lutte préventive contre le criquet pèlerin.
  • Publication d’alertes spéciales, de mises à jour concernant les infestations, de directives et de procédures opérationnelles normalisées pour la lutte antiacridienne en langues arabe, anglaise et française. Les unités nationales chargées de la lutte antiacridienne ont été renforcées en leur fournissant des outils essentiels pour évaluer en temps réel la situation concernant le criquet pèlerin et pour établir des prévisions et publier des alertes spéciales sur les situations graves dans ce domaine.
  • Entrée en vigueur du texte révisé de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) en octobre 2005. Huit normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP) ont été adoptées. Plus de 30 réunions ont été tenues pour la préparation de normes et la formation. Deux réunions de la Commission (intérimaire) sur les mesures phytosanitaires, trois réunions du Bureau de la CIPV et deux réunions du Groupe de travail sur la planification stratégique et l'assistance technique ont été organisées. Des réunions du Groupe spécial de réflexion sur les options de financement pour la CIPV ont été organisées et des activités ont été préparées pour la reconnaissance des zones exemptes d’organismes nuisibles.
  • Entrée en vigueur de la Convention de Rotterdam en février 2004, et organisation des première et deuxième sessions de la Conférence des parties (COP-1 et COP-2) en 2004 et en 2005, respectivement. Un protocole d'accord pour le Secrétariat conjoint de la Convention de Rotterdam a été signé par le Directeur exécutif du PNUE et le Directeur général de la FAO en octobre et novembre 2005.
  • Le Programme d’élimination des pesticides périmés a été lancé avec des activités préparatoires dans cinq pays et l’établissement d’une unité de soutien technique pour ce Programme, en tant que projet du Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Le programme vise à éliminer tous les stocks de pesticides périmés dans les pays africains et à mettre en place des mesures efficaces pour éviter que le problème ne se reproduise.
  • Une étroite interaction a été maintenue entre les activités de terrain et les activités normatives concernant la protection intégrée et la réduction des risques dus aux pesticides.
  • Activités organisées à l’occasion de l’Année internationale du riz 2004, et notamment plus de 800 manifestations dans le monde, un site web spécial et des publications sur l’Année internationale du riz.
  • Adoption d’une nouvelle approche pour le suivi de la mise en application du Plan d'action mondial sur les ressources phytogénétiques, et préparation de directives pour les rapports de pays contribuant au deuxième Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) dans le monde. À cet égard, des réunions ont été organisées pour 21 représentants de pays dans les régions du Proche-Orient et de l’Afrique.
  • Soutien apporté aux cultures et cultivars de remplacement par l’intermédiaire de réseaux sur les principales cultures, de bulletins d’information et de directives sur la production, et lancement de l’initiative conjointe FAO/OMS visant à encourager la production de fruits et de légumes pour la santé et la création de revenus. Contributions de plus de 20 pays à Hortivar, une base de données sur les performances des cultivars en horticulture.
  • Démarrage d’une évaluation des capacités en matière de sélection végétale et des biotechnologies apparentées dans les pays en développement, destinée à orienter les activités concernant l'utilisation durable des ressources phytogénétiques, y compris pour le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture et à servir de fondement au renforcement des capacités stratégiques.
  • Assistance à plusieurs pays pour mettre en place ou renforcer les systèmes nationaux de biosécurité et organiser, en coopération avec l’Association internationale d'essais de semences (AIES) des cours de formation technique régionaux pour le personnel technique des secteurs public et privé sur la détection des organismes génétiquement modifiés (PGM), le contrôle des semences et la vérification des variétés végétales. Organisation d’une Consultation d'experts sur les organismes génétiquement modifiés dans la production végétale et leurs effets sur l'environnement: méthodologies de suivi et perspectives d'avenir en 2005 à Rome.
  • Soutien aux politiques pour l’harmonisation des législations et des réglementations en matière de semence en Afrique australe et occidentale. Les activités sont destinées à élargir les marchés des entreprises semencières en facilitant des expéditions transfrontières de semences.
  • Nouveaux progrès accomplis pour faciliter la prise de décision en matière de production et de protection des plantes grâce au système d’information ECOCROP sur les besoins écologiques des cultures.


Incidences régionales
160.     L’élément relatif au criquet pèlerin d’EMPRES qui est bien établi dans la région centrale (autour de la mer Rouge) a contribué aux activités visant à maîtriser l’infestation qui s’est développée au Soudan en 2003 et les recrudescences survenues dans la région centrale en novembre 2004. Les partenariats Sud-Sud et les financements extrabudgétaires ont été déterminants dans la période de recrudescence acridienne, car les ressources nationales disponibles pour les opérations de surveillance et de lutte s’épuisaient rapidement. Des réunions des chargés de liaison d’EMPRES, le suivi de la situation acridienne, la surveillance, la formation et le renforcement des capacités nationales dans la région ont été organisés. Les programmes régionaux de protection intégrée en Afrique, en Asie, au Proche-Orient, en Europe centrale et orientale ont contribué à la coopération entre les pays et à l’élaboration de 12 nouveaux programmes nationaux. Les réseaux régionaux pour les RPGAA et les semences ont reçu un soutien technique et scientifique pour encourager la conservation et l’utilisation des RPGAA et l’élaboration de stratégies régionales de conservation des RPGAA. Un Plan d’action pour l’Initiative africaine sur les pollinisateurs a été élaboré avec la participation des Membres de l’initiative provenant de 17 pays africains, et a été largement diffusé. Le Réseau régional pour les biotechnologies agricoles en Afrique (ABNETA), une initiative qui a été soutenue par un projet financé avec des arriérés de contribution, constitue une plateforme commune de débats et de partage d’informations sur toutes les questions relevant de la biotechnologie en agriculture. ABNETA bénéficie de l’expérience acquise pendant près de deux décennies par le Réseau de coopération technique sur la biotechnologie végétale (REDBIO), un réseau sur les biotechnologies végétales très actif en Amérique latine. Dans le cadre des activités liées à l’intensification et à la diversification durable des systèmes de culture y compris l’aménagement des parcours et l’utilisation et la gestion des ressources génétiques des herbages, plus de 30 projets ont été mis en œuvre en Afrique, en Asie et Pacifique, en Amérique latine et en Europe; par ailleurs, 25 publications, plusieurs CD-ROM, des brochures éducatives, des vidéos et des plaquettes ont été produits.

Ressources extrabudgétaires
161.     Le volet Criquet pèlerin du programme EMPRES a été appuyé dans la région occidentale par la CLCPRO, le DLCC et des fonds de l’USAID10, et dans la région centrale par la Commission de la région centrale, la Suisse, les Pays-Bas et des fonds de l’USAID. Un Fonds d'affectation spéciale pour la CIPV a permis la participation accrue des pays en développement à la réunion annuelle de la Commission intérimaire sur les mesures phytosanitaires, la participation au Comité de normes et aux groupes de travail d’experts, la mise en œuvre de normes et le soutien à l’assistance technique et à l’échange d’informations. La contribution du FEM au Programme d’élimination des pesticides périmés en Afrique s’élève à 25 millions de dollars EU pour la première phase dont 3,3 millions de dollars EU sont administrés par la FAO, montant complété par un projet de 2,2 millions de dollars EU financé par les Pays-Bas et 0,65 million de dollar EU au titre du Mécanisme d’octroi de dons pour le développement de la Banque mondiale. Les partenaires incluent notamment le NEPAD11, la Banque mondiale, CropLife International et les ONG Réseau d'action contre les pesticides (PAN) et Fonds mondial pour la nature (WWF)12. Des contributions financières extrabudgétaires des Gouvernements néerlandais, japonais et norvégien ont facilité la participation de nombreux pays à la préparation du second Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) dans le monde, y compris le suivi de l’application des BPA. Le FEM finance le projet intitulé « Conservation et gestion des pollinisateurs pour l’agriculture durable dans le cadre d’une approche écosystémique », qui traite les questions de pollinisateurs au niveau mondial ainsi qu’au Brésil, au Ghana, en Inde, au Kenya, au Népal, au Pakistan et en Afrique du Sud.


Année internationale du riz – 2004

L’Assemblée générale des Nations Unies, à sa cinquante septième session tenue en décembre 2002, a proclamé 2004 Année internationale du riz et demandé à la FAO de faciliter l’organisation des célébrations. Le riz, c’est la vie a été choisi comme le slogan de l’Année internationale du riz et plus de 800 manifestations ont été organisées dans 68 pays,dans le monde entier, par des institutions et organisations publiques, des organismes des Nations Unies, des centres du groupe consultatif, des ONG, des associations d’agriculteurs, des groupes de jeunes et le secteur privé. Des comités nationaux ont été établis dans quarante pays pour promouvoir l’accroissement durable de la production rizicole et la conservation de l’environnement. Un rapport sur l’Année internationale du riz (2004) a été présenté à la soixantième session de l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2005. Il fournissait des suggestions à la communauté internationale sur la façon de stimuler des systèmes de production efficaces, durables et rentables fondés sur le riz. L’ouvrage Rice Is Life a été publié en 2005. Il décrit les manifestations qui ont eu lieu et les résultats obtenus aux niveaux national, régional et international durant l’Année internationale du riz – 2004. La réussite de l’Année internationale du riz a contribué de manière efficace à attirer l’attention du monde sur l’importance du riz pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté en vue de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).


Programme 2.1.3: Élevage

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 18 859  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (210)  
  Programme de travail final 18 649  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 18 640  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 9  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (1,1%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 25 741  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 25 999  
  Exécution de projets du PCT 14 384  
  Total exécution du Programme de terrain 66 124  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 3,5  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 3 278  


Réalisations
162.     Le programme cherche à renforcer la contribution que l’élevage apporte à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire tout en assurant l’utilisation durable des ressources naturelles et en traitant les questions de sécurité sanitaire liées aux produits d’origine animale – la croissance du secteur de l’élevage est un facteur déterminant du déboisement, du changement climatique, de l’épuisement des ressources en eau, de la pollution du sol et de l’eau et des risques de zoonose.

163.     Outre les activités normatives menées dans les domaines de l’utilisation des ressources biophysiques, de la santé publique vétérinaire, de l’économie, des politiques et de l’information en matière d’élevage, le programme a fourni une assistance technique aux Membres. Il a aussi joué un rôle déterminant dans la rédaction du chapitre consacré à l’élevage du document accompagnant le PDDAA13, qui est aujourd’hui entériné par l’Union africaine et le NEPAD.

164.     L’exercice biennal a été marqué par les efforts considérables que l’Organisation a déployés à l’appui des pays et des régions touchés par la grippe aviaire hautement pathogène. Ces efforts, dirigés par le vétérinaire en chef de la FAO et chef du Centre d'urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies animales transfrontières nouvellement créé, consistaient notamment à assumer le rôle de chef de file mondial en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) dans la lutte internationale contre la maladie, sur la base d’une analyse technique et socioéconomique rationnelle. Outre la définition et la négociation d’une stratégie mondiale pour la lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène avec l’OIE et en collaboration avec l’OMS, de directives et de programmes de coordination aux niveaux mondial et régional, un grand nombre de projets nationaux et régionaux ont été entrepris, des missions effectuées et des réunions internationales organisées (voir encadré). D’autres réalisations importantes ont vu le jour:

  • Approbation de l’initiative FAO/OIE « Cadre mondial pour la maîtrise progressive des maladies animales transfrontières » par les organes directeurs des deux organisations, et établissement de comités directeurs en Asie, en Amérique et en Europe.
  • Création et fonctionnement du Centre d'urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies animales transfrontières, une plateforme de l’Organisation pour l’exécution intégrée du programme sur l’élevage d’EMPRES, fondée sur l’intégration étroite de la Division de la production et de la santé animales (AGA) et de la Division des opérations d'urgence et de la réhabilitation (TCE).
  • Consolidation du Programme de lutte contre la trypanosomose africaine (PLTA) qui sert de plateforme technique et scientifique internationale pour les activités continentales et/ou régionales, y compris la Campagne panafricaine d'éradication des glossines et de la trypanosomose.
  • Publications, ateliers régionaux et sous-régionaux visant à favoriser l’application des nouveaux codes d’usages recommandés par le Codex sur l’alimentation animale, l’hygiène de la viande et le lait et les produits laitiers.
  • Extension des options techniques, normatives et institutionnelles pour la gestion durable des effluents d’élevage et pour le paiement des services d'intérêt écologique liés aux changements dans l’utilisation de la terre impliquant l’élevage (projets FEM).
  • Progrès dans l’adoption des techniques production laitière pour les petites exploitations, y compris le traitement du lait de chamelle.
  • Compilation du premier rapport sur l’État des ressources zoogénétiques dans le monde, et du rapport sur les Activités stratégiques prioritaires visant à améliorer l’utilisation et la conservation de ces ressources. À la fin 2005, 169 pays avaient soumis leurs rapports au titre de contribution à l’État des ressources zoogénétiques.
  • Une couverture mondiale des répartitions numériques des principales espèces d’élevage, avec une limite de résolution spatiale de 5x5 km, est maintenant disponible dans la base de données GeoNetwork de la FAO.


Incidences régionales
165.     À l’appui de la compilation du premier rapport sur l’état des ressources zoogénétiques dans le monde, plusieurs ateliers régionaux ont identifié des priorités stratégiques visant à améliorer la conservation et l’utilisation de ces ressources pour soumission à des négociations intergouvernementales. Une étude a été publiée sur les points sensibles et les facteurs déterminant du déboisement induit par l’élevage en Amérique latine. Des options de gestion des effluents de l’élevage et les politiques associées ont été élaborées pour les pays de l’Asie de l’Est. En Amérique centrale, un appui aux politiques a été fourni pour l’élaboration de programmes pour le paiement des services relatifs à l’environnement dans le cadre de l’intégration arbres-paturâges. Un mécanisme pour des politiques d'élevage a été établi au sein de l’Autorité intergouvernementale sur le développement dans la région afin de soutenir les pays dans leurs efforts visant à utiliser le secteur de l’élevage comme un moyen de lutter contre la pauvreté. Des systèmes d’information et un soutien aux politiques ont été fournis aux pays du Sahel afin de traiter les problèmes de pression sur les ressources qui affectent le pastoralisme. En Asie, des options de politiques d'élevage en faveur des pauvres ont été élaborées pour les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est, axées sur le renforcement de l’accès aux marchés pour les petits producteurs. L’Atlas mondial sur la production et la santé animales comprend maintenant des projets régionaux couvrant certaines collectivités économiques régionales et des notes d’information correspondantes sur le secteur de l’élevage ont été produites pour résumer les tendances du secteur de l’élevage sur une base régionale.

Ressources extrabudgétaires
166.     Le programme a obtenu d’importantes ressources extrabudgétaires pour réaliser ses objectifs principaux, par exemple l’élaboration de politiques d’élevage en faveur des pauvres, l’analyse des interactions entre l’environnement et l’élevage et la fourniture de conseils de politique générale. Dans le cadre des activités mondiales de lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène, il a été déterminé que des ressources extrabudgétaires considérables seraient nécessaires pour le programme de la FAO (130 millions de dollars EU à la fin 2005), dont une partie a été mise à disposition de l’Organisation au cours de l’exercice biennal. Ces ressources ont appuyés des activités aux niveaux national, régional et mondial concernant les besoins urgents, à moyen et long terme en matière de surveillance, d’épidémiologie, d’écologie, de préparation aux situations de crise, d’alerte rapide, de diagnostique, de lutte contre la maladie, d’ajustement sectoriel et des besoins associés pour la conception de politiques et de stratégies.

167.     Le programme sur les ressources zoogénétiques a été soutenu par un projet financé avec des arriérés de contribution et par les gouvernements des Pays-Bas, de la Finlande, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Norvège. Des fonds ont permis d’aider les pays à établir les rapports destinés à l’État des ressources zoogénétiques dans le monde et des études thématiques associées. Le partenariat avec l’Institut international de recherches sur l'élevage (ILRI) a débouché sur plusieurs projets soumis au FEM. Afin d’aider les pays en développement et les pays à économie en transition à préparer les rapports de pays, la FAO a poursuivi l’accord détaillé pris avec l’Association mondiale de zootechnie (AMZ) qui a démarré en septembre 2001, au titre duquel un soutien financier et technique a été fourni aux comités consultatifs nationaux dans 70 pays en développement et en transition.

168.     Le Gouvernement suisse a apporté un soutien au programme pilote mondial sur le renforcement des capacités pour la surveillance et la prévention de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et d’autres zoonoses. La FAO, en partenariat avec l’Association internationale d’alimentation animale, a obtenu un financement du Mécanisme pour l'élaboration des normes et le développement du commerce pour la mise en application du Code d’usages du Codex sur l’alimentation animale. Le Manuel des bonnes pratiques pour l’industrie de la viande a été soutenu par des fonds de la Fondation Internationale Carrefour. Le Guide de bonnes pratiques en production laitière a été élaboré grâce à la collaboration de la FAO et de la Fédération internationale de laiterie. L’Initiative Élevage, environnement et développement a reçu le soutien de la Banque mondiale, de l’UE, des gouvernements de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis d’Amérique, du Danemark et de la Suisse. L’Initiative a été déterminante pour obtenir d’autres ressources importantes, par le biais du FEM, à l’appui d’activités régionales en Asie de l’Est et du Sud-Est (gestion des effluents de l’élevage), en Amérique centrale (paiement des services relatifs à l’environnement) et en Afrique de l’Est (interactions entre l’élevage et la faune sauvage). Financé par le Royaume-Uni, le Mécanisme pour des politiques d'élevage en faveur des pauvres a axé ses activités sur la région andine, l’Asie du Sud et du Sud-Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, où il a réussi à obtenir le financement de la CE pour un projet régional (Autorité intergouvernementale sur le développement) visant la conception et la négociation des politiques sur l’élevage.


Action menée par la FAO pour faire face à la grippe aviaire hautement pathogène H5N1

Depuis 2004, la FAO a travaillé auprès des pays touchés par la grippe aviaire et de ceux à risque en Asie (puis en Asie, en Europe orientale, au Moyen-Orient, au Caucase, en Amérique latine et aux Caraïbes) afin de faciliter le partage d’informations, la constitution de réseaux et le renforcement des capacités locales grâce à des projets du PCT et, de plus en plus, à des contributions extrabudgétaires. Le principal objectif de ces projets était de renforcer l'information sur les maladies et la préparation aux situations de crise, d’examiner le rôle des oiseaux migrateurs, d’appuyer la sensibilisation et la communication sur les risques, de renforcer la surveillance sur le terrain et le soutien des laboratoires, et les capacités de surveillance et d’alerte rapide sur la grippe aviaire dans le monde. Dans ce contexte, la FAO a envoyé sur le terrain respectivement, en 2004 et en 2005, 106 et 166 missions, en partenariat avec l’OIE, l’OMS, la Banque mondiale et la CE.

La FAO a aidé les pays à définir et à appliquer des stratégies nationales de lutte urgentes et à long terme, à faire l’examen des capacités humaines, des infrastructure et des politiques pour la surveillance, la détection et le contrôle de la grippe aviaire, à évaluer les conséquences socioéconomiques des crises et les coûts et conséquences des mesures de lutte y compris le relèvement et la restructuration à long terme du secteur de la volaille.

La FAO et l’OIE ont publié conjointement un Plan mondial pour la maîtrise progressive de la grippe aviaire hautement pathogène. Les deux organisations ont constitué le Réseau de laboratoires de référence et d’expertise pour la grippe aviaire afin de coordonner la recherche, de fournir des diagnostics de confirmation, d’apporter un soutien aux pays par des missions de spécialistes et l’interface avec l’OMS dans l’analyse des souches virales.

Les activités d’alerte rapide concernant la grippe aviaire au niveau mondial sont la préoccupation commune de la FAO, de l’OIE et de l’OMS, qui collaborent à un Système mondial d’alerte précoce pour les maladies animales transfrontières et les zoonoses émergentes.

Dans le cadre de la coordination de la lutte contre la grippe aviaire et la pandémie de grippe humaine dans l’ensemble du système de l’ONU, la FAO joue un rôle de chef de file en tant qu’organisation spécialisée chargée d’aider les Membres à lutter contre la maladie à la source chez les animaux.


Programme 2.1.4: Systèmes de soutien à l’agriculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 15 905  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (105)  
  Programme de travail final 15 800  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 15 794  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (0,7%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 10 220  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 19 918  
  Exécution de projets du PCT 5 177  
  Total exécution du Programme de terrain 35 315  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 4 051  


Réalisations
169.     Le programme soutient la commercialisation par les petites exploitations et le développement agroindustriel, les techniques après récolte appropriées et la diversification des exploitations en fonction des marchés, la gestion des exploitations agricoles, la gestion dans le secteur agro-industriel, la commercialisation et le financement rural, l’assurance de qualité des denrées alimentaires et la sécurité sanitaire dans les filières alimentaires par le biais d’études, de directives, d’informations, de compétences et de renforcement des capacités. Les réalisations étaient notamment les suivantes:

  • En conjonction avec l’Année internationale du microcrédit, trois ateliers régionaux ont été organisés pour faciliter l’apprentissage et l’innovation parmi les professionnels et les décideurs régionaux en matière de finances rurales.
  • Un guide destiné aux planificateurs des collectivités locales a été produit pour les aider à comprendre les systèmes d’approvisionnement et de distribution des denrées alimentaires, les systèmes de commercialisation des denrées alimentaires dans les villes et les infrastructures commerciales.
  • Cinq brochures ont été produites dans le cadre de la collection « FAO Diversification Booklets » et décrivent différentes sources de revenus possibles pour les exploitants agricoles.
  • Les coûts de la certification des produits biologiques en fonction de programmes de substitution ont été évalués en Inde, en Thaïlande, en Hongrie, en République tchèque et au Brésil.
  • Des directives sur la mécanisation ont été publiées pour donner des informations sur les options de mécanisation durable et efficace et les pratiques d'économie de main-d'oeuvre.
  • Un guide sur les liens entre les marchés ruraux et urbains a été préparé, dont une méthode pour identifier et planifier les infrastructures commerciales et routières en milieu rural.
  • Un guide sur les contraintes de la commercialisation et de la transformation a été publié; il offre aux planificateurs une approche permettant d’identifier les contraintes intérieures qui empêchent les producteurs et les exportateurs de tirer pleinement parti des possibilités d’accès aux marchés étrangers.
  • Cent vingt nouveaux systèmes de microcrédit FAO-Office allemand de la coopération technique ont été installés dans huit pays asiatiques.
  • Des informations ont été produites pour le secteur agroalimentaire sur l’emballage, la gestion des déchets, l’utilisation et la sécurité sanitaire de l’eau et sur la gestion après récolte des fruits frais.
  • Des conseils techniques ont été fournis pour améliorer la qualité et la compétitivité dans le secteur de l’agroindustrie rurale grâce à l’utilisation efficace et durable de l’énergie.
  • Des directives sur le matériel d’application des pesticides agricoles ont été élaborées pour aider à réduire les dangers dus aux pesticides.
  • Des données et des informations sur les questions de mécanisation et d’énergie rurales ont été analysées pour contribuer à améliorer les connaissances des États Membres dans ce domaine.


Incidences régionales
170.     Des études régionales sur les financements destinés aux négociants en Asie, en Amérique latine et en Afrique ont contribué à identifier des propositions pour favoriser les financements disponibles pour les opérations commerciales des négociants. Des progrès ont été accomplis en ce qui concerne les activités liées aux agroindustries en Afrique de l’Ouest. En Asie et au Pacifique, un soutien a été apporté à plusieurs programmes communautaires pour l’amélioration des moyens d’existence. Le programme a aussi apporté un soutien au programme d’urgence en Iraq, ainsi qu’au PSAA, en particulier en Afrique. En Europe centrale et orientale et dans plusieurs pays de la Communauté des États indépendants (CEI), une assistance a été fournie sur la commercialisation dans les exploitations agricoles, l’agroindustrie et le développement des entreprises rurales. En Amérique latine, le programme a soutenu les activités menées pour construire des partenariats productifs, reliant les producteurs à des chaînes de valeur plus rentables.

Ressources extrabudgétaires
171.     Des ressources complémentaires ont été mobilisées, au titre de fonds fiduciaires, pour des activités concernant les revenus et les moyens d’existence des petits exploitants et pour le renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises agroalimentaires. Un soutien extrabudgétaire a été apporté à des activités normatives dans le domaine du financement rural. Des liaisons novatrices entre les secteurs structuré et non structuré afin d’étendre les services financiers ruraux ont été examinés dans le cadre de cas de liaisons en Afrique et en Asie avec le soutien financier de la Fondation Ford et en partenariat étroit avec des universités.


Le Centre d'apprentissage de finance rurale

Des contacts étroits ont été établis avec différents bailleurs de fonds et des partenaires spécialisés pour lancer le Centre d’apprentissage de finance rurale. Ce centre de référence en ligne contient un grand nombre d’informations et d’outils pédagogiques pour les dirigeants des institutions de financement rural, les décideurs et différents clients. Le site détient une collection de plus de 900 ressources, est disponible en quatre langues, et comporte une section de formation spéciale avec des leçons interactives en ligne, des guides d’auto-apprentissage, des vidéos en continu et des informations détaillées sur les possibilités de formation.


Programme 2.1.5: Applications agricoles des isotopes et des biotechnologies

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 682  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 280  
  Programme de travail final 5 962