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Chapitre 2 du PTB: Programmes techniques et économiques

Grand Programme 2.1: Production agricole et systèmes de soutien

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 102 927  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 890  
  Programme de travail final 103 817  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 103 765  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 52  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,9%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 135 814  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 199 774  
  Exécution de projets du PCT 60 157  
  Total exécution du Programme de terrain 395 744  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 3,8  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 17 382  


152.     Le Grand Programme 2.1 couvre les défis que l’agriculture doit relever pour répondre à la demande croissante et diversifiée de produits alimentaires et autres – et partant réduire aussi le nombre de personnes vulnérables et sous-alimentées – tout en préservant les ressources naturelles, en assurant la qualité et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et en améliorant les moyens d’existence dans les zones rurales.

Programme 2.1.0: Entités départementales

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 395  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 200  
  Programme de travail final 5 595  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 5 589  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 3,7%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 3 649  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 1 303  
  Total exécution du Programme de terrain 4 952  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,9  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 419  


Réalisations
153.     Le programme accueille le Secrétariat de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA) et le Secrétariat du Comité de l’agriculture. Il comprend aussi les entités départementales qui traitent de questions nouvelles intéressant l’ensemble de l’Organisation et assurent la cohérence des activités et services au niveau départemental. Les principaux résultats obtenus ont été les suivants:

  • La tenue de la dixième session ordinaire de la CRGAA et le soutien d’une session de chacun des groupes de travail techniques subsidiaires sur les ressources zoogénétiques et les ressources phytogénétiques. Le résultat a été une décision de la Commission de préparer un plan de travail pluriannuel pour sa onzième session ordinaire et de mieux structurer les activités de la FAO concernant la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture.
  • L’organisation de quatre réunions préparatoires pour la première session de l’organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et la promotion de la ratification rapide du Traité qui est entré en vigueur le 29 juin 2004.
  • La tenue de la troisième session du Groupe d'experts éminents en matière d'éthique alimentaire et agricole et la publication d’une étude sur les questions d’éthique dans le domaine des pêches. La création d’une nouvelle collection intitulée Documents de la FAO sur l’éthique alimentaire et agricole, rassemblant les activités des programmes techniques pertinents, montre comment les questions d’éthiques ont été intégrées avec succès aux activités de la FAO.
  • L’organisation de deux sessions du Comité de l’agriculture: la dix-huitième session en février 2004 était une session spéciale consacrée à la suite que la FAO se proposait de donner au Rapport de la Consultation d’experts OMS/FAO sur la nutrition et la prévention des maladies chroniques; et la dix-neuvième session ordinaire en avril 2005 au cours de laquelle ont été examinés les faits nouveaux intervenus dans le domaine de l’agriculture et du développement rural durables (ADRD) et des bonnes pratiques agricoles (BPA), la stratégie de la FAO pour un approvisionnement en aliments sains et nutritifs, les nouvelles questions ayant trait à la bioénergie et l’impact de l’évolution des marchés sur un secteur de l’élevage qui se mondialise (voir encadré).
  • L’organisation de la Consultation biennale des chefs de Groupes techniques du Département de l’agriculture en provenance des bureaux régionaux et sous-régionaux, à Rome en décembre 2004. La consultation a permis des interactions étroites entre les chefs de groupe et les collègues du siège et d’informer les chefs de groupe des événements récents survenus dans les domaines prioritaires.
  • La préparation de plusieurs études de cas sur l’économie de l’intensification des systèmes de production, les systèmes de production intégrée et les interactions entre les entreprises agricoles et non agricoles. Des progrès ont été réalisés dans les activités liées aux BPA, dans le cadre du domaine prioritaire des Systèmes de production intégrée (ADRD/PSSA), mettant l’accent sur le soutien technique et les orientations pour les activités de terrain dans des pays comme le Burkina Faso.
  • La promotion de l’agriculture de conservation au moyen de matériel pédagogique, d’ateliers, de conférences et d’un soutien direct aux pays, conduisant à l’augmentation des aides publiques et à l’adoption de pratiques et de mesures pour l’agriculture de conservation. Un évènement important à cet égard a été le troisième Congrès mondial sur l’agriculture de conservation tenu à Nairobi (Kenya) en octobre, qui a donné une haute visibilité et contribué à sensibiliser les bailleurs de fonds à l’agriculture de conservation.


Incidences régionales
154.     En Afrique, des activités sur les systèmes de production intégrée ainsi que des ateliers et des activités de formation sur les BPA pour le coton, les céréales et l’élevage au Burkina Faso ont été menées avec le Bureau régional pour l'Afrique et avec la participation d’autres projets FAO dans la région [protection intégrée (PI) au Mali et au Sénégal], par exemple. En Asie, l’atelier consacré aux BPA pour les fruits et les légumes frais en Thaïlande, organisé avec le Bureau régional pour l’Asie et le Pacifique, a été co-parrainé par les pouvoirs publics; d’autres pays dans la région ainsi que des organisations et des bailleurs de fonds intéressés (notamment, Malaisie, Singapour, ANASE - BPA, CESAP, Norvège). En Amérique latine, une conférence électronique sur le renforcement des capacités nationales et régionales pour l’application des BPA dans différentes filières de produits et différents écosystèmes agricoles a été organisée par le Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes (RLC) en collaboration avec des partenaires des secteurs public et privé, y compris des organisations de la société civile (OSC), afin d’élaborer des initiatives et des projets régionaux. Les ateliers régionaux sur l’agriculture de conservation ont débouché directement sur des demandes de projets PCT, en particulier en Afrique (Kenya, Lesotho, Mozambique, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Ouganda) et en Asie (Bangladesh, Chine, République populaire démocratique de Corée, Kazakhstan, Ouzbékistan). L’agriculture de conservation soulève l’intérêt dans deux régions, plus particulièrement en Afrique subsaharienne, où elle contribue à traiter les problèmes de la dégradation de l’environnement ainsi que les questions de sécurité alimentaire et d’amélioration des moyens d’existence en milieu rural.

Ressources extrabudgétaires
155.     Plus de 2,5 millions de dollars EU de ressources extrabudgétaires, ainsi que des appuis en nature, ont été mobilisés pour préparer la première réunion de l’organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme de travail pluriannuel de la CRGA et la Conférence technique internationale sur les ressources zoogénétiques. Le Programme de partenariat FAO-Norvège a permis de financer des activités de terrain concernant les BPA. Dans ce contexte, des partenariats étroits ont été établis avec les gouvernements, les instituts de recherche comme l’Institut d'études et de recherches agricole (INERA), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut international d'agriculture tropicale (IITA), l’Université de Wageningen, plusieurs bailleurs de fonds intéressés par le secteur du coton en Afrique de l’Ouest (CE, Banque africaine de développement, Banque mondiale, Office allemand de la coopération technique) et d’autres organisations internationales (PNUE). Les activités de production et de protection intégrée au Burkina Faso devraient être reliées aux écoles pratiques d’agriculture financées par les Pays-Bas pour la protection des cultures de coton. Les projets d’agriculture de conservation ont attiré d’autres financements de la part des bailleurs de fonds, soit avec la participation de la FAO (Kenya/Allemagne, République populaire démocratique de Corée/Suède et Italie) soit dans le cadre d’une exécution national directe (Kazakhstan/Banque mondiale, Ouzbékistan/Banque asiatique de développement). Neuf projets nationaux de coopération et deux projets régionaux (en Asie et Afrique) ont été financés au titre du programme de coopération technique de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour traiter des questions liées à la conservation des sols et à la dégradation des terres.


Le Comité de l’agriculture

À la demande des organes directeurs, le Secrétariat a cherché comment organiser de manière efficace et économique les sessions du Comité de l’agriculture en parallèle avec les réunions du Comité des produits durant le même exercice biennal. Pour la première fois en 2005, les sessions du Comité des produits et du Comité de l’agriculture ont été organisées l’une à la suite de l’autre dans la même semaine, chacune avec une durée plus courte et un ordre du jour plus concentré. Ainsi, la dix-neuvième session du Comité de l’agriculture en avril 2005 n’a duré que trois jours contre cinq pour les sessions ordinaires précédentes; le nombre des questions de fond inscrites à l’ordre du jour était plus réduit (six contre huit en 2003), avec un examen prospectif et stratégique renforcé du programme de travail de la FAO dans le domaine de l’alimentation et de l’agriculture; une distinction plus claire a été faite entre les points présentés pour information et pour examen, et un nombre réduit de documents de réunions a été préparé; et enfin, les événements parallèles ont été soigneusement programmés en corrélation étroite avec les questions de fonds examinées en plénière. Des réductions de coûts d’environ 15 pour cent ont ainsi pu être réalisés par rapport à la session ordinaire précédente du Comité de l’agriculture en 2003. Les Membres se sont en général déclarés satisfait de la tenue des sessions du Comité des produits et du Comité de l’agriculture l'une à la suite de l'autre.


Programme 2.1.1: Ressources naturelles

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 17 392  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (600)  
  Programme de travail final 16 792  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 16 781  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 11  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (3,4%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 37 247  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 38 193  
  Exécution de projets du PCT 5 771  
  Total exécution du Programme de terrain 81 210  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 4,8  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 3 797  


Réalisations
156.     Le Programme 2.1.1 contribue à la gestion et à la mise en valeur des terres et des eaux pour améliorer la sécurité alimentaire et atténuer la pauvreté en milieu rural; il s’efforce d’accroître la productivité agricole grâce au développement durable et à la gestion améliorée des ressources en terres et en eaux. Les principales réalisations durant l’exercice biennal ont été notamment les suivantes:

  • Renforcement des capacités de gestion de la modernisation de l’irrigation en Asie du Sud (Pakistan, Inde, Népal) moyennant l’évaluation rapide des grands périmètres d’irrigation.
  • Recherche sur l’avenir des grands périmètres d’irrigation du riz dans le Sud-Est de l’Asie (Colloque de Ho Chi Min Ville, 2005).
  • Consultation d’experts sur le dessalement de l’eau pour les applications agricoles.
  • Forum électronique sur la base de références mondiales pour les ressources en sol et l’élaboration d’une nouvelle version pour adoption au Congrès de l’Association internationale de la science du sol en 2006.
  • Soutien aux pays en matière de politiques d’engrais, y compris la libération des prix des engrais et son impact sur l’agriculture au Pakistan; suivi dans les pays de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) de la résolution sur les engrais adoptée lors de la vingt-troisième Conférence régionale pour l’Afrique; et renforcement de l’accès des agriculteurs aux engrais dans le cadre du Programme national spécial pour la sécurité alimentaire au Nigéria.
  • Lancement d’une initiative mondiale sur l’eau au bénéfice de l’alimentation et des écosystèmes, avec une conférence internationale à La Haye en janvier-février 2005 précédée d’une préconférence africaine à Addis Abeba en novembre 2004.
  • Création de systèmes d’information sur les engrais (Fertibase), systèmes intégrés de nutrition des plantes (SINP) et informations infranationales géoréférencées sur la production végétale, les rendements et les zones récoltées (Agromaps).
  • Activités de projet et soutien au renforcement des capacités dans le cadre du Programme international pour la recherche et la technologie en irrigation et drainage (IPTRID). Des publications sur les enseignements tirés de toutes ces activités ont été largement diffusées par le biais du réseau de l’IPTRID qui comprend plus de 4 000 spécialistes de l’eau. L’IPTRID a aussi établi le Centre virtuel pour l’eau dans l’agriculture, un système d’informations sur l’Internet pour l’Afrique francophone et maintenant disponible aussi en anglais.


Incidences régionales
157.     L’élaboration du programme de maîtrise de l’eau dans la Région Asie et Pacifique (RAP) a conduit à un vaste examen au niveau régional des performances de l’irrigation dans les grands périmètres en Asie. Suite à la troisième réunion régionale de la Commission de l'agriculture et de l'utilisation des terres et des eaux pour le Proche-Orient (ALAWUC) tenue à Doha en 2004, une assistance technique a été fournie afin de renforcer les capacités des pays à formuler et à mettre en application des stratégies de lutte contre la sécheresse et de préparation des interventions. Des politiques et des stratégies d’irrigation ont été formulées pour le Botswana, le Ghana, le Nigéria et la Zambie, qui ont abouti à une évaluation régionale de la demande pour la production irriguée en Afrique subsaharienne. L’Initiative de partenariat sur la gestion durable des terres dans les Caraïbes a été mise en place en collaboration avec le Secrétariat et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, le PNUE, le Réseau des Caraïbes pour le développement rural intégré, l’Office allemand de la coopération technique et le gouvernement de Trinité-et-Tobago. Avec le soutien de fonds extrabudgétaires, l’IPTRID a mené à bonne fin trois grands projets en Asie Centrale, en Afrique de l’Ouest et en Égypte portant sur des problèmes stratégiques de l’agriculture irriguée. L’IPTRID a aidé des institutions chargées de l’eau à planifier les interventions visant à améliorer les activités d’irrigation et de drainage en Ouzbékistan, en Syrie et au Sénégal; il a aussi parrainé des ateliers de perfectionnement des compétences gestionnaires et opérationnelles des spécialistes des systèmes d’irrigation et de drainage dans la Fédération de Russie, en Inde, au Niger, au Burkina Faso, au Mali, en Chine, en Malaisie et en Tanzanie.

Ressources extrabudgétaires
158.     Les programmes sur les eaux internationales, la dégradation des terres et les écosystèmes intégrés du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ont été une source principale de financement. Des ressources ont également été mobilisées dans le cadre de fonds fiduciaire unilatéral pour les projets de gestion des ressources en eau dans le Bassin du Nil, et un financement au titre du Fonds pour l’eau de l’Union européenne a été utilisé au Mozambique. Le partenariat étroit instauré avec le Gouvernement néerlandais pour l’initiative mondiale sur l’eau pour l’alimentation et les écosystèmes a eu un effet multiplicateur sur la mobilisation d’autres ressources du Programme de partenariat FAO/Pays-Bas (PPFPB) pour la gestion des ressources en eau pour l’agriculture. Un programme de coopération avec la Banque africaine de développement, le FIDA, l’Institut international de gestion des ressources en eau et la Banque mondiale a permis de réaliser une étude régionale approfondie dans le cadre du NEPAD. Un soutien important a été apporté à l’évaluation détaillée de la gestion de l’eau dans l’agriculture menée par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI). La mise à jour de la base de données mondiales Sols et terrain a continué d’avancer en coopération avec l’UE et le Centre international de référence et d'information pédologique.


AQUASTAT

AQUASTAT est le système mondial d’informations sur l’eau et l’agriculture. Il collecte, analyse et diffuse des données et des informations par pays et par région. Son but est de fournir aux utilisateurs intéressés par les analyses aux niveaux mondial, régional et national (comme par exemple, les responsables, les décideurs et les chercheurs) des informations précises, fiables, cohérentes et actualisées sur les ressources en eau et la gestion des eaux en agriculture. Tous les produits d’ AQUASTAT sont disponibles sur le web et sous forme de rapports publiés ou sur CD-ROM. Durant cet exercice biennal, les informations concernant le continent africain ont été actualisées; les chiffres figurent dans la collection de la FAO Rapport sur l’eau n°29 L’irrigation en Afrique en chiffres: enquête - 2005. AQUASTAT est considéré comme le système d’information mondial le plus pertinent sur les ressources en eaux et leur utilisation en agriculture; il s’agit de l’un des systèmes d’information de la FAO les plus consultés.


Programme 2.1.2: Cultures

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 27 745  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 1 160  
  Programme de travail final 28 905  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 28 894  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 11  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 4,2%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 58 177  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 115 664  
  Exécution de projets du PCT 33 522  
  Total exécution du Programme de terrain 207 363  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 7,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 5 131  


Réalisations
159.     Le programme concerne l’amélioration de la gestion intégrée de la production végétale et des systèmes de protection des cultures vivrières, horticoles, industrielles, des herbages et des cultures herbagères. Une attention particulière est portée à la conservation et à l’utilisation des ressources phytogénétiques, par le biais de la sélection végétale et des systèmes de production semencière, et à la protection végétale, à la protection intégrée, à l’utilisation et à la gestion des pesticides dans le contexte mondial des normes et de la biosécurité, afin de réduire les risques pour la santé et l’environnement. Les réalisations les plus marquantes de l’exercice biennal ont été les suivantes:

  • Soutien par l’élément concernant les ravageurs des plantes de EMPRES dans le cadre du Centre d'intervention antiacridienne d'urgence (ECLO) à la coordination des campagnes de lutte antiacridienne en Afrique à la suite des infestations en Afrique de l’Ouest (2003) et de la recrudescence survenue en 2004 en Afrique du Nord-Ouest. La priorité a été donnée au renforcement des capacités nationales, en particulier pour les opérations de prospection et de lutte antiacridienne, en accordant une attention spéciale à la santé et à l’environnement. Une évaluation du programme effectuée en 2005 a conclu que le programme de la région centrale avait fourni une base solide pour la coordination des futures activités de lutte préventive contre le criquet pèlerin.
  • Publication d’alertes spéciales, de mises à jour concernant les infestations, de directives et de procédures opérationnelles normalisées pour la lutte antiacridienne en langues arabe, anglaise et française. Les unités nationales chargées de la lutte antiacridienne ont été renforcées en leur fournissant des outils essentiels pour évaluer en temps réel la situation concernant le criquet pèlerin et pour établir des prévisions et publier des alertes spéciales sur les situations graves dans ce domaine.
  • Entrée en vigueur du texte révisé de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) en octobre 2005. Huit normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP) ont été adoptées. Plus de 30 réunions ont été tenues pour la préparation de normes et la formation. Deux réunions de la Commission (intérimaire) sur les mesures phytosanitaires, trois réunions du Bureau de la CIPV et deux réunions du Groupe de travail sur la planification stratégique et l'assistance technique ont été organisées. Des réunions du Groupe spécial de réflexion sur les options de financement pour la CIPV ont été organisées et des activités ont été préparées pour la reconnaissance des zones exemptes d’organismes nuisibles.
  • Entrée en vigueur de la Convention de Rotterdam en février 2004, et organisation des première et deuxième sessions de la Conférence des parties (COP-1 et COP-2) en 2004 et en 2005, respectivement. Un protocole d'accord pour le Secrétariat conjoint de la Convention de Rotterdam a été signé par le Directeur exécutif du PNUE et le Directeur général de la FAO en octobre et novembre 2005.
  • Le Programme d’élimination des pesticides périmés a été lancé avec des activités préparatoires dans cinq pays et l’établissement d’une unité de soutien technique pour ce Programme, en tant que projet du Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Le programme vise à éliminer tous les stocks de pesticides périmés dans les pays africains et à mettre en place des mesures efficaces pour éviter que le problème ne se reproduise.
  • Une étroite interaction a été maintenue entre les activités de terrain et les activités normatives concernant la protection intégrée et la réduction des risques dus aux pesticides.
  • Activités organisées à l’occasion de l’Année internationale du riz 2004, et notamment plus de 800 manifestations dans le monde, un site web spécial et des publications sur l’Année internationale du riz.
  • Adoption d’une nouvelle approche pour le suivi de la mise en application du Plan d'action mondial sur les ressources phytogénétiques, et préparation de directives pour les rapports de pays contribuant au deuxième Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) dans le monde. À cet égard, des réunions ont été organisées pour 21 représentants de pays dans les régions du Proche-Orient et de l’Afrique.
  • Soutien apporté aux cultures et cultivars de remplacement par l’intermédiaire de réseaux sur les principales cultures, de bulletins d’information et de directives sur la production, et lancement de l’initiative conjointe FAO/OMS visant à encourager la production de fruits et de légumes pour la santé et la création de revenus. Contributions de plus de 20 pays à Hortivar, une base de données sur les performances des cultivars en horticulture.
  • Démarrage d’une évaluation des capacités en matière de sélection végétale et des biotechnologies apparentées dans les pays en développement, destinée à orienter les activités concernant l'utilisation durable des ressources phytogénétiques, y compris pour le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture et à servir de fondement au renforcement des capacités stratégiques.
  • Assistance à plusieurs pays pour mettre en place ou renforcer les systèmes nationaux de biosécurité et organiser, en coopération avec l’Association internationale d'essais de semences (AIES) des cours de formation technique régionaux pour le personnel technique des secteurs public et privé sur la détection des organismes génétiquement modifiés (PGM), le contrôle des semences et la vérification des variétés végétales. Organisation d’une Consultation d'experts sur les organismes génétiquement modifiés dans la production végétale et leurs effets sur l'environnement: méthodologies de suivi et perspectives d'avenir en 2005 à Rome.
  • Soutien aux politiques pour l’harmonisation des législations et des réglementations en matière de semence en Afrique australe et occidentale. Les activités sont destinées à élargir les marchés des entreprises semencières en facilitant des expéditions transfrontières de semences.
  • Nouveaux progrès accomplis pour faciliter la prise de décision en matière de production et de protection des plantes grâce au système d’information ECOCROP sur les besoins écologiques des cultures.


Incidences régionales
160.     L’élément relatif au criquet pèlerin d’EMPRES qui est bien établi dans la région centrale (autour de la mer Rouge) a contribué aux activités visant à maîtriser l’infestation qui s’est développée au Soudan en 2003 et les recrudescences survenues dans la région centrale en novembre 2004. Les partenariats Sud-Sud et les financements extrabudgétaires ont été déterminants dans la période de recrudescence acridienne, car les ressources nationales disponibles pour les opérations de surveillance et de lutte s’épuisaient rapidement. Des réunions des chargés de liaison d’EMPRES, le suivi de la situation acridienne, la surveillance, la formation et le renforcement des capacités nationales dans la région ont été organisés. Les programmes régionaux de protection intégrée en Afrique, en Asie, au Proche-Orient, en Europe centrale et orientale ont contribué à la coopération entre les pays et à l’élaboration de 12 nouveaux programmes nationaux. Les réseaux régionaux pour les RPGAA et les semences ont reçu un soutien technique et scientifique pour encourager la conservation et l’utilisation des RPGAA et l’élaboration de stratégies régionales de conservation des RPGAA. Un Plan d’action pour l’Initiative africaine sur les pollinisateurs a été élaboré avec la participation des Membres de l’initiative provenant de 17 pays africains, et a été largement diffusé. Le Réseau régional pour les biotechnologies agricoles en Afrique (ABNETA), une initiative qui a été soutenue par un projet financé avec des arriérés de contribution, constitue une plateforme commune de débats et de partage d’informations sur toutes les questions relevant de la biotechnologie en agriculture. ABNETA bénéficie de l’expérience acquise pendant près de deux décennies par le Réseau de coopération technique sur la biotechnologie végétale (REDBIO), un réseau sur les biotechnologies végétales très actif en Amérique latine. Dans le cadre des activités liées à l’intensification et à la diversification durable des systèmes de culture y compris l’aménagement des parcours et l’utilisation et la gestion des ressources génétiques des herbages, plus de 30 projets ont été mis en œuvre en Afrique, en Asie et Pacifique, en Amérique latine et en Europe; par ailleurs, 25 publications, plusieurs CD-ROM, des brochures éducatives, des vidéos et des plaquettes ont été produits.

Ressources extrabudgétaires
161.     Le volet Criquet pèlerin du programme EMPRES a été appuyé dans la région occidentale par la CLCPRO, le DLCC et des fonds de l’USAID10, et dans la région centrale par la Commission de la région centrale, la Suisse, les Pays-Bas et des fonds de l’USAID. Un Fonds d'affectation spéciale pour la CIPV a permis la participation accrue des pays en développement à la réunion annuelle de la Commission intérimaire sur les mesures phytosanitaires, la participation au Comité de normes et aux groupes de travail d’experts, la mise en œuvre de normes et le soutien à l’assistance technique et à l’échange d’informations. La contribution du FEM au Programme d’élimination des pesticides périmés en Afrique s’élève à 25 millions de dollars EU pour la première phase dont 3,3 millions de dollars EU sont administrés par la FAO, montant complété par un projet de 2,2 millions de dollars EU financé par les Pays-Bas et 0,65 million de dollar EU au titre du Mécanisme d’octroi de dons pour le développement de la Banque mondiale. Les partenaires incluent notamment le NEPAD11, la Banque mondiale, CropLife International et les ONG Réseau d'action contre les pesticides (PAN) et Fonds mondial pour la nature (WWF)12. Des contributions financières extrabudgétaires des Gouvernements néerlandais, japonais et norvégien ont facilité la participation de nombreux pays à la préparation du second Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) dans le monde, y compris le suivi de l’application des BPA. Le FEM finance le projet intitulé « Conservation et gestion des pollinisateurs pour l’agriculture durable dans le cadre d’une approche écosystémique », qui traite les questions de pollinisateurs au niveau mondial ainsi qu’au Brésil, au Ghana, en Inde, au Kenya, au Népal, au Pakistan et en Afrique du Sud.


Année internationale du riz – 2004

L’Assemblée générale des Nations Unies, à sa cinquante septième session tenue en décembre 2002, a proclamé 2004 Année internationale du riz et demandé à la FAO de faciliter l’organisation des célébrations. Le riz, c’est la vie a été choisi comme le slogan de l’Année internationale du riz et plus de 800 manifestations ont été organisées dans 68 pays,dans le monde entier, par des institutions et organisations publiques, des organismes des Nations Unies, des centres du groupe consultatif, des ONG, des associations d’agriculteurs, des groupes de jeunes et le secteur privé. Des comités nationaux ont été établis dans quarante pays pour promouvoir l’accroissement durable de la production rizicole et la conservation de l’environnement. Un rapport sur l’Année internationale du riz (2004) a été présenté à la soixantième session de l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2005. Il fournissait des suggestions à la communauté internationale sur la façon de stimuler des systèmes de production efficaces, durables et rentables fondés sur le riz. L’ouvrage Rice Is Life a été publié en 2005. Il décrit les manifestations qui ont eu lieu et les résultats obtenus aux niveaux national, régional et international durant l’Année internationale du riz – 2004. La réussite de l’Année internationale du riz a contribué de manière efficace à attirer l’attention du monde sur l’importance du riz pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté en vue de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).


Programme 2.1.3: Élevage

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 18 859  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (210)  
  Programme de travail final 18 649  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 18 640  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 9  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (1,1%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 25 741  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 25 999  
  Exécution de projets du PCT 14 384  
  Total exécution du Programme de terrain 66 124  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 3,5  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 3 278  


Réalisations
162.     Le programme cherche à renforcer la contribution que l’élevage apporte à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire tout en assurant l’utilisation durable des ressources naturelles et en traitant les questions de sécurité sanitaire liées aux produits d’origine animale – la croissance du secteur de l’élevage est un facteur déterminant du déboisement, du changement climatique, de l’épuisement des ressources en eau, de la pollution du sol et de l’eau et des risques de zoonose.

163.     Outre les activités normatives menées dans les domaines de l’utilisation des ressources biophysiques, de la santé publique vétérinaire, de l’économie, des politiques et de l’information en matière d’élevage, le programme a fourni une assistance technique aux Membres. Il a aussi joué un rôle déterminant dans la rédaction du chapitre consacré à l’élevage du document accompagnant le PDDAA13, qui est aujourd’hui entériné par l’Union africaine et le NEPAD.

164.     L’exercice biennal a été marqué par les efforts considérables que l’Organisation a déployés à l’appui des pays et des régions touchés par la grippe aviaire hautement pathogène. Ces efforts, dirigés par le vétérinaire en chef de la FAO et chef du Centre d'urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies animales transfrontières nouvellement créé, consistaient notamment à assumer le rôle de chef de file mondial en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) dans la lutte internationale contre la maladie, sur la base d’une analyse technique et socioéconomique rationnelle. Outre la définition et la négociation d’une stratégie mondiale pour la lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène avec l’OIE et en collaboration avec l’OMS, de directives et de programmes de coordination aux niveaux mondial et régional, un grand nombre de projets nationaux et régionaux ont été entrepris, des missions effectuées et des réunions internationales organisées (voir encadré). D’autres réalisations importantes ont vu le jour:

  • Approbation de l’initiative FAO/OIE « Cadre mondial pour la maîtrise progressive des maladies animales transfrontières » par les organes directeurs des deux organisations, et établissement de comités directeurs en Asie, en Amérique et en Europe.
  • Création et fonctionnement du Centre d'urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies animales transfrontières, une plateforme de l’Organisation pour l’exécution intégrée du programme sur l’élevage d’EMPRES, fondée sur l’intégration étroite de la Division de la production et de la santé animales (AGA) et de la Division des opérations d'urgence et de la réhabilitation (TCE).
  • Consolidation du Programme de lutte contre la trypanosomose africaine (PLTA) qui sert de plateforme technique et scientifique internationale pour les activités continentales et/ou régionales, y compris la Campagne panafricaine d'éradication des glossines et de la trypanosomose.
  • Publications, ateliers régionaux et sous-régionaux visant à favoriser l’application des nouveaux codes d’usages recommandés par le Codex sur l’alimentation animale, l’hygiène de la viande et le lait et les produits laitiers.
  • Extension des options techniques, normatives et institutionnelles pour la gestion durable des effluents d’élevage et pour le paiement des services d'intérêt écologique liés aux changements dans l’utilisation de la terre impliquant l’élevage (projets FEM).
  • Progrès dans l’adoption des techniques production laitière pour les petites exploitations, y compris le traitement du lait de chamelle.
  • Compilation du premier rapport sur l’État des ressources zoogénétiques dans le monde, et du rapport sur les Activités stratégiques prioritaires visant à améliorer l’utilisation et la conservation de ces ressources. À la fin 2005, 169 pays avaient soumis leurs rapports au titre de contribution à l’État des ressources zoogénétiques.
  • Une couverture mondiale des répartitions numériques des principales espèces d’élevage, avec une limite de résolution spatiale de 5x5 km, est maintenant disponible dans la base de données GeoNetwork de la FAO.


Incidences régionales
165.     À l’appui de la compilation du premier rapport sur l’état des ressources zoogénétiques dans le monde, plusieurs ateliers régionaux ont identifié des priorités stratégiques visant à améliorer la conservation et l’utilisation de ces ressources pour soumission à des négociations intergouvernementales. Une étude a été publiée sur les points sensibles et les facteurs déterminant du déboisement induit par l’élevage en Amérique latine. Des options de gestion des effluents de l’élevage et les politiques associées ont été élaborées pour les pays de l’Asie de l’Est. En Amérique centrale, un appui aux politiques a été fourni pour l’élaboration de programmes pour le paiement des services relatifs à l’environnement dans le cadre de l’intégration arbres-paturâges. Un mécanisme pour des politiques d'élevage a été établi au sein de l’Autorité intergouvernementale sur le développement dans la région afin de soutenir les pays dans leurs efforts visant à utiliser le secteur de l’élevage comme un moyen de lutter contre la pauvreté. Des systèmes d’information et un soutien aux politiques ont été fournis aux pays du Sahel afin de traiter les problèmes de pression sur les ressources qui affectent le pastoralisme. En Asie, des options de politiques d'élevage en faveur des pauvres ont été élaborées pour les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est, axées sur le renforcement de l’accès aux marchés pour les petits producteurs. L’Atlas mondial sur la production et la santé animales comprend maintenant des projets régionaux couvrant certaines collectivités économiques régionales et des notes d’information correspondantes sur le secteur de l’élevage ont été produites pour résumer les tendances du secteur de l’élevage sur une base régionale.

Ressources extrabudgétaires
166.     Le programme a obtenu d’importantes ressources extrabudgétaires pour réaliser ses objectifs principaux, par exemple l’élaboration de politiques d’élevage en faveur des pauvres, l’analyse des interactions entre l’environnement et l’élevage et la fourniture de conseils de politique générale. Dans le cadre des activités mondiales de lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène, il a été déterminé que des ressources extrabudgétaires considérables seraient nécessaires pour le programme de la FAO (130 millions de dollars EU à la fin 2005), dont une partie a été mise à disposition de l’Organisation au cours de l’exercice biennal. Ces ressources ont appuyés des activités aux niveaux national, régional et mondial concernant les besoins urgents, à moyen et long terme en matière de surveillance, d’épidémiologie, d’écologie, de préparation aux situations de crise, d’alerte rapide, de diagnostique, de lutte contre la maladie, d’ajustement sectoriel et des besoins associés pour la conception de politiques et de stratégies.

167.     Le programme sur les ressources zoogénétiques a été soutenu par un projet financé avec des arriérés de contribution et par les gouvernements des Pays-Bas, de la Finlande, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Norvège. Des fonds ont permis d’aider les pays à établir les rapports destinés à l’État des ressources zoogénétiques dans le monde et des études thématiques associées. Le partenariat avec l’Institut international de recherches sur l'élevage (ILRI) a débouché sur plusieurs projets soumis au FEM. Afin d’aider les pays en développement et les pays à économie en transition à préparer les rapports de pays, la FAO a poursuivi l’accord détaillé pris avec l’Association mondiale de zootechnie (AMZ) qui a démarré en septembre 2001, au titre duquel un soutien financier et technique a été fourni aux comités consultatifs nationaux dans 70 pays en développement et en transition.

168.     Le Gouvernement suisse a apporté un soutien au programme pilote mondial sur le renforcement des capacités pour la surveillance et la prévention de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et d’autres zoonoses. La FAO, en partenariat avec l’Association internationale d’alimentation animale, a obtenu un financement du Mécanisme pour l'élaboration des normes et le développement du commerce pour la mise en application du Code d’usages du Codex sur l’alimentation animale. Le Manuel des bonnes pratiques pour l’industrie de la viande a été soutenu par des fonds de la Fondation Internationale Carrefour. Le Guide de bonnes pratiques en production laitière a été élaboré grâce à la collaboration de la FAO et de la Fédération internationale de laiterie. L’Initiative Élevage, environnement et développement a reçu le soutien de la Banque mondiale, de l’UE, des gouvernements de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis d’Amérique, du Danemark et de la Suisse. L’Initiative a été déterminante pour obtenir d’autres ressources importantes, par le biais du FEM, à l’appui d’activités régionales en Asie de l’Est et du Sud-Est (gestion des effluents de l’élevage), en Amérique centrale (paiement des services relatifs à l’environnement) et en Afrique de l’Est (interactions entre l’élevage et la faune sauvage). Financé par le Royaume-Uni, le Mécanisme pour des politiques d'élevage en faveur des pauvres a axé ses activités sur la région andine, l’Asie du Sud et du Sud-Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, où il a réussi à obtenir le financement de la CE pour un projet régional (Autorité intergouvernementale sur le développement) visant la conception et la négociation des politiques sur l’élevage.


Action menée par la FAO pour faire face à la grippe aviaire hautement pathogène H5N1

Depuis 2004, la FAO a travaillé auprès des pays touchés par la grippe aviaire et de ceux à risque en Asie (puis en Asie, en Europe orientale, au Moyen-Orient, au Caucase, en Amérique latine et aux Caraïbes) afin de faciliter le partage d’informations, la constitution de réseaux et le renforcement des capacités locales grâce à des projets du PCT et, de plus en plus, à des contributions extrabudgétaires. Le principal objectif de ces projets était de renforcer l'information sur les maladies et la préparation aux situations de crise, d’examiner le rôle des oiseaux migrateurs, d’appuyer la sensibilisation et la communication sur les risques, de renforcer la surveillance sur le terrain et le soutien des laboratoires, et les capacités de surveillance et d’alerte rapide sur la grippe aviaire dans le monde. Dans ce contexte, la FAO a envoyé sur le terrain respectivement, en 2004 et en 2005, 106 et 166 missions, en partenariat avec l’OIE, l’OMS, la Banque mondiale et la CE.

La FAO a aidé les pays à définir et à appliquer des stratégies nationales de lutte urgentes et à long terme, à faire l’examen des capacités humaines, des infrastructure et des politiques pour la surveillance, la détection et le contrôle de la grippe aviaire, à évaluer les conséquences socioéconomiques des crises et les coûts et conséquences des mesures de lutte y compris le relèvement et la restructuration à long terme du secteur de la volaille.

La FAO et l’OIE ont publié conjointement un Plan mondial pour la maîtrise progressive de la grippe aviaire hautement pathogène. Les deux organisations ont constitué le Réseau de laboratoires de référence et d’expertise pour la grippe aviaire afin de coordonner la recherche, de fournir des diagnostics de confirmation, d’apporter un soutien aux pays par des missions de spécialistes et l’interface avec l’OMS dans l’analyse des souches virales.

Les activités d’alerte rapide concernant la grippe aviaire au niveau mondial sont la préoccupation commune de la FAO, de l’OIE et de l’OMS, qui collaborent à un Système mondial d’alerte précoce pour les maladies animales transfrontières et les zoonoses émergentes.

Dans le cadre de la coordination de la lutte contre la grippe aviaire et la pandémie de grippe humaine dans l’ensemble du système de l’ONU, la FAO joue un rôle de chef de file en tant qu’organisation spécialisée chargée d’aider les Membres à lutter contre la maladie à la source chez les animaux.


Programme 2.1.4: Systèmes de soutien à l’agriculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 15 905  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (105)  
  Programme de travail final 15 800  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 15 794  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (0,7%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 10 220  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 19 918  
  Exécution de projets du PCT 5 177  
  Total exécution du Programme de terrain 35 315  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 4 051  


Réalisations
169.     Le programme soutient la commercialisation par les petites exploitations et le développement agroindustriel, les techniques après récolte appropriées et la diversification des exploitations en fonction des marchés, la gestion des exploitations agricoles, la gestion dans le secteur agro-industriel, la commercialisation et le financement rural, l’assurance de qualité des denrées alimentaires et la sécurité sanitaire dans les filières alimentaires par le biais d’études, de directives, d’informations, de compétences et de renforcement des capacités. Les réalisations étaient notamment les suivantes:

  • En conjonction avec l’Année internationale du microcrédit, trois ateliers régionaux ont été organisés pour faciliter l’apprentissage et l’innovation parmi les professionnels et les décideurs régionaux en matière de finances rurales.
  • Un guide destiné aux planificateurs des collectivités locales a été produit pour les aider à comprendre les systèmes d’approvisionnement et de distribution des denrées alimentaires, les systèmes de commercialisation des denrées alimentaires dans les villes et les infrastructures commerciales.
  • Cinq brochures ont été produites dans le cadre de la collection « FAO Diversification Booklets » et décrivent différentes sources de revenus possibles pour les exploitants agricoles.
  • Les coûts de la certification des produits biologiques en fonction de programmes de substitution ont été évalués en Inde, en Thaïlande, en Hongrie, en République tchèque et au Brésil.
  • Des directives sur la mécanisation ont été publiées pour donner des informations sur les options de mécanisation durable et efficace et les pratiques d'économie de main-d'oeuvre.
  • Un guide sur les liens entre les marchés ruraux et urbains a été préparé, dont une méthode pour identifier et planifier les infrastructures commerciales et routières en milieu rural.
  • Un guide sur les contraintes de la commercialisation et de la transformation a été publié; il offre aux planificateurs une approche permettant d’identifier les contraintes intérieures qui empêchent les producteurs et les exportateurs de tirer pleinement parti des possibilités d’accès aux marchés étrangers.
  • Cent vingt nouveaux systèmes de microcrédit FAO-Office allemand de la coopération technique ont été installés dans huit pays asiatiques.
  • Des informations ont été produites pour le secteur agroalimentaire sur l’emballage, la gestion des déchets, l’utilisation et la sécurité sanitaire de l’eau et sur la gestion après récolte des fruits frais.
  • Des conseils techniques ont été fournis pour améliorer la qualité et la compétitivité dans le secteur de l’agroindustrie rurale grâce à l’utilisation efficace et durable de l’énergie.
  • Des directives sur le matériel d’application des pesticides agricoles ont été élaborées pour aider à réduire les dangers dus aux pesticides.
  • Des données et des informations sur les questions de mécanisation et d’énergie rurales ont été analysées pour contribuer à améliorer les connaissances des États Membres dans ce domaine.


Incidences régionales
170.     Des études régionales sur les financements destinés aux négociants en Asie, en Amérique latine et en Afrique ont contribué à identifier des propositions pour favoriser les financements disponibles pour les opérations commerciales des négociants. Des progrès ont été accomplis en ce qui concerne les activités liées aux agroindustries en Afrique de l’Ouest. En Asie et au Pacifique, un soutien a été apporté à plusieurs programmes communautaires pour l’amélioration des moyens d’existence. Le programme a aussi apporté un soutien au programme d’urgence en Iraq, ainsi qu’au PSAA, en particulier en Afrique. En Europe centrale et orientale et dans plusieurs pays de la Communauté des États indépendants (CEI), une assistance a été fournie sur la commercialisation dans les exploitations agricoles, l’agroindustrie et le développement des entreprises rurales. En Amérique latine, le programme a soutenu les activités menées pour construire des partenariats productifs, reliant les producteurs à des chaînes de valeur plus rentables.

Ressources extrabudgétaires
171.     Des ressources complémentaires ont été mobilisées, au titre de fonds fiduciaires, pour des activités concernant les revenus et les moyens d’existence des petits exploitants et pour le renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises agroalimentaires. Un soutien extrabudgétaire a été apporté à des activités normatives dans le domaine du financement rural. Des liaisons novatrices entre les secteurs structuré et non structuré afin d’étendre les services financiers ruraux ont été examinés dans le cadre de cas de liaisons en Afrique et en Asie avec le soutien financier de la Fondation Ford et en partenariat étroit avec des universités.


Le Centre d'apprentissage de finance rurale

Des contacts étroits ont été établis avec différents bailleurs de fonds et des partenaires spécialisés pour lancer le Centre d’apprentissage de finance rurale. Ce centre de référence en ligne contient un grand nombre d’informations et d’outils pédagogiques pour les dirigeants des institutions de financement rural, les décideurs et différents clients. Le site détient une collection de plus de 900 ressources, est disponible en quatre langues, et comporte une section de formation spéciale avec des leçons interactives en ligne, des guides d’auto-apprentissage, des vidéos en continu et des informations détaillées sur les possibilités de formation.


Programme 2.1.5: Applications agricoles des isotopes et des biotechnologies

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 682  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 280  
  Programme de travail final 5 962  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 5 956  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 4,9%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 780  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 0  
  Total exécution du Programme de terrain 780  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,1  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 481  


Réalisations
172.     Le programme s’efforce de renforcer les capacités au sein des pays afin d’atténuer les contraintes qui pèsent sur la sécurité alimentaire durable grâce à l’application des techniques nucléaires et des biotechnologies. Il est mis en œuvre conjointement avec l’AIEA et coopère avec d’autres programmes de la FAO. Pour l’essentiel, le programme fonctionne en s’appuyant sur les réseaux de recherche, les cours de formation, les projets de terrain en partenariat avec les CNRA, les centres du GCRAI et les organismes nationaux de réglementation et d’autres organisations des Nations Unies telles que l’OMS. Il fournit également une aide à l’établissement des normes internationales par la CIPV, le Codex et l’OIE. Les principales réalisations durant l’exercice biennal ont été notamment les suivantes:

  • Les sélectionneurs redécouvrent les mutants induits comme solution de remplacement des OGM de nature transgénique. Le nombre de variétés de plantes mutantes mises en circulation est en constante augmentation et plus de 100 lignées mutantes ont été échangées entre les pays. L’impact socioéconomique dans l’agriculture d’aujourd’hui se chiffre déjà en milliards de dollars et en millions d’hectares. Les variétés mutantes utiles englobent des cultures plus nutritives et plus saines, d’un rendement plus élevé et d’une qualité supérieure pour les denrées alimentaires, les aliments pour animaux et les usages industriels.
  • Des techniques utilisant les retombées de radionucléides pour mesurer l’érosion et la sédimentation à l’échelle d’un bassin versant ont été transférées avec succès dans les pays d’Asie de l’Est et du Pacifique où l’érosion est un problème d’importance majeure.
  • Des zones exemptes ou à faible prévalence sont créées dans sept pays pour lutter contre les insectes nuisibles des principales cultures. Les politiques et les stratégies de lutte à grande échelle contre les mouches des fruits ont été plus largement acceptées (voir encadre). Le premier ouvrage détaillé sur la technique de l’insecte stérile, intitulé Sterile insect technique: principles and practice in area-wide integrated pest management, compilé et édité par l’AIEA et la FAO, a été publié en 2005.
  • En ce qui concerne la peste bovine, l’infection persiste uniquement dans une zone retreinte (l’écosystème somalien). Tous les autres pays ont demandé à l’OIE d’être déclarés exempts de la maladie et de l’infection de la peste bovine. En 2004-05, les pays inclus dans la déclaration d’absence de la maladie de la peste bovine étaient: l’Érythrée, le Sénégal, le Togo et le Bénin pour l’ensemble du pays et la République centrafricaine (par zone), le Tchad, le Kenya (par zone); et le Soudan et l’Ouganda en cours d’évaluation. La déclaration de l’OIE d’absence d’infection de la peste bovine incluait: le Burkina Faso, le Burundi, la République du Congo, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Niger et la Zambie; la Gambie, le Mali, la République démocratique du Congo et le Rwanda étant en cours d’évaluation.
  • L’irradiation est appliquée à des fins sanitaires et phytosanitaires dans près de 60 et 20 pays respectivement, soit un accroissement de 15 pour cent au cours de l’exercice biennal. Les activités sur les mesures correctives pratiques appliquées pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire après une urgence nucléaire ou radiologique ont progressé de manière satisfaisante.


Incidences régionales
173.     Dans trois régions (Asie, Europe et Amérique latine), dix laboratoires d’essais isotopiques ont confirmé systématiquement leur compétence dans les mesures de N total et de 15N au cours de l’exercice biennal. Vingt-sept laboratoires ont participé à la production de données de qualité assurée sur l’efficacité de l’utilisation des retombées de radionucléides pour évaluer les effets de l’agriculture de conservation sur la productivité des terres et l’érosion du sol. Il a été procédé à des essais régionaux sur sites multiples de plantes mutantes en Asie et en Afrique. Les pays participants ont échangé plus de 100 lignées mutantes. En Afrique les variétés mutantes de sésame et de manioc officiellement mises en circulation ont été transférées dans d’autres pays de la région. Des directives sur les enquêtes sérologiques destinées à confirmer l'absence de la peste bovine ont été soumises au Programme mondial d'éradication de la peste bovine de la FAO. Des protocoles pour l’échantillonnage entomologique et l’évaluation des populations génétiques, ont été mis à disposition des collaborateurs dans plusieurs régions en vue de l’application de la méthode de l'insecte stérile contre les principaux insectes nuisibles. Des contributions ont été apportées à des études de faisabilité pour l’introduction de l’irradiation des aliments sur une échelle commerciale en Asie et pour le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des pesticides en Amérique centrale.

Ressources extrabudgétaires
174.     Les gestionnaires des programmes de lutte contre les insectes nuisibles de 24 pays ont participé à un stage de formation interrégional de quatre semaines consacré à « L’utilisation de la technique de l’insecte stérile et des techniques apparentées pour la gestion à grande échelle des insectes nuisibles », dont le financement a été assuré par le Gouvernement des États-Unis, l’Université de Floride et le Programme de coopération technique de l’AIEA. Des partenariats avec le Bureau interafricain pour les ressources animales (BIRA), le Programme panafricain pour le contrôle des épizooties, l’OMS, l’ILRI et la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) ont appuyé la lutte contre les maladies animales transfrontières (entre autres, peste bovine, peste des petits ruminants et péripneumonie contagieuse des bovins). En partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement agricole (OADA), il a été procédé à une étude de faisabilité sur la lutte à grande échelle contre la Chrysomyie de Bezzi au Moyen-Orient.

175.     Des financements extrabudgétaires ont été fournis par la Chine, le Japon, l’OPEP et les États-Unis d’Amérique pour des activités préparatoires de lutte à grande échelle contre la mouche tsé-tsé. Les partenariats se sont poursuivis avec d’autres organisations du système des Nations Unies pour l’application de normes internationales et de programmes de coopération technique (OMS, ONUDI, PNUE), et avec des OIG pour l’élaboration de normes internationales (Codex, CIPV) et avec des OING pour l’élaboration et l’application de lignes directrices internationales harmonisées (IUCPA, AOAC, IFAH14).


Technique de l’insecte stérile

En 2005, les États-Unis d’Amérique ont reconnu officiellement l’ensemble de la Patagonie en Argentine comme une région exempte de mouches des fruits. Ce formidable succès est le résultat de dix années d’assistance technique de la part de l’AIEA et de la FAO pour l’application de la technique de l’insecte stérile dans le cadre d’une approche de protection intégrée à grande échelle. Ce résultat permettra à la Patagonie d’exporter des fruits et des légumes frais aux États-Unis d’Amérique sans régimes de quarantaine, ce qui représente des économies annuelles de 2 millions de dollars EU. L’élimination de ces régimes de quarantaine coûteux concerne plus de 3 millions de caisses de poires et de pommes de qualité que cette région exporte vers de nombreuses autres régions dans le monde. Elle ouvre aussi des possibilités d’exportation pour d’autres cultures fruitières comme les cerises. Les autorités nationales et provinciales ont reconnu le rôle important de l’AIEA et de la FAO et de la technique de l’insecte stérile pour obtenir ce résultat qui vient après l’établissement d’autres zones exemptes de mouches des fruits dans la province de Mendoza en Argentine.


Grand Programme 2.2: Politiques et développement alimentaires et agricoles

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 100 547  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (570)  
  Programme de travail final 99 977  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 99 928  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 49  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (0,6%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 45 084  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 9 146  
  Exécution de projets du PCT 11 107  
  Total exécution du Programme de terrain 65 338  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,7  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 6 988  


185.     Le Grand Programme est réalisé par le Département économique et social (ES) et la Division de la bibliothèque et des systèmes documentaires. Son orientation générale est de contribuer à l’éradication de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté rurale. S’appuyant sur des études statistiques fondamentales, il a pour but de surveiller et d’analyser les raisons de l’insuffisance des progrès réalisés en matière de lutte contre la faim, la malnutrition et l’insécurité alimentaire, de proposer des politiques et des programmes qui peuvent être appliqués aux niveaux national et international pour résoudre ces problèmes, et de diffuser des informations sur la sécurité alimentaire et le développement rural par l’intermédiaire du Centre mondial d’information agricole (WAICENT).. Le Grand Programme joue un rôle important, car il permet aux pays en développement de participer davantage à l’élaboration d’un système commercial agroalimentaire fondé sur des règles et qui renforce la sécurité alimentaire, et aide l’ensemble des pays membres à améliorer la qualité et la sécurité sanitaire des aliments et à promouvoir des régimes équilibrés pour les consommateurs.

Programme 2.2.0: Entités départementales

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 6 603  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (260)  
  Programme de travail final 6 343  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 6 334  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 9  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (3,9%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 3 396  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 2 652  
  Exécution de projets du PCT 82  
  Total exécution du Programme de terrain 6 131  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,0  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 811  


Réalisations
186.     Ce programme comprend des entités regroupées qui sont les plus directement liées à l’objectif fixé par le Sommet mondial de l’alimentation (SMA), à savoir réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d’ici 2015 et aux efforts entrepris à l’échelle du système des Nations Unies pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). De nature interdisciplinaire, ses produits sont réalisés par les unités du Département économique et social. Les réalisations les plus notables sont décrites ci-dessous:

  • L’élaboration et l’examen d’une méthodologie fondée sur les profils des moyens d’existence des groupes vulnérables contribuant au Système d’information et de cartographie sur l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV).
  • L’amélioration du format des aperçus nutritionnels par pays (publiés sur Internet et sur CD-ROM) et la création de nouveaux outils évaluant la diversité des régimes alimentaires pour mesurer la sécurité alimentaire des ménages.
  • Le perfectionnement du Système d’information et d’alerte rapide pour l’alimentation et l’agriculture (SMIAR), notamment par le biais de l’élaboration de modules de base de données pouvant être utilisés aux niveaux national et international.
  • La publication de deux éditions de L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde comprenant notamment des estimations à jour de la malnutrition (2000-02) et une analyse critique des questions relatives à la faim dans le contexte du changement des systèmes alimentaires, du suivi de l’objectif du SMA et des OMD.
  • L’organisation de sessions de formation en vue d’évaluer la sous-alimentation au niveau infranational sur la base des données relatives à la consommation alimentaires collectées dans le cadre des enquêtes sur les ménages.
  • Réalisée en collaboration avec des organismes partenaires, l’évaluation externe du Groupe de travail interinstitutions sur le SICIAV a estimé que les travaux du SICIAV n’avaient pas eu l’impact escompté au niveau des pays, mais que le concept de SICIAV n’en demeure pas moins très pertinent et d’une grande importance pour le suivi du SMA, des OMD et des processus d’élaboration des Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté.
  • Les pays ont adopté un format simplifié pour leurs rapports au Comité de la sécurité alimentaire mondiale.
  • Le rapport spécial intitulé La FAO et les défis posés par les Objectifs du Millénaire pour le développement – la voie à suivre a fourni un cadre dans lequel s’inscrit la contribution de la FAO à la réalisation des OMD.
  • La FAO a cosigné le rapport des Nations Unies sur l’Objectif du Millénaire pour le développement (2005) présenté à l’Assemblée générale, et la version 2005 de l’OMD concernant la région arabe.
  • La contribution au rapport intitulé Halving Hunger: it can be done établi par le Groupe de travail contre la faim du Projet du « Millénaire ».
  • Deux sessions du Comité de la sécurité alimentaire mondiale ont été organisées, ainsi que des manifestations spéciales et parallèles, afin de sensibiliser l’opinion au besoin d’investir davantage dans l’agriculture et le secteur rural, et de mettre en lumière l’impact des situations d’urgence, notamment les conflits armés et le VIH/sida, sur la sécurité alimentaire.


Incidences régionales
187.     La région Asie et Pacifique s’est employée avec succès à renforcer les activités nationales liées aux SICIAV et à les rapprocher de celles se rapportant à la sécurité alimentaire, à la planification de la nutrition et à la formulation de politiques. La page web des Statistiques de sécurité alimentaire de la FAO a été refondue et présente désormais les analyses aux niveaux national, régional et mondial. Elle est devenue une nouvelle fenêtre pour les utilisateurs du monde entier intéressés par les informations et les analyses concernant la sécurité alimentaire. La couverture des régions de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient par les cartes de la nutrition par pays a été améliorée (Algérie, Tunisie, Égypte, Libye, Syrie, Palestine, Iran et Jordanie). Une attention spéciale a été accordée à la situation de la sécurité alimentaire dans les petits États insulaires. Six pays d’Afrique et d’Asie ont reçu une aide pour préparer des politiques en matière de sécurité alimentaire, et les priorités en matière de sécurité alimentaire dans les différentes régions ont été examinées.

Ressources extrabudgétaires
188.     Les financements externes fournis par la Commission européenne, le Japon, les Pays-Bas, le PNUD, le DFID15, le Canada et l’Italie ont joué un rôle important dans les activités liées aux SICIAV et donné à la FAO les moyens de renforcer son impact aux niveaux national et régional. Les fonds fournis par le Programme de partenariat FAO/Pays-Bas ont permis d’aider six pays d’Afrique et d’Asie à élaborer des politiques en matière de sécurité alimentaire. Grâce aux ressources extrabudgétaires fournies par l’Allemagne, le Groupe de travail intergouvernemental a pu terminer les Directives volontaires sur le droit à l’alimentation.

Programme 2.2.1: Nutrition, qualité et sécurité sanitaire des aliments

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 20 626  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 215  
  Programme de travail final 20 841  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 20 831  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 10  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 1,0%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 14 206  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 2 248  
  Exécution de projets du PCT 5 952  
  Total exécution du Programme de terrain 22 406  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,1  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 996  


Réalisations
189.     Le programme contribue à améliorer le bien-être nutritionnel des individus et des populations en garantissant la qualité et la sécurité sanitaire des aliments, assurant ainsi la protection du consommateur et l’établissement de pratiques équitables dans le commerce alimentaire. Il permet à tous de se procurer et de consommer des aliments sains et adéquats du point de vue nutritionnel. Il contribue à faire en sorte que le développement agricole et un approvisionnement alimentaire amélioré se traduisent par une meilleure santé et une nutrition mieux équilibrée des populations. Les réalisations les plus notables sont décrites ci-dessous:

  • La publication du rapport et de documents scientifiques de travail de la Consultation d’experts FAO/OMS sur les besoins énergétiques humains, ainsi que de l’application logicielle et du rapport de l’atelier sur la « Mondialisation des systèmes alimentaires dans les pays en développement et leur impact sur la sécurité alimentaire et la nutrition ».
  • La publication sur un CD-ROM de soixante-trois aperçus nutritionnels par pays, produits depuis 1999. Onze d’entre eux ont été préparés au cours de 2005 sur la base d’un nouveau modèle interactif.
  • L’adoption généralisée d’interventions nutritionnelles ciblées sur les communautés et liant la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens d’existence dans le contexte de réponses apportées à des situations d’urgence et en rapport avec le développement.
  • Des initiatives déterminées en matière de promotion, d’information, d’éducation et de communication qui ont encouragé la consommation d’aliments sains et adéquats du point de vue nutritionnel.
  • Plus de trente-neuf normes alimentaires, nouvelles ou révisées, ont été adoptées par la Commission du Codex Alimentarius, qui a également accompli des progrès importants dans l’application des recommandations de l’évaluation FAO/OMS du Codex Alimentarius (voir encadré).
  • Huit réunions d’experts ont été organisées conjointement avec l’OMS, portant sur des questions de sécurité alimentaire liées à l’utilisation des additifs alimentaires et des médicaments vétérinaires dans la production alimentaire et aux contaminants alimentaires microbiologiques et chimiques.
  • Conjointement avec l’OMS, trois conférences régionales sur la sécurité sanitaire des aliments ont été organisées en Asie, en Afrique, dans les Amériques et les Caraïbes, ainsi qu’un deuxième Forum mondial des responsables de la sécurité sanitaire des aliments (voir encadré).



Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires (Codex Alimentarius)

La Commission du Codex a terminé toutes les activités prévues pour l’exercice biennal 2004-05 en adoptant trente-neuf normes ou textes connexes du Codex, nouveaux ou révisés, ainsi qu’un certain nombre de recommandations sur les concentrations maximales d’additifs alimentaires et de contaminants et les limites maximales de résidus de pesticides et de médicaments vétérinaires. La Commission a poursuivi la mise en œuvre des propositions issues de l’Évaluation conjointe FAO/OMS du Codex Alimentarius et des autres travaux réalisés en 2002 par la FAO et l’OMS en matière de normes alimentaires. La Commission a notamment renforcé les fonctions de gestion des programmes et de planification stratégique de son Comité exécutif et inclus les coordonnateurs des régions, qui comptent désormais au nombre de ses membres. Soulignant l’importance de la coopération et de la coordination avec d’autres organisations intergouvernementales dans le domaine de l’établissement des normes, la Commission a renforcé ses liens mutuels avec l’OIE. La participation des membres des pays en développement aux travaux de la Commission a été facilitée par le projet et le fonds fiduciaire FAO/OMS à l’appui de la participation au Codex, qui est devenu opérationnel en mars 2004.



Contrôle de la qualité des aliments, protection du consommateur, évaluation de la sécurité sanitaire des aliments et système d’alerte rapide

Les ressources procurées par les arriérés de contributions ont permis au Service de la qualité des aliments et des normes alimentaires de terminer ses activités prévues pour l’exercice biennal et d’inclure plusieurs activités de formation ainsi que la publication d’une série d’instruments techniques dans toutes les langues officielles. Douze pays ont notamment reçu une aide pour examiner et réorganiser leurs systèmes de sécurité sanitaire des aliments, et dix autres pour créer et mettre en service des Comités du Codex au plan national. Conjointement avec l’OMS, trois conférences régionales sur la sécurité alimentaire ont été organisées en Asie, en Afrique, dans les Amériques et les Caraïbes, et un deuxième Forum mondial des responsables de la sécurité sanitaire des aliments a eu lieu. Quatre sessions du Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA) et quatre autres réunions d’experts portant sur l’évaluation des risques causés par les organismes microbiologiques, les biotoxines, l’acrylamide et des substances sans DJA/LMR ont été organisées et leurs rapports publiés.


Incidences régionales
190.     En Amérique latine, en Asie et au Proche-Orient, la formation à la gestion des activités du Codex au plan national a eu un impact positif sur le niveau et la qualité de la participation des pays de la région aux travaux du Codex. Plus de mille cent professionnels ont été formés dans huit ateliers subrégionaux et quarante ateliers nationaux organisés dans la région andine sur des questions liées à la sécurité sanitaire des aliments. La formation de plus de deux cents formateurs professionnels d’Afrique, d’Asie, du Proche-Orient, d’Amérique latine et des Caraïbes aux pratiques de manipulation permettant de préserver la qualité et la sécurité sanitaire des fruits et des légumes frais devrait avoir un impact positif sur l’accès de ces produits aux marchés d’exportation internationaux. Une aide technique en matière de nutrition et de sécurité alimentaire des ménages a été fournie à plusieurs pays, notamment l’Afghanistan, le Burundi, la Mauritanie ainsi que des pays des Caraïbes et des régions touchées par le tsunami.

Ressources extrabudgétaires
191.     Une aide technique concernant la nutrition dans les communautés et en milieu scolaire a été fournie par le biais du Programme de coopération technique et du Programme de coopération FAO/gouvernements dans dix-huit pays. Des notes d’information sur la nutrition, la sécurité sanitaire des aliments et la protection des consommateurs ont été élaborées en vue de promouvoir les Directives volontaires sur le droit à l’alimentation. La FAO, en coopération avec l’Association mondiale des guides et des éclaireuses, a commencé à élaborer un livre illustré pour enfants sur le droit à une alimentation adéquate. La collaboration a été renforcée avec des partenaires appartenant au système des Nations Unies, notamment l’OMS, en ce qui concerne l’usage des fruits et des légumes pour améliorer la santé et les revenus, et les environnements scolaires « favorables à la nutrition ». La FAO a également coopéré avec l’UNICEF16 pour élaborer du matériel pédagogique en Zambie, et avec le PAM pour promouvoir des jardins potagers scolaires.

Programme 2.2.2: Information en matière d’alimentation et d’agriculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 33 917  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (980)  
  Programme de travail final 32 937  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 32 924  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 13  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (2,9%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 12 131  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 3 418  
  Total exécution du Programme de terrain 15 549  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,5  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 2 076  


Réalisations
192.     Le programme compte parmi les instruments dont dispose la FAO pour s’acquitter de sa mission, qui consiste à répondre aux besoins d’information de ses Membres et de la communauté internationale en collectant des statistiques sur l’alimentation et l’agriculture, concernant notamment la production, le commerce, l’approvisionnement alimentaire et la consommation, voire d’autres statistiques socioéconomiques liées à l’agriculture. Il fournit également une aide au niveau national dans le but de renforcer les capacités de diffusion électronique des informations et d’améliorer les systèmes d’information technique et statistique.

  • Parmi les réalisations marquantes, citons: La modernisation de FAOSTAT, financée par des arriérés de contribution, a eu les résultats suivants: l’élaboration de nouveaux cadres statistiques, l’amélioration de la méthodologie et de la qualité des données, la création d’un système de métadonnées statistiques, de nouvelles techniques de compilation, de traitement et de diffusion des données, et le développement et le déploiement de CountrySTAT (voir encadré).
  • Les principales publications statistiques de la FAO ont été regroupées dans un Annuaire statistique de la FAO 2005 en deux numéros, et des annuaires régionaux ont été publiés.
  • La collecte de données concernant les prix payés aux agriculteurs a été relancée en 2004 après une interruption de plusieurs années. Les données ont été mises à jour en 2005.
  • Le programme du recensement mondial de l’agriculture 2010 a été publié afin d’aider les pays à effectuer le recensement de leur agriculture pendant la période 2006-2015.
  • Le nouveau service « Ask FAO » et le site web sur les « Meilleures pratiques » sont prêts et désormais accessibles.
  • Des directives, des outils, des normes et un guide de publication sur le web ont été élaborés en vue d’améliorer l’accès aux multiples informations contenues dans le Centre mondial d’information agricole. Le nombre d’accès des utilisateurs est passé de quarante millions par mois (soit 1,5 million de visites mensuelles) à la fin de 2003 à cent millions par mois (plus de quatre millions de visites mensuelles) à la fin de 2005 (voir encadré).
  • Les publications de la FAO ont été largement diffusées par le biais de l’Archive des documents de l’organisation, et 6 400 documents ont été ajoutés au catalogue pendant l’exercice biennal.
  • Le programme stratégique intitulé « Combler le fossé numérique » (222S2) a été lancé pour améliorer le rôle de l’échange des connaissances et de l’accès à l’information dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Un nouveau site web a été élaboré. Des réseaux collaboratifs ont été créés et renforcés, et une consultation d’experts a permis d’élaborer une nouvelle vision du Système international d’information pour les sciences et la technologie agricoles (AGRIS).
  • De nouveaux modules du Kit de ressources pour la gestion de l’information (IMARK) ont été publiés, et un nouveau site web, copublié, a été lancé, incluant des versions en ligne de ces modules (voir le soutien extrabudgétaire).
  • Par le biais du consortium du système des Nations Unies pour l’acquisition d’informations électroniques (UNSEIAC), l’amélioration de l’accès aux ressources d’informations électroniques s’est poursuivie, et la bibliothèque de la FAO a collaboré avec cinquante-cinq institutions participantes afin de partager les frais d’acquisition de sources électroniques très coûteuses, ce qui a contribué à réduire les coûts et à élargir l’accès aux contenus dans l’ensemble du système des Nations Unies.


Incidences régionales
193.     Des Centres de démonstration nationaux ont été créés en vue de renforcer la capacité des organisations nationales de statistiques en matière de conception, de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion de statistiques sur l’insécurité alimentaire, issues de leurs enquêtes sur les ménages. Des partenariats avec des institutions régionales pertinentes ont été renforcés en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu’au Proche-Orient, en vue d’établir des réseaux pilotes AGRIS nationaux et des systèmes pilotes de communication et d’information rurales. Parmi les publications régionales, citons notamment les suivantes: Selected Indicators for Food and Agriculture for Arab States 1999-2003; Africa Statistical Yearbook and Selected Indicators of Food and Agriculture 1993-2003; et Selected Indicators of Food and Agriculture Development in Asia and Pacific Region 1994-2004.

Ressources extrabudgétaires
194.     Plus de quarante partenaires et institutions ont apporté leur concours au développement des modules d’apprentissage électronique IMARK par le biais de fonds, d’expertise, d’examens par des spécialistes et de la diffusion aux niveaux national et international. Les contributions extrabudgétaires aux modules IMARK les plus récents ont dépassé de 60 pour cent le coût total du développement, y compris l’adaptation à d’autres langues. Deux nouveaux modules principaux, l’un à l’appui des systèmes d’information sur la sécurité alimentaire, l’autre à l’appui du droit à l’alimentation, ont été lancés en 2005, entièrement financés par des contributions extrabudgétaires.


FAOSTAT et CountrySTAT

Grâce aux arriérés de contributions, FAOSTAT a fait l’objet d’une refonte, notamment en ce qui concerne les éléments suivants: cadre méthodologique, systèmes de traitement et de diffusion, couverture, classifications, bases de données statistiques et de métadonnées. Capable désormais de fournir des statistiques actualisées et fiables, FAOSTAT est la seule base de données de statistiques agricoles dans le monde. Elle est riche de plus de trois millions de données chronologiques et intersectorielles concernant la situation de l’alimentation et de l’agriculture dans 210 pays et plus de 250 produits de base et d’intrants. Sa nouvelle version nationale, CountrySTAT, est élaborée et déployée dans plusieurs pays pilotes (le Ghana, le Kenya et le Kirghizistan). Elle fournit un accès bilatéral entre les statistiques nationales et internationales sur l’alimentation et l’agriculture. La famille de base de données FAOSTAT et CountrySTAT est organisée en modules articulés autour d’un noyau analytique qui regroupe et intègre les données contenues dans des bases de données thématiques couvrant des domaines comme la production, la consommation, le commerce, les prix et les ressources agricoles.



Centre mondial d’information agricole (WAICENT)

L’autoévaluation a permis de déterminer que le programme WAICENT était globalement apprécié par les utilisateurs extérieurs, qui estiment que le site web de la FAO est une ressource très utile. Les publications en texte intégral et les statistiques sont particulièrement appréciées. L’un des résultats les plus intéressants a été la grande variété des types de recherche et des intérêts manifestés par les publics ciblés, ce qui a permis de perfectionner le service de questions/réponses « Ask FAO » et de jeter les bases des futurs réseaux de connaissances thématiques. L’évaluation a également permis de mieux connaître les profils des utilisateurs selon les régions, d’améliorer l’analyse du trafic et de mettre à jour le portail WAICENT.


Programme 2.2.3: Suivi, évaluation et perspectives de l’alimentation et de l’agriculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 15 119  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 485  
  Programme de travail final 15 604  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 15 599  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 5  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 3,2%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 2 850  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 395  
  Exécution de projets du PCT 108  
  Total exécution du Programme de terrain 3 353  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 652  


Réalisations
195.     Le programme a pour but de satisfaire les besoins des Membres qui exigent des informations pertinentes et actualisées ainsi que des évaluations de la situation concernant l’offre et la demande de denrées alimentaires, les perspectives des produits agricoles de base, des analyses stratégiques et des études prospectives sur l’agriculture, l’alimentation et la sécurité alimentaire aux niveaux national, régional et mondial. Parmi les principales réalisations de l’exercice biennal, citons les suivants:

  • La première publication conjointe OCDE-FAO17 des Perspectives agricoles mondiales 2005-2014 (voir encadré).
  • La publication du premier numéro de la nouvelle publication phare de la FAO, intitulée Situation des marchés des produits agricoles (SOCO).
  • La publication du second numéro de la nouvelle version du Rapport sur les marchés des produits, qui se concentre exclusivement sur des analyses approfondies des questions que la FAO considère comme capitales pour le développement du marché mondial des produits agricoles.
  • La mise au point d’un nouveau modèle de simulation des produits de base (COSIMO), en partenariat avec l’OCDE.
  • Le système mondial d’information et d’alerte rapide pour l’alimentation et l’agriculture SMIAR a effectué trente-trois évaluations des cultures et des disponibilités alimentaires et communiqué vingt-six avis d’alertes spéciales concernant l’Afrique, l’Asie, l’Amérique centrale et l’Amérique latine sur des sujets divers.
  • L’outil web permettant d’établir des rapports sur les crises alimentaires et la surveillance a été nettement amélioré. Le site web du système mondial d’information et d’alerte rapide pour l’alimentation et l’agriculture a été entièrement refondu. Il est devenu disponible dans les cinq langues de l’Organisation à partir de 2004.
  • Deux éditions de la Situation de l’alimentation et de l’agriculture (SOFA) ont été publiées, se concentrant sur un seul thème principal (voir encadré).


Incidences régionales
196.     Des versions régionales de la Situation de l’alimentation et de l’agriculture (SOFA) ont été préparées pour l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine et les Caraïbes. Elles ont été présentées lors des conférences régionales de la FAO et des réunions de l’Union africaine.

Ressources extrabudgétaires
197.     La portée, l’exhaustivité et la qualité des rapports de missions d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires ont été renforcées par des améliorations méthodologiques financées par des donateurs.


OCDE-FAO Perspectives agricoles 2005-2014

Au cours du présent exercice biennal, la FAO et l’OCDE ont développé conjointement un outil analytique radicalement nouveau pouvant réaliser des simulations à moyen terme sur les produits ainsi que des analyses des politiques commerciales concernant les principales denrées alimentaires. Cette coopération exemplaire entre deux institutions, voire entre certaines de leurs divisions, a abouti à la publication conjointe des Perspectives agricoles 2005-2014. La FAO a pris l’initiative d’élaborer les évaluations et les modules du cadre analytique et a donc utilisé son avantage comparatif pour faire en sorte que les perspectives à moyen terme, qui étaient réalisées tous les cinq à sept ans, puissent désormais l’être tous les ans. En outre, les évaluations sont devenues beaucoup plus fiables parce que les ressources et l’expertise qui sont à la base de l’analyse sont mises en commun par les deux institutions et sont donc nettement supérieures à celles dont disposent séparément les deux institutions.



La situation de l’alimentation et de l’agriculture

Les éditions 2004 et 2005 du rapport sur la Situation de l’alimentation et de l’agriculture sont largement citées et utilisées par la communauté internationale engagée dans le développement, notamment les universités, les centres de recherche et les pays donateurs. L’édition 2004 du rapport sur la situation de l’alimentation et de l’agriculture qui a pour titre Les biotechnologies agricoles: une réponse aux besoins des plus démunis? a remporté l’adhésion de plus de 650 chercheurs et économistes du monde entier. L’American Agricultural Economics a décerné à ce rapport le prix de la qualité de la communication. Il a en outre été sélectionné comme document scientifique de consensus par l’organisation Greenfacts, basée aux Pays-Bas. Plusieurs chapitres du rapport sont en cours de réimpression dans la série Edgar Elgar intitulée Critical Writings in Economics. L’édition 2005 du rapport sur la situation de l’alimentation et de l’agriculture intitulé Commerce des produits agricoles et pauvreté: le commerce peut-il aider les pauvres? a également été largement citée et, comme l’édition 2004, utilisé dans les écoles à des fins pédagogiques. De nombreuses sections sont réimprimées sous la forme de chapitres. Les demandes de présentations sont constantes et ces rapports sont parmi les plus consultés sur la page web de la FAO.


Programme 2.2.4: Politiques relatives à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à l’agriculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 13 024  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (195)  
  Programme de travail final 12 829  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 12 819  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 10  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (1,5%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 12 501  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 3 851  
  Exécution de projets du PCT 1 547  
  Total exécution du Programme de terrain 17 899  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,4  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 387  


Réalisations
198.     Ce programme vise à améliorer durablement le niveau de vie et la situation nutritionnelle des populations en tirant un parti maximal des contributions de l’agriculture au développement économique et rural et à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire. Parmi les réalisations marquantes, citons les suivantes:

  • Les politiques concernant les nouvelles tendances en matière de systèmes alimentaires ont été examinées par le biais de deux ateliers et de publications, notamment la revue électronique e-JADE.
  • Une réunion internationale sur le thème du « Développement rural et agricole au vingt et unième siècle: leçons du passé et politiques pour l’avenir » s’est tenue à Pékin.
  • L’aide technique a concerné principalement la conception et la mise en œuvre des dispositifs de protection sociale, notamment dans le contexte du droit à l’alimentation. Elle s’est efforcée de tirer les enseignements du passé afin de contribuer à l’élargissement du Programme spécial pour la sécurité alimentaire.
  • La publication de plus de dix notes techniques et notes d’orientation sur des questions diverses relatives aux négociations commerciales menées dans le cadre de l’OMC; l’organisation de huit ateliers régionaux sur des questions concernant les négociations dans le cadre de l’OMC; et l’organisation de plusieurs tables rondes informelles réunissant des experts à Genève afin d’être en contact direct avec les négociateurs commerciaux.
  • Plusieurs consultations d’experts sur les politiques et les marchés des produits ont été organisées.
  • La collaboration avec d’autres institutions internationales a été renforcée, notamment avec la Banque mondiale et le PAM.


Incidences régionales
199.     Plusieurs domaines de travail avaient une optique régionale:

  • Un volume de la série Examen des problèmes actuels et émergents en matière d’analyse économique et de recherche sur les politiques (CUREMIS) a été publié.
  • Deux projets ont été réalisés en Amérique centrale concernant la manière d’associer les petits agriculteurs aux réseaux de distribution modernes et de dynamiser la formation de coalitions entre diverses parties prenantes.
  • Des contributions techniques ont été apportées aux ateliers régionaux en Asie sur les rôles du commerce international et des réserves alimentaires dans l’amélioration de la sécurité alimentaire.
  • Des études de cas sur l’évaluation des stratégies en matière de sécurité alimentaire ont été réalisées au Bhoutan et au Mozambique. D’autres études de cas sur les situations de crises prolongées ont été conduites en Afghanistan et au Soudan.
  • Un soutien à la Communauté du développement de l’Afrique australe (SADC) en vue de préparer le Sommet extraordinaire sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, tenu à Dar-es-Salaam.
  • Des réponses immédiates aux besoins alimentaires, fondées sur des mesures de protection sociale, ont été mises en œuvre en Amérique latine, puis transposées dans d’autres régions.
  • Une évaluation des systèmes d’alerte rapide dans trois sous-régions d’Afrique a été préparée.
  • Le programme de sécurité alimentaire de la région des Caraïbes a contribué à repositionner l’agriculture dans la région.


Ressources extrabudgétaires
200.     Un appui budgétaire a été fourni à plusieurs activités:

  • Un appui technique et financier a été fourni aux gouvernements pour inclure la sécurité alimentaire dans les Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). D’autres initiatives en matière de politiques ont été prises au niveau national avec le soutien du Programme de partenariat FAO/Pays-Bas. Des études de cas ont reçu le soutien de la Commission européenne.
  • Le soutien extrabudgétaire fourni par le Japon a financé le projet « Rôles de l’agriculture ». Un soutien a également été accordé au titre du Programme de partenariat entre la Norvège et la FAO.
  • Les travaux sur le « commerce équitable » se sont nettement renforcés grâce à l’appui de financements externes importants.
  • Plus de dix consultations d’experts sur des questions de négociation avec l’OMC ont été conduites avec l’appui de financements extrabudgétaires.
  • Des projets de terrain ont été exécutés en Afrique, au Proche-Orient et en Asie dans le but d’améliorer les systèmes d’information sur la sécurité alimentaire et les évaluations de la vulnérabilité en vue de formuler des politiques alimentaires et de mettre sur pied des interventions en matière de sécurité alimentaire. Des programmes régionaux d’amélioration de la sécurité alimentaire ont également bénéficié d’un appui.
  • Les progrès accomplis conjointement avec le PAM dans le renforcement des évaluations des besoins en matière de sécurité alimentaire ont permis de créer des synergies entre les deux organisations. D’autres partenariats techniques ont été noués avec le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), le réseau du système d’alerte précoce contre la famine (FEWS NET) et l’UNICEF. Le soutien de la Communauté européenne, du Programme de partenariat FAO/Pays-Bas et de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a renforcé les capacités de la FAO sur le terrain.


Grand Programme 2.3: Pêches

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 47 222  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 75  
  Programme de travail final 47 297  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 47 263  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 34  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,2%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 36 906  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 16 839  
  Exécution de projets du PCT 7 458  
  Total exécution du Programme de terrain 61 204  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,3  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 5 274  


207.     Durant l'exercice biennal, le Département des pêches a intensifié ses activités pour développer et gérer les pêches et l'aquaculture sur une base durable à long terme dans le cadre du Code de conduite pour une pêche responsable et des autres instruments internationaux, régionaux et nationaux connexes. Il a déployé des efforts considérables pour des secours d'urgence et des activités de redressement après la catastrophe provoquée par le Tsunami, fin 2004.

Programme 2.3.1: Information sur les pêches

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 7 573  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 175  
  Programme de travail final 7 748  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 7 740  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 8  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 2,3%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 1 477  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 94  
  Total exécution du Programme de terrain 1 571  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 330  


Réalisations
208.     Ce programme fournit aux Membres des informations et des statistiques exhaustives sur la pêche et l'aquaculture à l'appui de l'analyse, de l'élaboration des politiques et de la planification, dans le cadre de la Stratégie de la FAO visant à améliorer l'information sur la situation et les tendances des pêches de capture, Stratégie STP adoptée par le Comité des pêches et le Conseil et entérinée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2003. Ce programme, dont la portée est mondiale, repose toutefois en grande partie sur une collaboration officielle et officieuse avec des organismes régionaux des pêches (CGPM, CPCA, COPACE, CAPP, CTOI, COPACO, CORÉPÊCHES18) et d'autres institutions. Les principales réalisations ont été les suivantes:

  • Le lancement du projet FishCode–STP (avec des fonds du Japon, de la Norvège et des États-Unis) visant à mettre en œuvre la Stratégie STP (voir encadré).
  • L'amélioration ultérieure de la qualité des statistiques et des informations, conformément à la Stratégie-STP, avec l'introduction d'un classement plus détaillé des espèces et des produits, par l'utilisation de ARTFISH pour développer les statistiques, par le renforcement de FIGIS et FAOSTAT2, par les partenariats FIRMS et ASFA, par le CWP19 et les réseaux de bibliothèques.
  • Le Partenariat FIRMS a été établi et un système a été conçu pour rassembler les informations les plus exhaustives et les plus fiables au niveau mondial sur la situation et les tendances des pêches et des ressources halieutiques provenant de dix organismes régionaux des pêches et d'autres organismes intergouvernementaux (activité financée par des arriérés).
  • L'élaboration des premiers inventaires mondiaux des pêches et des ressources halieutiques, prônée par la Stratégie STP, a été intensifiée et complétée pour la moitié environ des eaux marines mondiales.
  • Le projet FishCode-STP a élaboré des méthodes permettant de décrire et d'évaluer les méthodologies nationales en matière de statistiques halieutiques.
  • La préparation et la publication de deux volumes de directives sur la conception des systèmes de collecte et de partage des données pour les pêches gérés conjointement, servant de contribution à la section sur les pêches du chapitre sur l'alimentation de l'Évaluation des écosystèmes en début de Millénaire des Nations Unies, la mise au point finale du Manuel sur les normes en matière de statistiques halieutiques destiné à être publié sur Internet et la préparation de la Partie 1 de La Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture (SOFIA).
  • Une forte croissance de l'utilisation de FIGIS, d'après une analyse des statistiques d'utilisation et d'après les constatations de l'autoévaluation entreprise en 2004.
  • La base de données ASFA a atteint un million d'entrées, son utilisation a continué à croître et une association de bibliothécaires professionnels a classé une fois encore ASFA comme la première base de données bibliographiques du monde pour les sciences aquatiques et les pêches.
  • La tenue de la trente et unième Conférence annuelle de l'Association internationale des bibliothèques et centres de documentation en sciences aquatiques et marines (IAMSLIC) qui a mis l'accent sur les réalisations et les activités en matière d'informations du Département des pêches, en particulier en ce qui concerne le Code de conduite.


Incidences régionales
209.     Certains programmes mondiaux ont eu des incidences régionales. Le Partenariat ASFA s'est élargi à de nouveaux partenaires: Indonésie, CTOI, Mauritanie, CPS, Sénégal, Iran et Nigéria. Le Partenariat FIRMS s'est élargi avec la participation de la CCAMLR, d'EUROSTAT, de la NAFO et du SEAFDEC20.

210.     Dans la région Asie-Pacifique, un appui technique a été fourni à un projet régional de « Renforcement des capacités de collecte d'informations sur les pêches » avec le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et le Timor-Leste. En partenariat avec le SEAFDEC, des avis techniques ont été fournis pour la collecte et l'analyse d'informations dans les pays de l'ANASE. Dans le cadre de l'APFIC, des avis techniques ont été fournis en ce qui concerne les informations et les statistiques des pêches, en particulier sur les poissons de rebut. Un projet de coopération technique régional portant sur la qualité des informations concernant les pêches intérieures, a été mis en place et exécuté. Le projet FishCode-STP a organisé un atelier régional sur les statistiques halieutiques pour les pays d'Asie du Sud-Est, en collaboration avec SEAFDEC. En Chine, deux enquêtes pilotes sur la collecte des données statistiques dans les principaux ports ont reçu une assistance technique et un soutien financier et une version chinoise des « Directives pour la collecte systématique des données sur les pêches de capture » a été publiée.

211.     Dans la sous-région du Pacifique Sud, un appui a été fourni pour l'amélioration des statistiques sur les pêches côtières et de subsistance et de l'aquaculture et un atelier de formation régional conjoint SPC/FAO sur la gestion et les statistiques des pêches a été organisé. Un projet de coopération technique sur le renforcement de la législation sur les pêches côtières dans les États insulaires du Pacifique de Micronésie a été mis en œuvre et un atelier régional conjoint SPC/WPRFMC/FAO sur la législation des pêches et la gestion des pêches communautaires a été organisé et une session du programme a porté sur les statistiques des pêches. Une étude sur l'amélioration de la collecte des données et des statistiques des pêches dans les États fédérés de Micronésie a été effectuée.

212.     En Amérique latine, un projet de coopération technique a été mis en œuvre pour améliorer les statistiques des pêches au Guatemala et aider à établir une base de données et des protocoles, afin de recueillir des informations dans certains lieux de débarquement des pêches artisanales. Un autre projet de coopération technique a été exécuté pour améliorer les statistiques des pêches et de l'aquaculture au Brésil et une étude a été menée à la demande du Gouvernement argentin pour renforcer le système statistique à l'appui de la gestion des pêches.

213.     Dans la région Afrique, une assistance technique a été fournie à certains pays pour renforcer leurs capacités en matière de collecte, traitement et analyse des statistiques des pêches, dans le cadre de missions d'experts et d'ateliers entrepris en Angola et à Sao-Tomé. La Géorgie a reçu une aide pour la mise en place d'un système statistique pour les pêches artisanales. Un atelier national sur les méthodes statistiques a été organisé au Liban.

Ressources extrabudgétaires
214.     La France a mis à disposition les services d'un cadre-associé travaillant sur le système FIGIS/FIRMS. Des fonds ont été accordés par le Département du développement international du Royaume-Uni (DFID)/MRAG pour élaborer et publier des directives portant sur la conception de systèmes de collecte et de partage des données sur les pêches en cogestion. L'éditeur d'ASFA a fourni une contribution au Fonds fiduciaire ASFA pour son renforcement, en particulier dans les pays en développement, pour des redevances sur les ventes. Un projet de formation à la gestion des informations statistiques sur les pêches a été mis en œuvre au Viet Nam.


Lancement d'un projet destiné à améliorer la surveillance de la situation et des tendances des pêches

Afin de promouvoir et soutenir la mise en œuvre de la Stratégie STP, le projet FishCode-STP a été lancé fin 2004 avec des fonds du Japon, de la Norvège et des États-Unis. Ce projet vise à mettre au point des inventaires, des méthodes et des directives opérationnelles pour améliorer les rapports sur la situation et les tendances, notamment en ce qui concerne l'utilisation des pêches artisanales et l'approche écosystémique des pêches. Les activités de terrain visent à renforcer les capacités des pays en développement, à améliorer les systèmes nationaux de surveillance des pêches et à renforcer le rôle des organes régionaux des pêches en matière d'information.

En 2005, ce projet a organisé trois grandes réunions internationales conjointement avec d'autres organismes, notamment un atelier régional pour l'Asie du Sud-Est (avec SEAFDEC), un atelier mondial sur le rôle des organes régionaux des pêches dans la mise en œuvre de la Stratégie STP (avec CWP) et un atelier mondial sur l'évaluation interdisciplinaire des pêches artisanales (avec WFC).


Programme 2.3.2: Ressources halieutiques et aquaculture

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 12 358  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 370  
  Programme de travail final 12 728  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 12 718  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 10  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 3,0%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 11 655  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 1  
  Exécution de projets du PCT 2 649  
  Total exécution du Programme de terrain 14 305  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,1  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 870  


Réalisations
215.     Le Programme 2.3.2 aide les États Membres à faire en sorte que leurs pêches marines et continentales et leur aquaculture contribuent de manière durable aux approvisionnements vivriers, à la sécurité alimentaire et à la croissance économique générale sans perdre de vue l'état des ressources et de l'écosystème. Durant l'exercice 2004-05, la mise en œuvre du programme a été largement conforme aux plans.

216.     En ce qui concerne les pêches de capture dans les eaux marines, le programme a contribué à:

  • Mieux identifier les ressources, notamment par un catalogue des requins dans le monde, et élaborer des systèmes d'information mondiaux comme FIGIS et FIRMS.
  • Adapter et intégrer les méthodes d'évaluation des ressources, par exemple en ce qui concerne l'évaluation des risques pour dresser la liste des espèces dans la CITES21, et élaborer des méthodes bayesiennes d'évaluation des stocks.
  • Mettre en œuvre l'approche écosystémtique de la pêche, notamment par l'élaboration de directives techniques et l'analyse des interactions entre les tortues et les pêches.
  • Améliorer la surveillance globale des ressources des pêches marines mondiales, notamment par: une étude à jour de l'état des ressources halieutiques marines mondiales; une étude des stocks de poissons migrateurs, chevauchants et de haute mer comme contribution à la Conférence des Nations Unies de 2006 sur l'Accord sur les stocks de poisson.


217.     En ce qui concerne les pêches de capture dans les eaux intérieures et l'aquaculture, le programme a contribué à assurer:

  • L'élaboration d'une base conceptuelle améliorée pour le développement responsable, y compris l'utilisation responsable des espèces exotiques; l'étude de la culture en nasses; l'utilisation des ressources mondiales en semences; la remise en état de l'habitat des pêches en eaux intérieures, la surveillance et le zonage des maladies aquatiques, les directives sur la biosécurité des écloseries de crevettes et, de façon plus générale, l'interaction entre aquaculture et pêches.
  • L'élaboration ultérieure de bases de données et de méthodes d'évaluation par l'intermédiaire du SIG22 et des systèmes d'information sur Internet; la biodiversité utile pour la riziculture/pisciculture; le Système d'information pour la prévention des agents pathogènes d'animaux aquatiques, mis au point avec le Réseau de Centres d'aquaculture pour la région Asie-Pacifique; et la base de données sur les introductions d'espèces aquatiques.
  • La surveillance et l'établissement de rapports à l'échelle mondiale, en mettant l'accent sur une série d'études régionales (40 Vues d'ensemble des législations nationales sur l'aquaculture, 120 Vues générales des systèmes aquacoles nationaux et 30 notes d'information sur les espèces aquacoles).


Incidences régionales
218.     En Afrique, les activités d'élevage en nasses ont permis de sensibiliser la population et de promouvoir ce type d'exploitation. Les résultats de l'étude régionale sur le développement de l'aquaculture dans la région Afrique ont été utilisés par la Banque africaine de développement pour concevoir un programme de promotion des activités aquacoles dans la région. Une assistance a été fournie pour l'évaluation des ressources en particulier au large de l'Afrique de l'Ouest, de nouveaux projets ont été établis et des fonds ont été mobilisés pour poursuivre les activités permettant d'améliorer l'évaluation et la gestion des pêches et de renforcer l'approche écosystémique aux pêches dans les prochaines années. Une étroite collaboration a été instaurée avec d'autres projets financés par le Fonds pour l'environnement mondial dans le cadre d'un vaste écosystème marin.

219.     Dans la région Asie-Pacifique, des études ont porté sur: le cadre de la gestion des pêches au Cambodge; l'élaboration des meilleures pratiques d'élevage aquacole des crevettes et l'introduction d'espèces nouvelles dans l'élevage des crevettes; les interventions d'urgence contre les maladies dans un projet d'élevage de carpes koi (Indonésie); une étude des méthodes de renforcement des stocks pour la pêche dans les eaux intérieures; l'aquaculture biologique (Viet Nam); la biodiversité et la nutrition en riziculture (RPD Lao et Thaïlande); la gestion des vastes écosystèmes marins dans le Golfe du Bengale; et l'étude régionale de l'aquaculture. Une assistance a également été fournie pour évaluer l'incidence du Tsunami ainsi que les activités de secours et de redressement.

220.     En Amérique latine et aux Caraïbes, le programme a suscité un vif intérêt pour les systèmes d'exploitation associant riziculture et pisciculture. Une aide a été fournie pour la mise en place d'une approche écosystémique aux pêches dans les Petites Antilles, du Plan d'action international sur les requins et de l'approche écosystémique des pêches en général.

221.     De façon générale, le programme a continué à accorder la priorité aux problèmes les plus urgents des ressources halieutiques particulièrement vulnérables des fonds marins et autres stocks chevauchants et de haute mer présentant un intérêt mondial. Il a poursuivi la mise en œuvre de l'approche écosystémique des pêches dans les Caraïbes, dans le sud-ouest de l'océan Indien, dans le Golfe du Bengale, ainsi que dans l'ouest et le sud-ouest de l'Afrique et dans les Petites Antilles. Ce programme a également permis d'entreprendre, en collaboration avec WFC, une approche à l'évaluation interdisciplinaire des pêches artisanales. Une étude mondiale de la situation de l'aquaculture a été entreprise, par une série d'examens régionaux et une synthèse mondiale. Ce document a été utilisé par la Banque mondiale pour établir son document conceptuel sur l'aquaculture. L'intérêt international accru pour la situation de l'exploitation des ressources marines biologiques et la nécessité de promouvoir une approche écosystémique des pêches a dépassé ce qui était prévu. Une étude mondiale améliorée et mise à jour de la situation des ressources halieutiques dans le monde a été publiée durant l'exercice biennal et l'ONU a été invitée à prêter une attention particulière à l'analyse de la situation des stocks de grands migrateurs et des stocks chevauchants et autres ressources de haute mer, aux requins vulnérables et aux ressources des fonds marins.

Ressources extrabudgétaires
222.     En général, les synergies entre activités normatives et opérationnelles ont été favorisées par divers projets du Programme de coopération FAO/gouvernements (financés par l'Italie, le Japon, la Norvège et l'Espagne) et ont permis à la fois aux projets et aux entités de programme connexes d'atteindre leurs buts et objectifs respectifs. Ce programme a également permis d'entretenir et de développer une collaboration et un partenariat avec quelques universités, musées et centres de recherche, notamment pour des activités d'identification des espèces et d'évaluation des ressources. Certaines activités importantes ont été effectuées en partenariat avec d'autres organisations régionales et internationales, gouvernementales ou non-gouvernementales, telles que l'OMI, le RCAAP, le WWF, l'UICN, la CDB, la FEAP23, le WFC, etc.


Réseaux d'aquaculture

En réponse aux recommandations du Sous-Comité de l'aquaculture du Comité des pêches, des consultations ont été organisées pour étudier la possibilité de créer des réseaux d'aquaculture, comme le Réseau de centres d'aquaculture pour la région Asie-Pacifique (RCAAP) dans d'autres régions du monde, possibilité qui a été accueillie favorablement dans toutes les régions. En novembre 2004, le Réseau de centres d'aquaculture pour la région d'Europe orientale, composé de 31 institutions provenant de 13 pays d'Europe centrale et orientale, a été établi. L'Institut hongrois de recherche sur les pêches, l'aquaculture et l'irrigation a été chargé de la coordination. L'établissement de réseaux semblables en Amérique latine et en Afrique est en cours.


Programme 2.3.3: Exploitation et utilisation des ressources halieutiques

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 9 882  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (325)  
  Programme de travail final 9 557  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 9 550  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 7  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (3,3%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 2 203  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 16 624  
  Exécution de projets du PCT 2 517  
  Total exécution du Programme de terrain 21 344  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 367  


Réalisations
223.     Ce programme appuie l'amélioration de la production, de l'utilisation et du commerce responsable et durable des produits de la pêche, dans le cadre du Code de conduite pour une pêche responsable. Il vise à limiter les effets néfastes des engins de pêche sur l'environnement, à réduire les pertes, à promouvoir l'utilisation efficace et durable des ressources halieutiques et le commerce responsable. Les principales réalisations ont été les suivantes:

  • Méthodologie d'évaluation des rejets et de réestimation des prises accessoires au niveau mondial.
  • Études de l'incidence des engins de pêche sur l'environnement.
  • Atelier de formation et publications sur l'utilisation des dispositifs d'exclusion des tortues et de réduction des captures accessoires.
  • Mise à jour des directives visant à éviter les prises accidentelles d'oiseaux.
  • Quatre ateliers régionaux sur les systèmes de surveillance par satellite des navires.
  • Révision du Code pour la sécurité des pêcheurs et des bateaux de pêche.
  • Réunion régionale du Pacifique Sud sur la sécurité en mer.
  • Monographies et ateliers locaux/nationaux sur le développement des micro-entreprises pour les communautés de pêcheurs artisanaux et sur le microcrédit pour les femmes.
  • Expérimentation et diffusion de techniques appropriées pour améliorer la préservation et l'utilisation du poisson pour la consommation humaine.
  • Assistance technique et formation aux systèmes de qualité et de sécurité, à la traçabilité et à l'analyse des risques.
  • Assistance technique et formation aux principales questions commerciales intéressant les pêches dans le cadre du programme de Doha pour le développement (OMC).
  • Succès de l'atelier régional d'experts des technologies halieutiques en Afrique et du sixième Congrès mondial sur le commerce et la sécurité sanitaire du poisson et des fruits de mer.


Incidences régionales
224.     Le programme a porté essentiellement sur l'aquaculture en Asie et dans une certaine mesure en Amérique latine, tandis que le soutien accordé à l'Afrique a concerné essentiellement les pêches de capture marine. De même, en Asie, le programme a été centré sur la collaboration régionale et le renforcement des réseaux, tandis qu'en Afrique et au Proche-Orient, les initiatives ont été davantage nationales.

225.     Deux ateliers régionaux sur le microfinancement (pour le développement durable des pêches de capture en eaux intérieures et la remise en état des pêches et de l'aquaculture dans les pays frappés par le Tsunami) et une consultation technique sur la conservation des tortues de mer et les pêches ont eu lieu en Asie en collaboration avec des fonctionnaires nationaux spécialistes des pêches et des représentants des institutions financières. En Afrique, une consultation d'experts des technologies de la pêche s'est tenue en Tanzanie, et un atelier régional sur les prises accessoires de la pêche à la crevette au chalut et l'approche écosystémique à la gestion des pêches s'est tenu au Mozambique dans le cadre de la Commission des pêches pour le Sud-Ouest de l'océan Indien (SWIOFC).

226.     Aux Caraïbes, un atelier régional a porté sur l’utilisation des informations démographiques et socioéconomiques pour la gestion des pêches et des zones côtières comprenant une visite interrégionale aux Philippines et en Malaisie de spécialistes des pêches venant des Caraïbes. Des travaux préparatoires ont été organisés pour l’élaboration de directives sur les bonnes pratiques d’aquaculture et l’analyse des risques aux points critiques (HACCP) en aquaculture et leur diffusion dans le cadre d’ateliers régionaux en Asie et en Amérique latine. Ces activités ont accru la sensibilisation de l’opinion à l’incidence des opérations de pêche sur l’environnement, elles ont renforcé le soutien aux pêches artisanales, les questions d’accès aux marchés, les mesures sanitaires et phytosanitaires, les obstacles techniques au commerce et la traçabilité multipliant les possibilités d’activités de la FAO dans ces domaines.

227.     L’aide importante pour la remise en état du secteur de la production du poisson, après le tsunami qui a frappé fin 2004 les pays bordant l’océan Indien, a permis de reprendre la pêche et d’élaborer des stratégies nationales de gestion responsable des pêches.

Ressources extrabudgétaires
228.     Les activités de ce programme ont bénéficié de plusieurs projets PCT en Afrique, de fonds extrabudgétaires du Fonds pour l’environnement mondial, de la Suède, du Fonds commun pour les produits de base, du Ministère des affaires étrangères norvégien et de la ville de Brême, de partenariats avec l’ONUDI, l’OMC, l’OMS et d’une collaboration avec les partenariats Fish InfoServices et Globefish.

229.     Ces ressources et ces partenariats ont aidé à mettre en œuvre des activités normatives visant à améliorer la sécurité sanitaire et l’efficacité des opérations de pêche artisanale, ainsi que la prévention des catastrophes et l’évaluation de leur incidence dans les communautés de pêcheurs. Il y a eu une forte synergie entre ces activités et l’aide d’urgence accordée après le tsunami, surtout pour l’évaluation des dégâts, la création et la construction d’engins de pêche, la sécurité en mer, etc.

230.     Le projet sur l’OMC et les pêches, financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement, a permis d’organiser trois ateliers régionaux en Afrique de l’Ouest pour examiner la question des conditions d’accès aux marchés et des négociations dans le cadre de l’OMC. Trois grands projets financés par le Fonds commun pour les produits de base portant sur les technologies apportant une valeur ajoutée au poisson ont été mis en œuvre en Amérique latine, au Proche-Orient et en Asie et un soutien a été apporté pour pouvoir entreprendre des projets similaires en Afrique et au Proche-Orient.


Tsunami


Le Département des pêches a aidé les pays victimes du tsunami de décembre 2004 à faire face aux effets directs et indirects de cette catastrophe sur les pêches et l’aquaculture. Il a apporté son soutien sous trois formes. Premièrement, en fournissant une aide technique et un soutien pour des projets d’appel accélérés visant essentiellement à reconstituer les moyens d’existence de la population en distribuant des moyens de production essentiels comme des bateaux, du matériel de pêche et de transformation et en reconstruisant le secteur des services et l’infrastructure connexes. Deuxièmement, en aidant les gouvernements à coordonner l’action des très nombreux organismes d’aide, essentiellement des ONG, dans leurs opérations de secours et de remise en état, afin d’assurer le redressement de la capacité de pêche jusqu’à des niveaux acceptables et la fourniture de matériel et d'installations de qualité. Troisièmement, en aidant les pays victimes du tsunami à concevoir et appliquer des stratégies et des projets à long terme visant à reconstruire un avenir durable pour les utilisateurs des ressources halieutiques et aquacoles. Cette dernière composante fait partie du programme mis en œuvre par le Département des pêches pour améliorer la gestion des pêches et le développement de l’aquaculture dans le cadre de la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable.


Programme 2.3.4: Politiques halieutiques

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 11 406  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (325)  
  Programme de travail final 11 081  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 11 074  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 7  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (2,8%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 21 571  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 214  
  Exécution de projets du PCT 2 198  
  Total exécution du Programme de terrain 23 984  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 593  


Réalisations
231.     Ce programme vise à promouvoir la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable, notamment en ce qui concerne les pêches en eaux intérieures et l'aquaculture. Il est centré sur les aspects sociaux et économiques des pêches de capture et de l'aquaculture, l'analyse, l'élaboration de politiques appropriées et de stratégies de gestion du secteur et le renforcement de la gouvernance. Les principales réalisations sont notamment les suivantes:

  • Publication et diffusion du SOFIA 2004.
  • Sensibilisation accrue aux aspects néfastes de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et élaboration de nombreux plans d'action nationaux pour lutter contre ce fléau.
  • Adoption de directives pour l'écoétiquetage du poisson et des produits dérivés provenant des pêches de capture marines.
  • Élaboration d'études sur des aspects spécifiques présentant un intérêt particulier au niveau mondial et pour les régions, notamment sur l'incidence de l'aquaculture commerciale sur la croissance économique, la lutte contre la pauvreté et la promotion de la sécurité alimentaire en Asie, en Afrique et en Amérique latine.
  • Participation accrue des pêcheurs aux processus et stratégies de gestion des pêches pour améliorer la contribution des pêches artisanales à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire.
  • Mise en place de nouveaux organes régionaux des pêches et reconnaissance de leur rôle accru dans la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable. Des mesures spéciales ont été prises pour renforcer les organes régionaux des pêches de la FAO et accroître leur efficacité ainsi que pour améliorer et intensifier la collaboration entre tous les organes régionaux des pêches relevant ou non de la FAO.
  • Succès d’ateliers régionaux et nationaux sur l'élaboration du Plan d'action pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée en mettant tout particulièrement l'accent sur la formation.
  • Succès de l'assistance apportée aux Membres pour la formulation de stratégies de gestion et de politiques halieutiques, soit directement à partir du siège, soit par l'intermédiaire des bureaux régionaux ou sous-régionaux et en coordination avec les Représentants de la FAO, le cas échéant.


Incidences régionales
232.     De nombreux pays collaborent déjà au niveau régional pour les questions halieutiques d'intérêt commun dans le cadre d'organisations régionales relevant ou non de la FAO. Lorsque ces organisations existent et qu'il y a déjà une collaboration de longue date, les efforts de mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable sont le prolongement logique des arrangements en vigueur. Une approche régionale est parfois absolument essentielle dans de nombreuses parties du monde, compte tenu de l'importance des pêches partagées et de la migration des pêcheurs. Il est également essentiel d'étudier les questions de contrôle de l'accès aux pêches et de surveillance des bateaux et les initiatives qui, dans le cadre de ce programme, ont permis d'accroître la collaboration à cet égard, en particulier en Afrique de l'Ouest.

233.     Des activités de renforcement des capacités et autres ont été financées et entreprises en 2004-05, notamment pour sensibiliser au Code de conduite pour une pêche responsable dans le cadre d'ateliers, réunions et publications spéciales (Consultation sur la régionalisation du Code de conduite - SEAFDEC) ainsi que par une assistance directe aux pays pour l'élaboration de plans d'action nationaux. De telles initiatives ont été entreprises en Amérique centrale, dans le cadre de l'Organización del Sector Pesquero y Acuícola del Istmo Centroamericano (OSPESCA) ainsi que dans plusieurs pays membres de l'Organización Latinoamericana de Desarrollo Pesquero (OLDEPESCA) pour l'élaboration de plans d'action visant à lutter contre la pêche illicite, pour gérer la capacité des flottilles et pour la gestion des requins. Plusieurs ateliers sur le Plan d'action international de lutte contre la pêche illicite ont été organisés dans différentes régions (Malaisie, octobre 2004; Trinité-et-Tobago, novembre 2004; Fidji, août 2005; Ghana, octobre 2005; Égypte, décembre 2005).

234.     Dans le cadre de ce programme, des études et des documents présentant un intérêt pour les différentes régions ont également été publiés, notamment par RAP sur l'accroissement de la contribution des pêches artisanales à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire et l'intégration de la cogestion des pêches en Asie-Pacifique, ainsi que la préparation d'études sur des problèmes spécifiques présentant un intérêt particulier pour les régions. Pour la préparation du SOFIA, plusieurs questions régionales ont été sélectionnées en tenant compte du fait qu'elles ont acquis ou pourraient acquérir une portée mondiale.

235.     Durant l'exercice biennal, plusieurs organes régionaux des pêches de la FAO se sont réunis (EIFAC, CECAF, GFCM, APFIC, CIFA, IOTC, RECOFI, COPESCAL24; WECAFC, SWIOFC). SWIOFC a tenu sa première réunion en avril 2005 et WECAFC a adopté de nouveaux statuts. Les Secrétariats des organes régionaux des pêches de la FAO et d'autres organes régionaux des pêches ont également organisé des réunions (quatrième Réunion des organes régionaux des pêches, Rome, mars 2005) ainsi que les Secrétariats et d'autres organes compétents (réunions du Secrétariat APFIC et de la Commission du fleuve Mékong, NACA, SEAFDEC, WFC.

Ressources extrabudgétaires
236.     La plupart des ressources extrabudgétaires ont été acheminées dans le cadre du Programme FishCode, notamment par la Norvège, la Suède, les États-Unis, le Japon et la Finlande, pour une grande variété d'activités de terrain destinées à soutenir la mise en œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable.
 D'autres fonds extrabudgétaires ont été utilisés pour soutenir des activités de terrain et des fonds du PCT ont servi à financer des activités entreprises au niveau national ou à apporter une assistance aux organes régionaux des pêches.

237.     Un exemple d'activités thématiques entreprises dans le cadre du programme au niveau national est l'assistance fournie pour la planification et l'élaboration des politiques nationales en matière d'aquaculture, dont les activités ont été financées par des fonds du PCT et des ressources extrabudgétaires. Les résultats et les enseignements tirés de ces activités ont été intégrés dans le programme normatif. Dans bien des cas, les partenaires nationaux, régionaux et internationaux ont été invités à apporter une contribution (donateurs bilatéraux, RCAAP, INFOPESCA, Banque mondiale et Union mondiale pour la nature), aboutissant à la constitution de plusieurs partenariats très productifs, tant officiels qu'officieux.


Programme pour des moyens d'existence durables dans les pêches


Le Programme pour des moyens d'existence durables dans les pêches (PMEDP) a été établi en tant que partenariat entre DFID, la FAO et 25 pays d'Afrique occidentale et centrale.

Entre autres réalisations, le travail de ce programme a permis de mieux comprendre le problème de la pauvreté, de la vulnérabilité et de l'exclusion sociale de la population vivant de la pêche. Il a montré en particulier que pour parvenir à instaurer une pêche responsable, les initiatives de développement doivent viser les facteurs qui menacent le plus directement et immédiatement la durabilité des moyens d'existence des pêcheurs. Souvent ces facteurs n'ont aucun rapport avec leurs activités de pêche ni avec la situation des ressources et ils ne sont pas particuliers aux communautés de pêcheurs. Ils concernent plutôt - à des degrés divers - les pauvres en général, en particulier les ruraux pauvres vivant dans des zones éloignées et ayant peu accès aux services sociaux, aux infrastructures et aux marchés.



Projet financé par des arriérés: renforcement de la capacité nationale à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée


Un projet financé par des arriérés a permis de soutenir la planification et la mise en œuvre de plusieurs activités de lutte contre la pêche illicite et en particulier de réunir une série d'ateliers régionaux visant à élargir et approfondir la mise en œuvre du Plan d'action international de 2001 visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Ces ateliers ont eu pour but: i) de sensibiliser aux effets néfastes de la pêche illicite et à la nécessité pour les pays d'agir de manière concertée et énergique pour la combattre; ii) de mieux faire comprendre le Plan d'action international visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, ses liens avec les autres instruments internationaux des pêches (Accord d'application de la FAO de 1993 et Accord sur les stocks de poisson de l'ONU de 1995) et sa pertinence compte tenu de la situation des pêches dans les pays participants; iii) de définir plus clairement les étapes que les services des pêches devront franchir pour élaborer des plans d'action nationaux contre la pêche illicite; et iv) de mettre en commun les informations sur l'intérêt d'harmoniser les mesures sur une base régionale pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.


Le Grand Programme 2.4: Forêts

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 35 374  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 775  
  Programme de travail final 36 149  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 36 117  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 32  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 2,2%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 36 879  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 440  
  Exécution de projets du PCT 8 759  
  Total exécution du Programme de terrain 46 078  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,3  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 4 797  


245.     La gestion durable des forêts revêt trois dimensions principales: environnementale, économique et sociale, qui sont traitées au titre du Grand Programme 2.4. Programme 2.4.1: le Programme 2.4.1 Ressources forestières s'intéresse aux fonctions environnementales et productives des forêts, y compris les aspects essentiels de leur conservation et gestion. Programme 2.4.2: le Programme 2.4.2 Produits forestiers et aspects économiques des forêts aborde les fonctions économiques des forêts, met en avant l’utilisation raisonnée de la forêt et encourage l’évaluation appropriée des biens et services forestiers. Programme 2.4.3: le Programme 2.4.3 Politiques et institutions forestières se concentre sur les dimensions sociales et institutionnelles des forêts. Enfin, le Programme 2.4.4 Liaison et information relatives aux questions forestières apporte un soutien intersectoriel aux trois autres programmes techniques, tout en coordonnant les contributions de la FAO aux principales initiatives internationales concernant les forêts, y compris le Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) et le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF).

Programme 2.4.1: Ressources forestières

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 9 131  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 375  
  Programme de travail final 9 506  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 9 497  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 9  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 4,1%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 20 515  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 415  
  Exécution de projets du PCT 4 076  
  Total exécution du Programme de terrain 25 006  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,6  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 2 068  


Réalisations
246.     Ce programme a trait aux fonctions environnementales et productives des forêts, y compris les aspects essentiels de la conservation et de la gestion des forêts, ainsi qu'aux activités établies d'évaluation des ressources forestières, et il a donné lieu aux réalisations clés suivantes:

  • on a entamé des processus consultatifs avec la participation de multiples parties prenantes pour élaborer des codes d’application volontaire pour les plantations forestières et la prévention des feux.
  • L’Évaluation mondiale des ressources forestières 2005 est achevée. La préparation de l’évaluation forestière mondiale la plus complète à ce jour, qui couvre tous les pays et renseigne sur les progrès accomplis dans la gestion durable des forêts, aura mobilisé 880 personnes.
  • Des activités de renforcement des capacités ont été mises en route moyennant l’organisation de cours de gestion communautaire de la prévention des feux en Afrique australe et en Amérique latine en partenariat avec le Centre mondial de surveillance des incendies et The Nature Conservancy.
  • Des activités de soutien aux évaluations forestières nationales ont été achevées dans quatre pays, et entamées dans 20 autres pays, tous dans des régions en développement. Une base de données de référence a été élaborée en partenariat avec l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO) et l’Université suédoise des sciences de l’agriculture (SLU).
  • La FAO a joué un rôle actif dans la mise en place d’une initiative mondiale sur la restauration des paysages forestiers, en collaboration avec les pays, la société civile et le secteur privé.
  • La FAO a assumé un rôle moteur en prêtant un soutien technique aux participants aux négociations sur les changements climatiques et au Secrétariat de la CCNUCC, ainsi qu’au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, en renforçant les capacités des pays et en leur fournissant des informations relatives à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto en ce qui concerne les forêts.
  • Suite à un examen mondial de l’aménagement des bassins versants, quatre études de cas ont été publiées (Amérique latine, Burundi, Népal, zone méditerranéenne) et cinq volumes de comptes rendus ont été rédigés à l’intention des ateliers régionaux à Arequipa, Katmandou, Megève et Nairobi et de la conférence internationale en Sardaigne.
  • Le soutien apporté aux pays à faible couvert forestier s’est poursuivi moyennant une étude régionale sur la disponibilité de données sur les arbres, les forêts et les parcours et les capacités nationales portant sur sept pays du Proche-Orient (Arabie saoudite, Égypte, Iran, Jordanie, Oman, Syrie et Yémen). Cette étude avait pour objet de définir un projet régional sur l’amélioration et l’harmonisation des politiques relatives aux forêts et aux parcours.


Incidences régionales
247.     Elles ont servi, entre autres, aux activités suivantes:

  • Une étude sur l’excellence en matière de gestion forestière dans la région Asie-Pacifique a recensé 28 cas de pratiques forestières exemplaires qui ont été partagées dans l’ensemble de la région au moyen de l’une des publications de la FAO sur la foresterie les plus amplement distribuées dans l’histoire.
  • Un réseau régional sur les espèces envahissantes a été établi sous la direction de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique.
  • Une stratégie régionale et deux stratégies sous-régionales de collaboration en matière de gestion des incendies de forêt dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes ont été définies et sont actuellement mises en œuvre (voir l’encadré plus bas).
  • La FAO a continué à jouer un rôle actif dans la promotion de la collaboration entre les pays à faible couvert forestier, notamment en coparrainant un important atelier au Mali, auquel ont participé des pays d'Afrique et du Proche-Orient; une aide au renforcement des capacités a été fournie à sept pays du Proche-Orient.
  • La Commission des forêts pour l'Amérique du Nord et la Commission européenne des forêts ont accompli de notables progrès dans la coopération en matière d'aménagement des bassins versants.
  • Silva Mediterranea a été relancé avec une réunion couronnée de succès au Maroc.
  • Des études régionales sur la situation au plan national des ressources génétiques forestières ont été publiées sur le site web de la FAO.
  • Des ateliers régionaux ont encouragé la mise en œuvre du mécanisme pour un développement propre du protocole de Kyoto sur les forêts.


Ressources extrabudgétaires
248.     Au cours de l’exercice 2004-05:

  • Le Secrétariat du Partenariat de la montagne a été mis en place, installé au Siège de la FAO et financé par la Suisse et l'Italie.
  • L'Opération Acacia financée par l'Italie a considérablement avancé. Des plantations ont été établies dans plus d'une centaine de sites dans six pays, où elles couvrent plus de 6 000 hectares.
  • Le financement du projet décennal de gestion intégrée des ressources naturelles dans les massifs montagneux du Fouta Djallon par le FEM a été approuvé et la FAO a été chargée de son exécution dans huit pays d'Afrique de l'Ouest.
  • Des activités de formation à la gestion communautaire de la prévention des feux ont été mises en œuvre en Afrique et en Amérique latine en collaboration avec The Nature Conservancy.
  • Un soutien de la Suède, des Pays-Bas et du PCT a permis à la FAO d’aider le Guatemala, le Cameroun, le Liban et les Philippines à achever leurs évaluations forestières nationales; des « évaluations de l'utilisation intégrée des terres », portant entre autres sur les forêts et d'autres terrains ont été entamées en Zambie et au Kenya; des ateliers sur les changements climatiques ont été organisés en Amérique centrale.
  • Des ressources fournies par l'Espagne ont permis à la FAO de redynamiser son soutien à l'aménagement de parcs nationaux et de zones protégées dans des pays d'Amérique latine, afin d’y contribuer à la conservation de la diversité biologique.
  • Des projets du PCT ont soutenu les efforts des pays visant à accroître les plantations forestières, y compris les forêts communautaires, à favoriser le développement durable dans les zones de montagne, à aménager les bassins versants, à améliorer la santé des forêts et à soutenir la lutte contre les incendies dans les terrains non cultivés.



Coopération en matière de prévention, de surveillance et de lutte contre les feux de forêt en Amérique latine et dans les Caraïbes

Un projet régional du PCT a été mis leur œuvre afin de renforcer les capacités des pays d'Amérique latine et des Caraïbes s'agissant de prévenir et de maîtriser les incendies de forêt. Ce projet a fait participer l'ensemble des pays de la région à une série d'ateliers sous-régionaux et à la Conférence panaméricaine sur les incendies de forêt qui a eu lieu à San José (Costa Rica) en octobre 2004. Cette conférence a réuni les chefs de 28 offices forestiers nationaux de toute l'Amérique – Nord, centre et Sud – et des Caraïbes. Aux termes de la Déclaration de San José, les pays sont convenus d'élaborer des stratégies régionales et sous-régionales de coopération en matière de lutte contre les incendies. Par la suite, les pays de la région sont parvenus à atteindre les objectifs du projet. En effet, l'effort consenti au plan régional a permis l'approbation d'un processus visant à élaborer une stratégie mondiale avant leur rencontre à Rome en mars 2005 à l’occasion de la troisième Réunion ministérielle sur les forêts et de la 17e session du Comité des forêts.


Programme 2.4.2: Produits forestiers et aspects économiques des forêts

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 9 193  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (35)  
  Programme de travail final 9 158  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 9 157  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 1  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (0,4%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 1 847  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 7  
  Exécution de projets du PCT 1 123  
  Total exécution du Programme de terrain 2 977  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,3  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 821  


Réalisations
249.     Ce programme a trait à la récolte, la transformation et l'utilisation durables des produits forestiers ligneux et non ligneux (PFNL), ainsi qu’aux fonctions économiques des forêts. Ses réalisations clés étaient les suivantes:

  • Les études prospectives des secteurs forestiers européen et latino-américain ont été achevées.
  • De notables progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre de l'étude prospective du secteur forestier en Asie occidentale et centrale, en particulier avec la rédaction de 20 rapports sur les pays et diverses études thématiques. Cinq ateliers ont été organisés pour renforcer les capacités nationales en matière de planification stratégique.
  • Une évaluation mondiale des tendances et de la situation actuelle de la contribution du secteur forestier aux bénéfices financiers et à l'emploi a été achevée et les résultats en ont été abondamment diffusés.
  • Des données statistiques sur les produits forestiers ont été collectées, compilées, synthétisées et diffusées dans l'Annuaire des produits forestiers.
  • La collaboration avec le secteur privé a été améliorée grâce au travail du Comité consultatif du papier et des produits dérivés du bois.
  • Des informations techniques sur les PFNL, la dendroénergie et l'exploitation forestière ont été analysées et diffusées.


Incidences régionales
250.     Au cours de l’exercice 2004-05:

  • Les études prospectives régionales des secteurs forestiers ont catalysé des activités aux plans national et régional. L'étude prospective du secteur forestier en Afrique est à la base du volet forestier du NEPAD-PDDAA.
  • L'étude prospective du secteur forestier européen a constitué le socle d'une série de réflexions sur des questions ayant trait aux politiques forestières, y compris aux priorités en matière de recherche en Europe.
  • Le code pour une exploitation écologiquement durable du bois a été adapté aux besoins spécifiques de l'Afrique et des efforts ont été accomplis pour qu'il soit davantage utilisé par les diverses parties prenantes. Des codes nationaux relatifs à l’exploitation forestière, inspirés par le code de la région Asie-Pacifique, sont en cours de préparation dans la sous-région indochinoise.


Ressources extrabudgétaires
251.     Elles ont servi, entre autres, aux activités suivantes:

  • Tirant parti des conclusions de l'étude prospective du secteur forestier en Afrique, la FAO, en partenariat avec l'Académie royale suédoise d'agriculture et de sylviculture et l'Académie africaine des sciences ont conçu conjointement un programme intitulé « enseignements tirés de l’aménagement durable des forêts en Afrique », qui met l’accent sur le renforcement des capacités des pays concernés.
  • La FAO est un acteur de premier plan dans l’initiative multidonateurs du secteur forestier au Libéria, qui contribue à améliorer et à rationaliser le système d’aménagement des concessions forestières (voir l’encadré plus bas).
  • La FAO est un partenaire essentiel de l’initiative régionale de la Banque asiatique de développement intitulée « Poverty alleviation in upland communities through improved community and industrial forestry » (atténuation de la pauvreté dans les communautés des hauteurs par l’amélioration de la foresterie communautaire et industrielle).
  • Le FAO et le Japon ont achevé le projet intitulé « Impact assessment of forest products trade in the promotion of sustainable forest management » (évaluation de l’impact du commerce des produits forestiers sur la promotion de la gestion durable des forêts).
  • Le projet allemand de fonds fiduciaire intitulé « Enhancing food security through non-wood forest products in Central Africa » (améliorer la sécurité alimentaire grâce aux produits forestiers non ligneux en Afrique centrale) a donné lieu à une synergie entre les bailleurs de fonds internationaux, les instituts de recherche, les ONG, le secteur privé et les gouvernements et il a sensibilisé sur l’importance des PFNL en tant que partie intégrante de la gestion durable des forêts.



L’initiative dans le domaine des forêts au Libéria (LFI)

L’initiative forestière du Libéria (LFI), établie en 2004, est un partenariat entre plusieurs organisations visant à accompagner les réformes du secteur forestier au Libéria. La LFI regroupe vingt partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, le FMI, le Gouvernement des États-Unis, l’UICN, la FAO et l'Union européenne. L'objectif de la LFI est de promouvoir et soutenir les réformes menées dans le secteur forestier au Libéria qui favorisent un aménagement transparent des ressources forestières et de veiller à ce que ces ressources soient utilisées au profit des Libériens. Le soutien de la LFI à la réforme du secteur forestier de ce pays s'organise autour de trois grands thèmes: la foresterie commerciale, la foresterie communautaire et la conservation. En outre, la LFI travaille sur des questions transversales, telles que: la gouvernance et le respect du droit; la transparence et la gestion de l’information; l’élaboration des politiques; la législation; le renforcement des capacités et la sécurité. La contribution de la FAO à la LFI a consisté en la mise au point d’une nouvelle politique des forêts au Libéria, la prestation de conseils sur la réforme des concessions forestières et du régime fiscal forestier, un soutien à la collecte de données et la gestion du site web de la LFI.


Programme 2.4.3: Politiques et institutions forestières

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 788  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 420  
  Programme de travail final 6 208  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 6 202  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 6  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 7,3%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 10 355  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 18  
  Exécution de projets du PCT 3 560  
  Total exécution du Programme de terrain 13 933  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 527  


Réalisations
252.     Ce programme s’intéresse aux dimensions sociales et institutionnelles des forêts, et accorde au renforcement des capacités toute l'attention nécessaire. Il a donné lieu aux réalisations clés ci-après:

  • Grâce aux projets menés au titre du PCT et au Mécanisme pour les programmes forestiers nationaux, 50 pays ont bénéficié d’un soutien à la mise en œuvre de leurs programmes forestiers nationaux, l’accent étant mis sur la participation de la société civile et le renforcement des capacités.
  • Vingt-sept pays en développement d’Afrique, d’Asie, d’Europe de l’Est et d’Amérique latine ont bénéficié d’une aide pour actualiser, moderniser et renforcer leurs structures institutionnelles au sein du secteur forestier et des administrations publiques qui ont une incidence sur les forêts.
  • Les « meilleures pratiques pour l’application des lois dans le secteur forestier », définies de pair avec l’Organisation internationale des bois tropicaux, sont une illustration des mesures concrètes que les pays sont en train de prendre pour lutter contre l’abattage et le commerce illégaux.
  • L’ouvrage « Microfinance and forest-based small-scale enterprises », qui décrit les besoins de microfinancement particuliers des petites entreprises implantées dans les forêts, a été publié.
  • Une assistance a été fournie à sept pays pour la révision de leurs politiques forestières et de leurs procédures opérationnelles afin de favoriser une plus grande participation de la société civile.
  • La législation relative à la planification de la gestion des forêts par les petits exploitants et les communautés dans plus de 40 pays a été analysée en vue de promouvoir la gestion communautaire des forêts.


Incidences régionales
253.     Le programme a eu les impacts suivants:

  • La Commission des forêts pour l’Asie et le Pacifique a procédé à l’examen de l’impact du cadre d’orientation sur les investissements commerciaux et publics dans les plantations forestières, qui met en relief l’importance de politiques claires, cohérentes et stables et d’un environnement favorable aux investissements pour le développement des plantations forestières.
  • En Amérique latine, les capacités des forestiers en matière de financement de l’administration et de l’aménagement des forêts ont été renforcées grâce à des outils novateurs.
  • En Asie du Sud-Est, une étude approfondie sur les dispositions relatives au régime foncier des forêts a conduit à la rédaction d’un rapport très important sur la propriété et les moyens de subsistance durables.
  • En Afrique orientale et australe, des ateliers sous-régionaux ont servi à sensibiliser sur les liens intersectoriels dans le domaine des forêts.


Ressources extrabudgétaires
254.     Elles ont servi, entre autres, aux activités suivantes:

  • Grâce à une aide du Gouvernement des Pays-Bas, onze pays et deux organisations régionales ont bénéficié d’un soutien pour réviser la législation et les politiques forestières, renforcer l’application du droit forestier et accroître la participation des parties prenantes.
  • Les responsables forestiers au Ghana, en Ouganda et au Guyana ont été formés aux approches participatives en matière de foresterie avec l’aide du Royaume-Uni.
  • Moyennant une collaboration avec le programme forestier national (Mécanisme pour les PFN), on a procédé au renforcement des capacités en matière de formation aux programmes forestiers nationaux dans les pays partenaires du Mécanisme, et ainsi renforcé la participation des parties prenantes à la mise en œuvre des programmes forestiers nationaux dans ces pays (voir encadré).
  • Le partenariat avec l’Organisation internationale des bois tropicaux a été crucial dans la définition et la diffusion de meilleures pratiques pour améliorer l’application des lois dans le secteur forestier.
  • Un soutien extrabudgétaire du Gouvernement de la Norvège a servi au renforcement des capacités, au soutien des politiques et à l’assistance à 12 pays désireux de mettre à profit les méthodes participatives à assise communautaire pour évaluer les débouchés commerciaux pour les petites entreprises du secteur des produits forestiers.



Le Mécanisme pour les programmes forestiers nationaux

Il s'agit d’un mécanisme financier placé sous les auspices de la FAO qui a pour vocation de soutenir la participation active d’intervenants au niveau des pays au développement et à la mise en œuvre de programmes forestiers nationaux et qui met l’accent sur le renforcement des capacités et le partage de l’information. Il fournit en outre des services d’information sur les programmes forestiers nationaux dans le monde.

La particularité du Mécanisme est de stimuler la participation au processus des PFN en octroyant des dons directement aux parties prenantes dans les pays partenaires, suivant une démarche concurrentielle et transparente d’appel et de sélection de propositions des parties intéressées par le soutien au Mécanisme.

Depuis sa création en 2002, le Mécanisme a créé des partenariats avec 42 pays et quatre organisations sous-régionales. Au cours de l’exercice 2004‑2005, il a alloué 3 millions de dollars EU pour l’octroi de 120 dons aux parties prenantes, dont 80 pour cent de dons de sources non gouvernementales. Les dons au titre du Mécanisme ont soutenu la participation éclairée de parties prenantes dans la formulation de politiques et de stratégies, l’élargissement des PFN à un large éventail de sujets et la mise au point de nouveaux instruments juridiques, budgétaires et institutionnels. Le Mécanisme a aussi créé une plateforme d’information sur les PFN sur le web et il a lancé des initiatives de partage dynamique de l’information sur les PFN.


Programme 2.4.4: Liaison et information relatives aux programmes forestiers

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 5 457  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 25  
  Programme de travail final 5 482  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 5 474  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 8  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,5%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 4 162  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 0  
  Total exécution du Programme de terrain 4 162  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,8  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 303  


Réalisations
255.     Ce programme apporte un appui transversal aux trois autres programmes techniques, tout en couvrant d’importantes activités d’information et en coordonnant les contributions de la FAO aux grandes initiatives internationales dans le domaine des forêts, dont le FNUF et le PCF. Il a donné lieu aux réalisations clés suivantes:

  • Plus de 600 délégués, dont 90 directeurs d’organisations forestières nationales, étaient présents à la dix-septième session du Comité des forêts de la FAO.
  • La troisième Réunion ministérielle sur les forêts a rassemblé 47 ministres responsables des forêts, qui ont demandé à la FAO de travailler avec les partenaires concernés pour mettre au point une stratégie internationale de coopération contre les incendies de forêt et invité les pays à prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre une gestion durable des forêts.
  • La FAO a ouvert un site web d'actualités sur les forêts, qui a publié plus d'une cinquantaine de bulletins web dans les langues officielles de la FAO.
  • La FAO a lancé Infosylva, service électronique bimensuel original d’information sur les forêts et la foresterie, qui s’est développé et compte à présent plus de 10 000 abonnés.
  • Le document Situation des forêts du monde 2005 a été édité en cinq langues. Plus de 1 000 demandes expresses d’exemplaires ont été reçues, outre la distribution initiale de 10 000 exemplaires à des pays, des bibliothèques, des organisations et des particuliers.


Incidences régionales
256.     Au cours de l’exercice biennal:

  • Les six commissions forestières régionales de la FAO sont apparues comme les mécanismes régionaux les plus importants s'agissant de mettre en œuvre une gestion durable des forêts. Plus 550 personnes, représentant 133 pays et 104 organisations, ont participé aux sessions de ces six commissions en 2004.
  • Des réseaux régionaux ayant pour objet de lutter contre les espèces envahissantes ont été mis en service et soutenus par la FAO dans la région Asie-Pacifique et en Afrique.
  • La première Conférence panaméricaine sur les incendies de forêt, parrainée par les commissions forestières d’Amérique du nord et d’Amérique latine et des Caraïbes avec le soutien du PCT, a réuni les directeurs d’organisations forestières de 28 pays d’Amérique – Nord, Sud et centre – et des Caraïbes, ce qui a donné lieu à une approche régionale plus efficace et mieux coordonnée de la gestion et de la prévention des feux de forêt.
  • Les approches d’information régionale ciblée ont été renforcées, notamment par de nouveaux sites web et des publications axées sur des questions régionales fondamentales.


Ressources extrabudgétaires
257.     Elles ont servi, entre autres, aux activités suivantes:

  • Le Partenariat de collaboration sur les forêts, coalition originale de 14 secrétariats de conventions et organisations présidée par la FAO, a accomplis des progrès s'agissant de rationaliser l’établissement de rapports de pays destinés aux organisations et aux mécanismes internationaux sur les forêts et la foresterie.
  • La FAO a créé et héberge un site web pour le Service mondial d’information sur les forêts (GFIS), initiative de recherche en foresterie en partenariat avec l’IUFRO.


Grand Programme 2.5: Contributions au développement durable et programmes spéciaux

259.     Le Grand Programme veille à appliquer une approche intégrée de la planification, de la coordination et du suivi de l'action de la FAO en faveur du développement durable, et met particulièrement l'accent sur les dimensions sociales, environnementales et humaines. Il couvre également les allocations du Budget ordinaire au PSSA, ce qui permet de coordonner sa mise en oeuvre au sein de l'Organisation.

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 52 640  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (280)  
  Programme de travail final 52 360  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 52 317  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 43  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (0,5%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 83 744  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 13 291  
  Exécution de projets du PCT 14 226  
  Total exécution du Programme de terrain 111 261  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,1  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 8 507  


Programme 2.5.1: Recherche, gestion des ressources naturelles et transfert de technologies

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 17 853  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 70  
  Programme de travail final 17 923  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 17 919  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 4  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,4%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 16 029  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 824  
  Exécution de projets du PCT 4 360  
  Total exécution du Programme de terrain 21 212  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 1,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 3 243  


Réalisations
260.     Le programme a associé les analyses environnementales et les actions de recherche, d'éducation, de vulgarisation et de communication sur l'agriculture pour aider les pays à mener à bien leurs activités d'agriculture durable et de gestion des ressources naturelles. Les principales réalisations durant l'exercice biennal ont été les suivantes:

  • La constitution et l’exploitation de bases de données sur l'environnement et d'outils d'aide à la décision en vue des analyses, de la gestion des ressources naturelles et de l'élaboration des politiques d’application des accords et conventions sur l'environnement, notamment: la Convention sur la diversité biologique, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la Convention-cadre sur les changements climatiques, la Commission du développement durable et des petits États insulaires en développement.
  • Les progrès enregistrés dans le monde du point de vue de la protection de l'environnement suite au soutien apporté aux mécanismes visant à remédier aux problèmes mondiaux tels que la disparition de la diversité biologique, les changements climatiques et la désertification.
  • L'aide aux Systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) fondée sur le renforcement des institutions et des capacités; l'élaboration des politiques et la planification stratégique; et la constitution de bases de données sur les technologies ayant fait leurs preuves sur le terrain, les sources de financement et les institutions de recherche agricole.
  • Le soutien aux pays pour la formulation de politiques sur les biotechnologies, la gestion de la sécurité biologique et la constitution d'un corpus de connaissances sur les politiques relatives aux biotechnologies. Le Forum mondial sur la recherche agronomique (FMRA) a apporté son concours à des manifestations régionales et sous-régionales par voie électronique et par le biais des programmes de partenariats mondiaux pour la recherche.
  • L’aide aux systèmes nationaux de vulgarisation agricole fondée sur des prestations de conseil concernant les réformes institutionnelles, la planification participative et les contenus techniques. Quatre réseaux sur les technologies d'information et de communication, notamment le Réseau virtuel de communication pour la vulgarisation et la recherche (VERCON) et les réseaux associés, ont renforcé les liens entre les systèmes de recherche, de vulgarisation et d'enseignement agricoles et les communautés rurales de 49 pays.
  • Le développement de la bioénergie, souvent évoqué par les Membres de la FAO, a été reconnu comme une priorité internationale de premier plan durant l'exercice biennal. Suite à des discussions techniques entre le Comité de l'agriculture et le Comité des forêts et avec l'accord du Conseil, la 28e Conférence de la FAO a approuvé le développement des activités sur la bioénergie ainsi que la création d'un groupe de travail interdépartemental. Par ailleurs, un soutien a été apporté à ONU-Énergie, un mécanisme de coordination des activités sur la bioénergie dans l'ensemble du système des Nations Unies dont la FAO assume la vice-présidence.
  • L'entité de programme 251P1 - Infrastructures et services d'information géoécologique – a fait l'objet d'une autoévaluation complète qui a conclu à la qualité du soutien apporté aux unités techniques de la FAO utilisant des données géospatiales dans les domaines de l'agriculture, des forêts et des pêches, ainsi qu'au système des Nations Unies, notamment le Département des opérations de maintien de la paix (DPKO), le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM). L'aide a notamment consisté à fournir des cartes terrestres et satellites à la suite du tsunami qui a frappé l'océan Indien en décembre 2004.
  • L'achèvement de la base de données SIG sur l'insécurité alimentaire, la pauvreté et l'environnement dans le monde qui rassemble des informations environnementales et géospatiales sur la pauvreté et l'insécurité alimentaire, plus particulièrement axées sur les zones agroécologiques et les systèmes d'exploitation, l'accès aux marchés, et les systèmes de production agricole et animale.


Incidences régionales
261.     L'assistance technique pour l’amélioration des systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation s'est intensifiée en Afrique, au Proche-Orient, en Asie et dans le Pacifique. Deux manifestations, « la Révolution verte d'Afrique » et « la Foire agricole de Dakar » ont été organisées pour appuyer la recherche et les technologies en Afrique. Asian Bio-Net, un réseau de pays d'Asie qui a pour vocation de développer les capacités dans le domaine de la biosécurité, a analysé les capacités nationales en la matière, et s'est employé à promouvoir l'harmonisation régionale au moyen de consultations et d'actions de formation sur les questions liées à la biosécurité. Le Bangladesh, la Chine, l’Inde, l'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan, les Philippines, Sri Lanka, la Thaïlande et le Vietnam sont membres de ce réseau dont l'expansion à d'autres pays intéressés de la région n'est limitée que par le manque de ressources. Plusieurs projets du PCT sur la biosécurité ont été menés à bien en Bolivie, à la Grenade, au Kenya, en Malaisie, au Paraguay et au Swaziland, tandis que des actions de formation sur la question ont été organisées au profit du Bénin, de la Colombie, de la Côte d'Ivoire et de la Syrie. Un système de vulgarisation à visées multiples, fondé sur la participation, sensible aux différences entre les sexes et assorti à la demande a été mis au point pour la gestion des ressources naturelles et testé dans le cadre d'un projet pilote au Pakistan. Le FIDA a par la suite financé un grand projet de développement communautaire basé sur cette démarche.

Ressources extrabudgétaires
262.     Le Conseil scientifique du GCRAI a été constitué en 2004 sous l'égide de la FAO pour succéder au Comité consultatif technique et son siège est situé dans les locaux de la FAO. Le Conseil scientifique veille à la qualité et à la pertinence des travaux scientifiques des Centres GCRAI en réalisant des évaluations externes des Centres, des programmes à l'échelle du système et des études thématiques intersectorielles. Le Secrétariat du Conseil scientifique a apporté son soutien à la planification, à l'organisation et à la mise en oeuvre d'une grande priorité, d'un exercice stratégique pour le GCRAI et de diverses études thématiques. Son appui a également permis d'évaluer les plans à moyen terme des 15 Centres et de quatre programmes Défi, et de faciliter l'évaluation des retombées de divers travaux de recherche réalisés par le GCRAI. Conformément à sa toute nouvelle fonction qui consiste à mobiliser la recherche scientifique dans le monde, le Conseil scientifique a mené à bien une enquête sur les collaborations scientifiques en cours entre les Centres du GCRAI, et préparé une publication intitulée La science au service du développement agricole.

263.     Des arriérés et des financements extrabudgétaires émanant du PNUE, du GCRAI, de l’OCHA et du PAM ont permis de financer d'importants nouveaux moyens satellitaires et des infrastructures géospatiales supplémentaires que l'Organisation utilisera pour les systèmes d'alerte précoce, l'évaluation des changements mondiaux et la gestion de l'environnement et des ressources naturelles. Les travaux de développement du réseau GeoNetwork, un répertoire gratuit de recherche et de téléchargement de cartes, se sont poursuivis (voir l'encadré). Le FIDA et la FAO ont coopéré pour développer un modèle permettant aux communautés de planifier les actions de vulgarisation en fonction de la demande; ce modèle initialement mis au point au Pakistan a été élargi à d'autres régions au titre de son nouveau projet de développement communautaire. Une assistance technique financée par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le gouvernement égyptien a été fournie aux services de vulgarisation de ce pays pour familiariser les agriculteurs avec les relations d'interdépendance entre les facteurs démographiques, l’environnement et la production agricole. Le Réseau mondial sur le couvert végétal (GLCN) a été développé en collaboration avec le PNUE, l'Italie et d'autres partenaires pour faciliter l'accès à des données harmonisées sur le couvert végétal au niveau national, régional et mondial.

264.     Des cadres associés financés par l'Espagne, les Pays-Bas et l'Allemagne ont apporté leur concours au programme, et leur contribution a permis la constitution de bases de données de recherche et la réalisation d'analyses des changements climatiques, d'évaluations de la bioénergie ainsi que de supports d'information.


Le Réseau GeoNetwork

La FAO, rejointe en 2003 par le PAM et le PNUE, a élaboré le réseau GeoNetwork pour offrir une librairie mondiale et un accès normalisé aux données et aux informations géospatiales. En 2004-05, GeoNetwork a été élargi à l’OCHA, au HCR, à l’OMS, aux 15 instituts de recherche du GCIAR, à l'Agence spatiale Européenne ainsi qu’à divers organismes nationaux d'Afrique du Sud, des États-Unis d'Amérique, de la France, de la Grande-Bretagne et de la République tchèque.

La FAO et le PAM ont organisé en 2005 des ateliers techniques qui ont contribué à développer l'intérêt et l'appui apporté au réseau. Un dépliant et un CD-ROM du logiciel libre GeoNetwork ont été produits pour promouvoir ces outils géospatiaux gratuits. Conscient de son utilité, l’Open Geospatial Consortium (OGC), un organisme de normalisation, a offert de développer ce logiciel libre et de l’ajouter aux produits de référence de son catalogue de services. L'une des fonctionnalités de GeoNetwork permet aux utilisateurs de composer des cartes personnalisées à partir de données issues d'une ou de plusieurs sources, par exemple pour montrer comment une région ayant une agriculture florissante mais peu d’infrastructures routières n'est pas en mesure de réaliser son plein potentiel. La collaboration accrue avec d'autres partenaires permet en outre un partage plus efficace et plus complet d'informations géographiques concernant l'agriculture, les évaluations environnementales, la gestion des ressources naturelles, la sécurité alimentaire et les interventions d'urgence.


Programme 2.5.2: Questions de parité et population

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 6 058  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (250)  
  Programme de travail final 5 808  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 5 794  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 14  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (4,1%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 4 938  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 7 514  
  Exécution de projets du PCT 1 389  
  Total exécution du Programme de terrain 13 841  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,4  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 244  


Réalisations
265.     Le programme fournit un appui afin d’incorporer, dans le secteur agricole des États Membres et au sein même de la FAO, des aspects liés à la parité hommes-femmes, notamment des données et des statistiques ventilées par sexe; la parité dans les réformes et les législations foncières et des travaux sur le VIH/SIDA. Les principales réalisations de 2004-05 sont les suivantes:

  • Le renforcement des capacités par l'organisation d'ateliers nationaux et régionaux de formation sur les outils et les méthodes du Programme d'analyse des questions socio-économiques et des conditions spécifiques de chaque sexe (SEAGA), les données ventilées selon le sexe, le VIH/SIDA et les écoles pratiques d’agriculture et d'apprentissage à la vie pour les jeunes (JFFLS).
  • La mise au point d'outils et de méthodologies pour la prise en compte des questions de parité au sein de la FAO, avec notamment des guides SEAGA sur l'élevage (2004), les interventions d'urgence et de relèvement (2005), la planification agricole (2005) ainsi que des manuels et des guides de ressources sur le VIH/SIDA.
  • Des actions de sensibilisation et l'élaboration de systèmes de connaissances concernant la dynamique des sexes dans les programmes techniques de la FAO, utilisant des travaux de recherche, des publication et des produits multimédias sur une vaste gamme de sujets dont: sexospécificités et commerce; caractère multisectoriel du VIH/SIDA et ses liens essentiels avec l'agriculture, l'égalité des sexes, le développement rural et la sécurité alimentaire; conséquences du vieillissement de la population rurale sur le développement rural et la sécurité alimentaire; indicateurs sexospécifiques pour la gestion des ressources naturelles; gestion des ressources des ménages; l'action de la FAO en vue d'un développement agricole égalitaire; parité et gestion des terres arides; parité et riziculture; et approche sexospécifique des droits fonciers.
  • La promotion des questions de parité au sein de la FAO et auprès de ses membres a eu plusieurs retombées: les plans d'actions spéciaux et/ou les stratégies pour la prise en compte des sexospécificités dans le secteur agricole adoptés par un nombre croissant de membres; l’augmentation du nombre de demandes de PCT liées aux questions de parité dans toutes les régions; le succès de la manifestation spéciale organisée durant la 33e session de la Conférence de la FAO et l'accueil chaleureux réservé par cette Conférence au second rapport d'activité sur la mise en oeuvre du Plan d'action de la FAO pour la parité et le développement (2002-2007). En partenariat avec d'autres organisations, la FAO continue à prendre une part active à plusieurs groupes de travail du système des Nations Unies chargés des questions de parité.
  • L'expérience acquise dans le domaine de la parité hommes-femmes et du VIH/SIDA a été mise à profit pour tenter de remédier aux impacts socioéconomiques de la grippe aviaire hautement pathogène avec la Division de la production et de la santé animale (AGA). Les contributions ont pris la forme d'enquêtes sur les aspects sociaux et sexospécifiques des impacts de cette grippe, sur les modalités de la lutte dans les ménages ruraux et l'élaboration d'une stratégie mondiale; il est apparu que cette maladie devait être simultanément abordée du point de vue des élevages comme des personnes.


Incidences régionales
266.     Des activités de renforcement des capacités, de formation et de création de réseaux sur l'analyse des questions de parité dans la gestion des ressources en eau et des travaux d'élaboration d'indicateurs sensibles aux sexospécificités ont été entrepris dans 21 pays d'Asie, d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne; nombre des outils et méthodes utilisés ont été puisés dans l'importante documentation du programme SEAGA. Des actions de formation nationales, régionales et à distance sur les données et les statistiques ventilées par sexe, les indicateurs de parité et le SEAGA ont été conduites en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Nicaragua et au Pérou, avec en outre la participation de stagiaires d’El Salvador, du Guatemala, du Honduras et du Venezuela. Dans les bureaux régionaux, les partenariats demeurent essentiels à la mise en oeuvre du programme SEAGA, le Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes (RLC) ayant par exemple collaboré à des travaux de recherche, à diverses publications et à des actions de formation avec la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC), le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et le groupe interinstitutions sur la parité au Chili.

267.     Des activités de soutien technique, d'appui aux politiques et de renforcement des capacités ont été organisées au Burkina Faso, au Kenya, au Lesotho, au Malawi, au Swaziland, au Togo, en Tanzanie et en Zambie en vue de la collecte et de l'analyse de données ventilées par sexe durant le recensement agricole et pour la prise en compte du VIH/SIDA dans le suivi du Plan d'action de Beijing et les stratégies de développement du rôle des femmes dans l'agriculture. Des conseils sur ce dernier thème ont été fournis au Chili, à l'Équateur et au Venezuela, tandis que pour le Maroc, ils ont porté sur la parité dans les secteurs de l'agriculture, des forêts et des ressources aquatiques.

268.     Des consultations régionales ont été organisées sur les thèmes « promotion des femmes rurales à l'heure de Beijing + 10: politiques et programmes » et « parité hommes-femmes dans les systèmes de subsistance fondés sur la riziculture en Asie ». Un CD-ROM a été produit sur le thème « sexospécificités et rôle des femmes dans l'agriculture et le développement rural en Asie », et des cours fondés sur un CD-ROM de formation ont été dispensés à des représentants d'Asie du Sud-Est et d’institutions indiennes. Un soutien a été apporté à la Géorgie et à la Hongrie pour la collecte de données et de statistiques ventilées par sexe pendant leur recensement agricole, tandis que des ateliers de formation sur les données ventilées par sexe ont été organisés avec l'appui du gouvernement tchèque au profit de statisticiens d'Albanie, d'Arménie, de Croatie, de la Géorgie, de l'ex-République yougoslave de Macédoine, de Moldova et de Roumanie.

Ressources extrabudgétaires
269.     En collaboration avec le PAM et l'UNICEF, la FAO a créé l'Alliance internationale pour la subsistance des orphelins et autres enfants vulnérables, et mis en place les écoles pratiques d’agriculture et d'apprentissage à la vie pour les adultes (AFFLS) et pour les jeunes (JFFLS) (voir l'encadré). Le FIDA, le PAM, un atelier conjoint Banque mondiale/AGLW-SDW, l’OIT/Turin, l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et d'autres divisions de la FAO ont fait ample utilisation des formateurs et des supports pédagogiques du SEAGA. Des ateliers de formation SEAGA ont été organisés dans les pays suivants: Afghanistan, Brésil, Cameroun, Cap-Vert, Honduras, Inde, Macédoine, Maroc, Panama, Philippines, Slovénie, Togo, Ouganda et Venezuela, ce qui a permis la formation de plus de 600 vulgarisateurs agricoles, chercheurs, personnels d’ONG, agents communautaires et autres. Des ressources extrabudgétaires en personnel et hors personnel pour appuyer les activités liées à la parité et au VIH/SIDA prévues par le programme ont été fournies par la Belgique, la Finlande, l'Italie, l'Irlande, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni et l'ONUSIDA.


Les écoles pratiques d’agriculture et d'apprentissage à la vie


Le nombre croissant d'orphelins et autres enfants vulnérables est l'une des graves conséquences de la pandémie de VIH/SIDA. Selon les estimations, l'Afrique subsaharienne comptait en 2005 34 millions d'orphelins dont 11 millions dus au sida. D'ici 2010, ce chiffre pourrait grimper à 18,4 millions. Ces enfants grandissent sans pouvoir acquérir de compétences ou de connaissances agricoles, ce qui met en péril leur sécurité alimentaire et leurs perspectives de subsistance. Pour remédier à cette situation, la FAO a créé plusieurs JFFLS pilotes dans différents pays d'Afrique en collaboration avec le PAM et l'UNICEF.

Les écoles JFFLS ont pour vocation d'apporter des connaissances agricoles, des compétences en gestion et un apprentissage à la vie à des orphelins et à d'autres enfants vulnérables âgés de 12 à 18 ans pour leur permettre de devenir des citoyens indépendants, consciencieux et entreprenants dotés de bonnes valeurs en matière d'égalité des sexes et de droits de la personne. L'enseignement met l'accent sur l'acquisition de savoir-faire agricole dont ces jeunes n'ont pu bénéficier du fait du décès précoce de l'un ou de leurs deux parents. Pour ce qui est de l'apprentissage à la vie, l'enseignement porte sur des questions telles que la compréhension et la prévention du VIH/SIDA, le respect de la parité, la protection des enfants, le soutien psychosocial, la nutrition et la gestion commerciale. L'aide alimentaire joue un rôle capital dans ces écoles, à la fois pour inciter les enfants et leurs tuteurs à suivre l'enseignement et s'assurer que les enfants aient assez d'énergie pour prendre efficacement part aux activités. L'expérience acquise dans les écoles pratiques d'agriculture a montré que les enfants des deux sexes y trouvaient un espace de sécurité où le soutien de leurs pairs et les soins communautaires leur restituaient confiance et estime de soi. Au cours de l'exercice biennal, des écoles JFFLS ont été créées au Kenya, au Mozambique, en Namibie et en Zambie, et des plans sont en cours pour l'ouverture d'autres écoles au Lesotho, au Malawi, au Soudan, au Swaziland et en Tanzanie. Suite au succès du projet pilote, le Peace Corps américain est devenu un partenaire actif dans la mise en oeuvre des écoles JFFLS/AFFLS de Namibie et de Zambie.


Programme 2.5.3: Développement rural

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 8 580  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 75  
  Programme de travail final 8 655  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 8 647  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 8  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 0,9%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 16 165  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 3 195  
  Exécution de projets du PCT 3 860  
  Total exécution du Programme de terrain 23 220  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 2,7  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 2 461  


Réalisations
270.     Le programme couvre les prestations de conseil sur les politiques et le renforcement des capacités concernant les modes de faire-valoir, l'agriculture et le développement rural durables et les organisations d'agriculteurs, de producteurs et de la société civile. L'exercice biennal a été marqué par nombre de réalisations, notamment:

  • Un accès amélioré et plus sûr à la terre, compte tenu de l'importance des modes de faire-valoir dans l'éradication de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté rurale. Une autoévaluation a montré que le programme avait des retombées importantes dans les domaines suivants: mise en valeur du territoire, remembrement des terres, fiscalité de la propriété foncière rurale, baux fonciers équitables et administration des terres à l'issue de conflits violents.
  • L'appui aux politiques d'agriculture et de développement rural durables dans les zones de montagne, à l'analyse des systèmes d'exploitation, et à l'identification, à la promotion et à la mise en oeuvre des pratiques éprouvées d'agriculture et de développement rural durables.
  • L'assistance technique pour le remaniement des ministères de l'agriculture afin de développer les services aux petits exploitants.
  • Le renforcement des capacités des organisations d'agriculteurs et de producteurs, des coopératives et des institutions communautaires visant à préserver la viabilité des moyens de subsistance, améliorer la participation des membres à l'élaboration des politiques et renforcer leur préparation et leur capacité d'adaptation aux changements climatiques et de relèvement en cas de catastrophe naturelle.
  • L'élaboration d'outils et de méthodologies pour appuyer les processus participatifs, la préparation de publications et la mise à jour des sites web de la FAO sur la participation, l'agriculture et le développement rural durables et le Réseau du système des Nations Unies sur le développement rural et la sécurité alimentaire.
  • La constitution de partenariats et de réseaux avec les Nations Unies, les groupements de bailleurs de fond et les organisations de la société civile, notamment pour appuyer l'agriculture et le développement rural durables ainsi que les organisations et coopératives d'agriculteurs.


Incidences régionales
271.     Une aide a été apportée aux pays d'Europe centrale et d'Europe de l'est en matière de politiques de remembrement foncier afin de remédier aux nombreux problèmes dus à la fragmentation et à la petite taille des exploitations. En Amérique latine et en Asie, une aide a été dispensée pour l'élaboration de politiques de réforme foncière et d'aménagement négocié du territoire. Un soutien a été fourni à différents pays d'Asie et d'Afrique pour la conception et l'application de politiques fiscales sur la propriété rurale visant à favoriser la décentralisation et un développement rural plus efficace. Par ailleurs, un soutien à la gestion et à l'administration des régimes fonciers suite aux conflits violents a été apporté à des pays d'Amérique latine et d'Afrique.

272.     Des projets d'administration foncière très divers ont été exécutés en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique latine pour favoriser un accès garanti à la terre. Un soutien a aussi été apporté pour le renforcement des coopératives et des organisations d'agriculteurs en Asie, en Afrique, en Amérique latine et en Europe. Le Proche-Orient et huit villes de quatre régions ont reçu par un appui par l'intermédiaire du DPAI Ravitaillements des villes. Le Bangladesh, la Chine, les Caraïbes, la Colombie, le Guatemala, le Honduras et le Pérou ont reçu une assistance en vue de la mise en place de mécanismes communautaires d'intervention en cas de catastrophe naturelle et d'adaptation aux changements climatiques.

273.     Des études de cas ont été réalisées sur les systèmes agricoles induisant une agriculture et un développement rural durables aux Philippines, au Mali et au Honduras – études qui ont été discutées dans des ateliers régionaux – et sur les politiques d'agriculture et de développement rural durables pour les régions montagneuses d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, d'Amérique centrale et d'Europe. Les pratiques ayant donné de bons résultats dans ce domaine ont également été identifiées en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Des actions de formation sur l'agriculture et le développement rural durables, les méthodes et processus participatifs et les démarches et analyses visant à préserver les moyens de subsistance ont été dispensées dans des pays du bassin méditerranéen, d'Amérique latine, d'Amérique centrale et d'Afrique.

Ressources extrabudgétaires
274.     Des partenariats et ressources extrabudgétaires très diversifiés ont largement contribué à la conception, à la mise en application et à la diffusion des activités du programme, par exemple l'aide aux politiques de remembrement des petites exploitations agricoles fragmentées d'Europe centrale et d'Europe de l'Est. Des lignes directrices sur l'administration des terres à l’issue de conflits violents ont été préparées en concertation avec le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT). Le programme de coopération entre la FAO et la Banque mondiale a favorisé les travaux sur l'administration des terres, notamment sur les questions d'expropriation et de fiscalité de la propriété rurale. La Coalition internationale pour la terre et la Fédération internationale des géomètres ont également prêté leur concours pour la production et la diffusion d'informations et de lignes directrices sur les régimes fonciers.

275.     Le Royaume-Uni a fourni un important soutien extrabudgétaire (7,2 millions de dollars EU sur cinq ans) pour le programme interdépartemental de soutien aux moyens de subsistance. La France et le Japon ont financé un projet de trois ans sur l'évolution des systèmes agricoles et l'agriculture et le développement rural durables, et la France, le Japon et la Suisse ont financé un projet sur l'agriculture et le développement rural durables dans les régions de montagne. L'initiative pour une agriculture et un développement rural durables (voir encadré) a également reçu des fonds du Canada, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège et de la Finlande en vue de la réalisation d’un projet sur l'informatisation de la gestion des coopératives agricoles et des systèmes d'information sur leurs membres.


L'initiative pour une agriculture et un développement rural durables

L'initiative pour une agriculture et un développement rural durables a aidé cinq pays de trois régions (Kenya, Bolivie, Honduras, Nicaragua et Inde) à renforcer leurs capacités et à améliorer la coordination entre les différents ministères et intervenants en vue de l'élaboration et de la diffusion de politiques et de programmes d'agriculture et de développement rural durables reposant sur les pratiques ayant donné de bons résultats et prenant en considération les dimensions sociales, économiques et environnementales du bien-être humain. Les processus nationaux et divers outils normatifs ont contribué à renforcer les capacités de quatre pays pouvant prétendre aux financements de l'Association internationale de développement (Kenya, Bolivie, Honduras, Nicaragua), de 25 représentants de la société civile, de 60 experts, de nombreuses écoles pratiques d'agriculture, de deux projets et de plusieurs concepteurs et gestionnaires de projets appliquant les pratiques éprouvées d'agriculture et développement rurale durables. Suite aux recommandations de la dix-neuvième session du Comité de l'agriculture (2005), cette initiative s'est également employée à améliorer la communication et à aider de très nombreux intervenants à accéder aux pratiques éprouvées, aux leçons, ressources, supports de formation, partenariats et politiques de gestion intégrée des ressources naturelles, de préservation des moyens de subsistance et d'intensification durable des activités et à les mettre en application. Elle a également appuyé la coordination des activités et les partenariats avec les organisations de la société civile, notamment avec les groupes défavorisés tels que les femmes, les jeunes, les autochtones, les peuples et travailleurs autochtones, pour favoriser la mise en œuvre de programmes et politiques d'agriculture et de développement rural durables.


Programme 2.5.6: Production alimentaire en faveur de la sécurité alimentaire des PFRDV

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 11 644  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (210)  
  Programme de travail final 11 434  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 11 425  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 9  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (1,8%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 46 612  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 1 758  
  Exécution de projets du PCT et du PSSA 4 617  
  Total exécution du Programme de terrain 52 988  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 4,6  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 388  


276.     Le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) a évolué progressivement, tant du point de vue de sa conception que de son champ d’action à la faveur des engagements du SMA et des OMD. À l’origine, ce programme était composé de petits projets pilotes axés sur les petits exploitants et visait à démontrer l’utilité de principes améliorés de gestion de l'eau et de technologies de production agricole du point de vue des retombées sur la productivité et les revenus; depuis lors, il est devenu un important catalyseur d’investissements nationaux et internationaux en faveur de vastes programmes portant à la fois sur la production agricole et sur l'accès à la sécurité alimentaire. En termes d'échelle et de couverture, les programmes nationaux pour la sécurité alimentaire touchent désormais des millions de foyers agricoles, alors qu’ils n’étaient que quelques milliers lors de la phase initiale. Les organisations économiques régionales ont reçu une aide pour la préparation de programmes régionaux pour la sécurité alimentaire qui visent à lever les obstacles économiques à l'échelon régional et à développer les débouchés commerciaux au niveau international.

Réalisations
277.     Les principales réalisations durant l’exercice biennal ont été notamment les suivantes:

  • La préparation d'un document conceptuel en vue de l'élargissement des programmes de sécurité alimentaire au niveau national, qui repose entre autres sur les recommandations formulées par le Groupe de contrôle du PSSA en septembre 2004.
  • L'application pratique des lignes directrices sur le suivi et l'évaluation préparées pendant l'exercice biennal 2002-03, leur présentation sur le site web du PSSA et leur diffusion aux équipes nationales du projet en vue de leur application.
  • La création d’équipes d'appui technique composées d'agents de la FAO dans les pays où le PSSA a été développé et/ou des programmes nationaux pour la sécurité alimentaire ont été élaborés.
  • La mobilisation de ressources extrabudgétaires qui se chiffrent à plus de 110 millions de dollars EU pour l'exercice biennal 2004-05 – ce qui représente une augmentation de 23 pour cent par rapport au total cumulé de 487 millions atteint en 2003 – auprès de divers donateurs bilatéraux et multilatéraux, d'institutions financières internationales et des budgets nationaux de pays en développement.
  • L'élargissement permanent de la couverture du programme dans les pays. À la fin décembre 2005, le PSSA était présent dans 105 pays dont 20 exécutaient des projets pilotes élargis ou démarraient de nouveaux programmes nationaux; des programmes régionaux étaient en place dans trois régions; et des accords de Coopération Sud-Sud (CSS) avaient été passés dans 37 pays (voir le tableau 2.5.1). En outre, 40 programmes nationaux et 20 programmes régionaux pour la sécurité alimentaire avaient été élaborés ou étaient en préparation.
  • L'augmentation du nombre d'experts et de techniciens intervenant au titre d'accords de Coopération Sud-Sud qui sont passés de 400 à plus de 600 à la fin de l'exercice biennal et sont répartis comme suit: 491 en Afrique, 79 en Asie et dans le Pacifique et 57 en Amérique latine et dans les Caraïbes.



Signature d'accords de Coopération Sud-Sud entre 
la Chine, le Nigéria et la FAO

Le plus important accord de Coopération Sud-Sud a été passé entre la Chine, le Nigéria et la FAO. Il a été signé en mars 2003 pour un montant de 22,7 millions de dollars EU qui sont intégralement apportés par le gouvernement nigérian. Le gouvernement de la Chine a quant à lui fourni quelque 20 experts et plus de 500 techniciens de terrain spécialisés dans divers aspects de l'agriculture. En décembre 2005, 370 experts et techniciens chinois étaient déjà présents au Nigéria.


278.     L'augmentation du nombre et de la taille des programmes tient à une meilleure prise en charge par les pays. La FAO a joué un rôle de catalyseur et favorisé un engagement politique plus marqué en faveur de la lutte contre la faim, et a aidé les gouvernements à concevoir leurs programmes nationaux pour la sécurité alimentaire. Ces programmes sont en place depuis relativement peu de temps, et il serait prématuré d'en évaluer les retombées; toutefois, le PSSA a déjà à son actif plusieurs réalisations de taille:

  • Selon un examen à mi-parcours réalisé en 2005 et portant sur huit projets du PSSA financés par la Banque africaine de développement (BafD), ces projets ont permis de faire la démonstration d'une large gamme de pratiques éprouvées dans différentes zones agroécologiques et socioéconomiques. Citons notamment les petits systèmes d'irrigation au Cameroun et en Tanzanie, l'irrigation au goutte-à-goutte au Cap-Vert, les pompes foulantes à pédales pour la production maraîchère au Ghana, la mise en valeur des terres basses en Guinée, le succès des écoles pratiques d'agriculture au Malawi et au Mozambique, le renforcement des associations d'agriculteurs en Mauritanie et le développement de l'aquaculture au Mozambique. Des démarches poussées ont été engagées dans six de ces huit pays pour aider les gouvernements à monter et à appliquer, en pleine responsabilité, des programmes d'amélioration de la sécurité alimentaire à plus grande échelle. En Tanzanie par exemple, la BafD a approuvé à cet effet en novembre 2004 un prêt de 54 millions de dollars EU au profit de l'agriculture de district, tandis qu'au Ghana, 51 millions de dollars environ ont été alloués à l'élargissement des activités du PSSA.

Le PSSA en Tanzanie

L'introduction de cultures plus productives telles que le maïs et le riz et l'adoption de techniques d'irrigation novatrices mais peu coûteuses ont permis aux agriculteurs d'engranger de meilleures récoltes. Le programme a mis en place des installations d'usinage pour le paddy et le maïs qui permettent aux agriculteurs d'entreposer, de conditionner et de commercialiser leur production à meilleur prix. La création de groupements d'épargne et de crédit qui offrent des crédits aux agriculteurs a également contribué à une meilleure productivité et à la pérennité du projet. Le PSSA a élaboré un modèle permettant de travailler avec les agriculteurs dans le cadre des écoles pratiques d'agriculture. Il a aussi aidé à améliorer la nutrition des segments les plus vulnérables de la population. Impressionné par les retombées positives des projets pilotes du PSSA, le gouvernement tanzanien a entrepris d'étendre son projet pilote à l'ensemble du pays par le biais de son programme de développement du secteur agricole.


  • Dans plusieurs pays, les femmes jouent un rôle particulièrement important dans la conception et la mise en oeuvre des activités du programme. Dans plusieurs cas, les femmes ont été les premières à tirer profit des activités du PSSA, notamment celles du volet diversification. Une action de formation organisée par le PSSA au Bangladesh a permis de dispenser des compétences en matière de production et de traitement des produits agricoles à 2000 femmes. Dans le cadre d'un projet financé par l'Italie qui vise à appuyer les activités du PSSA en Afrique et en Asie, quatre ateliers régionaux de formation SEAGA ont été organisés au Cambodge et en Afrique du Sud. Ils portaient sur l'appui à la planification participative des systèmes d'irrigation et sur la prise en compte des questions socioéconomiques et de la parité dans la gestion de l'eau par les agriculteurs.
  • Au Cambodge, le PSSA a été intégré à la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, ce qui a permis l'élaboration d'un programme national pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Il s'inspirera de l'expérience acquise par le PSSA du point de vue de la diffusion des connaissances et des actions communautaires, et appliquera ses démarches et sa méthodologie qui ont eu des retombées tangibles sur les agriculteurs et leurs ménages.

Tableau 2.5.1: État d'exécution du PSSA et de mise en oeuvre de la Coopération Sud-Sud, décembre 2005

Région SITUATION  
  Opérationnel Formulé En cours de formulation  
Afrique         
PSSA 44 0 1  
CSS 26 4 0  
Asie         
PSSA 19 1 4  
CSS 3 6 0  
Europe         
PSSA 2 0 1  
CSS 0 1 0  
Amérique latine et Caraïbes        
PSSA 26 0 2  
CSS 5* 1 0  
Océanie        
PSSA 14 0 0  
CSS 3* 0 0  
Total        
PSSA 105 1 8  
CSS 37 12 0  
* Y compris quatre programmes régionaux de coopération Sud-Sud (deux dans les Caraïbes et deux dans le Pacifique).


1 Southern African Development Community

1 Consultative Group on International Agricultural Research

10 Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO); Comité de lutte contre le criquet pèlerin (DLCC); Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

11 Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).

12 Organisations non gouvernementales (ONG); Réseau d'action contre les pesticides (PAN); Fonds mondial pour la nature (WWF).

13 Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (PDDAA).

1 Emergency Centre for Transboundary Animal Disease Operations (ECTAD)

1 Peste des petits ruminants (PPR); contagious bovine pleuropneumonia (CBPP)

14 Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA); Association des chimistes analytiques officiels (AOAC); Fédération internationale pour la santé animale (IFAH).

1 Centre mondial d’information agricole (WAICENT).

15 Département du développement international (Royaume-Uni).

1 World Association of Girl Guides and Girl Scouts (WAGGGS)

16 Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

17 Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE).

1 Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), Famine Early Warning System Network (FEWS NET)

18 Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), Comité des pêches continentales pour l'Afrique (CPCA), Comité des pêches pour l'Atlantique Centre-Est (COPACE), Commission Asie-Pacifique des pêches (CAPP), Commission des thons de l'océan Indien (CTOI), Commission des pêches pour l'Atlantique Centre-Ouest (COPACO), Commission régionale des pêches (CORÉPÊCHES).

19 Stratégies, règles et techniques du contrôle statistique des pêches (ARTFISH); Système mondial d'information sur les pêches (FIGIS); Base de données statistiques fondamentales de l'Organisation (FAOSTAT); Système de surveillance des ressources halieutiques (FIRMS); Résumés des sciences aquatiques et halieutiques (ASFA); Groupe de travail chargé de coordonner les statistiques des pêches (CWP).

20 Communauté du Pacifique Sud (CPS); Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), Office des statistiques des Communautés européennes (EUROSTAT); Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (NAFO); Centre de développement des pêches de l'Atlantique Sud-Est (SEAFDEC).

21 Convention sur le commerce international des espèces de faune et e flore sauvages menaces d'extinction (CITES).

22 Système d'information géographique.

23 Organisation maritime internationale (OMI), Convention sur la diversité biologique (CDB), Fédération européenne des associations piscicoles (FEAP).

24 Commission européenne consultative pour les pêches dans les eaux intérieures, Commission des pêches continentales pour l'Amérique latine.

10 Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

1 United Nations Department of Peacekeeping Operations (DPKO); Office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR)

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