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Chapitre 3 du PTB: Coopération et partenariats

Grand Programme 3.1: Assistance en matière de politiques

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 29 653  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 410  
  Programme de travail final 30 063  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 30 059  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 4  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 1,4%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 17 873  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 8 645  
  Total exécution du Programme de terrain 26 517  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,9  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 7 143  


280.     Ce Grand Programme est mis en œuvre par la Division de l’assistance en matière de politiques (TCA) et les sous-divisions (PAB) et les unités (PAU) de l’assistance aux politiques dans les bureaux régionaux et sous-régionaux. Les activités de ce Grand Programme ont servi trois fonctions principales, à savoir: 1) prêter conseil en matière de politiques aux pays et aux OIER, ainsi qu’un soutien au renforcement des capacités en matière de formulation et de mise en œuvre des politiques, des stratégies et des programmes agricoles; 2) améliorer le centrage sur les pays et veiller à sa pertinence et 3) élaborer des programmes de terrain.

Programme 3.1.1: Coordination de l’assistance en matière de politiques et élaboration du Programme de terrain

Réalisations
281.     L’une des réalisations majeures au cours de l’exercice biennal est la mise au point d’EASYPol, banque interactive multilingue en ligne de ressources à télécharger pour le renforcement des capacités en matière d’élaboration des politiques dans le domaine de l’alimentation, de l’agriculture et du développement rural (voir l’encadré ci-dessous).


EASYPol: Élaboration de politiques en faveur du développement agricole et rural


Cette banque de ressources comprend des outils opérationnels, des synthèses sur des questions clés ayant trait au développement et des directives. Elle vise principalement plusieurs publics: conseillers et responsables de l’élaboration des politiques, fonctionnaires d’État, organisations internationales et formateurs dans le domaine des politiques. EASYPol comporte actuellement une cinquantaine de modules reliés entre eux et structurés selon plusieurs filières de formation, qui comprennent des documents PDF, des diaporamas d’autoformation et des présentations au format PowerPoint, ainsi que des exercices au format de tableur électronique. De nouveaux matériels sont constamment élaborés et publiés par le Service du soutien aux politiques agricoles (TCAS) et ses partenaires.

Les matériels d’EASYPol sont abondamment employés pour apporter un soutien technique et renforcer les capacités des pays concernés, dans diverses régions du monde, dont: le Nigéria, le Soudan, le Bhoutan, l’Arménie, des pays du Maghreb, le Burkina Faso et d’autres pays africains francophones. Les visites du site et les téléchargements sont l’objet d’un suivi permanent et atteignent en moyenne le chiffre d’un millier et de plusieurs centaines par mois, respectivement. En outre, le site reçoit régulièrement d’utiles remarques des usagers.

EASYPol contribue à améliorer progressivement la qualité, l’image, la visibilité et la reconnaissance des interventions de la FAO dans le domaine des politiques, ce qui ouvre à l’Organisation de nouveaux financements. En outre, dans le cadre du réseau de savoirs de la FAO sur le web, EASYPol contribue à son amélioration en tant qu’organisation détentrice de savoirs.


282.     Les Stratégies nationales en matière de sécurité alimentaire et de développement agricole: horizon 2015, en particulier pour les pays africains, ont été analysées et actualisées à la lumière de l’évolution des conditions et de nouveaux faits, notamment du processus de mise en œuvre du Programme détaillé du NEPAD pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) et de la formulation de programmes nationaux d’investissement à moyen terme (PNIMT) et de profils de projets d’investissements rentables. Une orientation et un soutien ont par ailleurs été fournis pour diverses études diagnostiques prospectives sur des questions nouvelles d’une grande importance régionale prises en charge par les PAB et les PAU. Les enseignements tirés de ces expériences indiquent que, à la suite de l’amélioration des capacités nationales, la FAO est de plus en plus sollicitée pour collaborer avec des instituts nationaux en fournissant des conseils en matière de politiques. À ce sujet, les efforts de collaboration entre les PAB/PAU et les instituts nationaux ont été encouragés et soutenus techniquement.

283.     Les activités des PAB/PAU ont mis l’accent sur l’élaboration de cadres programmatiques et de programmes de terrain au niveau national (y compris les études sectorielles et les missions de formulation multidisciplinaires). La qualité et les délais des processus de définition et de formulation de projets ont été surveillés de près. Fin 2004, un groupe de travail principal a été établi pour élaborer la méthodologie et coordonner la mise en œuvre progressive des Cadres nationaux sur les priorités à moyen terme en étroite collaboration avec les représentants de la FAO concernés. Fin 2005, six exercices avaient été exécutés au plan national au titre des Cadres nationaux, à la suite de quoi une approche régionale avait été mise en œuvre pour les pays des Caraïbes, ce qui a donné lieu à 15 documents nationaux et à un document régional. Les principaux enseignements tirés sont les suivants: 1) un juste équilibre doit être maintenu entre le besoin de se centrer sur les priorités stratégiques et celui de préserver la flexibilité des Cadres nationaux sur les priorités à moyen terme; 2) les Cadres nationaux sur les priorités à moyen terme ne doivent pas n’être qu’un ensemble de projets ou programmes mis en œuvre par la FAO, mais ils doivent au contraire mettre en évidence le rôle d’organisation « chef de file » de la FAO dans divers domaines, et 3) la convergence dans un programme ciblé peut prendre du temps, car il faut une période de transition où les projets en cours devraient pouvoir suivre leur cours.

284.     Dans la nouvelle série de publications intitulée « Le développement des capacités pour les politiques agricoles et alimentaires », la FAO a publié Southland, exercice de formation basé sur une étude de cas homonyme, en anglais et en français. Un document intitulé Agricultural development policies: concepts and experiences a été publié en espagnol; sa traduction en français et en arabe est en cours. La mallette de formation Negociatrix a été achevée et utilisée dans plusieurs activités de formation. Plusieurs modules de formation sur l’analyse de l’impact des politiques de développement agricole et rural sur la pauvreté ont été élaborés et diffusés sur le web et sur CD-ROM. Des matériels méthodologiques sur les matrices de comptabilité sociale concernant l’analyse de l’incidence des politiques ont été mis au point, ainsi que des matériels de schématisation et suivi de l’incidence des politiques et un logiciel d’analyse de la filière de produits en vue de l’élaboration des politiques (ces matériels et logiciel ont été perfectionnés et mis à l’essai dans le cadre d’activités de terrain dans plusieurs pays). Des projets de renforcement des capacités ont été appuyés dans dix pays et une région et un soutien a été apporté à la mise en œuvre du PPFPB dans 14 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

285.     Un nouveau système informatisé, Briefs On Line (BOL), a été créé pour faciliter la collecte d’informations récentes de nature économique, sociale, agricole, politique et relatives aux projets et les insérer dans des notes sur les pays, qui couvrent en outre toutes les grandes lignes des activités de la FAO dans les pays pris individuellement. Au cours de l’exercice biennal, il a permis d’élaborer 800 notes par an, de supprimer des tâches manuelles répétitives et de consacrer davantage d’attention à la substance, la qualité et la pertinence des informations.

Programme 3.1.2: Assistance en matière de politiques dans les régions

Réalisations
286.     Les groupes et unités décentralisés de la Division de l’assistance aux politiques ont créé une série de profils de politiques nationales où sont analysées la situation, les politiques et les priorités du secteur agricole et les politiques des donateurs en la matière. Ces profils comportent des cadres d’assistance technique à adopter en accord avec les gouvernements concernés et constituent la base d’un système d’information sur les politiques nationales. Plusieurs études diagnostiques régionales importantes ont été conduites sur des questions nouvelles en rapport avec les politiques (voir l’encadré ci-dessous):


Études diagnostiques sur des questions de politique générale d’une grande importance régionale en Afrique, en Asie-Pacifique et en Amérique latine et dans les Caraïbes

Afin de mieux comprendre les grands problèmes d’orientation résultant de processus et de changements en cours en matière de développement agricole et rural dans certaines régions ou sous-régions données et de préparer des activités dans ce domaine, la TCA et les unités décentralisées chargées des politiques ont mené à bien plusieurs études diagnostiques régionales, dont, en 2004 et 2005, les suivantes: 1) une étude approfondie visant à constituer un argumentaire en vue d’obtenir plus de soutien en faveur de la sécurité alimentaire et du développement agricole en Afrique subsaharienne; 2) une étude détaillée, mise à jour annuellement, sur les évolutions et les défis de l’agriculture, de la foresterie et des pêches en Amérique latine et dans les Caraïbes; 3) une étude sur les répercussions de l’évolution économique et de la croissance rapide de la Chine, de l’Inde et d’autres économies asiatiques sur l’agriculture et la sécurité alimentaire en Asie et dans le Pacifique et 4) une étude sur l’incidence de l’essor de la culture du soja en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Paraguay) sur les politiques. Les participants à des séminaires réunissant des institutions publiques, des organismes régionaux, des bailleurs de fonds et des organisations internationales dans les régions concernées ont examiné ces différentes études afin de mettre à profit l’expérience acquise, de cerner les nouveaux défis et possibilités, de tirer des enseignements et de définir des approches et des politiques appropriées pour y répondre.


287.     Les unités décentralisées d’assistance aux politiques ont apporté une aide directe en matière de politiques dans toutes les régions. Ces conseils en matière d’orientation portaient, entre autres, sur l’intégration régionale et sous-régionale, sur le commerce agricole, sur les négociations commerciales multilatérales et bilatérales dans le domaine de l’agriculture, sur les dépenses publiques dans les zones rurales et sur le développement rural au niveau local. Cette assistance a été complétée par la préparation de documents d’orientation et par l’organisation de séminaires et d’ateliers régionaux de formation sur ces mêmes questions relatives aux politiques.

288.     Un soutien et un renfort techniques ont été fournis aux projets relatifs aux politiques dans un certain nombre de pays, de même qu’une assistance à la mise en œuvre des stratégies nationales de développement agricole. Cette assistance concernait également, entre autres, les domaines suivants: le suivi et l’évaluation de l’incidence des facteurs nationaux et extérieurs sur la sécurité alimentaire et sur l’atténuation de la pauvreté; l’entrée à l’OMC et les réformes politiques; les politiques relatives à la gestion de l’eau; la préparation de programmes régionaux pour la sécurité alimentaire en Asie, dans le Pacifique, en Afrique, au Proche-Orient, en Amérique latine et dans les Caraïbes; le renforcement des capacités nationales en matière de négociations sur le commerce agricole; les études sur le secteur agricole et la formulation de stratégies de développement agricole; les stratégies et les politiques agricoles communes pour les États Membres des organisations économiques régionales en Afrique.

Programme 3.1.3: Assistance juridique aux États Membres

289.     Le programme a complété et renforcé le cadre réglementaire mis en place pour l’alimentation et l’agriculture en privilégiant les méthodes et les approches qui visent l’harmonisation des cadres réglementaires nationaux avec les instruments internationaux en vigueur, dont les accords et les plans d’action. La principale réalisation dans ce domaine a été l’achèvement et la publication de l’étude législative nº 87 intitulée Perspectives and guidelines on food legislation, with a new model food law (« Perspectives et directives relatives à la législation alimentaire, avec un nouveau modèle de droit relatif à l’alimentation », voir l’encadré ci-dessous).


Perspectives et directives relatives à la législation alimentaire, avec un nouveau modèle de législation alimentaire

Cet important instrument, conçu à l’intention des gouvernements désireux d’actualiser leurs cadres juridiques nationaux relatifs à l’alimentation, a été publié en 2005. Il met à profit l’expérience de la FAO en matière d’assistance technique aux gouvernements et examine les nombreux éléments des systèmes nationaux à prendre en compte lors de la révision des législations nationales ayant trait à l’alimentation. Après avoir analysé de manière approfondie le cadre juridique national, le contexte international et l’environnement stratégique, ce texte émet des recommandations concrètes quant à la formulation de législations nationales de base en matière d’alimentation, avec trois variantes de nouveau modèle de législation alimentaire.


290.     Le projet régional d’assistance technique intitulé « Strengthening Coastal Fisheries Legislation in the Pacific Island States of Micronesia » (qui fournit une assistance en matière de législation sur les pêches pour faciliter la gestion de la pêche et de l’aquaculture communautaires) a contribué directement à obtenir un impact sur la région concernant le Code de conduite pour une pêche responsable. La législation harmonisée mise au point avec le soutien du projet est conforme aux normes et directives inscrites dans cet instrument et elle a pour objet de les mettre en œuvre dans le contexte régional.

291.     FAOLEX, la plus riche base de données mondiale sur la législation en matière d’alimentation et d’agriculture, s’est enrichie de quelque 15 000 nouvelles entrées au cours de l’exercice biennal, avec des liens renvoyant aux textes législatifs intégraux, qui peuvent tous être consultés via Internet grâce à une interface de recherche très élaborée. Sept livres sur des thèmes de droit comparé ont été rédigés et publiés, concernant des domaines du droit nouveaux ou émergents, comme par exemple les droits de propriété intellectuelle sur les variétés végétales, les forêts et les espaces verts en milieu urbain et périurbain et les ressources génétiques animales, ainsi que des problèmes récents concernant les forêts, les eaux souterraines dans le droit international, les pêches et l’alimentation. L’un des enseignements tirés par autoévaluation est que l’information qui appelle des révisions fréquentes doit être placée en ligne et non publiée sur papier.

292.     Une assistance technique sur l’amélioration des cadres juridiques relatifs à l’alimentation et à l’agriculture a été fournie à plusieurs pays dans toutes les régions du monde. Une assistance a été abondamment fournie sur la totalité des sujets traités par la FAO, y compris les aspects juridiques de la sécurité alimentaire, les ressources génétiques végétales, la protection des végétaux, les semences, les pesticides, la santé animale et les services vétérinaires, la commercialisation et les institutions rurales, la gestion communautaire des ressources naturelles, la foresterie, le régime foncier et l’affectation des terres, les pêches, l’eau, le commerce, les zones protégées et la faune sauvage. Des projets d’assistance technique ont été financés par des ressources extrabudgétaires du PCT et d’autres entités.

293.     Plusieurs projets régionaux s’intéressant à la législation ou à des questions juridiques ont été exécutés ou initiés au cours de l’exercice biennal. Le recours à des modalités régionales, le cas échéant, a permis le partage efficace des expériences acquises et des techniques juridiques entre pays désireux de gérer des ressources en commun ou confrontés à des circonstances analogues sur le plan juridique et du développement, notamment: 1) la faune sauvage au Kazakhstan, au Kirghizistan et en Ouzbékistan; 2) la législation sur la faune, la flore et l’alimentation en Afrique de l’Ouest et en Amérique latine; 3) la législation relative à la sécurité sanitaire des aliments en Europe centrale; 4) la législation relative à l’agriculture biologique en Amérique latine; 5) la législation relative à la sécurité alimentaire dans le Pacifique Sud; 6) la réglementation relative à la pêche côtière dans la sous-région micronésienne du Pacifique et 7) la réglementation relative à la gestion communautaire des pêches applicable aux membres de la Commission Asie-Pacifique des pêches. L’essentiel du programme a été exécuté grâce à un effet de levier des ressources extrabudgétaires, notamment du PCT, du fonds fiduciaire unilatéral et du Programme de coopération FAO/gouvernements.

Grand Programme 3.2: Soutien à l’investissement

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 55 128  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (3 075)  
  Programme de travail final 52 053  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 52 045  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 8  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (5,6%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 251  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 10 384  
  Total exécution du Programme de terrain 10 635  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,2  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 198  


Réalisations
294.     Ce Grand Programme a pour mission d’accroître le volume de ressources extérieures et nationales destinées à l’agriculture et au secteur rural dans les pays en développement et les pays en transition et ce, en facilitant l’interaction des gouvernements avec les principales institutions financières internationales, les organisations du système des Nations Unies et les bailleurs de fonds bilatéraux. Il met aussi en liaison les institutions financières internationales et l’expertise technique et de terrain de la FAO. Grâce à ses programmes de collaboration à long terme, aux nouveaux partenariats et aux opérations de préinvestissement financées par le Programme de coopération technique (PCT), la Division du Centre d’investissement est active dans une centaine de pays, où elle contribue à faire figurer l’investissement agricole et rural dans les programmes d’aide au développement des gouvernements et des institutions financières internationales.

295.     La période 2004-05 a vu un renouveau de l’investissement dans le secteur, avec une importante augmentation du prêt dans certaines régions, notamment en Asie. Grâce au Centre, la FAO a été un acteur clé dans cette réactivation de la collaboration avec ses bailleurs de fonds. Au titre de ce Grand Programme, on a mis en œuvre un large éventail d’activités visant à attirer le soutien de bailleurs de fonds et à mobiliser des prêts, des dons et des crédits pour les programmes d’investissement et les projets d’agriculture, de développement rural, d’environnement et de redressement consécutif à une crise. Cette assistance de la part du Centre a débouché sur un grand nombre de projets et de programmes d’investissement approuvés en application des accords de coopération en matière de financement de la FAO avec, entre autres, les organismes suivants: Banque africaine de développement (BAfD); Banque asiatique de développement (BAsD); Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD); Banque interaméricaine de développement (BID); Fonds international de développement agricole (FIDA); Banque islamique de développement (BIsD); Fonds pour l’environnement mondial (FEM); banques de développement sous-régionales et fonds arabes; et Groupe de la Banque mondiale.

296.     Le Centre a également poursuivi ses efforts pour obtenir des financements supplémentaires pour les projets et programmes d’investissement de la part de nouveaux partenaires et d’autres sources. Au rang des importants contributeurs pour 2004‑05, figurent le Fonds OPEP pour le développement international, l’Union européenne et plusieurs donateurs bilatéraux. Le Centre a continué à prêter son aide à la formulation, à l’examen préalable et à l’évaluation des stratégies, programmes et projets par pays du PAM et à fournir un soutien préinvestissement à la formulation des programmes nationaux et régionaux dans le domaine de la sécurité alimentaire qui sont financés par la FAO et d’autres organisations.

297.     Le Centre a donné suite à un nombre croissant de demandes « en amont » concernant la conduite d’études thématiques, de dialogue en matière de politiques et d’analyses sectorielles pour définir les meilleures pratiques et les possibilités d’investissements futurs. En Afrique et dans les Caraïbes, le Centre a aidé les gouvernements à mettre au point des PNIMT et des profils de projets d’investissement rentables dans les zones prioritaires. En Afrique, ce travail a été mené pour soutenir le NEPAD-PDDAA. Le Centre a en outre continué à aider les pays à relever les défis consistant à travailler avec de nouveaux mécanismes de soutien budgétaire et à devenir plus autonomes s’agissant de mobiliser des fonds d’investissement. En 2004-05, les résultats de cette assistance se traduisaient par l’augmentation des fonds de contrepartie nationaux destinés à des projets dans le secteur agricole et rural.

298.     Le Centre a encore accru son engagement dans le travail de promotion en faveur des investissements par le biais de la Plateforme mondiale des donateurs pour le développement rural, qui a pour objet d’améliorer l’harmonisation et l’alignement des programmes des donateurs par rapport aux objectifs de la Déclaration de Paris sur l’amélioration de l’efficacité de l’aide au développement et à orienter les activités sur l’accomplissement des OMD. Le Centre copréside la Plateforme mondiale et quelques ressources du Programme de coopération FAO/Banque mondiale, ainsi que les fonds du Programme CE-FAO de sécurité alimentaire, qui visent cet objectif.

299.     Le Centre a entrepris de relever les défis opérationnels au cours de l’exercice biennal en appliquant des mesures visant à aligner ses processus internes sur les procédures financières et administratives de la FAO. La structure de comptabilité et de planification budgétaire a été révisée. Grâce au recours au financement des arriérés, le système d’information de gestion du Centre (TCIMIS) a été modernisé pour une meilleure liaison avec les systèmes de l’Organisation (Oracle, FPMIS). Le Centre a renforcé ses compétences techniques et consultatives dans les opérations d’investissement en prenant en charge un nombre plus important que jamais de séminaires, ateliers de formation et monographies, dont ont aussi bénéficié les homologues de la FAO.

300.     L’effet combiné d’une maîtrise attentive des coûts et d’une plus grande diversité dans les types de travail du Centre, avec notamment un grand nombre d’activités remboursables d’autres divisions, a permis d’employer les compétences du personnel de la Division du Centre d’investissement de manière nettement plus économique. Ceci a permis au Centre de satisfaire aux exigences de ses institutions financières partenaires en faisant moins appel aux ressources du programme de travail qu’initialement envisagé.

Tableau 3.2.1: Programmes soutenus par le Centre d’investissement et projets dont le financement a été approuvé

  Banque mondiale FIDA Banques régionales de développement* BERD Autres Total  
Nombre de projets
2000-01 36 13 17 3 21 90  
2002-03 42 11 6 3 95 157  
2004-05 60 13 8 5 45 131  
Financement extérieur, en milliers de dollars EU **
2000-01 1 666 380 317 250 342 440 100 320 98 500 2 524 890  
2002-03 2 830 700 255 730 120 770 92 950 402 520 3 702 670  
2004-05 3 686 710 291 620 241 910 71 810 225 400 4 517 450  
Fonds intérieurs de contrepartie, en milliers de dollars EU ***
2000-01 626 560 180 270 115 780 193 000 82 870 1 198 480  
2002-03 1 149 050 74 700 33 240 17 530 102 150 1 376 670  
2004-05 1 265 490 207 870 56 240 52 590 101 880 1 684 070  
Total des investissements, en milliers de dollars EU
2000-01 2 292 940 497 520 458 220 293 320 181 370 3 723 370  
2002-03 3 979 750 330 430 154 010 110 480 504 670 5 079 340  
2004-05 4 952 200 499 490 298 150 124 400 327 280 6 201 520  
* se réfère aux Banques africaine, asiatique et interaméricaine de développement.
** comprend, le cas échéant, les cofinancements provenant d'autres sources.
*** se réfère aux contributions des gouvernements et des bénéficiaires, sauf pour les fonds de contrepartie de la BERD, qui proviennent de sociétés et de banques privées.


301.     Le tableau 3.2.1 ci-dessus fait apparaître les résultats de l’assistance prêtée par le Grand Programme aux pays, au cours des trois derniers exercices, en collaboration avec les principaux partenaires financiers et d’autres sources de financement. La majorité de ces projets et programmes d’investissement ont fait appel au soutien du Centre pour leur formulation pendant plusieurs années avant d’être approuvés. Un total de 131 projets ont été approuvés pour 2004-05, dont 113 étaient financés extérieurement – contre 85 en 2002-03 et 69 en 2000-01, soit une augmentation considérable. Cette augmentation est particulièrement sensible s’agissant des projets de la Banque mondiale approuvés en 2004-05, au nombre de 60. La catégorie « autres » recense les projets approuvés par des partenaires financiers plus modestes et le soutien du Centre à des activités de préinvestissement au moyen des fonds du PCT. Récemment, le nombre de PCT du Centre dans la rubrique « autres » a considérablement fluctué puisqu’il est passé de 21 projets approuvés en 2000-01 à 72 (dont 44 pour le NEPAD-PDDAA) en 2002-03, puis à 18 en 2004-05.

302.     Les engagements financiers extérieurs (voir tableau plus haut), en hausse, ont dépassé 4,5 milliards de dollars EU en 2004-05. Le Groupe de la Banque mondiale continue à en être le plus gros contributeur puisque sa part relative était de 82 pour cent en 2004-05, 77 pour cent en 2002-03 et de 66 pour cent en 2000-01. Les fonds de contrepartie nationaux sont eux aussi en hausse. Ces augmentations font foi des efforts collectifs consentis par les organismes financiers et les gouvernements pour enrayer la baisse observée au cours des années précédentes en matière d’aide publique au développement dans le secteur agricole et rural.

Diagramme 3.2-1



303.     Le diagramme 3.2-1 présente une ventilation du total des investissements effectués par les partenaires financiers au cours des trois derniers exercices, qui a dépassé 6,2 milliards de dollars EU en 2004-05, contre 5 milliards de dollars en 2002-03 et 3,7 milliards en 2000-01 (voir aussi le tableau plus haut). Le total des investissements fournis par le Groupe de la Banque mondiale a atteint près de 5 milliards de dollars en 2004-05. Le total des investissements du FIDA a aussi sensiblement augmenté puisqu’il avoisine les 500 millions de dollars et celui des banques régionales de développement a doublé pour atteindre près de 300 millions de dollars en 2004-05, contre 154 millions en 2002-03. Le total des prêts consentis par la BERD a lui aussi augmenté par rapport à l’exercice biennal précédent et dépasse 124 millions de dollars en 2004-05. Le total des ressources financières engagées sous la rubrique « autres » est d’environ 327 millions de dollars. Ses principaux contributeurs sont le FEM, le Fonds OPEP pour le développement international, le PAM, la BIsD, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’Union européenne et des bailleurs de fonds bilatéraux. 

Diagramme 3.2-2



304.     Par secteur (diagramme 3.2-2), 65 projets financés par des ressources extérieures sur les 113 approuvés en 2004-05, totalisant quelque 3,5 milliards de dollars EU, sont axés sur l’éradication de la faim et de la pauvreté, la durabilité environnementale, une meilleure technologie de l’information et une meilleure communication et la lutte contre le VIH/SIDA. Le travail forestier (4 pour cent) a reçu un soutien accru de la Banque mondiale suite à la révision de sa stratégie des forêts en 2002. Une part considérable (5 pour cent) a été mobilisée pour l’aide d’urgence pour la remise en état des zones agricoles et rurales suite aux dégâts provoqués par le tsunami, la grippe aviaire, les ouragans et les tremblements de terre qui ont frappé plusieurs pays pauvres au cours de la période 2004-05.

Tableau 3.2.2: Missions du Centre d’investissement

  Analyses sous-sectorielles Définition de projets Élaboration de projets Évaluation des résultats des projets Examen préalable et supervision Total  
Nombre de missions
2000-01 78 129 367 63 595 1 232  
2002-03 137 137 420 58 583 1 335  
2004-05 135 125 549 45 552 1 406  
Nombre de journées de mission
2000-01 2 893 4 756 16 993 2 405 14 952 41 999  
2002-03 4 112 5 108 17 508 3 567 15 742 46 037  
2004-05 4 491 4 467 29 457 1 526 14 131 54 090  


305.     Le nombre total de missions du Centre d’investissement en 2004-05 (voir le tableau 3.2.2) a continué à augmenter à mesure que le Centre privilégiait l’envoi d’équipes plus petites pendant des périodes plus courtes. Les demandes de missions d’analyse sectorielles et sous-sectorielles (135), visant à aider les gouvernements à réexaminer leurs activités agricoles et leurs institutions rurales et à préparer des plans pour décentraliser les services publics vers le secteur privé, ont continué à être nombreuses. Sur les 674 missions entreprises pour la définition de projets (125) et la préparation de projets (549), 376 étaient prises en charge par la Banque mondiale (56 pour cent), 29 par le FIDA (4 pour cent), 24 par des banques régionales de développement (4 pour cent), 10 par la BERD (1 pour cent) et 235 par d’autres organismes financiers (35 pour cent), y compris les missions financées par le PCT. Les missions menées pour évaluer les résultats des projets et préparer les rapports d’achèvement de la mise en œuvre étaient au nombre de 45 et les missions d’examen préalable et de supervision des projets d’investissement ont continué à faire l’objet d’une forte demande (552). Le nombre de journées de mission allouées au titre du travail de formulation du PCT en 2004 a été exceptionnellement élevé: 9 749 (en grande partie pour le NEPAD-PDDAA), soit plus du double du chiffre de 2005. En 2003, seules 2 982 journées de mission avaient été mises au compte des activités du PCT.

Tableau 3.2.3: Nombre de projets formulés

  Banque mondiale FIDA Banques régionales de développement BERD Autres Total  
2000-01 31 11 14 0 14 70  
2002-03 21 10 13 2 27 73  
2004-05 22 5 14 3 61 105  


306.     Le nombre de projets dont la formulation a été achevée au cours de l’exercice 2004-05 (voir tableau 3.2.3) en vue de financements, crédits ou subventions proposés a grimpé à 105. Le travail au titre de la rubrique « autres » comprend la formulation d’un grand nombre de PCT approuvés en 2002-03 pour soutenir le NEPAD-PDDAA. Cependant, grâce aux ressources des PCT, le Centre est également en train d’étoffer sa collaboration en matière de préinvestissement avec des partenaires financiers extérieurs. En 2005, plusieurs projets dont le financement par la BID, la BOAD, le Fonds OPEP pour le développement international et la BIsD avait été approuvé ont été formulés avec l’appui du PCT.

Tableau 3.2.4: Programmes soutenus par le Centre d’investissement et projets dont le financement a été approuvé, par région

  Afrique subsaharienne Asie et Pacifique Proche-Orient et Afrique du Nord Amérique latine et Caraïbes Europe  Total  
Nombre de projets
2000-01 35 17 6 21 11 90  
2002-03 81 23 23 20 10 157  
2004-05 39 33 23 17 19 131  
Financement extérieur, en milliers de dollars EU
2000-01 972 380 670 640 186 320 384 870 310 680 2 524 890  
2002-03 919 110 1 239 360 398 860 908 140 237 200 3 702 670  
2004-05 877 890 2 135 150 697 020 299 970 507 420 4 517 450  
Fonds intérieurs de contrepartie, en milliers de dollars EU
2000-01 306 440 213 160 99 590 161 350 417 940 1 198 480  
2002-03 184 680 471 300 127 700 536 350 56 640 1 376 670  
2004-05 302 490 569 270 431 920 146 400 233 990 1 684 070  
Total des investissements, en milliers de dollars EU
2000-01 1 278 820 883 800 285 910 546 220 728 620 3 723 370  
2002-03 1 103 790 1 710 660 526 560 1 444 490 293 840 5 079 340  
2004-05 1 180 380 2 704 420 1 128 940 446 370 741 410 6 201 520  


307.     En ce qui concerne la répartition régionale des programmes et projets approuvés (voir tableau 3.2.4), les projets financés par des ressources extérieures ont continué à être destinés majoritairement à l’Afrique subsaharienne: 33 projets en 2004-05, 31 en 2002-03 et 28 en 2000-01. En 2005, la collaboration s’est accrue, en particulier avec la BAfD, qui a approuvé cinq projets restés en suspens pendant plusieurs années. Outre le soutien exceptionnellement important fourni au titre du PCT en 2002-03 pour le NEPAD-PDDAA (150 projets), 8 PCT ont été mis en œuvre en Afrique subsaharienne.

Diagramme 3.2-3



308.     La ventilation par région du financement extérieur des projets approuvés en 2004-05 (voir le tableau plus haut et le diagramme 3.2-3), fait apparaître une augmentation très nette de l’enveloppe des prêts aux régions Asie et Pacifique, Proche-Orient et Afrique du Nord et Europe. Le financement extérieur au profit de l’Asie et du Pacifique, en hausse, a dépassé 2,1 milliards de dollars EU, contre 1,24 milliard en 2002‑03 et 671 millions en 2000-01. Le financement extérieur pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, qui comprend une aide accrue à l’Asie centrale (voir encadré ci-après sur la croissance économique en Asie centrale), a presque doublé puisqu’il est passé de 399 millions de dollars en 2002-03 à plus de 697 millions en 2004-05. Quant aux prêts à l’Europe, ils ont plus que doublé en 2004-05 en dépassant 507 millions de dollars, contre 237 millions en 2002-03. Quelques très grands projets de la Banque mondiale approuvés au profit de l’Amérique latine et des Caraïbes en 2002-03 avaient stimulé de manière exceptionnelle les prêts, qui sont revenus en 2004-05 à leur niveau habituel, soit environ 300 millions de dollars.


Faciliter la croissance économique en Asie centrale

En 2004-05 et au cours de l’exercice précédent, trois pays d’Asie centrale ont bénéficié de financements extérieurs pour la première fois: le Kazakhstan (2003), le Tadjikistan (2004) et l’Ouzbékistan (2005). Quatre projets financés par des ressources extérieures ont été approuvés pour l’Azerbaïdjan entre 2003 et 2005 et un pour le Kirghizistan en 2004. Au Tadjikistan, un nouveau projet a été approuvé en 2005 et une proposition de ligne budgétaire a été finalisée aux fins de son approbation. Les principaux partenaires financiers étaient la Banque mondiale, le FEM, le FIDA et la BERD. Un soutien à l’investissement au titre du PCT a été prêté au Turkménistan en 2003 pour la première fois.

Le Kazakhstan illustre bien le puissant engagement vis-à-vis de l’investissement dans le domaine de l’agriculture et du développement rural dans la sous-région. Au cours de l’exercice 2004-05, la Banque mondiale et le FEM ont approuvé le financement de l’investissement de trois grands projets d’un montant total de 243 millions de dollars EU, dont 45 à 70 pour cent sont des contributions nationales dégagées par le Gouvernement du Kazakhstan et les bénéficiaires. Ces fonds de contrepartie apportent un soutien à la protection des forêts et au reboisement (28,8 millions de dollars EU), à l’après-privatisation de l’agriculture (61,1 millions de dollars) et à la compétitivité de l’agriculture (59,1 millions de dollars). L’enveloppe totale des prêts extérieurs au titre de ces projets est de 94 millions de dollars EU.

Au cours de l’exercice 2004-05, un travail en amont a été entrepris en Azerbaïdjan (étude sur les marchés agricoles) et au Tadjikistan (stratégie pour le secteur agricole). Au Kirghizistan, deux études ont été conduites pour le compte de la Banque mondiale sur les politiques agricoles et le secteur de l’élevage et le Centre a aidé la BERD à cerner les possibilités d’investissement dans le secteur agro-alimentaire et à conduire une étude de faisabilité concernant le financement rural et agricole au profit de petites et moyennes entreprises. L’Organisation de coopération économique a apporté un soutien au titre du PCT pour la formulation d’un programme régional de sécurité alimentaire à l’intention de 10 pays de la région. Le Centre est par ailleurs de plus en plus impliqué dans le soutien au titre du PCT aux programmes spéciaux nationaux pour la sécurité alimentaire en Asie centrale.


Diagramme 3.2-4



309.     Si les engagements extérieurs au bénéfice des pays les moins avancés (PMA) (diagramme 3.2-4) sont restés inchangés en 2004-05, la part relative des prêts par rapport à l’enveloppe totale des financements extérieurs approuvés au cours de l’exercice biennal a sensiblement diminué. La stagnation des prêts extérieurs aux PMA est due en partie au fait que les PMA assurent souvent les petits projets avec des fonds mobilisés par des petits partenaires et des bailleurs de fonds bilatéraux. Il peut y avoir d’autres facteurs déterminants, comme l’augmentation de l’allégement de la dette au titre de l’Initiative en faveur de des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) et la difficulté croissante à laquelle se heurtent les pays les plus pauvres à l’heure d’obtenir des prêts pour des activités d’investissement dans le secteur agricole et rural.

Grand Programme 3.3: Opérations de terrain

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 12 313  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires (310)  
  Programme de travail final 12 003  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 12 002  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 1  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) (2,5%)  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 322  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 0  
  Total exécution du Programme de terrain 322  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,0  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 862  


Réalisations - Gestion et soutien du programme de terrain
310.     Ce Grand Programme supervise toutes les phases du cycle du programme de terrain de la FAO, notamment l'exécution et la réalisation de tous les types de projets quelque soient les sources de financement. Il assure le contrôle de qualité des projets de terrain grâce à la conception et à la gestion de processus d’examen des projets, y compris l’examen direct des projets, et répercute les informations relatives à la gestion, aux opérations et à la mise en oeuvre des projets vers les départements techniques et administratifs et la direction. Le programme regroupe les flux d'information concernant la structure de mise en oeuvre du programme de terrain, structure qui résulte de la décentralisation des opérations de terrain et appuie les opérations d’urgence avec des instruments de surveillance et d’établissement de rapports.

311.     Les projets non liés aux secours d'urgence sont mis en œuvre par des représentants de la FAO, des chargés de projets dans les pays et des fonctionnaires techniques en poste dans les cinq bureaux régionaux et par des fonctionnaires techniques au Siège. Les activités d’urgence sont conduites par la Division des opérations d'urgence et de la réhabilitation (TCE) au Siège, tant directement que par l’intermédiaire des représentants de la FAO. La structure de soutien du programme de terrain fournit un système d’opérations et d’information efficace, cohérent et transparent qui est capable de fournir les services des projets aux pays membres d'une manière rapide et efficiente, conformément aux accords des projets. La Division des opérations de terrain (TCO), qui met en application le Grand Programme, travaille en étroite collaboration avec les autres divisions et supervise les activités des sous-divisions régionales en ce qui concerne le suivi, la coordination et l’établissement des rapports du programme de terrain.

312.     Le programme a continué de contribuer à la consolidation des opérations du programme de terrain, grâce à une série d'activités et d'initiatives, dont celles reprises ci-après:

  • Mise à jour du cadre normatif destiné aux opérations de projet, par des circulaires du programme de terrain, une liste des questions souvent posées, une version disponible sur Internet du Manuel des programmes de terrain (partie opérationnelle) et la publication de documents et de CD-ROM destinés à communiquer au personnel de l'Organisation les normes et les principes opérationnels approuvés. En 2005, un système simplifié a été mis en place pour les demandes d’intervention des services d'appui technique (SAT) dans les projets du PCT.
  • Perfectionnement du Système d'information sur la gestion du programme de terrain (FPMIS), accessible sur Internet, notamment suivi et établissement de rapports spécifiques concernant les appels pour les situations d’urgence; instruments à l’appui des situations d’urgence à grande échelle (par exemple, campagne anti-acridienne, réaction au tsunami, grippe aviaire, etc.); outils améliorés pour les rapports d'analyse et de gestion, avec accès en mode descendant; indexation des documents stockés dans FPMIS (~30 000) et recherche en forme libre des documents stockés; amélioration des liens avec la grande base de données Oracle de l’Organisation; transfert de certaines sections du FPMIS aux représentants permanents auprès de la FAO et aux organismes d’État; accès libre aux données de projet de terrain disponibles dans FPMIS par le biais du site web de l’Organisation; et amélioration générale de la performance, avec accessibilité dans le monde entier par l’Internet.
  • Études sur la gestion et examen des problèmes complexes qui réclament une adaptation de la stratégie de l'Organisation ou de son approche du programme de terrain, y compris le bilan de programmes et/ou de projets importants financés par un fonds fiduciaire unilatéral et exécutés par diverses entités nationales, ayant conduit à l'élaboration de procédures par un groupe de travail interdépartemental (par exemple Brésil: rapport publié en janvier 2004; Afghanistan: 2003-05, accompagné d’une mission de suivi en 2006; Nigéria: 2004-2005).
  • Coordination de la délégation des responsabilités en matière d'exécution des projets et de gestion du budget aux représentants de la FAO en Afghanistan, en Iran et en Sierra Leone et formation sur place du personnel aux opérations du programme de terrain dans les représentations respectives.
  • Établissement de rapports stratégiques mensuels et annuels destinés à informer la direction générale sur les résultats présents et passés du programme de terrain et à lui fournir une prévision de l'exécution future grâce à un système d'estimations de l'exécution régulièrement mises à jour et d'examen approfondi en continu des projets prévus.
  • Contrôle et coordination des procédures d'examen des projets au niveau de l’Organisation et du département avant l’approbation des projets au sein du Département de la coopération technique (TC): le Groupe consultatif sur la conception des projets vérifie systématiquement que toutes les mesures requises pour assurer la validité technique et la faisabilité opérationnelle des projets ont été prises; et le Comité chargé de l'examen de programmes et de projets (PPRC) à la FAO vérifie la cohérence de la conception du projet avec les politiques et priorités de fond de l’Organisation, notamment les Objectifs de développement du millénaire (ODM).
  • Examen et mise à jour du matériel nécessaire au cours d'évaluation des cycles de projet organisé par le Service de la valorisation des ressources humaines (AFHO) en 2004 et 2005 et fourniture d'un appui à son déroulement .


313.     Le diagramme 3.3.1 illustre l’évolution au cours des deux derniers exercices du processus de décentralisation engagé par la FAO en 2000 qui transfert les responsabilités de l’exécution des projets aux représentants de la FAO. En 2004-05, 46 pour cent de activités de coopération technique de la FAO ont été exécutées par les représentants de la FAO contre 44 pour cent en 2002-03. Cette hausse s’accompagne d’une diminution équivalente de la portion exécutée par les sous-divisions régionales des opérations (16 pour cent en 2004-05 contre 18 pour cent au cours de l’exercice précédent). La part d’exécution des divisions techniques au Siège a également évolué, en baisse de 5 pour cent pour s’établir à 24 pour cent en 2004-05 et celle des fonctionnaires techniques régionaux, qui tombe de 5 pour cent à 1,5 pour cent; alors que la part d'exécution du Département de la coopération technique est en hausse et passe de 4 pour cent en 2002-03 à 12 pour cent en 2004-05.

Diagramme 3.3-1



Réalisations - Exécution du programme de terrain
314.     L'exécution du programme de terrain de la FAO (voir tableau 3.3.1) s'est chiffrée à 723 millions de dollars EU en 2004-05 contre 712 millions de dollars EU en 2002-03 et 687 millions de dollars EU en 2000-01. Cette hausse est le résultat de l’amélioration du taux d’exécution toutes sources de financement confondues. La coopération financée par le programme de coopération FAO/gouvernements et des fonds fiduciaires unilatéraux pour des activités non liées à des situations d’urgence est en hausse de 37 pour cent par rapport à l’exercice précédent. L’amélioration de l’exécution se reflète aussi dans la hausse notable du programme de terrain financé au titre du Programme ordinaire (soit le PCT et le PSSA) qui a atteint un niveau record de 121 millions de dollars EU contre 111 millions de dollars EU en 2002-03. La marginalisation du PNUD en tant que source de financement de la coopération technique s’est accentuée, avec 26 millions de dollars EU en 2002-03 contre 15 millions de dollars EU en 2004-05.

Tableau 3.3.1: Exécution des programmes de terrain de la FAO (en millions de dollars EU)

Description 2000-01 2002-03 2004-05  
FAO/PNUD
Exécution par la FAO 19,7 14,6 5,5  
Réalisation par la FAO 7,8 7,9 9,8  
SDPP/AST 6,3 3,4 0,1  
Total PNUD 33,8 26,0 15,3  
FONDS FIDUCIAIRES
Fonds fiduciaires - aide non liée à des urgences
Programme de coopération FAO/gouvernements 157,9 155,0 206,8  
Programme des cadres associés 19,4 15,9 17,2  
Fonds fiduciaires unilatéraux 48,1 53,3 78,7  
Programmes de partenariat FAO-donateurs - 15,3 9,6  
Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) 5,0 2,6 1,3  
Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) 0,8 2,0 4,0  
Autres organisations des Nations Unies 8,7 9,2 9,7  
TeleFood 3,4 3,0 4,2  
Fonds fiduciaires divers 7,5 9,6 15,9  
Total de l'aide non liée à des urgences 250,8 266,0 347,5  
Fonds fiduciaires - activités d'urgence
Programme Pétrole-contre-nourriture 249,0 197,9 38,3  
Autres opérations spéciales de secours 76,3 111,8 201,2  
Total des activités d'urgence 325,3 309,7 239,5  
Total des fonds fiduciaires 576,1 575,7 587,0  
Total du financement extérieur 609,9 601,6 602,3  
Programme ordinaire
Programme de coopération technique (PCT) 68,5 101,9 115,3  
Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) 8,8 8,8 5,4  
Total Programme ordinaire 77,3 110,7 120,7  
TOTAL PROGRAMMES DE TERRAIN 687,2 712,3 723,1  


315.     L’exécution des opérations de secours d’urgence s’est poursuivie à un niveau très élevé malgré la fin du Programme Pétrole-contre-nourriture en Iraq. Les autres opérations d’urgence de grande ampleur nécessitant la participation de la FAO ont presque doublé, passant de 112 millions de dollars EU en 2002-03 à 201 millions de dollars EU en 2004-05. Les activités d’urgence visant à lutter contre les effets des catastrophes naturelles comme les criquets pèlerins, le Tsunami et le début de la grippe aviaire, ont contribué à cette hausse (voir encadré ci-après).

316.     Le nombre total des projets de coopération technique et d’urgence (y compris le TeleFood) approuvés en 2004-05 (qui sont devenu opérationnels au cours de l’exercice) a augmenté de 24 pour cent (de 1 406 projets en 2002-03 à 1 750 en 2004-05). Les budgets étaient inférieurs à 250 000 dollars EU pour 64 pour cent de ces projets et inférieurs à 100 000 dollars EU pour plus de 40 pour cent d’entre eux (principalement le TeleFood et de petits projets de PCT). Le nombre et le pourcentage de projets dont le budget dépasse 1 million de dollars EU a augmenté, soit 171 projets (contre 105 en 2002-03) et 10 pour cent (7 pour cent en 2002-03); plus de la moitié portaient sur des opérations de secours d’urgence. En 2004-05, le PCT et le PSSA comptaient pour 35 pour cent des nouveaux projets approuvés.

317.     Le tableau 3.3.2 ventile l'exécution du programme de terrain par grand donateur. Outre les donateurs à titre individuel, le montant total des contributions des multidonateurs à des programmes et/ou projets spécifiques (cf. la Commission des thons de l'océan Indien, les programmes et les commissions de lutte contre le criquet pèlerin, le soutien aux interventions d’urgence pour lutter contre la propagation de la grippe aviaire de l’Est et du Sud-Est de l’Asie à d’autres régions, etc.) a atteint près de 17 millions de dollars EU en 2004-05 contre 12 millions de dollars EU en 2002-03.

318.     Le financement du programme de terrain de la FAO en 2004-05 a été soutenu par 16 principaux donateurs (c’est-à-dire ceux dont les contributions dépassent 10 millions de dollars EU chacun), couvrant environ 75 pour cent de l’exécution totale. Le soutien considérable fourni par le Département des affaires humanitaires des Nations Unies en 2000-01 et 2002-03 axé exclusivement sur le Programme Pétrole-contre-nourriture en Iraq a pris fin en 2003; ce programme représentait 182,8 millions de dollars EU de l’exécution en 2002-03, mais seulement 2,7 millions de dollars EU en 2004-05 (voir tableau ci-après). Toutefois, le Programme Pétrole-contre-nourriture a été suivi d’un programme de soutien aux opérations de relèvement en Iraq, financé par le Fonds d'affectation spéciale du Groupe des Nations Unies pour le développement pour l'Iraq avec un montant d’exécution de 35,5 millions de dollars EU en 2004-05.

319.     Au cours de l’exercice 2004-05 le nombre de donateurs non traditionnels a augmenté, y compris plusieurs donateurs qui contribuaient pour la première fois au programme de la FAO (cf. Éthiopie, Libye et Afrique du Sud), alors que d’autres pays augmentaient de façon notable leur coopération unilatérale en cours avec la FAO (Afghanistan, Cambodge et la République de Corée).

Tableau 3.3.2: Sources de financement extérieur pour le programme de terrain (en milliers de dollars EU)

Nom du donateur 2002-03 2004-05  
Communauté européenne 36 061 69 389  
Italie 42 105 52 771  
Royaume-Uni 20 373 39 617  
Pays-Bas 62 371 38 988  
Services au Bureau du Groupe des Nations Unies pour le développement(DGO); appui au Secrétariat GNUD/EXECCOM 0 35 539  
Japon 19 348 27 417  
Belgique 15 591 25 399  
Norvège 19 374 24 576  
États-Unis d’Amérique 19 145 22 889  
Suède 11 802 21 734  
Allemagne 6 654 19 182  
Contributions multidonateurs 12 317 16 923  
Arabie saoudite, Royaume d' 9 674 15 693  
PNUD 25 974 15 376  
Royaume d’Espagne 7 709 12 631  
Canada 2 925 11 555  
Brésil 11 877 9 891  
Département des affaires humanitaires de l’ONU - CEN 182 806 2 743  
Total partiel 506 106 462 313  
Autres donateurs 95 519 140 023  
Total 601 625 602 336  


320.     Au cours des deux exercices précédents, l’assistance fournie par la FAO à la majorité des pays (à l’exclusion des projets régionaux, interrégionaux ou mondiaux) se situait dans une fourchette allant de 1 million de dollars EU à 4,9 millions de dollars EU. En 2004-05, 18 pays bénéficiaient d’activités des programmes de terrain dont le montant allait de 5 millions de dollars EU à 19,9 millions de dollars EU, alors qu’en 2002-03 ils étaient 14. Par ailleurs, en 2002-03 seuls l’Afghanistan et l’Iraq recevaient une assistance supérieure à 20 millions de dollars EU, alors qu’en 2004-05 trois pays se situaient dans cette fourchette (Afghanistan, Iraq, Soudan).

321.     L’achèvement du Programme Pétrole-contre-nourriture en Iraq a aussi eu un impact sur la répartition de l’exécution du programme de terrain par programme technique. Grand Programme 2.1: le Grand Programme 2.1 Production agricole et systèmes de soutien (tableau ci-après) concentrait 55 pour cent de l’exécution totale du programme de terrain et 83 pour cent de l’exécution du programme d’urgence en 2004-05, contre 63 pour cent et 92 pour cent en 2002-03. L’exécution du programme de terrain a nettement augmenté en 2004-05 pour deux grands programmes, à savoir: Grand Programme 2.5: le Grand Programme 2.5 Contributions au développement durable et programmes spéciaux (qui comprend le PSSA), avec plus de 15 pour cent de l’exécution totale en 2004-05 contre 10 pour cent en 2002-03 et le Grand Programme 2.3: Pêches, avec 8,5 pour cent en 2004-05 contre 4,6 pour cent en 2002-03.

Tableau 3.3.3: Exécution du programme de terrain par programmes techniques, 2004-05 (pourcentage)

  Programme Fonds fiduciaires/PNUD Assistance PCT/PSSA Total  
2.1.0 Entités de programme départementales pour la production agricole et les systèmes de soutien 1,0 0,0 1,1 0,7  
2.1.1 Ressources naturelles 10,3 15,9 4,8 11,2  
2.1.2 Cultures 16,0 48,3 27,8 28,7  
2.1.3 Élevage 7,1 10,9 11,9 9,1  
2.1.4 Systèmes de soutien à l'agriculture 2,8 8,3 4,3 4,9  
2.1.5 Applications agricoles des isotopes et des biotechnologies 0,2 0,0 0,0 0,1  
2.1 Production agricole et systèmes de soutien 37,4 83,4 49,8 54,7  
2.2.0 Entités de Programme départementales pour les politiques et le développement alimentaires et agricoles 0,9 1,1 0,1 0,8  
2.2.1 Nutrition, qualité et sécurité sanitaire des aliments 3,9 0,9 4,9 3,1  
2.2.2 Information en matière d’alimentation et d’agriculture 3,3 0,0 2,8 2,2  
2.2.3 Suivi, évaluation et perspectives de l'alimentation et de l'agriculture 0,8 0,2 0,1 0,5  
2.2.4 Politiques relatives à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et au commerce 3,4 1,6 1,3 2,5  
2.2 Politiques et développement alimentaires et agricoles 12,4 3,8 9,2 9,0  
2.3.1 Information sur les pêches 0,4 0,0 0,1 0,2  
2.3.2 Ressources halieutiques et aquaculture 3,2 0,0 2,2 2,0  
2.3.3 Exploitation et utilisation des ressources halieutiques 0,6 6,9 2,1 3,0  
2.3.4 Politiques halieutiques 5,9 0,1 1,8 3,3  
2.3 Pêches 10,2 7,0 6,2 8,5  
2.4.1 Ressources forestières. 5,7 0,2 3,4 3,5  
2.4.2 Produits forestiers et aspects économiques des forêts 0,5 0,0 0,9 0,4  
2.4.3 Politiques et institutions forestières 2,9 0,0 2,9 1,9  
2.4.4 Liaison et information relatives aux programmes forestiers 1,1 0,0 0,0 0,6  
2.4 Forêts 10,2 0,2 7,3 6,4  
2.5.1 Recherche, gestion des ressources naturelles et transfert des technologies 4,4 0,3 3,6 2,9  
2.5.2 Parité hommes-femmes et population 1,4 3,1 1,2 1,9  
2.5.3 Développement rural 4,5 1,3 3,2 3,2  
2.5.6 Production vivrière à l'appui de la sécurité alimentaire dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier 12,8 0,7 3,8 7,3  
2.5 Contributions au développement durable et programmes spéciaux 23,1 5,5 11,8 15,4  
3.1.1 Coordination de l’assistance aux politiques et élaboration du Programme de terrain 1,3 0,0 1,3 0,9  
3.1.2 Assistance aux politiques dans les régions 3,1 0,0 4,3 2,3  
3.1.3 Assistance juridique aux États Membres 0,6 0,0 1,5 0,5  
3.1 Assistance aux politiques 4,9 0,0 7,2 3,7  
  Programmes non techniques 1,8 0,0 8,6 2,3  
  Total 100 100 100 100  


322.     La répartition régionale de l’exécution du programme de terrain en 2004-05 a subi d’importantes modifications par rapport à 2002-03 (figure 3.3-2 ci-après), dues au net recul de l’exécution au Proche-Orient qui est passée de 35 pour cent en 2002-03 à 17 pour cent en 2004-05, compte tenu de la réduction du Programme Pétrole-contre-nourriture en Iraq. La part de l’Afrique est passée de 25 à 35 pour cent, celle de l’Asie et Pacifique de 14 à 18 pour cent et celle de l’Amérique latine et Caraïbes de 9 à 11 pour cent. Les modifications enregistrées en Europe sont d’importance mineure (diminution de 3 à 2 pour cent) tandis que la part des projets interrégionaux/mondiaux est en hausse, passant de 15 pour cent en 2002-03 à 17 pour cent en 2004-05.

Diagramme 3.3-2



323.     La part croissante des pays les moins avancés dans les activités de terrain (voir tableau 3.3.4) témoigne de l’importance que la FAO accorde au soutien de ces pays. En 2004-05, les pays les moins avancés représentaient près de 34 pour cent de l’exécution du programme de terrain contre 27 pour cent en 2002-03. Par rapport à l'exécution totale, l’assistance fournie aux pays les moins avancés s'est élevée de 28 pour cent, passant de 190 millions de dollars EU en 2002-03 à 244 millions de dollars EU en 2004-05.

Tableau 3.3.4: Exécution des projets dans les pays les moins avancés (pourcentage de l'exécution totale)

Source de financement 2000-01 2002-03 2004-05  
Fonds fiduciaires (coopération FAO/gouvernements et fonds fiduciaire unilatéral) 13,3 21,3 31,5  
PNUD 73,4 80,5 83,7  
PCT/PSSA 41,8 41,6 38,1  
Total 19,5 26,6 33,7  


Réalisations - Opérations d’urgence et de relèvement
324.     La consolidation de la Division des opérations d'urgence et de la réhabilitation s’est poursuivie durant l’exercice 2004-05. Cette division a été créée en 2002 pour faire face au programme d’opérations d’urgence et de réhabilitation de la FAO qui est en constante évolution. La fourniture d’orientations sur la planification stratégique, les aspects techniques, la coordination et le renforcement des capacités ainsi que l’échange d’informations constituaient un défi constant compte tenu de la nature pluridimensionnelle de nombre d’interventions, de leur complexité et du grand nombre de partenaires importants impliqués. Avec l’aide de ses partenaires, la FAO s’est efforcée d’instaurer une transition sans heurts en assurant la continuité entre les opérations d’urgence et les activités de redressement et de développement à long terme, et en préconisant la gestion durable des ressources naturelles, aidant ainsi les populations à reconstruire et à améliorer leurs moyens d’existence.

325.     L’exécution du programme d’opérations d’urgence et de relèvement de la FAO s’est chiffrée à 240 millions de dollars EU en 2004-05, contre 310 millions de dollars EU en 2002-03. Alors que l’exercice 2002-03 a été caractérisé par le Programme Pétrole-contre-nourriture, qui représentait 64 pour cent de l’exécution des opérations d’urgence, l’exercice 2004-05 a été marqué par la conjonction de programmes thématiques (grippe aviaire, criquet pèlerin, Tsunami), régionaux (Région des Grands Lacs, Afrique australe) et de programmes de pays (Iraq, Somalie, Soudan).

326.     En ce qui concerne les ressources, 415 millions de dollars EU ont été mobilisés au cours de l’exercice 2004-05 à l’appui du programme d’opérations d’urgence et de réhabilitation contre 155 millions de dollars EU pour l’exercice 2002-03, non compris les contributions reçues au titre du Programme Pétrole-contre-nourriture. Cette hausse de 267 pour cent des contributions volontaires s’explique essentiellement par le soutien croissant des donateurs aux opérations d’urgence et de relèvement de la FAO en Afrique, par la mobilisation des ressources pour les opérations de relèvement en Iraq par le biais du Fonds d'affectation spéciale du Groupe des Nations Unies pour le développement pour l'Iraq, et la réponses sans précédent des donateurs à la crise acridienne et au Tsunami. Plus des deux tiers des fonds ont été reçus à la suite des appels des Nations Unies (processus d'appel global, appel d’urgence, etc.). Le nombre des donateurs apportant un soutien aux opérations d’urgence et de relèvement croît régulièrement, passant de 15 en 2003 à plus de 30 en 2004-05.

327.     Ce programme coordonne aussi les interactions de la FAO avec le Comité exécutif pour les affaires humanitaires, la composante humanitaire de ECOSOC, le Comité permanent interorganisations et le groupe de travail sur les questions de transition du Comité exécutif pour les affaires humanitaires (Groupe des Nations Unies pour le développement). Une attention spéciale est accordée aux réunions trimestrielles du groupe de travail du Comité permanent interorganisations, la principale instance décisionnelle pour l’action humanitaire. En ce qui concerne les aspects opérationnels, la collaboration a été renforcée avec le PAM, le HCR25, l’OIT et le PNUD (Bureau pour la prévention des crises et pour le relèvement) en particulier sur la réalisation des évaluations conjointes des besoins et sur la préparation et la mise en œuvre de programmes-phare conjoints; la coopération a aussi été améliorée pour l’utilisation des services communs (logistique, locaux à usage de bureaux, véhicules, etc.).

328.     Le portefeuille d’activités géré par la Division TCE devient de plus en plus complexe et diversifié, comme en témoigne l’encadré ci-après.


Afrique

Durant l’exercice 2004-05, 133 millions de dollars EU ont été mobilisés pour les activités d’urgence en Afrique, soit une augmentation de près de 50 pour cent par rapport à 2002-03. Trente-sept pays en Afrique ont bénéficié de cette assistance et des programmes de grande ampleur ont été mis en œuvre au Soudan, en République démocratique du Congo, au Burundi, au Zimbabwe et en Angola. Vingt unités de la coordination des opérations d’urgence et de relèvement étaient opérationnelles. Les programmes en Afrique s’attachent de plus en plus à assurer la coordination entre l’agriculture et la sécurité alimentaire. Les activités sont impulsées par les besoins des ménages touchés et incluent la fourniture d’intrants agricoles, la production de semences de bonne qualité, la multiplication de variétés de boutures de manioc résistantes au virus de la mosaïque, la surveillance et le contrôle des maladies animales, la production locale d’outils manuels, l’émission de bons de semences et l’organisation de foires aux semences, la formation et le soutien d’agents de santé vétérinaire dans les collectivités, etc. En Afrique australe, un programme de 8 millions de dollars EU financé par le Gouvernement d’Afrique du Sud a apporté un soutien à plus de 100 000 personnes souffrant de la faim, démunies et en situation d’insécurité alimentaire dans sept pays (Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe). Au Soudan, la FAO a mis en œuvre un portefeuille diversifié et complexe d’opérations de secours direct, comme par exemple la distribution d’intrants à des groupes vulnérables, dont des rapatriés, et d’interventions à plus long terme et durables portant sur la formation, la mise en place de services agricoles indispensables, le renforcement des capacités, le relèvement de petites infrastructures, les droits fonciers et la gestion des ressources naturelles.



Acridiens

Le Centre d'intervention antiacridienne d'urgence (ECLO), rétabli en août 2004, a constitué une nouvelle plateforme pour la mobilisation et la mise en œuvre conjointe d’un programme d’urgence de 80 millions de dollars EU, financé par 27 donateurs, qui comporte 67 projets. La plupart des fonds ont été reçus dans la seconde moitié de 2004, et nombre des intrants nécessaires à la lutte antiacridienne étaient mis en place en 2004 et 2005; à la fin 2005, les populations de criquet pèlerin avaient considérablement décliné ce qui permettait d’organiser l’arrêt progressif des opérations de l’ECLO en 2006. La priorité a ensuite été accordée au suivi et à l’essai d’autres méthodes de lutte, et aux activités liées à l’environnement, ainsi qu’à la reprise du programme actuel d’EMPRES pour l’Afrique de l’Ouest.



Tsunami


Le séisme du 26 décembre 2004 au large du littoral nord de Sumatra a provoqué la plus destructive série de vagues de tsunami jamais enregistrée, faisant plus de 220 000 morts et compromettant les moyens d’existence de plus de 1,4 millions de personnes dans 14 pays autour de l’océan Indien. Le Tsunami a eu les plus grandes répercussions sur les collectivités rurales côtières, dont nombre d’entre elles étaient déjà démunies et vulnérables, hautement tributaires de ressources naturelles très appauvries et surexploitées et d’écosystèmes dégradés. Grâce au soutien généreux, rapide et programmé des donateurs dans le cadre de l’Appel éclair des Nations Unies pour le séisme et le tsunami dans l’océan Indien, la FAO est intervenue de manière vigoureuse pour protéger, restaurer et renforcer les moyens d’existence des populations touchées. À la demande spécifique des pays concernés, la FAO a structuré ses opérations d’urgence et de relèvement en fonction de trois objectifs: 1) le rétablissement du secteur des pêches; 2) les moyens d’existence fondés sur l’agriculture et la forêt et 3) le soutien général à la coordination entre les différents acteurs dans ces domaines d’intervention. Dans ce cadre, l’équipe chargée de la réaction au tsunami (au siège, dans la région et sur le terrain) a coordonné le déploiement du soutien technique et opérationnel en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Myanmar, aux Maldives, aux Seychelles et en Somalie. Avec un budget global de 59 millions de dollars EU en 2005 (environ 60 projets), le programme a axé ses activités principalement sur le remplacement des biens perdus: construction et réparation des bateaux, fourniture d’engins de pêche et de matériel de traitement du poisson, restauration des sols et lutte contre la salinité, fourniture de semences, d’engrais, de petit matériel agricole, de services zootechniques et vétérinaires et de plants forestiers.



Grippe aviaire

La FAO a activement soutenu les efforts de lutte contre la maladie dans les pays infectés et aidé les pays indemnes à se préparer à intervenir de manière rapide et efficace en cas d’infection, comme indiqué au titre du Programme 2.1.3: Élevage et du Grand Programme 4.1 PCT.



Ouragans

La saison 2004 des ouragans a été la pire enregistrée ces dix dernières années. Au moins dix pays ont été gravement touchés dans les Caraïbes, avec des dégâts importants dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. La FAO a mobilisé plus de 7 millions de dollars EU afin de venir en aide aux pays victimes de l’ouragan Ivan. En 2005, la FAO a aidé la Grenade, Haïti, la Jamaïque, le Guatemala et El Salvador à se relever des dégâts provoqués par les ouragans Emily, Dennis et Stan; des intrants agricoles ont été distribués aux familles les plus touchées.



Afghanistan

Après la réponse positive des donateurs à l’appel des Nations Unies pour l’Afghanistan en 2002-03, plusieurs d’entre eux ont continué à soutenir les activités d’urgence et de relèvement de la FAO dans le pays. En 2004-05, la FAO a reçu des donateurs plus de 15 millions de dollars EU pour aider les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI), les veuves, les rapatriés, les ex-combattants, les artisans locaux et les communautés rurales par des activités diverses, notamment: vaccination du bétail contre les flambées de maladies animales, campagnes de lutte contre le criquet pèlerin et la punaise des céréales, fourniture de semences de légumes, d’outils, d’engrais et de semences de blé, fabrication locale et distribution d’outils et de silos métalliques, construction d’entrepôts céréaliers, formation et renforcement des capacités pour les institutions locales, aviculture, jardins potagers et horticulture, et remise en état des canaux d’irrigation.



Pakistan

Au titre de réponse immédiate au séisme d’octobre 2005 en Asie du sud, la FAO a participé à l’appel éclair des Nations Unies avec un programme de réhabilitation à court terme et de redressement rapide d’un montant de 25 millions de dollars EU. La FAO a prélevé sur ses propres ressources du PCT pour soutenir dans l’immédiat les moyens d’existence des ménages ruraux démunis dans les zones sinistrées. Dans le cadre du processus international d’évaluation, la FAO a envoyé sur le terrain une mission d’évaluation rapide pour contribuer à l’élaboration d’un Plan de redressement rapide et de reconstruction et de relèvement après le séisme pour le secteur de l’agriculture et de l’élevage dans les zones sinistrées. Alors que l’action humanitaire se concentrait sur les besoins vitaux immédiats, les problèmes de sécurité alimentaire indiquaient dès le début qu’il faudrait tenir compte de la dépendance vis-à-vis de l’aide et des crédits budgétaires nécessaires à cet effet. La FAO a été le chef de file de la composante « moyens d’existence » et a apporté un soutien à l’Autorité chargée de la réhabilitation et du redressement après le séisme mise en place par le gouvernement.


Grand Programme 3.4: Représentants de la FAO

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 81 747  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 4 375  
  Programme de travail final 86 122  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 86 119  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation 3  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 5,4%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 0  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 0  
  Total exécution du Programme de terrain 0  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,0  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 6 889  


Réalisations
329.     La réduction des ressources budgétaires allouées au réseau des représentants de la FAO dans le Programme de travail ajusté 2004-05 (5,7 millions de dollars EU, soit 9 pour cent) a été partiellement absorbée grâce à des mesures de limitation des coûts (gestion des vacances de postes, ajournement du remplacement du matériel) et à des recettes en hausse.

330.     Les résultats de l’Évaluation indépendante de la décentralisation de la FAO et la réponse préliminaire de la Direction générale ont été examinés par le Comité du programme à sa 92e session et par le Comité financier à sa 108e session en septembre 2004. Au cours des sessions suivantes de ces comités, le Secrétariat a présenté une réponse détaillée concernant les suites à donner et comportant un certain nombre d’éléments, qui ont ensuite été intégrés dans le PTB 2006-07 et dans les propositions de réforme du Directeur général.

331.     Les représentants de la FAO ont poursuivi leur travail de liaison avec les gouvernements auprès desquels ils sont accrédités, notamment pour promouvoir le suivi coordonné du SMA et de l’Alliance internationale contre la faim (AICF). Des activités relatives à la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) et au TeleFood ont été menées en étroite collaboration soit avec un comité national de la JMA, soit avec un point de contact pour la JMA.

332.     Les représentants de la FAO ont eu des contacts réguliers avec les organisations régionales ayant leur siège dans le pays où ils sont accrédités. Ils ont continué à suivre la situation dans ces pays en matière d’agriculture et d’approvisionnement alimentaire, en tenant le Siège informé des évènements importants et des problèmes imminents. Dans les pays frappés par des catastrophes naturelles ou anthropiques, les représentants de la FAO ont assuré la liaison indispensable avec les gouvernements concernés et contribué à l’évaluation des besoins d’intervention d’urgence dans le secteur agricole.

333.     En matière d’assistance aux programmes techniques, les représentants de la FAO ont apporté un appui logistique et administratif aux missions effectuées par des fonctionnaires du Siège ou des bureaux régionaux ou sous-régionaux; organisé des réunions et des activités de formation et décaissé des fonds à la demande des unités techniques. Ils ont aussi aidé à recruter des consultants; rassemblé des données et dépouillé des questionnaires pour le compte des unités techniques; donné des conseils sur des questions techniques; diffusé les publications par le biais des bibliothèques des bureaux des représentants de la FAO et fourni des rapports sur les activités techniques des gouvernements.

334.     Les représentants de la FAO ont collaboré avec le Centre d’investissement, les unités techniques et les sous-divisions régionales et unités sous-régionales de l’assistance en matière de politiques de la FAO à la formulation de politiques et programmes agricoles nationaux et à la mise en œuvre du programme de terrain au niveau national, y compris l’identification, la formulation et l’évaluation préalable des projets. Ils ont assumé des fonctions indispensables en matière de mobilisation de ressources en assurant la liaison avec les représentants locaux des donateurs et les groupes du Siège chargés de la liaison pour le financement. Les contacts avec les donateurs locaux ont gagné en importance, dans la mesure où les capitales délèguent de plus en plus la responsabilité de l’approbation des projets à leurs représentants dans les pays.

335.     En leur qualité de membres des équipes de pays des Nations Unies, les représentants de la FAO ont participé à diverses initiatives du système des Nations Unies, comme la préparation d’évaluations communes s’appliquant à tous les pays, de plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) et de rapports nationaux sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le Réseau du système des Nations Unies pour le développement rural et la sécurité alimentaire et des programmes conjoints visant à assurer la prise en compte des questions de sécurité alimentaire et de développement agricole et rural dans ces processus interinstitutions.

336.     Un certain nombre de bureaux de représentants de la FAO ont dû affronter des situations d’urgence et fournir des secours exceptionnels. Le nombre de pays où le représentant de la FAO a été assisté par une unité ad hoc de coordination des secours d’urgence est passé de 23 en 2002-03 à 37 en 2004-05.

337.     Les représentants de la FAO ont continué à assumer la responsabilité de la gestion budgétaire et opérationnelle des projets nationaux de la FAO autres que les projets de secours d’urgence (voir Grand Programme 3.3). Le nombre de ces projets est passé de 564 en 2003 à 903 en 2004, avant de diminuer légèrement pour retomber à 808 en 2005, tandis que l’exécution a augmenté de 36,6 pour cent entre 2003 et 2005.

Évolution du réseau des représentants de la FAO
338.     Au cours de l’exercice 2004-05, le nombre d’États Membres est passé de 187 à 188 (voir le tableau 3.4.1). L’Organisation compte toujours 74 bureaux complets de représentants de la FAO, à l’exclusion de ceux associés à des bureaux régionaux ou sous-régionaux. Le nombre de pays desservis par des représentants à accréditations multiples et celui des correspondants nationaux dans ces pays, en augmentation, sont à présent de 36 et 33 respectivement.

Tableau 3.4.1: Couverture des États Membres par le réseau des bureaux de la FAO

Description 2002-03 2004-05  
Pays hôtes du Siège, de bureaux régionaux ou sous-régionaux ou de bureaux de liaison 14 14  
Pays où se trouvent des Représentations complètes de la FAO 74 74  
Pays où sont affectés des fonctionnaires techniques détachés comme représentants de la FAO 8 11  
Pays couverts par une accréditation multiple 32 36  
Pays sans représentant accrédité 59 53  
- pays en développement parmi ceux-ci 39 21  
Total 187 188  


339.     À sa cent dix-neuvième session, tenue en novembre 2000, le Conseil a approuvé la création de bureaux de représentants de la FAO supplémentaires par le biais de l’affectation de fonctionnaires techniques détachés. Cette procédure suppose que l’essentiel des frais d’établissement et de fonctionnement des bureaux de représentants de la FAO est assumé par le pays hôte. Des négociations ont été ouvertes avec 18 pays et, fin 2005, douze accords avaient été signés et onze fonctionnaires techniques détachés avaient pris leurs fonctions en tant que fonctionnaires techniques détachés/représentants de la FAO.

340.     Pour ce qui est de l’évolution des effectifs des bureaux des représentants de la FAO pendant l’exercice 2004-05, on constate une augmentation de 15 pour cent du nombre des fonctionnaires recrutés sur le plan national (FRN), une diminution de 10 pour cent du nombre d’agents des services généraux et une augmentation stable (de 0,5 pour cent) des agents fournis par les gouvernements hôtes (voir tableau 3.4.2). En particulier, afin de professionnaliser les fonctions administratives et financières dans tous les bureaux de pays de la FAO, la plupart des postes administratifs des services généraux de niveau supérieur dans les bureaux des représentants de la FAO sont progressivement remplacés par des postes de fonctionnaires recrutés sur le plan national avec le titre d’assistant du représentant de la FAO (Administration). Les effectifs des bureaux des représentants de la FAO ont globalement diminué de 4 pour cent au cours de l’exercice 2004-05.

Tableau 3.4.2: Structure du personnel dans les représentations de la FAO

Description 2000-01 2002-03 2004-05  
Fonctionnaires internationaux du cadre organique 92 92 92  
Fonctionnaires recrutés sur le plan national 65 92 106  
Agents des services généraux 606 577 521  
Personnel de la FAO (total) 763 761 719  
Personnel fourni par le gouvernement 148 185 186  
Effectifs totaux des représentations de la FAO 911 946 905  


341.     Les capacités professionnelles des bureaux des représentants de la FAO ont été renforcées par l’assignation de ressources humaines extrabudgétaires par le biais des arrangements suivants: trois membres du programme des volontaires basques ont été assignés pour un an (renouvelable) à des bureaux de représentants en Équateur, au Guatemala et en République dominicaine; quatre boursiers des Nations Unies titulaires de bourses italiennes ont été assignés aux bureaux des représentants de la FAO au Mozambique, en Zambie, aux Philippines et en Inde et six volontaires d’universités italiennes ont été assignés pour 3 à 6 mois dans différents bureaux des représentants de la FAO. Il s’agit d’expériences pilotes qui, en cas de succès, sont appelées à se répéter au cours de l’exercice biennal à venir.

342.     La mise à jour des registres de comptabilité financière au moyen du Système de comptabilité de terrain a été encore perfectionnée par l’introduction d’un processus de transmission quotidienne rapide des données (auparavant, les données étaient actualisées tous les mois). Des membres du personnel administratif nouvellement recrutés dans les bureaux des représentants de la FAO ont été formés à son utilisation en même temps que plusieurs personnes amenées à gérer les sauvegardes de données. Des procédures de gestion administrative relatives au suivi et au contrôle du budget, aux acquisitions, au contrôle des avoirs, au personnel et au contrôle interne ont été développées et mises à la disposition des bureaux décentralisés sous la forme du manuel à l’usage des représentants de la FAO (FAOR Handbook) disponible auprès du système du Réseau d’information des bureaux de pays.

343.     Après la promulgation d’une nouvelle politique de sécurité sur le terrain en juillet 2003 et la création d’une unité chargée d’assurer la sécurité du personnel et de l’infrastructure de terrain de la FAO, la sécurité sur le terrain a été renforcée grâce à quatre séries de mesures, comme suit:

  • La participation de la FAO au nouveau Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies, qui lui permet de bénéficier du système de gestion de la sécurité unifié des Nations Unies dans les lieux d’affectation hors siège partout dans le monde et d’une équipe de fonctionnaires chargés de la coordination de la sécurité sur le terrain recrutés sur le plan international.
  • La fourniture de matériel et d’installations répondant aux normes minimales de sécurité opérationnelle conformément aux directives émanant du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies pour les lieux d’affectation de la FAO et pour chacune des cinq phases du plan de sécurité et pour les lieux d’affectation exposés à la menace terroriste – selon la phase et le niveau de menace terroriste.
  • La fourniture de matériel répondant aux normes minimales de sécurité résidentielle et l’adoption de mesures visant à renforcer la sécurité sur les lieux de résidence des membres du personnel de la FAO et de leur famille.
  • La formation du personnel: sensibilisation et préparation aux problèmes de sécurité et utilisation du matériel approprié.


344.     Des dépenses d’un montant de 5,8 millions de dollars EU ont été engagées pour la sécurité sur le terrain au titre du Grand Programme 3.4, soit 3,1 millions de dollars EU supplémentaires par rapport au montant budgétisé, différence couverte en partie par les économies réalisées au titre du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies et du Plan d’assurance contre les actes de malveillance (MAIP), le partage des coûts étant indiqué au titre du Grand Programme 1.3.

Grand Programme 3.5: Coopération avec des partenaires extérieurs

Programme ordinaire   en milliers de dollars EU  
  Programme de travail 11 790  
  Ajustements au Programme de travail découlant de virements budgétaires 480  
  Programme de travail final 12 270  
  Dépenses par rapport au Programme de travail final 12 271  
  Écart des dépenses par rapport au Programme de travail - (dépassement)/sous-utilisation (1)  
  Virements budgétaires (en pourcentage du Programme de travail) 4,1%  
Programme de terrain   en milliers de dollars EU  
  Exécution de projets extrabudgétaires (FF et PNUD) 5 679  
  Exécution de projets extrabudgétaires de secours d'urgence 0  
  Exécution de projets du PCT 0  
  Total exécution du Programme de terrain 5 679  
  Rapport Programme de terrain/Programme ordinaire 0,5  
  Services d'appui technique, dépenses de personnel (cadre organique) 1 229  


Programme 3.5.1: Institutions multilatérales et bilatérales

345.     Ce programme a continué à mettre l’accent sur la mobilisation d’un flux important de ressources extrabudgétaires, destiné à soutenir le programme de terrain ainsi que les activités normatives de la FAO. L’approche adoptée pour mobiliser des ressources a continué à se baser sur la connaissance qu’a la FAO des demandes des bénéficiaires (en prenant en compte la capacité dans le pays), les intérêts des donateurs par rapport à leurs priorités affichées de programme géographiques et thématiques et l’avantage comparatif de la FAO.

Réalisations
346.     Au niveau des pays, l’Organisation a travaillé en se référant de plus en plus aux cadres de développement conduits par les pays, en particulier aux documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), aux évaluations communes s’appliquant à tous les pays et aux plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD). De plus en plus, un rôle central dans ces cadres a été donné à l’élaboration de Cadres nationaux sur les priorités à moyen terme sous la houlette de la FAO. Ceci a permis que les projets de la FAO soient solidement ancrés dans les stratégies et les plans nationaux de développement et qu’ils soient en consonance avec le soutien apporté aux priorités nationales adoptées conformément à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement.

347.     Le concept d’accord de partenariat stratégique mis en œuvre avec plusieurs partenaires bilatéraux, dont les Pays-Bas, la Norvège, la Belgique et le Royaume-Uni, a davantage été développé, comme un mécanisme de financement flexible permettant une action interdisciplinaire dans le contexte d’initiatives de développement de plus grande envergure au plan national. Un important accord de coopération avait été signé au cours du précédent exercice avec l’Union européenne, accord qui a permis de développer et de diversifier considérablement les programmes qu’elle finance.

348.     D’importants changements ont eu lieu dans la collaboration qu’entretient la FAO avec plusieurs partenaires bilatéraux (par exemple la Suède, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Espagne et la Suisse) et avec des institutions (telles que le Fonds OPEP, la Banque mondiale, l’Agence française de développement, le FIDA, des organisations économiques régionales et le FEM), d’où une forte augmentation des approbations de financement dans le cadre des fonds fiduciaires. Les négociations qui ont conduit à la signature du nouvel accord-cadre ONU-Banque mondiale de gestion financière, à Washington, le 10 mars 2006, ont posé les bases pour d’ultérieures négociations avec la Banque mondiale sur les futurs dons versés à la FAO directement ou pour la participation de la FAO sous forme d’assistance technique aux dons accordés par la Banque mondiale aux pays en développement. La tendance du Programme de fonds fiduciaire unilatéral pour financer le soutien technique de la FAO a continué à évoluer dans le même sens, le financement des projets par les banques étant remplacé par un financement par les pays, à partir des ressources publiques (par exemple au Brésil, au Mexique, au Venezuela, au Nigéria, au Gabon, en Afrique du Sud, etc.). Le Fonds fiduciaire mondial pour la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire des aliments a reçu un financement de l’Italie, de la Libye, de l’OPEP, de l’Oman et de l’Arabie Saoudite.

349.     La participation des 15 donateurs aidant activement le Programme des cadres associés est restée stable, et certains donateurs potentiels ont exprimé leur intérêt de se joindre au programme. Par le biais d’un programme de formation en exercice, des jeunes cadres associés ont fourni un soutien actif aux activités normatives, notamment au Siège de la FAO. Un certain nombre de donateurs ont par ailleurs manifesté leur intérêt croissant de financer des postes de cadres associés dans les bureaux décentralisés et des projets en soutien au programme de terrain.

Programme 3.5.2: Sensibilisation de la société civile et partenariats

350.     Ce programme a contribué au renforcement et à la création de partenariats avec des OSC, des ONG, le secteur privé, le GNUD et des entités décentralisées.

351.     La participation de la société civile a gagné de la visibilité au sein de la FAO, par exemple dans les activités liées au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et aux Directives volontaires à l’appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale. Un autre aspect important a été le suivi du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation et du Forum de la société civile sur la souveraineté alimentaire par un mécanisme consultatif établi par la FAO avec le Comité international de planification des ONG/OSC pour la souveraineté alimentaire. Des débats au sein de groupes de la société civile ont continué à être organisés à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation au Siège et des ONG et des OSC ont reconduit leur participation aux conférences régionales et réunions des comités techniques.

352.     Le dialogue de la FAO avec le secteur privé met l’accent sur la promotion du PSSA, du TeleFood et de l’AICF. Le Comité consultatif pour les partenariats avec le secteur privé a examiné environ 89 demandes, qui ont donné lieu à la signature de plusieurs accords avec des partenaires tels que la Fondation internationale Carrefour, Tetra Pak, la Fondation Ford, la Fondation Rockfeller et plusieurs entreprises privées, afin de soutenir des projets, des publications, des ateliers et des conférences, ainsi que la Journée mondiale de l’alimentation/TeleFood.

353.     Dans le cadre de son Programme de coopération décentralisé, la FAO a signé des protocoles d’accord avec des autorités locales en Italie et en France (six et cinq protocoles respectivement). Environ 5 millions de dollars EU ont été réunis pour des projets en Afrique et en Amérique latine par l’Italie, la France et l’Espagne et 4,5 millions de dollars supplémentaires, destinés à des projets relatifs à la gestion de l’eau, à la production vivrière, à la productivité agricole et à la post-production, sont en cours d’examen.

Programme 3.5.3: Accords de coopération avec les États Membres et soutien à la CEPD et à la CTPD

354.     Le principal objectif des accords de coopération est de mobiliser l’expertise et d’améliorer l’esprit de partenariat entre les États Membres. Le Programme des jeunes cadres multiplie les possibilités pour les jeunes cadres de pays en développement d’acquérir de l’expérience et des connaissances en travaillant avec des organisations internationales.

355.     Au cours de l’exercice 2004-05, 1 675 affectations de tâches ont été réalisées avec des partenaires externes, notamment des experts retraités (947 affectations), des experts CTPD/CTPT26 (647 affectations) et des experts invités issus d’institutions d’enseignement et de recherche (65 affectations) (voir le tableau ci-dessous). Grâce au Programme des jeunes cadres, 16 formations en cours d’emploi ont été offertes à des jeunes cadres de pays en développement.

Tableau 3.5.1: Utilisation des programmes de partenariat

Description 2002-03 2004-05  
Experts CTPD/CTPT 296 647  
Pays ayant approuvé le programme   132  
Experts invités d'institutions d'enseignement et de recherche 93 65  
Pays ayant approuvé le programme   68  
Institutions régionales et internationales ayant approuvé le programme   7  
Experts retraités 1 134 947  
Pays ayant approuvé le programme   92  
Jeunes cadres 40 16  


1 The Institute for Research and Education on Negotiation in Europe (ESSEC-IRÉNÉ); Internationale Weiterbildung und Entwicklung gGmbH (InWEnt)

1 West African Economic and Monetary Union (UEMOA)

1 African, Caribbean and Pacific Group

25 Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

1 Field Programme Management Information System

26 Coopération technique entre pays en développement (CTPD) et coopération technique entre pays en transition (CTPT).

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