Décémbre 1996

COFO-97/7

FAO

COMITE DES FORETS

Point 10 de l'ordre du jour provisoire

TREIZIEME SESSION

Rome (Italie), 10-13 mars 1997

STRATEGIE A MOYEN TERME (1998-2003) ET PRIORITES DU PROGRAMME DE TRAVAIL ET BUDGET 1998-99

Note du Secrétariat

RESUME

Les ressources forestières mondiales, qui s'amenuisent, sont l'objet de pressions croissantes pour la satisfaction des besoins économiques, écologiques et sociaux d'une population toujours plus nombreuse. Le présent document propose une stratégie à moyen terme de la FAO permettant de faire face à cette situation, compte tenu des résultats de la CNUED et de la CDD, ainsi que de ceux du Sommet mondial de l'alimentation et propose des priorités pour le Programme de travail et budget de l'Organisation pour 1998-99. Le Comité des forêts est invité à donner des indications sur la stratégie à moyen terme et le Programme de travail.

INTRODUCTION

1. Le présent document a pour objet de proposer des priorités pour le Grand Programme 2.4 Forêts relatif à l'exercice 1998-99, dans le contexte d'une stratégie à moyen terme pour la période 1998-2003. Le programme de travail concernant les forêts sera, comme auparavant, orienté en fonction de l'évaluation des perspectives et des problèmes réalisée par le Département des forêts sur la base des décisions et recommandations des organes statutaires de l'Organisation. Une place particulière est faite à la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et au Plan d'action adopté par le Sommet mondial de l'alimentation tenu à Rome du 13 au 17 novembre 1996, ainsi qu'aux conclusions auxquelles sont parvenues d'autres instances, notamment le Groupe intergouvernemental sur les forêts, sur des questions touchant aux forêts.

EVOLUTION DES PERSPECTIVES

2. Comment conserver les forêts de la planète tout en utilisant les arbres et les forêts pour contribuer au bien-être économique, social et écologique d'une population mondiale en progression rapide? c'est là une des questions les plus importantes, les plus complexes et les plus sujettes à controverse à l'heure actuelle. Sous l'effet de la croissance démographique et de l'augmentation des revenus, les ressources forestières sont de plus en plus sollicitées pour la fourniture de biens et services.

3. En 1995, la planète comptait 5,7 milliards d'habitants. Elle en aura probablement 7 milliards d'ici à l'an 2010, les pays en développement rassemblant 96 pour cent des 1,3 milliard d'habitants supplémentaires. Selon l'évaluation FAO des ressources forestières, le couvert forestier total occupait 3,44 milliards d'hectares en 1995, tandis que 200 millions d'hectares ont été déboisés entre 1980 et 1995, compensés par 20 millions d'hectares seulement de plantations forestières. Le déboisement va probablement persister pendant un certain temps et, selon l'étude FAO Agriculture: Horizon 2010, 85 millions supplémentaires d'hectares pourraient être défrichés pour la seule mise en culture d'ici à l'an 2010.

4. Alors que les surfaces des forêts se réduisent, elles sont de plus en plus sollicitées pour la fourniture de produits de consommation humaine. La demande totale de bois rond et de bois d'oeuvre et d'industrie devrait progresser respectivement de 1,1 et de 1,2 pour cent par an. De même, la demande de bois de feu et de produits non ligneux, notamment aliments et médicaments de cueillette et d'emplois ruraux correspondants, va progresser.

5. Les forêts sont aussi de plus en plus appelées à fournir des services écologiques. Par exemple, on insiste davantage pour protéger leur rôle en matière d'absorption du carbone atmosphérique, de conservation de la diversité biologique, de conservation des sols et des eaux, de loisirs et d'habitat des populations autochtones.

6. Un certain nombre de conférences internationales ont demandé à la communauté mondiale d'élaborer des mesures appropriées pour faire face aux nombreuses pressions qui s'exercent sur les forêts de la planète. En particulier, les Principes relatifs aux forêts et le Programme Action 21 de la CNUED appellent à la mise en oeuvre d'une gestion durable des forêts en tant que moyen principal de freiner le déboisement et la dégradation des forêts et de contribuer au bien-être économique, social et écologique de la population mondiale. De même, la Conférence du Caire sur la population et le développement et la Conférence de Beijing sur les femmes ont souligné l'importance qu'il y a à incorporer des aspects de population et des considérations touchant aux spécificités de chaque sexe dans les programmes de conservation et de mise en valeur des forêts.

7. Lorsqu'elle a préparé le Sommet mondial de l'alimentation, la FAO a analysé la situation de la sécurité alimentaire dans le monde et a appelé l'attention sur le fait alarmant que 840 millions de personnes environ - soit un cinquième de la population du monde en développement - ont un accès insuffisant à la nourriture, bien que les disponibilités alimentaires moyennes se soient améliorées depuis 1970. L'objectif fixé dans la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale adoptée par le Sommet mondial de l'alimentation consiste à "réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d'ici à l'an 2015 au plus tard". Le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation fait appel au secteur forestier pour contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans ses sept engagements (voir document COFO-97/4). Les forêts et la foresterie doivent donc contribuer à la réalisation de l'objectif fondamental "de la nourriture pour tous", tout en remplissant d'autres fonctions liées au développement durable et au bien-être de l'homme.

8. Parvenir à une gestion et à une utilisation durables des forêts mondiales, cohérentes avec les engagements internationaux pris au Sommet mondial de l'alimentation et aux autres conférences mentionnées plus haut et de manière conforme à ces engagements, restera un point hautement prioritaire de l'ordre du jour forestier de la communauté internationale et des pays. C'est là une tâche immense qui nécessite à la fois un consensus sur l'équilibre entre les rôles des forêts en matière d'environnement et de développement dans des situations données et des capacités humaines et institutionnelles et des ressources financières suffisantes. Cela suppose que les forêts existantes soient gérées judicieusement, que l'on en crée de nouvelles, et que les rôles de développement et d'environnement de l'ensemble des forêts soient combinés de manière appropriée. L'ampleur des tâches et la complexité du défi aux plans local, régional, national et international justifient un engagement actif et durable de tous les groupes, gouvernements et du secteur privé ainsi que des organisations intergouvernementales (OIG) et non gouvernementales (ONG).

9. Dans ce contexte, la dimension économique est essentielle pour assurer la durabilité des avantages et des efforts. En cette période caractérisée par une mondialisation croissante et une concurrence pour l'obtention de fonds limités, des efforts systématiques sont nécessaires pour accroître la valeur économique des forêts et saisir les valeurs non commerciales en termes financiers. La durabilité à long terme des forêts et de leurs contributions socio-économiques au développement dépendra en dernier ressort de la validité de leur gestion et de leur utilisation comme option d'utilisation des terres et d'investissement.

10. La stratégie à moyen terme et les priorités proposées pour 1998-99 reposent sur l'aptitude de la FAO à s'occuper de façon intégrée de l'ensemble des dimensions écologiques, économiques et sociales de la gestion durable des forêts à l'échelle planétaire. Elles se fondent sur le rôle mondial de l'Organisation en matière de collecte, d'analyse et de diffusion de données; sur son rôle de tribune neutre pour les dialogues techniques et politiques, et sur son aptitude à mobiliser des investissements et à servir d'"intermédiaire honnête" pour les transferts de technologies. Elles tiennent également compte du capital de compétences professionnelles interdisciplinaires de l'Organisation, de sa composition mondiale, du tissu institutionnel des commissions régionales et des organes consultatifs et de son aptitude à mener des programmes tant normatifs qu'opérationnels.

STRATEGIE A MOYEN TERME

11. Le Grand Programme - Forêts - a pour objectif ultime de renforcer la contribution des arbres et des forêts au bien-être de l'homme. On entend par "bien-être de l'homme" tous les aspects du développement écologique, économique et social, et notamment la dépaupérisation et la sécurité alimentaire.

12. Trois grands objectifs à moyen terme sont proposés, tous d'égale importance et devant être recherchés simultanément:

a)

l'objectif écologique consiste à maintenir la diversité biologique, le bon état sanitaire et les services écologiques des écosystèmes forestiers et des terres boisées;

b)

l'objectif économique est de réaliser intégralement le potentiel économique des biens et services multiples que peuvent fournir les forêts et les terres boisées, sans que leur capacité de production ou de protection soit affecté;

c)

l'objectif social est d'obtenir une participation plus active du public à la prise des décisions et le partage équitable des coûts et des avantages des arbres et des forêts tout en favorisant le règlement des différends et la collaboration entre les groupes d'intérêt.

13. Pour atteindre les objectifs en question, la FAO doit appliquer un programme global interdisciplinaire qui lui permette de s'occuper des diverses questions techniques qui sont liées aux dimensions écologiques, économiques et sociales de la gestion durable des forêts. L'aptitude à s'occuper de ces questions à l'échelle mondiale et de manière intégrée peut être la caractéristique la plus importante du programme Forêts de la FAO. En outre, le maintien d'un programme complet permet à l'Organisation de répondre à toutes sortes de besoins et lui confère la souplesse dont elle aura besoin pour mettre l'accent sur de nouveaux domaines lorsque les circonstances le demanderont.

14. De surcroît, les considérations générales suivantes orienteront l'élaboration des activités du Programme ordinaire et des activités de terrain:

a)

l'ensemble des activités et des projets doit tenir compte de la nature multifonctionnelle des forêts, des arbres, de la flore et de la faune sauvages et du rôle qu'ils jouent dans la sécurité alimentaire et le bien-être nutritionnel, et être pleinement intégré dans le tissu socio-économique des sociétés rurales;

b)

les mesures de conservation, de mise en valeur et d'utilisation durable des ressources devraient être complémentaires et en particulier tenir compte des besoins des groupes qui vivent de la forêt. Par conséquent, les mesures de conservation et de gestion des ressources devraient être intéressantes à la fois pour les groupes d'intérêt publics et privés, grâce à une combinaison judicieuse d'efforts visant à renforcer la base économique et à assurer une répartition équitable des incidences sociales;

c)

la gestion et l'utilisation durables des forêts nécessitent des approches globales des multiples fonctions et intérêts en jeu et leur intégration dans les systèmes d'utilisation des terres; la participation de tous les grands groupes, institutions publiques, secteur privé et communautés locales, doit être encouragée;

d)

l'équilibre entre les aspects essentiellement techniques et les dimensions politiques et socio-économiques des solutions aux problèmes bénéficiera d'une attention particulière;

e)

on sera spécialement attentif à la mise en place d'un partenariat étroit, utile aux diverses parties, avec les instituts nationaux, les autres organisations internationales, les ONG et le secteur privé.

15. La stratégie proposée et les grandes priorités pour 1998-99 sont exposées dans les sections suivantes sous les titres "Ressources forestières", "Produits forestiers" et "Politiques et planification forestières", correspondant aux trois programmes en matière de forêts. Une priorité particulière sera donnée à l'évaluation des ressources forestières mondiales, aux statistiques et aux études stratégiques prospectives, à la foresterie communautaire, à l'utilisation de programmes forestiers nationaux pour le renforcement des capacités, à l'appui à la CDD et aux responsabilités de maître d'oeuvre de la FAO, au rôle de la foresterie dans le suite donnée au Sommet mondial de l'alimentation, et au renforcement des commissions forestières régionales de la FAO.

Ressources forestières

16. L'évaluation et le suivi des ressources forestières resteront hautement prioritaires. Outre le suivi de l'évolution du couvert forestier, la portée de ce programme sera progressivement élargie pour incluire des informations supplémentaires sur d'autres paramètres quantitatifs et qualitatifs des forêts au niveau global. Les renseignements relatifs aux ressources forestières seront de plus en plus utilisés dans les travaux prospectifs de la FAO, de même que des projections de la demande de produits et services forestiers. Il y aura aussi de nouveaux travaux d'interprétation sur les incidences de l'évolution de la situation des ressources forestières sur les politiques et les mesures. Des technologies de pointe seront utilisées dans la mesure du possible et le partenariat sera renforcé avec d'autres organisations qui peuvent apporter une contribution. Il s'agira de ramener de dix à cinq ans la périodicité de l'évaluation mondiale des forêts. Les centres sous-régionaux pilotes joueront des rôles plus importants, et les capacités des pays à produire les informations nécessaires sur leurs propres ressources forestières seront renforcées.

17. En matière de gestion des forêts et des terres forestières, on s'efforcera surtout de favoriser l'élaboration et l'application de critères et indicateurs d'une gestion forestière durable aux plans national, régional et des unités de gestion forestière, et la formulation et l'exécution de plans opérationnels de gestion forestière. Une attention particulière sera accordée à la gestion durable des plantations dans les zones tropicales humides et sèches. Les activités consisteront en grande partie à promouvoir les échanges d'informations à l'échelle sous-régionale et régionale, grâce à l'appui à des activités pilotes, et à une assistance technique fournie aux instituts nationaux.

18. La création de plantations forestières, en particulier d'essences polyvalentes, sera encouragée dans la mesure où elle peut réduire la pression qui s'exerce sur les forêts naturelles pour la production de bois d'oeuvre et d'industrie, de bois de feu et d'autres produits et contribuer à la sécurité alimentaire. Un appui technique à la sélection, à la plantation et à la gestion des essences sera donné aux petits programmes et aux programmes communautaires. On s'efforcera davantage de réunir des données statistiques sur les plantations forestières à l'appui de l'évaluation des ressources forestières et des études des approvisionnements en bois, et d'étudier les incidences écologiques des plantations forestières.

19. En matière de protection des forêts, les travaux mettront l'accent sur la promotion de la coopération régionale et sous-régionale (en particulier par le biais de la CTPD) pour la protection intégrée contre les ravageurs et maladies, la constitution et la mise à jour de bases de données mondiales sur les incendies de forêts et le dépérissement des forêts, et sur la centralisation d'informations scientifiquement démontrées sur les relations entre les forêts/la foresterie et le changement climatique.

20. En ce qui concerne les ressources génétiques forestières, l'élaboration et l'application d'un plan d'action mondial à l'appui des efforts déployés à l'initiative des pays pour assurer la conservation, la gestion et l'utilisation durable de la diversité génétique des forêts, sera un aspect important. Un système mondial d'information sur les ressources génétiques forestières sera soutenu. L'appui à la conservation, à la gestion et à l'échange de ressources génétiques sera maintenu, l'accent étant mis sur l'établissement de réseaux et sur le jumelage d'institutions. On s'efforcera de promouvoir l'emploi de nouvelles technologies, et notamment de biotechnologies, pour la sélection d'arbres forestiers.

21. Pour donner suite au Sommet mondial de l'alimentation, des travaux seront entrepris afin d'affiner la connaissance des systèmes agroforestiers, de leurs composantes arborées, et de leur contribution à la création de revenus et à la sécurité alimentaire. On attachera une importance particulière aux systèmes agroforestiers des zones arides et des écosystèmes de montagne et à leur rôle dans la conservation du couvert arboré dans les mosaïques jachères/terres cultivées. Les travaux concernant la foresterie urbaine et l'interface entre les établissements urbains et les forêts naturelles où les peuplements artificiels se poursuivront.

22. En ce qui concerne les systèmes d'économie de montagne, l'accent sera mis sur la mobilisation d'un appui pour l'application du Programme Action 21, Chapitre 13, sur la mise en valeur durable des montagnes, conformément au rôle de "maître d'oeuvre" de la FAO. Le Programme sera axé sur le rôle des forêts et des arbres dans les systèmes diversifiés et durables d'économie de montagne et sur l'appui aux réseaux régionaux et sous-régionaux existant en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes et non encore créés en Afrique. Les efforts porteront notamment sur le soutien d'une banque d'informations sur le rôle des montagnes et des écosystèmes boisés dans la conservation des eaux, en particulier à l'appui de la production agricole.

23. En ce qui concerne l'aménagement de la faune et des zones protégées, l'accent sera mis sur l'appui à l'application des accords internationaux concernant la conservation des espèces et la diversité biologique tels que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et la Convention sur la biodiversité biologique, ainsi que sur la diffusion de méthodologies pour un meilleur aménagement des zones protégées, de la flore et de la faune sauvage. Dans la région Asie-Pacifique, on insistera en particulier sur l'amélioration de l'aménagement des zones protégées, avec une attention particulière en faveur de la conservation, ainsi que la création de revenus grâce à l'écotourisme.

24. Pour ce qui est de la foresterie des zones arides et de la lutte contre la désertification, l'accent sera mis sur l'assistance fournie aux pays en vue de l'application de la Convention sur la désertification, sur l'emploi d'espèces/genres d'essences polyvalentes locales dans les systèmes agricoles et sur la remise en état des écosystèmes fragiles ou dégradés.

Produits forestiers

25. Les travaux portant sur les industries du bois adaptées au contexte seront axés sur le transfert de technologies pour une meilleure utilisation des ressources afin d'obtenir une plus grande valeur économique à partir des matières premières disponibles. On fera une place particulière aux petites et moyennes entreprises des pays en développement et à l'utilisation de technologies pour les grumes de petit diamètre en provenance de plantations industrielles ou communautaires. La mise à jour des informations sur la disponibilité de fibres à fournir aux industries du bois et du papier sera maintenue, en complément de l'évaluation des ressources forestières de la FAO et des études prospectives concernant le secteur forestier.

26. La FAO devrait s'efforcer de devenir un "centre d'excellence" pour les produits forestiers non ligneux (PFNL). L'accent sera mis sur l'établissement d'informations statistiques globales et régionales sur la production et le commerce de PFNL et sur le renforcement du partenariat avec d'autres institutions pour la collecte, l'analyse et la diffusion de ces informations. Une aide sera fournie aux pays pour qu'ils élaborent des politiques en vue d'une valorisation durable des PFNL.

27. L'élément activités relatives à la dendroénergie favorisera l'utilisation de systèmes durables de dendroénergie, élément de la sécurité alimentaire. On veillera à évaluer les flux de bois de feu dans les zones de consommation élevée et critique des pays en développement; à évaluer d'autres sources d'énergie qui freinent l'épuisement des ressources existantes; à la promotion et à la diffusion d'outils méthodologiques et à la mise en place de systèmes nationaux et régionaux d'information sur la dendroénergie.

28. Les travaux relatifs au commerce des produits forestiers viseront en particulier à accroître la valeur des forêts d'une manière écologiquement rationnelle. On fera une place particulière aux incidences, sur le commerce, des politiques visant à améliorer l'environnement, en particulier à la question de savoir si ces politiques font obstacle au commerce, et à la promotion de politiques assurant la complémentarité entre le commerce et l'environnement. On continuera à suivre et à analyser les aspects de la certification et de la labellisation écologique.

29. En ce qui concerne la promotion commerciale des produits forestiers, l'accent sera mis sur la sensibilisation à l'importance de la promotion commerciale pour la valeur des forêts, sur l'amélioration de l'accès aux informations relatives à la promotion commerciale et sur le renforcement des capacités humaines et institutionnelles en matière de promotion commerciale des produits forestiers.

30. Dans le domaine du génie forestier et de l'exploitation forestière, on continuera à privilégier la promotion de systèmes efficients d'utilisation des forêts qui répondent aux besoins socio-économiques et écologiques, auxquels les populations locales soient associées et qui fournissent des emplois et des revenus. Une place particulière sera faite à la collecte et à la diffusion d'informations, à l'échange d'expériences et à l'amélioration de techniques et systèmes nouveaux de génie forestier et d'exploitation forestière.

Politiques et planification forestières

31. Pour ce qui est des politiques forestières, les activités viseront essentiellement à renforcer les capacités nationales d'analyse et d'adaptation des politiques, à mobiliser la participation des populations à la formulation et à l'application des politiques forestières, à faire en sorte que le secteur forestier occupe une position plus importante sur l'ordre du jour politique des Etats Membres, et à stimuler le dialogue international relatif aux politiques forestières. Des avis continueront d'être donnés aux pays concernant l'évolution des politiques, en particulier sur la base d'études comparatives des changements de politique et des problèmes découlant des processus de libéralisation économique.

32. S'agissant du renforcement des institutions forestières, de la valorisation des ressources humaines et du renforcement des capacités, on s'efforcera surtout d'aider les pays à améliorer l'efficacité des institutions gouvernementales, du secteur privé et des organisations rurales au fur et à mesure que leurs rôles respectifs évoluent. Pour ce faire, il faudra notamment identifier les principales causes du manque d'efficacité institutionnelle et élaborer des mécanismes plus efficaces pour l'améliorer. Les activités relatives à la vulgarisation seront axées sur la diffusion de nouveaux concepts et approches institutionnelles et sur l'élaboration d'auxiliaires pédagogiques consacrés à des questions d'environnement et de foresterie à l'intention des enseignants des écoles primaires et secondaires. On cherchera à renforcer les capacités nationales de recherche forestière par le biais de la mise en place et du soutien de réseaux régionaux, en collaboration avec d'autres organisations internationales et par la promotion d'une meilleure utilisation des systèmes d'information sur la recherche. Une place croissante sera faite à l'application de la science et de la recherche dans la conception et l'exécution de programmes de gestion durable des forêts et de prise de décisions concernant les politiques.

33. La FAO s'appliquera à promouvoir les programmes forestiers nationaux (PFN) qui constituent un cadre approprié de planification des activités du secteur forestier et de formulation des politiques ainsi que leur mise en oeuvre, leur suivi et leur évaluation. L'accent sera mis sur l'aide fournie aux pays pour qu'ils bénéficient d'un appui international à la mise en oeuvre des PFN; sur la fourniture d'une assistance technique par le biais de conseillers, d'ateliers, de cours de formation et d'établissement de réseaux, de la diffusion d'informations sur les processus en cours concernant les PFN et sur l'adaptation constante du concept de PFN à l'évolution des contextes.

34. Les analyses stratégiques sectorielles et les études prospectives continueront à bénéficier d'un rang élevé de priorité, dans la mesure où elle constituent un apport essentiel pour satisfaire les besoins du secteur forestier en matière de politiques et de planification et pour la formulation de PFN et leur incorporation dans les plans nationaux de développement. Une place particulière sera faite à l'amélioration de la couverture et de la qualité des statistiques forestières, ainsi qu'à leur analyse et à leur interprétation, des données relatives aux ressources et aux produits forestiers étant utilisées de manière concertée et placées dans le contexte plus vaste du développement grâce au système WAICENT. Des analyses des perspectives de l'offre et de la demande de produits et services forestiers seront poursuivies et comprendront notamment des examens régionaux et thématiques du secteur. Les résultats des évaluations des ressources forestières seront analysés en vue d'identifier leurs incidences sur les politiques, les stratégies et les options d'action. La Situation des forêts du monde sera publiée tous les deux ans.

35. Conformément à l'évaluation de 1995, l'accent, dans le domaine du développement de la foresterie communautaire à moyen terme, sera mis sur l'élaboration d'approches participatives pour améliorer la sécurité alimentaire des populations et la durabilité de leurs moyens de subsistance grâce à la gestion des ressources naturelles locales et sur la promotion de l'application et de l'institutionnalisation de ces approches à tous les niveaux. L'un des principaux facteurs à prendre en compte lors de l'élaboration des activités de foresterie communautaire sera leur utilité pour les groupes vulnérables. La gestion familiale à petite échelle des parcelles boisées et des arbres sera traitée comme une approche stratégique complétant la gestion collective. Le Programme Arbres, Forêts et Communautés rurales, financé par des fonds extrabudgétaires, et son réseau interrégional continueront à appuyer les activités du Programme ordinaire. On sera plus attentif aux pays en transition en ce qui concerne l'état d'avancement et l'élaboration d'une gestion communautaire de ressources forestières.

PRIORITES POUR 1998-99

36. Les priorités proposées pour 1998-99 découlent de la stratégie à moyen terme présentée plus haut et sont conformes aux priorités identifiées par le Comité à sa douzième session. Celui-ci a indiqué, parmi les domaines spécifiques et d'importance prioritaire, l'évaluation des ressources forestières mondiales, les informations techniques dont les pays ont besoin pour honorer les engagements de la CNUED et élaborer des critères et indicateurs pour la gestion durable des forêts, le programme de foresterie communautaire, la planification des stratégies et la formulation des politiques, les plans d'action forestiers nationaux (PAFN) comme moyen de renforcement des capacités et de planification, la planification intersectorielle de l'utilisation des terres et la valorisation des produits forestiers (voir COFO-95/REP par. 29).

37. Le programme d'exécution détaillé du Grand Programme 2.4 - Forêts sera progressivement élaboré au cours de la préparation du Programme de travail et budget pour 1998-99. On trouvera ci-après une première indication des priorités et des activités principales.

Ressources forestières

38. L'évaluation des ressources forestières (ERF), hautement prioritaire, permettra de mener à bien l'évaluation mondiale 2000 (ERF 2000). Elle comprendra notamment l'élargissement de la base de données scientifiques et statistiques qui permettra de mieux appréhender les fonctions écologiques, économiques, culturelles et sociales de tous les types de forêts. L'ERF 2 000 mobilisera une coopération accrue des Etats Membres, et permettra de conclure de nouveaux arrangements de partenariat avec les organisations et instituts coopérants. Un appui sera fourni en vue du renforcement des capacités nationales.

39. La FAO continuera à analyser les informations et à servir de cadre international au dialogue sur les expériences et les problèmes de gestion forestière durable aux niveaux national et de l'Unité de gestion forestière, elle favorisera la compatibilité des actions conformément aux initiatives internationales concernant les critères et indicateurs, et aidera à rationaliser les concepts et la terminologie correspondants. Une aide sera fournie aux pays pour la mise en oeuvre d'une gestion forestière durable grâce à la publication de manuels techniques sur les méthodologies adaptées aux besoins de certains écosystèmes, tels que les forêts de montagne.

40. Dans le domaine de la protection des forêts, l'accent sera mis sur la mobilisation d'un appui en faveur de réseaux de protection intégrée et sur le renforcement des directives FAO/IPGRI sur la circulation en toute sécurité de matériel végétal provenant d'essences forestières (eucalyptus, pins) pour y incorporer des informations sur les peupliers, les saules, et si possible, les légumineuses arborescentes.

41. En matière de conservation des ressources génétiques forestières, on s'efforcera d'élaborer un plan d'action mondial pour les ressources génétiques forestières, grâce à une série d'ateliers écorégionaux, selon les orientations données par le Groupe FAO d'experts des ressources génétiques forestières et conformément aux indications fournies par la Commission FAO des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (voir note du Secrétariat COFO 97/5). Le système d'information et la base de données sur les ressources génétiques forestières seront mis à jour et le bulletin annuel Ressources génétiques forestières sera distribué sous forme électronique et sur support papier. L'appui aux institutions nationales mettra l'accent sur la création de réseaux régionaux. Une place particulière sera faite aux essences ligneuses polyvalentes dans les zones arides et semi-arides, et aux essences tropicales humides ayant une importance socio-économique, par exemple l'acajou. Le réseau sur l'acajou établi pour les zones néotropicales en 1996-97 sera progressivement étendu aux autres régions tropicales du monde.

42. En ce qui concerne le développement des plantations, on poursuivra les efforts visant à réunir, analyser et diffuser des informations sur les superficies et rendements des plantations. On veillera également à élaborer des directives sur l'application des critères et indicateurs pour la gestion durable des plantations forestières, en collaboration avec l'OIBT et d'autres partenaires internationaux concernés. Le potentiel d'irrigation des plantations arborées avec de l'eau recyclée et autres eaux de qualité inférieure sera analysé dans des monographies.

43. S'agissant de l'agroforesterie et de l'utilisation des terres, et notamment de la foresterie urbaine et péri-urbaine, les travaux concerneront l'analyse des systèmes agroforestiers, de leur fonctionnement, de leur productivité, de leur valeur économique, ainsi que de leur potentiel de diffusion et d'adoption. On s'efforcera de mettre au point des méthodologies d'évaluation du couvert arboré dans les systèmes agroforestiers et de quantification de la production de bois des terres non forestières, en particulier des systèmes agroforestiers. Des études seront menées, en particulier dans la région Asie-Pacifique, sur la régénération naturelle des jachères forestières et autres systèmes analogues.

44. Pour ce qui est de la foresterie des zones arides et de la lutte contre la désertification, les travaux porteront sur l'amélioration de la conservation, de la gestion et de l'utilisation durable des écosystèmes de forêts naturelles; sur la promotion de technologies et la diffusion d'informations sur les essences arborées et arbustives des zones arides et leur utilisation pour le reboisement, le boisement et la conservation des sols, la remise en état des terres, la production de bois de feu et de fourrage et les systèmes agroforestiers; et sur la fourniture d'avis et d'un appui pour la mise en oeuvre du Chapitre 12 de la CNUED et l'application de la Convention relative à la lutte contre la désertification.

45. En ce qui concerne l'aménagement des bassins versants et la mise en valeur durable des zones de montagne, on fera une place particulière à la mise en oeuvre du Chapitre 13 du Programme Action 21, "Mise en valeur durable des montagnes". En vue de contribuer à la sécurité alimentaire et à une valorisation intégrée des zones de montagne, on mobilisera un appui en faveur des réseaux et groupements régionaux, en particulier en Afrique et en Amérique latine; on s'efforcera également de décrire les systèmes de subsistance dans les écosystèmes de montagne, en particulier au point de vue de l'emploi et de la création de revenus, ainsi que de préparer et de tenir une consultation internationale d'experts sur la mise en valeur durable des zones de montagne.

46. Les principales activités touchant à l'aménagement de la faune et des zones protégées seront la convocation d'une consultation internationale d'experts sur la conservation et la mise en valeur durable des zones rurales, la description de technologies relatives à l'élevage d'animaux sauvages pour la production de nourriture et de revenus, la promotion de l'intégration de la conservation et de la mise en valeur durable des zones rurales, en particulier dans les zones tampons, la mise à jour des publications sur l'aménagement des zones protégées, en particulier la promotion de l'écotourisme, et l'encouragement de l'échange d'informations sur l'aménagement de la faune sauvage et des zones protégées, en particulier dans les pays en développement. Dans la région Amérique latine, on s'efforcera de mobiliser une aide à l'appui des travaux du Traité amazonien de coopération.

Produits forestiers

47. Dans le cadre des activités relatives à l'exploitation forestière, l'Etude sur l'offre mondiale de fibres sera publiée, et un processus visant à améliorer et mettre à jour en permanence ces informations sera instauré. Le Comité consultatif du papier et des produits dérivés du bois, dont le mandat a été récemment élargi, sera utilisé pour améliorer la collaboration avec les représentants du secteur, en particulier ceux d'associations de pays en développement et de pays en transition. Les activités seront également axées sur les transferts vers les petites et moyennes exploitations de technologies concernant le traitement des grumes de petit diamètre et permettant d'obtenir un rendement plus élevé des matières premières.

48. Les activités concernant les produits forestiers non ligneux (PFNL) souligneront la valeur de ces produits pour la sécurité alimentaire et le développement rural. Des statistiques sur les principaux PFNL seront réunies et diffusées, et des enquêtes régionales seront menées. De nouveaux partenariats continueront à être mis en place et on s'attachera en particulier à renforcer les réseaux régionaux sur les PFNL.

49. Les activités relatives à la dendroénergie comporteront notamment le renforcement des systèmes d'information dans ce domaine, la prestation de services de référence sur la consommation, le commerce et la production de biocarburants ligneux; la poursuite des activités d'établissement de réseaux pour renforcer la coopération Sud-Sud; la préparation et la diffusion d'outils méthodologiques pour la planification de systèmes durables de dendroénergie dans les pays en développement, une place particulière étant faite aux zones arides et semi-arides et aux situations d'urgence à caractère local. Elles concerneront enfin la préparation de documents sur des questions techniques et économiques de dendroénergie en vue de la formation d'experts forestiers et d'experts de l'énergie.

50. Dans le domaine du commerce, des informations sur les restrictions tarifaires et non tarifaires ayant une incidence sur les échanges internationaux de produits forestiers seront réunies et leur importance sera analysée. On suivra et on examinera les effets des programmes de certification sur le commerce, et l'utilisation des politiques commerciales pour la réalisation des objectifs environnementaux.

51. Les activités relatives à la promotion commerciale des produits forestiers concerneront essentiellement la préparation de monographies consacrées aux pratiques actuelles de promotion commerciale des produits forestiers, à l'identification de sources d'information sur la promotion commerciale, la préparation de directives sur la promotion commerciale des produits forestiers et la formation dans ce domaine, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.

52. Pour ce qui est du génie forestier, les activités seront essentiellement consacrées à la préparation de directives pratiques et d'auxiliaires audiovisuels sur la planification et le recensement des routes, afin de promouvoir le développement des infrastructures forestières, d'améliorer la qualité des routes, de limiter les répercussions sur l'environnement et de réduire les coûts.

53. S'agissant de la récolte des produits forestiers et de l'environnement, l'accent sera mis sur la collecte et la diffusion d'informations sur les pratiques écologiquement rationnelles de récolte des produits forestiers et sur l'évaluation et la limitation des incidences écologiques de l'exploitation forestière. Une place particulière sera faite à la promotion de l'application pratique du code d'usages type de la FAO en matière de récolte des produits forestiers.

Politiques et planification forestières

54. En ce qui concerne l'analyse des politiques forestières, on s'attachera essentiellement à terminer l'étude sur les politiques forestières dans la région Amérique latine et Caraïbes. Des méthodologies et des directives seront élaborées pour aider les gouvernements et les institutions forestières à améliorer leur capacité d'analyse et d'évaluation de la formulation et de la mise en oeuvre des politiques forestières. L'interaction entre les politiques du secteur forestier et celles des secteurs connexes, tels que l'environnement, l'énergie et l'agriculture, sera examinée et évaluée. Dans les régions Afrique et Asie-Pacifique, on étudiera les tendances à la décentralisation et la dévolution des pratiques de gestion forestière.

55. En ce qui concerne les programmes forestiers nationaux (PFN), on s'efforcera surtout de suivre la progression de la mise en oeuvre, de mettre à jour en permanence les synthèses nationales, de diffuser largement les informations, de mettre en place un système de communication interactive sur le financement et les sources d'aide, de préparer des directives techniques, d'organiser des ateliers régionaux et d'appuyer la mise en oeuvre des PFN grâce à la constitution de réseaux et à l'assistance technique.

56. Les activités touchant aux institutions forestières seront axées sur la réalisation d'études comparatives régionales visant à identifier les causes politiques, économiques et juridiques du manque d'efficacité et d'utilité des institutions. Des méthodes d'analyse structurelle et d'évaluation du fonctionnement des institutions au plan national seront élaborées. On donnera l'importance voulue aux processus de décentralisation et à la définition de stratégies pour les changements institutionnels. Dans la région Afrique, on analysera les mécanismes d'autofinancement. Dans la région Asie-Pacifique, une place particulière sera faite aux modalités d'évaluation des propositions de vastes concessions forestières.

57. Dans le cadre de la valorisation des ressources humaines, on continuera d'aider les pays à mettre à jour et à réorienter les programmes d'enseignement forestier à la lumière des changements récents survenus dans la profession. On établira une base de données et un répertoire des possibilités et institutions d'enseignement. Le programme encouragera également l'élaboration et l'emploi de méthodologies de vulgarisation et de directives souples, d'outils destinés aux vulgarisateurs et aux utilisateurs finals, et de systèmes récents d'information. Une place particulière sera faite aux pays en transition, en particulier en Europe, en Afrique et au Proche-Orient.

58. Pour ce qui est de la recherche forestière, on s'attachera à renforcer les institutions nationales de recherche forestière en favorisant l'établissement de réseaux et la collaboration entre ces institutions. On s'efforcera en particulier de mettre en place un réseau de recherche forestière en Afrique subsaharienne (FORNESSA) en coopération avec des organisations internationales telles que le CIFOR, l'IUFRO et le CIRAF, ainsi que de rechercher des possibilités analogues de coopération régionale en Amérique latine et dans les Caraïbes, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. On essaiera aussi de tenir compte des concepts scientifiques les plus récents dans les travaux de la FAO concernant la gestion durable des écosystèmes forestiers et de renforcer l'apport scientifique aux politiques forestières et à la prise de décisions en matière de forêts.

59. Les statistiques forestières et les études prospectives resteront prioritaires. On s'efforcera en particulier d'améliorer la qualité et la couverture des statistiques forestières. Le rendement et les coefficients connexes actuellement appliqués aux données, en particulier pour la consommation de bois de feu et pour la conversion en produits industriels seront mis à jour. Les renseignements figurant dans l'ERF sur les rendements potentiels de la biomasse grossière et sur les matières premières issues des forêts et des arbres épars et pouvant avoir un usage industriel seront améliorés, de même que l'estimation des ressources forestières accessibles à des conditions économiques. Ces changements feront de l'ERF une base plus efficace pour les études prospectives stratégiques. L'Annuaire des produits forestiers continuera à être publié, mais il mettra davantage l'accent sur les descriptions régionales. Dans la région Asie-Pacifique, les activités seront axées sur la suite donnée aux études prospectives concernant la région Asie-Pacifique.

60. Pour ce qui est de l'économie forestière et de la planification sectorielle, les travaux se poursuivront avec l'analyse de la région Amérique latine. L'expérience de l'étude consacrée à la région Asie-Pacifique et de la révision des projections prospectives a révélé une tendance à la transformation directe des produits forestiers primaires en produits secondaires à valeur ajoutée. Il sera de plus en plus important de réunir des données qui favorisent le suivi de l'évolution à cette interface entre les industries forestières primaires et secondaires, ainsi que de suivre les modifications de la consommation
de panneaux dérivés du bois et la concurrence et la complémentarité entre les produits forestiers et les autres matériaux, notamment de construction. Les travaux consacrés à l'élaboration de directives pour mieux examiner le rôle de la foresterie dans les revenus nationaux seront menés à bien.

61. Le développement de la foresterie communautaire continuera à favoriser les approches participatives de la gestion des ressources naturelles locales. Les activités concernant les méthodes et outils participatifs seront réorientées vers l'élaboration d'un ensemble complet de méthodologies concernant les divers aspects du processus participatif. L'ensemble de formation sur l'analyse des rôles masculin et féminin et la foresterie sera adapté pour l'Amérique latine et l'Afrique de l'Ouest francophone. Le règlement des différends fera l'objet d'une série de publications et d'activités. La coopération avec l'Université de l'Indiana se poursuivra pour l'élaboration d'une stratégie pratique rentable d'élaboration et de planification des politiques. Pour compléter les activités sur la gestion communale des forêts, la gestion familiale des forêts sera développée comme domaine thématique, un accent particulier étant mis sur les avantages potentiels en matière d'alimentation et de revenus.

REMARQUES EN GUISE DE CONCLUSION

62. Le Comité est invité à examiner l'orientation stratégique proposée des programmes forestiers de la FAO et les priorités spécifiques identifiées pour 1998-99 et à formuler des observations à cet égard.