Janvier 1997

COFO-97/6

FAO

COMITE DES FORETS

Point 9 de l'ordre du jour provisoire

TREIZIEME SESSION

Rome (Italie), 10-13 mars 1997

EXAMEN DES PROGRAMMES ORDINAIRE ET DE TERRAIN DE LA FAO, ET DE LA SUITE DONNEE AUX DEMANDES ET RECOMMANDATIONS DE LA DOUZIEME SESSION DU COMITE

Note du Secrétariat

INTRODUCTION 

1. La présente note du Secrétariat décrit certaines réalisations importantes du Programme Forêts afin de faciliter les travaux du Comité, qui est appelé à donner au Conseil un avis sur les progrès réalisés en matière de mise en oeuvre, et à signaler les éventuels problèmes qui se posent dans ce domaine. Le document concerne à la fois les réalisations et domaines prioritaires principaux du Programme ordinaire et les activités du Programme de terrain. On trouvera à l'Annexe A l'indication des demandes spécifiques et des recommandations formulées par le Comité à sa douzième session.

2. La mise en oeuvre du programme pendant l'exercice 1996-97 s'est effectuée dans des conditions particulières. D'abord, la Conférence a approuvé à sa dernière session (octobre 1995) un budget global de 650 millions de dollars E.-U. pour l'exercice en cours, alors que les propositions de budget à croissance zéro figurant dans le Programme de travail et budget correspondaient à un chiffre total de près de 707 millions de dollars E.-U., de sorte qu'il a fallu envisager des réductions d'un montant de 57 millions de dollars E.-U. Les ajustements au Programme de travail et budget ont été examinés et approuvés par le Comité du Programme et le Comité financier à leur session conjointe de mai 1996, comme l'avait demandé la Conférence. La plus grande partie des réductions nécessaires a été absorbée par des gains d'efficacité - qui n'ont pas touché l'essentiel du programme - et par des coupes dans des domaines non techniques. Il a aussi fallu procéder à des réductions limitées des activités techniques et économiques, mais le Programme Forêts a été préservé au maximum.

3. Après l'adoption de mesures relatives aux structures par le Conseil à sa cent sixième session (1994), cinq nouveaux bureaux sous-régionaux ont été mis en place au Zimbabwe, au Samoa, à la Barbade, en Hongrie et en Tunisie et les équipes techniques des bureaux régionaux ont été renforcées. Au moment de la rédaction du présent document, des mesures sont prises pour pourvoir les derniers postes vacants. La décentralisation du personnel chargé des opérations a été effectuée en ce qui concerne le Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique (RAP), tandis que les autres groupes des opérations seront progressivement déployés dans les diverses régions en 1997.

QUELQUES REALISATIONS DU PROGRAMME ORDINAIRE

4. Le Programme de travail et budget pour 1996-97 est axé sur les grands domaines prioritaires, à savoir l'évaluation des ressources forestières, les statistiques et études prospectives, la foresterie communautaire, le renforcement des capacités, la conception et la mise en oeuvre des programmes d'action forestiers nationaux et le rôle de maître d'oeuvre de la FAO concernant la suite donnée à la CNUED, en particulier l'appui au Groupe intergouvernemental sur les forêts. Etant donné la réduction globale mentionnée plus haut du budget de la FAO approuvée par la Conférence, le budget du Grand Programme 2.4 - Forêts n'a pas pu être augmenté et la proposition initiale a même été amputée de 7,8 pour cent, correspondant en grande partie à des gains d'efficacité, les ressources humaines ayant été intégralement préservées.

Ressources forestières

5. Les initiatives internationales concernant les critères et indicateurs pour une gestion durable des forêts ont été activement appuyées grâce à l'encouragement de l'échange d'informations, à l'établissement de liens entre les initiatives et à l'affinement d'une conception commune des questions en jeu. C'est ainsi que la FAO a coparrainé, avec le Gouvernement finlandais, un séminaire intergouvernemental sur les critères et indicateurs de la gestion durable des forêts (août 1996) à l'appui des travaux du Groupe intergouvernemental sur les forêts.

6. En collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la FAO a organisé deux réunions d'experts sur les critères et indicateurs d'une gestion durable des forêts i) pour les zones arides d'Afrique (novembre 1995) et ii) pour le Proche-Orient (octobre 1996). En outre, une réunion d'experts et trois ateliers de mise en oeuvre sont organisés dans le cadre d'un projet FAO/PCT, intéressant les sept pays de la Comisión Centroamericana de Ambiente y Desarrollo (CCAD) en Amérique centrale.

7. L'incorporation de renseignements supplémentaires relatifs aux aspects des ressources écologiques et humaines dans les futures évaluations des ressources forestières mondiales (ERF) a été examinée par plusieurs réunions d'experts tenues dans le cadre des préparatifs d'ERF 2000. Parmi ces réunions, il faut citer la Consultation d'experts FAO sur l'évaluation des ressources forestières mondiales de l'an 2000 (Kotka, Finlande, juin 1996) qui a examiné les méthodologies, le contenu des données et les principales définitions, et est convenue d'un cadre global pour l'ERF 2000. Des questions touchant à la diversité biologique ont été en outre examinées, notamment lors de récentes activités de renforcement des capacités nationales en Asie du Sud-Est.

8. Après ces réunions et à la suite d'une planification détaillée, une décision préliminaire a été prise quant aux variables qualitatives et écologiques à incorporer dans l'ERF 2000 (voir note du Secrétariat, COFO-97/2).

9. La publication de l'Etude FAO: Forêts N_130, Survey of tropical forest cover and study of change processes - Based on multi-date high resolution satellite data (FAO, 1996) a été utile pour mieux appréhender les processus de dégradation de la végétation et de déboisement, ainsi que le sens de l'évolution du couvert végétal.

10. Le Groupe d'experts FAO des ressources génétiques forestières a tenu sa neuvième session en octobre 1995 (voir note du Secrétariat COFO-97/5). La FAO a collaboré à l'organisation de trois ateliers sous-régionaux sur les ressources génétiques forestières (zone boréale, Amérique du Nord tempérée, Europe) et elle a fourni des apports aux préparatifs de la quatrième Conférence technique internationale sur les ressources phytogénétiques et aux activités de la Convention sur la diversité biologique.

11. Le programme a collaboré avec des instituts nationaux pour la collecte, l'échange de semences et les essais de provenances de neem, ainsi que pour le lancement d'activités de création de réseaux pour les ressources génétiques de l'acajou dans les zones néotropicales. Des guides techniques de terrain ont été préparés sur la conservation in situ et ex situ des ressources génétiques forestières, en collaboration avec les instituts nationaux et internationaux qui s'occupent de ces domaines. On a commencé à constituer une base de données et un système d'information sur les données relatives aux ressources génétiques forestières communiquées par les pays. Dans la région du Proche-Orient, une Consultation d'experts sur la diversité biologique (Le Caire, Egypte), octobre 1995) a été organisée en coopération avec d'autres institutions.

12. En ce qui concerne l'aménagement des bassins versants et la mise en valeur durable des montagnes, un appui a été fourni à la mise en oeuvre du Chapitre 13: Mise en valeur durable des montagnes du Programme Action 21 de la CNUED, pour lequel l'Organisation est le maître d'oeuvre. Dans l'ensemble, le programme de réunions internationales et régionales concernant les montagnes a été exécuté comme prévu, à l'exception de la région Amérique du Nord; diverses initiatives sous-régionales et nationales, émanant en particulier d'organisations non gouvernementales (ONG) ont également été appuyées.

13. D'importantes réunions connexes ont été organisées, la plupart d'entre elles concernant le Chapitre 13 de la CNUED; il s'agit notamment de la vingtième session du Groupe de travail CEF sur l'aménagement des bassins versants de montagne (Lillehammer (Norvège), juillet 1996); de la Consultation intergouvernementale africaine sur la suite donnée au Chapitre 13 du Programme Action 21 de la CNUED (Addis-Abeba (Ethiopie), juin 1996); des deux sessions de la Consultation intergouvernementale européenne sur la mise en valeur durable des montagnes (Aviemore (Ecosse), avril 1996 et Trente (Italie), octobre 1996); des réunions du Groupe de travail spécial interinstitutions ont également été tenues pour suivre l'état d'avancement de la mise en oeuvre du Chapitre 13 du Programme Action 21 à l'occasion des réunions intergouvernementales européennes. Un appui a également été donné à la constitution de réseaux internationaux sur les problèmes des zones de montagne grâce une conférence électronique convoquée par le Forum de la montagne sur le coût des montagnes: mécanismes novateurs et exemples prometteurs de financement de la conservation et du développement durable. Les résultats seront incorporés dans un document plus complet, Principles and best practices for sustainable mountain development planning.

14. Dans le domaine de la foresterie des zones arides et de la lutte contre la désertification, des publications sur le rôle de l'acacia dans l'économie rurale de l'Afrique et du Proche-Orient et sur l'utilisation du feu comme outil de gestion en Afrique subsaharienne ont été préparées. La mise en oeuvre du Programme d'action forestier méditerranéen a commencé avec l'appui des Gouvernements français et italien afin d'aider les pays à élaborer ou mettre à jour leurs politiques ou programmes forestiers nationaux. Un appui a été fourni au Groupe intergouvernemental sur les forêts grâce à des rapports réguliers sur l'élément I.4 de son programme: "Boisement, reboisement et régénération des écosystèmes forestiers dégradés dans les pays sujets à la sécheresse et/ou à la désertification" et la fourniture de services de secrétariat à des initiatives nationales dans ce domaine telles que la consultation d'experts parrainée par le Cap-Vert, le Portugal et le Sénégal.

15. En ce qui concerne l'aménagement de la faune et des zones protégées, les préparatifs d'une Consultation technique internationale sur la conservation et le développement rural durable ont commencé. Dans la région Amérique latine/Caraïbes, un certain nombre d'activités ont été réalisées dans le cadre d'un projet FAO/PNUE concernant la conservation de la diversité biologique dans les aires protégées et d'un projet relatif à la planification et à l'aménagement des aires protégées d'Amazonie. Plusieurs ateliers techniques et cours de formation sur la planification et l'aménagement des aires protégées d'Amazonie ont été organisés. Le premier Congrès latino-américain sur les parcs nationaux et les aires protégées, organisé par la FAO et par le Réseau latino-américain de coopération technique sur les parcs nationaux et les aires protégées se tiendra en Colombie en 1997.

Produits forestiers

16. L'Etude sur l'offre mondiale de fibres, qui comporte des perspectives à l'horizon 2010, est commencée et devrait être terminée d'ici à la fin de 1997. Les informations qui s'y trouvent serviront d'instrument de politique à l'intention des gouvernements, du secteur, des ONG et des universités; en outre, elle stimulera un processus visant à améliorer la collecte et l'analyse des données dans le domaine de la fourniture de matières premières potentielles par les services forestiers des gouvernements des Etats Membres.

17. En ce qui concerne la collaboration avec le secteur forestier privé, le Conseil, à sa cent onzième session (octobre 1996), a adopté une résolution en vue de l'élargissement du mandat du Comité consultatif de la pâte et du papier, afin qu'il s'occupe également des panneaux dérivés du bois et des sciages. Le titre du Comité a été modifié comme suit: Comité consultatif du papier et des produits dérivés du bois (CCPPB) et le nombre de ses membres a été porté à 26 experts de premier plan au maximum. Il tiendra sa première réunion en avril 1997.

18. Des informations techniques et des données statistiques sur les produits forestiers non ligneux (PFNL) ont été réunies, analysées et diffusées afin d'aider les pays à améliorer leurs pratiques d'utilisation des forêts et leurs politiques forestières. Les activités concernaient notamment l'analyse de la contribution des PFNL à l'amélioration des possibilités de revenu et d'emploi aux plans local et national; l'évaluation de la relation entre les PFNL et la récolte non destructrice des produits forestiers; et les incidences d'une utilisation durable des PFNL sur les écosystèmes forestiers et la diversité biologique.

19. L'échange d'informations sur les PFNL a été amélioré grâce à la récente série consacrée à ces produits. Onze rapports ont été publiés jusqu'ici, dont six concernent la réunion de données sur les principaux PFNL, tels que les arômes, produits résineux, colorants, fruits à coque comestibles, gommes et palmiers tropicaux. Des efforts supplémentaires ont été faits pour instaurer des partenariats avec d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales, et en particulier pour renforcer des réseaux régionaux et bulletins sur les PFNL. L'importante question de la mise en valeur des PFNL a été traitée dans les rapports suivants de la même série: NWFPs for rural income and sustainable forestry; Report of the international expert consultation on NWFPs; Domestication of NWFPs, et Medicinal Plants.

20. En matière de dendroénergie, les activités ont été axées sur la préparation d'études régionales concernant La dendroénergie aujourd'hui pour demain relatives à l'Asie, à l'Amérique latine, à l'Afrique et aux pays de l'OCDE, avec la collaboration active de l'AIE, de l'UE, de la CEE, d'organisations régionales et de projets de terrain s'occupant de l'énergie. Ces études visent: à évaluer la consommation de bois de feu, de charbon de bois par diverses catégories d'utilisateurs (ménages, établissements industriels, commerciaux et publics) dans divers pays développés et pays en développement; à analyser les situations nationales en matière de dendroénergie; et à décrire les interrelations entre la forêt, l'énergie et les autres secteurs socio-économiques.

21. Compte tenu de la forte demande d'experts en dendroénergie, tant dans les pays en développement que dans les pays développés, la préparation d'un manuel universitaire de dendroénergie a été entreprise (en étroite collaboration avec le Bureau régional pour l'Amérique latine et les Caraïbes). Un séminaire sur la dendroénergie destiné à des participants de pays d'Amérique centrale, tenu à Managua (Nicaragua) en avril 1996, était organisé dans le cadre du réseau latino-américain de coopération technique sur la dendroénergie. Des études de la demande de dendroénergie ont également été lancées dans la région Afrique.

22. Dans le domaine de la récolte des produits forestiers et du génie forestier, la FAO a élaboré un code d'usages type en matière de récolte des produits forestiers, commencé à préparer diverses monographies orientées vers la recherche sur les meilleures pratiques d'exploitation forestière, et organisé trois réunions internationales sur une utilisation plus judicieuse des forêts, permettant de renforcer les capacités et le transfert de connaissances pour améliorer la conservation et l'utilisation à bon escient des ressources forestières.

23. Dans la région Asie-Pacifique, un appui a été fourni au Groupe de travail spécial sur la gestion durable des forêts, créé par la Commission des forêts pour l'Asie et le Pacifique à sa seizième session, et chargé en priorité d'élaborer un code régional pour la récolte des produits forestiers.

24. En ce qui concerne le commerce, les activités ont été axées sur l'analyse des tendances des échanges, l'évaluation des liens entre le commerce et l'environnement et les questions commerciales en rapport avec la certification et l'étiquetage des produits forestiers. Deux rapports ont été publiés sur l'incidence probable du Cycle d'Uruguay du GATT (Trade barriers affecting non-wood forest products, et Impact of the Uruguay Round on international trade in forest products). Les données relatives aux obstacles tarifaires et non tarifaires appliqués aux produits forestiers ont été mises à jour et divers apports, notamment la préparation de documents, ont été fournis à un certain nombre de réunions, groupes de travail composés d'experts et conférences internationales, et notamment au Groupe intergouvernemental sur les forêts.

Politiques et planification forestières

25. Dans le cadre des politiques de développement forestier durable, une enquête régionale sur les politiques forestières est actuellement menée en Amérique latine. Elle complète celles qui ont déjà été réalisées pour l'Europe, l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Le premier groupe de pays visé par cette étude comprend les cinq Etats d'Amérique centrale et Panama. Cette activité est réalisée en partenariat avec le Conseil des forêts et des aires protégées d'Amérique centrale et d'autres organisations internationales (PNUD, IICA, UICN, GTZ, FINNIDA, WRI). Les résultats de cette étude serviront à identifier les facteurs externes qui ont une incidence sur la foresterie, à améliorer la comptabilité nationale du secteur forestier et à favoriser la mise à jour des politiques et l'adoption de nouveaux processus d'élaboration et de mise en oeuvre des politiques. La publication Politiques forestières d'un certain nombre de pays d'Afrique, qui vient de paraître, est largement distribuée.

26. Dans le cadre des institutions forestières, un document de référence sur la conception et l'administration des arrangements contractuels et institutionnels entre les gouvernements et les communautés, les organisations locales et les entreprises nationales et internationales privées, concernant les opérations qu'ils doivent réaliser dans les forêts domaniales, sera terminé en 1997. Une évaluation de la capacité de transfert institutionnel et technologique pour favoriser un développement durable dans cinq pays d'Amazonie a été réalisée et une consultation d'experts s'est tenue en préparation de l'orientation stratégique à moyen terme (1998-2003). Un plan d'action pour les Commissions de l'environnement et du transfert de technologies du Traité amazonien de coopération sera établi en 1997. Les contraintes budgétaires ont entraîné l'annulation d'une consultation d'experts sur les arrangements contractuels pour l'utilisation des forêts domaniales et l'analyse planifiée des mécanismes d'investissement pour le développement forestier.

27. En ce qui concerne la vulgarisation forestière, un matériel concernant les nouvelles approches de la vulgarisation forestière, en particulier un Trouble shooter's guide to forestry extension a été préparé, ainsi qu'un examen de la vulgarisation forestière dans les pays en transition. Un certain nombre d'initiatives de coopération, en particulier des ateliers d'examen des méthodologies de vulgarisation et des tendances en la matière en Afrique et dans les pays en transition, sont en préparation.

28. Dans le domaine de la recherche forestière, on a maintenu l'appui à la création de réseaux dans la région Asie-Pacifique avec le Programme de soutien à la recherche forestière pour l'Asie et le Pacifique (FORSPA) et l'Association Asie-Pacifique des institutions de recherche forestière (APAFRI); des arrangements analogues sont actuellement mis au point pour l'Afrique et l'Amérique latine.

29. Un appui considérable a été fourni pour la suite donnée à la CNUED, au maître d'oeuvre pour le Chapitre 11 du Programme Action 21 et au Groupe intergouvernemental sur les forêts. Cet appui comportait notamment le détachement d'un fonctionnaire principal au Secrétariat du Groupe intergouvernemental sur les forêts à New York (financé en partie par le Danemark), la participation à des réunions du Groupe intergouvernemental et à des réunions de l'Equipe interinstitutions, ainsi que la réalisation de quatre des documents du Secrétariat du Groupe intergouvernemental sur les forêts. Une importante contribution a également été apportée dans un certain nombre de domaines précis, en particulier un appui aux débats et aux réunions concernant l'identification des critères et indicateurs d'un développement forestier durable, les examens du commerce international, l'évaluation des ressources forestières et les questions de politique notamment. Si cette activité n'a pu être spécifiquement planifiée dans le Programme de travail et budget pour 1996-97, la FAO a apporté une contribution significative aux activités du Groupe intergouvernemental sur les forêts.

30. S'agissant des études analytiques sectorielles, trois réalisations importantes ont été menées à bien: la Situation des forêts du monde sera publiée en 1997; un rapport, Asia-Pacific forestry - towards 2010, sur l'étude prospective régionale réalisée sous l'égide de la Commission des forêts pour l'Asie et le Pacifique, sera prêt à être examiné par cette Commission au début de 1998. On a là un exemple concret du rôle actif de ces Commissions dans la réalisation d'activités d'intérêt commun. Une nouvelle série de projections mondiales de la consommation, de l'offre et des échanges de produits forestiers d'ici à l'an 2010 a été diffusée sous forme provisoire à la fin de 1996 et le sera sous forme définitive en 1997.

31. Les limitations de ressources ont entraîné la remise à une date ultérieure de la publication prévue de l'annuaire régional de statistiques. Si des ressources extrabudgétaires ne sont pas mobilisées, il sera peut-être nécessaire d'ajourner sine die les ateliers de formation prévus.

32. En matière de planification du développement du secteur forestier, des directives pour l'incorporation de considérations relatives à la durabilité, à la participation et à l'environnement dans la planification du secteur forestier ont été diffusées en 1996 en vue d'essais sur le terrain. Un projet d'examen des comptes nationaux des revenus forestiers, ainsi que des directives pour la comptabilité des revenus forestiers, seront diffusés pour faire l'objet d'essais sur le terrain en 1997. Un rapport financé par la bourse André Mayer de la FAO sur l'évaluation des forêts (mettant l'accent sur le contexte de la préparation de l'investissement) établi en 1996, sera diffusé en 1997.

33. En ce qui concerne les travaux consacrés aux activités participatives et aux questions d'équité, on a continué à mettre au point des méthodologies pour l'analyse des aspects socio-économiques de la gestion communautaire des ressources forestières. Des publications concernant la planification et la gestion participatives sont en cours d'intégration dans une série complète de matériels comprenant un cadre conceptuel et divers modules consacrés aux méthodes, aux outils et à l'élaboration du processus participatif. Les matériels sont mis au point en étroite collaboration avec des projets de terrain. Selon le calendrier actuel, le cadre conceptuel sera terminé d'ici à la fin de l'année 1997 et les modules seront mis au point l'année suivante.

34. Une importante conférence électronique sur la façon d'aborder les conflits portant sur les ressources naturelles grâce à la foresterie communautaire a été organisée entre janvier et mai 1996, et plus de 460 personnes de 56 pays y ont participé. Il s'agissait de la première Conférence par courrier électronique de ce type et de cette ampleur organisée par la FAO. Les publications concernant la Conférence par courrier électronique sont notamment le Compte rendu intégral des travaux et une monographie sur les enseignements tirés de l'organisation d'une conférence par courrier électronique. Faisant suite à cette conférence et comme prolongement de celle-ci, une publication intitulée Alternative conflict management in community forestry sera publiée en 1997 dans la série Notes sur la foresterie communautaire. Une réunion satellite consacrée à la gestion des conflits est actuellement prévue pour le Congrès forestier mondial de 1997.

35. Les activités normatives en matière de foresterie communautaire ont bénéficié d'un financement multidonateurs de la Suède, de la Suisse, de la Norvège, de l'Italie et des Pays-Bas en faveur du Programme Arbres, forêts et communautés rurales. L'important soutien fourni par le fonds fiduciaire a permis de progresser considérablement dans l'élargissement des connaissances et de distribuer du matériel axé sur les approches participatives, les méthodes et outils nécessaires aux communautés pour qu'elles soient associées aux activités forestières et en tirent avantage.

36. Le Programme d'action forestier national (PAFN) a été renforcé grâce à l'envoi de conseillers régionaux (PAFN) à Bangkok, Accra et Santiago. Un Programme d'action forestier méditerranéen a été appuyé pour les pays de la Méditerranée, du Proche-Orient et d'Afrique du Nord; sa mise en oeuvre est financée par des fonds fiduciaires de l'Italie et de la France. La diffusion des informations consacrées à la planification forestière nationale grâce à des publications telles que NFAP Updates et NFAP technical notes, ainsi que le développement ultérieur des centres de documentation des PAFN, continuent à contribuer à l'élargissement de la portée de ce programme. Un appui est maintenu dans 91 pays associés aux processus du PAFN.

37. Le périodique forestier Unasylva est toujours publié régulièrement chaque trimestre.

PROGRAMME FORESTIER DE TERRAIN

38. La présente section concerne l'évolution survenue pendant l'exercice 1994-95 et le premier semestre de 1996. Les chiffres de l'exécution pour 1996 sont projetés à partir des données disponibles au 30 novembre 1996.

Aspects généraux

Orientation générale et exécution

39. Le programme forestier de terrain contribue à renforcer les capacités des pays en matière de gestion et de conservation durables des ressources forestières, afin d'appuyer l'agriculture, d'améliorer l'utilisation des terres, de promouvoir le développement économique et de protéger l'environnement. Il est étroitement lié au Programme ordinaire.

40. Au cours du dernier exercice biennal, une réorganisation structurelle importante a eu lieu, dont la création du Département de la coopération technique qui sert de centre de liaison pour les activités opérationnelles, couvrant les services consultatifs en matière de politique, les investissements, la mobilisation de ressources extrabudgétaires, l'exécution des opérations de terrain et la coopération avec les organismes multilatéraux/bilatéraux, le secteur privé et les ONG. Le Service des opérations (FODO), qui relevait jusqu'à présent du Département des forêts, est désormais une unité spécialisée de la Division des opérations de terrain (TCO5). Cette Division a entamé un processus de décentralisation en transférant son personnel et ses activités aux bureaux régionaux, processus qui devrait être achevé avant la fin de l'année.

41. Un autre changement important concerne le financement du programme forestier de terrain. Les nouveaux arrangements en matière de remboursement des dépenses d'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sont entrés en vigueur et l'exécution nationale est désormais privilégiée. Ces facteurs ont sensiblement réduit le nombre et le budget global des projets forestiers exécutés par la FAO dans certaines régions. Une augmentation importante du financement apporté par les donateurs grâce au Programme de coopération FAO/gouvernements, notamment par les Pays-Bas, l'Italie, la Belgique, le Japon, la Suède, la Suisse, la Norvège, la CE, la Finlande et la France, n'a pas suffi à compenser la diminution du financement du PNUD. D'autres donateurs multilatéraux, tels que le FME, l'UNO/NSO et les pays bénéficiaires eux-mêmes par l'entremise des FFU, ont fourni d'importantes contributions.

42. Les questions à l'ordre du jour sont la foresterie communautaire, la conservation , la gestion des forêts et des ressources naturelles, la politique et la planification, essentiellement dans le cadre de l'élaboration des PAFN. Le programme de terrain essaie naturellement de répondre aux priorités des pays bénéficiaires et aux préférences des donateurs, qui incluent rarement d'autres questions telles que les statistiques, le génie forestier et l'exploitation forestière, les industries du bois et les produits ligneux.

43. L'accent a été mis essentiellement sur le renforcement des capacités nationales grâce à la formation, même si le concept de renforcement des institutions a sans doute perdu un peu de son importance du fait du désengagement des gouvernements et des institutions étatiques de l'administration des forêts dans de nombreux pays qui ont mis en route un processus d'ajustement structurel.

44. On trouvera un résumé par région de la situation du programme de terrain de foresterie.

Afrique

45. Malgré l'engagement ferme pris par les pays d'appliquer les résolutions de la CNUED et malgré le lancement de PAFN dans 35 pays d'Afrique subsaharienne, le soutien de la communauté des donateurs aux programmes de conservation des forêts d'Afrique a été extrêmement décevant. Dans cette région, le programme de terrain ne cesse de décliner depuis des années, comme indiqué ci-après. Le financement provient essentiellement de trois sources: fonds fiduciaires (70 pour cent); PNUD (18 pour cent); et PCT du Programme ordinaire (12 pour cent).

Exécution de projets forestiers en Afrique (en millions de dollars E.-U.)

SOURCE

1993

1994

1995

1996

PCT
PNUD
Fonds fiduciaires

1,0
13,0
7,3

1,4
5,2
10,4

1,5
3,4
10,7

1,6
2,5
10,0

TOTAL

21,3

17,0

15,6

14,1

46. En Afrique, les programmes forestiers couvrent six grands domaines, à savoir la foresterie communautaire; la gestion participative des forêts; la lutte contre la désertification; l'aménagement des bassins versants; l'utilisation des terres/la foresterie villageoise; l'utilisation des produits ligneux.

47. Le programme est inégalement réparti entre les divers pays de la région. En Afrique de l'Ouest, par exemple, 33 pour cent des activités du programme de terrain sont concentrées sur un seul pays. En Afrique de l'Est et en Afrique australe, la répartition est tout aussi inégale. Le projet régional du FME en cours sur la biodiversité en Afrique de l'Est couvre l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Le Centre de formation aux industries forestières (projet de la SADC), basé au Zimbabwe, couvre les 12 membres de la Communauté du développement de l'Afrique australe. Ces deux projets ont obtenu des résultats considérables et devraient s'achever fin 1996. La réalisation d'une nouvelle phase de ce projet du FME semble acquise.

 Asie-Pacifique

48. Des taux élevés de déboisement et de dégradation des terres caractérisent actuellement la situation de la région en matière de foresterie. Le consensus et les accords issus du processus de la CNUED sont déjà parvenus au niveau des responsables politiques et des décideurs, mais le renforcement des capacités nationales et des flux de fonds substantiels restent des besoins prioritaires.

49. Le financement du programme de terrain en matière de foresterie n'a cessé d'augmenter au cours du dernier exercice, malgré la diminution des projets financés par le PNUD, grâce à l'appui croissant fourni par des pays donateurs par l'intermédiaire du Programme de coopération FAO/gouvernements, comme indiqué ci-après. (Les chiffres plus faibles pour 1996 ne correspondent pas à la disponibilité de fonds, qui demeure supérieure à 20 millions de dollars E.-U., mais à un taux d'exécution qui devrait être inférieur cette année).

Exécution de projets forestiers en Asie-Pacifique (en millions de dollars E.-U.)

SOURCE

1993

1994

1995

1996

PCT
PNUD
Fonds fiduciaires

0,6
7,8
5,0

0,4
10,8
6,3

0,7
9,2
9,2

0,6
5,6
9,8

TOTAL

13,4

17,5

19,1

16,0

50. Les projets financés par le PNUD correspondent aux priorités nationales et aux préférences du PNUD en matière de gestion des ressources naturelles, de mise en valeur des ressources humaines et de soulagement de la pauvreté. Les autres domaines identifiés sont le commerce et l'investissement, la promotion des femmes, la science et la technologie.

51. Les projets financés par des fonds fiduciaires ont augmenté en nombre et en importance. Une grande partie d'entre eux sont financés par des fonds fiduciaires unilatéraux, qui mettent en oeuvre les composantes assistance technique des prêts bancaires ou utilisent les ressources budgétaires propres du gouvernement.

52. Neuf projets régionaux de foresterie ont desservi quatorze pays de la région en 1995-96, fournissant des services de conseils, de formation, d'information, de transfert de technologies et exécutant aussi des activités de démonstration. Vingt et un pays ont entrepris des exercices de PAFN/Plans cadres, qui ont mobilisé 2 100 millions de dollars E.-U. sous forme d'engagements de la part de donateurs et de banques.

53. Les principaux thèmes actuellement couverts sont les suivants:

  • conservation et gestion des ressources forestières dans le cadre du programme des ressources forestières et de l'environnement;
  • intérêt accru pour la formation et le renforcement des institutions;
  • faible priorité accordée aux produits forestiers, à l'exception des produits non ligneux;
  • une certaine réduction des projets de foresterie communautaire.

54. L'exécution des projets repose de plus en plus sur des experts régionaux et nationaux et sur le renforcement des capacités d'exécution nationales grâce à des éléments de formation plus intensifs. En règle générale, les évaluations ont confirmé la validité de la conception des projets, mais des progrès restent à faire en matière de préparation des projets sur le terrain et d'évaluation préalable des projets.

Amérique latine et Caraïbes

55. Les changements structurels dans l'administration forestière publique se sont poursuivis dans la région au cours de l'exercice biennal. La Bolivie, la Colombie, le Pérou et la plupart des pays d'Amérique centrale ont connu de tels changements, qui ont réduit l'intervention de l'Etat dans les activités forestières. Toutefois, ces rôles et activités du gouvernement n'ont pas encore été complètement remplacés, malgré l'importance croissante des entreprises privées et autres ONG.

56. Le dialogue et la coordination entre les pays se sont développés au niveau sous-régional grâce aux mécanismes existants, tels que la Commission d'Amérique Centrale pour l'environnement et le développement par l'intermédiaire de son organe exécutif, le Conseil d'Amérique centrale sur les forêts et les zones protégées et le Traité de coopération de l'Amazone, par le biais de son Secrétariat pro-tempore.

57. Le programme forestier de terrain a appuyé ces initiatives sous-régionales, en contribuant à la définition des critères et indicateurs de gestion durable des forêts (deux projets), en favorisant l'émergence d'un consensus sur la méthodologie du zonage écologico-économique (un projet), en mettant au point des solutions de rechange pour l'utilisation durable des forêts naturelles avec la participation des paysans (neuf projets) et grâce au PAFN (un projet régional et trois projets nationaux). Des concessions forestières, des plantations industrielles, l'aménagement des bassins versants et le bois comme source d'énergie ont fait l'objet de projets individuels dans cinq pays. On note une forte tendance à l'exécution nationale, plusieurs projets étant désormais gérés par des experts et des consultants nationaux, ce qui permet de tirer le meilleur parti des capacités techniques et professionnelles de chaque pays.

58. Malgré les recommandations de la CNUED et les progrès accomplis en matière de PAFN, on ne note pas de progrès sensibles, ni en ce qui concerne les investissements et l'assistance technique pour le développement et la conservation des forêts de la région, ni pour ce qui est des engagements nationaux ou internationaux.

59. Le programme forestier de terrain a dépassé le niveau de l'exercice précédent, grâce à une hausse de la contribution des Pays-Bas, tandis que les ressources provenant d'autres donateurs, de même que les fonds du PNUD, ont diminué.

Exécution de projets forestiers en Amérique latine et dans les Caraïbes
(en millions de dollars E.-U.)

SOURCE

1993

1994

1995

1996

PCT
PNUD
FONDS FIDUCIAIRES

0,8
3,6
6,6

0,2
0,7
10,2

0,2
0,6
11,0

0,6
0,6
10,2

TOTAL

11,0

11,1

11,8

11,4

Proche-Orient

60. La région demeure confrontée à un épuisement alarmant de ses ressources naturelles et à une dégradation de ses forêts et de son couvert végétal, tandis que les besoins alimentaires augmentent parallèlement à l'accroissement rapide de sa population.

61. Le programme forestier de terrain traite de questions hautement prioritaires dans cinq domaines principaux: i) mise en valeur et gestion des ressources forestières; ii) développement intégré et remise en état des bassins versants; iii) sécurité alimentaire; iv)lutte contre la désertification et v) renforcement des institutions et des capacités. A l'heure actuelle, 20 projets sont exécutés dans 13 pays.

62. Au cours de l'exercice biennal, le programme a subi un processus d'ajustement, de réorientation et de rationalisation visant à:

  • traiter des questions qui deviennent de plus en plus multidisciplinaires (par exemple, il existe désormais des projets d'aménagement intégré des bassins versants dans cinq pays);
  • introduire de nouvelles dimensions dans la conception des projets tels que l'environnement, la sécurité alimentaire ou les femmes dans le développement;
  • mettre en oeuvre de nouvelles dispositions pour l'exécution et de nouvelles modalités de partenariat;
  • recruter moins de personnel expatrié et utiliser davantage d'experts nationaux ou régionaux et de coordinateurs nationaux;
  • mettre l'accent sur la formation du personnel national;
  • lancer le Plan d'action forestier méditerranéen (PAF-MED) en tant que programme global visant à améliorer la gestion et la protection des forêts.

63. Le financement du programme forestier de terrain pour le Proche-Orient est stable depuis quatre ans, comme indiqué dans le tableau ci-après.

 

Exécution des projets forestiers au Proche-Orient (en millions de dollars E.-U.)

SOURCE

1993

1994

1995

1996

PCT
PNUD
FONDS FIDUCIAIRES

0,2
2,6
6,9

0,2
2,2
7,6

0,2
2,1
7,4

0,1
1,9
7,8

TOTAL

9,7

10,0

9,7

9,8

Projets interrégionaux

64. Dix projets interrégionaux sont en cours d'exécution, qui traitent de questions d'intérêt général dans quatre grands domaines:

i)

évaluation des ressources forestières, avec comme éléments principaux le transfert de technologies, la collecte/traitement/diffusion des données et la formation;

ii)

forêts, arbres et populations; traitant des approches participatives, des questions liées aux spécificités de chaque sexe, des groupes de populations autochtones, de la gestion des conflits, de la sécurité alimentaire et de la formation;

iii)

programme d'action forestier à l'appui des PAFN grâce à la formation, à l'information et au renforcement des capacités;

iv)

aménagement intégré des bassins versants et des hautes terres, y compris approches participatives, transfert de technologies, formation et diffusion de l'information.

65. Compte tenu de la portée et de la nature globales des questions traitées, les avantages comparatifs de la FAO et le lien étroit qui existe entre le programme de terrain et le programme ordinaire sont plus évidents et mieux utilisés dans ces projets. Les taux d'exécution ont sensiblement progressé en 1996, après les résultats anormalement faibles de 1995.

Exécution de projets interrégionaux (en millions de dollars E.-U.)

SOURCE

1993

1994

1995

1996

FONDS FIDUCIAIRES

6,7

5,1

4,3

5,5

TOTAL

6,7

5,1

4,3

5,5


ANNEXE A

 

SUITE DONNEE AUX DEMANDES ET RECOMMANDATIONS FORMULEES PAR LE COMITE A SA DOUZIEME SESSION

Recommandation

Mesures prises ou proposées

La gestion et le développement durable des forêts - l'examen de la Commission durable de 1995

1. Le Comité a été informé de la recommandation du Groupe de travail intersession ad hoc de la Commission du développement durable tendant à créer un groupe intergouvernemental sur les forêts, sous l'égide de la Commission du développement durable et à déterminer son mandat et les modalités de sa mise en place. Le Comité a recommandé à la FAO de répondre favorablement à cette recommandation et de se préparer à participer à ce processus (par. 8 du rapport).



Voir paragraphe 29.

2.Le Comité a demandé à la FAO de promouvoir, en collaboration avec d'autres organisations internationales concernées, l'échange d'informations, de résultats de recherches, de données et de leçons tirées de l'expérience entre ces initiatives et au sein de chacune d'entre elles, et d'inviter les pays qui étaient restés extérieurs à ces initiatives internationales à y participer (par. 16 et 17 du rapport).

Voir paragraphe 6.

Examen des programmes ordinaire et de terrain de la FAO: Perspectives à moyen terme (1996-2001) et priorités à long terme (1996-2010)

3. Tout en prenant note des crédits supplémentaiers prévus, le Comité s'est déclaré préoccupé des ressources limitées affectées à la foresterie compte tenu de




Voir paragraphe 4.

l'importance de ce secteur, il a plaidé en faveur d'une augmentation continue de ces ressources au cours de l'exercice 1996-97 dans le cadre du Budget ordinaire de la FAO, afin que les activités forestières bénéficient d'un financement suffisant (par. 26 du rapport).

4.Le Comité a demandé à la FAO de concentrer son action dans les domaines où il estimait que la FAO disposait d'un avantage comparatif. Afin d'orienter ses efforts sur les priorités absolues, tout en restant dans les limites de son buddget, la FAO devrait réduire ses activités dans les domaines de faible priorité. Parmi ceux-ci, il faudrait compter les domaines qu'il vaudrait mieux laisser à d'autres institutions possédant de compétences techniques plus spécialisées et dans lesquels la FAO n'avait aucun rôle normatif à jouer (par. 27 du rapport).

Les avantages comparatifs de la FAO incluaient la collecte de données et d'informations, les conseils en matière de politique et son rôle de coordination et de promotion du secteur forestier, ainsi que son assistance technique dans ses domaines d'intérêt (par. 28 du rapport).

Voir paragraphe 4.














 

Voir paragraphes 16, 25 et 30.

5.Au moment d'établir un ordre de priorité, on garderait présente à l'esprit la nécessité de fournir un soutien approprié au suivi de la CNUED et à l'exécution des principes forestiers. Parmi les domaines particulièrement importants, il fallait compter l'Evaluation mondiale des ressources forestières, l'information technique dont les pays ont besoin pour s'acquitter de leurs engagements en vertu de la CNUED et pour élaborer des critères et des indicateurs de gestion durable de forêts, le programme de foresterie communautaire, la planification stratégique et la formulation des politiques, les PAFN en tant

Les nombreuses activités de suivi correspondant à chacun des domaines du programme mentionnés sont décrites dans le présent document aux paragraphes 5, 6, 7, 8, 25, 26, 32, 33 et 36).

que moyen de renforcer les capacités et la planification, la planification intersectorielle de l'utilisation des terres et la valorisation des produits forestiers grâce à des méthodes de gestion améliorées (par. 29 du rapport).

6.La FAO doit accorder une priorité particulière à son rôle de maître d'oeuvre pour la foresterie que lui a attribué la Commission du développement durable et à l'appui au Groupe intergouvernemental sur les forêts, si un tel groupe est créé (par. 30 du rapport).

Voir paragraphes 12, 13 et 29.

7.Le Comité a approuvé la priorité continue accordée par la FAO au PAFT, qui doit être élargi pour servir de cadre aux plans d'action forestiers nationaux (PAFN). Le processus d'élaboration des PAFN constitue également un instrument précieux pour la planification stratégique, la formulation des politiques et le renforcement des capacités. Les conseils en matière de politique, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du cadre du PAFN, constituent une activité prioritaire où la FAO dispose d'un avantage comparatif et devraient être utilisés à l'appui de la gestion durable des forêts. Le soutien en matière de politiques aux pays en transition vers une économie de marché a été particulièrement apprécié (par. 33 du rapport).

Voir paragraphe 36.

8.Le Comité a recommandé que la priorité soit accordée à la valorisation des produits forestiers grâce à de meilleures méthodes de gestion. A propos de questions connexes, le Comité a demandé à la FAO d'élaborer des systèmes de comptabilité nationale qui incluent tous les coûts, c'est-à-dire les coûts de remplacement, de même que les coûts sociaux, culturels et écologiques des activités forestières dans le prix des produits et services forestiers. Il s'est félicité du travail accompli en vue de la publication de directives pour l'exploitation durable des forêts (par. 35 du rapport).

Voir paragraphe 32.

9.Le Comité a approuvé la décentralisation des activités de la FAO, qui permettrait de fournir un appui régional plus soutenu. Les membres ont également demandé à la FAO d'appuyer des initiatives régionales, tout en conservant un équilibre avec le soutien continu aux pays (par. 38 du rapport).

La décentralisation de forestiers vise à élargir la gamme des activités de soutien régional, bien qu'il y ait eu des retards pour pourvoir certains postes et que l'adaptation à de nouvelles modalités de travail exige du temps.

Décisions des organes directeurs de la FAO intéressant le Comité; Recommandations d'autres organes statutaires de la FAO s'occupant de foresterie intéressant le Comité: Suite donnée aux demandes et aux recommandations formulées par le Comité à sa onzième session.

10. Le Comité a reconnu le rôle important des Commissions régionales des forêts et s'est félicité des efforts faits par la FAO pour renforcer et élargir leurs activités. A cet égard, le Comité a vivement recommandé que la FAO:







Les recommandations formulées au titre de ce point sont traitées plus en détail dans la note du Secrétariat COFO-97/3.

-encourage les activités intersessions des Commissions régionales, y compris les études techniques, de façon à enrichir les travaux des Commissions et de la FAO;

Voir paragraphe 30.

-recherche les moyens de renforcer la participation des pays membres aux réunions et activités des Commissions, notamment celle des pays dans une situation financière difficile;

Voir la note du Secrétariat COFO-97/3, paragraphes 5 et 6.

-facilite l'interaction entre les Commissions régionales et les activités conjointes, telles que la récente réunion conjointe des bureaux des Commissions (par. 39 du rapport)

En cours.

11.Le Comité a noté la contribution positive du Groupe d'experts de haut niveau sur la foresterie, réuni par le Directeur général en 1994, et a instamment prié la FAO de convoquer régulièrement ce groupe (par. 43 du rapport).

Si la tenue d'une telle réunion est prévue pour l'avenir, le Groupe n'a pas encore été reconvoqué, dans l'attente des conclusions du Groupe intergouvernemental sur les forêts.

12.Le Comité a approuvé la poursuite des activités de la FAO relatives à l'intégration de la foresterie et des questions alimentaires et nutritionnelles. Le Comité a en particulier encouragé l'élaboration de méthodes, d'analyse des aspects socio-économiques et biologiques de la gestion communautaire des ressources forestières (par. 44 du rapport).

Voir paragraphes 33 et 34.

13.Le Comité a pris note des résultats de la récente Consultation internationale d'experts des produits forestiers non ligneux et a instamment invité la FAO à donner suite à ses recommandations et devenir un "centre d'excellence" pour la mise en valeur des produits forestiers non ligneux. Le Comité a noté en outre que la FAO devrait appuyer le développement équilibré de l'écotourisme à des fins commerciales et éducatives (par. 45 du rapport).

Voir paragraphe 19.



De nombreux projets FAO sur la faune sauvage et la gestion des zones protégées soulignent le potentiel de l'écotourisme.

14.Le Comité a noté qu'il importait d'accorder une attention et un soutien constants aux relations publiques et aux campagnes de sensibilisation à la foresterie et a instamment invité la FAO à soutenir ces campagnes, notamment dans un contexte régional (par. 46 du rapport).

Une liste d'adresses électroniques a été établie pour relier entre eux les professionnels des relations publiques en foresterie. La FAO participe activement aux travaux de l'équipe mixte FAO/CEE de spécialistes des relations publiques dans le secteur de la foresterie et des industries forestières.