FO: NAFC/2000/2


 

COMMISSION DES FORÊTS POUR L'AMÉRIQUE DU NORD

Point 2(a) de l'ordre du jour provisoire

VINGTIÈME SESSION

St. Andrews, Nouveau Brunswick, Canada,
12-16 juin 2000

SITUATION DES ACTIVITÉS FORESTIÈRES AU CANADA

Note d'information

 

INTRODUCTION

1. Le rapport du Canada préparé pour la vingtième séance de la Commission forestière pour l'Amérique du Nord (CFAN) fait état des activités réalisées depuis le rapport précédent en novembre 1998. Il fournit aussi un aperçu général de l'importance des forêts pour la société, la culture, l'économie et l'environnement canadiens, en plus de décrire les principales initiatives internationales, nationales et provinciales.

2. Une description statistique et narrative des forêts du Canada figure à l'Annexe 1.

PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS

Le Gouvernement en ligne

3. Le gouvernement du Canada offre à la population des centaines de programmes et services, dont la prestation s'effectue à partir de plus de 10 000 endroits. Dans une grande mesure, les technologies modernes facilitent la prestation efficace d'un tel volume de programmes et services. Grâce au développement rapide de réseaux électroniques et de mécanismes de transmission tels qu'Internet et le Web mondial, le gouvernement peut fournir aux Canadiens un accès plus facile à l'information et aux services.

4. Bon nombre de ministères et organismes fédéraux recourent maintenant à la transmission électronique pour joindre les Canadiens. L'importance de leur présence en ligne varie, et aucune stratégie n'a été élaborée pour que les efforts individuels permettent d'offrir des services coordonnés, uniformes et pratiques. Dans le Discours du Trône d'octobre 1999, le gouvernement fédéral a réaffirmé l'importance de la technologie de l'information pour la prestation de ses services, et il s'est engagé à faire en sorte que les Canadiens aient accès en ligne, d'ici 2004, à toute l'information et à tous les services gouvernementaux, en plus de pouvoir continuer à opter pour l'un des modes de communication habituels (en personne, par la poste ou au téléphone).

5. Durant la même période, Ressources naturelles Canada (RNCan) mettra sur pied un réseau canadien de connaissances sur les ressources naturelles, qui dotera les parties intéressées d'un point d'accès et d'intégration pour les données, l'information et les connaissances provenant du secteur des ressources naturelles dans les milieux fédéral, provincial, territorial et privé.

6. Ce réseau permettra à RNCan de se servir de son fonds de connaissances géographiques et de son expertise pour accéder aux ressources naturelles et les gérer, en vue de faciliter la gestion des connaissances et le respect des principaux impératifs stratégiques du gouvernement du Canada (notamment ceux touchant à la science et à la technologie, à la diversification et à l'ajustement des économies régionales, au développement durable, et à la politique commerciale internationale).

GéoConnections: l'information géospatiale du Canada offerte en ligne

7. Créée en 1999, GéoConnections est une initiative consistant en un partenariat national quinquennal ayant pour mandat de rendre des données et services géographiques accessibles aux Canadiens par le biais d'Internet. Ce partenariat appuie les efforts du secteur privé, des organismes gouvernementaux et de la communauté universitaire afin d'enrichir les connaissances et technologies dans le domaine de la géomatique et de mettre au point des produits commerciaux pour les marchés mondiaux. En tant qu'intervenant-clé, Ressources naturelles Canada sert de secrétariat à cette initiative.

8. GéoConnections mise sur la technologie moderne pour obtenir et manipuler des données géospatiales, qui sont ensuite organisées et interprétées dans le but de créer des images composites des caractéristiques géographiques, environnementales et socio-économiques d'une aire. Alors que les cartes papier sont statiques et limitées, les cartes interactives peuvent être modifiées de manière à intégrer diverses données, et on peut aussi les adapter en fonction des besoins des utilisateurs. La technologie informatique permet d'exploiter les données géospatiales de nouvelles façons (repérage de l'emplacement exact de lignes téléphoniques ou de conduites d'eau, suivi d'urgences, réalisation de recherches et planification du développement communautaire).

9. Les Canadiens devraient profiter de l'Infrastructure canadienne des données géospatiales de nombreuses façons, tant chez eux qu'à l'étranger. À l'échelle nationale, les Canadiens tireront beaucoup d'avantages de l'utilisation de données géospatiales. Par exemple, les services d'urgence pourront établir les itinéraires les plus rapides pour se rendre sur le site d'un accident ou d'un désastre, les forces policières pourront repérer et intercepter des criminels, les entreprises pourront déterminer le meilleur endroit pour faire des affaires, et les gouvernements locaux et régionaux pourront intégrer des données sur les rues, la répartition de la population et le débit de la circulation afin d'améliorer le transport public.

L'AMÉNAGEMENT FORESTIER DURABLE (AFD) AU CANADA

La politique forestière et la coordination des programmes forestiers au Canada

10. Comme il a été mentionné dans des rapports antérieurs, le Conseil canadien des ministres des forêts (CCMF) favorise l'élaboration de politiques et initiatives visant à renforcer le secteur des forêts, y compris les ressources forestières et leur exploitation. Formé des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des forêts, le CCMF assume un rôle de meneur, s'occupe de dossiers nationaux et internationaux et établit l'orientation générale de l'intendance et de l'aménagement durable des forêts du Canada, en plus d'agir comme fiduciaire public de la Stratégie nationale sur les forêts et de voir, à ce titre, que sa progression fasse l'objet d'examens et de rapports.

L'Accord canadien sur les forêts

11. Le deuxième Accord canadien sur les forêts engage ses 45 signataires actuels à prendre des mesures en faveur de l'aménagement forestier durable à l'échelle du pays. Ces signataires sont aussi membres de la Coalition pour la Stratégie nationale sur les forêts (CSNF), qui supervise la mise en oeuvre et l'évaluation de l'Accord et de la Stratégie. La CSNF relève du CCMF et représente un large éventail d'entités ayant des intérêts forestiers, dont les gouvernements, l'industrie, la communauté autochtone, des établissements d'enseignement, des regroupements militant en faveur de l'environnement et de la conservation des ressources, des travailleurs, des associations de propriétaires de terres à bois privées, des associations professionnelles et techniques, et des organismes de recherche. Les particuliers et les sociétés concernés sont aussi invités à adhérer à l'Accord et à contribuer à l'intensification du dialogue et à la multiplication des partenariats partout au Canada.

12. Durant l'été prochain, un groupe d'experts indépendant entreprendra l'évaluation à mi-parcours de l'Accord et de la Stratégie, et publiera ses conclusions au début de 2001.

La Stratégie nationale sur les forêts (1998-2003)

13. Issue d'une série d'ateliers publics pancanadiens et d'un examen multipartite, La Stratégie nationale sur les forêts (1998- 2003) - L'aménagement durable des forêts : Un engagement canadien, définit et développe davantage la notion de forêts durables à l'échelle du Canada. Elle s'appuie sur les réussites de la stratégie quinquennale antérieure, en plus de perpétuer la vision qui la sous-tendait. Neuf orientations stratégiques ont permis de choisir 121 mesures à prendre, définies de façon consensuelle par des Canadiens engagés. La Stratégie représente donc un but collectif, à savoir préserver et améliorer la santé à long terme de nos écosystèmes forestiers tout en fournissant des occasions d'ordres environnemental, économique, social et culturel aux générations présentes et futures.

DESCRIPTION ET MESURE DE L'AMÉNAGEMENT FORESTIER DURABLE

Critères et indicateurs nationaux (C&I)

14. Depuis que le CCMF a publié son cadre de travail pour les critères et indicateurs en 1995, la capacité des systèmes d'information a augmenté, les approches en matière d'inventaire forestier ont évolué et la disponibilité de données relatives à certains indicateurs s'est accrue. De même, des percées scientifiques ont eu pour effet d'améliorer la compréhension qu'a le Canada de certains systèmes et aussi d'influencer sa conception de l'aménagement forestier durable ainsi que sa capacité à mesurer la progression de travaux.

15. Le CCMF a puisé dans les connaissances tirées de la préparation du premier rapport du Canada afin de dresser un plan de mise en oeuvre pour la production de rapports en 2000. De plus, il a approuvé un examen des 83 indicateurs actuels du cadre de travail, ce qui lui permettra de recommander ceux qui devraient être retenus pour la production future de rapports au niveau national. Un groupe de travail a cerné les indicateurs de base compatibles avec ceux utilisés dans d'autres processus d'application de C&I; il a aussi dégagé les indicateurs s'appliquant le mieux au niveau national, et ceux assez semblables entre eux pour être combinés. Par conséquent, près de 70 indicateurs du cadre de travail initial serviront aux fins de rapports en 2000.

16. Afin de réaliser le plan de mise en oeuvre et de faciliter la production du rapport 2000, le groupe de travail a mis sur pied des sites Internet et de protocoles de transfert de fichiers (PTF). Dans la mesure où ils fournissent des modèles de présentation et de compilation de données, ces sites ont contribué à normaliser la présentation de données et d'information. En mettant en communication les 75 personnes-ressources du secteur technique à l'échelle du Canada et les 22 rédacteurs, les sites ont stimulé la discussion sur les définitions et les stratégies de rapport, ainsi que le partage de données et d'idées. Le site web fonctionnel servira aussi à identifier les sources d'information et à archiver de l'information pour les futurs rapports.

17. Plusieurs provinces ont adopté leurs propres C&I et en tiennent compte dans la planification de leur aménagement forestier. Certaines d'entre elles, telles que le Québec et l'Ontario, les intègrent dans leurs lois. L'Ontario a aussi ébauché un ensemble complet d'indicateurs qui servira à évaluer la durabilité de ses forêts et à produire des rapports à ce sujet. À Terre-Neuve et au Labrador, le gouvernement est en train d'ébaucher un plan de développement forestier qui contiendra des renvois à un ensemble provincial de C&I, et il envisage d'intégrer les indicateurs dans la loi. La Saskatchewan est aussi en train d'élaborer des indicateurs de la santé des écosystèmes forestiers. Le Nouveau Brunswick a adopté une approche légèrement différente en concevant un cadre de travail pour l'aménagement forestier qui définit des objectifs stratégiques ainsi que des normes et objectifs pour l'élaboration de plans d'aménagement forestier relatifs aux permis de coupe de bois de l'État.

18. Grâce au Programme des forêts modèles, créé en 1992, un partenariat novateur a évolué et contribué à la définition d'indicateurs locaux. Chacun des 11 sites représente des conditions sociales, culturelles, économiques et écologiques propres à la région boisée concernée, et tous ces sites constituent par conséquent d'excellents laboratoires sur le terrain couvrant plus de 8,5 millions d'hectares. De plus, une initiative s'appliquant à l'ensemble du réseau facilite le partage d'expériences, de connaissances et de renseignements entre les sites qui peuvent ainsi s'entraider pour atteindre les objectifs liés à leurs propres indicateurs locaux. En mars 1999, chaque forêt modèle disposait d'un ensemble d'indicateurs, et bien que certaines s'emploient toujours à raffiner leur ensemble initial, plusieurs autres ont commencé à élaborer des protocoles de surveillance et de production de rapports.

CRITÈRES ET INDICATEURS DU PROCESSUS DE MONTRÉAL

19. Tout comme le Mexique et les États-Unis d'Amérique, le Canada a souscrit aux critères et indicateurs du Processus de Montréal en matière d'aménagement forestier durable, à l'instar de neuf autres pays. Le Canada est heureux de continuer à fournir des services de liaison et de secrétariat pour ce projet et il a aussi coordonné, parallèlement à ces fonctions, la compilation de deux publications récentes qui furent mises en circulation lors de la huitième séance de la Commission des Nations Unies sur le développement durable en avril 2000, à savoir Forests for the Future et The Montreal Process: Year 2000 Progress Report.

SCIENCE ET TECHNOLOGIE

Conseil consultatif national en recherche forestière

20. Mis sur pied en 1997, le Conseil consultatif national en recherche forestière (CCNRF) conseille le ministre de RNCan pour les questions touchant à la science et à la technologie (S-T) qui importent au secteur forestier. Ses membres sont représentatifs de tous les groupes de parties intéressées au secteur forestier, y compris la communauté universitaire, les organisations non gouvernementales, les groupes autochtones, l'industrie et les gouvernements provinciaux et territoriaux.

21. En décembre 1998, le CCNRF a présenté son premier rapport, lequel contenait deux recommandations qui portaient essentiellement sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de 1) clarifier et consolider son rôle dans le domaine de la S-T forestière, et 2) de réviser ses priorités et ses allocations de financement en vue d'augmenter le niveau de S-T forestière au Canada. Ce document identifie aussi des priorités visant à encadrer les programmes de recherche du SCF.

FORCAST

22. FORCAST a été créée en 1998, subséquemment à la tenue du Forum scientifique national du secteur forestier en 1997. Il s'agit d'une coalition d'entités privées ou à but non lucratif vouées à l'avancement de la science et de la technologie forestières; elle est financée par ses membres et doit rendre des comptes à un conseil d'administration. Ses principales tâches sont de superviser la mise en oeuvre et l'évaluation du Plan d'action national en S-T forestière, de coordonner les projets conjoints et de faciliter la communication entre les membres. FORCAST collaborera aussi avec le comité d'évaluation de la CSNF afin de commenter le rapport annuel de cet organisme sur l'état des engagements prévus au Plan d'action national, au nombre desquels on retrouvait la mise sur pied de FORCAST, ainsi que l'examen périodique des priorités en matière de S-T du secteur forestier canadien et le suivi de l'importance des investissement du Canada dans ce secteur par rapport à l'activité économique, à d'autres secteurs et à d'autres pays. L'année dernière, FORCAST a été constituée en association à but non lucratif et un directeur exécutif a été engagé.

Espèces envahissantes étrangères

23. La menace que constitue l'introduction d'espèces exotiques commence à être considérée comme un important problème du point de vue du commerce, de la santé des forêts et de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Malgré l'intensification des procédures de détection aux points d'entrée, de plus en plus de spécimens d'un nombre croissant d'espèces sont introduits au Canada.

24. Au Canada, les règlements sur la mise en quarantaine s'appliquant aux parasites des forêts figurent dans la Loi sur la protection des végétaux, qui est administrée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Un protocole d'entente a été conclu entre RNCan et l'ACIA en juillet 1998, et il clarifie les rôles respectifs des deux organismes en ce qui concerne la prévention de l'entrée et de la prolifération de parasites exotiques. Toujours en 1998, le SCF a signé un protocole d'entente avec d'autres ministères et agences relativement à l'identification et à la surveillance d'organismes, y compris des espèces étrangères.

25. De plus, la haute direction du SCF a approuvé une proposition en décembre 1999, selon laquelle une stratégie interministérielle coordonnée devrait être mise au point pour les parasites envahissants. Au début de 2000, le Bureau de la Convention sur la biodiversité (BCB) a présidé des réunions lors desquelles on a discuté des problèmes urgents liés à la protection des végétaux et à la mise en quarantaine. De concert avec l'ACIA, le SCF est en train d'élaborer une stratégie à court terme pour traiter ces questions. Une stratégie à plus long terme est établie en parallèle pour d'autres problèmes.

Plan spatial (observation de la Terre)

26. De concert avec des organismes gouvernementaux provinciaux, l'Agence spatiale canadienne (ASC) et le Centre canadien de télédétection (CCT), on a entrepris de réaliser un projet de surveillance des forêts du Canada depuis l'espace. Ce projet porte pour l'essentiel sur des variables traditionnellement liées aux inventaires forestiers (couverture forestière, biomasse, etc.), et sur des nouveaux paramètres de développement durable. La surveillance des perturbations et des changements survenant en milieu forestier sera un élément clé. Les données explicites au plan spatial serviront aux fins de l'analyse et de la visualisation spatiales, et seront intégrées à d'autres ensembles de données spatiales nationales. La conciliation de données tirées des inventaires et de données découlant de l'observation de la Terre permettra de répondre à des besoins fondamentaux en matière d'information sur les forêts en ce qui a trait aux changements climatiques, aux critères et indicateurs et à la production de rapports nationaux sur la diversité biologique. L'état et l'évolution au fil du temps de la composition, de la répartition, de la structure et de la fonction des forêts seront quantifiés, et on projette de rendre cette information largement disponible par le biais de systèmes d'information intelligents.

Système de surveillance, de cartographie et de modélisation des feux de forêts (Fire M3)

27. Les feux de forêt modifient considérablement les écosystèmes forestiers canadiens. Environ 9 000 incendies rasent 3 000 000 d'hectares par année au Canada (moyenne établie sur dix ans). Alors que seulement deux à trois pour cent de ces incendies s'étendent sur plus de 200 hectares, ils n'en comptent pas moins pour 97 pour cent de la superficie brûlée tous les ans, et ils représentent donc un excellente occasion d'observer des incendies en direct à l'aide d'une combinaison de capteurs à faible et à haute résolution permettant de déterminer leur emplacement, la surface rasée ainsi que le comportement et la gravité de l'incendie.

28. Le Système de surveillance, de cartographie et de modélisation des feux de forêt (Fire M3) est une initiative du Centre canadien de télédétection et du SCF. Ce système détecte et surveille automatiquement les gros incendies de forêts (en plus d'en dresser la carte) de façon quotidienne à l'aide de données provenant de satellites, en plus de structurer les données destinées aux modèles de comportements d'incendies spatiaux. Les résultats concernant la température et le comportement des incendies servent à quantifier approximativement le comportement de chaque incendie actif. Des cartes quotidiennes et des rapports sommaires sur la consommation de combustible et sur l'intensité et le type de l'incendie, sont aussi produits.

29. L'information établie grâce à Fire M3 sert à la planification stratégique aux niveaux national, provincial et territorial, ainsi qu'aux opérations tactiques de lutte contre les incendies. La surveillance des incendies et les cartes d'incendies de fin de saison contribuent aussi à la mise à jour des inventaires forestiers nationaux et régionaux, des rapports annuels contenant des statistiques sur les incendies, des critères et indicateurs liés à l'aménagement forestier durable, et des recherches sur les incendies et les changements survenant à l'échelle planétaire.

Ateliers sur les liens entre la science et les politiques

30. Une série de consultations menées auprès d'employés et de cadres intermédiaires du SCF en 1995 a révélé que l'interface entre la science et les politiques était mal comprise, qu'il n'y avait généralement pas de collaboration entre les employés des régions et ceux de l'administration centrale, et que des cultures différentes régnaient au sein de l'organisation. Une enquête de suivi effectuée trois ans plus tard a permis d'établir que la situation n'avait presque pas évolué. Les cadres supérieurs ont donc adopté une nouvelle approche en vue de concilier la science et les politiques, tout en améliorant la capacité des employés à traiter des complexes multisectoriels complexes. Cette initiative visait aussi à accroître la compréhension des rôles et des responsabilités des parties engagées dans les processus d'élaboration des politiques, ainsi que des relations qui existent entre elles.

31. Deux séries d'ateliers ont été présentées à six endroits au Canada. Plus de 110 personnes ont participé aux séances initiales et 65 autres se sont jointes à elle pour la deuxième série d'ateliers.

32. La création d'un forum commun où de larges contingents de participants étaient représentés et ont pu s'échanger des connaissances et des renseignements relatifs à leurs expériences, s'est révélée un bon investissement. De fait, le SCF a commencé à répondre à des demandes de renseignements portant sur ce processus et provenant d'organismes de l'extérieur. Dans un deuxième temps, la direction se concentrera sur les suggestions faites lors de ces ateliers afin de réformer l'organisation en conséquence.

NOUVEAUX SYSTÈMES DE COLLECTE DE DONNÉES

33. Alors qu'il mettait sur pied le cadre de travail des C&I et qu'il faisait des rapports sur la progression de cette opération, le Canada a dû relever des défis liés à l'élaboration de nouvelles approches en matière de collecte et de gestion de données (particulièrement pour les valeurs autres que le bois d'oeuvre), à la mise au point d'outils de mesure des valeurs sociales et à l'enrichissement de sa connaissance des écosystèmes forestiers. À cet égard, un inventaire national révisé a été proposé et servira à établir des variations et tendances prévisionnelles, en plus d'être compatible avec la classification écologique et de permettre de communiquer des données spatiales et temporelles sur de nombreux attributs de ressources. Durant les dernières décennies, on établissait l'inventaire forestier du Canadien en colligeant des données sur les ressources provinciales telles qu'évaluées en fonction de définitions qui n'étaient pas toujours conciliables. Grâce à la nouvelle approche, environ 30 pour cent des indicateurs du cadre de travail du CCMF pourront être établis, tout comme certaines valeurs autres que le bois d'oeuvre. De plus, un système national d'information sur les forêts a été proposé en vue de l'intégration et de l'agencement des données sur les forêts du Canada.

FORESTERIE AUTOCHTONE

Programme forestier des Premières nations

34. Le Programme forestier des Premières nations a été lancé en 1996 afin de contribuer à l'amélioration des conditions économiques des collectivités d'Indiens de plein droit en tenant intégralement compte des principes d'aménagement forestier durable. Il appuie les Premières nations dans leur quête de l'autosuffisance économique en accroissant leur capacité d'exploiter des entreprises forestières et de participer à leur gestion; en multipliant les collaborations et les partenariats; en examinant des régimes de financement du développement des forêts; et en augmentant la capacité des Premières nations à gérer les forêts classées de façon durable.

35. Les résultats obtenus ont dépassé toutes les attentes. Un examen indépendant, effectué en novembre 1998, a confirmé les avantages liés au partenariat. Il est mentionné dans le rapport afférent que le programme a effectivement contribué à l'accroissement de la capacité des Premières nations, qu'il répond aux besoins de 85 pour cent des participants, et qu'il a engendré des initiatives qui n'auraient pu être réalisées autrement ainsi qu'une nouvelle relation entre les Premières nations, les gouvernements et le secteur privé.

36. Durant la période de quatre ans allant de 1996-1997 à 1999-2000, le programme a contribué au financement de plus de 800 projets dans l'ensemble des provinces et territoires, dont la valeur dépassait 53 millions de dollars. Une contribution de 21 millions de dollars du gouvernement fédéral a servi à absorber une partie de ce montant, le reste ayant été financé par des Premières nations et d'autres partenaires.

Forêt modèle crie de Waswanipi

37. Lorsque le SCF a annoncé qu'il renouvelait son engagement envers le Programme des forêts modèles en octobre 1996, on s'est entendu pour faire des efforts en vue d'accroître la participation des Premières nations par le biais d'une forêt modèle de conception autochtone et d'une initiative menée à l'échelle du réseau et qui visait à accroître aussi leur participation dans les autres régions inscrites.

38. Dans la foulée de la création de la forêt modèle crie de Waswanipi en 1997, les Premières nations ont commencé à assumé un rôle important dans l'accroissement de la compréhension de l'aménagement forestier durable d'un point de vue autochtone. En tant que partie intégrante de la forêt, les Cris de Waswanipi reconnaissent et respectent les multiples formes d'exploitation dont elle est l'objet, telles que la chasse, la pêche, la chasse, le piégeage et le développement économique. En prenant les rênes du projet de la FMCW et en misant sur leurs connaissances, innovations et pratiques traditionnelles, les Cris de Waswanipi sont parvenus à promouvoir une approche équilibrée permettant de répondre aux besoins environnementaux, sociaux, culturels et économiques de leur communauté. Par le biais de partenariats, ils font montre d'une capacité accrue à gérer leurs forêts de façon durable en respectant et en intégrant leurs connaissances et points de vue au processus de planification de l'aménagement forestier.

Initiative stratégique améliorée pour la participation accrue des Autochtones

39. L'Initiative stratégique améliorée pour la participation accrue des Autochtones vise à accroître la participation de ces derniers à la prise de décisions concernant l'aménagement forestier durable, par un large éventail d'activités de développement de capacités et de partenariats dans leurs collectivités et dans les régions où l'on retrouve une forêt modèle. À cette fin, les membres des Premières nations ont été amenés, entre autres, à étudier la relation entre l'aménagement forestier durable et un système de gestion des tenures et des ressources dans la région de la forêt modèle de Long Beach; à mettre au point un système d'information sur les forêts, inspiré du SIG, pour la Première nation de Eel Ground au Nouveau Brunswick; à produire un CD-ROM présentant l'essentiel des résultats d'une étude de l'exploitation traditionnelle des terres effectuée au Manitoba; et à créer un modèle dans le nord de l'Ontario afin de mesurer les répercussions sociales, économiques et écologiques des activités économiques ayant cours au sein de la collectivité.

Communication avec les Métis et des peuples autochtones vivant hors des réserves

40. Dans le cadre d'un projet pilote, le SCF a organisé des rencontres en mars 2000 avec des organismes et communautés associés aux Métis ou à des Autochtones vivant hors des réserves, et ce, dans toutes les régions du pays. Ce premier contact a permis d'identifier leurs intérêts, capacités et priorités en ce qui concerne la participation à la foresterie, ainsi que des applications potentielles pour d'autres secteurs de ressources naturelles. Cette tentative de communication fut couronnée de succès dans la mesure où 15 organismes associés aux Métis et à des Autochtones vivant hors des réserves et environ 200 particuliers ont pris part aux rencontres. Un compte rendu des discussions sera envoyé à tous les participants et les résultats obtenus serviront à définir les possibilités d'initiatives futures.

LE CANADA SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

L'Initiative Costa Rica-Canada

41. Reconnaissant la nécessité de prendre une décision éclairée sur les ententes et régimes forestiers internationaux du futur, le Costa Rica et le Canada ont formé un partenariat afin d'appuyer les travaux du Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF). L'Initiative Costa Rica-Canada a fourni un forum neutre et participatif ayant facilité des discussions techniques ouvertes aux gouvernements, aux institutions non gouvernementales, aux peuples autochtones, aux groupes de défense des droits des femmes et au secteur privé. Deux rencontres internationales et huit réunions régionales ont eu lieu entre février et décembre 1999. Lors de la dernière de ces rencontres, tenue à Ottawa (Canada), on est revenu sur des considérations faites dans le cadre de discussions antérieures et un rapport a aussi été produit pour la quatrième séance du FIF.

42. Les participants ont marqué leur appréciation de l'ICRC et relevé la mesure dans laquelle les rencontres régionales ont permis de sensibiliser davantage les gens aux problèmes forestiers mondiaux et d'accroître l'engagement de nombreux spécialistes qui n'auraient pu autrement être informés à ce sujet ni prendre part à ce dialogue. Ils ont aussi apprécié les francs échanges de renseignements et de points de vue, qui leur ont permis de prendre acte des options possibles et de cerner les terrains d'entente qui pourraient servir de fondations à d'autres collaborations.

43. Comme ces spécialistes ont participé à ces discussions à titre de représentants de leur domaine respectif, le rapport de l'ICRC reflète l'éventail de points de vue exprimés plutôt que des consensus, bien que ces mêmes spécialistes se soient entendus sur des questions importantes. Par exemple, à peu près tout le monde était d'accord pour dire que les problèmes d'ordre forestier ne sont pas adéquatement traités en vertu des ententes actuelles et que des mesures supplémentaires doivent être prises pour améliorer l'état des forêts de la planète. Certains spécialistes ont aussi reconnu que le processus lié au FIF devrait prendre fin lors de la FIF-4 avec la prise d'une décision claire concernant de nouvelles ententes et de nouveaux régimes internationaux pour le futur, qui permettraient d'élaborer une approche permanente axée sur l'action en ce qui a trait au dialogue sur la politique forestière mondiale, ce qui revient à dire que les mesures adoptées auraient un caractère exécutoire suffisant et requerraient un niveau d'engagement adéquat.

Les forêts dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

44. En février 1998, à la suite de la ratification du Protocole de Kyoto, le gouvernement du Canada a alloué un montant annuel de 50 millions de dollars pour les trois prochaines années afin de contribuer à l'établissement de fondations solides pour la prise rapide de mesures visant à contrer les changements climatiques. Cette mesure fut reconduite en février 2000 pour un autre terme de trois ans. Parmi les 16 comités mis sur pied dans le cadre du processus national de consultation se trouvaient le comité du secteur forestier et le comité des puits. Le comité du secteur forestier était composé de spécialistes de ce secteur provenant d'industries forestières, de groupes environnementaux, de regroupements de travailleurs, d'organismes de recherche, de la communauté universitaire, de groupes autochtones, de collectivités tirant leur subsistance de la forêt et de gouvernements. Il a examiné la possibilité qu'avait le secteur forestier de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais du remplacement des hydrocarbures et de la recherche de l'efficacité énergétique.

45. Le comité des puits comprenait des spécialistes des puits et sources de carbones situés dans les forêts, les zones agricoles et les terres humides. De concert avec le comité du secteur forestier, il a examiné diverses façons d'améliorer les puits de carbone en milieu forestier et de réduire les sources de carbone qui y sont présentes du fait de la poursuite d'activités forestières visées par le Protocole. Les comités ont recommandé une série d'options dans leurs rapports, lesquels sont actuellement examinés par des gouvernements aux fins de leur inclusion dans la Stratégie nationale de mise en oeuvre du Canada. Les travaux se poursuivront durant l'année 2000, et on s'attend à ce qu'une stratégie nationale soit établie avant la tenue de la CDP-6 en novembre.

CENT ANS DE SOLUTIONS INNOVATRICES

46. Le SCF a fêté son centenaire le 15 août 1999, jour de l'anniversaire de la nomination du premier Inspecteur-chef fédéral des Bois et des Forêts au Canada, Elihu Stewart, qui était arpenteur des terres du Dominion. Depuis l'époque coloniale, marquée par l'exploitation non réglementée des forêts, l'aménagement forestier au Canada a évolué de manière à répondre aux exigences actuelles en matière d'aménagement forestier durable, de compétitivité mondiale et de prise de décisions participative. En tant que catalyseur de changements, le SCF relèvera le principal défi se posant au secteur forestier pour le siècle qui débute, à savoir soutenir les forêts, l'offre de travail et les collectivités.

47. Dans la cadre de sa quête permanente de solutions innovatrices et afin de se montrer fidèle à sa réputation d'organisme de recherche de calibre mondial, le SCF a créé un arbre du millénaire qui est disponible pour être planté partout au Canada. Grâce à nos recherches de pointe dans le domaine de l'embryogenèse somatique, une technique facilitant et accélérant le processus de clonage, plus d'un million de semis ont été produits. Cet arbre est une variété de l'épinette blanche pouvant croître dans les différents types de conditions de sol de nos régions boisées et vivre jusqu'à 200 ans. En tant qu'héritage vivant du millénaire passé, il symbolise les réussites et les espoirs futurs du SCF.

PERSPECTIVES D'AVENIR

48. Les pratiques et processus d'aménagement forestier du Canada continueront d'être adaptés en fonction de nouvelles connaissances et exigences. L'utilisation et la mise à niveau permanentes des C&I devraient permettre d'améliorer la qualité de l'information sur les forêts ainsi que sur les répercussions des pratiques d'aménagement forestier. Le débat engagé à l'échelle mondiale sur des questions concernant les forêts (changements climatiques, etc.) influera lui aussi, au bout du compte, sur la façon dont les forêts du Canada sont aménagées.

49. Avec l'appui des provinces, territoires et autres parties intéressées, et de concert avec d'autres pays, le Canada continuera d'affirmer la nécessité d'adopter une convention internationale sur les forêts en tant que meilleur moyen d'assurer l'aménagement forestier durable de manière complète et équilibrée.

50. Grâce à un engagement renouvelé envers l'aménagement forestier durable, à des partenariats novateurs, au maintien d'un dialogue et aux technologies les plus avancées, le Canada aborde le nouveau millénaire avec la conviction qu'il pourra relever les défis forestiers de demain.


ANNEXE 1 - APERCU GÉNÉRAL DES FORÊTS DU CANADA

Quatre-vingt quatorze pour cent des forêts du Canada sont du domaine public. Le reste, soit 6 pour cent, est constitué de propriétés privées appartenant à plus de 425 000 propriétaires fonciers. Au nom du public, les gouvernements provinciaux gèrent environ 71 pour cent des forêts du pays et les gouvernements fédéral et territoriaux, quelque 23 pour cent.

L'aménagement des forêts est de compétence provinciale. Chaque province et chaque territoire ont adopté leurs propres lois, politiques et règlements régissant l'aménagement de leurs forêts. Le rôle du gouvernement fédéral en matière de foresterie est axé sur des domaines comme la science et la technologie, le commerce, les affaires internationales, l'environnement, l'aménagement des terres fédérales et d'autres questions autochtones liées aux forêts.

En 1995, 7,6 pour cent des terres forestières (31,7 millions d'hectares) se trouvaient dans des aires protégées (dont plus de la moitié ne sont strictement protégées qu'en tant que terres appartenant aux catégories I à III de l'UICN). Depuis plusieurs provinces ont mis des initiatives sur pied en vue de légiférer en cette matière ou de réserver des aires pour la protection des espèces menacées d'extinction, et il y aura donc beaucoup plus de forêts protégées. De plus, de nombreuses forêts situées sur un sol mince ou rocheux, à flanc de pentes abruptes ou le long de lacs ou de cours d'eau ne peuvent être l'objet de récoltes en vertu des lois provinciales.

Les forêts jouent un rôle primordial : elles tempèrent le climat, régularisent les réseaux hydrographiques, préviennent l'érosion, réduisent la pollution atmosphérique et fournissent des habitats fauniques. Elles offrent également une multitude de possibilités récréatives appréciées par les Canadiennes et les Canadiens ainsi que par des visiteurs du monde entier.

Les forêts du Canada sont non seulement immenses, mais également extrêmement diversifiées. Les huit grandes régions forestières se caractérisent par des combinaisons différentes d'espèces dominantes. Plus de 67 pour cent du territoire forestier est constitué de résineux, 15 % de feuillus et 18 pour cent de peuplements mélangés. Le Canada compte au total 180 espèces d'arbres. La plupart des forêts sont équiennes en raison des perturbations cycliques et à grande échelle dont elles sont le siège.

APERCU GÉNÉRAL DES FORÊTS DU CANADA

Profil statistique

CANADA  
Population (1999) 30,6 millions
Superficie totale 997,0 millions d'hectares
Superficie des terres 921,5 millions d'hectares
Terrains forestiers 417,6 millions d'hectares
Parcs nationaux 24,5 millions d'hectares
Parcs provinciaux 22,9 millions d'hectares
Ressources forestières (1996)  
Tenure Terres provinciales 71 pour cent
  Terres fédérales 23 pour cent
  Terres privées 6 pour cent
Types forestier Résineux 67 pour cent
  Feuillu 15 pour cent
  Mélangé 18 pour cent
1997  
Possibilité annuelle de coupea 236,5 millions de m³
Récolte - bois rond industriel (volume)b 182,7 millions de m³
Récolte (superficie) 1,02 million d'hectares
Défoliation par les insectesc 4,0 millions d'hectares
Incendies de forêts 0,6 million d'hectares
Etat des terres publiques récoltées (1997)d  
  Terrains boisés 84 pour cent
  Terrains à densité déficiente 16 pour cent
 

INDUSTRIE FORESTIÈRE

 
Valeur des exportations (1999) 44,2 milliards de dollars
  Bois d'oeuvre résineux 29 pour cent
  Papier journal 15 pour cent
  Pâte de bois 17 pour cent
Principaux marchés d'exportation (1999)  
  Etats-Unis 79 pour cent
  Union européenne 7 pour cent
  Japon 7 pour cent
  Autres 7 pour cent
Balance commerciale (1999) +35,4 milliards de dollars
Contribution au PNB (1999) +19,5 milliards de dollars
Valeurs des livraisons (1997) 69,6 milliards de dollars
  Marché intérieur 44 pour cent
  Exportations 56 pour cent
Nombre d'établissements (1997) 12 630
  8 920 exploitations forestières  
  3 019 industries du bois  
  691 papier et produits connexes  
Emplois (1998) 877 000
  384 000 emplois directs  
  493 000 emplois indirects  
  1 emploi sur 16  
Traitements et salaires (1997) 11,8 milliards de dollars
Investissements de capitaux (1999) 3,6 milliards de dollars
   

NOTES

Sources de données : Le Service canadien des forêts, Statistique Canada, Environnement Canada et l'Association canadienne des pâtes et papiers constituent les principales sources de données. La majeure partie des renseignements ont été recueillis par les ministères provinciaux et territoriaux des ressources naturelles.

Terrains forestiers : Les données concernant les terrains forestiers du Canada proviennent de l'Inventaire des forêts du Canada 1991.

Ressources forestières : Les données sur les tenures portent sur l'ensemble du territoire forestier.

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Possibilité annuelle de coupe (PAC) : Volume de bois d'oeuvre dont la coupe est autorisée, chaque année, sur un territoire bien défini. La PAC permet d'imposer un niveau de récolte visant à garantir un approvisionnement durable en bois d'oeuvre.

Récolte : Les données sur la récolte ne portent que sur le bois rond industriel. Le volume de récolte du bois de chauffage industriel ou du bois de feu a atteint en moyenne 5,9 millions de m3 entre 1990 et 1997.

Défoliation par les insectes : Les données sur les insectes proviennent des organismes provinciaux et territoriaux et ne portent que sur les superficies modérément à gravement défoliées. La défoliation n'entraîne pas toujours une mortalité. Ainsi, des peuplements modérément défoliés se rétablissent souvent et leur croissance peut ne pas être beaucoup affectée. La défoliation est cartographiée par espèce d'insecte et un territoire donné peut être infesté par plus d'un insecte à la fois. Les superficies infestées par plus d'un insecte peuvent donc être comptabilisées à deux ou trois reprises, ce qui a pour effet de surévaluer la superficie totale de défoliation.

État des terres publiques récoltées : Les données sur les terres privées ne sont pas incluses. Les terrains dits "boisés" sont des terrains où la proportion de surface occupée (densité relative) satisfait à certaines normes de production de bois établies par des organismes provinciaux et territoriaux d'aménagement forestier. L'expression "à densité déficiente" désigne des terrains exploités qui, pour satisfaire aux normes établies, doivent faire l'objet de traitements sylvicoles, comme d'une préparation de terrain, d'un reboisement, d'un ensemencement ou d'un désherbage. Cette catégorie regroupe également les terrains qui n'ont pas encore fait l'objet de relevés. Une proportion considérable des aires récemment récoltées seront toujours déclarées à densité déficiente en raison du décalage entre la récolte et le moment où les résultats de traitements subséquents deviennent observables. Le faible pourcentage de l'aire récoltée tous les ans qui sert à la construction de routes d'accès n'est pas compris dans ces données.