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Chapitre II - Fonction et place des arbres et arbustes dans les zones arides


1. Introduction
2. Fonction des arbres et arbustes
3. Place des arbres et arbustes dans les paysages ruraux
4. Systèmes de production composites
5. Points marquants de ce chapitre


1. Introduction

Les arbres et arbustes jouent un rôle capital dans le maintien d'un équilibre écologique et l'amélioration des conditions d'existence de la population des régions arides. Si l'on veut développer et accroître ce rôle, il faut analyser et comprendre la fonction et la place des arbres et arbustes dans le paysage rural.

2. Fonction des arbres et arbustes


2.1 Bois de feu
2.2 Fourrage
2.3 Amélioration de la production agricole


Les arbres et arbustes des zones arides assurent plusieurs fonctions, dont certaines sont décrites ci-dessous:

- Ils peuvent agir comme stabilisateurs du sol et empêcher l'érosion de celui-ci. La végétation ligneuse protège mieux et dure plus longtemps que les plantes annuelles. Ses racines approfondissent et améliorent le sol et l'ombre qu'elle offre facilite le métabolisme de l'écosystème. Ces fonctions sont indispensables pour assurer la stabilité du sol et la continuité des activités agricoles.

- Ils constituent une source importante de fourrage pour le bétail et les animaux sauvage lorsqu'il n'y a pas de fourrage herbacé. Un certain nombre d'arbres et arbustes polyvalents sont idéaux pour protéger et améliorer le sol, tout en donnant un rendement élevé en fourrage pendant la période sèche sans entraver la production agricole pendant la saison des pluies.

- Ils constituent une source de produits du bois tels que bois de feu, poteaux et bois d'oeuvre. Le bois de feu est pratiquement le seul combustible domestique, non seulement dans les zones rurales mais aussi dans certaines zones urbanisées. Le bois est
également utilisé comme matériau de construction.

- Ils constituent une source d'aliments pour la population. Nombre de fruits, de feuilles, de jeunes pousses et de racines fournissent des aliments précieux pendant la saison sèche et constituent par conséquent une importante réserve pour les cas d'urgence.

- Ils sont également source de produits autres que le bois. Nombre d'arbres et arbustes donnent des produits qui sont importants aussi bien pour l'usage quotidien des habitants que pour l'industrie et parfois pour l'exportation. Ainsi, une variété d'espèces d'arbres et d'arbrisseaux se caractérise par une forte teneur en tanin (utilisé par l'industrie du cuir) de l'écorce ou des fruits. D'autres arbres et arbustes donnent des fibres, des teintures et des produits pharmaceutiques. Le pollen de nombreux arbres et arbustes sert à la production de miel (apiculture).

En raison de coupes inconsidérées de bois et de végétation, de surpâturage et de culture de terres inappropriées, de nombreuses zones arides ont un couvert forestier insuffisant et par conséquent souffrent d'une pénurie de bois d'oeuvre, de bois de feu et de fourrage.

Il faudrait que dans les régions arides les programmes de développement comprennent une composante de foresterie. Celle-ci ne doit pas être considérée séparément, mais doit être intégrée avec l'agriculture et l'élevage de façon à optimiser l'utilisation des terres. Les éléments d'une telle intégration sont exposés dans les sections qui suivent.

2.1 Bois de feu

On propose souvent des plantations forestières dans les zones arides pour la production de bois de feu. Celle-ci peut être cruciale pour la population, car plus de 50 pour cent du bois pris dans les forêts du monde sont utilisés à titre de combustible et 90 pour cent des habitants des pays en développement en ont besoin pour leur usage domestique. Ces populations n'ont pas les moyens de recourir à d'autres sources d'énergie.

Le bois de feu est un produit commercialisable que l'on transporte sur de longues distances (Figure 2.1). La demande de bois de feu et de charbon de bois augmente et il est probable que le bois va continuer d'être une source importante de combustible pour les usages domestiques aussi bien que pour la petite industrie dans les zones rurales et urbaines (Figure 2.2). L'essentiel du bois de feu provient encore des forêts et bois naturels qui sont abattus et détruits à des rythmes alarmants. Cependant, le bois de feu peut aussi être cultivé de façon intensive et soutenue dans des plantations forestières.

La rareté du bois de feu peut créer d'autres problèmes. La population se tourne souvent vers le prochain combustible qui se présente, notamment les résidus de l'agriculture et la bouse, au lieu de les utiliser pour maintenir la fertilité des terres agricoles. En outre, la moins grande disponibilité de bois de feu affectera souvent la santé et la nutrition de toute une famille, qui utilisera davantage d'aliments à cuisson rapide et aura moins d'argent pour se nourrir à mesure que les prix des combustibles s'élèvent. D'autre part, les pénuries de bois de feu touchent plusieurs aspects de la vie de la famille, car celle-ci doit passer plus de temps à le collecter aux dépens de travaux plus productifs.

Pour répondre à la demande croissante de bois de feu, il faut mettre de côté des terres pour assurer une base de production, soit sous forme de peuplements naturels bien gérés, soit sous forme de plantations forestières. De grandes plantations de bois de feu peuvent être nécessaires pour approvisionner les zones urbaines, y compris l'industrie. Pour les zones rurales, où la pression démographique est moindre, des activités de foresterie à petite échelle peuvent être suffisantes pour répondre à la demande de bois de feu. C'est ce dernier type de plantation qui est généralement nécessaire dans les zones arides.

Figure 2.1 Bois de feu composé de Prosopis spp.

Figure 2.2 Bois préparé pour la fabrication de charbon de bois

2.2 Fourrage

Un rôle important de la végétation ligneuse dans les zones arides est qu'elle contribue à une économie pastorale en fournissant du fourrage. Les protéines de la végétation ligneuse en saison sèche constituent un élément essentiel du régime alimentaire des bêtes. Parmi les diverses sources d'aliments (concentrés, céréales et cultures annuelles de fourrage) la végétation ligneuse est généralement la moins chère et celle dont se nourrit la majorité du bétail (Figure 2.3).

Le rôle de la végétation ligneuse dans la production de fourrage peut être examiné dans trois types de situation:

Situation normale de pénurie - En saison sèche (lorsqu'il n'y a pas de végétation de graminées et de plantes herbacées), seuls les arbres et arbustes peuvent fournir des aliments nécessaires au bétail; c'est un usage traditionnel de la végétation ligneuse dans les régions arides. Lorsque cette végétation n'existe pas, l'élevage peut en être gravement affecté, car la population n'a généralement pas les moyens de se procurer d'autres types d'aliments pour leur bétail. La création de ressources fourragères pour les situations de pénurie est donc une activité vitale pour maintenir la production animale. Les ressources fourragères dans leur ensemble peuvent être accrues en aménageant la végétation ligneuse existante de façon à accroître la production de fourrage ou en créant des ressources fourragères supplémentaires par des plantations d'arbres et arbustes.

Situations d'urgence - Les précipitations dans les zones arides ne sont pas seulement variables au cours de l'année, mais il existe des variations considérables d'une année sur l'autre et parfois des périodes prolongées de sécheresse. Dans ce cas, les arbres et arbustes prennent une plus grande importance en tant que réserve de fourrage d'urgence pour le bétail, la végétation ligneuse étant plus capable de survivre à des périodes prolongées de sécheresse que les plantes annuelles.

Contribution au budget d'alimentation des animaux - La méthode la plus intensive de production de fourrage peut être la création de plantations fournissant du fourrage toute l'année sur des sites convenables, de façon à améliorer la production animale. Les espèces fourragères peuvent être cultivées en peuplements purs, récoltées de façon contrôlée puis données au bétail. En cas de culture de graminées, le bétail peut être déplacé entre les différentes zones de production pour permettre une utilisation optimale des deux types de fourrage. Une autre possibilité consiste à créer des pâturages à deux étages, comportant des espèces arborées à brouter, avec en sous-étage des graminées ou des plantes herbacées et des légumineuses (Figure 2.4).

Figure 2.3 Fourrage fourni par la forêt.

Figure 2.4 Eucalyptus camaldulensis et Acacia cyanophylla. Le sol est couvert de graminées.

2.3 Amélioration de la production agricole

La productivité des terres agricoles en zones arides est intrinsèquement faible et le risque d'échec est élevé. Cela est dû non seulement au fait que la pluviosité est minimale et peu fiable, mais aussi à l'effet de l'érosion éolienne et hydrique et à la faible fertilité du sol, comme nous le verrons ci-après:

- Erosion éolienne - Dans la plupart des zones arides, l'érosion éolienne pose un problème grave. La destruction du couvert végétal expose le sol aux effets desséchants d'un vent chaud et sec, d'où des tempêtes de poussière, la formation de dunes de sable et d'autres formes d'érosion éolienne graves. Les vents ne sont pas seulement responsables du transport des particules de terre mais, par leur effet desséchant, ils empêchent la croissance et le développement de la production vivrière et animale. Dans l'agriculture irriguée, le vent, en accroissant l'évaporation, facilite la remontée des sels puis leur concentration dans les zones d'enracinement des cultures agricoles. Les particules de poussière et de sable transportées par le vent peuvent être déposées dans les canaux d'irrigation et les fossés de drainage, accroissant les coûts d'entretien du réseau d'irrigation. Ces dégâts peuvent être réduits par la plantation de brise-vent et de rideaux-abris.

- Erosion hydrique - L'érosion hydrique est un phénomène important dans la plupart des zones arides. Ce type d'érosion résulte de la susceptibilité du sol aux fortes intensités de précipitation et de la fréquente destruction du couvert végétal. Lorsque ces conditions sont réunies, des quantités considérables de terre sont emportées par ruissellement dans les zones de captage des eaux. Les routes sont endommagées, les bas-fonds sont inondés et les ruisseaux et oueds sont remplis d'eau boueuse. Une partie de cette eau chargée de sédiments s'accumule dans des réservoirs ou est transportée vers les lacs ou la mer. La déperdition d'eau par ruissellement et l'érosion consécutive du sol peuvent être maîtrisés par des mesures préventives de conservation du sol. Le rôle de la végétation dans la réduction de l'envasement des barrages, la régulation de l'écoulement des cours d'eau et la prévention des inondations et de l'érosion des sols peut être inestimable (Figure 2.5).

- Fertilité du sol - La production agricole est souvent freinée dans les zones arides par la médiocre fertilité du sol. Pourtant, l'importance de cette fertilité est souvent négligée; on considère que la principale contrainte est constituée par la pénurie d'eau. Si la méthode traditionnelle d'amélioration de la fertilité du sol consiste couramment en applications répétées d'engrais minéraux, ce problème peut également être résolu par l'utilisation systématique d'espèces améliorantes.

Figure 2.5 Bassin versant protégé contre l'érosion par un couvert végétal dense.

3. Place des arbres et arbustes dans les paysages ruraux

Cultiver des arbres ou des arbustes (sous quelque forme que ce soit) est une pratique forestière et la foresterie est un exercice d'utilisation des terres. La pression exercée sur les terres pour l'agriculture est élevée dans les zones arides, tellement que, dans un effort désespéré pour produire des cultures, on utilise parfois des terres qui ne conviennent pas à l'agriculture. De ce fait, la foresterie peut être reléguée sur les terres trop pauvres pour la végétation.

L'idée fausse selon laquelle la foresterie convient surtout aux sites pauvres est très répandue. Or, il faut se rendre compte que, comme l'agriculture, la foresterie exige de la terre certaines conditions pour atteindre des niveaux de production satisfaisants. Deux conditions fondamentales doivent être remplies: les arbres et arbustes ne doivent pas être confinés aux zones désignées comme "marginales" et la foresterie doit être intégrée dans l'utilisation générale des terres (Figure 2.6).

Il existe plusieurs façons de planter des arbres et arbustes dans le paysage rural, à savoir:

- Arbres en rang (brise-vent et rideaux-abris) pour protéger les cultures et les pâturages contre le vent et le dessèchement.

- Arbres mélangés à des cultures agricoles pour protéger ces cultures et reconstituer et enrichir le sol.

- Arbres et arbustes cultivés pendant la période de jachère pour enrichir le sol et pour fournir du combustible, du fourrage et des produits forestiers secondaires.

- Plantations linéaires le long des routes et cours d'eau pour protéger les infrastructures et les champs adjacents, donner de l'ombre et contribuer à la production de bois de feu, de fourrage et de produits autres que le bois.

- Bois implantés en conditions pluviales ou irriguées en vue de tirer le meilleur parti des terres inutilisées et de contribuer à fournir des provisions de bois bien nécessaires.

- Gestion intensive des forêts et des bois naturels pour maintenir un environnement stable et fournir les produits essentiels traditionnellement utilisés par la population locale.

- Les zones menacées par l'avancée des dunes de sable peuvent être stabilisées grâce à des arbres et à des arbustes.

Parmi ce qui précède, il est possible de choisir la combinaison la plus appropriée d'utilisations de la terre de façon à:

- améliorer la production agricole et animale;

- stabiliser et enrichir l'environnement;

- répondre aux besoins essentiels de bois de feu et de bois d'oeuvre et de produits autres que le bois pour la population rurale.

Figure 2.6 Place des arbres et arbustes dans l'aménagement d'une montagne et d'une plaine.

En général, l'introduction d'arbres et arbustes dans les paysages ruraux peut améliorer les conditions d'existence et l'économie rurale des habitants des zones arides et contribuer au développement rural.

4. Systèmes de production composites


4.1 Agrosylviculture
4.2 Sylvopâturage
4.3 Agrosylvopâturage


Dans les systèmes de production composites, l'agriculture, l'élevage, la foresterie et diverses combinaisons de ces trois activités sont pratiquées sur le même terrain, soit en rotation, soit simultanément, soit spatialement. Ces combinaisons, connues sous le nom d'«agro-foresterie», peuvent comporter une production agricole ou animale dans laquelle les arbres et arbustes jouent un rôle important. Le but essentiel de l'agroforesterie est de réaliser la stabilité écologique tout en offrant le maximum d'avantages à court terme et à long terme à l'utilisateur de la terre.

L'agroforesterie en rotation implique l'alternance de l'agriculture, de l'élevage et/ou des pratiques forestières dans le temps sur le même terrain. Lorsque ces diverses utilisations de la terre ont lieu en même temps sur le même terrain, l'agroforesterie est considérée comme pratiquée de façon simultanée. Lorsque les pratiques d'utilisation de la terre se font côte à côte, comme dans le cas des brise-vent et des rideaux-abris, on dit que l'agroforesterie est pratiquée spatialement. Ces trois pratiques d'agroforesterie sont également légitimes et doivent être appliquées là où elles conviennent le mieux.

Selon l'utilisation de la terre, on distingue trois "types" d'agroforesterie dans les zones arides:

- L'agrosylviculture - où l'utilisation de la terre est l'agriculture et la production forestière.
- Le sylvopâturage - où l'utilisation de la terre est la foresterie et l'élevage.
- L'agrosylvopâturage - où l'utilisation de la terre est l'agriculture, la foresterie et l'élevage.

On trouvera dans les sections qui suivent les éléments de chacun de ces types d'agroforesterie.

4.1 Agrosylviculture

L'agrosylviculture est un système d'utilisation des terres où l'on produit à la fois des cultures agricoles et des produits forestiers, soit simultanément soit séquentiellement. Cette forme d'utilisation de la terre représente une amélioration par rapport au système traditionnel de "culture itinérante", méthode de culture agricole cyclique dans laquelle les paysans abattent tout ou partie des arbres, les brûlent et font pousser des cultures agricoles pendant une ou plusieurs années avant de se déplacer sur un autre site et de répéter le processus, comme l'illustre la Figure 2.7.

L'agrosylviculture est écologiquement saine, à condition que la période de jachère soit suffisamment longue pour permettre aux arbres de redonner au sol sa fertilité. Pour raccourcir la jachère, on peut planter ou semer les arbres ou arbustes au lieu de laisser la forêt se régénérer naturellement lorsque le cultivateur itinérant abandonne la terre.

4.2 Sylvopâturage

Le sylvopâturage, pratiqué lorsque l'utilisation de la terre est essentiellement la culture de produits forestiers et l'élevage sur pâturage, implique le pâturage contrôlé de la végétation forestière. Les zones arides sont généralement des régions d'élevage où le sylvopâturage domine. Le meilleur usage des ressources végétales de ces vastes zones à faible rendement est souvent le pâturage. Dans ce système, la principale source de fourrage pour le bétail est constituée par la végétation naturelle, qui comprend des graminées et autres plantes fourragères ainsi que des arbres et arbustes.

Le sylvopâturage, implique parfois le pâturage contrôlé de la végétation forestière, mais il faut se rendre compte qu'il y a une limite au nombre de têtes de bétail que la terre peut supporter. Une bonne gestion des ressources végétales de façon à empêcher le surpâturage est d'une importance vitale. Il est parfois possible d'introduire des arbres et arbustes sur des prairies naturelles puisque (très souvent) la combinaison d'arbres, arbustes et graminées offre les avantages optimums. Des arbres dispersés sur des terres à pâturage ont l'avantage supplémentaire d'offrir une ombre et un abri aux bêtes (Figure 2.8). Les excréments qu'elles laissent sous ces arbres peuvent représenter un autre avantage en enrichissant le sol.

Pour éviter les problèmes de surpâturage, il faut faire un effort pour adapter le nombre de bêtes qui pâturent à la charge potentielle de la terre. Des efforts doivent être entrepris en même temps pour améliorer la capacité de la terre à pâturage, encore qu'il ne serve à rien d'entreprendre des améliorations lorsqu'on ne peut pas maîtriser le nombre de têtes de bétail.

Les périodes de sécheresse étant impossibles à prédire et se produisant inéluctablement, les systèmes sylvopastoraux doivent comporter une composante "intégrée" destinée à faire face à une sécheresse, comme par exemple l'implantation d'arbres et arbustes fourragers.

4.3 Agrosylvopâturage

Comme le nom l'indique, ce système d'utilisation de la terre consiste en une combinaison des pratiques agricoles et sylvopastorales. Il peut s'agir d'un mélange d'agriculture et d'élevage fortement basé sur le fourrage fourni par des arbres et arbustes. L'agrosylvopâturage doit être pratiqué dans des régions qui peuvent supporter l'agriculture. Très souvent, l'agrosylvopâturage peut se faire dans une vallée où l'on pratique l'agriculture dans le fond de la vallée et le sylvopâturage sur les pentes boisées qui l'entourent. L'agrosylvopâturage, lui aussi, peut être pratiqué sur la même terre, mais pas toujours en même temps. Dans certains cas, des champs où poussent des arbres ou des arbustes peuvent être cultivés seulement à certaines périodes de l'année et doivent être pâturés aux autres époques.

Figure 2.7 Exemples de pratiques d'agrosylviculture.

Système de culture cyclique

Système de chevauchement partiel

Système de culture simultanée

5. Points marquants de ce chapitre

Les arbres et arbustes peuvent maintenir l'équilibre écologique et, dans bien des cas, améliorer l'existence des habitants des zones arides. D'autre part, la végétation ligneuse agit en tant que stabilisateur du sol et empêche l'érosion. La végétation ligneuse peut être une source de fourrage pour le bétail et les animaux sauvages; de bois de feu, de poteaux, de bois d'oeuvre et d'aliments pour les humains; et de produits autres que le bois tels que fibres, teintures et produits pharmaceutiques. Plus de 50 pour cent du bois des forêts mondiales sont utilisés comme combustible. La rareté de cette ressource peut avoir des effets nuisibles pour le bien-être de certaines populations.

La végétation ligneuse est importante comme fourrage pour le bétail en saison sèche et les années où les graminées et plantes herbacées sont rares. La création de plantations fourragères et de pâturages à deux étages au moyen d'arbres et d'arbustes sont des moyens d'assurer une source de fourrage. D'autre part, les arbres et arbustes peuvent améliorer la production agricole en réduisant l'érosion éolienne et hydrique et en améliorant la fertilité du sol.

L'agriculture, l'élevage et la foresterie peuvent être pratiqués en rotation, simultanément ou spatialement sur la même terre. L'agroforesterie vise à assurer la stabilité écologique et à maximiser les avantages pour l'utilisateur de la terre. Elle peut se faire sous forme d'agrosylviculture (où les produits agricoles et les produits forestiers sont cultivés simultanément ou séquentiellement), de sylvopâturage, (qui combine les produits forestiers et l'élevage) et d'agrosylvopâturage (où des produits vivriers sont cultivés pour les humains, le bétail domestique pâture et la végétation ligneuse fournit des produits du bois pour les hommes et du fourrage pour les animaux)

Figure 2.8 Arbres servant d'ombrage aux animaux.


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