Evaluation des politiques forestières Proche-Orient
Forestry, policies in the Near East region: analysis and synthesis. 1993. Etude FAO: Forêts n° 111. Rome.
Ce document a été élaboré par la Division FAO des politiques et de la planification forestières et par le Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient, sur la base des réponses des pays de la région aux questionnaires préparés par la FAO, des rapports nationaux, des études de cas, des rapports et statistiques de la FAO, ainsi que d'autres matériels produits et publiés par la FAO. Il examine les aspects essentiels des politiques forestières nationales des pays de la région Proche-Orient et analyse leurs qualités et faiblesses. L'ouvrage se divise en six sections principales: généralités; propriété et administration des forêts; aménagement et utilisation de la base des ressources; politiques; recherche, formation et vulgarisation; et remarques finales.
Bien qu'il appartienne à chaque pays de déterminer sa politique forestière dans le contexte de ses propres priorités de développement, des paramètres socio-économiques et des stratégies de conservation, certains aspects de ces politiques sont communs et valables pour tout le Proche-Orient. Parmi ceux-ci, on peut citer la remise en état des terres forestières, le reboisement, la lutte contre la désertification, la protection des forêts, l'aménagement des bassins versants, les plantations d'agrément, la conservation de l'environnement, la sensibilisation de l'opinion publique, l'éducation, la formation et la vulgarisation. De fait, s'il n'est pas réaliste de tenter de concevoir et de mettre en uvre une politique forestière régionale commune pour le Proche-Orient, il est indispensable que les pays de la région coordonnent leurs politiques respectives pour éviter la fragmentation des efforts et pour assurer la complémentarité et la cohérence de l'action. C'est pourquoi cette publication a pour objectif fondamental de faciliter l'échange d'informations et de données d'expérience, ainsi que la mise en commun des avantages comparatifs pour permettre aux dirigeants politiques des divers pays de s'inspirer des politiques forestières qui ont fait leurs preuves dans certains pays pour les appliquer dans d'autres.
Conservation ex situ des ressources génétiques forestières: une solution partielle
Ex situ storage of seeds, pollen and in vitro cultures of perennial woody plant species. 1993. Etude FAO: Forêts n. 113. Rome.
A la suite d'une étude entreprise au début des années 80 dans le cadre du Programme ordinaire de la FAO sur la conservation ex situ des ressources génétiques forestières, le Groupe FAO d'experts des ressources génétiques forestières, à sa 7e session tenue en décembre 1989, a recommandé qu'un document mis à jour soit préparé sur le rôle potentiel de cette stratégie qui pourrait compléter celles plus largement adoptées de conservation in situ. Cette recommandation a été formulée compte tenu des nouvelles méthodes et technologies disponibles pour le stockage des graines du pollen ou des tissus vivants de plantes.
Ce document examine donc le rôle de la conservation ex situ pour les plantes ligneuses pérennes, compte tenu de ces nouvelles méthodes. Le travail se divise en trois sections principales mettant l'accent sur la conservation ex situ des graines; la conservation ex situ du pollen; et la conservation ex situ des cultures tissulaires.
L'étude conclut qu'au stade actuel des connaissances, le stockage du pollen, des graines récalcitrantes et des cultures in vitro n'est applicable à ces plantes que sur une courte durée. La seule conservation ex situ techniquement sûre à moyen ou à long terme que l'on peut actuellement utiliser en foresterie sur une vaste échelle est le stockage des graines à comportement normal. D'ordinaire, ces graines peuvent être stockées pendant une longue période, grâce aux méthodes de cryoconservation. Dans ce cas toutefois, la régénération des stocks de graines peut souvent présenter des difficultés insurmontables. Le stockage n'est donc pas par lui-même le problème le plus ardu des stratégies de conservation ex situ à long terme pour les plantes ligneuses pérennes. Ces stratégies devraient continuer d'être envisagées comme complément et non comme substitut de la conservation in situ.
Un nouveau regard sur l'évaluation d'impact des projets forestiers
Assessing forestry project impacts: issues and strategies. 1993. Etude FAO: Forêts no 114. Rome.
Jusqu'à il y a relativement peu de temps, les projets forestiers dans les pays en développement étaient principalement axés sur la foresterie industrielle commerciale et sur le développement des industries forestières. Aujourd'hui, la plupart des organismes nationaux de développement forestier ont étendu leur champ d'action aux projets orientés vers l'amélioration directe du bien-être des ruraux pauvres et de l'environnement - projets qui comportent la foresterie communautaire, la conservation des forêts naturelles dans l'intérêt de l'environnement local et mondial et les activités agroforestières qui contribuent à la sécurité alimentaire et à l'autonomie. Compte tenu de cette réorientation et de la façon différente dont la foresterie interagit désormais avec d'autres secteurs, il est devenu nécessaire de mettre au point de nouvelles stratégies et approches pour évaluer les effets des projets forestiers.
Les évaluations visent à fournir les renseignements nécessaires pour définir les domaines d'intervention des projets; pour formuler, examiner et choisir des conceptions alternatives de projets; pour poursuivre et évaluer les projets en cours et ceux qui sont achevés. Le besoin d'une évaluation appropriée des projets est largement reconnu. Dans la pratique toutefois, l'évaluation est souvent soit négligée, soit partiellement ou mal exécutée, des facteurs importants qui influent sur les effets étant ignorés. Ce problème se complique encore étant donné la portée plus vaste de nombreux projets forestiers de la «nouvelle génération». Il est de toute évidence nécessaire d'intégrer et de coordonner les activités d'évaluation à tous les stades de développement et de mise en uvre des projets afin de tenir dûment compte des considérations de durabilité et d'assurer l'examen des effets liés à la durabilité et à la sécurité des moyens d'existence, ainsi qu'à l'efficacité économique de l'allocation des ressources.
Ce document a pour objet de trouver les moyens de renforcer les approches de l'évaluation d'impact et de fournir aux décideurs un aperçu stratégique des questions institutionnelles liées à la nouvelle génération des projets forestiers/agroforestiers et à l'évaluation de leurs effets. La première partie de la publication étudie la nouvelle génération des projets forestiers. Un concept qui s'impose est l'interdépendance décisive entre la structure institutionnelle, d'une part, et les effets et l'efficacité des projets, de l'autre. Ainsi, les institutions revêtent une importance fondamentale lorsque l'on examine les questions et stratégies intéressant l'évaluation d'impact des projets forestiers. La première partie examine également les problèmes intersectoriels qui se posent en liaison avec le rôle plus vaste des forêts dans le développement. La seconde partie du document intéresse l'évaluation des effets des projets forestiers sur les populations et traite notamment des effets sur le bien-être des populations locales, les aspects relatifs à la distribution, les effets sur la durabilité et la sécurité des moyens d'existence, ainsi que l'incidence sur l'efficacité économique.
Cette étude peut être utile comme cadre de référence à tous ceux qui sont chargés de préparer ou de prendre des décisions importantes concernant les projets forestiers. L'adoption des recommandations de la publication pourrait contribuer au renforcement des capacités prévues dans le Programme Action 21, adopté par la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement. L'étude FAO: Forêts n° 114 complète celle publiée auparavant (n° 106 Economic assessment of forestry project impacts, 1992). Les deux publications ont été parrainées par la FAO, la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
Comprendre le dépérissement des forêts
Decline and dieback of trees and forests. A global overview. 1994. Etude FAO: Forêts n° 120. Rome.
Périodiquement, les arbres perdent leur vigueur, les branches dépérissent et les peuplements meurent pour des raisons inconnues ou difficiles à déterminer; c'est là un phénomène qui a frustré ceux qui sont chargés d'aménager les ressources et a intrigué les chercheurs pendant de nombreuses années. Connu sous le nom de «dépérissement» ou de «dégénérescence», il suscite de plus en plus l'intérêt des spécialistes des sciences forestières qui tentent de mieux comprendre la dynamique des écosystèmes forestiers. En outre, le fait que, dans de nombreux cas, le dépérissement, ou la dégénérescence, peut être imputable aux activités de l'homme préoccupe le grand public et la communauté scientifique.
La plupart des cas de dépérissement ont été signalés en Europe, en Amérique latine, en Australie et dans la région Pacifique. Toutefois, il n'est en aucune manière limité à ces régions. On observe dans le monde entier des arbres et forêts qui dépérissent. Si les symptômes du dépérissement sont étrangement semblables, ils peuvent être dus à de nombreux facteurs qui souvent interagissent d'une façon complexe.
La fréquence du phénomène, les modalités et l'intensité de la dégénérescence ou du dépérissement peuvent avoir des répercussions fâcheuses sur le flux régulier des biens et services provenant des forêts et influer sur l'aménagement forestier. Le dépérissement peut aussi servir d'indicateur de la réaction des forêts au changement climatique, question qui est actuellement au premier plan des préoccupations du public et des scientifiques. Il est important donc que les forestiers, écologistes, biologistes et chercheurs des disciplines apparentées comprennent le mécanisme et les facteurs intervenant dans le dépérissement, de manière à ce que des systèmes appropriés de suivi et d'aménagement des forêts puissent être mis en uvre.
En conséquence, ce document donne un aperçu de la dégénérescence et du dépérissement des arbres et des forêts dans le contexte mondial. Des cas de dégénérescence et de dépérissement, leurs symptômes, les facteurs déterminants et les effets sur les forêts sont décrits en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique, dans la région Asie et Pacifique et en Amérique latine. Le rôle des facteurs naturels et anthropiques dans la dégénérescence et le dépérissement est examiné et des stratégies et tactiques en vue de réduire l'incidence de ces phénomènes sur l'aménagement durable des forêts sont présentées. Cette publication s'adresse aux forestiers, aux spécialistes des sciences forestières, aux analystes de politique et aux décideurs.